[En route pour le Festival Fiction TV La Rochelle] Signal, W et The Package

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Plus que quelques jours avant la journée spéciale Corée du Sud au Festival de La Rochelle ! Je suis très honoré  d’y participer ce Jeudi après-midi, pour co-animer l’atelier : « A la rencontre des dramas coréens : welcome to Hallyu-wood  ! Comprendre les raisons d’un succès mondial « .

Les invités au débat sont prestigieux avec en point d’orgue la scénariste de Signal, Kim Eun Hee, responsable – entre autres de Harvest Villa, Sign, Ghost, Three Days, Signal et bientôt la série de Netflix Kingdom (où on nous promet des zombies du temps de Joseon, rien que ça). Les questions seront également posées au réalisateur de Signal, Kim Won Seok (Sungkyunkwan Scandal, Monstar, Misaeng, et bientôt My Ajusshi), au producteur et réalisateur Han Hee (réalisation d’Empress Ki et production de Fated to love you, Kill me Heal me, Shopping King Louis, Weightlifting Fairy Kim Bok Joo, et en ce moment Hospital Ship), et Park Joon Suh, un représentant de Dramahouse, la boîte de production maison de JTBC responsable de multiples pépites comme A Wife’s Credentials, Secret Love Affair, Can we get married, Age of Youth, Strong Woman Do Bong Soon…

Parler de dramas coréens au grand public en une heure n’est pas chose facile, surtout lorsqu’il s’agit de briser les préjugés. De plus le sujet est large (imagine-t-on faire le tour des séries américaines en une heure ?). J’avais déjà pu appréhender ces difficultés avec l‘émission sur France Culture et l’écriture d’un livre sur les dramas coréens (l’année prochaine chez Vendémiaire si tout va bien). J’espère vraiment que petit à petit les médias considèreront les dramas non pas comme un phénomène, une mode (destinée aux ados – ne nous voilons pas la face c’est l’image que l’on nous sert), mais comme un pan inévitable de la création télévisuelle mondiale. Il est malheureux de devoir obtenir la reconnaissance via les Etats-Unis, mais si besoin était, rappelons que les dramas coréens sont désormais enfin adaptés aux USA, et The Good Doctor, à la rentrée, en sera probablement la tête d’affiche.

En tous cas je suis vraiment curieux de connaître l’accueil que vont recevoir les 3 dramas. Espérons qu’on évite enfin les qualificatifs de type « feuilletons chastes aux acteurs androgynes »…

Mais revenons au Festival, qui projettera le premier épisode de 3 dramas ce Jeudi : Signal, W, et The Package, cette dernière en exclusivité mondiale, puisqu’elle ne devrait être diffusée qu’en Octobre en Corée du Sud. Je n’avais pas eu le temps d’écrire sur Signal et W, hélas. En quelques mots :

Signal

Signal, sorti en 2016 sur tvN, est véritablement le maître-étalon des dramas policiers à venir et profite pleinement de la liberté créatrice du câble et du talent du réalisateur de l’excellent Misaeng, qui allie à la fois sens de la poésie et action dans des courses poursuites. Il utilise un élément fantastique qui rappelle le film américain Frequency (2000) : un talkie-walkie qui permet de faire dialoguer deux enquêteurs d’époques différentes, l’un dans le passé, l’autre dans le présent, chargé des « cold cases », ces enquêtes abandonnées. Certains crimes abordés se sont réellement produits en Corée,comme la fameuse histoire de Hwaseong qui inspira le film Memories of Murder de Bong Joon Ho (un meurtrier qui fit 10 victimes dans les années 80, sorte de Zodiac Killer de la Corée du Sud qui ne fut jamais appréhendé). L’élément fantastique (le talkie walkie à travers le temps) n’est pas un rebondissement qui retourne une situation comme l’utilise par exemple la série américaine Frequency (diffusée après Signal). La communication n’apparaît que sporadiquement, et ce sont les choix, la perspicacité et l’astuce des personnages qui font et défont les drames. Le cœur du sujet reste donc l’humanité de nos personnages avec en toile de fond la lutte contre un système corrompu, une thématique récurrente et hélas toujours actuelle en Corée du Sud. Le drama n »accorde qu’une place discrète à la romance, comme le font parfois les policiers coréens, et son découpage narratif là aussi détonne par rapport au feuilletonnage américain.

W

W, sorti en 2016 sur MBC, raconte principalement l’histoire de deux personnages, un jeune homme issu d’un manhwa, qui cherche à trouver celui qui a tué sa famille, et une jeune fille, qui vit dans le monde réel, et qui s’avère être la fille du créateur du manhwa. Les passages entre les deux mondes, les réunions surprises, les twists se chevauchent à une cadence plutôt rare en Corée, rendant le spectacle peut-être plus captivant pour un spectateur habitué aux séries occidentales. Au début l’histoire est plutôt maline et arrive sans peine à justifier ses aller-retours, mais trop de twists tuent les twists. Et j’avoue avoir eu plus de mal à m’impliquer émotionnellement dans le sort de personnages moins bien développés (pour une fiction coréenne j’entends). Cela dit, je comprends parfaitement que le drama ait autant de fans, car la fiction possède beaucoup de qualités, notamment en terme de rythme. Nous aurons la chance d’avoir la scénariste de W à la projection.

the package

The Package

Scénariste et réalisateur seront à la projection de leur création, tournée en partie en France (St Malo, Paris, … ?), et célébrant les 5 ans de la chaîne JTBC. Le drama réunira Jung Yong Hwa (You’re Beautiful, Heartstrings) et Lee Yun Hee (Miss Korea). On croise les doigts pour cette comédie romantique…

En route pour le festival !

