Golden Boy [Pilote]

golden boy

CBS avait encore dans ses cartons une énième série policière, Golden Boy. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le genre policier a du mal à se renouveler.

Golden Boy démarre avec l’habituelle séquence choc, où un jeune policier, nerveux, intervient avec force et précision lors d’un braquage qui tourne mal. Son coup d’éclat lui vaut la gloire des médias, et une mutation dans le département rêvé : l’Homicide. Le show nous indique alors que ce n’est que la toute première étape d’un parcours extrêmement rapide qui le mènera à la tête de la police de New York en quelques années.

Le pitch, au fond, aurait pu être intéressant. Avec son ambition démesurée, son égocentrisme, notre héros n’hésite pas à profiter de toutes les occasions pour se frayer un chemin, quitte à froisser ses collègues. Malheureusement, s’il prend des raccourcis avec la légalité, il n’apparaît jamais corrompu. Même si le discours essaye d’entretenir une certaine ambiguïté sur son positionnement moral, nous ne sommes pas dans The Shield. Il manque énormément de noirceur à la série pour rendre son univers crédible. Et la mise en scène n’aide pas. Si elle est correcte pour les séquences d’action, elle se fourvoie dans les voyages dans le temps (les effets spéciaux sont abominables), et surtout elle n’arrive jamais à rendre son personnage attachant.

golden boy theo james

Oui, le couplet sur sa sœur battue et son enfance difficile manque sa cible. Jamais on ne ressent la moindre émotion, l’artifice scénaristique est bien trop rudimentaire pour fonctionner. Un tel background comme justification psychologique, vraiment ? C’est la catastrophe : à partir du moment où on se fiche de ce qui arrive au personnage principal, comment se réjouir d’un coup-fourré de la part de ses collègues qui se sentent menacés ? Déjà que l’identité du collègue n’a jamais fait le moindre doute…

Bref, la série a essayé de monter un personnage ambigu, attachant, charismatique, se battant contre ses collègues pour monter au sommet. Et au final on a une série policière tout ce qu’il y a de plus banal, avec une enquête médiocre, prévisible, un héros tellement mal construit qu’on arrive pas à s’y attacher, et une noirceur qui  manque cruellement.

C’est plat, et ça manque sérieusement de subtilité, un peu à l’image de Theo James (Kemal Pamuk dans Downton Abbey), qui a un jeu beaucoup trop figé. C’est dommage, parce que c’était plutôt sympa de revoir Chi McBride ou Kevin Alejandro.

Tant pis.

feu-rouge4

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