Analyse des dramas coréens (2ème partie) : le couple, le statut de la femme et de l’homme

Quand on débute dans les dramas coréens, on est immergé par une foule de thématiques et d’aspects propres à la culture de ce pays. Cette deuxième partie d’analyse des dramas coréens vous propose humblement d’en décoder et d’en approcher quelques uns, à commencer par le couple et le statut de la femme et de l’homme.

Les relations sociales en Corée : un pays machiste ? Du confucianisme au pragmatisme…

La Corée, comme aiment le rappeler ses habitants, a 5000 ans d’histoire de non-aggression de ses voisins. Elle n’a jamais été pionnière, et a toujours fonctionné comme une éponge. (On pourrait disserter longuement sur ce mélange de fierté victimaire et cette volonté actuelle d’expansionnisme culturel). La Corée est le résultat d’un syncrétisme, un mélange culturel et religieux qui, contrairement aux apparences, n’est pas figé.

Le confucianisme (500 ans avant JC) puis le néo-confucianisme (14è siècle) sont nés en Chine, pourtant ce courant philosophique a particulièrement brillé en Corée du Sud, et figure encore aujourd’hui de modèle dans les relations sociales. C’est un héritage davantage transmis à travers les comportements au fil des générations qu’à travers des lectures de texte. Et la société coréenne est en double mouvement par rapport à ce néo-confucianisme dont elle n’a pas toujours conscience : d’une part elle est fière de certaines valeurs qu’elle transporte, d’autre part la place de plus en plus prenante des femmes dans la société est en train de faire sauter un à un ces verrous, par pragmatisme plutôt que par de longs débats.

Rappelons que le confucianisme institue la piété filiale, le modèle de la famille patriarcale, avec le dévouement et le respect des jeunes vis à vis des anciens. Vous avez sans doute remarqué dans les dramas que  les parents ont souvent une figure redoutable, et que rares sont les fictions qui permettent aux tourtereaux de finir heureux sans obtenir l’accord des parents (comme Secret Garden). Autre scènes récurrentes, les enfants qui fuient ou évitent leurs parents parce qu’ils veulent vivre leur vie, ou qui à l’inverse prennent soin de leurs parents irresponsables (Marry me Mary). Vous aurez aussi remarqué l’importance du respect dû à l’âge qui s’insinue dans toutes les relations entre les personnages : quoi qu’il se passe, un jeune doit respecter son aîné, même si celui-ci a tort. Les dramas peuvent s’en amuser (Baby-faced beauty) ou en faire de véritables obstacles à franchir.

Cette différenciation des relations liées à l’âge (cf glossaire) se retrouve également au sein du couple. La société coréenne voyait d’un meilleur œil les relations entre un homme âgé et une femme jeune, mais cela est en train d’évoluer rapidement. Les dramas eux-mêmes reflètent cette évolution, aidés il est vrai par l’audience des femmes plus âgées qui rêvent d’être en couple avec des hommes plus jeunes qu’eux. On ne compte plus les dramas qui accentuent cette tendance commencée il y a quelques années (What’s up Fox, Cinderella sister, Personal taste, …) et initiée par le drama My name is Kim Sam Soon.

Ce modèle patriarcal fait bondir nombre de féministes. Nous, occidentaux, avons l’image de la femme asiatique soumise. La réalité diffère quelque peu. Pour expliquer ceci, je vais me permettre de résumer la réflexion de Martine Prost, maitre de conférences à l’Université Paris-Diderot, dans son merveilleux livre (« Scènes de vie en Corée », aux éditions l’Asiathèque, livre que je recommande plus que chaudement car il analyse les comportements coréens. Un vrai régal quand on regarde des dramas coréens, tant on ne peut s’empêcher de faire des allers et venues entre la fiction et la réalité décrite. Faites vous plaisir pour Noël, vous ne le regretterez pas)