 

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La rentrée américaine 2016 (2ème partie) : le moment de faire le tri

La Peak Tv (l’abondance de séries télévisuelles américaines) est en train de chambouler les plannings. Je vous propose de faire un petit état des lieux, entre réflexion sur les nouveautés déjà présentées, celles dont je n’ai pas eu le temps de parler jusque là, et une petite mise au point sur mes visionnages.

Au bout de quelques épisodes, il est donc temps de savoir si certaines séries valent à mes yeux la poursuite du visionnage.

quarry

Quarry : Le pilote ne m’avait pas inspiré malgré une mise en scène bien léchée. La fin de saison est pourtant exceptionnelle, après avis de nombreux critiques. Une seconde chance, oui, mais quand ? (statut : indéterminé)

westworld

Westworld : On lit un peu de tout sur la série du moment. J’aime les mystères, j’aime le regard sur l’humanité de ces « androïdes » (même si on a vu mieux). Mais la série n’arrive pas à faire décoller l’émotion. Et c’est un gros handicap pour le moment. Sans compter les scènes orgiaques et beaucoup de scènes violentes totalement dispensables. On se fiche vraiment du sort de tous les personnages, même de l’analyste jouée par Shannon Woodward. Mais j’attends toujours le prochain épisode avec impatience. J’ai toujours été fan d’Evan Rachel Wood, depuis Once and Again. (statut : mini feu vert 2)

insecure

Insecure : J’avais été séduit par son approche du célibat, mais les épisodes suivants ont refroidi mes ardeurs. Il manque un petit grain de folie supplémentaire pour vraiment m’investir dans l’aventure. Oui, la concurrence est sans pitié. C’est tout le problème de la PeakTv : une série a encore moins le droit de faire dans la demi-mesure. (statut : mini feu rouge 2)

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Designated survivor : La série maitrise son rythme et ses rebondissements. Mais j’aimerai là aussi un peu plus d’originalité. On a vraiment l’impression d’assister à un recyclage d’idées. Et le prochain épisode déterminera la poursuite ou non du visionnage. (statut : mini feu orange 2)

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Lethal Weapon : Une bonne surprise. La série a su garder l’humour des films. Après le pilote, les scénaristes passent beaucoup de temps pour donner à ce divertissement un côté léger. Après tous ces shows qui se prennent au sérieux, c’est plutôt agréable. Et ça peut rejoindre facilement Scorpion sur la liste des guilty pleasure. On aurait aimé, tout de même l’atténuation de certaines scènes machistes…(statut : mini feu vert 2)

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The Exorcist : Là aussi, une bonne surprise. Le show réussit à se détacher de l’œuvre horrifique originelle pour surprendre, non avec ses très bons effets spéciaux, mais avec quelques twists empreints d’émotion. (statut : mini feu vert 2)

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This is Us : Je ne suis pas aussi enthousiaste que les médias qui prêtent à la série des qualités qui ne correspondent pas à son succès d’audience. Oui, la série a un côté tranches de vie bien appréciable en ces temps obscurs, mais ses personnages manquent encore de profondeur. Ils ne nous sont pas aussi immédiatement sympathiques, et les interactions entre les personnages manquent encore souvent d’intensité. Pour une série familiale, ce n’est pas rédhibitoire, mais j’espère vraiment tomber amoureux de la série. Ce n’est toujours pas le cas. (statut : mini feu vert 2)

speechless

Speechless : la comédie n’est toujours pas encore un coup de cœur, la faute à des enfants manquant d’histoires intéressantes (en comparaison à Fresh off the boat, en tous cas). Et je ne suis pas sûr que son originalité (le regard autour du handicap) lui suffise à rester longtemps dans mon planning. L’humour est encore un peu trop plat, hélas… (statut : mini feu orange 2)

timeless

Timeless : La série prend malheureusement trop de temps pour développer son fil rouge, et on finit par avoir un Quantum Leap sans émotion, aux séquences d’action masquant tout le potentiel du récit. On arrête là. Frequency, l’autre drama qui nous fait voyager dans le temps vaut largement plus détour. (statut : mini feu rouge 2)

____

Au rayon des retours, je suis un brin déçu par le ton de plus en plus soporifique d’Ordinary Lies, Humans, et The Fall. J’ai du arrêter Arrow et The Flash devant la pâleur des scripts. Je pensais arriver au 100ème épisode d’Elementary mais le show a perdu une grande partie de son casse-tête cérébral qui faisait son charme. Et puis je suis aussi un peu déçu par le retour des séries de la CW : Jane the virgin ne retrouve pas son pep’s d’antan (j’étais habitué à mieux, même s’il reste encore quelques bonnes trouvailles), Crazy ex-girlfriend s’enfonce dans la médiocrité de ses numéros musicaux …

Au rayon sitcoms, c’est mieux. Mom continue d’aborder des thèmes peu fréquents avec un humour bien placé, The Big bang Theory explore agréablement une certaine intimité du couple Sheldon/Amy, Fresh Off The Boat retranscrit de mieux en mieux les années 90, … si seulement The Odd Couple n’était pas aussi inconstante !

On continue avec un petit tour des dernières nouveautés :

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mini feu rouge 2The Great Indoors : la comédie frappe fort sur les millenials, et alors ? J’avoue ne pas trop comprendre certaines critiques un brin susceptibles. Tant que la critique est énorme, elle fait rire. Le gros problème de la série, c’est surtout son décalage entre les dialogues et les situations. On ne croit pas une seconde à ce qui se passe sous nos yeux. Un petit tour et puis s’en va.

