Share House no Koibito [Pilote – Japon]

share house no koibito

Les histoires de cohabitation sont courantes dans les dramas asiatiques (pour ne pas dire omniprésentes au Japon),  et Share House no Koibito en est la dernière mouture. Il va falloir oublier pas mal de références (Long Vacation, Hotaru no Hikaru…) pour essayer de s’investir, et croyez-moi c’est pas facile.

L’idée de base est évidemment de faire vivre ensemble des personnes aux comportements opposés, et de voir ce qui peut en sortir (et bien souvent c’est de l’amour). Dans notre cas, c’est plutôt la solitude et les problèmes personnels de chacun qui les forcent à vivre sous le même toit.

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Ainsi notre héroïne est une jeune femme qui se force à sourire et à répondre positivement à toutes les nouvelles alors qu’elle n’en peut plus. (Au passage c’est plutôt rare au Japon de nous montrer les pensées d’un personnage en plein comportement hypocrite, vu les conventions sociales plutôt lourdes). Elle profite d’une mutation pour changer de vie : après tant d’années de solitude, elle veut avoir du monde à qui parler le soir. Et pour ce faire, elle tente la colocation d’une maison avec une cabane dans un arbre.

Si cette cabane peut servir de point d’exploration des étoiles, vous pensez bien que les auteurs vont s’en servir pour y amener un personnage étrange : un extra-terrestre à forme humaine, rien que ça. C’est là que le bât blesse. En grand héritier des personnages comiques secondaires, ce dernier a pour mission de vous faire rire par son comportement aberrant. Mais mis à part quelques mimiques, tout cela est bien trop fade, et notre personnage s’intègre trop au restant du monde, sans pour autant parvenir à être touchant.

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Et c’est plutôt du côté du troisième colocataire qu’il faudra chercher l’émotion. Ce dernier est un père de famille de 40 ans, déprimé, qui a quitté son job, sa femme et son enfant et qui manque de se suicider par deux fois. Ne parlant quasiment pas, il va falloir le faire sortir de sa coquille et lui faire reprendre goût à la vie.

La musique et la réalisation servent plutôt bien ces scènes dramatiques, ce qui rend d’autant plus rageant le manque de considération des auteurs pour la partie humoristique. Disons-le simplement, on s’ennuie. Nos personnages ne sont ni assez excentriques ni assez touchants pour soulever l’enthousiasme, ce qui combiné à une thématique vue et revue m’a posé problème.

J’adore les séries qui veulent parler de la solitude, de la solidarité, mais il manque clairement une direction à cet épisode. Au bout d’une heure, on ne sait toujours pas où on veut en venir. Une histoire d’amour entre l’extra-terrestre et notre héroïne ? la réhabilitation d’un père de famille ?  les joies de la colocation ? Il y a sans doute un peu de tout ça à la fois et ce mélange peine à prendre. Mizukawa Asami s’en sort avec les honneurs, mais j’ai eu beaucoup de mal avec Oizumi Yo. L’affiche promettait beaucoup, le résultat déçoit.

Reste la dernière scène, très surprenante, qui pourrait expliquer beaucoup de choses. Mais cela ne suffira pas.

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