Nikita saison 1

Nikita aura été la bonne surprise de cette saison. Cette série créée par Craig Silverstein a largement été sous-estimée. Pensez donc, une série d’action… sur la CW ? Et pourtant Nikita est la parfaite démonstration qu’avec peu de moyens mais beaucoup d’idées, on peut tout à fait concevoir une série qui non seulement tient la route, mais tient la dragée haute à une écrasante majorité de shows du même type. Mieux encore, en regardant Nikita, j’ai eu le sentiment de retourner quelques années en arrière, où le divertissement était constitué de personnages charismatiques, de rebondissements spectaculaires et de montée en puissance graduelle tout en ayant une vraie cohérence. Il était temps qu’on comprenne que le suspense ne vient pas de l’échelle des catastrophes (bombe nucléaire, fin du monde, aliens, ou hommes du futur), mais bien de savoir rythmer ses intrigues en ne faisant pas des personnages de vulgaires pions qui cachent d’autres pions qui cachent d’autres pions… (Toute référence à d’autres shows télévisés … hum…)

La série s’inspire très librement du film originel et de la série la femme Nikita. Maggie Q incarne le rôle-titre, un agent assassin extrêmement talentueux recrutée et embrigadée par la Division, une organisation secrète qui se salit les mains à la place du gouvernement… ou de toute autre interlocuteur ayant besoin de leurs services. Lorsque l’homme qu’elle aime est assassiné, elle comprend que la Division est prête à tout pour sa survie, et elle décide de la combattre.

Mais on attaque pas un tel ennemi sans préparation, et Nikita trouve en la jeune Alex (Lyndsy Fonseca) une alliée de choix. Alex se fait recruter par la Division pour mieux l’infiltrer et renseigner Nikita sur ses moindres mouvements. Gagner la confiance, faire ses preuves, ne pas se faire prendre, aider Nikita autant que possible en étant inventive et surtout, ne pas se faire manipuler.  Vaste programme.

A la tête de la Division se trouve Percy (Xander Berkeley), un homme retord et intelligent qui protège ses propres intérêts. Son second, Michael (Shane West), a rejoint la Division pour des motifs que l’on apprendra plus tard. Cet ex-marine est en fait l’entraineur de Nikita, et désormais il la pourchasse impitoyablement. Pour cela, il va utiliser les jeunes recrues, entrainées notamment par des spécialistes comme Amanda (l’excellente Melinda Clarke), maître en manipulation, et Birkhoff, génie informatique. Un jeu du chat et de la souris ? Pas vraiment, car chaque personnage a son propre but. Et parfois, gagner une bataille peut faire perdre la guerre. Chacun cherche donc à protéger ses intérêts, et la série ne verse pas dans un manichéisme excessif grâce à des personnages plus complexes qu’il n’y paraît.

Faire le bilan de cette saison sans en aborder les multiples tournants est particulièrement difficile. Sachez néanmoins que la série ne s’endort pas sur ses lauriers, et contrairement à ce qu’on pourrait s’attendre, ne va pas se contenter du schéma une mission/un épisode. C’est la grande force de la série, comme je l’ai déjà dit en introduction : on comprend au bout de quelques épisodes qu’on peut s’attendre à tout, les lignes bougent constamment, les multiples révélations approfondissent les personnages, et finalement on arrive à s’attacher à ces personnages alors que ce n’était pas gagné.

Côté spectacle, le show arrive parfaitement à alterner quelques séquences sexy avec un ton particulièrement noir. Il n’y a pas de place pour le second degré, et malgré le manque de moyens, ça fonctionne parfaitement. Pas d’esbroufe, l’action est bien filmée, c’est propre et efficace. Le sang ne nous est pas épargné, les balles non plus. Chose appréciable,les héroïnes ne se sortent pas trop facilement des situations. Il n’y a pas que les armes qui parlent, mais un peu de jugeote, et de stratégie aussi. Ça n’empêche pas la série d’user de quelques ficelles, mais au regard du rythme intense des aventures, on ferme assez rapidement les yeux.

Je n’oublie pas les acteurs, qui font plutôt bien leur boulot. Maggie Q est parfaite pour ce rôle, pas de surprises. Elle incarne une femme d’action réfléchie, déterminée, mais sensible à la détresse des autres. Et Lyndsy Fonseca est la révélation. On aurait pu croire que son statut de jeunette l’empêcherait de jouer des scènes dures, que nenni. Elle assure le spectacle en se montrant à la fois forte et émouvante. Elle est sans contestation possible l’un des atouts de la série. Le cas de Shane West est par contre plus difficile, il n’a pas une énorme palette de jeu, mais il reste crédible et c’est l’essentiel. Enfin, il ne faut pas oublier Melinda Clarke. Elle est décidément très à l’aise dans le rôle d’une froide manipulatrice.

Bref, la série se prend au sérieux, et elle réussit à l’être. Efficace, passionnante, surprenante, jouissive même par moments si on aime l’action, elle est tout ce que je demande à un divertissement : être capable de surpasser mes attentes en permanence. La fin de saison est un véritable petit travail d’orfèvre, et je n’ai qu’une envie, celle de voir la suite.

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Une réflexion sur “Nikita saison 1

  1. Je vais me laisser embarquer dans l’aventure quand je vois tes avis sur cette 1ère saison.
    Et puis retrouver Melinda Clark est un atout. Je l’ai d’abord détesté puis adoré dans Newport Beach. Une grande actrice 🙂
    Et je ne parle même pas de Maggie Q 😉
    Allez, bouquet orange, achète, achète 😀

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