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mini feu rouge 2Dirk Gentlys Holistic Detective Agency : Une série fantastique qui part dans tous les sens, sans jamais réussir dans le ton dans lequel elle se lance : elle n’est pas mystérieuse, elle est confuse, elle n’est pas drôle, elle prétend l’être. La multiplication des twists n’aide pas non plus à voir autre chose que la tête ahurie du héros à tous les tournants… Tant pis.

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mini feu rouge 2Good Behavior : L’actrice de Downton Abbey aurait pu faire un meilleur choix : cette histoire de voleuse annonce l’intégralité des twists à venir. Et on a bien du mal à s’attacher au personnage. On oublie vite.

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mini feu rouge 2Pure Genius : Katims surprend, mais dans le mauvais sens du terme. Nous voilà avec une série médicale qui se veut à la pointe de la technologie, mais qui en oublie le lien essentiel entre le patient et le médecin. Non, la médecine, ce n’est pas une mélange de pitié et de technologies futuristes. Il en résulte un show sans âme, et sans émotion. Yeurk.

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mini feu rouge 2Man with a plan : Joey Tribbiani a bien vieilli. Le voilà désormais à la maison, s’occupant enfin des enfants pendant que sa femme reprend le travail. Et c’est désespérément plat. Même pour une sitcom de troisième zone.

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mini feu orange 2The Young Pope : La coproduction fait le buzz avec son casting de luxe, mais le résultat est pour le moins mitigé. Après une introduction outrancière et par moment ridicule (même pour un rêve), les enjeux de pouvoir peinent à enthousiasmer. On aura compris que ce jeune pape est contre l’establishment, et l’épisode tourne autour du concept pendant de longues minutes. Reste la confession finale du pape, qui ne surprend guère, ou tout du moins ne devrait surprendre personne si on a un tant soit peu fait attention à son discours. Jamais un croyant ne dirait à un autre croyant : « dans une autre vie ». Les gimmicks sur les « blagues » tournent d’ailleurs rapidement en rond. Bref, une débauche de moyens pour un résultat superficiel, au mieux vaniteux. On lui laissera de peu une seconde chance, en espérant que ça bouge vraiment par la suite…

chance

mini feu rouge 2Chance : J’avais très envie de revoir Hugh Laurie, qui démontre une fois de plus l’étendue de son talent. Hélas, ce premier épisode est un peu trop classique pour réellement surprendre. Un peu comme Goliath. L’histoire se déroule bien trop lentement pour accrocher le téléspectateur : un neuropsychiatre consultant essaye de sauver la vie d’une patiente en danger. C’est dommage, car sans rude compétition, on lui aurait bien donné une seconde chance.

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mini feu rouge 2Stan Against Evil : Mc Ginley est très à l’aise dans son rôle d’ex-shériff bougon et misogyne, mais on a bien plus de mal à se prendre à la thématique horrifique, et aux scènes carrément loupées qui n’arrivent ni à faire rire ni à faire peur.

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mini feu vert 2Incorporated : SyFy s’aventure davantage vers la science-fiction plutôt que le fantastique, un projet ambitieux avec cette histoire d’espion faisant son chemin à travers une multinationale toute puissante. Le sujet aurait pu gagner en paranoïa, être un peu plus sombre, mais cet épisode remplit son job : nous donner envie de voir comment notre héros va atteindre son but. Et puis la description de la perversité de ce monde futuriste est plutôt intéressante.

shooter

mini feu rouge 2Shooter La série a beau être basé sur  le film éponyme de 2007, on a vraiment l’impression d’assister à un scénario basique, digne des films d’action générique des années 80-90. Aucune surprise. On passe des heures à voir notre héros calibrer ses joujoux mortels, tout en sachant pertinemment qu’il se ferait piéger. Émotion, suspense, paranoïa, un background qui ne soit pas limité à un traumatisme, tout manque à l’appel.

 

En bonus – UK Version :

crazyhead

mini feu vert 2Crazyhead. La série britannique a peut-être un pitch ado basique (une énième chasse aux démons) mais on se prend au jeu grâce à une bonne dose d’humour et un ton si délicieusement trash, que seuls nos amis d’outre-manche sont capables de réussir. Il est un peu dommage que les épisodes soient de moins en moins bien écrits et cohérents au fur et à mesure (on plonge vite dans les rebondissements sans prendre le temps d’expliquer l’irréalisme et l’idiotie des personnages secondaires). Un divertissement sans prétention.

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mini feu orange 2Hooten and the lady : ce recyclage d’Indiana Jones manque d’impertinence et d’idées. Mais que ne ferait-on pas pour les beaux yeux d’Ophelia Lovibond.

 


Mon coup de cœur du moment ?

kims-convenience

kims-convenience

Kim’s convenience, la série canadienne qui parle de façon amusante, intelligente, tendre et diplomate des différences culturelles avec la Corée. On aborde bien sûr la question de la figure paternelle, mais également le nationalisme coréen, le racisme, certains gestes déplacés comme le ddongjjeem (similaire au kancho japonais, c’est à dire le fait de surprendre une personne en poussant ses doigts dans son anus), le décalage entre les coréens expatriés et les coréens touristes (et l’aegyo), l’éducation stricte, … La série, sous son habillage basique, dégage énormément de charme.

ddongjjeem

Quoi de neuf sous le soleil d’Août ? Mes visionnages américains et européens…

On continue, si vous le voulez bien, un petit tour d’horizon estival en matière de série occidentale. Toutes les critiques sont à jour avec la diffusion.

