[Pilote US] Happy Endings

Il n’est décidément pas facile de faire une comédie sur un groupe d’amis.

Ce n’est pas tant la question générationnelle qui pose problème. Désormais nous n’échappons plus aux éternels trentenaires en quête d’amour, de stabilité, ou en train de faire des projets en couple. C’est la période charnière qui permet de développer un maximum d’histoires différentes susceptibles de plaire au maximum de téléspectateurs. Ça, on l’a tous finalement bien intégré au point d’oublier que parfois, l’amitié entre quadragénaires, ça vaut également le coup d’œil (Men of a certain age).

Happy Endings a parfaitement millimétré son casting au point d’alourdir son histoire : Elisha Cuthbert est Alex, la copine qui plaque Dave devant l’autel pour s’enfuir avec un autre homme. (Oui, difficile de faire appel à davantage de clichés sur le mariage). On pourrait croire que leurs amis vont se déchirer, prendre parti pour l’un ou pour l’autre. Que nenni, à part une visite chez ce pauvre Dave, ils ne seront d’aucun conseil. D’ailleurs c’est là que le bat blesse. On ne sent pas d’amitié ou de soutien entre ces différentes personnes qui ne font que se croiser ou sortir ensemble, chacun s’occupant de ses propres problèmes. Il ne suffit pas de dire « nous sommes amis depuis 11 ans » pour que cela soit vrai. C’est un fait récurrent dans la plupart des séries de ce type, et c’est particulièrement agaçant de voir que de nos jours on préfère nous dire qu’ils sont amis plutôt que de nous expliquer, en quoi, pourquoi et comment ils sont devenus amis… Bref, pour la profondeur des relations, on repassera.

La série se résume donc à un assemblage d’individualités, qui fort heureusement et à l’inverse de Perfect Couples, ne sont pas excentriques. Outre le couple principal nous avons droit au personnage gay, au couple qui veut un enfant, bref la liste de personnages n’est pas originale. On évitera pas non plus la caricature de la femme célibataire, mais dans l’ensemble disons que leurs personnalités sont modérées. D’où mon problème : je n’ai pas la moindre idée de leurs caractères. La série substitue toute psychologie par la mise en scène de gags. Difficile de savoir si on pourra s’attacher à ce petit monde…

Du coup, il faut bien se rabattre sur ce qui reste du pilote : l’humour. Et là, je dois dire que mon jugement sera à peine plus nuancé. Les réparties sont médiocres, ce n’est ni fin ni vulgaire, juste l’application de recettes éculées. Le timing est aussi parfois pris à défaut, avec un grand nombre de réparties secondaires, qui expliquent le gag précédent (réduisant ainsi à néant tout le potentiel du premier gag). Mais, je veux être juste, j’ai quand même apprécié la montée en puissance des révélations et des confrontations autour de la table. C’est là que je me dis que tout n’est peut-être pas perdu, s’ils arrivent à croiser des histoires pas drôles pour en faire au moins un bon moment dans l’épisode.

Vous l’aurez compris, Happy endings n’est certes pas aussi médiocre que Perfect Couples, mais elle n’a pas su trouver un ton original (à la différence de Traffic Light), c’est fade, très fade, en dépit de son casting sympathique. Est-ce que ça mérite une seconde chance ? Ça dépendra de mon emploi du temps…

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