Densha Otoko

Densha Otoko (Train Man) est l’adaptation en série d’un bestseller. Série japonaise de 11 épisodes, diffusée en 2005, elle raconte une histoire vraie : celle d’un otaku qui va lutter contre sa timidité pour être avec sa bien aimée.

La série dépeint cet otaku avec excès, une vraie caricature (j’ai jamais rencontré d’otaku, mais il me semble particulièrement atteint). Le générique (anime) le prouve : ce timide congénital qui ne vit que dans son monde peuplé de figurines et d’idoles japonaises n’avait aucune chance de rencontrer la femme de sa vie. Jusqu’à ce qu’il défende une femme dans le métro. Mais comment parler à celle-ci, trouver des sujets de discussion, comment cacher son handicap (car c’en est un !), comment la charmer, comment réagir à des choses qui pour nous semblent banales et pour lui si inaccessibles ?

C’est là que notre héros va devoir faire appel à internet, ou plus précisement un channel de chat. Il obtiendra ainsi de multiples conseils et encouragements (parfois sous la forme artistique ASCII) de la part d’autres otakus ou d’autres habitués du channel. C’est là que la série puise sa force et ses faiblesses. Car si le montage réalisé nous fait vivre les réactions de chaque personne, cet effet hilarant est lassant quand ça se répète pendant 11 épisodes. C’est du délire typiquement japonais, mais qui vaut le coup d’oeil.

Bien entendu, le cœur de la série reste la relation entre le jeune Yamada Tsuyoshi (Ito Atsushi) et Saori Aoyama (la très jolie Ito Misaki), encore appelée Hermès dans la série car elle offre des tasses hermès à Yamada en guise de remerciement. C’est terriblement maladroit, naïf, mais grâce à la pureté des sentiments des protagonistes on accroche quand même à cette histoire d’amour peu banale. On rit beaucoup, l’émotion est là, on vit vraiment pour encourager ce pauvre Yamada, même si ses larmes sont parfois agaçantes…

Je n’oublie quand même pas les longueurs de la série. L’histoire se développe trop lentement, et on a parfois l’impression de revoir les mêmes scènes.

Malgré ses défauts, la série est tout de même culte. Drôle, délirante, burlesque, mais aussi émouvante, attachante, et romantique, c’est un grand 8 qui mérite au moins un coup d’oeil. Signalons la présence d’un épisode spécial qui dénature complètement l’exprit de la série (à oublier très vite).Enfin, Il existe aussi un film (avec un autre acteur), à mon sens moins réussi, car elle est l’opposée de la série : trop courte, on ne voit pas assez la progression du jeune Yamada.

En France le manga du même nom se trouve dans toutes les bonnes boutiques.

Video spoiler :

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5 réflexions sur “Densha Otoko

  1. On trouve même deux mangas différents en France ! 😀
    Je sais pas si c’est aussi caricatural que ça. Un cas extrême et grave sûrement, mais ça pourrait quand même bien exister.
    Sinon, j’ai beaucoup aimé la mise en scène de la série et la façon de dépeindre les relations via internet.
    Après, c’est clair qu’on a des choses qui reviennent et qui sont redondantes et chiantes (je crois que j’ai un atroce souvenir du dernier épisode et du spécial à cause de récit repris depuis le début… Genre ça valait pas le coup de se taper tous les épisodes en fait ! :P)

  2. Ah ben je savais pas qu’il existait 2 mangas différents, merci !
    Disons que la caricature, elle est déjà dans le physique de l’otaku 😉 Maintenant qu’il existe de vrais handicapés sociaux au Japon, je pense qu’il n’y a personne pour le contredire.
    Ah le dernier épisode spécial qui reprend toute l’histoire, un grand classique. Ils ont fait le coup dans Liar Game, aussi. Insupportable !

  3. Dans Liar Game, j’ai carrément zappé toutes les redites (faut pas déconner, sur deux heures d’épisode, y’avait 20 minutes d’inédit quoi ! Ou quelque chose du genre ! Ca fait mal !)

    (Et encore, ils auraient pu faire pire pour le physique… Tu l’habille différemment et monsieur n’est pas si mal que ça ! 😛 )

  4. Contrairement à toi, j’ai préféré le film. Mais je l’ai vu avant aussi, ça doit certainement influencer. Faut dire que j’ai eu un peu de mal avec le côté super chouineur de Tsuyoshi dans le drama. Il m’agaçait à pleurnicher pour un oui ou pour un non. Et puis comme tu le dis, il y a pas mal de longueurs. Au final, j’ai été un peu déçue puisque j’en avais entendu beaucoup de bien. Néanmoins, c’est clairement un j-drama à voir. Il me reste le SP2 sous le coude d’ailleurs.

  5. Je pense aussi que la série a bénéficié de beaucoup de buzz à l’époque. Le soufflet retombé, on perçoit mieux les nombreux défauts de la série comme la pleurnicherie récurrente et les longueurs.
    Comme tu dis, c’est à voir mais c’est peut-être pas une des premières séries japonaises à regarder.

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