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Touch [Pilote]

Encore une jolie surprise pour ce début d’année : Touch réussit à nous donner de l’émotion là où le concept aurait pu dévier vers du suspense un rien exagéré. Alors oui, la patte de Tim Kring (Heroes) est bien là, et ça suffirait à refroidir la plupart des sériephiles échaudés par ce qu’est devenu son bébé, mais pourtant, le pilote est très efficace, et j’ai envie de croire à sa suite.

Touch nous raconte l’histoire d’un pseudo-autiste qui ne parle pas (sauf en voix off, où il nous fait partager son obsession), et qui ne supporte pas d’être touché par quelqu’un. Il passe son temps à écrire, montrer, observer des chiffres, parce que pour lui la nature est régie par un ensemble de lois, et est par conséquent prévisible. On ne réagira pas devant ce concept poussé à l’extrême : les lois physiques, les “patterns” existent bel et bien (et permettent d’ailleurs à quelques scientifiques d’y voir une trace de “Dieu”, mais c’est un autre débat que n’aborde pas la série). Le problème, au fond, c’est de nous faire croire que les relations entre les 7 milliards d’individus sur Terre sont du coup parfaitement prévisibles. Mais on a envie d’y croire, car la série fonctionne comme un puzzle, où on finit par découvrir ces liens et leurs conséquences.

Cet assemblage aurait pu ne s’appuyer que sur les catastrophes à éviter, comme toute fiction hollywoodienne. Mais il y a un parti pris : celui de vraiment s’attarder sur les motivations, les secrets, les détresses de ces personnages. On est donc très loin de retrouver un Jack Bauer sauveur du monde. Le téléspectateur ne pourra s’empêcher de faire le rapprochement, car Kiefer Sutherland incarne le père de ce gamin. Ex-journaliste, il cherche à survivre en enchainant les petits boulots, tout en s’occupant au mieux de son fils depuis que sa femme est morte le 11 Septembre dans les tours du World Trade Center.

Comme dans Heroes, Tim Kring aime parcourir le monde, donner à son show une approche globale. C’est pourquoi nous rencontrerons des iraquiens, des japonais, des irlandais, des américains… On évitera donc pas les clichés, et les raccourcis, mais une fois encore j’ai apprécié ce que ceux là avaient à dire. Le pilote prend son temps (49 minutes, quand même !), et le résultat en vaut la peine : j’ai été ému plus d’une fois. On remarquera au passage un joli casting : avec Dany Glover, Gugu Mabatha-Raw… et pour ce pilote, la présence de Titus Welliver (Lost).

Est ce que le show pourra continuer ainsi, à jouer l’équilibriste entre un puzzle impossible à décrypter (et donc forçant la passivité du téléspectateur), les drames évitables, et l’émotion qui en découle ? Est ce que le show aura un fil rouge ? Aucun indice pour le moment. On pourra juste déplorer une programmation inadéquate pour la suite de la série (fin Mars, vraiment ?), et croiser les doigts pour que ça reste tout aussi prenant que ce pilote. En tous cas, j’ai bien envie de lui donner sa chance, car rares sont les séries qui arrivent à parvenir à ce mélange.

Smash [Pilote]

Il est toujours difficile de juger sur des trailers. Lors de la présentation de la série aux upfronts, je n’avais pas du tout été emballé. Les scènes se succédaient sans arriver à faire naître la moindre émotion, et je pensais vraiment que le résultat serait froid et catastrophique.

C’est tout le contraire qui s’est produit. Alors certes on pourrait être circonspect devant l’histoire de deux chanteuses talentueuses en concurrence pour le rôle de leur vie dans une comédie musicale. Mais si l’épisode pilote surjoue certaines scènes, façon “je dois absolument en mettre plein la vue pour convaincre le téléspectateur” (Spielberg est à la production) il réussit à donner une âme, une direction. Il n’y a pas que les 7,5 millions de dollars de budget, et ça je ne m’y attendais pas.

J’aurai voulu ironiser sur l’aspect mercantile, sur la commercialisation des CDs à venir, le fait est que l’on se prend à ce jeu basique de LA question. Qui va devenir star ? Celle qui travaille dans l’ombre, jamais reconnue dans son milieu ? Ou celle qui attend désespérément de percer, en essayant de se soustraire aux invectives parentales ? J’ai beaucoup apprécié le développement de ces personnages principaux, mais je suis également conquis par les personnages secondaires qui ont une vie en dehors de leurs métiers de compositeur ou de producteur : nous avons une femme qui est tellement passionnée par son nouveau “bébé” qu’elle en oublie l’adoption de son bébé, et une autre femme, en plein divorce avec son mari qui l’a trompé plusieurs fois. Mes seuls regrets concernent les personnages masculins, qui, du coup, sont bien moins détaillés, et unidimensionnels, le réalisateur en tête.

