Quoi de neuf sous le soleil d’Août ? Mes visionnages américains et européens…

On continue, si vous le voulez bien, un petit tour d’horizon estival en matière de série occidentale. Toutes les critiques sont à jour avec la diffusion.

Visionnages en cours et bilans :

Dark Matter

Dark Matter : La série souffre toujours trop de son aspect générique, mais petit à petit les pointes d’humour se font plus saillantes, et les quelques révélations suffisent à maintenir l’intérêt. Dommage que le background des personnages reste encore aussi limité. Le problème de Dark Matter ? C’est d’avoir envie de regarder une énième fois l’intégrale de Farscape à sa place…

Deutschland 83

Deutschland 83 (bilan) Mon coup de cœur de l’été. La série allemande arrive à restituer l’ambiance des années 80 de façon beaucoup plus proche que The Americans. Forcément, j’ai vécu tout ça. Alors oui, on peut reprocher au show son héros qui se sort trop facilement des pièges tendus, mais la dimension dramatique prend le dessus. La fin est un peu bâclée mais le tour de force est là : avoir réussi à donner du rythme à l’histoire, sans temps mort. Bravo.

wayward pines

Wayward Pines (bilan) La grosse surprise de l’été. En se jouant des codes déjà assimilés par le téléspectateur, les auteurs ont réussi à renverser complètement la donne. Si la fin est un peu plus prévisible, sa noirceur donne rétrospectivement beaucoup d’ambition à l’univers. Je ne suis pas sûr qu’une seconde saison soit nécessaire, car en l’état, la série a tout pour avoir son petit culte dans les années à venir…

humans

Humans (bilan) En s’éloignant autant du propos sociétal de la série suédoise originelle, Humans m’a laissé sur ma faim. Les codes de science fiction sont largement sous-utilisés au profit d’intrigues familiales décevantes. On était peut-être pas obligé d’en passer par la case viol, sans grande subtilité. De même le mystère sur les Synths sont résolus de façon ridicule, une simplification à outrance. Bref, à la fin de la saison, on se dit que l’univers de la série méritait meilleur traitement. En soi, Humans n’est pas mauvaise, mais elle est trop limitée pour enthousiasmer.

True Detective season 2

True Detective s2 (bilan) Oui, je confirme : on s’ennuie ferme pendant cette seconde saison. Et même si les acteurs ou les rares scènes d’action font leur effet, le final n’arrive pas à masquer la pauvreté de la narration policière. Dommage…

rectify season 3

Rectify s3 J’ai toujours du mal à m’impliquer à nouveau dans la série. On voit désormais clairement qu’elle n’a plus grand chose à dire sur son héros, et elle sort donc tous les artifices habituels sur un mystère complètement hors-propos. Heureusement, il reste Tawney et son mariage, avec sans doute le personnage masculin le plus intéressant actuellement à la télévision américaine. Pas de stéréotype d’anti-héros ni de grand méchant, juste un homme capable du pire comme du meilleur et qui renvoie en miroir notre condition.

complications

Complications De façon surprenante, j’ai pris du plaisir à suivre cette série plutôt limitée, qui arrive à maintenir la pression sur son héros en permanence. Certes, on est pas loin de la caricature, mais tout va suffisamment vite pour ne pas s’en soucier. Un divertissement honnête.

mr robot

Mr Robot Capable de donner d’excellent épisodes comme des bouche-trous soporifiques, la série reste l’un des évènements de l’été. Avec sa réalisation hors pair, sa musique oppressante, sa voix off, ses acteurs impeccables, elle arrive aussi et surtout à surprendre par la qualité de son raisonnement mais aussi de ses twists. Cet épisode 8 restera dans les annales.

masters of sex

Masters of Sex s3 J’ai toujours la même fascination pour le traitement de ses thématiques. Mais pour la première fois dans la série, j’ai ressenti un peu d’usure dans le développement des personnages, sans compter certains twists un rien soapesque. En fait il me manque encore un épisode marquant, émouvant, démontrant avec force la subtilité dont est capable la série. Ça viendra peut-être…

the whispers

the Whispers Bon euh. Il fallait bien trouver un remplaçant à Extant, vous savez la série de science-fiction qui s’est tellement simplifiée qu’elle en est devenue imbuvable. Alors, voilà, The Whispers, c’est du n’importe quoi en permanence mais euh… non désolé j’ai pas d’excuses. En fait c’est Drill qui m’a dit de regarder.

The Strain s2

The Strain s2 Je suis toujours mitigé par cette seconde saison, qui s’éparpille au lieu de clarifier la menace et les enjeux. Même le sentiment de danger a disparu, puisque nos héros savent maintenant parfaitement combattre tout ennemi à leur portée. Mais l’univers a encore prise sur moi, j’aime toujours ce ton particulier, qui préfère l’horreur au glauque, permettant un recul plus confortable pour le téléspectateur. Et puis la galerie de personnages est suffisamment variée pour ne pas s’ennuyer. Mention spéciale à notre exterminateur.

the last ship season 2

The Last Ship s2 J’en suis surpris, mais cette seconde saison est bien meilleure que la première. Le patriotisme est toujours là et les acteurs encore limités, mais les enjeux sont clarifiés, les rebondissements satisfaisants. Bref, la tension est là, a minima. Ce qui n’était pas le cas l’année dernière.

rewiew

Review with Forrest Mac Neil s2 Après deux épisodes, je peux déjà dire que je suis ravi de son retour. Même si la conclusion des différents essais est un peu décevante car limitée, l’enthousiasme de notre reviewer est toujours aussi hilarant. J’espère juste avoir quelques surprises pour éviter ce petit sentiment de redite.

devious-maids-season-3

Devious Maids s3 Je n’en suis pas très fier, mais Devious Maids fait partie de ces séries qu’on suit par habitude. Elle se révèle légère, aux rebondissements parfois imprévisibles, bref, suffisamment tordue pour regarder du coin de l’œil en jouant sur votre téléphone. Mais la lassitude commence à s’installer, parce que chacun est un peu trop enfermé dans son rôle.

Pilotes :

Sex-and-Drugs-and-Rock-Roll

mini feu rouge 2Sex Drugs and Rock’n’roll (USA, FX) Il y en aura toujours des pilotes affligeants, au gags éculés, au scénario prémâché et prévisible. Mais j’avais le secret espoir que le héros de Rescue Me nous proposerait quelque chose d’un peu plus… mordant. Surtout avec un titre pareil. Fuyez !

Partners in crime

mini feu vert 2Partners in Crime (UK, BBC) En revisitant les romans d’Agatha Christie, la série s’appuie sur une valeur sûre, consensuelle (ce n’est pas la première incarnation du duo Tommy et Tuppence). Les acteurs sont bons (et ça fait plaisir de revoir l’actrice de Call The Midwife), mais le triptyque introductif est pour le moins longuet. Ajoutez à cela une conclusion expédiée de la plus mauvaise manière, et l’expérience vous laisse avec un petit goût amer en bouche. Mais le potentiel pour une série policière classique et pleine de charme reste intacte, fort heureusement.

wet hot american summer

mini feu rouge 2Wet Hot American Summer first day of camp (USA, Netflix) Je n’ai pas la nostalgie des gags des années 80, mais je constate que peu de personnes sont capables d’en faire une transposition. Le film original, bien que catalogué culte par une campagne marketing douteuse, n’y est pas arrivé. Il était évident que la série de Netflix n’y parviendrait pas non plus. Ainsi, de ces gags parfois patauds, plein de clichés sur les hormones de l’adolescence mais qui fonctionnaient comme de vrais clins d’œil au spectateur, les auteurs les ont déformés en un humour vraiment lourdingue, s’attardant jusqu’à l’écœurement… Que c’est drôle de voir Ken Marino frotter son entrejambe à son copain pendant 3 minutes.. Pire, on voit déjà à l’avance toute la résolution des intrigues. Ce qui tient sur un film peut-il tenir sur une série ? Pas sûr… Ma patience a ses limites. Un casting de qualité ne fait pas tout. Revoyez vos classiques.

significant mother

mini feu rouge 2Significant Mother (USA, CW) Espériez-vous vraiment quelque chose d’original avec un pitch ultra-classique où un type découvre que son meilleur ami couche avec sa mère ? Vous avez la liste des gags ? Vous pouvez tous les cocher, ils sont là, dans l’ordre chronologique. Après éteignez la télé, il est temps de faire une pause.

mr robinson

mini feu rouge 2Mr Robinson (USA, NBC) On nous refait le coup des comédies familiales où un prof est adoré par ses élèves et drague son ex. C’est bon enfant, écrit sommairement, et aussitôt oublié. Pas la peine de s’y attarder.

blindspot

mini feu rouge 2Blindspot (rentrée US, NBC) Une héroïne amnésique mais experte en tout (des langues aux arts martiaux), une nudité bien peu affriolante, un mystère plus épais que la carte de Prison Break, et vous obtenez un machin sans surprise, sans charisme, sans enjeux. Faudra pas compter sur moi pour défendre ça.

lucifer

mini feu rouge 2Lucifer (rentrée US, FOX) Vous prenez un policier, vous le mettez en duo avec un personnage irritant mais qui arrive à ses fins, et vous avez l’enquête de la semaine. ce coup-ci, les auteurs sont même allés chercher Lucifer lui-même pour déclencher l’hilarité. Trop fort, il fait peur aux enfants avec ses yeux, il interrompt un mariage… L’ennui, c’est que l’enquête est linéaire, sans recherche de preuves. Il faudra juste pointer du doigt le coupable pour qu’il se dénonce lui-même. Pratique, on embête pas le téléspectateur avec des détails. Allez, zou, poubelle. Même pour les beaux yeux de Tom Ellis (aka l’amant de Miranda, excusez du peu !)