Visionnages en cours et bilans :

Dark Matter

Dark Matter : La série souffre toujours trop de son aspect générique, mais petit à petit les pointes d’humour se font plus saillantes, et les quelques révélations suffisent à maintenir l’intérêt. Dommage que le background des personnages reste encore aussi limité. Le problème de Dark Matter ? C’est d’avoir envie de regarder une énième fois l’intégrale de Farscape à sa place…

Deutschland 83

Deutschland 83 (bilan) Mon coup de cœur de l’été. La série allemande arrive à restituer l’ambiance des années 80 de façon beaucoup plus proche que The Americans. Forcément, j’ai vécu tout ça. Alors oui, on peut reprocher au show son héros qui se sort trop facilement des pièges tendus, mais la dimension dramatique prend le dessus. La fin est un peu bâclée mais le tour de force est là : avoir réussi à donner du rythme à l’histoire, sans temps mort. Bravo.

wayward pines

Wayward Pines (bilan) La grosse surprise de l’été. En se jouant des codes déjà assimilés par le téléspectateur, les auteurs ont réussi à renverser complètement la donne. Si la fin est un peu plus prévisible, sa noirceur donne rétrospectivement beaucoup d’ambition à l’univers. Je ne suis pas sûr qu’une seconde saison soit nécessaire, car en l’état, la série a tout pour avoir son petit culte dans les années à venir…

humans

Humans (bilan) En s’éloignant autant du propos sociétal de la série suédoise originelle, Humans m’a laissé sur ma faim. Les codes de science fiction sont largement sous-utilisés au profit d’intrigues familiales décevantes. On était peut-être pas obligé d’en passer par la case viol, sans grande subtilité. De même le mystère sur les Synths sont résolus de façon ridicule, une simplification à outrance. Bref, à la fin de la saison, on se dit que l’univers de la série méritait meilleur traitement. En soi, Humans n’est pas mauvaise, mais elle est trop limitée pour enthousiasmer.

True Detective season 2

True Detective s2 (bilan) Oui, je confirme : on s’ennuie ferme pendant cette seconde saison. Et même si les acteurs ou les rares scènes d’action font leur effet, le final n’arrive pas à masquer la pauvreté de la narration policière. Dommage…

rectify season 3

Rectify s3 J’ai toujours du mal à m’impliquer à nouveau dans la série. On voit désormais clairement qu’elle n’a plus grand chose à dire sur son héros, et elle sort donc tous les artifices habituels sur un mystère complètement hors-propos. Heureusement, il reste Tawney et son mariage, avec sans doute le personnage masculin le plus intéressant actuellement à la télévision américaine. Pas de stéréotype d’anti-héros ni de grand méchant, juste un homme capable du pire comme du meilleur et qui renvoie en miroir notre condition.

complications

Complications De façon surprenante, j’ai pris du plaisir à suivre cette série plutôt limitée, qui arrive à maintenir la pression sur son héros en permanence. Certes, on est pas loin de la caricature, mais tout va suffisamment vite pour ne pas s’en soucier. Un divertissement honnête.

mr robot

Mr Robot Capable de donner d’excellent épisodes comme des bouche-trous soporifiques, la série reste l’un des évènements de l’été. Avec sa réalisation hors pair, sa musique oppressante, sa voix off, ses acteurs impeccables, elle arrive aussi et surtout à surprendre par la qualité de son raisonnement mais aussi de ses twists. Cet épisode 8 restera dans les annales.

masters of sex

Masters of Sex s3 J’ai toujours la même fascination pour le traitement de ses thématiques. Mais pour la première fois dans la série, j’ai ressenti un peu d’usure dans le développement des personnages, sans compter certains twists un rien soapesque. En fait il me manque encore un épisode marquant, émouvant, démontrant avec force la subtilité dont est capable la série. Ça viendra peut-être…

the whispers

the Whispers Bon euh. Il fallait bien trouver un remplaçant à Extant, vous savez la série de science-fiction qui s’est tellement simplifiée qu’elle en est devenue imbuvable. Alors, voilà, The Whispers, c’est du n’importe quoi en permanence mais euh… non désolé j’ai pas d’excuses. En fait c’est Drill qui m’a dit de regarder.

The Strain s2

The Strain s2 Je suis toujours mitigé par cette seconde saison, qui s’éparpille au lieu de clarifier la menace et les enjeux. Même le sentiment de danger a disparu, puisque nos héros savent maintenant parfaitement combattre tout ennemi à leur portée. Mais l’univers a encore prise sur moi, j’aime toujours ce ton particulier, qui préfère l’horreur au glauque, permettant un recul plus confortable pour le téléspectateur. Et puis la galerie de personnages est suffisamment variée pour ne pas s’ennuyer. Mention spéciale à notre exterminateur.

the last ship season 2

The Last Ship s2 J’en suis surpris, mais cette seconde saison est bien meilleure que la première. Le patriotisme est toujours là et les acteurs encore limités, mais les enjeux sont clarifiés, les rebondissements satisfaisants. Bref, la tension est là, a minima. Ce qui n’était pas le cas l’année dernière.

rewiew

Review with Forrest Mac Neil s2 Après deux épisodes, je peux déjà dire que je suis ravi de son retour. Même si la conclusion des différents essais est un peu décevante car limitée, l’enthousiasme de notre reviewer est toujours aussi hilarant. J’espère juste avoir quelques surprises pour éviter ce petit sentiment de redite.

devious-maids-season-3

Devious Maids s3 Je n’en suis pas très fier, mais Devious Maids fait partie de ces séries qu’on suit par habitude. Elle se révèle légère, aux rebondissements parfois imprévisibles, bref, suffisamment tordue pour regarder du coin de l’œil en jouant sur votre téléphone. Mais la lassitude commence à s’installer, parce que chacun est un peu trop enfermé dans son rôle.