La mise en scène tapageuse, je l’ai déjà dit, a étrangement bien fonctionné chez moi, alors que dans le même temps j’avais peur de ne pas aimer les refrains musicaux. Je ne suis pas sûr d’apprécier, au fond, le genre musical abordé, mais j’ai aimé l’énergie qui s’en est dégagée. Qu’importe si les numéros étaient trop “parfaits” pour retranscrire les premiers émois. Sur le long terme, cependant, je m’interroge : cet aspect musical va-t-il occuper la même place que dans le pilote ? Si oui, je risquerais de déserter. Et je dois dire que je n’ai jamais eu de fascination pour Marilyn Monroe, quand bien même mon épouse porte son prénom. Une icône, certes, mais utilisée un peu trop souvent à mon goût. C’est dit : ce qui m’intéresse, ce sont le destin de ces personnages, le travail pour arriver à mettre en scène, et sur la durée je ne veux pas voir un show avec des prestations magnifiées de manière exagérée.

Je ne sais pas encore ce que nous réservent les acteurs, mais j’ai été convaincu par les actrices-chanteuses interprétant les héroïnes, c’est déjà ça. Je ne connaissais pas Katharine Mc Phee (l’héroïne), et elle s’en sort honorablement. C’est plutôt amusant de voir notre Grace (Debra Messing) graviter à nouveau autour d’homosexuels. Quant à Angelica Huston, son charisme n’est pas atteint. Rassurant.

Il est encore tôt pour dire si le scénario sera à la hauteur, mais les personnages présentés ont du potentiel pour être attachants, on sent l’énergie à défaut de la passion, et l’ensemble est solide. Ce serait bête de passer à côté d’une si jolie surprise.

Alcatraz [Pilote]

JJ Abrams n’avait pas que Person of interest dans ses cartons cette saison. Alcatraz vient donc commencer l’année sur la FOX. Des raisons de se réjouir ? Pas tellement…

Alcatraz nous propose un pitch qui emprunte beaucoup aux 4400. Vous savez, ces hommes et ces femmes qui après avoir disparu il y a des dizaines d’années, reviennent dans notre monde en causant beaucoup de problèmes. Sauf que dans la série de JJ Abrams, il s’agit de prisonniers dangereux, enfermés à Alcatraz il y a 50 ans. On va donc avoir notre chasse à l’homme chaque semaine, avec des enquêteurs spéciaux qui travaillent pour une agence gouvernementale top secret. Et pour éviter la routine dans cette série procédurale, on injecte quelques éléments mystérieux, de conspiration…

Le problème, c’est que je ne suis pas arrivé à m’intéresser à ces mystères. Pourquoi et comment ces criminels sont réapparus ? Que cache l’agence ? Autant de questions qui font “plouf”, tout simplement parce que dans sa précipitation, JJ Abrams a oublié ses personnages. A quoi bon s’intéresser à ces mystères si on arrive pas à s’attacher à cette enquêtrice ou à ce pseudo-geek ? Le pilote ne donne aucun trait de caractère à ses personnages (on en apprend bien plus sur le criminel de la semaine que sur nos héros). On se contente de relier les fils. Ah oui, notre enquêtrice vient de croiser son grand-père qui était à Alcatraz. Mais à part ça ?

On touche donc la limite en terme de construction scénaristique. Sans arriver à créer le moindre attachement, le pilote est un château de cartes, et chaque détail n’en parait que plus grossier. Le casting rassemble pourtant des têtes connues (Sam Neill, Jorge Garcia, Parminder Nagra..) mais ils n’arrivent pas à être convaincants. Une fois encore on nous la joue technophile futuriste avec des banques de données sorties de nulle part exploitables en un quart de seconde. La musique de Michael Giacchino ne nous envoûte pas, elle en fait trop, accentuant le décalage entre la pauvreté des scènes et des intrigues. Bref, on y croit pas.

Par acquis de conscience, j’ai dérogé à ma règle et continué avec le 2è et 3è épisode, lesquels ne font que confirmer mes impressions. C’est un procedural typique, avec des personnages inexistants, et des mystères vus et revus.

Un autre signe ? Je ne suis pas arrivé à écrire davantage sur ce pilote, c’est dire comme c’est vide, plat, générique, sans surprise réellement enthousiasmante.

Bilan de semaine 18

Chuck 5.11 L’épisode n’arrive pas à atteindre la dramaturgie nécessaire, et l’épisode est un peu trop prévisible pour être passionnant, mais nous y sommes… Rejouer la fameuse scène du début de la série est un joli clin d’oeil aux fans, et j’espère ne pas être déçu par les surprises qui nous attendent. Je n’arrêtais pas de me dire ça en regardant les scènes. La semaine prochaine, c’est le final de la série ! Com’on guys, you can do it !

Grey’s Anatomy 8.12 J’aime la nouvelle dynamique de la série, qui arrive à mieux concilier l’émotion, le rire, les affaires personnelles et les cas médicaux. Ça n’a certes plus la flamboyance des premières saisons, mais au moins je retrouve l’âme de la série. Plus fade, mais plus authentique. Et je suis content que l’on oublie pas la cicatrice dans le couple Owen/Christina. Encore un petit effort, et peut-être que Grey’s Anatomy pourrait redevenir un moment attendu dans cette semaine….