Quoi de neuf sous le soleil ? Une trentaine de séries (américaines, britanniques, canadienne,belge, allemande..), pardi !

Grosse fatigue en ce moment, pour tenir à jour ce blog. En 6 ans d’existence, ce n’était encore jamais arrivé. Ma passion est intacte, mais mon énergie n’est clairement plus la même. La joie d’être père, sans doute, ou la quarantaine qui avance masquée (plus qu’un mois avant le changement de dizaine tant redouté).

On verra comment le blog survivra à la rentrée, et si oui, sous quelle forme. Je m’en veux surtout de ne pas avoir pu publier mon bilan de la saison. Les jours passent trop vite. Peut-être qu’un simple bilan statistiques suffira cette année.

Mais je tenais surtout à continuer à traiter de l’actualité, sous une forme ou sous une autre, puisque je regarde toujours beaucoup, beaucoup de nouveautés. Alors voici donc un petit panorama du mois écoulé.

On (re)garde ou pas ?

Bilans

sense8

Sense8 (USA, Netflix) Le duo Wachowski déjà responsable de Matrix essaye de nous emmener dans un récit fantastique simpliste, bourré  de clichés, longuet et redondant. Le concept est pourtant sympathique : 8 hommes et femmes disséminés dans le monde partagent leurs sens et leurs expériences de façon parfois très intime. Ces humains évolués sont évidemment pourchassés par un grand méchant. Le hic, c’est qu’on est plutôt dans la démonstration naïve et pas très fine. Quelles sont les préoccupations de nos héros ? La coréenne maitrise forcément les arts martiaux et subit de plein fouet une société patriarcale. L’allemand est un voleur/armoire à glace. L’indienne est bloquée dans un mariage forcé. La lesbienne échappe à une lobotomisation (un acte qui n’est plus pratiqué de nos jours, mais qu’importe hein). L’africain veut des médicaments pour soigner le Sida de sa mère. L’hispanique est une star du cinéma d’action, et qui cache son homosexualité aux médias. La londonienne est une DJ qui essaye d’échapper à son univers underground peuplé de drogués. Bref, chaque décor conditionne la typologie de personnages. Heureusement les échanges entre les personnages ont leurs moments de grâce, et même si l’émotion ne vient pas totalement, on arrive à s’attacher un peu à leurs destins. La bonne nouvelle, c’est que Bae Doona est décidément phénoménale et la mise en scène appuie ses gros plans. Ça fait toujours plaisir… La mauvaise c’est que la fin est digne d’un mauvais téléfilm, pour ne pas employer de mots plus vulgaires. Tout ça pour ça.

jonathan strange and mr norrell

Jonathan Strange and Mr Norrell On aura frôlé le chef d’œuvre fantastique, bouillonnant d’idées. Trop, peut-être, pour arriver à rassembler tous les morceaux et en faire un final digne de ce nom. Mais qu’importe, le show a réussi à poser une ambiance magnifique, composant tableaux après tableaux, et réussissant à changer de multiples fois de direction. Sans contestation possible, l’une des séries les plus enivrantes de l’année.

no offence 1e01

No Offence J’avais adoré le début de la série, avec ses héroïnes au caractère bien trempée et l’ambiance décontractée au travail. Et puis, quand il a fallu chercher un coupable, les auteurs sont allées à la facilité. Impossible d’être surpris par la solution, et encore moins par la résolution. J’espère que la seconde saison reviendra sur ses bons débuts.

Orange is the new black

Orange is The New Black Forcément plus décontractée que les saisons précédentes, cette troisième saison multiplie les regards sur des personnages délaissés jusqu’alors. On perd un peu en intensité, mais l’émotion et l’humour est toujours à fleur de peau. C’est sans doute la démonstration qu’avec une telle panoplie de rôles, le show a une sacrée réserve. Le binge watching de l’année, assurément.

Les pilotes

odd mom out

mini feu rouge 2Odd Mom Out (USA, Bravo) Faire une comédie sur le gap entre les riches et les pauvres, ce n’est plus très original, alors cette nouvelle série décide de se focaliser sur les riches et les ultra-riches. Ben oui, ce pauvre avocat devenu « partner » est bien loin d’atteindre l’orgueil de son richissime frère, lequel a vendu sa société pour des millions à des chinois. De là, on essaye de nous apitoyer un peu sur cette pauvre famille qui essaye de faire rentrer ses rejetons dans les écoles maternelles destinées à l’élite de l’élite. L’héroïne a beau se balader en slip et se déhancher sur du rock, on peine à dissiper le malentendu. D’autant que si coup de griffes il y a à l’égard de cette élite toujours en compétition et imbue d’elle-même, il manque vraiment un regard plus féroce. Notre héroïne se convertit sans trop de mal, montrant ainsi que le luxe fait tourner toutes les têtes. Heureusement l’humour est assez présent, avec quelques running gags (« No bread ») qui permettent de mieux rythmer l’épisode. Bref, c’est gentillet, une satire un peu molle…

the interceptor

mini feu rouge 2The Interceptor (UK, BBC) Peut-on encore parler des réseaux de drogue après The Wire ? The Interceptor a bien du mal à défendre son propos extrêmement générique, et pas bien malin. On reconnait plusieurs maladresses dans le récit. Par exemple, notre héros est embauché par une organisation qui cherche à faire tomber les têtes de réseaux (dixit son chef)… et une demi-heure plus tard notre héros a une révélation au milieu de ses nouveaux collègues et s’exclame : il faut faire tomber … les têtes de réseaux ! Vous rajoutez à cela l’énième revanche personnelle du personnage principal, et vous ne pouvez vous empêcher de bailler…

proof

mini feu rouge 2Proof (USA, TNT) C’est toujours un plaisir de revoir Jennifer Beals à la télé, mais on ne peut pas vraiment dire que le pilote arrive à exploiter ses promesses. Celui-ci se limite à présenter ses personnages un rien caricaturaux (la chirurgienne « bossy ») et nous lancer la thématique : enquêter sur ce qui nous attend après la mort. On est plutôt content de voir que la série veut utiliser un personnage athée pour cette quête scientifique, mais en revanche, comment ne pas être consterné par ces images vues et revues de la lumière de l’au-delà… Pire, on nous laisse en plan, sans insuffler de véritable émotion. Un gros manque d’imagination et de finesse (comme par hasard notre héroïne a perdu son fils, et a aussi vécu une expérience « proche de la mort »)…

mini feu orange 2Dark Matter (USA, SyFy) Tirée du comic du même nom, cette nouvelle série de SF cultive un vrai classicisme des intrigues. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un vrai vide depuis Farscape, et que le minimalisme des effets spéciaux laisse présager une histoire centrée sur les personnages et leurs secrets. Ceux-ci se réveillent sans souvenir dans un vaisseau fantôme. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il lui manque encore une personnalité, un peu d’humour et un chorégraphe qui ne soit pas ridicule. La révélation finale est tout de même sympathique, et on croise les doigts pour une bonne surprise. Allez, un petit divertissement estival sans prétention, ça pourrait me convenir. A condition d’éviter très vite certains clichés… Au 4è épisode, le divertissement reste sympa, même si l’univers, et les dialogues sont encore trop limités.

clipped

mini feu rouge 2Clipped (USA, TBS) J’aurai adoré venir chaque semaine dans cette enseigne de coiffeurs, pour retrouver George Wendt, (l’éternel Norm ! de Cheers) voire même Ashley Tinsdale (soyons fous !). Mais les dialogues sonnent tous terriblement faux, surjoués par d’autres acteurs de seconde zone, et d’une nullité sexiste voire raciste. J’aime les sitcoms traditionnelles, mais il faut un sacré coup dans le nez pour apprécier ce machin…

humans

mini feu orange 2Humans (UK, Channel 4) le remake d’Äkta Människor n’arrive pas à se faire totalement détester. D’abord, parce que la matière première (les robots envahissent la vie quotidienne) reste excellente. Hélas, on dépasse les considérations sociétales plus générales pour un formatage moins original. On regrettera certains changements nettement plus orientés sur le rapport homme/femmes que sur le rapport androide/humain. Plus réussie, la mise en place de la mythologie explique rapidement les tenants et les aboutissants, avec David Elster. Arrivé au 5è épisode, on s’est bien éloigné de la série originelle. Moins choquante, moins mystérieuse, mais tout de même bien emballée. C’est toujours ça.

