The Mentalist – saison 2

A ses débuts j’avais aimé CSI parce qu’elle apportait ce côté scientifique irréfutable, parce qu’elle permettait de reconstituer peu à peu le puzzle. Mais au bout de 3-4 saisons, la lassitude m’a gagné : il me manquait cet aspect malin, le fait que l’enquêteur puisse à son tour agir, et ne pas attendre que la preuve lui tombe devant le nez. Et puis surtout, il me manquait des personnages un tant soit peu attachants. Grissom ne me suffisait pas.

J’avais donc particulièrement apprécié The Mentalist la saison passée, retrouvant un peu espoir dans les séries policières alors que nous sommes toujours en pleine déferlante de séries médico-légales. Enfin un héros intelligent, au charisme indéniable, entouré d’une équipe avec du potentiel. Car The Mentalist c’est un peu un retour aux sources du genre policier.

Vous savez, le type qui déduit assez rapidement l’assassin, et conserve sa longueur d’avance pour le piéger en fin d’épisode. Simon Baker incarne parfaitement Patrick Jane, ce brillant manipulateur qui prend du plaisir à agir dans le dos de sa chef, Teresa Lisbon (Robin Tunney). Il est également impertinent, se soucie peu de ménager la susceptibilité de l’entourage de la victime, et aime prendre l’avantage dans ce qu’il considère comme un jeu. C’est ce jeu là qui rend le match passionnant. Un peu comme Columbo dont on est sûr qu’il parviendra à démasquer le coupable. D’ailleurs le clin d’œil est évident quand on s’aperçoit que sa voiture est une vieille Citroen.  Je suis en revanche moins intéressé par le côté noir du personnage. La famille de Patrick Jane a été massacrée par un serial killer (Red John),  et Patrick Jane n’a qu’un objectif : se venger (et non pas l’arrêter). Bon le serial killer non identifiable et insaisissable, on a vu ce que ça a donné quand il se prénomme Jack of all trades (Profiler). Et j’avoue ne pas être très passionné par ce fil rouge.

La saison 2 a été la confirmation de tout ce que je pensais sur la série.

Red John, c’est toujours pas pour moi, et le dernier épisode même s’il semble donner des indices est trop flou pour me happer complètement.

En revanche, j’applaudis les autres arcs de la saison : l’arrivée  de Sam Bosco (Terry Kinney, Oz) est probablement ma préférée. Elle a permis d’explorer efficacement les personnages de Teresa Lisbon et Patrick Jane. Et puis j’ai toujours eu un faible pour Robin Tunney qui a enfin trouvé un rôle plus intéressant que celui de Prison Break, tout en continuant de recevoir quelques prix cinématographiques.

Donner plus de profondeur aux personnages, c’était l’objectif de la saison, et le pari a été gagné. Même pour Kimball Cho, mon petit chouchou, terre-à-terre, doté d’un sens de l’humour très froid, le genre Casey (Chuck) en moins grognant. (j’en aurai voulu plus, mais ça sera pour la saison 3 certainement). Même pour la romance entre la méthodique Grace Van Pelt et le naïf Wayne Rigsby.

Les épisodes ont été assez inventifs en début de saison, avec des rebondissements intéressants (voire même palpitant), même si je déplore quelques épisodes assez conventionnels en seconde partie de saison. Mon épisode préféré restera la résolution de l’arc Bosco. J’en ai eu le souffle coupé.

Globalement j’ai donc adoré la saison, avant qu’elle ne vienne chercher une sorte d’alter ego à Jane, la medium Krystina Frye (Leslie Hope, 24). L’idée était intéressante sur le papier. Patrick Jane aime faire croire qu’il est médium, pour lui l’occulte est une escroquerie, alors quand il rencontre quelqu’un qui est capable d’arriver au même résultat que lui, il est bluffé…et charmé. Problème : j’aurai aimé avoir un match, ou découvrir le truc. Mais peut-être que tout cela était à dessein (vu le dernier épisode) et nous en saurons vraisemblablement plus la saison prochaine. En l’état, j’ai trouvé l’intrigue et son intérêt tronqués.

Au final, The Mentalist – saison 2 – a parfaitement rempli son office de série policière. Parfois brillante, souvent conventionnelle, mais toujours efficace, et très charmante. Avec White Collar, qui ne se consacre qu’aux escroqueries, elle constitue une parfaite alternative aux séries policières médico-légales qui monopolisent le spectacle audiovisuel (excepté peut-être Castle que j’ai peut-être arrêté trop vite, mais qui n’opérait pas sur moi le même charme que The Mentalist, malgré la présence de Nathan Fillion).

Je serai là pour la saison 3, évidemment, mais avec tout de même la peur que la lassitude ne s’installe, car le fil rouge sur Red John pourrait ne pas réveiller mon intérêt.

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3 réflexions sur “The Mentalist – saison 2

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