Si dans la sphère publique la femme a un devoir de réserve (elle ne contredira jamais quelqu’un et n’imposera pas non plus ses idées), il s’agit surtout d’un jeu dans lequel personne n’est dupe. Une femme volubile n’attire pas sur elle les regards des hommes, lesquels considèrent la discrétion comme une forme d’intelligence. Tout est une question d’apparence : les hommes cherchent à maintenir leur statut en conservant la main mise sur la sphère publique, et en compensation donnent tous les pouvoirs à leur femme dans la sphère intime. Au foyer, la femme gère tout, et l’homme donne la totalité de son salaire à son épouse qui gère comme elle veut cet argent. C’est encore elle qui choisira le logement, les vacances, l’école pour les enfants, le montant de l’épargne, sans en référer à son mari. Les apparences sont trompeuses, y compris au moment des repas familiaux : si la femme sert son mari, c’est aussi une façon d’imposer son choix. C’est elle qui va décider ce que son mari va manger ou boire. Il ne s’agit pas non plus d’une forme d’autoritarisme, mais plutôt de connaissance approfondie des goûts de l’autre. Le mari ne discutera jamais les choix de son épouse. Les femmes prennent le pouvoir par petites touches, et demandent désormais à leurs compagnons de s’investir à la cuisine, et d’être plus expressifs, plus tendres.

La femme coréenne jouit en réalité d’une liberté immense si elle répond correctement à ses deux devoirs : ne pas tromper son mari, et s’occuper de l’éducation des enfants. Elle n’a pas à justifier son emploi du temps, son mari ne le lui demandera jamais en dehors de formules floues et polies n’appelant aucune réponse précise. La femme coréenne peut donc passer tout son temps avec ses amies, des bains chauds aux activités sportives, faire du farniente ou du shopping, ou déjeuner dans des restaurants chics si le budget le lui permet (cf. l’amie de Yoon Eun Hye dans Lie to me, par exemple). Cette situation change, évidemment, si la femme travaille. Dans ce cas sa liberté d’action sera plus réduite du fait du temps restant.

En Corée, il n’y a pas d’individualisme mais le sentiment d’appartenance à une communauté. Cette communauté passe avant. Et si la femme travaille quotidiennement avec des hommes, souvent elle préfère sortir entre femmes à la fin de la journée. Car là, elles ne sont plus obligées d’être aussi attentives à leurs gestes. Cette liberté n’est pourtant pas acquise avec la famille. Même les féministes coréennes qui revendiquent leur indépendance ont du mal à l’assumer pleinement, du fait du poids de la famille, de l’interventionnisme de la belle-mère ou de leur mère poule. Être indépendante signifie sortir de la communauté et se retrouver isolée. Pour être libre, au fond, la femme coréenne doit ménager ses espaces et contourner le système avec intelligence.

Quelques faits peuvent accompagner cette réflexion. Il n’est guère étonnant, au fond, de voir les divorces augmenter de manière spectaculaire, car les mentalités des hommes n’arrivent pas à évoluer aussi vite que les jeunes femmes. Plus de la moitié des femmes de 20 à 40 ans estiment que le divorce est nécessaire si elles ne sont pas heureuses. Pour une femme sur 5 c’est même une option viable tant qu’elles n’ont pas d’enfants. Ces taux sont largement supérieurs aux réponses des hommes. Les causes de divorce sont majoritairement les conflits entre époux (plus de la moitié des cas), suivis de problèmes économiques, de l’infidélité du partenaire et enfin des conflits familiaux. A noter que selon une récente étude sur l’infidélité, autre tabou en Corée, 68 % des hommes et 12 % des femmes auraient des relations sexuelles hors mariage.