Deutschland 83

mini feu vert 2Deutschland 83 (Allemagne, RTL) Très jolie surprise pour cette série qui dépasse largement le cadre de ses frontières. La réunification de l’Allemagne reste un de ces grands souvenirs du 20ième siècle, alors on plonge avec délice dans l’espionnage entre les deux allemagnes, au point chaud de la guerre froide. Ici, pas de propos paranoïaque ni de grandes scènes de thriller. On évoque de façon très juste cette époque là. En quelques scènes on distingue évidemment le choc d’un espion qui arrive en territoire capitaliste, mais aussi l’impérialisme américain qui ne se soucie guère des retombées d’une véritable guerre. Mieux, notre jeune héros est bien conscient de la corruption dans ses rangs, et il se voit obligé de risquer sa vie. Le traitement est sobre, efficace. Il faudra juste avaler une mise en danger irréfléchie, qui fait perdre un peu de crédibilité et de tension. Mais on a hâte d’y retourner.

cordon

mini feu orange 2Cordon (Belgique, VTM) La diffusion sur la BBC de la série flamande était le prétexte idéal pour s’y plonger, surtout après le festival Series Mania. Problème : le pilote n’arrive pas à rendre ses personnages suffisamment intéressants pendant leur temps d’exposition (extrêmement long). Du policier à l’institutrice en passant par l’adolescente enceinte, on peine à percevoir leurs caractères derrière leur « job ». La mise en place du cordon sanitaire traîne donc en longueur et on a bien le temps de comparer les différentes approches du genre. Pour le coup ça m’a presque redonné envie de relancer en parallèle la série coréenne The End of The World, qui détaille minutieusement tout le processus scientifique en cas de pandémie, histoire de compléter le sujet. Heureusement, le trailer de l’épisode suivant arrive à attiser une certaine curiosité. On verra ce que donnera le remake américain, Containment

complications

mini feu vert 2Complications (USA, USANetwork) Ça faisait longtemps que j’attendais une série qui mêle astucieusement le drama policier et médical. En faisant travailler un médecin pour un gang, la tension est permanente, et les rebondissements nombreux. Il faudra évidemment fermer les yeux sur de gros artifices, mais pour une série estivale, Complications remplit parfaitement son office. J’attends le 6è épisode avec impatience…

undercover

mini feu rouge 2Undercover (UK, Dave) On vous a déjà fait le coup d’un policier idiot qui infiltre un gang. Non ? Même si ce n’est pas le cas, ce n’est pas une raison pour vous infliger ce festival d’humour ras des pâquerettes, enchaînant les gags vus et revus partout ailleurs. La pauvreté des dialogues et l’acteur insupportable achèveront de vous convaincre de la nullité de l’entreprise.

Not safe for work

mini feu rouge 2Not Safe for Work (UK, Channel 4) Cette autre comédie a ce même parfum de blagues sur la dénonciation du racisme qui enfonce les portes ouvertes, la drogue qui rend les personnages trop drôles. En réalité c’est bien l’incompétence générale de ces fonctionnaires qui devrait nous faire rire. Il paraît.

the astronauts wives club

mini feu rouge 2The Astronaut Wives Club (USA, ABC) J’avais de l’espoir pour cette épopée de la conquête spatiale en évoquant les femmes de ces célèbres astronautes. Il est vrai que le casting prestigieux (et Yvonne) m’ont convaincu de m’attarder jusqu’au troisième épisode. Mais non, décidément, non, il n’y a rien à en tirer. Les intrigues sont plates, du début à la fin. Et on se contrefout rapidement de tout ce petit monde un rien égocentrique.

Scream tv series

mini feu rouge 2Scream The tv Series (USA, MTV) Oui la mention du célèbre film d’horreur des années 90 a suffit à me rameuter devant la série. Mais la satire du genre a laissé la place à du remplissage pour ado têtes-à-claques. On a qu’une envie, c’est que la boucherie concerne le casting entier en un quart d’heure…

Impastor

mini feu orange 2Impastor (USA, TVLand) Un type se sauve et prend l’identité d’un pasteur gay. Et devinez quoi ? Il est très bon dans ce nouveau job car il a évidemment beaucoup de chance. Voilà en gros le scénario vu et revu que l’on vous propose. Et si la plupart des gags sont mauvais, on sent tout de même un certain enthousiasme général devant cette comédie sans prétention. Assez pour lui donner une seconde chance ?

Zoo

mini feu rouge 2Zoo (USA, CBS) Vous pensiez qu’avec un pitch aussi ridicule (les animaux de la jungle se rebiffent et attaquent les humains), on allait forcément avoir quelque chose de rigolo pour compenser ? Même pas au second degré. L’ensemble est désespérément plat en plus d’être irréel à chaque seconde. A se demander comment des producteurs peuvent miser de l’argent sur des machins pareils…

killjoys

mini feu rouge 2Killjoys (Canada, Space Channel) Diffusée en même temps que l’autre série de SF Dark Matter, Killjoys est nettement moins intéressante, avec son histoire de chasseurs de prime et une énième figure féminine badass. C’est longuet, prévisible et on ne sent pas du tout l’univers.

the brink

mini feu rouge 2The Brink (USA, HBO) Lâchez une bande d’acteurs connus dans un fil rouge sur une énième menace des Etats Unis, videz toute situation humoristique, secouez… Vous obtenez ce machin sans goût ni odeur. Un somnifère puissant.

ballers

mini feu rouge 2Ballers (USA, HBO) C’est évidemment purement subjectif, mais j’ai beaucoup de mal avec les fictions qui parlent des pauvres riches sportifs qui essayent de survivre. Ballers, en soi, n’est pas mauvaise, et le casting est de qualité, mais je m’y ennuie terriblement. Parce que rien ne me rattache à ce genre de personnages.

the outcast

mini feu orange 2The Outcast (UK, BBC) J’étais parti pour aimer cette description d’un garçon qui perd sa mère et se retrouve rejeté. C’est très bien réalisé, et joué. Et même si le rythme est un peu longuet, on essaye vraiment de dépeindre les tourments de ce héros. Seulement voilà, j’ai vraiment eu l’impression qu’on en rajoutait. Une phrase de trop, jusqu’au pétage de plomb. J’aurai voulu quelque chose de plus sincère et subtile. Cela dit, il n’y a que deux parties, il y a moyen de rattraper cela.

Visionnages de l’été (saisons en cours)

mr robot

Mr Robot Le pilote était vraiment prometteur avec ses lignes désabusées et cyniques sur notre monde contemporain. Au troisième épisode, mon enthousiasme s’est amoindri. Les allées et venues de notre héros au sein de la mouvance hacker anarchiste ont fini par me lasser. Ira, ira pas ? J’ai l’impression qu’on cherche déjà à tirer sur la corde au lieu de rentrer vraiment dans le vif du sujet.

The Strain s2

The Strain Bien que dubitatif, j’avais fini par vraiment apprécier le ton de la première saison, à mi-chemin entre la série B assumée et l’ambition d’avoir des moments d’horreur. Malgré un final assez catastrophique, j’étais reparti plein d’espoir. Hélas, la propagation du virus n’intéresse plus personne, on nous prépare juste à un second round contre les boss. Tant pis pour le mystère.

masters of sex

Masters of Sex J’aime toujours la série, même si j’ai ressenti une certaine lassitude au premier épisode de cette troisième saison. J’espère vraiment qu’avec la publication de leurs recherches on va insister sur la réaction du monde, au lieu de nous embarquer dans les histoires de cœur de leurs rejetons. Et je ne sais vraiment pas quoi penser de l’annonce finale.

the last ship season 2

The Last Ship La série continue dans ses moments ridicules, empreints de patriotisme. Mais ça me rappelle sans doute certaines fictions des années 80, simplistes, avec d’un côté les bons, et les méchants. Regardable l’été mais pas au delà. Cela dit, j’ai bien aimé la séquence sous-marine.

the whispers

The Whispers Là aussi il ne faut pas trop demander à ce divertissement fantastique multipliant les rebondissements peu crédibles. Mais j’aime bien l’idée d’un adversaire invisible manipulateur. Il est vraiment dommage qu’une fois encore on cherche le gros spectacle son et lumière au lieu d’en faire un thriller paranoiaque. Le sujet aurait été parfait.

extant s2

Extant Je ne pensais pas revenir pour la seconde saison, tellement son visionnage fut difficile. Et puis j’ai lancé ce season premiere, qui change complètement les personnages. Une réécriture qui fait encore plus de mal à la série, simplifiant toute ambiguité pour rendre le gavage encore plus rapide. Yeurk.

wayward pines

Wayward Pines Le fameux twist de mi-saison restera longtemps dans les annales. Ambitieux, culotté, même. Malheureusement, il n’est pas toujours facile de rebondir après un tel renversement d’échiquier. Et bien vite de mystérieuse la série devient prévisible.

rectify season 3

Rectify Je suis toujours ravi de revenir dans l’univers de la série, de retrouver ses personnages bien dessinés, construits, argumentant. Seulement, a contrario de beaucoup de critiques, je ne ressentais pas le besoin d’aller enquêter sur la culpabilité de notre héros. C’est pour ça que j’avais été déçu par la seconde saison. Le point de vue unique de cette fiction était qu’elle pouvait se détacher de cette quête de la vérité, en disant qu’importe : ce que l’on veut raconter, c’est la reconstruction d’une personne, d’une famille. Ce début de saison en fait déjà trop avec le shérif et la procureur.

