Les mamans dans les séries américaines

Pour un hommage à nos mamans, j’ai eu l’idée de faire un mini tour d’horizon des mères dans les fictions télévisuelles, sans aucune prétention d’exhaustivité bien sûr…

Les fictions nous montrent souvent les accouchements, et le sentiment de bonheur qui prévaut lorsqu’on devient maman pour la première fois. Je passe sur les incidents habituels qui surviennent avant l’arrivée du bébé, ce qui m’intéresse c’est le moment où la mère serre pour la première fois son nouveau-né. Ce moment où tout bascule, où tout prend sens, où l’émotion submerge le téléspectateur. Il n’est pas forcément évident de retransmettre l’intensité de ces instants dans une fiction télévisuelle.

Je citerai par exemple Once and Again 3.10 – Pictures, où avant de voir le bébé, on l’entend et on sent que la vie de chacun et en particulier de la mère, est transformée à jamais. La scène se passe ainsi : Grace entend les hurlements de douleur de Tiffany, et décrète, horrifiée : » je n’aurai jamais d’enfant.  » L’instant d’après tout devient silencieux, et le premier cri du bébé survient. Les visages changent, tout le monde, y compris Grace, change d’avis sur la nature de l’évènement. Et on voit alors Tiffany porter son bébé dans les bras.

Être mère peut prendre différentes formes. Et les séries abordent de plus en plus le cas des mères porteuses. On se souvient évidemment de Phoebe, dans Friends, qui a accepté de rendre service à son frère Frank et qui accouche de triplés dans l’épisode 5.03 – One Hundredth. (Pour l’anecdote la vraie grossesse de Lisa Kudrow a ainsi été exploitée dans la série). Dans cet épisode, le moment fort arrive quand tous ses amis décident de laisser Phoebe en tête à tête avec les triplés. Allongée sur son lit, elle les  serre dans ses bras et leur déclare qu’elle aurait bien voulu les garder « i had the most fun with you guys, i wish i can take you home and see you everyday », avant de se consoler en se disant qu’elle sera tante. Elle finit par pleurer  alors que le thème musical reprend.

Mais être une maman cela n’est pas seulement donner la vie, c’est aussi et surtout élever ses enfants.

Et là, il y a différents styles… de la mère égoiste à la mère courage…

Nous avons le cas de Peggy Bundy (Married with Children), qui refuse de faire le ménage, de cuisiner ou de travailler pour gagner de l’argent. Ses enfants doivent se débrouiller pour se sustenter, et bien souvent c’est le patriarche Al Bundy qui en fait les frais. Et ne comptez pas sur elle pour lui demander des conseils, comme en témoigne cette excellent échange entre son fils et elle (épisode 10.2 – a shoe room with a view) :

Bud : Mom, i have a lousy day, i could really use some motherly advice.

Peggy : Shut up Bud ! Oprah’s doing a show abour mothers who don’t pay attention to their sons.

Après il y a les mères qui n’ont pas les moyens mais qui à défaut d’avoir davantage de volonté, ont au moins un peu plus conscience de leurs responsabilités. (J’ai dit un peu, hein). Dans ce cas, on peut citer Virginia Chance (Raising Hope). Elevée par sa grand-mère, enceinte à 15 ans, Virginia fait avec le peu de moyens dont elle dispose. Et travaille comme femme de ménage. Dans l’épisode 1.09 – Meet the grandparents, Virginia s’adresse à son fils Jimmy en ces termes :

I’m allowed to criticize you. I made you. You’re my mistake.

Il y a aussi la mère qui a abandonné son enfant et qui culpabilise. Sa fille réapparaissant subitement, elle décide de reconstruire un lien mère-enfant. Mais comment le reconstruire quand l’enfant est désormais une adolescente ? La mission est difficile pour Cate Cassidy (Life Unexpected) vis-à-vis de sa fille Lux. Elle s’implique trop ou mal, pour rattraper des années qui ne se rattraperont jamais, elle n’arrivera d’ailleurs jamais à en faire son deuil.  Dans l’épisode 1.07, Cate s’engage : « Whatever you need, i’m here ». C’est peut-être aussi ça une maman, un soutien sans failles. Aimer inconditionnellement, même en étant détestée. Comme le souligne la phrase de Cate dans l’épisode 1.02 :

I know she’s a teenager, but is she supposed to hate me that fast ?

Oui élever son enfant, c’est dur. Et les fictions raffolent des ados rebelles. Inutile d’en montrer. Mais parfois la vie rajoute un coup du sort. Comme avoir un enfant handicapé. Il faut ainsi faire preuve de beaucoup de courage pour surmonter non seulement les difficultés intra-familiales, mais aussi parfois le regard des autres. Une mère veut défendre son enfant. A tout prix. Par exemple, Kristina Braverman, dans Parenthood, ne peut reprendre un emploi, car Max, qui a la maladie d’Asperger occupe une bonne partie de sa journée. Alors Kristina va se battre, avec un sens du sacrifice et un dévouement extrême : épisode 1.02 – Man versus Possum :

Kristina : Max, he’s smart, and he’s beautiful, and there’s so much potential and hope.

Adam : so what now ?

Kristina : We start to work.

A toutes les mamans, bonne fête !

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2 réflexions sur “Les mamans dans les séries américaines

  1. Je ne m’attendais pas à trouver un article comme celui-ci chez toi.
    C’est très bien traité et en tant qu’hommage aux mères tu as fais un excellent descriptif de plusieurs portraits de mères du petit écran.
    Bravo pour cet article, j’adore 🙂

  2. Pingback: Un peu de lecture pour la semaine | Les Critikeurs

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