Pilotes :

Sex-and-Drugs-and-Rock-Roll

mini feu rouge 2Sex Drugs and Rock’n’roll (USA, FX) Il y en aura toujours des pilotes affligeants, au gags éculés, au scénario prémâché et prévisible. Mais j’avais le secret espoir que le héros de Rescue Me nous proposerait quelque chose d’un peu plus… mordant. Surtout avec un titre pareil. Fuyez !

Partners in crime

mini feu vert 2Partners in Crime (UK, BBC) En revisitant les romans d’Agatha Christie, la série s’appuie sur une valeur sûre, consensuelle (ce n’est pas la première incarnation du duo Tommy et Tuppence). Les acteurs sont bons (et ça fait plaisir de revoir l’actrice de Call The Midwife), mais le triptyque introductif est pour le moins longuet. Ajoutez à cela une conclusion expédiée de la plus mauvaise manière, et l’expérience vous laisse avec un petit goût amer en bouche. Mais le potentiel pour une série policière classique et pleine de charme reste intacte, fort heureusement.

wet hot american summer

mini feu rouge 2Wet Hot American Summer first day of camp (USA, Netflix) Je n’ai pas la nostalgie des gags des années 80, mais je constate que peu de personnes sont capables d’en faire une transposition. Le film original, bien que catalogué culte par une campagne marketing douteuse, n’y est pas arrivé. Il était évident que la série de Netflix n’y parviendrait pas non plus. Ainsi, de ces gags parfois patauds, plein de clichés sur les hormones de l’adolescence mais qui fonctionnaient comme de vrais clins d’œil au spectateur, les auteurs les ont déformés en un humour vraiment lourdingue, s’attardant jusqu’à l’écœurement… Que c’est drôle de voir Ken Marino frotter son entrejambe à son copain pendant 3 minutes.. Pire, on voit déjà à l’avance toute la résolution des intrigues. Ce qui tient sur un film peut-il tenir sur une série ? Pas sûr… Ma patience a ses limites. Un casting de qualité ne fait pas tout. Revoyez vos classiques.

significant mother

mini feu rouge 2Significant Mother (USA, CW) Espériez-vous vraiment quelque chose d’original avec un pitch ultra-classique où un type découvre que son meilleur ami couche avec sa mère ? Vous avez la liste des gags ? Vous pouvez tous les cocher, ils sont là, dans l’ordre chronologique. Après éteignez la télé, il est temps de faire une pause.

mr robinson

mini feu rouge 2Mr Robinson (USA, NBC) On nous refait le coup des comédies familiales où un prof est adoré par ses élèves et drague son ex. C’est bon enfant, écrit sommairement, et aussitôt oublié. Pas la peine de s’y attarder.

blindspot

mini feu rouge 2Blindspot (rentrée US, NBC) Une héroïne amnésique mais experte en tout (des langues aux arts martiaux), une nudité bien peu affriolante, un mystère plus épais que la carte de Prison Break, et vous obtenez un machin sans surprise, sans charisme, sans enjeux. Faudra pas compter sur moi pour défendre ça.

lucifer

mini feu rouge 2Lucifer (rentrée US, FOX) Vous prenez un policier, vous le mettez en duo avec un personnage irritant mais qui arrive à ses fins, et vous avez l’enquête de la semaine. ce coup-ci, les auteurs sont même allés chercher Lucifer lui-même pour déclencher l’hilarité. Trop fort, il fait peur aux enfants avec ses yeux, il interrompt un mariage… L’ennui, c’est que l’enquête est linéaire, sans recherche de preuves. Il faudra juste pointer du doigt le coupable pour qu’il se dénonce lui-même. Pratique, on embête pas le téléspectateur avec des détails. Allez, zou, poubelle. Même pour les beaux yeux de Tom Ellis (aka l’amant de Miranda, excusez du peu !)

Quoi de neuf sous le soleil ? Une trentaine de séries (américaines, britanniques, canadienne,belge, allemande..), pardi !

Grosse fatigue en ce moment, pour tenir à jour ce blog. En 6 ans d’existence, ce n’était encore jamais arrivé. Ma passion est intacte, mais mon énergie n’est clairement plus la même. La joie d’être père, sans doute, ou la quarantaine qui avance masquée (plus qu’un mois avant le changement de dizaine tant redouté).

On verra comment le blog survivra à la rentrée, et si oui, sous quelle forme. Je m’en veux surtout de ne pas avoir pu publier mon bilan de la saison. Les jours passent trop vite. Peut-être qu’un simple bilan statistiques suffira cette année.

Mais je tenais surtout à continuer à traiter de l’actualité, sous une forme ou sous une autre, puisque je regarde toujours beaucoup, beaucoup de nouveautés. Alors voici donc un petit panorama du mois écoulé.

On (re)garde ou pas ?