True Detective season 2

True Detective Je ne vais pas mentir, je trouve qu’il y a eu une erreur fondamentale avec cette seconde saison. La série puisait sa force dans la description d’un monde désertique violent, horrible, désespérant. Ici, on multiplie les personnages à problèmes, dans un univers urbain où chacun doit tirer sa couverture. Reste la phénoménale séquence d’action, en écho à la première saison. Jolie, bien menée, mais bien inférieure d’un point de vue technique et émotionnelle.

Mon bilan télé de l’année 2013

Le bilan de cette année 2013 sera bien plus concis que les précédents, puisque le temps m’est réellement compté ces dernières semaines. Alors j’ai opté pour une formule certes largement répandue sur la toile, mais elle vous permettra je l’espère de vous donner une petite idée de ces 12 mois télévisuels qui furent bien remplis.

Nouveau record personnel : avec 137 pilotes ou nouvelles séries abordées cette année (pour un total de 190 articles publiés), il y avait en effet de quoi faire aux 4 coins du monde.

chart tv shows

Il est toujours amusant de voir comment notre sériephilie évolue avec le temps. Lorsque Cinédramas avait un an, les USA faisaient déjà près de la moitié des articles, suivis par les coréens (un quart) et les japonais (un huitième) et le reste était soit du cinéma soit hors propos. Au bout de 4 ans, on peut constater que la part de coréen, d’américain et de japonais n’a guère changé. Non, le bouleversement majeur du blog, c’est la substitution du cinéma asiatique par les fictions européennes, et notamment britanniques. Et comme nous allons en parler juste après, cette année 2013 fut un excellent cru Outre-Manche.

Alors cette année, disais-je, plutôt que de parler de longues minutes sur des séries pas franchement passionnantes, j’ai eu envie de vous faire partager mes 30 plus gros coups de cœur de l’année, toutes origines confondues, qu’elles soient ou non des nouveautés.

Mes 30 séries marquantes en 2013 :

En Europe :

Les fictions britanniques m’auront conquis cette année.

dates 01e03

1 – Dates : Une fiction britannique au concept original, racontant un premier rendez-vous entre deux personnes apparemment opposées. Non seulement c’est fin parce que ça décortique parfaitement les modes de pensée de chacun, c’est brillamment joué, mais en plus certains personnages reviennent par la suite faire d’autres rencontres. Un sujet inépuisable et émouvant. Un petit bijou.

utopia 103

2 – Utopia : Une fiction britannique paranoïaque mettant en danger un groupe d’individus. Mise en scène magnifique, twists diaboliques, violence décapante.

my mad fat diary 106

3 – My Mad Fat Diary : Une fiction britannique avec pour héroïne une adolescente obèse qui essaye de se reconstruire. Délicieusement drôle et touchante.

peaky blinders cillian murphy

4 – Peaky Blinders Un gang de bookmakers maintient son emprise sur ses quartiers après la première guerre mondiale. Après un démarrage plutôt mou, la fiction britannique révèle son goût pour une réalisation appuyée, qui met en valeur le charisme de son interprète principal. Et malgré quelques facilités en fin de saison, la série est une des valeurs sûres de l’année.

the wrong mans james corden

5 – The Wrong Mans Tout simplement la meilleure comédie de l’année (avec le retour d’Arrested Development). Un scénario bourré de twists, un rythme soutenu, une avalanche de clins d’œil à des références cinématographiques, et un plaisir jubilatoire tout le long.

the fall 01e05

6 – The Fall : Une fiction irlandaise sur un tueur en série, père de famille aux pulsions perverses qui cache bien son jeu. Avec Gillian Anderson en enquêtrice affirmée. Retourne l’estomac.

miranda bbc miranda hart

7 – Miranda Un humour bon enfant contagieux se cache toujours dans cette troisième saison un peu moins réussie que les précédentes. Mais, maladroite et loufoque, Miranda la célibataire trentenaire reste très attachante.

downton abbey 4e08

8 – Downton Abbey Malgré toute l’appréhension légitime des fans, cette 4ème saison s’est révélée agréable à suivre. Avec un seul évènement traumatisant, la série s’est un peu calmée et préfère faire répliquer ses personnages. Un bon choix, si on ferme les yeux sur le très décevant épisode de Noël.

call the midwife 02e08

9 – Call The Midwife La seconde saison, imperturbable, aborde avec bonheur le progrès médical et social dans les années 50. Nos sage-femmes et sœurs œuvrent pour l’amélioration de la vie de leurs patients et de leurs enfants, et avancent enfin dans leurs vies privées pourtant très sages. Toujours aussi touchante sans jamais en faire de trop, Call the Midwife est probablement l’une des plus belles séries de ces dernières années.

Mention honorable : The Village (Une fiction britannique qui raconte l’évolution d’un village de la première guerre mondiale à nos jours. Une première saison peut-être un peu trop poignante pour son bien), Broadchurch (Une enquête policière britannique sur la mort d’un enfant dans une petite localité côtière. Une intrigue prévisible et pleine de ficelles, mais parfaitement rythmée, dotée d’une très bonne ambiance et qui sait se rendre émouvante)

Les autres pays :

Il faudra aller du côté du Canada et de l’Australie pour trouver quelques jolies perles.

orphan black bbc america

10 – Orphan Black : Une fiction canadienne sur une jeune femme qui prend l’identité d’une flic qui lui ressemble. Une intrigue conspirationniste sur le clonage humain, drôle, rythmée mais parfois incohérente et un peu moins attachante qu’espérée.

Mention honorable : A place to call home : Une fiction australienne située après la seconde guerre mondiale, où une femme mystérieusement débrouillarde côtoie une richissime famille. Une saga aux trames largement simplifiées (et prévisibles), mais avec des personnages attachants. Dommage que la première saison ne boucle pas correctement ses arcs.

Japon

Une sélection plus rigoureuse cette année. Je n’ai pas été conquis par certains gros succès comme Hanzawa Naoki, mais le Japon produit toujours quelques chefs d’œuvre.

saikou no rikon eita ono machiko

11 – Saikou no rikon : Une description jubilatoire d’un couple qui se déchire, trouvant le ton idéal pour parler des défauts de chacun sans verser dans la caricature. Incontournable.

woman hikari mitsushima

12 – Woman : Cri déchirant, appel à la solidarité, ce human drama plonge dans les difficultés d’une mère qui élève seule ses enfants et n’arrive pas à survivre. Une leçon parfois trop bavarde, mais toujours émouvante et brillante.

pan to soup to neko biyori street

13 – Pan to soup to neko biyori Exercice de style zen, tournant à l’obsession, donnant une série magnifiquement épurée sur la renaissance d’un petit restaurant de quartier par la fille de la propriétaire décédée.

Mention honorable : Itsuka hi no ataru basho de (un drame humain sur la rédemption après la prison, avec des personnages simples et attachants qui cherchent à se reconstruire. Parfois un peu longuet, et ne bénéficiant pas d’une réalisation suffisamment soignée, mais le propos, qui ne cherche pas la pitié, est vraiment touchant)

Corée du sud

Une année décevante, avec quelques rares productions de qualité disséminées ça et là. Il va falloir redresser la barre l’année prochaine !

that winter the wind blows 12

14 – That winter the wind blows : l’histoire d’une jeune héritière aveugle qui se fait duper par quelqu’un qui se fait passer pour son frère. Un drama habile, qui maintient à merveille l’ambiguïté des personnages, et développe son sujet avec suffisamment de twists pour être haletant. Réalisation impeccable, acteurs formidables, il n’y a guère que la fin bâclée qui vient gâcher le plaisir.

i hear your voice lee bo young

15 – I hear your voice : Drama sympathique sur une avocate  flemmarde au caractère bien trempé qui rencontre un jeune homme capable de lire dans les pensées. Bien équilibré, malgré quelques scènes manquant de finition, avec de bons personnages et un background convaincant.

heartless city jung kyung ho doctors son

16 – Heartless city : Drama sombre et complexe dans l’univers de la pègre, avec son lot de twists savamment planifiés, à la mise en scène léchée et mature. Une ambition qui impressionne.

two weeks lee jun ki blood

17 – Two weeks Ce thriller sans temps mort est l’une des belles surprises de cette année, avec un personnage principal qui se bat contre tous pour rétablir la vérité. Solide, prenant, en un mot : réussi.

answer me 1994 go ah ra

18 – Answer me 1994 Le spin off d’Answer Me 1997 était attendu au tournant et s’il reprend la même recette sans arriver à cacher ses ficelles, il arrive toujours à émouvoir en nous parlant de la famille, des amis et … d’amour. Le tout dans un contexte nostalgique qui touche encore une fois au cœur. Bien joué !