De tabou, le divorce est devenu un phénomène en moins de 10 ans. La pression familiale est encore forte, obligeant les enfants à se marier avant leurs 30 ans. Les rencontres sont organisées par les parents, et les mariages précipités, parfois à peine 3 mois après la rencontre. Si les fictions coréennes décrivent très bien cette pression familiale et les rendez-vous arrangés (Coffee Prince), en revanche, le happy ending, comme dit précédemment dans mon premier article, est toujours de rigueur. Les jeunes couples ne vivent que très rarement ensemble avant de se marier. Et les taux de divorce explosent 2-3 ans après le mariage. Le divorce des jeunes commence de plus en plus à être accepté, et fait même des émules auprès des ménagères de plus de 65 ans. Plus que jamais les femmes prennent le leadership dans leur couple, s’imposent face à leur maris et décident du divorce. Et les remariages commencent à prendre de l’ampleur. A noter également, l’augmentation du nombre d’unions mixtes, entre asiatiques du sud-est, mais également entre occidentaux et coréens, unions qui se terminent de plus en plus fréquemment par des séparations difficiles. Ces statistiques ne sont pas sans inquiéter les dirigeants, qui voient s’effondrer la natalité du pays (à peine un enfant par femme, ce qui menace la démographie du pays), alors que dans les années 70 le discours était de réduire la natalité pour « réduire la misère ».

La thématique du divorce (et encore moins celle de l’adultère) n’est pas très courante dans les dramas récents, où mariage et enfants font toujours figure d’aboutissement. Dans ce contexte difficile, ne vous étonnez donc pas si par exemple The Vineyard Man montre le couple avoir de nombreux enfants. Pourtant, ces thématiques plus « modernes » reviennent après avoir été délaissées (elles figuraient notamment dans les daily dramas au début des années 2000). Peu de couples mariés occupent une place prépondérante, ou alors leur séparation n’est que ponctuelle (Lie to me, City Hall). On citera Alone in love, bien sûr, ou plus récemment Can’t Lose pour ce qui est des conflits entre couples mariés. Mais généralement on évoque le divorcé comme quelqu’un qui cherche à se remarier, comme dans Love Mariage. First Wives Club ou Dal Ja Spring évoqueront quant à elles l’infidélité, lorsque pour cette dernière série l’héroïne se rend compte qu’un de ses prétendants est marié. La thématique de l’infidélité est encore moins évidente à la télévision coréenne, puisqu’il s’agit encore d’un délit condamné par la loi, qui veut « protéger la moralité dans la société ». Hypocrisie latente, évidemment, puisqu’une femme infidèle a été condamnée à 6 mois avec sursis alors que son mari couchait avec des prostituées depuis 10 ans. Dans les faits, heureusement, l’infidélité est rarement condamnée par les tribunaux, mais cela arrive encore et suscite une certaine indignation. Mais c’est ainsi que la société coréenne se réforme, en faisant sauter ces verrous, et en passant à autre chose dès qu’un phénomène de société prend de l’ampleur et que l’on ne peut plus le cacher (nous y reviendrons en parlant de l’homosexualité lors d’un prochain article).

Qu’en est-il alors de la femme ?

Nous avons vu précédemment comment la jeune femme moderne était présentée dans les fictions : combative, courageuse, et … innocente.

Cette candeur, naïveté dans les relations qui nous paraît parfois si exagérée, s’explique avec quelques faits troublants. Tout d’abord, le fait que la sexualisation de la femme n’existe qu’en surface. On se moque souvent des héroïnes effrayées à l’idée de franchir le cap alors qu’elles ont 30 ans révolues (la peur du baiser, les « réveils » aux côté d’un homme, sont de grands classiques dans les fictions, comme dans My name is kim sam soon, alors que l’héroïne est pourtant trentenaire). Et pourtant, il n’est pas rare de voir les femmes n’avoir aucune idée de la chose. On comprend mieux quand on lit que les publicités pour les contraceptifs ont eu du mal à être diffusées. L’éducation sexuelle des femmes est en retard, et jusqu’à il y a peu il était difficile d obtenir une information à destination des femmes sur l’usage du préservatif en dehors de la protection envers le HIV. Les hommes, en revanche, sont au fait des choses et ce sont eux qui parlent ou choisissent la contraception.