Bilans

sense8

Sense8 (USA, Netflix) Le duo Wachowski déjà responsable de Matrix essaye de nous emmener dans un récit fantastique simpliste, bourré  de clichés, longuet et redondant. Le concept est pourtant sympathique : 8 hommes et femmes disséminés dans le monde partagent leurs sens et leurs expériences de façon parfois très intime. Ces humains évolués sont évidemment pourchassés par un grand méchant. Le hic, c’est qu’on est plutôt dans la démonstration naïve et pas très fine. Quelles sont les préoccupations de nos héros ? La coréenne maitrise forcément les arts martiaux et subit de plein fouet une société patriarcale. L’allemand est un voleur/armoire à glace. L’indienne est bloquée dans un mariage forcé. La lesbienne échappe à une lobotomisation (un acte qui n’est plus pratiqué de nos jours, mais qu’importe hein). L’africain veut des médicaments pour soigner le Sida de sa mère. L’hispanique est une star du cinéma d’action, et qui cache son homosexualité aux médias. La londonienne est une DJ qui essaye d’échapper à son univers underground peuplé de drogués. Bref, chaque décor conditionne la typologie de personnages. Heureusement les échanges entre les personnages ont leurs moments de grâce, et même si l’émotion ne vient pas totalement, on arrive à s’attacher un peu à leurs destins. La bonne nouvelle, c’est que Bae Doona est décidément phénoménale et la mise en scène appuie ses gros plans. Ça fait toujours plaisir… La mauvaise c’est que la fin est digne d’un mauvais téléfilm, pour ne pas employer de mots plus vulgaires. Tout ça pour ça.

jonathan strange and mr norrell

Jonathan Strange and Mr Norrell On aura frôlé le chef d’œuvre fantastique, bouillonnant d’idées. Trop, peut-être, pour arriver à rassembler tous les morceaux et en faire un final digne de ce nom. Mais qu’importe, le show a réussi à poser une ambiance magnifique, composant tableaux après tableaux, et réussissant à changer de multiples fois de direction. Sans contestation possible, l’une des séries les plus enivrantes de l’année.

no offence 1e01

No Offence J’avais adoré le début de la série, avec ses héroïnes au caractère bien trempée et l’ambiance décontractée au travail. Et puis, quand il a fallu chercher un coupable, les auteurs sont allées à la facilité. Impossible d’être surpris par la solution, et encore moins par la résolution. J’espère que la seconde saison reviendra sur ses bons débuts.

Orange is the new black

Orange is The New Black Forcément plus décontractée que les saisons précédentes, cette troisième saison multiplie les regards sur des personnages délaissés jusqu’alors. On perd un peu en intensité, mais l’émotion et l’humour est toujours à fleur de peau. C’est sans doute la démonstration qu’avec une telle panoplie de rôles, le show a une sacrée réserve. Le binge watching de l’année, assurément.

Les pilotes

odd mom out

mini feu rouge 2Odd Mom Out (USA, Bravo) Faire une comédie sur le gap entre les riches et les pauvres, ce n’est plus très original, alors cette nouvelle série décide de se focaliser sur les riches et les ultra-riches. Ben oui, ce pauvre avocat devenu « partner » est bien loin d’atteindre l’orgueil de son richissime frère, lequel a vendu sa société pour des millions à des chinois. De là, on essaye de nous apitoyer un peu sur cette pauvre famille qui essaye de faire rentrer ses rejetons dans les écoles maternelles destinées à l’élite de l’élite. L’héroïne a beau se balader en slip et se déhancher sur du rock, on peine à dissiper le malentendu. D’autant que si coup de griffes il y a à l’égard de cette élite toujours en compétition et imbue d’elle-même, il manque vraiment un regard plus féroce. Notre héroïne se convertit sans trop de mal, montrant ainsi que le luxe fait tourner toutes les têtes. Heureusement l’humour est assez présent, avec quelques running gags (« No bread ») qui permettent de mieux rythmer l’épisode. Bref, c’est gentillet, une satire un peu molle…

the interceptor

mini feu rouge 2The Interceptor (UK, BBC) Peut-on encore parler des réseaux de drogue après The Wire ? The Interceptor a bien du mal à défendre son propos extrêmement générique, et pas bien malin. On reconnait plusieurs maladresses dans le récit. Par exemple, notre héros est embauché par une organisation qui cherche à faire tomber les têtes de réseaux (dixit son chef)… et une demi-heure plus tard notre héros a une révélation au milieu de ses nouveaux collègues et s’exclame : il faut faire tomber … les têtes de réseaux ! Vous rajoutez à cela l’énième revanche personnelle du personnage principal, et vous ne pouvez vous empêcher de bailler…

proof

mini feu rouge 2Proof (USA, TNT) C’est toujours un plaisir de revoir Jennifer Beals à la télé, mais on ne peut pas vraiment dire que le pilote arrive à exploiter ses promesses. Celui-ci se limite à présenter ses personnages un rien caricaturaux (la chirurgienne « bossy ») et nous lancer la thématique : enquêter sur ce qui nous attend après la mort. On est plutôt content de voir que la série veut utiliser un personnage athée pour cette quête scientifique, mais en revanche, comment ne pas être consterné par ces images vues et revues de la lumière de l’au-delà… Pire, on nous laisse en plan, sans insuffler de véritable émotion. Un gros manque d’imagination et de finesse (comme par hasard notre héroïne a perdu son fils, et a aussi vécu une expérience « proche de la mort »)…

mini feu orange 2Dark Matter (USA, SyFy) Tirée du comic du même nom, cette nouvelle série de SF cultive un vrai classicisme des intrigues. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un vrai vide depuis Farscape, et que le minimalisme des effets spéciaux laisse présager une histoire centrée sur les personnages et leurs secrets. Ceux-ci se réveillent sans souvenir dans un vaisseau fantôme. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il lui manque encore une personnalité, un peu d’humour et un chorégraphe qui ne soit pas ridicule. La révélation finale est tout de même sympathique, et on croise les doigts pour une bonne surprise. Allez, un petit divertissement estival sans prétention, ça pourrait me convenir. A condition d’éviter très vite certains clichés… Au 4è épisode, le divertissement reste sympa, même si l’univers, et les dialogues sont encore trop limités.

