La rentrée américaine 2016 (2ème partie) : le moment de faire le tri

La Peak Tv (l’abondance de séries télévisuelles américaines) est en train de chambouler les plannings. Je vous propose de faire un petit état des lieux, entre réflexion sur les nouveautés déjà présentées, celles dont je n’ai pas eu le temps de parler jusque là, et une petite mise au point sur mes visionnages.

Au bout de quelques épisodes, il est donc temps de savoir si certaines séries valent à mes yeux la poursuite du visionnage.

quarry

Quarry : Le pilote ne m’avait pas inspiré malgré une mise en scène bien léchée. La fin de saison est pourtant exceptionnelle, après avis de nombreux critiques. Une seconde chance, oui, mais quand ? (statut : indéterminé)

westworld

Westworld : On lit un peu de tout sur la série du moment. J’aime les mystères, j’aime le regard sur l’humanité de ces « androïdes » (même si on a vu mieux). Mais la série n’arrive pas à faire décoller l’émotion. Et c’est un gros handicap pour le moment. Sans compter les scènes orgiaques et beaucoup de scènes violentes totalement dispensables. On se fiche vraiment du sort de tous les personnages, même de l’analyste jouée par Shannon Woodward. Mais j’attends toujours le prochain épisode avec impatience. J’ai toujours été fan d’Evan Rachel Wood, depuis Once and Again. (statut : mini feu vert 2)

insecure

Insecure : J’avais été séduit par son approche du célibat, mais les épisodes suivants ont refroidi mes ardeurs. Il manque un petit grain de folie supplémentaire pour vraiment m’investir dans l’aventure. Oui, la concurrence est sans pitié. C’est tout le problème de la PeakTv : une série a encore moins le droit de faire dans la demi-mesure. (statut : mini feu rouge 2)

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Designated survivor : La série maitrise son rythme et ses rebondissements. Mais j’aimerai là aussi un peu plus d’originalité. On a vraiment l’impression d’assister à un recyclage d’idées. Et le prochain épisode déterminera la poursuite ou non du visionnage. (statut : mini feu orange 2)

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Lethal Weapon : Une bonne surprise. La série a su garder l’humour des films. Après le pilote, les scénaristes passent beaucoup de temps pour donner à ce divertissement un côté léger. Après tous ces shows qui se prennent au sérieux, c’est plutôt agréable. Et ça peut rejoindre facilement Scorpion sur la liste des guilty pleasure. On aurait aimé, tout de même l’atténuation de certaines scènes machistes…(statut : mini feu vert 2)

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The Exorcist : Là aussi, une bonne surprise. Le show réussit à se détacher de l’œuvre horrifique originelle pour surprendre, non avec ses très bons effets spéciaux, mais avec quelques twists empreints d’émotion. (statut : mini feu vert 2)

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This is Us : Je ne suis pas aussi enthousiaste que les médias qui prêtent à la série des qualités qui ne correspondent pas à son succès d’audience. Oui, la série a un côté tranches de vie bien appréciable en ces temps obscurs, mais ses personnages manquent encore de profondeur. Ils ne nous sont pas aussi immédiatement sympathiques, et les interactions entre les personnages manquent encore souvent d’intensité. Pour une série familiale, ce n’est pas rédhibitoire, mais j’espère vraiment tomber amoureux de la série. Ce n’est toujours pas le cas. (statut : mini feu vert 2)

speechless

Speechless : la comédie n’est toujours pas encore un coup de cœur, la faute à des enfants manquant d’histoires intéressantes (en comparaison à Fresh off the boat, en tous cas). Et je ne suis pas sûr que son originalité (le regard autour du handicap) lui suffise à rester longtemps dans mon planning. L’humour est encore un peu trop plat, hélas… (statut : mini feu orange 2)

timeless

Timeless : La série prend malheureusement trop de temps pour développer son fil rouge, et on finit par avoir un Quantum Leap sans émotion, aux séquences d’action masquant tout le potentiel du récit. On arrête là. Frequency, l’autre drama qui nous fait voyager dans le temps vaut largement plus détour. (statut : mini feu rouge 2)

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Au rayon des retours, je suis un brin déçu par le ton de plus en plus soporifique d’Ordinary Lies, Humans, et The Fall. J’ai du arrêter Arrow et The Flash devant la pâleur des scripts. Je pensais arriver au 100ème épisode d’Elementary mais le show a perdu une grande partie de son casse-tête cérébral qui faisait son charme. Et puis je suis aussi un peu déçu par le retour des séries de la CW : Jane the virgin ne retrouve pas son pep’s d’antan (j’étais habitué à mieux, même s’il reste encore quelques bonnes trouvailles), Crazy ex-girlfriend s’enfonce dans la médiocrité de ses numéros musicaux …

Au rayon sitcoms, c’est mieux. Mom continue d’aborder des thèmes peu fréquents avec un humour bien placé, The Big bang Theory explore agréablement une certaine intimité du couple Sheldon/Amy, Fresh Off The Boat retranscrit de mieux en mieux les années 90, … si seulement The Odd Couple n’était pas aussi inconstante !

On continue avec un petit tour des dernières nouveautés :

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mini feu rouge 2The Great Indoors : la comédie frappe fort sur les millenials, et alors ? J’avoue ne pas trop comprendre certaines critiques un brin susceptibles. Tant que la critique est énorme, elle fait rire. Le gros problème de la série, c’est surtout son décalage entre les dialogues et les situations. On ne croit pas une seconde à ce qui se passe sous nos yeux. Un petit tour et puis s’en va.

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mini feu rouge 2Dirk Gentlys Holistic Detective Agency : Une série fantastique qui part dans tous les sens, sans jamais réussir dans le ton dans lequel elle se lance : elle n’est pas mystérieuse, elle est confuse, elle n’est pas drôle, elle prétend l’être. La multiplication des twists n’aide pas non plus à voir autre chose que la tête ahurie du héros à tous les tournants… Tant pis.

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mini feu rouge 2Good Behavior : L’actrice de Downton Abbey aurait pu faire un meilleur choix : cette histoire de voleuse annonce l’intégralité des twists à venir. Et on a bien du mal à s’attacher au personnage. On oublie vite.