Les mœurs évoluent : plus d’un homme sur 4 a eu des relations sexuelles avant ses 18 ans (8 % pour les femmes). (Comparativement, un français sur 4 a des relations sexuelles avant 16 ans). Mais la société coréenne met toujours l’accent sur l’initiation sexuelle de la femme … par son mari.

Il ne faudrait cependant pas généraliser aussi facilement. Si les fictions coréennes restent dans l’ensemble très prudes, la question de la sexualité féminine fait peu à peu son chemin dans les médias. J’ai évidemment plaisir à citer le film My Wife got Married, où Son Ye Jin incarne une femme mariée qui veut avoir… un deuxième homme en plus dans sa vie. Un ménage à trois pas forcément facile à accepter pour le premier mari, complètement dépassé par cette requête, où tous ses repères sociaux s’écroulent.

Je n’aborderai pas ici la sexualisation de la femme dans la K-pop, mais il est assez frappant de constater le décalage entre l’image d’un clip et l’image d’un drama.

Pour terminer, une petite statistique sur la violence sexuelle faites aux femmes : une coréenne sur 4 aurait été victime d’agression sexuelle ou d’attouchements dans les transports en commun. Parfois, un simple chiffre en dit long.

L’homme dans les dramas

Nous avions vu précédemment les caractères stéréotypés, l’arrogance du héros, souvent… riche et séducteur. Notez bien que là aussi l’arrogance a une base « culturelle ». Beaucoup de femmes coréennes interrogées sur leur perception des hommes coréens déclarent ainsi que dans la vie les hommes leur semblent égoïstes et immatures. Bien que dépendant de leurs mères et de leurs femmes (comme nous l’avons vu précédemment), ils ne veulent cependant pas le montrer, par fierté. Et ainsi, ils tenteraient, selon l’analyse féminine, de masquer cette dépendance en contrôlant les femmes.

L’ apparence masculine a elle aussi beaucoup bougé ces dernières années. Alors qu’il y a peu c’était la femme qui se travestissait en homme (Coffee Prince, Sungkyunkwan scandal, Painter of the Wind), c’est désormais la métrosexualisation de l’homme qui fait fureur. Si le baume à lèvres violet porté par Bae Yong joon dans Winter Sonata était assez surprenant à l’époque, ce n’est rien quand on regarde l’apparence des Flower boys (Boys over Flowers, Flower boys ramyun shop…)

Ah, Flower boys. Certains sociologues avancent la thèse selon laquelle la métrosexualisation des héros est en fait une réponse des femmes vis à vis de la société patriarcale. Ne pouvant critiquer ouvertement l’emprise de l’homme, la femme coréenne s’est mise à attaquer le modèle de l’homme « traditionnel », toujours présenté comme solide jusqu’alors. Ainsi le héros masculin a ses tares : que ce soit celui de Secret Garden, ou celui de You’re Beautiful, par exemple ils cachent tous les deux une faiblesse. (On peut d’ailleurs rapprocher cette tendance avec celle décrite plus haut, de former un couple entre un homme jeune et une femme plus âgée, comme dans The Manny où le héros prend soin de lui, fait du sport, fait craquer sa patronne plus âgée en plus d’être un excellent babysitter !).

Le terme Flower boys dérive bien sûr de certains types de mangas. Mais cela traduit surtout une nette différenciation entre la culture asiatique et la culture occidentale. Chez nous, la représentation du mâle viril est celui d’un type musclé, bronzé, brun, si possible poilu/mal rasé. La métrosexualisation se traduit essentiellement par l’apparition d’hommes prenant soin de leurs visages, de leurs corps, ou faisant particulièrement attention à la mode (on citera David Beckham en exemple). En Asie, les traits masculins recherchés ne sont pas les mêmes : d’une part parce que la pilosité naturelle n’est pas comparable, mais aussi parce que la pâleur fait partie des critères de beauté. On évite le soleil pour ne pas être un paysan, on se protège avec n’importe quoi, un journal, un portefeuille.. Exit donc les séances de bronzage. La Corée, qui a été une nation de paysans, ne veut plus voir ces visages burinés par le soleil, elle veut montrer qu’elle est une société moderne, avec des visages clairs, purs, des peaux lisses frottées avec entrain sous l’eau. On ne craint que les UV (et les lunettes de soleil sont davantage des accessoires de mode que des objets utiles car les pupilles des coréens sont moins réactives au soleil). La chaleur, au contraire, on la recherche brûlante.

