Flower Boy Next Door [Pilote – Corée]

Flower Boy Next Door

Le troisième volet des Flower Boy n’était pas une de mes priorités pour ce début d’année. Il faut dire que je n’ai jamais réussi à accrocher aux précédentes aventures, tranche d’âge oblige. J’avais même un contentieux avec tvN, mais ça s’est bien réglé depuis Answer me 1997 et Queen In Hyun’s Man, la preuve qu’on peut faire de bons dramas en visant un public un peu plus large.

Alors si je me suis quand même lancé dans le visionnage, c’était pour deux raisons. La première, c’est la présence de Park Shin Ye (You’re Beautiful), que je n’avais plus revu depuis le drama special Don’t worry i’m a ghost. Sans être brillante, l’actrice a du charisme, et je la voyais plutôt bien dans cette histoire de jeune femme ayant une phobie sociale, et vivant recluse dans son appartement. La deuxième raison de tenter ce drama, vous l ‘aurez deviné, c’est donc le synopsis.

flower boy next door park shin ye

Notre héroïne Go Dok Mi (Park Shin Ye) a peur du monde, cela fait des mois qu’elle n’est pas sorti de chez elle, elle survit en étant mal payée (elle est écrivain), et ne supporte pas les sonnettes, les appels téléphoniques, bref, tout ce qui lui demande d’entrer en contact avec les personnes. On comprendra en partie que ce sont les brimades scolaires et un « accident » qui sont la cause de ses tourments.

flower boy next door yoon shi yoon

Pour autant, notre héroïne rêvasse, et tombe amoureuse du médecin qui vit dans l’appartement d’en face. Cela fait des mois qu’elle l’épie, scrute ses journées, ses habitudes, avec des jumelles. Cela aurait pu continuer longtemps si le frère du médecin, Enrique Geum (Yoon Shi Yoon, King of Baking), un célèbre créateur de jeu vidéo, n’était pas revenu d’Espagne pour vivre chez lui. Car Enrique est l’opposée de Go Dok Mi : extraverti, n’ayant peur de rien mais ayant le cœur sur la main, il possède également une sorte de sixième sens quand on l’épie.. (Après Jean-Thierry, les prénoms européens sont de plus en plus tendance chez nos amis coréens on dirait !).

flower boy next door cast kim ji hoon

Se rajoute à cette histoire d’autres voisins (dont l’un deux est interprété par Kim ji hoon). Ces créateurs de dessins animés voient leur projet échouer pour cause de ressemblance avec le jeu vidéo développé par Enrique. Pour rebondir, ils trouvent l’idée d’un mélodrame où une jeune fille isolée qui a peur des autres finit par s’ouvrir au monde grâce à l’amour que lui porte son voisin. Eh oui, il semblerait bien que Go Dok Mi fasse craquer tous les flower boy autour d’elle.

Heureusement, la série est diffusée par tvN, et son format court de 40 minutes par épisode lui permet de rattraper partiellement les grosses lacunes en écriture. J’ai hésité à employer le mot paresse, parce que l’histoire n’avance quasiment pas de son postulat initial, en rejouant les scènes du premier épisode au second épisode, et en utilisant des flashbacks. C’est certes courant sur le Big Three, mais quand l’épisode est déjà court, on a plutôt envie que ça avance, et là j’ai vraiment l’impression d’avoir eu du remplissage.

park shin ye flower boy next door

C’est dommage, parce que la thématique est intéressante, et quand les éléments dramatiques ou mélodramatiques se mettent en place, on arrive à s’impliquer dans la vie de notre héroïne, on la soutient autant que possible lorsqu’elle essaye d’économiser la facture d’eau,  on arrive à la supporter malgré son mutisme, et on la plaint pour sa phobie sociale. Bref, Park Shin Ye arrive à se montrer touchante.

yoon shi yoon flower boy next door

Ce n’est malheureusement pas le cas pour notre héros, Enrique Geum, dont les excentricités dignes de personnages secondaires comiques japonais finissent par irriter. Je ne suis pas dans le public-cible, et une fois encore, il m’est difficile de m’attacher à ce genre de personnages masculins. Le côté loufoque de la série est également en cause, car je n’ai pas pu sourire à l’éditrice qui manque de sommeil et crie pour un rien, tout comme j’ai vu mieux qu’un flower boy habillé en panda et sans pantalon… C’est vraiment une question d’humour, certes, mais les ressorts comiques sont loin d’être recherchés, privilégiant un visuel paresseux ou un simple effet de surprise. Ce n’est ni hilarant ni tendre, c’est juste très moyen.

En revanche, la mise en scène est un peu plus dynamique, incorporant de ci de là des split-screens, des gros plans, ce qui, avec une très bonne bande sonore, empêche de ronronner tranquillement.

Malgré ses promesses, les deux premiers épisodes sont donc bien trop pauvres en contenu pour soulever mon enthousiasme. Il n’y a vraiment rien à faire, quand on est pas dans la cible, on est pas dans la cible…

feu-rouge4

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