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mini feu rouge 2Pure Genius : Katims surprend, mais dans le mauvais sens du terme. Nous voilà avec une série médicale qui se veut à la pointe de la technologie, mais qui en oublie le lien essentiel entre le patient et le médecin. Non, la médecine, ce n’est pas une mélange de pitié et de technologies futuristes. Il en résulte un show sans âme, et sans émotion. Yeurk.

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mini feu rouge 2Man with a plan : Joey Tribbiani a bien vieilli. Le voilà désormais à la maison, s’occupant enfin des enfants pendant que sa femme reprend le travail. Et c’est désespérément plat. Même pour une sitcom de troisième zone.

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mini feu orange 2The Young Pope : La coproduction fait le buzz avec son casting de luxe, mais le résultat est pour le moins mitigé. Après une introduction outrancière et par moment ridicule (même pour un rêve), les enjeux de pouvoir peinent à enthousiasmer. On aura compris que ce jeune pape est contre l’establishment, et l’épisode tourne autour du concept pendant de longues minutes. Reste la confession finale du pape, qui ne surprend guère, ou tout du moins ne devrait surprendre personne si on a un tant soit peu fait attention à son discours. Jamais un croyant ne dirait à un autre croyant : « dans une autre vie ». Les gimmicks sur les « blagues » tournent d’ailleurs rapidement en rond. Bref, une débauche de moyens pour un résultat superficiel, au mieux vaniteux. On lui laissera de peu une seconde chance, en espérant que ça bouge vraiment par la suite…

chance

mini feu rouge 2Chance : J’avais très envie de revoir Hugh Laurie, qui démontre une fois de plus l’étendue de son talent. Hélas, ce premier épisode est un peu trop classique pour réellement surprendre. Un peu comme Goliath. L’histoire se déroule bien trop lentement pour accrocher le téléspectateur : un neuropsychiatre consultant essaye de sauver la vie d’une patiente en danger. C’est dommage, car sans rude compétition, on lui aurait bien donné une seconde chance.

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mini feu rouge 2Stan Against Evil : Mc Ginley est très à l’aise dans son rôle d’ex-shériff bougon et misogyne, mais on a bien plus de mal à se prendre à la thématique horrifique, et aux scènes carrément loupées qui n’arrivent ni à faire rire ni à faire peur.

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mini feu vert 2Incorporated : SyFy s’aventure davantage vers la science-fiction plutôt que le fantastique, un projet ambitieux avec cette histoire d’espion faisant son chemin à travers une multinationale toute puissante. Le sujet aurait pu gagner en paranoïa, être un peu plus sombre, mais cet épisode remplit son job : nous donner envie de voir comment notre héros va atteindre son but. Et puis la description de la perversité de ce monde futuriste est plutôt intéressante.

shooter

mini feu rouge 2Shooter La série a beau être basé sur  le film éponyme de 2007, on a vraiment l’impression d’assister à un scénario basique, digne des films d’action générique des années 80-90. Aucune surprise. On passe des heures à voir notre héros calibrer ses joujoux mortels, tout en sachant pertinemment qu’il se ferait piéger. Émotion, suspense, paranoïa, un background qui ne soit pas limité à un traumatisme, tout manque à l’appel.

 

En bonus – UK Version :

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mini feu vert 2Crazyhead. La série britannique a peut-être un pitch ado basique (une énième chasse aux démons) mais on se prend au jeu grâce à une bonne dose d’humour et un ton si délicieusement trash, que seuls nos amis d’outre-manche sont capables de réussir. Il est un peu dommage que les épisodes soient de moins en moins bien écrits et cohérents au fur et à mesure (on plonge vite dans les rebondissements sans prendre le temps d’expliquer l’irréalisme et l’idiotie des personnages secondaires). Un divertissement sans prétention.

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mini feu orange 2Hooten and the lady : ce recyclage d’Indiana Jones manque d’impertinence et d’idées. Mais que ne ferait-on pas pour les beaux yeux d’Ophelia Lovibond.

 


Mon coup de cœur du moment ?

kims-convenience

kims-convenience

Kim’s convenience, la série canadienne qui parle de façon amusante, intelligente, tendre et diplomate des différences culturelles avec la Corée. On aborde bien sûr la question de la figure paternelle, mais également le nationalisme coréen, le racisme, certains gestes déplacés comme le ddongjjeem (similaire au kancho japonais, c’est à dire le fait de surprendre une personne en poussant ses doigts dans son anus), le décalage entre les coréens expatriés et les coréens touristes (et l’aegyo), l’éducation stricte, … La série, sous son habillage basique, dégage énormément de charme.

ddongjjeem

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Quoi de neuf sous le soleil ? Une trentaine de séries (américaines, britanniques, canadienne,belge, allemande..), pardi !

Grosse fatigue en ce moment, pour tenir à jour ce blog. En 6 ans d’existence, ce n’était encore jamais arrivé. Ma passion est intacte, mais mon énergie n’est clairement plus la même. La joie d’être père, sans doute, ou la quarantaine qui avance masquée (plus qu’un mois avant le changement de dizaine tant redouté).

On verra comment le blog survivra à la rentrée, et si oui, sous quelle forme. Je m’en veux surtout de ne pas avoir pu publier mon bilan de la saison. Les jours passent trop vite. Peut-être qu’un simple bilan statistiques suffira cette année.

Mais je tenais surtout à continuer à traiter de l’actualité, sous une forme ou sous une autre, puisque je regarde toujours beaucoup, beaucoup de nouveautés. Alors voici donc un petit panorama du mois écoulé.

On (re)garde ou pas ?