De la même façon qu’il y a des critères de beauté pour les femmes (la S-Line pour le profil du corps et la V-line pour la forme du visage de face – un critère qui nous paraît ridicule à nous occidentaux), il y a des critères de beauté pour l’homme, qui se doit non seulement de faire attention à son corps via de multiples soins et pommades mais aussi d’avoir une taille minimale. Un homme fort, c’est un homme grand. Et les japonais sont méprisés pour leur petite taille. Le flower boy est donc typiquement un jeune de grande taille (donc fort), riche (ce qui lui permet de prendre soin de son corps), avec une peau de porcelaine, des yeux ronds, et un sourire éclatant…

Le culte de l’apparence en Corée a donc permis l’éclosion de nouveaux fantasmes pour les jeunes femmes. Suivre la mode est un impératif si on veut faire partie de la société. La mode coréenne n’est pas l’affirmation de soi, (il n’y a pas d’individualisme en Corée), c’est l’affirmation d’appartenir à un groupe. Il faut donc ressembler à tout le monde. Et comme les riches suivent au plus près les tendances, il faut suivre en dépensant tout son argent. Car être beau permet d’exister, d’être reconnu, bien plus que de savoir parler. Dans cette société confucianiste, l’apparence est primordiale, et on engagera sans aucun remord un homme beau plutôt qu’un homme moins beau mais plus qualifié. Ainsi depuis les années 2000, la chirurgie esthétique ne s’attaque plus seulement à la création de doubles paupières, mais à la réfection totale du visage et de la silhouette féminine. Ce qui suscite des remous pour les stars qui en font usage. Non pas parce qu’elles l’ont fait, mais parce qu’elles ne l’avouent pas toujours. Eh oui, faire croire que l’on est naturellement parfait, ça fait rêver. Dans le film 200 Pounds Beauty, l’héroïne est une chanteuse obèse qui n’arrive pas à percer. Elle perd ses kilos, recourt à la chirurgie esthétique, rencontre le succès sous une nouvelle identité et lorsque le public apprend la vérité sur son opération, cela ne lui pose aucun problème. Et le phénomène touche également les stars masculines, qui se font refaire le nez (comme l’un des chanteurs de Super Junior). 15 % des hommes sont passés par le bistouri, tout comme 50 à 70 % des jeunes femmes. Des chiffres époustouflants.

Dans une troisième partie, nous parlerons des thèmes que je n’ai pas encore pu aborder, comme la place faite aux étrangers et  à l’homosexualité dans les dramas, et certains autres aspects culturels déjà aperçus dans de nombreuses fictions (comme la religion). Merci pour tous vos commentaires, ce fut un travail particulièrement intense et fatigant vu mon état de santé, mais ce fut une fois encore très intéressant de mettre en lumière ce qui se laissait déjà deviner au fil des dramas. J’espère vous écrire la suite la semaine prochaine si tout va bien.

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Les produits dérivés des dramas coréens

Le temps de quelques articles consacrés aux séries américaines, j’avais déjà abordé quelques objets collector fascinants. Mais il était temps de montrer un peu l’univers des produits dérivés des dramas coréens. (Un article tout trouvé à l’approche de la Saint Valentin)

On savait déjà que les dramas coréens étaient une source de revenus non négligeables pour les tour opérateurs (qui organisent des visites des lieux de tournage de dramas populaires, comme Winter Sonata). L’industrie musicale se porte bien elle aussi (cf les OST).