Mention honorable : Cruel Palace (Sageuk de JTBC sur une période noire d’une Corée asservie, où les conflits de pouvoir au palais permettent l’ascension d’une concubine ambitieuse. Textes et interprétations classiques, mais mise en scène léchée et mature, dramaturgie lourde mais efficace, évolution très intéressante des personnages féminins.), Shark (Drame basé sur le mythe d’Orphée, une histoire de vengeance qui prend son temps. Avec de solides acteurs, une bonne mise en scène, une intrigue captivante mais une fin décevante), Monstar (Un highschool drama musical sur une popstar retournant à l’école. Avec des passages musicaux vraiment émouvants, la sensation d’une déclaration d’amour à la musique, et une interprète charmante, on en oublierait presque la simplicité des intrigues et son rythme beaucoup trop lent)

A noter : les dramas commencés en fin d’année ne sont pas dans cette liste.

USA

Une rentrée des networks catastrophique, des annulations en série, et les séries du câble qui font la différence… Chaque année c’est la même chose… en pire ?

getting on 1e06

19 – Getting on : Une vision parfaitement représentative d’un service gériatrique, de la maltraitance ordinaire au fonctionnement hypocrite qui affiche en grand son éthique sans en appliquer les principes. Féroce, jubilatoire, la série verse dans le mockumentary en s’attardant toutefois davantage au système qu’aux délires de ses personnages. Elle fera fuir beaucoup de monde avec son sujet, mais Getting On est pourtant l’un de mes grands coups de cœur de cette année.

masters of sex 1e09

20 – Masters of sex : Pas loin d’être la meilleure nouveauté américaine de l’année, la série revisite la recherche sur le sexe dans les années 50 en une aventure scientifique et sentimentale absolument passionnante et brillamment interprétée. Très en avance sur ses idées, quitte à parfois déséquilibrer la balance, cet hymne au progrès social dépeint avec justesse et émotion la complexité de l’enchevêtrement du sexe et de l’amour.

orange is the new black inmates

21 – Orange is the new black Une comédie pleine d’humanité dans l’univers d’une prison pour femmes, qui déroule méticuleusement ses thématiques de vengeance, trahisons, bouderie en évoquant l’amour et le désir. Drôle, touchante, la série se paye le luxe de donner suffisamment de complexité aux personnages pour ne jamais tomber dans une ambivalence caricaturale.

arrested development 405

22 – Arrested development saison 4 Le retour d’une des meilleures comédies de tous les temps fut réussi. Croisant le récit de tous ses personnages, la saison s’apparente à un puzzle humoristique, toujours aussi bourré de clins d’œil et de gags de second plan. En réinventant le script, la série perd en rythme et en oublie de s’attarder sur quelques personnages fétiches, mais qu’importe, Arrested development fut LE moment comique de l’année (avec The Wrong Mans).

rectify aden young

23 – Rectify L’une des plus belles nouveautés de l’année réussit à rendre touchant son personnage principal sortant du couloir de la mort, sans que l’on ne connaisse la vérité sur sa culpabilité. L’intérêt est ailleurs, dans la découverte d’un monde qui ne l’a pas attendu, et qui a déjà un jugement sur lui. Superbement réalisée, exprimant toute la palette d’émotions d’un personnage pourtant énigmatique, Rectify envoûte le téléspectateur.

bunheads 118

24 – Bunheads La fin de la série n’est peut-être pas aussi flamboyante que ses débuts, il n’empêche, Sherman-Palladino a réussi à rendre fraîche, drôle, émouvante l’univers de la danse, en colorant son récit moderne de toutes ses situations improbables et de ses répliques cultes. Décalée, Bunheads était tout simplement l’une des plus belles séries de cette décennie, et malheureusement ABC Family n’a jamais voulu le comprendre malgré les critiques dithyrambiques.

elementary

25 – Elementary La meilleure nouveauté policière de ces dernières années confirme son excellence dans l’écriture, avec des intrigues tarabiscotées, un sens aigu du rythme dans le raisonnement et des twists souvent imprévisibles. Mieux encore, cette différente approche de Sherlock Holmes et Watson, elle aussi parfaitement interprétée, ne ménage pas l’émotion, et explore intelligemment leurs esprits brillants.

game of thrones 03e10

26 – Game of thrones Malgré un récit cloisonné entre ses différents personnages et univers, la troisième saison de la saga ne manque pas de souffle et de séquences impressionnantes. La dimension épique est là, le show prend de l’ampleur, et fera bien habilement couler le sang. Bravo.

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27 – The big bang theory Pour ses 6è et 7èmes saisons, la comédie intègre désormais parfaitement son casting féminin, repousse les limites de Sheldon (une romance, son inadéquation avec les femmes), et enrichit ses dialogues et ses situations. Un mécanisme bien huilé.

the good wife 04e22

28 – The good wife L’écriture de la série est toujours aussi impressionnante, elle s’est bien rattrapée depuis fin 2012 (4è saison), en changeant enfin les règles du jeu et en dynamitant toutes les relations entre les personnages. Les enjeux ainsi divisés selon les « camps » n’en sont que plus passionnants.

the americans

29 – The americans aborde d’une manière rafraichissante la guerre froide dans les années 80, avec un duo d’espions russe qui aura mis du mal à me convaincre. Une fois la psychologie des personnages mieux posée et une tension enfin présente, la série n’a pas eu de mal à devenir un rendez-vous très attendu.

nikita 4e01

30 – Nikita Peut-être le dernier divertissement d’action qui arrivait à surprendre le téléspectateur d’épisode en épisode, avec des personnages certes pas toujours bien traités, mais une dynamique d’ensemble qui faisait plaisir. Malgré ses facilités, le show n’a pas beaucoup faibli, et il me manquera terriblement.

Mention honorable : Mom. Cette comédie s’aventure sur des terrains peu balisés avec une héroïne ex-alcoolique dont la mère a elle aussi connu tous les excès. Elle doit surtout son charme à ses interprètes, et dispose d’une galerie de personnages à fort potentiel, il ne lui manque plus qu’une meilleure écriture pour que les répliques fonctionnent vraiment.

Quelques saveurs nostalgiques, en bonus :

Cette année 2013 fut aussi pour moi le plaisir de voir ou revoir d’anciennes séries, comme quelques épisodes de Thirtysomething, la saison 5 de Cheers, l’intégrale de l’excellente comédie britannique Gavin and Stacey ou la série norvégienne déjantée Hellfjord. Quel plaisir aussi de partager la deuxième saison de la série espagnole Gran Hotel avec mon épouse. Et puis vous n’imaginez pas à quel point ça rassure de découvrir que la série animée Duck Tales (La bande à Picsou) supporte très bien le poids des années. Amis éditeurs, à quand une intégrale en DVD ? Parce que j’avoue qu’il y a un gouffre entre les productions actuelles pour gamins et celles de ma folle jeunesse, et j’aimerai bien que mon petit Antoine profite de ces merveilleuses aventures quand il aura l’âge. Et je précise bien que je ne veux pas une suite comme celle des Mystérieuses Cités d’Or, dont la simplicité et la fadeur des histoires ne laisse que peu de place à l’imaginaire (sans compter la bande originale catastrophique).

Nostalgie encore, le one-man show de Bill Cosby ne m’aura pas fait énormément rire, mais il m’aura surtout rappelé à quel point le comédien était irrésistible avec ses mimiques…

Voilà pour cette année 2013, parcourue bien trop rapidement à mon goût. Il s’en est fallu de peu pour que j’évoque la deuxième saison dÄkta Människor, toujours aussi passionnante, mais diffusée un peu trop tardivement. J’espère ne pas avoir oublié certaines séries. (Et pour répondre à la question, oui j’ai délibérément omis de citer Hannibal, n’étant pas franchement emballé par l’œuvre, aussi léchée soit-elle).

Merci, surtout, pour votre fidélité.

Et que l’année 2014 ne démarre pas sur les chapeaux de roue, car j’ai déjà du retard dans mes séries asiatiques !

Bilan détaillé de la saison USA 2012-2013

Après les statistiques la semaine dernière, je vous propose donc mes impressions sur cette saison américaine qui s’avéra plus riche que prévue.

