Ironside [Pilote]

ironside

Nouvelle série policière de NBC, Ironside est surtout le remake de la série du même nom, connu chez nous sous le nom de l’Homme de Fer. Si Raymond Burr incarnait avec talent ce policier sur une chaise roulante pendant plus de 8 ans dès 1967, nos amis américains ont eu cette année la très mauvaise idée de mettre Blair Underwood dans le rôle principal.

ironside blair underwood

Exit le générique culte de Quincy Jones, place à une série sans personnalité et sans âme. On pourrait  presque se contenter de ce constat. Passé la médiocre séquence d’introduction qui veut nous indiquer que notre héros est inflexible et n’a peur de rien, nous voilà vite plongés dans une intrigue policière banale, où les raccourcis de raisonnement cèdent la place à des flashbacks censés nous donner un aperçu de son passé. Le tout est donc de savoir comment notre flic est devenu handicapé, comment il a pris cette balle dans la colonne. Mais pour nous intéresser à son destin, encore eut-il fallu nous montrer autre chose qu’un personnage froid qui emprunte tous les passe-droits. Comme tous les innombrables clichés des séries policières, notre héros et son équipe contournent les règles – et c’est dit dans les premières minutes – ce qui lui permet d’obtenir des résultats. On ne sera donc pas étonné de voir avec quelle application la série essaye de nous émouvoir tout en nous disant que notre héros ne recherche pas la pitié. On passe plus de temps à faire des blagues vaseuses sur le handicap du policier, à nous montrer qu’il sait frapper « malgré son handicap » qu’à essayer de lui donner une personnalité, une intelligence, une originalité qui nous donnerait envie de le revoir. J’ai déjà parlé ici de la représentation du handicap. Le meilleur moyen de parler du handicap c’est de ne pas en parler, c’est de ne pas le souligner, de donner au personnage handicapé un caractère, quelque chose qui le définit autrement que par son handicap. Ici, encore, c’est loupé.

blair underwood ironside

Pour le reste, tous les codes policiers sont digérés à la lettre, et le pilote aura beau essayer de caler quelques rebondissements (un meurtre, une prise d’otages), on s’endort très rapidement. Pas d’humour, pas d’émotion, même pas de quoi cogiter devant un joli puzzle. Que des clichés les uns après les autres.

ironside cliché

Avec son médiocre casting, ses personnages inexistants, la fadeur de son propos et le ridicule de ses intrigues, Ironside s’impose donc comme un ratage complet. Mais c’était hélas, prévisible.

feu-rouge4

 

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