clipped

mini feu rouge 2Clipped (USA, TBS) J’aurai adoré venir chaque semaine dans cette enseigne de coiffeurs, pour retrouver George Wendt, (l’éternel Norm ! de Cheers) voire même Ashley Tinsdale (soyons fous !). Mais les dialogues sonnent tous terriblement faux, surjoués par d’autres acteurs de seconde zone, et d’une nullité sexiste voire raciste. J’aime les sitcoms traditionnelles, mais il faut un sacré coup dans le nez pour apprécier ce machin…

humans

mini feu orange 2Humans (UK, Channel 4) le remake d’Äkta Människor n’arrive pas à se faire totalement détester. D’abord, parce que la matière première (les robots envahissent la vie quotidienne) reste excellente. Hélas, on dépasse les considérations sociétales plus générales pour un formatage moins original. On regrettera certains changements nettement plus orientés sur le rapport homme/femmes que sur le rapport androide/humain. Plus réussie, la mise en place de la mythologie explique rapidement les tenants et les aboutissants, avec David Elster. Arrivé au 5è épisode, on s’est bien éloigné de la série originelle. Moins choquante, moins mystérieuse, mais tout de même bien emballée. C’est toujours ça.

Deutschland 83

mini feu vert 2Deutschland 83 (Allemagne, RTL) Très jolie surprise pour cette série qui dépasse largement le cadre de ses frontières. La réunification de l’Allemagne reste un de ces grands souvenirs du 20ième siècle, alors on plonge avec délice dans l’espionnage entre les deux allemagnes, au point chaud de la guerre froide. Ici, pas de propos paranoïaque ni de grandes scènes de thriller. On évoque de façon très juste cette époque là. En quelques scènes on distingue évidemment le choc d’un espion qui arrive en territoire capitaliste, mais aussi l’impérialisme américain qui ne se soucie guère des retombées d’une véritable guerre. Mieux, notre jeune héros est bien conscient de la corruption dans ses rangs, et il se voit obligé de risquer sa vie. Le traitement est sobre, efficace. Il faudra juste avaler une mise en danger irréfléchie, qui fait perdre un peu de crédibilité et de tension. Mais on a hâte d’y retourner.

cordon

mini feu orange 2Cordon (Belgique, VTM) La diffusion sur la BBC de la série flamande était le prétexte idéal pour s’y plonger, surtout après le festival Series Mania. Problème : le pilote n’arrive pas à rendre ses personnages suffisamment intéressants pendant leur temps d’exposition (extrêmement long). Du policier à l’institutrice en passant par l’adolescente enceinte, on peine à percevoir leurs caractères derrière leur « job ». La mise en place du cordon sanitaire traîne donc en longueur et on a bien le temps de comparer les différentes approches du genre. Pour le coup ça m’a presque redonné envie de relancer en parallèle la série coréenne The End of The World, qui détaille minutieusement tout le processus scientifique en cas de pandémie, histoire de compléter le sujet. Heureusement, le trailer de l’épisode suivant arrive à attiser une certaine curiosité. On verra ce que donnera le remake américain, Containment

complications

mini feu vert 2Complications (USA, USANetwork) Ça faisait longtemps que j’attendais une série qui mêle astucieusement le drama policier et médical. En faisant travailler un médecin pour un gang, la tension est permanente, et les rebondissements nombreux. Il faudra évidemment fermer les yeux sur de gros artifices, mais pour une série estivale, Complications remplit parfaitement son office. J’attends le 6è épisode avec impatience…

undercover

mini feu rouge 2Undercover (UK, Dave) On vous a déjà fait le coup d’un policier idiot qui infiltre un gang. Non ? Même si ce n’est pas le cas, ce n’est pas une raison pour vous infliger ce festival d’humour ras des pâquerettes, enchaînant les gags vus et revus partout ailleurs. La pauvreté des dialogues et l’acteur insupportable achèveront de vous convaincre de la nullité de l’entreprise.

Not safe for work

mini feu rouge 2Not Safe for Work (UK, Channel 4) Cette autre comédie a ce même parfum de blagues sur la dénonciation du racisme qui enfonce les portes ouvertes, la drogue qui rend les personnages trop drôles. En réalité c’est bien l’incompétence générale de ces fonctionnaires qui devrait nous faire rire. Il paraît.

the astronauts wives club

mini feu rouge 2The Astronaut Wives Club (USA, ABC) J’avais de l’espoir pour cette épopée de la conquête spatiale en évoquant les femmes de ces célèbres astronautes. Il est vrai que le casting prestigieux (et Yvonne) m’ont convaincu de m’attarder jusqu’au troisième épisode. Mais non, décidément, non, il n’y a rien à en tirer. Les intrigues sont plates, du début à la fin. Et on se contrefout rapidement de tout ce petit monde un rien égocentrique.

Scream tv series

mini feu rouge 2Scream The tv Series (USA, MTV) Oui la mention du célèbre film d’horreur des années 90 a suffit à me rameuter devant la série. Mais la satire du genre a laissé la place à du remplissage pour ado têtes-à-claques. On a qu’une envie, c’est que la boucherie concerne le casting entier en un quart d’heure…

Impastor

mini feu orange 2Impastor (USA, TVLand) Un type se sauve et prend l’identité d’un pasteur gay. Et devinez quoi ? Il est très bon dans ce nouveau job car il a évidemment beaucoup de chance. Voilà en gros le scénario vu et revu que l’on vous propose. Et si la plupart des gags sont mauvais, on sent tout de même un certain enthousiasme général devant cette comédie sans prétention. Assez pour lui donner une seconde chance ?