Once Upon a Time 1.09 Revisiter Hansel et Gretel était agréable, même si j’ai eu plus de mal qu’à l’accoutumée avec les effets spéciaux. Mais j’espérais que l’épisode allait nous donner plus qu’une explication entre Snow White et sa fille. Quant à la scène finale, elle est tellement parachutée et sans indices que j’ai bien du mal à me passionner par cette arrivée. Bref, un épisode sympathique mais sans plus.

Parenthood 3.14 Une fois encore je trouve que l’épisode manquait de moments marquants. Les relations sonnent toujours justes mais elles sont aussi moins touchantes. Et je n’arrive toujours pas à savoir où ils veulent en venir avec Amber, le sujet me semble sous-exploité pour le moment.

Raising Hope 2.11 Joli. Plus que jamais l’idiotie de la famille Chance la rend encore plus sympathique. Je dis bravo devant un tel abattage de raisonnements tronqués, absurdes, crétins, loufoques. Mais une fois encore c’est la fin qui est particulièrement bien pensée pour que l’on ne puisse jamais se moquer méchamment de cette famille. J’adore.

Suburgatory 1.12 J’ai vraiment beaucoup aimé. C’était une bonne idée que de réunir le casting entier afin de laisser les individualités s’exprimer. C’était nettement plus drôle, du coup. Et l’épisode, un des meilleurs de la saison, se permet même de faire avancer la relation père-fille. De quoi redonner espoir pour la suite. Ouf !

The Big Bang Theory 5.13 Ce 100ème épisode était superbe. Centré sur la relation Penny/Leonard, il est donc à la fois drôle, romantique, et … surprenant. L’un des tous meilleurs épisodes de la série, tout simplement. C’est un signe : le show a encore progressé en qualité sans user ses personnages, puisque l’alchimie du duo n’a jamais été aussi belle. Parfait !

The Good Wife 3.13 Encore une fois très sympathique. Kalinda revient en force, et ses enquêtes, manipulations sont très plaisantes à suivre. Et puis j’ai beaucoup aimé revoir les têtes connues le gars du Trésor Public, ou l’avocate de Will (pour cette dernière j’aimerais presque la voir intégrer le cabinet qui deviendrait alors un Cage & Fish (Ally Mc Beal). Le scénario n’oublie pas de donner une histoire au fils d’Alicia, façon première saison, pour nous rappeler qu’il sait se servir de son cerveau. Mais évidemment, c’est le fil rouge qui me passionne désormais, même si je suspecte qu’en réalité Kalinda n’a pas fait un choix entre Will et Alicia, mais les a piégé.

The Mentalist 4.12 L’épisode cumule les maladresses (et quelques poncifs), mais une fois encore le rythme est soutenu en mélangeant différents enjeux. Quant à la révélation finale, elle a du faire du mal à beaucoup de shippers…

Two Broke Girls 1.14 Curieux. Alors que je lis que les auteurs ne veulent pas se débarrasser du Diner, ils font le choix d’introduire un nouveau personnage excentrique. Un choix que j’approuve, surtout s’il permet de s’éloigner de quelques mauvaises répliques de Han, Oleg et surtout Earl ! L’épisode n’est pas exceptionnel pour autant, mais j’aimerai voir de nouvelles dynamiques plus souvent.

White Collar 3.11 Déçu. J’attendais un vrai changement dans le duo, vu tout ce qui s’était passé. Au lieu de ça, les personnages évitent les explications houleuses, et ça se termine sur une issue inespérée pour Neal, à même de briser toute l’ambivalence du personnage. On m’aurait jeté un verre d’eau à la figure, c’était pareil.

J’attendais impatiemment cette nouvelle série coréenne écrite par la responsable d’Alone in Love, Evasive Inquiry Agency, White Christmas,… De bien belles références, surtout quand on y ajoute des films comiques comme My Tutor friend ou Too Beautiful to lie.

Le résultat fut vraiment différent de ce à quoi je m’attendais. J’y retrouve un peu de l’esprit des comédies survoltées diffusées dans la moitié de la décennie 2000, mais dont la romance est pour le moment complètement absente. Elle parait … inconcevable en l’état.

En effet, nos deux héros ne se lancent pas de petites piques comme dans la plupart des romcoms coréennes, ils se vouent une haine profonde et viscérale qui tient racine dans une stupidité partagée de façon équivalente. Et vous savez quel est le terrain le plus propice à cela ? Le sport, où comment des gens perdent toute faculté de raisonnement parce qu’ils vivent, mangent et dorment pour que leur équipe gagne.

C’est le cas de notre héroïne, Yoo Eun Jae (Lee Si Young), fervente supportrice d’un club de baseball (sea redgull), et donc de mauvaise foi absolue, prête à fermer les yeux sur les erreurs de son équipe et à hurler son mécontentement quand elle en devient victime. Il faut dire que les red dreamers sont leurs nemesis, et plus particulièrement leur batteur vedette, Park Moo Yul (Lee Dong Wook). Ce dernier est, tradition coréenne oblige, décrit comme un vrai bad boy, mais heureusement pas égoïste et imbu de sa personne.