Et en ce qui concerne les produits dérivés proprement dits (cadeaux, collectors), il y a un secteur qui marche très bien, c’est la peluche. Il faut dire que les dramas coréens font de plus en plus de placement de produit.

On peut dire que tout a commencé avec My Name is Kim Sam Soon. L’apparition de la peluche en forme de cochon (« Sam Sook ») a suscité tellement de réactions positives après la diffusion de l’épisode que beaucoup de monde a cherché à l’acheter. Le cas de Kim Sam Soon est emblématique, puisque son personnage principal est une sorte de Bridget Jones, où son physique et son franc-parler n’attire pas vraiment la gente masculine. Cela a occasionné un fort processus d’identification des téléspectatrices, et la peluche en forme de cochon a fini par symboliser cet espoir d’une histoire d’amour.

La peluche se vend encore très bien aujourd’hui puisque le drama continue d’être diffusé dans le monde. Ce qui fait que le marché des produits dérivés de dramas reste florissant. La peluche de 45 cm de haut coûte 60 euros sur YESASIA).

Depuis, quelques dramas ont voulu récupérer ce phénomène. L’intérêt est évident : il s’agit de donner une identité forte au drama, et de rassembler les fans autour de ces symboles.

Ainsi, on pourra par exemple retenir la peluche cochon-lapin de You’re beautiful. On saluera l’ingéniosité du concept (sa création dans la série est hilarante et irrésistible), et le souci du détail, puisque le cochon-lapin va être affublé d’autres produits dérivés au cours de sa carrière.

Comptez dans les 36 euros pour une taille de 55 cm de haut sur YESASIA.

(Il existe d’autres boutiques sur le net, évidemment, mais dans un souci de comparaison, je reste autant que possible sur YESASIA).

A noter qu’il existe en version plus petite mais avec une fonction enregistreur, pratique pour dire des messages à l’élu de votre cœur. Ça vaut 33 euros pour 35 cm de hauteur (YESASIA).

Autre peluche qui envahit les chambres, la peluche en forme de chat (myoo noir ou blanc, dessiné par ARKA) dans Secret Garden ;

Le prix lui, monte en flèche dès qu’il s’agit d’un drama récent.

Ça vaut quand même 86 euros pour une taille de 60 cm et 24 euros pour une taille de 25 cm.

Et ça sort dans les jours à venir sur YESASIA.

Ou encore, plus surprenant, la peluche en forme de… cuisse de poulet ! (My girlfriend is a gumiho), puisque l’héroine dévore les cuisses de poulet dans le drama.

Mmhh une cuisse de poulet géante sur votre lit ?

Préparez vos sous si vous avez faim, parce que ça vaut quand même 80 euros pour un mètre de hauteur (YESASIA)

En tous cas, si vos amis n’apprécient pas, vous pouvez toujours demander à votre chien. Qui sait ?

Dernière peluche en date : la peluche Otto (Dream High).

Oui ça a l’air d’une poupée vaudou.

Mais là on fait dans l’écologique, n’espérez pas vous en tirer pour moins de 50 dollars.

A ce prix là, avec une bonne paire de chaussette et un peu de créativité, il devrait être possible de faire pareil, non ?

Outre les peluches, ce sont souvent les bijoux ou accessoires de mode qui sont privilégiés (le public féminin étant, comme vous l’aurez deviné, souvent le cœur de cible).

You’re beautiful aura fait fort, d’ailleurs, entre la pince à cheveux (24 euros sur tofebruary) et le pendentif étoilé (19 euros sur tofebruary).

Il est d’ailleurs recommandé de ne pas tenter de l’écraser pour le recoller, je doute qu’il soit possible de le reconstituer comme dans le drama.

Et puis évitez de la perdre dans les salles de spectacle, je ne pense pas qu’on vous autorisera à fouiller la salle après les heures de fermeture.

Mais parfois, la machine à placer des produits a ses ratés. Par exemple, Boys over flowers récupèrera le même pendentif que celui… de You are my destiny !