Bilans

sense8

Sense8 (USA, Netflix) Le duo Wachowski déjà responsable de Matrix essaye de nous emmener dans un récit fantastique simpliste, bourré  de clichés, longuet et redondant. Le concept est pourtant sympathique : 8 hommes et femmes disséminés dans le monde partagent leurs sens et leurs expériences de façon parfois très intime. Ces humains évolués sont évidemment pourchassés par un grand méchant. Le hic, c’est qu’on est plutôt dans la démonstration naïve et pas très fine. Quelles sont les préoccupations de nos héros ? La coréenne maitrise forcément les arts martiaux et subit de plein fouet une société patriarcale. L’allemand est un voleur/armoire à glace. L’indienne est bloquée dans un mariage forcé. La lesbienne échappe à une lobotomisation (un acte qui n’est plus pratiqué de nos jours, mais qu’importe hein). L’africain veut des médicaments pour soigner le Sida de sa mère. L’hispanique est une star du cinéma d’action, et qui cache son homosexualité aux médias. La londonienne est une DJ qui essaye d’échapper à son univers underground peuplé de drogués. Bref, chaque décor conditionne la typologie de personnages. Heureusement les échanges entre les personnages ont leurs moments de grâce, et même si l’émotion ne vient pas totalement, on arrive à s’attacher un peu à leurs destins. La bonne nouvelle, c’est que Bae Doona est décidément phénoménale et la mise en scène appuie ses gros plans. Ça fait toujours plaisir… La mauvaise c’est que la fin est digne d’un mauvais téléfilm, pour ne pas employer de mots plus vulgaires. Tout ça pour ça.

jonathan strange and mr norrell

Jonathan Strange and Mr Norrell On aura frôlé le chef d’œuvre fantastique, bouillonnant d’idées. Trop, peut-être, pour arriver à rassembler tous les morceaux et en faire un final digne de ce nom. Mais qu’importe, le show a réussi à poser une ambiance magnifique, composant tableaux après tableaux, et réussissant à changer de multiples fois de direction. Sans contestation possible, l’une des séries les plus enivrantes de l’année.

no offence 1e01

No Offence J’avais adoré le début de la série, avec ses héroïnes au caractère bien trempée et l’ambiance décontractée au travail. Et puis, quand il a fallu chercher un coupable, les auteurs sont allées à la facilité. Impossible d’être surpris par la solution, et encore moins par la résolution. J’espère que la seconde saison reviendra sur ses bons débuts.

Orange is the new black

Orange is The New Black Forcément plus décontractée que les saisons précédentes, cette troisième saison multiplie les regards sur des personnages délaissés jusqu’alors. On perd un peu en intensité, mais l’émotion et l’humour est toujours à fleur de peau. C’est sans doute la démonstration qu’avec une telle panoplie de rôles, le show a une sacrée réserve. Le binge watching de l’année, assurément.

Les pilotes

odd mom out

mini feu rouge 2Odd Mom Out (USA, Bravo) Faire une comédie sur le gap entre les riches et les pauvres, ce n’est plus très original, alors cette nouvelle série décide de se focaliser sur les riches et les ultra-riches. Ben oui, ce pauvre avocat devenu « partner » est bien loin d’atteindre l’orgueil de son richissime frère, lequel a vendu sa société pour des millions à des chinois. De là, on essaye de nous apitoyer un peu sur cette pauvre famille qui essaye de faire rentrer ses rejetons dans les écoles maternelles destinées à l’élite de l’élite. L’héroïne a beau se balader en slip et se déhancher sur du rock, on peine à dissiper le malentendu. D’autant que si coup de griffes il y a à l’égard de cette élite toujours en compétition et imbue d’elle-même, il manque vraiment un regard plus féroce. Notre héroïne se convertit sans trop de mal, montrant ainsi que le luxe fait tourner toutes les têtes. Heureusement l’humour est assez présent, avec quelques running gags (« No bread ») qui permettent de mieux rythmer l’épisode. Bref, c’est gentillet, une satire un peu molle…

the interceptor

mini feu rouge 2The Interceptor (UK, BBC) Peut-on encore parler des réseaux de drogue après The Wire ? The Interceptor a bien du mal à défendre son propos extrêmement générique, et pas bien malin. On reconnait plusieurs maladresses dans le récit. Par exemple, notre héros est embauché par une organisation qui cherche à faire tomber les têtes de réseaux (dixit son chef)… et une demi-heure plus tard notre héros a une révélation au milieu de ses nouveaux collègues et s’exclame : il faut faire tomber … les têtes de réseaux ! Vous rajoutez à cela l’énième revanche personnelle du personnage principal, et vous ne pouvez vous empêcher de bailler…

proof

mini feu rouge 2Proof (USA, TNT) C’est toujours un plaisir de revoir Jennifer Beals à la télé, mais on ne peut pas vraiment dire que le pilote arrive à exploiter ses promesses. Celui-ci se limite à présenter ses personnages un rien caricaturaux (la chirurgienne « bossy ») et nous lancer la thématique : enquêter sur ce qui nous attend après la mort. On est plutôt content de voir que la série veut utiliser un personnage athée pour cette quête scientifique, mais en revanche, comment ne pas être consterné par ces images vues et revues de la lumière de l’au-delà… Pire, on nous laisse en plan, sans insuffler de véritable émotion. Un gros manque d’imagination et de finesse (comme par hasard notre héroïne a perdu son fils, et a aussi vécu une expérience « proche de la mort »)…

mini feu orange 2Dark Matter (USA, SyFy) Tirée du comic du même nom, cette nouvelle série de SF cultive un vrai classicisme des intrigues. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un vrai vide depuis Farscape, et que le minimalisme des effets spéciaux laisse présager une histoire centrée sur les personnages et leurs secrets. Ceux-ci se réveillent sans souvenir dans un vaisseau fantôme. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il lui manque encore une personnalité, un peu d’humour et un chorégraphe qui ne soit pas ridicule. La révélation finale est tout de même sympathique, et on croise les doigts pour une bonne surprise. Allez, un petit divertissement estival sans prétention, ça pourrait me convenir. A condition d’éviter très vite certains clichés… Au 4è épisode, le divertissement reste sympa, même si l’univers, et les dialogues sont encore trop limités.

clipped

mini feu rouge 2Clipped (USA, TBS) J’aurai adoré venir chaque semaine dans cette enseigne de coiffeurs, pour retrouver George Wendt, (l’éternel Norm ! de Cheers) voire même Ashley Tinsdale (soyons fous !). Mais les dialogues sonnent tous terriblement faux, surjoués par d’autres acteurs de seconde zone, et d’une nullité sexiste voire raciste. J’aime les sitcoms traditionnelles, mais il faut un sacré coup dans le nez pour apprécier ce machin…

humans

mini feu orange 2Humans (UK, Channel 4) le remake d’Äkta Människor n’arrive pas à se faire totalement détester. D’abord, parce que la matière première (les robots envahissent la vie quotidienne) reste excellente. Hélas, on dépasse les considérations sociétales plus générales pour un formatage moins original. On regrettera certains changements nettement plus orientés sur le rapport homme/femmes que sur le rapport androide/humain. Plus réussie, la mise en place de la mythologie explique rapidement les tenants et les aboutissants, avec David Elster. Arrivé au 5è épisode, on s’est bien éloigné de la série originelle. Moins choquante, moins mystérieuse, mais tout de même bien emballée. C’est toujours ça.