J’ai une fois encore volontairement écarté les pilotes de séries. Il y aurait beaucoup à dire sur la médiocrité rampante des nouveautés (d’où mon appréhension qui augmente à chaque rentrée, malheureusement entretenue par des trailers désastreux). Mais il y aurait encore plus à dire sur la simplification des intrigues, hélas.

Je vais donc vous parler ici des 38 séries qui m’auront accroché au delà du pilote (seulement 6 ont été arrêtées en cours de route) : Arrow, Boss s2, The Walking Dead s3, Don’t trust the B in apartment 23 s2, Go on, Parenthood s4, Underemployed, Touch s2, Girls s2, Grey’s Anatomy s9, The Big Bang Theory s6, 2 Broke Girls s2, Dexter s7, Elementary, Homeland s2, Last Resort, Once upon a time s2, Raising Hope s3, The Good Wife s4, the Mentalist s5, the Mindy Project, 666 Park Avenue, Nashville, Nikita, Bunheads, Smash s2, White Collar s4, The Americans, House of Cards, Zero Hour, Cult, Red Widow, Bates Motel, Game of Thrones s3, Hannibal, Rectify, The Goodwin Games, Arrested Development s4

nouvelles séries

1/ Les nouvelles séries

honneur

A l’honneur :

Rectify

Rectify La série a réussi à rendre touchant son personnage principal sortant du couloir de la mort, sans que l’on ne sache vraiment s’il était innocent ou coupable. Car l’intérêt était ailleurs, dans la découverte d’un monde qui ne l’a pas attendu, et qui a déjà un jugement sur lui. C’est superbement réalisé pour exprimer toute la palette d’émotions d’un personnage pourtant énigmatique, et je n’en ai pas perdu une miette. Vivement la suite. (♥♥♥♥)

bunheads

Bunheads Si on m’avait dit qu’un jour j’adorerai une série sur la danse, je ne l’aurai pas cru. Mais la patte de Sherman-Palladino me manquait trop. Voilà peut-être la seule nouvelle série d’une fraîcheur et d’une bonne humeur à toute épreuve. Voilà la seule série avec une écrasante majorité de personnages féminins qui nous démontre que ce qui compte, c’est pas la parité, c’est le script. Voilà une des rares séries à l’antenne qui exploite encore le meilleur sujet qui soit : le quotidien. Non seulement la série est très drôle, ultra-référencée comme il se doit, mais en plus elle aborde tout en décalage et en modernité des problématiques plus actuelles. Les séquences de danse sont à la fois créatives et magnifiques. Malgré quelques épisodes en deçà au milieu d’une saison déjà découpée, la série est très attachante et développe de façon surprenante tout ce petit monde. Et si ABC Family ne la renouvelle pas, je leur jette un sort jusqu’à la 33è génération. (♥♥♥♥)

Les bonnes séries :

elementary

Elementary J’avais peur d’un Sherlock Holmes revisité, affublé d’une (et non pas d’un) Watson, tellement Hollywood nous a habitué aux one-shot marketing. Et pourtant, la série a su développer son duo, et surtout s’appuyer sur de solides énigmes, aux twists retords et surprenants. Pouvoir à nouveau réfléchir, établir des hypothèses devant un show policier américain, quel bonheur ! Mieux encore, la prestation des acteurs est au top (et pourtant si différente de son double anglo-saxon), et la fin de saison prend des virages plutôt osés, prouvant que la série peut aussi imposer un ton, une ambiance particulière. Une démonstration éblouissante. (♥♥♥)

nashville

Nashville Un soap dans l’univers de la country ? Là encore j’étais sceptique. Plus je plonge avec délice dans les séries coréennes, plus je suis en décalage complet avec ce que tentent de m’apporter les soaps américains. Mais Nashville a su prendre son temps pour faire évoluer ses personnages, et surtout nous donner une porte pour les comprendre, pour justifier leur comportements. D’où les bonnes surprises, du personnage affirmé d’Hayden Panettiere aux moments musicaux décrivant le ressenti de chacun. Ouf, l’émotion est là. Malgré l’avalanche de twists médiocres et une partie politique plombant l’ambiance, on arrive à s’intéresser au sort de nos personnages. Et si le final est overzetop, il donne tout de même très envie de voir la suite. (♥♥♥)

the americans

The Americans Traiter de la guerre froide au milieu des années 80, c’était une bonne idée, surtout en se positionnant du point de vue russe. Mais j’ai eu un peu de mal à m’y mettre. La faute à un couple qui a mis du temps à me convaincre (le positionnement psychologique de départ étant au mieux incompréhensible), mais également à une tension quasi inexistante dans les premiers épisodes. Fort heureusement, la série relève la tête par la suite, en forçant chacun à faire des choix devant un engrenage infernal. Mieux encore, le final ouvre enfin la perspective de parler d’une vie familiale sous un angle bien plus intéressant, et la romance entre les deux protagonistes passe enfin très bien à l’écran. (♥♥♥)

bates motel

Bates Motel La réadaptation de Psycho subit le modèle inverse. On retiendra ses débuts magnifiques, avec la relation dérangeante entre Norman Bates et sa mère, son développement psychologique qui exploite avec brio une certaine ambivalence, ou sa multitude détails qui montre que l’œuvre originale a été bien assimilée. On ira même jusqu’à apprécier ses nombreux twists, pour la plupart redoutables… Jusqu’au très laborieux reboot de la mi-saison, et le départ en vacances des scénaristes. Le final essaye de surprendre le téléspectateur avec ce que tout le monde attendait depuis l’annonce de la série, et ça, ça laisse dubitatif. J’espère vraiment retrouver ce qui m’avait plu au départ. (♥♥)

De passable à médiocre :

arrow

Arrow Arrow joue la carte d’un vengeur masqué qui n’hésite pas à tuer pour sauver sa ville. L’acteur, plutôt performant, sauve souvent la mise. Mais les scénaristes jouent la montre depuis le début, incapables de construire une mythologie correcte, nous plongeant dans des flashbacks insulaires aux intrigues copiés-collés, et essayant de nous imposer une romance bien peu convaincante. Bref, la série marche régulièrement au dessus du vide, et n’exploitera ses enjeux qu’à des moments clés de la diffusion. Vraiment dommage parce que la série a du potentiel. Espérons de nouveaux scénaristes pour la seconde saison.()

RADHA MITCHELL

Red Widow Le remake de la série hollandaise Penoza n’a elle aussi pas réussi à développer ses intrigues en milieu de saison. Heureusement cette femme obligée de bosser pour la mafia est aussi capable d’émouvoir son téléspectateur. La série n’est donc pas une simple mise en danger de l’héroïne avec des rebondissements prévisibles, et je me suis plutôt bien attachée à ce petit monde en même temps que j’y vérifiais mes hypothèses. Efficace, mais pas renversante. ()

hannibal

Hannibal Elles sont rares les séries où je suis en grand désaccord avec la communauté sériephile, mais Hannibal fait partie de celles-ci. Et pourtant j’adore Bryan Fuller (Dead Like Me, Pushing Daisies).  Je porte beaucoup plus d’importance au fond qu’à la forme, et les hallucinations répétitive de notre héros m’ont passablement irrité. Oui, la série a un sous-texte, mais elle oublie l’essentiel : raconter une intrigue policière. Et sur ce plan là, c’est un massacre, même la 5è saison de Mentalist fait mieux question raccourcis et invraisemblances. Si la série voulait évoquer le rapprochement psychologique entre le tueur en série et son « ami », elle pouvait le faire sans essayer de nous raconter en une minute comment coincer le coupable d’un crime tellement sordide que les mises en scènes de Dexter passent pour du barbouillage. Je n’aime pas les séries qui se décrédibilisent, qui frustrent parce qu’on a pas eu l’intelligence d’appliquer la moindre once de raisonnement aux intrigues annexes. Je n’aime pas les séries qui répètent ad nauseam la même chose sur une dizaine d’épisodes (on aura compris qu’Hannibal aime faire goûter de curieuses choses à ses convives). Et surtout, j’ai eu beaucoup de mal avec ces échanges soporifiques. Je savais déjà que Bryan Fuller avait besoin de bons dialoguistes pour relever ses œuvres, j’en ai eu une fois de plus la preuve. Je me suis ennuyé, je me suis endormi un nombre incalculable de fois devant la série. Et si j’en perçois ses qualités graphiques, je suis incapable de l’apprécier globalement. La mise en scène des meurtres ne me fait plus rien, étant donné que l’on a que rarement pris la peine d’évoquer les victimes comme des êtres humains (cf ma critique de The Fall, bien plus réussie sur ce point). Hannibal est totalement dénuée d’émotion, et c’est un obstacle insurmontable pour moi. ()

the mindy project

The Mindy Project J’aurai adoré tomber sous le charme de Mindy Kaling et de son amour des comédies romantiques. Hélas, la série est beaucoup trop centrée sur son héroïne plus agaçante que touchante. Pire, elle a pour acolyte Morgan dont les frasques délirantes déséquilibrent le show. Par moment, le show redresse la barre, insufflant enfin un peu d’émotion, montrant qu’elle a compris les codes qui l’inspirent, mais restant incapable de les utiliser à bon escient. Fort heureusement pour elle, certains dialogues font mouche, et le personnage de Danny Castellano est suffisamment bien écrit pour être attachant. Mais le final raté ne laisse que peu d’espoir. ()

go on

Go On Autre show égo-centré (cette fois sur Matthew Perry), Go On aurait du être une comédie intelligente sur ces groupes de parole, sur l’espoir d’une vie meilleure. Elle n’aura été qu’une galerie de personnages dont le développement n’a jamais été envisagé. Tout tourne autour de notre héros, qui en fait des tonnes. Pire, les gags sont d’un niveau lamentable, donnant ainsi l’impression que le script a parfois été écrit en deux minutes chrono. La bonne ambiance générale ne suffit visiblement pas. Voilà une annulation que je ne regretterai pas. (0)