Oups… !

Je passe volontairement sous silence les innombrables boucles d’oreilles, porte-clés, posters, cartes postales, calendriers, stickers et pogs (oui on trouve même les stickers et les pogs mentionnés dans You’re Beautiful pour 20 euros) , stylos, tapis de souris, sacs plastiques à l’effigie de vos héros de dramas préférés. Sachez que plus la popularité du drama est importante, plus vous pourrez vous payer ces choses là… à prix d’or bien entendu. (11 euros le tapis souris, quand même !).

Plus rigolo, vous pouvez vous procurer les chaussettes de fans d’Oska (que porte Ha Ji Won dans Secret Garden). 7 euros la paire sur YESASIA. Ridicule assuré.

Ou alors Hyun Bin qui en fait des tonnes sur le mug Secret Garden (18 euros bien dépensés sur YESASIA).

Bref, le business des produits dérivés a encore de beaux jours devant lui.

You’re Beautiful

Si vous vous intéressez un peu aux dramas coréens, vous avez certainement du entendre parler de You’re beautiful, véritable phénomène de l’année 2009. Ce drama orienté ado a en effet suscité un très fort engouement (sans que l’audience ne fasse des chiffres faramineux cependant). Un drama écrit par les sœurs Hong (My Girl, Hong Gil Dong, My Girlfriend is a gumiho), forcément, ça aiguise les appétits.

Cet engouement est-il justifié ?

Ce drama raconte l’histoire d’une orpheline et future nonne Go Mi Nyu, encore appelée Gemma, qui se déguise en homme pour rejoindre l’un des boys band les plus connus, A.N.J.E.L.L. La raison de ce travestissement est simple : son frère jumeau Go Mi Nam doit rejoindre le groupe mais en est empêché pour des raisons médicales, et Gemma espère que sa notoriété lui permettra d’apprendre qui est sa mère. Seul le manager Ma et la coordinatrice sont au courant de ce secret, secret qui va vite être éventé auprès de quelques membres du groupe.

Avant l’arrivée de Go Mi-Nam, ce groupe était constitué de 3 garçons aux passés mystérieux : Hwang Tae Kyung, le leader compositeur et chanteur, Kang Shin Woo à la guitare, et Jeremy à la batterie. Et lorsque le faux Go Mi Nam arrive, la dynamique du groupe va être perturbée.

Il m’a fallu un épisode pour accrocher  à la série. Je me suis vite habitué au surjeu de cette production orientée ado. On nous montre en effet une héroïne gaffeuse très nunuche, et le leader du groupe avec son look de méchant garçon (qui n’est pas sans rappeler Domyoji de Hana Yori Dango, lequel n’a jamais su se rendre sympathique à mes yeux). Ce leader qui cachait ses yeux noirs sous sa coiffure était tellement arrogant que j’ai cru que je ne ressentirai rien pour ce futur couple. Respirez, il n’en est rien.

D’abord parce que le coup du cross dressing (une fille qui s’habille en garçon), ça a toujours fonctionné chez moi. Ensuite, parce que Park Shin Hye a quelques ressemblances avec Yoon Eun Hye avec sa coupe garçonne dans Coffee Prince. Enfin, parce que pour faire exister une romance, il n’y a rien de mieux que la symbolique et les petits détails (chose que semble avoir oublié Hollywood). Rien de foncièrement original, My Name is kim sam soon avait déjà utilisé une peluche cochon pour symboliser la relation entre Kim Sun Ah et Hyun Bin. You’re Beautiful pousse la logique un peu plus loin avec sa peluche … cochon-lapin, animal mythique s’il en est. Sa phase de création est d’ailleurs très drôle. Enfin, le héros ne pouvant voir dans l’obscurité (il est nyctalope), les étoiles vont être un autre symbole de leur amour. Oh bien sûr je pourrais pester contre le manque d’originalité du couple, avec la fille pauvre, gaffeuse, sensible et naïve, qui tombe sous le charme du gars riche et arrogant. Mais l’alchimie entre ces deux là fonctionne suffisamment pour qu’on ferme les yeux sur ce défaut. C’est mignon, tendre, drôle, romantique, mais malheureusement ça va se gâter au delà des 12 premiers épisodes (sur les 16 que compte la série).