Zoo

mini feu rouge 2Zoo (USA, CBS) Vous pensiez qu’avec un pitch aussi ridicule (les animaux de la jungle se rebiffent et attaquent les humains), on allait forcément avoir quelque chose de rigolo pour compenser ? Même pas au second degré. L’ensemble est désespérément plat en plus d’être irréel à chaque seconde. A se demander comment des producteurs peuvent miser de l’argent sur des machins pareils…

killjoys

mini feu rouge 2Killjoys (Canada, Space Channel) Diffusée en même temps que l’autre série de SF Dark Matter, Killjoys est nettement moins intéressante, avec son histoire de chasseurs de prime et une énième figure féminine badass. C’est longuet, prévisible et on ne sent pas du tout l’univers.

the brink

mini feu rouge 2The Brink (USA, HBO) Lâchez une bande d’acteurs connus dans un fil rouge sur une énième menace des Etats Unis, videz toute situation humoristique, secouez… Vous obtenez ce machin sans goût ni odeur. Un somnifère puissant.

ballers

mini feu rouge 2Ballers (USA, HBO) C’est évidemment purement subjectif, mais j’ai beaucoup de mal avec les fictions qui parlent des pauvres riches sportifs qui essayent de survivre. Ballers, en soi, n’est pas mauvaise, et le casting est de qualité, mais je m’y ennuie terriblement. Parce que rien ne me rattache à ce genre de personnages.

the outcast

mini feu orange 2The Outcast (UK, BBC) J’étais parti pour aimer cette description d’un garçon qui perd sa mère et se retrouve rejeté. C’est très bien réalisé, et joué. Et même si le rythme est un peu longuet, on essaye vraiment de dépeindre les tourments de ce héros. Seulement voilà, j’ai vraiment eu l’impression qu’on en rajoutait. Une phrase de trop, jusqu’au pétage de plomb. J’aurai voulu quelque chose de plus sincère et subtile. Cela dit, il n’y a que deux parties, il y a moyen de rattraper cela.

Visionnages de l’été (saisons en cours)

mr robot

Mr Robot Le pilote était vraiment prometteur avec ses lignes désabusées et cyniques sur notre monde contemporain. Au troisième épisode, mon enthousiasme s’est amoindri. Les allées et venues de notre héros au sein de la mouvance hacker anarchiste ont fini par me lasser. Ira, ira pas ? J’ai l’impression qu’on cherche déjà à tirer sur la corde au lieu de rentrer vraiment dans le vif du sujet.

The Strain s2

The Strain Bien que dubitatif, j’avais fini par vraiment apprécier le ton de la première saison, à mi-chemin entre la série B assumée et l’ambition d’avoir des moments d’horreur. Malgré un final assez catastrophique, j’étais reparti plein d’espoir. Hélas, la propagation du virus n’intéresse plus personne, on nous prépare juste à un second round contre les boss. Tant pis pour le mystère.

masters of sex

Masters of Sex J’aime toujours la série, même si j’ai ressenti une certaine lassitude au premier épisode de cette troisième saison. J’espère vraiment qu’avec la publication de leurs recherches on va insister sur la réaction du monde, au lieu de nous embarquer dans les histoires de cœur de leurs rejetons. Et je ne sais vraiment pas quoi penser de l’annonce finale.

the last ship season 2

The Last Ship La série continue dans ses moments ridicules, empreints de patriotisme. Mais ça me rappelle sans doute certaines fictions des années 80, simplistes, avec d’un côté les bons, et les méchants. Regardable l’été mais pas au delà. Cela dit, j’ai bien aimé la séquence sous-marine.

the whispers

The Whispers Là aussi il ne faut pas trop demander à ce divertissement fantastique multipliant les rebondissements peu crédibles. Mais j’aime bien l’idée d’un adversaire invisible manipulateur. Il est vraiment dommage qu’une fois encore on cherche le gros spectacle son et lumière au lieu d’en faire un thriller paranoiaque. Le sujet aurait été parfait.

extant s2

Extant Je ne pensais pas revenir pour la seconde saison, tellement son visionnage fut difficile. Et puis j’ai lancé ce season premiere, qui change complètement les personnages. Une réécriture qui fait encore plus de mal à la série, simplifiant toute ambiguité pour rendre le gavage encore plus rapide. Yeurk.

wayward pines

Wayward Pines Le fameux twist de mi-saison restera longtemps dans les annales. Ambitieux, culotté, même. Malheureusement, il n’est pas toujours facile de rebondir après un tel renversement d’échiquier. Et bien vite de mystérieuse la série devient prévisible.

rectify season 3

Rectify Je suis toujours ravi de revenir dans l’univers de la série, de retrouver ses personnages bien dessinés, construits, argumentant. Seulement, a contrario de beaucoup de critiques, je ne ressentais pas le besoin d’aller enquêter sur la culpabilité de notre héros. C’est pour ça que j’avais été déçu par la seconde saison. Le point de vue unique de cette fiction était qu’elle pouvait se détacher de cette quête de la vérité, en disant qu’importe : ce que l’on veut raconter, c’est la reconstruction d’une personne, d’une famille. Ce début de saison en fait déjà trop avec le shérif et la procureur.

True Detective season 2

True Detective Je ne vais pas mentir, je trouve qu’il y a eu une erreur fondamentale avec cette seconde saison. La série puisait sa force dans la description d’un monde désertique violent, horrible, désespérant. Ici, on multiplie les personnages à problèmes, dans un univers urbain où chacun doit tirer sa couverture. Reste la phénoménale séquence d’action, en écho à la première saison. Jolie, bien menée, mais bien inférieure d’un point de vue technique et émotionnelle.