Modern Family – saison 1

Modern Family fait partie de ces séries qui, cette saison, ne m’ont jamais suscité un enthousiasme débordant. Pour tout dire j’ai failli l’abandonner au bout de quelques épisodes. Il faut dire que je suis devenu, avec le temps particulièrement allergique à cette mode des mockumentary. Et qui dit mockumentary dit The Office (on parle de la version américaine ici).

The Office avait plutôt bien débuté, avec une mise en scène qui permettait des apartés, des clins d’oeil, avec le téléspectateur. Se rajoutait à cela Pam et Jim, pour les shippers en herbe, et puis Michael Scott, bien sûr. Mais j’ai rapidement trouvé les limites de la série : se moquer façon real tv de la bêtise des personnages. On aura beau, par la suite, essayer de donner une certaine profondeur, le mal est fait. On peut rire de, mais on peut rire avec, surtout. C’est en tout cas ma conception de l’humour.

Inutile de dire que Parks and recreation n’a duré que quelques minutes chez moi, tellement ces gimmicks « regardez moi comme je suis bête quand je me confesse devant la caméra », m »horripilent profondément.

Et puis cette saison fut l’avènement de Modern Family. Bien qu’encensée par les critiques, j’avais toujours du mal à comprendre ces éloges. Pour le coup, le visionnage fut rude à ses débuts. Mais la série avait au moins un atout pour contrecarrer ces gimmicks : un casting de qualité, et un thème familial assez original.

Beaucoup de séries parlent de famille « traditionnelle », ou recomposée. Mais Modern Family a fait le choix de concentrer la plupart des types de famille, pour un effet explosif. Bien sûr, on a la famille traditionnelle, homme et femme avec 3 enfants. Et puis on s’aperçoit que l’épouse a un frère homosexuel, qui est en ménage avec un homme, et qui a  adopté un bébé étranger. Enfin, le patriarche s’est marié avec une jeune latino qui a déjà eu un fils. Tout ce petit monde est prétexte à de nombreux gags qui fort heureusement se passent majoritairement hors confession. Les personnages sont typés, et très bien interprétés (mention spéciale à Ty Burrell). J’avoue j’aime beaucoup Jesse Tyler Ferguson, depuis The Class. Dans Modern Family, il est malheureusement un peu en retrait. Ed O Neil, le magnifique Ted Bundy, a pris du poids mais fait un très bon patriarche dépassé par la culture de sa jeune épouse. Sofia Vergara est le cliché sud-américain, un personnage pas très éloigné de Catalina (My name is Earl). Ah, les bons gros clichés sur les étrangers ont la vie dure !

Et c’est vrai que la série frôle souvent la caricature, fort heureusement sans en arriver à rendre les personnages irritants. Et dans une série familiale, ça compte beaucoup. Car il y a toujours un processus d’attachement (à défaut d’identification). Pour moi ce fut un long, très long processus. Et pour tout dire, il n’a pas encore abouti. Car comme toujours pour moi, il est dur d’être attaché ET de se moquer des mêmes personnes.

Alors finalement la saison a eu ses bons gags, mais n’a jamais brillé, malgré son casting. Les gimmicks sont suffisamment courts pour fermer les yeux temporairement. La série n’a pas non plus développé de fil rouge (à mon grand regret, car la série s’y prêterait pourtant bien). Du coup, le rendez-vous hebdomadaire n’a jamais été une priorité, mais une série comique qui se laisse regarder, en ces temps de vache maigre, c’est déjà beaucoup.

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2 réflexions sur “Modern Family – saison 1

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