GCB [Pilote]

J’ai longtemps hésité avant de me lancer dans la rédaction de cette critique, car le visionnage du pilote correspond en tous points à l’idée que je m’en faisais aux upfronts l’année dernière. Mais après tout, si j’ai détesté pour des raisons de fond et de manière totalement subjective, autant l’expliquer, quitte à faire redite.

Le show GCB est le nouveau drama d’ABC qui succède à Pan Am, et qui a pour lourde tâche de féminiser son audience. Alors de quel thème s’agit-il ? Celui de la dénonciation de l’hypocrisie de l’amérique puritaine, et donc de tous les ragots, préjugés, tromperies au sein d’une communauté du Texas. Vous remarquerez donc que sur la première partie de ma phrase il y a quelque chose à dire, mais que sur la seconde, je m’enfuis en courant.

Dénoncer l’hypocrisie, c’est bien, l’assumer dès son titre, c’est mieux. Rappelons que le show s’appelait au début Good Christian Bitches, avant d’être renommé Good Christian Belles pour ne pas choquer, pour finir par des initiales : GCB, afin de noyer le … courage de ses idées ? Dès lors il ne fait nul doute qu’au lieu d’un discours construit, on va avoir à du remplissage sur les secrets bien gardés de chaque personnage. Ou le raisonnement par l’absurde : pour dénoncer les ragots, il faut en parler.. et donc en créer.

Notre héroïne va donc s’apercevoir qu’un personnage est un chaud lapin, qu’un autre est homosexuel, qu’une autre a des activités à l’opposé de ce que lui dicte sa morale, bref… que les gens ne sont pas ce qu’ils prétendent être. Quelle surprise ! Et pas une seule seconde l’humour n’arrive à sauver ce constat. C’est plat, désespérément plat, et n’attirera que ceux et celles qui raffolent des révélations et des ragots, qui en plus ne sont même pas travaillés. »Oh mon Dieu, mais qui a donc pu offrir une voiture à notre héroïne ? ». « Oh mon dieu, mais il aime un homme ! ». Hmm, oui mais encore ?

Alors oui je ne suis pas du tout dans ce public cible. J’ai toujours eu un mépris profond pour la real tv qui ne se nourrit que de ça, c’est pas pour m’ingurgiter 40 minutes de fausses surprises dénuées d’humour et honteusement hypocrites sur le message qu’elles tentent de faire passer. La série ne dénonce rien, elle ne fait qu’exploiter ce qu’elle veut nous faire croire qu’elle dénonce. D’ailleurs la fin le démontre très bien : l’héroïne en vient à utiliser les mêmes armes que ses adversaires. Yeurk.

C’est d’autant plus dommage que j’étais plutôt content de revoir Kristin Chenoweth et Leslie Bibb. Mais devant un tel scénario, il n’y a pas de miracle. La question est maintenant de savoir si le public s’y reconnaîtra.

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