[Pilote – Corée] Marry me Mary

Il m’a fallu faire un choix entre les deux titres de la Marry me Mary, et Mary stayed out all night. Mais comme j’aime bien les jeux de mots, j’ai préféré opter pour le premier titre. Comme souvent en Corée, il n’est pas facile de trouver le bon titre.

L’héroïne n’est donc pas Mary, mais Mae Ri. Si vous suivez un peu les séries coréennes, vous connaissez peut-être la série Mae Ri Dae Gu’s attack and defense battle, où la délicieuse Lee Ha Na (Alone in Love) interprète une fille déjantée nommée Mae Ri. Elle est née le jour de Noël ce qui fait que tout le monde l’appelle Merry Christmas.

Si je vous en parle ici, c’est que dans la série Marry me Mary, l’héroine est aussi surnommée Merry Christmas, et n’hésite pas à pas en retour à donner le nom de Happy New Year à l’homme qui se moque d’elle affectueusement . Vous rajoutez à cela d’autres jeux de mots sur leurs noms, et vous obtenez des dialogues entre un chien « woof » et un chat « meow ».

Si vous n’avez pas encore tourné les talons, sachez cependant que ces pseudonymes ou ces surnoms sont autant d’astuces largement usées dans les dramas coréens pour rendre les personnages plus attendrissants et attachants. Là encore, le show met le paquet sur le couple principal, incarné par deux acteurs reconnus : Moon Geun Young tout d’abord, sans qui je l’avoue, je n’aurai pas tenté le visionnage du pilote. Si je ne taris pas d’éloges sur cette actrice, c’est parce qu’elle a longtemps été pour moi une figure de proue du drama larmoyant coréen. La voir dans un rôle plus léger après Autumn Tale ou Cinderella sister, ça fait beaucoup de bien. Ensuite, c’est Jang Geun Suk, adulé depuis le carton You’re Beautiful. Bon là j’ai déjà plus de mal, mais je ne suis pas une midinette, donc après tout s’il a les cheveux longs, tant mieux pour lui. A noter également la présence de Kim Jae Wook, l’un des Coffee Prince. Et dans le rôle du papa un acteur comique que j’aime beaucoup : Park Sang Myun (à voir notamment dans le film délirant Can’t live without robbery).

Vous l ‘aurez compris, le cast est plutôt solide. L’alchimie du couple principal mérite le détour. Mais en ce qui concerne le scénario, c’est d’un classicisme à toute épreuve. J’ai un peu de mal à me positionner, d’ailleurs, tant l’intrigue est plutôt lente, et l’on ne comprend véritablement l’histoire qu’à la moitié du deuxième épisode. Mais sur ce qu’ils ont montré, ces deux épisodes reprennent de vieilles astuces qui me rappellent mes premiers dramas coréens : le fameux contrat (rappelez vous Full House). A croire que pour forcer des personnages à vivre ensemble, il n’y a plus que ce moyen dans la tête de scénaristes peu inspirés. Avec bien sûr, l’implication des parents respectifs.

Voilà donc pour l’histoire reprenant la majorité des clichés du drama coréen (accrochez-vous, ce n’est pas évident à suivre) : Mae Ri est une fille pauvre mais optimiste et dynamique qui subit les coups du sort depuis que son papa a du mal à rembourser ses dettes. Suite à un accident elle fait la rencontre d’un musicien bohème, Moo Kyul. Le père de Mae Ri, quant à lui, rencontre une vieille connaissance, Jung Suk, qui cache un passé mystérieux impliquant la mère de Mae Ri, décédée. Jung Suk, devenu riche au Japon, désire que son fils épouse Mae Ri, dont la ressemblance avec sa mère évoque sans doute pour lui des souvenirs. Mais Mae Ri refuse un mariage arrangé, et prétend être déjà mariée avec Moo Kyul. Pour compliquer les choses, le père de Mae Ri crée un acte de mariage entre Mae Ri et le fils de Jung Suk, sans le consentement de Mae Ri. Jung Suk propose alors un arrangement : laisser à Mae Ri 100 jours pour décider si elle préfère le fils richissime de Jung Suk ou le musicien Moo Kyul. Quel que soit son choix, les dettes de son père seront annulées au bout des 100 jours. Mae Ri ne compte pas du tout se marier, ni avec l’un, ni avec l’autre…

Ce classicisme n’évite donc pas certains défauts : un certain manque de rythme, et évidemment le fait que tout soit finalement très prévisible. Alors pourquoi rester ? Tout d’abord, pour le couple principal, qui sans être touchant, a ce petit plus qui fait que l’on croit davantage à leur relation. Ensuite, parce que je ne suis pas contre un retour aux sources, en zappant l’exubérance des derniers dramas coréens. Ça fait du bien de ne pas avoir de sidekicks qui portent sur les nerfs, ou de scènes comiques exagérées. Pour autant, le drama reste léger et s’assume plutôt bien. C’est en tout cas comme ça que j’ai apprécié ce pilote.