Lorsque le père de Yoo Eun Jae, saoul, se met à attaquer Park Moo Yul dans un karaoké, notre héroïne neutralise le joueur de base-ball grâce à son agilité au judo. La scène est malheureusement filmée et diffusée sur Internet, ce qui ne convient à aucune des parties : notre joueur est accusé de se battre contre une femme, et notre héroïne assombrit un peu plus la réputation de la boïte de garde du corps où elle travaille.

Une solution est donc trouvée : faire croire au public que suite à des menaces de mort, Park Moo Yul a été obligée d’engager une garde du corps, laquelle lui a fait une démonstration filmée malencontreusement ce jour là. Le mensonge fonctionne, mais du coup ces deux là vont devoir vivre l’un auprès de l’autre pendant quelques temps, ce qui ne va pas être facile, vu leurs tempéraments !

Ces deux là ne lâchent prise, et on assiste, réjoui, à une montée en puissance de leurs disputes, et coups bas. On pourrait croire que cela devient vite ennuyeux, mais bien au contraire, le rythme des deux premiers épisodes est suffisamment élevé, et les gags suffisamment drôles pour tenir la route. Mais par dessus tout, il faut saluer la prestation de Lee Si Young, qui arbore pour l’occasion une coupe Ajumma splendide qui donne parfaitement le ton. Oubliez tout sex-appeal, l’actrice arrive à faire de son personnage un garçon manqué revanchard et stupide. Elle en fait des tonnes, avec ses mimiques, et la réalisation l’exploite peut-être trop (avec une caméra accrochée abusivement), mais il est impossible de ne pas sourire devant ce caractère improbable.

Trop classique ? La recette est poussée à son paroxysme, et si on perçoit très bien le côté “wild”, on se pose des questions quant à la “romance”. Il va falloir faire évoluer ces personnages, et l’écart est si grand que le défi peut paraître intéressant. Malgré (ou à cause de) ces excès, les deux personnages principaux restent très sympathiques. Ils ne sont pas méchants, juste mus par leur passion et combattifs.

Pour ne pas trop focaliser son show sur ce duo efficace, la scénariste lance quelques autres idées : un mystère sur de vraies menaces de mort, et une révélation finale à la toute fin du deuxième épisode, qui si elle se vérifie, pourrait permettre de s’éloigner de ce ton comique et changer notre perception du héros.

C’est cette valeur ajoutée qui m’a donné envie de continuer. Car honnêtement, il est bien difficile de croire que le show pourra rester hilarant très longtemps. On ne perçoit que trop peu de profondeur à ces personnages comiques.

Autre point positif, les autres personnages me plaisent : du coéquipier en manque de gloire (interprété par Oh Man Suk qui m’avait plu dans Vineyard Man) à la propriétaire excentrique et décalée (interprétée par Im Joo Eun) qui n’est pas sans me rappeler le personnage de Lee Ha Na dans Alone in Love. Un seul personnage est tête-à-claque, celui du manager inexpressif. Mais la scénariste semble en être consciente et veut s’en amuser, comme en témoigne la pique d‘Im Joo Eun sur sa robotisation.

Ce n’est donc pas le coup de cœur attendu et encore moins un drama ambitieux ou incontournable (c’est bien trop classique), mais l’espoir d’une amélioration subsiste. Pour l’instant c’est drôle (à condition d’aimer ce type d’humour “peau-de-bananes” et outrancier), bien rythmé et bien joué façon manga (Lee Dong Wook meilleur que prévu !), alors ça mérite quelques épisodes de plus avant de se décider !

Bilan de semaine 17

Chuck 5.10 La fin de la série est pour l’instant réussie. On regrette ce dernier bad guy qui sort d’un chapeau, mais pour le reste, le cocktail action/humour est de retour comme les saisons passées. Un peu dommage que les auteurs ne sont pas allés au bout de leur idée pour Jeff et Lester, après nous avoir fait languir (et rire), mais peut-être que ce n’est pas fini. Quant à la fin de l’épisode et la décision de Sarah, elle ne colle plus avec les concepts initiaux de la série, mais je suppose qu’elle va avoir de lourdes conséquences. Va-t-on avoir un happy ending ? Avec les rumeurs qui trainent, je m’attends à être surpris.

Grey’s Anatomy 8.11 La série retrouve quelques couleurs, avec un ton plus léger, sans tomber dans les apartés sexuels qui abondaient il y a encore peu. On se focalise sur un cas médical, sans trop verser dans le drame, et surtout on évite de faire de Christina la responsable. C’est bien d’aborder des conséquences sans rajouter des tensions entre les médecins, parce que là aussi on a eu notre dose récemment. Pour le reste, je ne suis pas fan des intrigues autour de Bailey, des deux Grey, et j’espérais mieux de la part de Kepner même si ça me fait plaisir de la voir de plus en plus.