Deutschland 83

mini feu vert 2Deutschland 83 (Allemagne, RTL) Très jolie surprise pour cette série qui dépasse largement le cadre de ses frontières. La réunification de l’Allemagne reste un de ces grands souvenirs du 20ième siècle, alors on plonge avec délice dans l’espionnage entre les deux allemagnes, au point chaud de la guerre froide. Ici, pas de propos paranoïaque ni de grandes scènes de thriller. On évoque de façon très juste cette époque là. En quelques scènes on distingue évidemment le choc d’un espion qui arrive en territoire capitaliste, mais aussi l’impérialisme américain qui ne se soucie guère des retombées d’une véritable guerre. Mieux, notre jeune héros est bien conscient de la corruption dans ses rangs, et il se voit obligé de risquer sa vie. Le traitement est sobre, efficace. Il faudra juste avaler une mise en danger irréfléchie, qui fait perdre un peu de crédibilité et de tension. Mais on a hâte d’y retourner.

cordon

mini feu orange 2Cordon (Belgique, VTM) La diffusion sur la BBC de la série flamande était le prétexte idéal pour s’y plonger, surtout après le festival Series Mania. Problème : le pilote n’arrive pas à rendre ses personnages suffisamment intéressants pendant leur temps d’exposition (extrêmement long). Du policier à l’institutrice en passant par l’adolescente enceinte, on peine à percevoir leurs caractères derrière leur « job ». La mise en place du cordon sanitaire traîne donc en longueur et on a bien le temps de comparer les différentes approches du genre. Pour le coup ça m’a presque redonné envie de relancer en parallèle la série coréenne The End of The World, qui détaille minutieusement tout le processus scientifique en cas de pandémie, histoire de compléter le sujet. Heureusement, le trailer de l’épisode suivant arrive à attiser une certaine curiosité. On verra ce que donnera le remake américain, Containment

complications

mini feu vert 2Complications (USA, USANetwork) Ça faisait longtemps que j’attendais une série qui mêle astucieusement le drama policier et médical. En faisant travailler un médecin pour un gang, la tension est permanente, et les rebondissements nombreux. Il faudra évidemment fermer les yeux sur de gros artifices, mais pour une série estivale, Complications remplit parfaitement son office. J’attends le 6è épisode avec impatience…

undercover

mini feu rouge 2Undercover (UK, Dave) On vous a déjà fait le coup d’un policier idiot qui infiltre un gang. Non ? Même si ce n’est pas le cas, ce n’est pas une raison pour vous infliger ce festival d’humour ras des pâquerettes, enchaînant les gags vus et revus partout ailleurs. La pauvreté des dialogues et l’acteur insupportable achèveront de vous convaincre de la nullité de l’entreprise.

Not safe for work

mini feu rouge 2Not Safe for Work (UK, Channel 4) Cette autre comédie a ce même parfum de blagues sur la dénonciation du racisme qui enfonce les portes ouvertes, la drogue qui rend les personnages trop drôles. En réalité c’est bien l’incompétence générale de ces fonctionnaires qui devrait nous faire rire. Il paraît.

the astronauts wives club

mini feu rouge 2The Astronaut Wives Club (USA, ABC) J’avais de l’espoir pour cette épopée de la conquête spatiale en évoquant les femmes de ces célèbres astronautes. Il est vrai que le casting prestigieux (et Yvonne) m’ont convaincu de m’attarder jusqu’au troisième épisode. Mais non, décidément, non, il n’y a rien à en tirer. Les intrigues sont plates, du début à la fin. Et on se contrefout rapidement de tout ce petit monde un rien égocentrique.

Scream tv series

mini feu rouge 2Scream The tv Series (USA, MTV) Oui la mention du célèbre film d’horreur des années 90 a suffit à me rameuter devant la série. Mais la satire du genre a laissé la place à du remplissage pour ado têtes-à-claques. On a qu’une envie, c’est que la boucherie concerne le casting entier en un quart d’heure…

Impastor

mini feu orange 2Impastor (USA, TVLand) Un type se sauve et prend l’identité d’un pasteur gay. Et devinez quoi ? Il est très bon dans ce nouveau job car il a évidemment beaucoup de chance. Voilà en gros le scénario vu et revu que l’on vous propose. Et si la plupart des gags sont mauvais, on sent tout de même un certain enthousiasme général devant cette comédie sans prétention. Assez pour lui donner une seconde chance ?

Zoo

mini feu rouge 2Zoo (USA, CBS) Vous pensiez qu’avec un pitch aussi ridicule (les animaux de la jungle se rebiffent et attaquent les humains), on allait forcément avoir quelque chose de rigolo pour compenser ? Même pas au second degré. L’ensemble est désespérément plat en plus d’être irréel à chaque seconde. A se demander comment des producteurs peuvent miser de l’argent sur des machins pareils…

killjoys

mini feu rouge 2Killjoys (Canada, Space Channel) Diffusée en même temps que l’autre série de SF Dark Matter, Killjoys est nettement moins intéressante, avec son histoire de chasseurs de prime et une énième figure féminine badass. C’est longuet, prévisible et on ne sent pas du tout l’univers.

the brink

mini feu rouge 2The Brink (USA, HBO) Lâchez une bande d’acteurs connus dans un fil rouge sur une énième menace des Etats Unis, videz toute situation humoristique, secouez… Vous obtenez ce machin sans goût ni odeur. Un somnifère puissant.

ballers

mini feu rouge 2Ballers (USA, HBO) C’est évidemment purement subjectif, mais j’ai beaucoup de mal avec les fictions qui parlent des pauvres riches sportifs qui essayent de survivre. Ballers, en soi, n’est pas mauvaise, et le casting est de qualité, mais je m’y ennuie terriblement. Parce que rien ne me rattache à ce genre de personnages.

the outcast

mini feu orange 2The Outcast (UK, BBC) J’étais parti pour aimer cette description d’un garçon qui perd sa mère et se retrouve rejeté. C’est très bien réalisé, et joué. Et même si le rythme est un peu longuet, on essaye vraiment de dépeindre les tourments de ce héros. Seulement voilà, j’ai vraiment eu l’impression qu’on en rajoutait. Une phrase de trop, jusqu’au pétage de plomb. J’aurai voulu quelque chose de plus sincère et subtile. Cela dit, il n’y a que deux parties, il y a moyen de rattraper cela.