Last Resort Après l’excellent pilote, quelle déception ! Au lieu de faire monter la pression sur ces militaires trahissant les Etats Unis, la série n’arrive pas à nous attacher aux sorts des personnages, aux comportements aléatoires et incohérents. Tout ou presque est écrit avec les pieds. Chaque « révélation » n’en finit plus de tomber à plat, les épisodes sont prévisibles, très mal rythmés, et on peine à savoir quel était le propos de la série. La définition d’une daube. (0)

underemployed

Underemployed Sympathique série sur des jeunes adultes qui peinent à trouver le chemin du travail. L’esprit est positif, humoristique, et les personnages attachants. Mais c’est pas toujours très bien joué, et cette naïveté, cette foi inébranlable en l’avenir a fini par m’agacer. D’autant que le scénario force la chance de nos héros, et chacun se montre bien trop compréhensif. Enfin, il faut croire que la jeunesse n’a qu’un seul mot à la bouche : party. C’est peut-être mon côté ronchon, mais j’ai frisé l’overdose de fêtes. ()

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Zero Hour Mélanger la science et la religion, le paranormal et les nazis, c’était s’assurer un concept à la Indiana Jones, et j’avoue avoir été plutôt agréablement surpris par les twists tout au long de l’aventure, avec une découverte progressive des enjeux qui faisait plaisir à voir tant ils étaient osés. Les puzzles étaient également très sympathiques, mais le manque de cohérence dans le développement des personnages, et le peu de moyens alloués ne permettent pas une seule seconde de rendre ce spectacle crédible. Masochiste, je suis resté au bout pour savoir comment ils allaient conclure, et j’ai reçu une gigantesque gifle, à vous faire passer l’envie de vous investir dans n’importe quelle série un tant soit peu mythologique. Complètement incohérente, elle ne répond à rien, n’explique rien. On sombre dans le n’importe quoi, avant d’être effaré par l’ultime séquence, qui donnerait envie à Gandhi de frapper à mort les scénaristes de la série. (0)

666 park avenue

666 Park Avenue Là aussi, cette série fantastique peine à susciter l’effroi ou l’horreur, avec ses effets spéciaux médiocres. Ses personnages se baladent dans cet hôtel diabolique, mais aucune idée n’est réellement exploitée. On passe du coq à l’âne, avec de intrigues qui donnent davantage envie de rire que de se réfugier derrière son canapé. La série ose le n’importe quoi, sans tenir son fil conducteur. Impossible de s’émouvoir sur quoi que ce soit, le final en déconcertera plus d’un. Un gâchis impardonnable. (0)

séries arrêtées

2/ Les séries arrêtées :

dont trust the b

Dont’ trust the bitch in apartment 23 s2 La série avait su me faire revenir avec ses gags absurdes et ses personnages délicieusement égoïstes, mais après une entrée en matière satisfaisante, cette seconde saison s’est avérée être un massacre sur tous les plans ou presque. En se concentrant sur les thématiques de mensonge et d’honnêteté, le show tourne en boucle, révélant froidement au téléspectateur qu’il n’a plus rien à dire. Le trash et la provocation sont tellement mal utilisés que 2 Broke Girls parait comme un chef d’œuvre à côté. Sans compter que l’irritant Dawson n’en finit plus de prendre de la place au mépris du concept initial. C’est devenu rapidement lourdingue. Et j’ai abandonné au sixième épisode, à l’aube de son annulation.

touch s2

Touch s2, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Le show avait réussi à faire oublier Jack Bauer en se concentrant sur des thématiques et un puzzle humaniste, certes naïf, mais sympathique. Il avait fini par prendre le chemin d’une mythologie bancale, et cette seconde saison bifurque vers le sauvetage d’enfants dans une paranoia très mal développée. On retrouve non pas un journaliste père de famille mais un Jack Bauer qui part flinguer à tout va. Le propos humaniste disparait, et on roupille ferme. J’ai tenu 4 épisodes avant son annulation.

white collar 04e10

White Collar s4 J’arrivais toujours à revenir auprès de cette série sympathique, grâce à la complicité des deux personnages principaux. Et puis, peu à peu, les intrigues se sont simplifiées et on ressent cruellement l’essoufflement créatif de la série. Les épisodes n’ont plus aucun twist, aucune tension, et l’arc principal concernant la famille de notre escroc s’avère extrêmement prévisible. Au 11ème épisode, j’ai fini par lâcher prise. Il n’y avait plus rien à en tirer.

Cult

Cult Il ne suffit pas d’avoir un bon concept pour faire une bonne série. Mêler la fiction, le fan-universe, et une conspiration, c’était peut-être s’assurer d’un buzz médiatique, mais il faut encore suivre. C’est terriblement mal joué, les dialogues ont 3 minutes de retard pour nous expliquer ce qu’on avait déjà compris, et le show veut tellement se prendre au sérieux que le décalage n’en est que plus ridicule. Affligeant. Et j’ai tenu 4 épisodes !

The Goodwin Games

The Goodwin Games Après un excellent pilote plein de rythme, d’humour, et twists sympathiques, j’avais décidé de donner une chance à cette comédie boudée par la chaine. J’ai fini par comprendre la raison de sa diffusion. Les épisodes suivants sont lamentables, tournent à vide, en voulant en faire des tonnes sur des gags creux et insipides, sans compter la quasi totalité des répliques balancées par des acteurs qui n’y croient plus. Ouch ! 4 épisodes et ça sera tout pour moi, merci.

House of Cards

House of Cards Si l’ambition du projet était impressionnante pour Netflix, elle était en décalage avec le résultat perçu à l’écran. Certes, avec son casting de luxe et son univers décortiquant les requins de la politique, la série ne manque pas d’atouts. Seulement voilà, Boss est passé par là, et le rythme lancinant des épisodes a fini par me faire prendre de plus en plus de distance avec une série qui aurait pourtant du m’inciter au binge-watching (vu que Netflix a mis tous les épisodes disponibles sans délai). Du coup après 6 épisodes, j’ai pas eu envie de reprendre.

anciennes séries

3/ Le retour des anciennes séries :

honneur

A l’honneur :

arrested development 405

Arrested Development s4 J’avoue être perplexe devant la frilosité des critiques, car cette saison fut pour moi un coup de maître, réussissant une nouvelle forme d’écriture parfaitement adaptée à son nouveau support (Netflix). J’en ai déjà parlé dans ma critique complète : comprendre un gag d’un épisode précédent a quelque chose de jouissif, et se surajoute au plaisir de dénicher tous ces gags d’arrière plan, que ce soient des clins d’œil à l’univers de la série ou des créations originales. A l’exception de deux épisodes un peu en dessous, j’ai adoré retrouver tout l’humour de la série, et j’ai bien plus rigolé devant elle que devant une bonne dizaine de nouveauté comiques réunies. Et vu les pourparlers j’espère qu’une cinquième saison verra le jour. (♥♥♥♥)

boss 202

Boss s2 Moins centrée sur la symbolique, davantage concentrée sur le jeu des alliances, cette seconde saison est tout aussi magistrale que la première. Les retournements de situation sont imprévisibles, et surtout parfaitement orchestrés. Avec ses acteurs, ses intrigues sur le mal qui rampe dans la ville, et ses multiples niveaux de lecture, la série enfonce le clou et s’impose définitivement comme un des plus beaux joyaux télévisuels de ces dernières années. En annulant ce petit miracle, Starz s’est suicidée. (♥♥♥♥)

game of thrones 03e04

Game of Thrones s3 Autant la seconde saison se perdait en évoquant les multiples nouveaux personnages, autant cette troisième saison récolte enfin les fruits. J’accroche beaucoup moins aux romances développées au delà du Mur. Peut-être au fond parce que je n’attends que de voir le sang couler. Et sur ce plan là j’ai été servi. Cette gigantesque histoire  a su trouver les images pour redevenir épique (mention spéciale à Khaleesi), passionnante (les intrigues à King’s Landing), et émouvante (Arya). C’est aussi dans cette saison que l’on perçoit enfin les ambitions de Margaery Tyrell. Dommage que du côté de Théon il ne s’y passe pas grand chose d’intéressant. Mais globalement j’ai trouvé que cette saison avait beaucoup plus d’ampleur que la précédente. Et j’ai vraiment hâte de voir la suite. (♥♥♥)