Nikita 2.12 Wow. Ce qu’il y a de bien dans la série, c’est qu’ils réussissent toujours à faire de Percy une homme qui a un plan redoutable et imprévisible. Très bien joué. L’épisode est particulièrement prenant, et la rotation de la table du jeu d’échec est splendide. J’ai juste un regret avec le personnage de Sean, pas assez malin à mon goût. Mais pour tout le reste, la série vient une fois de plus de marquer des points, comme pour la première saison. Un grand bravo.

Once upon a time 1.08 Rumplestiltskin. He’s name is Rumplestiltskin. J’attendais davantage de ce personnage emblématique de la série  dans l’épisode qui lui est consacré. Ce n’est pas tant la prestation de l’acteur qui déçoit que les éléments que l’on nous offre, qui sont au final peu spectaculaires. Quant à la rivalité entre Regina et Emma, j’aurai aimé qu’elle évolue vraiment en guerre ouverte vu les derniers évènements. Bref, on sent que l’épisode est là pour calmer le jeu (et introduire un conflit à 3). Un peu déçu, donc, même si ça ne remet pas en cause mon affection pour la série.

Pan am 1.10 Le problème avec cette série c’est que je n’ai jamais ressenti la moindre alchimie pour les différents couples qu’on nous propose, la faute à des personnages masculins bien trop lisses. Alors je sais bien qu’au bout de 10 épisodes, c’est le jeu de nous parler de couples, mais je suis déjà en situation d’overdose. L’intrigue d’espionnage fait un reboot méprisable (alors qu’il y a peu notre héroïne était “contrainte”). Quant à Colette, je devais être content du sort réservé à son couple, mais en fait c’est surtout parce que c’est le personnage que la prod’ a décidé de délaisser, alors que c’était celui qui avait le plus de potentiel. Je m’arrête là, je n’attends plus rien de la série.

Parenthood 3.13 Après la trêve précédente, on revient aux intrigues des différents membres de la famille Braverman. Je suis plutôt content d’avoir un épisode où Crosby n’est pas irritant et où Max reste discret. J’aime aussi le fait que Sarah avance dans sa relation. Et à vrai dire, j’espère vraiment qu’ils vont trouver le moyen d’incorporer son boyfriend de manière définitive. Il y avait moyen d’en faire davantage question intégration lors de la partie de poker, mais ce n’est que partie remise, hein ? Enfin, Julia trouve son sésame mais cette nouvelle est assombrie par la peine ressentie par la mère porteuse. J’aime cette manière de faire les choses, de ne pas oublier de parler des autres personnages. Bizarrement, j’ai plus de mal avec l’intrigue d’Amber, où on nous montre une fois de plus que les études ne servent à rien, il faut juste avoir du piston et une compétence cachée. Il y a des choses qui me hantent, décidément…

Suburgatory 1.11 La série a évolué de manière curieuse. Alors qu’elle tapait dans le délire de façon plus ou moins réussie, la voilà qui raconte des histoires peu passionnantes, prévisibles, et surtout de moins en moins drôle. L’épisode n’est cependant pas un ratage complet, je reste attaché aux personnages. Bon, le duo George/Dallas est un peu trop au centre de l’attention au lieu du duo père/fille qui me plaisait tant, et le tout est trop évident et conventionnel, mais le couple reste sympathique pour le moment.

The Big Bang Theory 5.12 Un épisode sympathique qui explore deux relations de manière intéressante. Évidemment, la plus bizarroïde est celle d’Amy/Sheldon, et j’aime la façon dont est elle gérée, en permettant à ces deux individualités de rester elles-mêmes (ouf !). Enfin, j’ai également aimé comment le sujet de Bernadette est évoqué entre nos geeks, et comment Howard comprend les concessions qu’il va devoir faire, parce qu’il n’aura pas d’autres opportunités. Et surtout, l’épisode reste drôle, ce qui n’est pas le cas des autres sitcoms du moment, Raising Hope excepté.

The Good Wife 3.12 Joli. La confrontation Lee/Eli était jouissive, et le cas juridique était habilement construit. On nous épargne la romance du duo principal pour se consacrer aux amourettes de Diane, ce qui comme à l’époque du cow-boy est un pur régal. Et en plus, on reprend le fil rouge avec Wendy. Bref, c’était parfait, comme l’était Good Wife la saison passée. Espérons que ça continue ainsi.

The Mentalist 4.11 L’ombre de Red John plane un peu trop sur l’épisode. Je suis content que les choses ont tout de même changé pour notre mentaliste, qui est obligé d’agir différemment. Mais je regrette qu’il ait fallu faire un épisode mêlant une deuxième intrigue plus classique. Le résultat c’est que cette dernière est traitée par dessus la jambe, il n’y a qu’à voir comment notre héros démasque la bonne personne. Cela dit, ce mélange permet de donner beaucoup de rythme au récit.

Diffusée depuis début Décembre sur la toute nouvelle chaîne JTBC, Padam Padam (encore intitulée Padam Padam The sound of his and her heartbeats) est un drama coréen qui a su me délivrer une solide impression durant deux premiers épisodes.