Visionnages de l’été (saisons en cours)

mr robot

Mr Robot Le pilote était vraiment prometteur avec ses lignes désabusées et cyniques sur notre monde contemporain. Au troisième épisode, mon enthousiasme s’est amoindri. Les allées et venues de notre héros au sein de la mouvance hacker anarchiste ont fini par me lasser. Ira, ira pas ? J’ai l’impression qu’on cherche déjà à tirer sur la corde au lieu de rentrer vraiment dans le vif du sujet.

The Strain s2

The Strain Bien que dubitatif, j’avais fini par vraiment apprécier le ton de la première saison, à mi-chemin entre la série B assumée et l’ambition d’avoir des moments d’horreur. Malgré un final assez catastrophique, j’étais reparti plein d’espoir. Hélas, la propagation du virus n’intéresse plus personne, on nous prépare juste à un second round contre les boss. Tant pis pour le mystère.

masters of sex

Masters of Sex J’aime toujours la série, même si j’ai ressenti une certaine lassitude au premier épisode de cette troisième saison. J’espère vraiment qu’avec la publication de leurs recherches on va insister sur la réaction du monde, au lieu de nous embarquer dans les histoires de cœur de leurs rejetons. Et je ne sais vraiment pas quoi penser de l’annonce finale.

the last ship season 2

The Last Ship La série continue dans ses moments ridicules, empreints de patriotisme. Mais ça me rappelle sans doute certaines fictions des années 80, simplistes, avec d’un côté les bons, et les méchants. Regardable l’été mais pas au delà. Cela dit, j’ai bien aimé la séquence sous-marine.

the whispers

The Whispers Là aussi il ne faut pas trop demander à ce divertissement fantastique multipliant les rebondissements peu crédibles. Mais j’aime bien l’idée d’un adversaire invisible manipulateur. Il est vraiment dommage qu’une fois encore on cherche le gros spectacle son et lumière au lieu d’en faire un thriller paranoiaque. Le sujet aurait été parfait.

extant s2

Extant Je ne pensais pas revenir pour la seconde saison, tellement son visionnage fut difficile. Et puis j’ai lancé ce season premiere, qui change complètement les personnages. Une réécriture qui fait encore plus de mal à la série, simplifiant toute ambiguité pour rendre le gavage encore plus rapide. Yeurk.

wayward pines

Wayward Pines Le fameux twist de mi-saison restera longtemps dans les annales. Ambitieux, culotté, même. Malheureusement, il n’est pas toujours facile de rebondir après un tel renversement d’échiquier. Et bien vite de mystérieuse la série devient prévisible.

rectify season 3

Rectify Je suis toujours ravi de revenir dans l’univers de la série, de retrouver ses personnages bien dessinés, construits, argumentant. Seulement, a contrario de beaucoup de critiques, je ne ressentais pas le besoin d’aller enquêter sur la culpabilité de notre héros. C’est pour ça que j’avais été déçu par la seconde saison. Le point de vue unique de cette fiction était qu’elle pouvait se détacher de cette quête de la vérité, en disant qu’importe : ce que l’on veut raconter, c’est la reconstruction d’une personne, d’une famille. Ce début de saison en fait déjà trop avec le shérif et la procureur.

True Detective season 2

True Detective Je ne vais pas mentir, je trouve qu’il y a eu une erreur fondamentale avec cette seconde saison. La série puisait sa force dans la description d’un monde désertique violent, horrible, désespérant. Ici, on multiplie les personnages à problèmes, dans un univers urbain où chacun doit tirer sa couverture. Reste la phénoménale séquence d’action, en écho à la première saison. Jolie, bien menée, mais bien inférieure d’un point de vue technique et émotionnelle.

Bilan de semaine 26-27

American Crime 1.04-1.05 Après un épisode solide centré sur les conflits des parents, l’intrigue prend du temps pour développer l’histoire d’Aubrey, et son addiction. Évidemment l’engrenage dans lequel elle entraine son compagnon est un peu rapide pour le format, et je n’aime toujours pas la façon dont les dialogues sont montés, mais l’émotion était là.

Arrow 3.17 Bof. Quel est l’intérêt de nous faire un flashback sur un personnage qui va disparaître ? Si les auteurs voulaient donner un peu d’émotion à cette scène, il fallait nous approfondir le personnage bien avant. Et puis les menaces sur Oliver sont vraiment ridicules dans cet épisode. Ray prouve une fois de plus qu’il n’a aucune charisme et ne constitue aucun danger potentiel (sauf pour ce pauvre Roy qui décidément est le punching-ball de la série). Quant à notre équipe d’assassins et Maseo, qui croit un instant que la flèche sera mortelle ? 3.18 Bof. Malgré Lance qui apprend la vérité l’épisode est toujours bien poussif à essayer d’entretenir une double menace (assassins/police). Quant à la scène finale, elle contredit les solutions évoquées plus tôt… tandis que Roy, décidément, persiste dans le rôle de la victime (certes consentante).

bates motel 3e04

Bates Motel 3.03 Une fois de plus la série développe des intrigues secondaires pas vraiment intéressantes, de la compétition pour devenir le nouveau shérif à Norma qui va faire de la psychologie. Le rythme ralentit fortement… 3.04 J’aime vraiment ce qu’ils font faire à Norman cette saison. Il bascule enfin du mauvais côté, tout en donnant une cause à son comportement. Et puis les autres personnages secondaires de la série finissent par rentrer dans le puzzle. Ouf !