Bref, rien d’extraordinaire, mais suffisamment plaisant pour avoir envie de continuer un peu. D’autant plus si comme moi on apprécie la présence de Moon Geun Young.

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6 réflexions sur “[Pilote – Corée] Marry me Mary

  1. Il est prévu que je le regarde, un jour, quand j’aurai terminé les 36 millions de séries que j’ai en retard. Déjà, j’attends qu’il soit terminé et sous-titré.

    En tout cas, tu confirmes ce que j’ai cru comprendre à travers d’autres articles. C’est léger mais ça se laisse suivre agréablement.
    Faudra nous dire ce qu’il en est une fois qu’il sera arrivé au terme de sa diffusion.

  2. Après avoir failli m’endormir devant le premier épisode, le second s’est révélé plus plaisant à suivre, il a su éveiller quelque peu mon intérêt… mais j’avoue que je reste encore sur la réserve. Il y a des sauts de rythme et des creux, surtout dans le 1er épisode, assez rédhibitoires. J’avoue aussi que le concept ne m’intéresse pas plus que ça. Certes, il y a beaucoup de charme et d’innocence très mignonne dans cet ensemble ; le drama doit pour cela beaucoup à Moon Geun Young qui resplendit. Concernant JGS, j’avoue que si j’ai toujours beaucoup d’affection pour lui (parce que Beethoven Virus m’a marqué), j’ai beaucoup de mal avec ce look bohème… Mais bon, depuis You’re Beautiful, il est un peu parti en « free-style » concernant les looks, donc j’espère qu’il reviendra à du plus classique à un moment donné.

    Reste que si je reconnais toute cette légèreté mignonne à Mary me, Marry, tout cela me semble pour le moment manquer un peu de consistance. Je pense qu’on touche là à un mystère de mes rapports avec les kdramas : pourquoi est-ce que certaines comédies romantiques ont pu me toucher comme aucune autres, tandis que d’autres m’ont laissée complètement indifférente ? Je ne me l’explique pas, mais il y a une fibre émotionnelle cachée quelque part dans mon coeur, et celle-ci qu’il faut toucher pour vraiment m’attendrir et me faire aimer une comédie romantique.
    Pour le moment, Marry me, Mary ne l’a pas touchée.

    Mais le drama n’étant pas déplaisant à suivre, je pense le poursuivre avec curiosité, en espérant que progressivement je ressente cet empathie si spéciale qui me fait chérir les kdramas 😉

  3. Merci pour cette fiche qui rejoint totalement mon point de vue.
    C’est clair que si je ne souhaitais pas voir Moon Geun Yeong dans un rôle plus léger que celui de Cinderella’s Sister j’aurais surement passé mon chemin.
    L’histoire est très classique et les manques de rythme se font bien sentir surtout au début. Malgré tout ça se regarde sans forcer et j’aime revoir des acteurs que j’apprécie.
    Et puis le chat botté de Shrek maintenant c’est impossible pour moi de ne pas penser à Moon Geun Yeong quand je le vois ^^
    Ils ont tous un drôle de style vestimentaire dans ce drama ^^ Si cela ne tenait qu’à moi Jang Geun Seok se serait allé chez le coiffeur depuis des lustres !

  4. Pingback: Les fictions coréennes débarquent-elles enfin en Europe ? « Cinédramas

  5. Je suis du genre « montée » à l’envers et le pilote du drama ne m’a vraiment plu. Je retrouve bien ce que tu soulignes dans mes souvenirs mais ce n’est qu’à partir de l’épisode 6 que le drama m’a plu!

    Maisbon, quelque chose m’a interpellé dans ton texte: tu parles de Me Ri,Daegu, il est tellement rare de le voir sur les blogs,est ce que tu l’as vu et si oui, qu’en as tu pensé?

    Pour ma part, j’ai vu Can’t live without my robbery (je suis plutôt cinéphile à la base) qui est vraiment pas mal dans le genre décalé et spécial.

    Enfin, j’en profite pour te conseiller The Painter of the wind où Moon Geun Young excelle dans le genre « je me fais passer pour un garçon pour x raisons »!Le drama est d’une grande beauté et surtout très bien interpreté.

  6. Non je n’ai vu que le début de Mae Ri Dae Gu. A l’époque il n’y avait pas de sous-titres alors j’ai lâché l’affaire, bien que j’adore Lee Ha Na et que ce que j’avais vu m’avait plu.
    Mais je viens de faire une nouvelle recherche, peut-être aurais-je de la chance…
    Je confirme, can »t live without robbery est très sympa, j’aime beaucoup l’acteur principal.
    Pour painter of the wind, c’est prévu, mais il faut faire des priorités malheureusement…
    Merci pour tes commentaires !

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