Et il fallait bien marquer les esprits, pour cette histoire qui sur le papier mêle drame et histoire fantastique. Je me plains souvent de l’inspiration cinéphile dans les séries du câble américain, une tendance qui mal utilisée, permet d’oublier l’histoire au profit de la mise en scène. Mais au fond de moi, je désirai retrouver la sensibilité du cinéma coréen sur le petit écran. Avec un peu de chance, Padam Padam pourrait répondre à ce souhait.

Je n’ai en effet pas pu m’empêcher de penser à différents films coréens évoquant la prison ou la réhabilitation, comme You’re my Sunshine ou Happiness. Tous comme ces fictions, Padam Padam ne nous présente pas un héros dur mais sympathique, il nous présente un personnage principal en pleine déroute. Le ton est âpre. On ne peut se prendre d’affection pour un être violent, un criminel condamné pour un meurtre aux circonstances troubles. Yang Kang Chil (Jung Woo Sung) est impulsif, un peu simplet, c’est un homme qui n’a pas évolué en prison. Alors qu’il a bientôt fini de purger sa peine, en compagnie d’un autre détenu un peu trop attaché à ses basques (Lee Gook Soo, Kim Bum), il bénéficie d’une journée en liberté surveillée. Pensant profiter un peu, il va au contraire croiser plusieurs fois une vétérinaire endurcie elle aussi par la vie (elle a des relations compliquées avec son père).

On peut penser que ces rencontres ne sont pas le fruit du hasard, mais un signe d’une intervention divine (même si rien ne nous est démontré dans ce sens, et tant mieux finalement). L’histoire va prendre un aspect fantastique un peu plus mystérieux.

Après avoir été renversé, notre héros revient en prison, mais il répond aux provocations d’un autre détenu, ce qui lui vaut de tuer, en pleine rage, un gardien qui tentait de les séparer. Le verdict est sans appel : il est condamné à mort.

Petit interlude sur la peine de mort en Corée du Sud. La fiction délaisse quelque peu la réalité, puisque le pays n’a plus tué de condamnés à mort depuis 1998, sauf erreur de ma part. Et les condamnations à mort sont généralement réservées aux responsables d’attentats, aux terroristes, ou aux traitres nord-coréens.

Sans regret, notre héros accepte sa sentence. Il veut mourir (en raison d’un mystérieux passé). Et il est pendu rapidement, sans aucun mot. C’est là que l’élément fantastique intervient. Il se retrouve projeté dans le passé à de multiples endroits de sa vie : à son accident lors de sa libération surveillée, puis quelques minutes avant de commettre l’irréparable.

Il a bien sa trace autour du cou, et il se demande si son copain détenu, qui prétend être un ange en chair et en os, n’est pas lié à tout ça. La série n’utilise pas trop de clinquant, et reste sobre, avec quelques clins d’œil pour nous éclairer : un tee shirt avec des ailes dans le dos, des nuages qui font penser à des ailes d’anges, une pierre sculptée en ange… C’est plutôt bien vu, on est pas dans une rom-com, mais dans un drame humain avant tout.

C’est donc l’histoire d’une réhabilitation. Kang Chil va devoir maîtriser la bête qui est en lui, pour changer son destin. Mais rien ne semble bouger pour autant. Il reste l’homme qu’il a été. Et son “ange” le lui dit : il bénéficiera encore de deux miracles, à lui d’évoluer en homme respectable.

Mais ce n’est pas facile. Il suffit de mentionner son passé de prisonnier pour que cette vétérinaire prenne peur. Accepter le regard des gens n’est déjà pas facile, surtout quand on a une vision particulière de la vie. Alors, pas évident de se voir refouler quand on est maladroit.

On sent que le parcours sera long, et s’il ne fait nul doute que notre héros y trouvera l’amour, j’ai vraiment été conquis par cette approche désespérée, qui prend le temps d’explorer les failles de son personnage principal. Un ton qui n’est ni tragique, ni faussement mélancolique. il n’y a pas de personnage larmoyant, juste des hommes et des femmes qui font face, qui agissent comme ils peuvent, car ils ont été conditionnés pour ça.

De nombreux mystères et d’autres enjeux sont là : le meurtre qu’il n’aurait pas commis, et qui aurait été perpétré par un procureur sans scrupules. Ce même procureur qui, après avoir empêché sa libération en organisant une bagarre, finit par le laisser sortir. La série pose la question ouvertement : pourquoi une telle décision, alors qu’il avait toutes les cartes en main pour continuer à le laisser rôtir en prison ? Le passé de notre héros resurgit également : il aurait un fils né d’une aventure d’un soir ? Quant à notre héroïne, elle semble ne pas récupérer la perte d’êtres chers et n’arrive pas à pardonner la violence de son père. Un indice peut-être, pour nous montrer que la série n’hésite pas à faire vivre des moments durs, réels, intenses, en essayant de respecter le téléspectateur (pas de larmes, mais des scènes qui sonnent vrai) et de titiller sa curiosité.