Better Call Saul 1.08 Dès que notre avocat est sur un coup, forcément, l’épisode redevient passionnant et drôle. Avec quelques efforts supplémentaires sur le rythme (la mise en scène multiplie un peu trop les plans silencieux qui durent des plombes), on pourrait atteindre des sommets. 1.09 Dommage. L’épisode repose sur un seul twist, annoncé à des kilomètres. Avec la lenteur de l’épisode, l’émotion que l’on peut ressentir pour notre héros est donc finalement diluée. Et je ne parle même pas de notre ami ex-flic qui joue le garde du corps inébranlable. Bref, il m’en faut plus pour être satisfait. 

black sails 2e10

Black Sails 2.09 Chaque fois que le show nous promet un carnage, des morts, il multiplie les twists pour changer les alliances temporaires. Autrement dit, on se sent volé. Heureusement l’épisode est très légèrement moins bavard (on a quand même eu droit à une séquence d’action, yeah !). Mais bon on arrive à la fin de saison, il était temps.. 2.10 Voilà enfin de très jolies scènes, qui redonnent un peu foi dans la série. Dommage que la production mette le paquet sur deux épisodes par saison… Et puis surtout, on revient enfin au trésor du galion espagnol. Que de temps perdu !

Dig 1.04 Que c’est looooong ! On s’attend à quelques rebondissements surprises, hélas, rien ne vient. 1.05 Dommage que la série avance à un rythme aussi mollasson. A la manière d’Homeland, je me suis retrouvé à bailler plus d’une fois. Et puis la révélation finale est – comment dire – sans grand intérêt, puisqu’on connait depuis le début le lien. Bref, je commence à m’ennuyer.

elementary 3e18

Elementary 3.18 Joli épisode. J’aime l’idée du questionnement de la paternité pour Holmes, et je salue l’intrigue policière façon big brother qui relie différents crimes. Bien vu, bien développé. Solide.

fresh off the boat 1e10

Fresh off the boat 1.09 La comédie exploite toujours bien son capital sympathie grâce à Wu, mais elle manque encore de gags. C’est rageant, parce qu’on sent un potentiel énorme. 1.10 Excellent. Le fiston est en retrait, au profit d’une intrigue qui finalement s’adresse à presque toute la famille, tandis que le gaydar / lovedar est l’objet de gags certes simplistes mais fonctionnels. Un très bon épisode.

Grey’s Anatomy 11.17-11.18 Deux épisodes qui laissent les parties de jambe en l’air pour se concentrer sur des cas cliniques. Le deuxième épisode est le plus intéressant, malgré la prévisibilité de la greffe d’organe, car il arrive à maintenir une certaine émotion. Et puis c’est pas si souvent qu’on a un discours sur la famille dans la série, même si c’est Derek qui s’y colle. Bref, deux épisodes honnêtes, mais pas transcendants. C’est déjà mieux que la plupart des épisodes de la saison.

indian summers 1e07

Indian Summers 1.06 J’aime de plus en plus la série. Les couples mixtes font peut-être de l’ombre aux autres, mais ils arrivent surtout à mélanger passion et raison, imprimant à la fois émotion et distance. A ce titre j’ai vraiment été bluffé par la mise en scène. Bref, je suis vraiment conquis par ce voyage… 1.07 Et quand les intrigues se complexifient avec un meurtre, et de belles zones d’ombre, on ne peut qu’être ravi. Wow. Le puzzle des personnages est impeccable, et Indian Summers constitue l’une des plus belles réussites de l’année.

iZombie 1.02 Bof. J’étais plutôt optimiste au début de l’épisode, avec cet humour qui commençait à prendre forme, et puis la résolution du meurtre fut pathétique (un aveu). Pire, je n’accroche pas du tout à cette histoire d’amour avec son ex. Reste notre autre zombie pour avoir envie de continuer… 1.03 Pas si mal. Nos personnages gagnent en répartie, on a un zombie supplémentaire… Mais l’enquête n’est toujours pas à la hauteur. Encore un effort !

Marvel’s Agents of SHIELD 2.14 L’histoire est de plus en plus décousue. Après le père de Skye et son équipe de bras cassés, voilà l’agent 33 et Ward… Quant à la menace sur SHIELD, elle est brouillonne et bavarde. Comment s’impliquer dans tout cela ? 2.15 Même si le retournement de situation est prévisible, l’épisode arrive à insuffler une bonne dynamique. L’action compense le manque de tension, ce qui n’est déjà pas si mal.

Mom 2.18 C’est dommage parce qu’avec de telles thématiques, la série nous avait déjà prouvé qu’elle pouvait soutenir à la fois l’émotion et le rire. Ce coup-ci, malgré la gestuelle d’Allison Janney, le rire n’est jamais venu. D’autant que j’ai toujours eu du mal à rire de personnes qui souffrent en se trainant par terre. Ce qui ne veut pas dire que l’orientation des scenarii (la rechute) soit mauvaise, au contraire. C’est plutôt osé.

Nashville 3.16 J’en reviens souvent aux mêmes conclusions, mais j’aime quand la série cherche à rester dans la logique des personnages. Ça n’excuse pas le caractère ridicule des twists, mais ça permet aux personnages de rester attachants car humains. Cela dit, il va falloir faire disparaître le maire bientôt, car il cumule les intrigues poussives. Heureusement, l’épisode compense avec de jolis numéros. Ouf.

Once upon a time 4.16 Je suis toujours soucieux. J’espérais sans doute que le retour d’August allait servir à l’intrigue, mais il n’est qu’une clé pour trouver l’Auteur, et les scénaristes zappent toute problématique d’intégration du personnage. Quant à Ursula, son histoire était sans doute trop longue pour son bien. 4.17 Si je suis plutôt content de voir certains mystères éclaircis, la manière dont tout cela nous est amené est plutôt maladroite. Comment ne pas être déçu par le peu de charisme de l’Auteur ?

