Betrayal [Pilote]

betrayal

Remake de la série néerlandaise Overspel, Betrayal est une agréable pause dans la jungle des pilotes saccadés, aux personnages et à l’émotion inexistante. Ce qui fait son atout (sa lenteur) est malheureusement aussi ce qui cause sa perte, Betrayal n’ayant pas fait de bonnes audiences. Que cela ne vous empêche pas d’y jeter un œil.

betrayal scenery

Betrayal prend en effet son temps pour nous raconter cette histoire d’adultère. Notre héroïne, femme mariée avec enfants, est une photographe qui rencontre un autre homme lors d’une exposition. Le coup de foudre est immédiat, et le pilote détaille toute la palette de sentiments pour le décrire : ce regard qui se remet à briller, cette complicité inattendue, et ce, bien avant de parler d’attirance physique. Et puis comme il s’agit d’adultère, il y a évidemment la question de la culpabilité, de la famille qui se rappelle à eux au mauvais moment,… Les visages sont explorés, déchiffrés, les yeux s’humidifient, les regards tremblent, et la caméra fait un superbe boulot pour rendre cette romance bien plus intéressante que tout ce que les chaînes de network nous ont proposé ces dernières années.

betrayal hannah ware

Et ça, ça fait un bien fou. Vous n’imaginez pas mon bonheur de voir presque 40 minutes consacrées à une histoire pourtant vue et revue, mais abordée avec beaucoup de sensibilité, de pudeur, et d’émotion. Car non seulement la réalisation est efficace même si elle utilise des environnements classiques – la nuit étoilée, les gares – mais en plus les acteurs sont très convaincants. J’aimais déjà beaucoup Hannah Ware dans Boss, elle m’a une nouvelle fois prouvé son talent. Bravo.

betrayal revelation

Si le pilote nous plonge avec délice dans l’exploration des sentiments, il n’en oublie pas d’épicer la situation : Notre héroïne va finalement s’apercevoir – trop tard – que son mari procureur travaille pour condamner le patron de son amant, suspecté de patauger dans des affaires louches. Et la mort d’une personne dans des circonstances obscures va servir de détonateur…

betrayal flashforward

La trahison du titre s’avère donc bien plus complexe qu’une simple histoire d’adultère, et les intrications entre la vie sentimentale et professionnelle vont avoir de lourdes conséquences. Hélas pour les aborder, le réalisateur commet une grosse faute : celle du fameux flashforward, où notre héroïne blessée par balle est secourue par un homme dont on ignore encore l’identité (son mari ou son amant ?). Pire, il nous la répète en dernière scène au lieu de finir sur la révélation finale. Un peu comme si la chaîne avait insisté pour donner envie aux gens de revenir. Or ce faux suspense ne fonctionne pas. Ce qui donne envie de revenir c’est bien de voir comment nos personnages vont arriver à démêler leurs nœuds.

Au final, malgré quelques longueurs en fin d’épisode, j’ai vraiment été conquis par cette bouffée de fraîcheur sur le network américain. Donnez lui une chance si vous aimez les films romantiques.

feu_vert3

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