C’est une démarche qui me plait beaucoup. Grâce à d’excellents acteurs (Jung Woo Sung, Athena, a Moment to remember) et Han Ji Min, Capital Scandal, Resurrection), les scènes sonnent justes, maîtrisées, équilibrées. Et la coupe de cheveux de Jung Woo Sung ne change rien à son charisme, ouf ! Il y a un impact émotionnel très fort tout en laissant venir le téléspectateur. On ne lui force pas la main, on le laisse juger en s’imprégnant de l’homme. Ça faisait un moment que je n’avais pas ressenti ça devant un drama coréen, et ça me manquait. J’ignore si les promesses seront tenues, mais je croise les doigts pour que cette subtilité perdure. La musique orchestrale n’est ni invasive ni décevante, et on remarque à peine l’absence de chansons pour le moment. La réalisation est très efficace, prend son temps pour quelques vues et le découpage est suffisamment rythmé pour être happé par l’histoire.

Un gros coup de cœur, donc, pour une fiction plus mature, avec une solide ambiance, une prestation impeccable, des personnages profonds et intéressants, et beaucoup d’éléments mystérieux qu’ils soient réels ou fantastiques.

The Firm [Pilote]

Décidément les nouveautés américaines sont de moins en moins enthousiasmantes. Après des sitcoms embarrassantes (au point de ne pas avoir envie d’écrire sur elles), je me suis dit qu’un drama judiciaire allait mieux me convenir. Raté. Pour autant, au milieu de telles catastrophes, on pourrait presque se prendre d’affection pour ce bébé un peu moins moche que les autres.

Ce double épisode pilote commence comme beaucoup d’épisodes désormais : nous plonger directement dans le suspense, avant de faire un long et double (!) flashback. Pas sûr que ce soit le meilleur moyen de captiver son auditoire, vu que ces bonds dans le temps désservent le rythme de l’intrigue. Alors oui, on essaye de nous mettre en relation avec le film homonyme dont cette série est la suite, mais tout cela n’était peut-être pas forcément utile.

* Attention SPOILER le paragraphe qui suit indique la révélation finale de l’épisode. *

L’épisode nous présente donc un homme pourchassé (notre héros), qui sème ses poursuivants avant de rejoindre un informateur. Cet informateur a “trop peur d’être tué par ses mystérieux ennemis”, ce qui ne l’empêche pas de se suicider deux minutes plus tard, n’ayant révélé que peu de choses au final. On aura vu plus fin pour intriguer le téléspectateur. D’autant qu’à ce moment là, on se doute bien que ces ennemis sont “la firme”. C’est pourtant la révélation finale qui nous sera servie à la fin de l’épisode.

* Fin du SPOILER. *

Le long flashback va donc nous présenter notre héros, un avocat bien propret qui a bénéficié d’un programme de protection des témoins suite aux évènements du film (il est menacé par la mafia à cause de ses découvertes quand il a travaillé dans une firme juridique). Un grand effort est fait pour nous rendre ce personnage sympathique. Un peu trop même. Une femme aimante, un frère qui est toujours à ses côtés, un juge qui ne tarit pas d’éloges sur lui, et puis une affaire juridique qui montre que cet avocat sait prendre des risques pour éviter de détruire la famille de la plaignante (et non de l’accusé qu’il défend).

Ce manichéisme est peut-être maladroit, mais les rouages sont efficaces. Je me suis surpris à être passionné par l’intrigue juridique, comme au temps des fictions de David E. Kelley, où on nous présentait équitablement les deux facettes d’un même problème. Mais là encore, je me serai passé d’un dialogue nous expliquant la mission d’un avocat.

C’est finalement le problème de la série. Bien trop calibrée, bien trop explicitée, elle veut tellement marteler son message qu’on finit par y voir un produit. Je n’irai pas jusqu’à dire que je ne me soucie pas des personnages, mais il n’y a pas ce supplément d’âme, cette touche personnelle, cette charge émotionnelle qui donne envie de s’investir. J’aurai préféré un pilote plus court (et non un double épisode), mal dégrossi mais avec une certaine personnalité. Et ce n’est pas la présence de Numero 6 (Battlestar Galactica) qui y changera quelque chose.

De toute façon, vu les audiences catastrophiques pour NBC, ça risque de finir plus vite que prévu.

House of lies [Pilote]

Voilà donc la nouvelle comédie de Showtime sur nos petits écrans. Baignant dans l’univers des consultants en management, je m’attendais à une critique exploitant les exagérations et les lieux-communs sur cette profession. J’avais tort. La leçon ne prend pas. J’ai en mémoire quelques scènes de The Office qui savait mieux utiliser le langage, les acronymes, et la naïveté de l’employeur. House of lies se contente d’une vidéo et d’un diaporama au discours qui ne trompe personne. Ne pensez même pas que le show aurait une certaine portée en dénonçant les financiers sans scrupules : le positionnement est creux, les employeurs ne sont même pas dégrossis, ils ne servent que de facade aux élucubrations du héros.