Ordinary Lies 1.02 Bien aimé une fois de plus. On évite la comédie cette fois pour aborder le drame de ces « mules », et si l’histoire était prévisible, les auteurs ont eu la bonne idée de prendre le temps de développer leur personnage principal. Et puis surtout j’aime toujours le concept de la série. 1.03 L’épisode est un peu trop directif, même si le thème de l’adultère est traité avec suffisamment de finesse. J’aime que l’on parle des problèmes d’intimité dans un couple sans que cela ne soit de la faute de qui que ce soit. Et puis on nous rabâche tellement dans les séries les prouesses sexuelles de personnages, il était temps de parler des problèmes de certains hommes.

scorpion 1e20

Scorpion 1.19 Pas mal du tout. De manière générale, j’ai vraiment aimé ces épisodes spéciaux où l’équipe lutte contre la nature, plutôt que d’énièmes terroristes… Par contre il y a toujours du chemin à faire pour shipper un couple… 1.20 J’ai bien aimé. Malgré la présence de bad guys, l’épisode arrive à rester dans le concept, et les astuces overzetop façon pilote sont finalement bien trouvées et nos personnages deviennent de plus en plus sympathiques. Cela dit, les propos visant à développer les « couples » restent encore trop lourdingues.

the big bang theory 8e19

The Big Bang Theory 8.19 Un très bon épisode. Même si la visite du ranch Lucas aurait mérité de meilleurs gags, toute la bataille autour de Doctor Who était rondement menée, sans temps morts.

the flash 1e17

The Flash 1.16 8 minutes. Après le fabuleux épisode de la semaine dernière, évidemment on se doutait que notre héros allait corriger le futur, mais on ne pensait pas qu’il règlerait le problème aussi vite, alors qu’on nous invente une nouvelle menace (toujours pas plus passionnante que la première, en plus !). Bref, on a surtout le sentiment de s’être fait flouer car la plupart des bonnes questions sont évitées. 1.17
Ça y est, on a enfin tous les éléments pour comprendre qui est l’homme en jaune, après une jolie pirouette en guise d’introduction. De quoi mieux digérer l’intrigue plutôt fantomatique du Trickster, avec un clin d’œil de Mark Hamill aux fans de star wars qui ne peut pas passer inaperçue. Un bon épisode.

the Good Wife 6.16 Je suis assez mitigé. Les auteurs essayent maladroitement de nous donner une tension sur l’issue du vote, avec des intrigues ridicules, le tout enrobé d’une couche de sponsoring Microsoft bien indigeste. J’aurai bien voulu que Prady reste dans les parages. Je reste aussi circonspect devant l’intrigue réservée à Kalinda. Le seul point positif de l’épisode, au fond, est Diane qui chasse à sa manière des clients républicains. J’aime quand une série cherche à argumenter en se moquant des clichés des deux camps. Bref, l’épisode essaye à la fois de clôturer son arc et d’en lancer d’autres, mais j’ai pas été convaincu. 6.17 Ça se confirme, j’ai eu du mal avec cet épisode en panne d’inspiration (on nous a déjà fait le coup d’une menace de hackers), et on répète carrément le message matraqué pendant la campagne, où Alicia a du composer avec de mauvais alliés. Heureusement qu’Eli est là pour sauver le job.

The last man on earth 1.05-1.06 Déçu. Certes le show reste drôle, mais il s’enferme dans un schéma classique du type qui n’arrive pas à séduire celle qu’il désire. De fait, tous les délires du personnage deviennent encore plus grossiers, voire répugnants. Je croise les doigts pour que ça change rapidement. Après tout le show a régulièrement changé de paradigme. 1.07-1.08 Malheureusement les auteurs continuent sur leur même lancée et ça devient très vite lourd, avec un héros désormais complètement insupportable au lieu d’être drôle. Quelle déception.

the odd couple 1e05

The Odd Couple 1.05 Wow. Wow. Wow. Voilà l’exemple parfait de ce que j’attendais de la série : des répliques parfaitement amenées, une situation qui se complique, un rythme qui ne faiblit pas. C’est évidemment très classique, mais ça montre surtout qu’avec une très bonne écriture, le genre peut faire merveille. Je suis très content de voir le show progresser à ce point. Pourvu que ça continue ainsi !

The Walking Dead 5.15 Un peu déçu par la manière dont on monte en épingle les conflits internes. Avec le lâche de service, l’homme qui bat sa femme, l’ado qui tombe amoureux… Tout cela manque vraiment de finesse et le résultat s’en ressent, on s’ennuie ferme. C’est dommage, parce que c’était l’occasion de pousser plus loin la psychologie de nos personnages « survivants » et de nouveau les scénaristes créent des conditions extérieures à un conflit au lieu de donner davantage de personnalité. 5.16 season finale L’épisode démontre une fois de plus l’incapacité des auteurs à faire venir les zombies de manière cohérente. Mais je suis plutôt content qu’ils aient réussi à mettre en danger plusieurs protagonistes sans recourir à un énième rafraichissement de casting. Le problème c’est que ça n’ouvre pas vraiment de piste intéressante pour une nouvelle saison (les « loups » ont beau être ingénieux, ils font pâle figure devant tout ce qu’a déjà traversé le groupe…)

12 monkeys 1e12

12 Monkeys 1.11 J’aime quand un épisode reprend la plupart des clés déjà développées, de la vision  rouge au fameux Témoin, à 1987, la re-création du Virus. La tension générée est assez fantastique alors que toutes les chances de sauver l’Humanité semblent foutues. Bravo. 1.12 Adoré. Non seulement le sauvetage tient la route, mais il empêche tout futur voyage dans le temps pour Cole, alors qu’en 2043 une menace se fait plus précise. Bref, c’est bien vu, on comprend mieux certains indices comme Hannah, la mère de Cole, … La série est passée de bonne surprise à futur classique de science fiction. Dommage qu’elle ne soit pas plus populaire.

A noter : j’ai finalement abandonné X Company, en partie pour des raisons de temps de visionnage, mais aussi parce que malgré toutes ses qualités, le show n’a pas pu décoller suffisamment rapidement.

 

 

Bilan de semaine 25

American Crime 1.03 J’aime vraiment beaucoup le temps que l’on passe auprès de nos personnages, pour comprendre leurs points de vue respectifs. Il aurait été facile de pointer du doigt les coupables, mais le show ne cherche pas à faire une démonstration, il décortique prudemment. Il me manquait cependant un peu plus d’émotions pour m’impliquer davantage, mais les réflexions dégagées sont intéressantes. Maintenant tout est en place, et j’espère que la tension va monter d’un cran.

Arrow 3.16 Autant j’ai bien aimé l’idée d’approfondir la réflexion sur les motivations de notre héros, autant l’épisode m’a semblé un peu bavard. Mais le plus décevant, au fond, c’est qu’on nous rejoue la partition du faux vigilante qui détruit la renommée du vrai. Rebondir, oui, mais pas à n’importe quel prix.

bates motel 3e02

Bates Motel 3.02 Bien aimé. Une fois de plus la série exploite parfaitement le duo Norma/Norma, en poussant cette fois-ci le jeu encore plus loin. Et puis le rendez-vous amoureux de Norman fut impeccable, à la fois mignon et terrifiant dès que le sujet du sexe fut abordé. Kudos à l’acteur, vraiment brillant.