nikita 311

Nikita s3 J’étais parti pour détester le virage pris par la série, avec ses missions de justiciers, et l’intrusion du fantastique qui annihilait tout changement radical. Et puis, petit à petit, l’antagonisme autour d’Amanda s’est reconstruit, les rebondissements ont pris de l’ampleur, et si le show a perdu de sa vivacité, il s’est largement rattrapé en seconde partie. J’espère juste que les 6 derniers épisodes de la série (la saison 4) clôtureront le tout de manière efficace. (♥♥♥)

raising hope 314

Raising Hope s3 Plus encore que la saison précédente, la série a fait preuve d’une créativité débordante. Elle a poussé un peu plus loin le curseur sur le trash, aussi, tout en exploitant ses thématiques (cf le double épisode spécial Alzheimer). Les références pullulent : du Parrain à Retour vers le Futur, en passant par Modern Family … Bref, la série est encore plus drôle et je veux voir Garrett Dillahunt nominé un jour aux Emmys. (Oui je sais je peux toujours rêver). (♥♥♥)

big bang theory 06e20

The Big Bang Theory s6 La saison confirme l’orientation des saisons précédentes : les personnages féminins sont désormais parfaitement intégrés, permettant de sortir un peu du schéma habituel. Ça a développé l’imagination des scénaristes qui se sont surpassés, au point de prêter à Sheldon une romance… forcément particulière. Amy recherche une intimité, Raj se trouve une copine digne d’intérêt, Sheldon n’en finit plus de mettre les pieds dans le plat avec les femmes. La série ouvre des portes, mais sans mettre en danger son cast. Et surtout, les dialogues ont encore progressé. Pour un amateur de citations comme moi, c’était Noel à chaque épisode ou presque. (♥♥♥)

walking dead 301

The Walking Dead s3 La série a toujours du mal à développer ses intrigues en dehors des début et fins de périodes (merci les hallucinations de Rick), mais on sent que le remaniement opéré a eu du bon. Les personnages n’agissent plus systématiquement de façon incohérente, sans réfléchir au danger. L’approche est méthodique, raisonnée. Les personnages inutiles sont éliminés, et la saison se paye même le luxe de revenir nous parler du passé, afin de mieux nous montrer l’évolution morale de nos héros. Une renaissance. (♥♥)

good wife 322

The Good Wife s4 Après un début de saison catastrophique (l’intrigue de Kalinda jouée en boucle, les affaires traitées au tribunal manquant sérieusement d’imagination), la série a peu à peu repris du poil de la bête pour finir – enfin – par changer les règles du jeu. Il était temps. L’écriture progresse de manière impressionnante au fil de la saison, donnant suffisamment de rebondissement à des intrigues enchevêtrées, et permettant de nous faire oublier la mécanique trop huilée et donc trop prévisible de ses joutes oratoires. Cette surabondance d’excellentes intrigues va de pair avec les enjeux, et la série démontre une fois de plus sa maîtrise dans l’écriture. Du coup j’ai vraiment hâte de voir cette cinquième saison. (♥♥)

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Parenthood s4 Bizarrement, alors que c’est la saison de la reconnaissance pour tous ceux qui l’avaient injustement boudée, cette saison de Parenthood n’a pas réussi à me convaincre autant que l’an dernier. Certes, Monica Potter est exceptionnelle et l’arrivée d’un tel drame a permis à la série d’atteindre des sommets dans l’émotion, mais je ne peux pas oublier non plus ma frustration quant à la relation de Sarah. Si j’en crois certains recrutements pour l’année prochaine, on risque même d’abîmer sérieusement l’image d’un personnage masculin. La série court ainsi le risque de s’éloigner de la description du quotidien pour des intrigues soap plus vendeurs, et un peu de promo musicale en supplément. Et c’est franchement dommage. Heureusement, le casting reste parfait, et toutes les orientations prises n’étaient pas dénuées d’intérêt cette saison. Je reste profondément attaché à ces personnages, à leurs psychologies, à leurs différences de raisonnement, et à leurs ambitions. (♥♥)

Pas mal :

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Dexter s7 Après une sixième saison qui avait touché le fond, Dexter a retravaillé ses intrigues. Plus question de le mettre en danger. Il s’agit d’exploiter sa relation avec Deb’, et Jennifer Carpenter fait un très bon boulot. Cerise sur le gâteau, l’arrivée d’Yvonne Strahovski a apporté à la série une réflexion salutaire, tandis que l’intrigue policière prenait un tournant particulièrement émouvant. Bref, de quoi donner envie de voir la dernière saison de ce serial killer. ()

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2 Broke Girls s2 On sentait bien le potentiel de la série l’année dernière, et sans arriver à se métamorphoser, cette saison a su délivrer quelques épisodes très bien écrits. Les défauts sont toujours là, mais les dialogues arrivent de mieux en mieux à exploiter le côté trash, ce qui rend le visionnage beaucoup plus drôle. Sur le plan des arcs, par contre, on peut légitimement se demander si les scénaristes savent où ils vont. Bref, la série s’améliore, et c’est plutôt rassurant de voir qu’elle ne s’appuie plus uniquement sur son duo très sympathique. ()

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Smash s2 Mais quelle mouche les a piqué ? Au lieu de développer les intrigues originelles, les scénaristes ont choisi de multiplier les protagonistes et les environnements musicaux, éloignant chaque personnage, enlevant ainsi tout l’intérêt de la série, à savoir l’opposition entre Karen et Ivy. La nouvelle comédie musicale peine à assurer, en raison d’un univers visant davantage MTV que les planches de Broadway. Et en plus le nouveau venu est proprement insupportable. Le côté flamboyant s’est perdu en route, et le final est une vraie gifle aux fans de la série. Pourtant, de temps en temps la magie opère, au détour d’une phrase ou d’un numéro musical plus travaillé. Malgré tous ses innombrables défauts, je sens que je vais regretter la série. (0)

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Once upon a time s2 Voilà peut-être ma déception de l’année, la plus cinglante car inattendue. La première saison a été un vrai bonheur pour moi, entre la découverte du puzzle, du passé des personnages, les contes revisités… Et patatras, les auteurs n’ont pas su étendre l’univers sans briser la magie. Finis les puzzles, bonjour les intrigues soporifiques, les comportement incohérents mettant même en péril l’équilibre des personnages. Tout est simplifié à l’extrême, on veut faire du spectaculaire et de l’action avec des monstres, sans en avoir les moyens (la démonstration était pourtant limpide avec le dragon l’année dernière !), bref, on s’éloigne complètement de ce qui faisait la force de la série. Reste heureusement quelques bonnes idées, et de maigres épisodes pour redresser la barre en fin de saison, mais l’envie n’est plus là. Quel gâchis. (0)

On coule :

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Grey’s Anatomy s9 Année après année, je ne sais plus quoi dire sur cette série que je regarde plus par habitude que par envie. Après un léger mieux la saison passée, je me suis de nouveau profondément ennuyé devant ces intrigues prévisibles et des histoires médicales vues et revues. Le démarrage a été laborieux avant que l’humour ne revienne. Mais ce qui a définitivement plombé la série pour moi, ce ne sont même pas les personnages, c’est ce qu’on leur permet de faire. Mention spéciale au nouveau boulot d’Avery en fin de saison. De plus en plus incohérent. De moins en moins émouvant. (0)

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Girls s2 J’avais beaucoup de critiques à adresser aux girls l’an passé, mais je les attribuais à une erreur de jeunesse. Hélas, la série tourne déjà en rond, et il faut un certain masochisme pour avoir envie de regarder ces filles stupides, irresponsables démontrer leurs immaturités. Heureusement, de temps en temps, un épisode fait réagir, provoque une certaine réflexion. Mais l’inconstance demeure. Lena Dunham a déjà pris le melon. (0)

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The Mentalist s5 A part deux épisodes un peu plus travaillés que les autres, ce fut clairement la saison de trop pour Simon Baker. Les intrigues policières sont tellement simplistes et l’humour tellement dissimulé qu’on s’endort très rapidement. Pire, aucun membre de l’équipe n’arrive à développer une intrigue personnelle intéressante. Quant à Red John, vous voulez vraiment que j’en parle ? Les baffes se perdent. (0)

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Homeland s2 Une fille insupportable, des artifices scénaristiques répétés, une histoire d’amour inexplicable… Plus le temps avance plus 24 renaît. Entre les épisodes bouche-trou et les incohérences, Homeland  s’est totalement perdu. On pourra cependant lui reconnaître une seule qualité : la volonté d’aller de l’avant, et de multiplier les rebondissements. Mais ses avancées ne sont pas du tout maîtrisées. (0)