Et parlons-en, du héros, un type détestable – mais pas un anti-héros comme on pourrait nous le vendre. Non, un type qui assène ses leçons en s’adressant directement au téléspectateur, interrompant toutes les minutes le rythme d’un épisode déjà bien assommant (procédé qui donne rapidement envie de donner des baffes au personnage principal, bien joué). Un type qui sous couvert de son addiction pour le sexe, n’est même pas drôle, n’a aucun bagout, aucun charisme. Bref, je cherche encore la moindre sympathie qu’on pourrait avoir avec nos personnages.

Et là, cruelle désillusion, on se demande vraiment ce que vient faire Kristen Bell dans cette galère. On savait déjà que ses choix de carrière au cinéma étaient plus que douteux, mais on espérait que la belle allait enfin rebondir depuis Veronica Mars ou Party Down. La pauvre ne sert que de sex-interest pendant de rares et très courtes scènes, aux réparties plates et fades.

Ici, tout est prétexte à une seule chose : en 30 minutes, caser le maximum de scènes de sexe. Record battu ? Je n’énumèrerai pas ici ces scènes mais il serait temps que cela change…

Et comme s’il voulait nous cacher sa supercherie, voilà que l’épisode se termine avec notre héros qui se demande si son comportement peut s’expliquer par le suicide de sa mère. Oui, bien sûr, on y croit au héros profond et à la satire moderne et ambitieuse d’un univers de requins…

 

Bilan de semaine 16

Chuck 5.08-5.09 Le premier fut un très joli épisode. Ça fait du bien de revoir nos couples amoureux. Bon l’épisode a un peu forcé sur le côté action et est parfois assez maladroit pour exposer son histoire (alors qu’on avait tout deviné depuis le début, il aurait été sympa de donner un peu plus de background au nouveau personnage incarné par notre drôle de dame), mais ça permet de retrouver un peu le cocktail action/romance des premières saisons. De quoi me rendre nostalgique et avoir envie de me refaire la série. Quant au second épisode, il m’a beaucoup enthousiasmé lui aussi. Alors oui, les enjeux ont disparu et on se concentre à nouveau sur les personnages, mais c’était nécessaire pour aborder les derniers virages, dont la révélation Jeff/Lester. Ce fut drôle, et j’ai espéré longuement que les signes disaient vrais. Mais ce n’est que partie remise, hein, Sarah ?

Grey’s Anatomy 8.10 La série conserve son niveau d’intensité au niveau médical. Cette seconde partie n’est pas aussi traumatisante que la première mais les tragédies sont tout de même au rendez-vous. Comme toujours, Christina porte le show. Reste à voir les conséquences. Après tant de dramas, l’épisode se devait de finir sur une note plus optimiste. Ouf !

Modern Family 3.11 Ce fut l’épisode de la dernière chance. Devant un épisode d’une telle fainéantise, je ne regrette donc pas mon choix. Les intrigues se devinent à la première minute, on cherche les gags ou les bons mots… et on s’endort.

Nikita 2.11 Quand j’ai compris que nous allions avoir 3 histoires séparées, je me suis dit que l’intensité de l’épisode allait en prendre un coup. Après tout, la série a toujours su rassembler ses intrigues en faisant participer tous ses personnages, mais il était temps peut-être, devant autant d’enjeux, de les traiter d’une autre manière. Le rythme n’a pas baissé d’un iota, et ça permet à certaines révélations “peu surprenantes” d’être mieux acceptées. D’ailleurs on sent que l’épisode sert à nous résumer les enjeux, et à repartir sur de nouvelles bases. La dernière scène, qui conclut une séance de rabibochage, m’a beaucoup plu. Une fois encore, le duo Alex/Nikita est le moteur du show. Ça fait plaisir de voir que les auteurs ne l’ont pas oublié.

Parenthood 3.12 Les road trip où les familles parcourent l’Amérique ne sont pas toujours drôles et émouvant dans les séries, mais cet épisode est encore une fois une jolie démonstration de savoir-faire. J’ai éclaté de rire à de très nombreuses reprises, la complicité entre les différents membres du clan Braverman était parfaite. J’avais peur de voir les intrigues diluées, mais chacune avait son intérêt. Alors oui ça se finit un peu comme un season finale, où tout est bien qui finit bien, mais après tout, il était temps de souffler un peu !

Suburgatory 1.10 Ce fut assez catastrophique, puisque les deux intrigues sont cousues de fil blanc. Tessa qui pique le boyfriend de Dalia (quelle surprise) et George qui accède au country club après une séance de catch nudiste, ok, mais il aurait fallu pimenter cela par quelques répliques ou quelques gags… Et quelques secondes après le visionnage, j’en cherche encore…

Two Broke Girls 1.13 Ce fut mauvais. J’ai beau être attaché aux héroïnes, ces histoires de coupons et de tampons m’ont endormi. Une seule réplique valait le déplacement : “i got a staff at 20″, “i got staph at 20″.

J’arrête donc : Modern Family, How i met your mother, Person of interest… Quant à Pan Am, vu qu’il ne reste que peu d’épisodes, peut-être vais-je aller au bout… Mais je compte tester quelques nouveautés la semaine prochaine.

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