Better Call Saul 1.07 Bien aimé. Dès qu’on s’intéresse à Jimmy et à son talent pour imaginer une façon de s’en sortir, l’épisode devient à la fois drôle, touchant, et réserve un joli twist. Par contre, le rythme de l’épisode reste encore un peu mollasson à mon goût.

Black Sails 2.08 Je sais. Je vais encore me plaindre des bavardages de la série, mais en même temps, il ne s’est strictement rien passé dans cet épisode, qui en plus est tellement dans la droite lignée du précédent qu’il est extrêmement prévisible. Je suis sûr qu’on peut résumer l’action de la série entière en moins de 30 secondes.

Dig 1.03 Le show continue de placer ses indices, et il est encore assez difficile de savoir de deviner le plan de tout ce petit monde. A ce jeu là, les auteurs prennent le risque de faire du remplissage (comme ce qui se passe sur le bateau). Du coup malgré quelques rebondissements je m’inquiète pour l’avenir de la sériesi elle continue de tirer sur la corde ainsi. Surtout, la plupart des twists n’ont pas de grande conséquence…

Grey’s Anatomy 11.16 D’un côté je suis content que la série essaye encore d’explorer certaines tragédies, même si les histoires restent prévisibles. De l’autre, je suis toujours agacé par cette tendance à censurer la réaction de l’environnement du patient une fois que son cas est réglé. Comme si les auteurs ne concevaient l’émotion que dans le rapport patient-professionnel. Qu’en est-il de la famille lorsqu’on leur annonce un décès, une naissance, un accident… ? Ces moments là ne sont pas plus répétitifs que les trames de sauvetage médical. Quant au dialogue sur le fait que notre jeune étudiante en médecine sera un super docteur plus tard parce qu’elle « ressent les choses », c’est exactement le même discours proféré au tout début de la série. Bref, mon constat est le même : la série a bien du mal à (ré)inventer des propos intéressants et continue sa course éperdue au sexe.

indian summers 1e05

Indian Summers 1.05 J’ai adoré. Le show se complexifie de plus en plus, en rajoutant à la fois dans les intrigues politiques (le sort des intouchables et la manipulation pour diviser le pays), dans le background des personnages (la fiancée), et bien sûr les élans amoureux… Le show a mis du temps à démarrer, mais là je suis complètement sous le charme. Et puis quelle photographie !

Jane The Virgin 1.16 J’aime de plus en plus ce qu’ils arrivent à faire du personnage de Rafael. Il fallait lui donner une certaine étoffe, des blessures, pour éviter le syndrome du playboy à la tête vide et surtout permettre de mieux ressentir une alchimie avec Jane. Dommage que l’épisode soit aussi plat (les aventures littéraires de Jane sont loin d’être passionnantes).

Marvel’s Agents Of SHIELD 2.13 Bof. Avec Skye qui essaye de maîtriser ses pouvoirs et son père qui n’arrive pas à constituer une réelle menace, on s’ennuie ferme. Et l’intrigue sur l »organisation secrète opposée à SHIELD » est tellement mal amenée qu’on a bien du mal à se passionner pour elle. Il me faut plus qu’un simple logo pour réellement faire décoller les enjeux…

Once Upon a time 4.15 Les trois vilains sont totalement accessoires, et l’épisode n’arrive jamais à décoller, tant il use des mêmes subterfuges de vols d’identité. Il ne reste plus qu’à espérer que Rumple va épicer enfin un peu la recette. Mais j’ai de gros doutes.

the flash 1e15

the Flash 1.15 Wow. C’est bien l’une des rares fois cette saison où j’ai eu l’impression d’être récompensé pour ma patience. Il m’aura fallu fermer les yeux sur certains comportements ridicules, mais entre la révélation sur le Reverse-Flash, Cisco, et bien sûr le voyage dans le temps, la tension fut enfin là. Je ne suis toujours pas fan de la relation Barry-Iris, mais au moins on avance… jusqu’à ce que Barry corrige le futur dans le prochain épisode.

The Good wife 6.15 Pas mal. Comme toujours le show est bien écrit et les multitudes d’intrigues donnent du rythme à l’ensemble. J’apprécie vraiment ce qu’ils ont fait du candidat opposé à Alicia. Maintenant je suis curieux de voir les retombées concernant Peter, et le résultat des élections, bien sûr.

The Last Man On Earth 1.04 Un bon épisode, même s’il est moins irrésistible que les précédents. J’aime surtout la façon dont les auteurs nous décrivent notre héros. Certes, c’est un lâche, fainéant, menteur, mais il a un reste de compas moral qui lui empêche de faire du mal à autrui. C’est ce qui le rend sympathique. Maintenant je suis toujours curieux de voir vers quoi la série va nous emmener…

The Walking Dead 5.14 Pas mal. Plutôt que des ennemis cruels, on redécouvre une autre noirceur de l’âme humaine : la lâcheté. Le seul mauvais point, au fond, est que le réalisateur en fait des tonnes sur les agonies des personnages.

12 Monkeys 1.10 J’aime beaucoup la dramaturgie de la série. Ramse n’était pas un personnage intéressant, ils ont réussi à lui donner de l’importance sans que le twist ne soit trop forcé. Et puis l’épisode arrive à renforcer cette idée de « dernier essai ». Il manquait peut-être juste quelques rebondissements supplémentaires pour atténuer cette sensation d’un épisode un poil longuet.

X Company 1.05 C’est mieux que la semaine dernière, car on voit au moins certains personnages revenir, avec toujours la question du positionnement moral des allemands et des français. Cela dit on était pas forcément obligé de nous servir un couplet féministe pour entacher davantage les collabos (la première scène dans le train). Quant aux grossesses « aryennes », j’avoue qu’il y avait moyen de faire plus émouvant. J’ai pas pu m’empêcher de penser au téléfilm sur les « malgré-nous ». Bref, ça manque encore de finesse, mais au moins on sent les débuts d’un fil conducteur.