L’humeur versatile de Hwang Tae Kyung m’a un peu fait tiquer. Son orgueil, son immaturité, son manque de communication s’expliquent par ses blessures d’enfance, mais j’avoue avoir été fatigué par la sur-utilisation de ces arguments pour expliquer les multiples volte-face dans le dernier tiers de la série.

Ce léger « décrochage » m’a fait du tort, je me suis moins impliqué émotionnellement (et ce n’est jamais bon signe quand on se met à analyser avec une certaine distance les scènes d’un drama coréen). Comme un déclic, les obstacles au couple me sont apparus beaucoup trop « fabriqués ». Ce n’est pas tant le problème des obstacles eux-même qui sont les rouage de bien des dramas coréens, mais plutôt que jamais ils n’ont réussi à être crédibles, ou justifiés à mes yeux, la solution étant tellement évidente.

Du côté des personnages, pourtant j’ai bien apprécié Hwang Tae Kyung, sa moue caractéristique, ses élans soudains, mais c’est comme si le personnage ne pouvait expliciter ses émotions sans faire de longs monologues qui trahissent une certaine candeur voire bêtise (disons le carrément). C’est franchement irritant de le voir sans cesse réfléchir à voix haute pour essayer de donner du sens à ses actions. Ce n’est certes pas l’apanage des dramas coréens, là encore, mais c’est la sur-utilisation du procédé que je pointe du doigt. Heureusement, on a parfois droit à des scènes où le héros s’exprime.. d’une certaine manière !

A l’inverse, Kang Shin Woo m’a laissé de glace. Il ne dit rien, et avec son air de chien battu, il souffre en silence. Disons-le carrément : à part rendre jaloux l’espace d’une seconde Hwang Tae Kyung, son personnage n’avait pas le moindre intérêt.

Le cas de Jeremy est un peu plus intéressant. Sous son allure de gars extraverti se cache un jeune homme sensible qui se révèlera au cours d’une seule scène. Clairement un personnage sous-utilisé.

Bref, ces deux autres membres du groupe n’apportent pas grand chose, et ce n’est que dans la romance du couple principal que l’histoire se développe, ne laissant aucun arc secondaire comme on aurait pourtant pu s’y attendre. La fin de la série le démontre d’ailleurs clairement, je n’en dirai pas plus.

Faut-il pour autant espérer quelque chose de la part des deux méchantes de la série ? Pour la première, Yoo He Yi, difficile d’être satisfait. Son rôle se borne à jouer les trouble-fêtes et elle est plutôt crispante. Pour la deuxième, Mo Hwa Ran, et ses secrets, elle amène beaucoup d’émotion, et j’avoue avoir beaucoup apprécié ses scènes.

Autre attrait de la série, l’aspect comique et loufoque. Si on a droit aux habituelles gaffes, la série ne se prive pas non plus pour parodier quelques œuvres coréennes (Old Boy, par exemple). On a droit à quelques mimiques irrésistibles. C’est évidemment indescriptible, il faudra donc me croire sur parole, ou alors regarder les centaines de captures d’écran disponibles sur la blogosphère. Et puis j’ai adoré de nombreux gags récurrents, comme le fameux « point de pression », destiné à être un grand classique. Mais je ne le dévoilerai pas ici.

Je ne veux pas oublier de mentionner la très bonne OST de la série, non seulement du point de vue mélodique, mais du côté du sens donné à ses chansons. Certaines paroles reflètent parfaitement les émotions de différentes personnes (mention spéciale à la chanson « que puis-je y faire »). Sachez également que des concerts ont eu lieu avec le groupe fictif, et qu’il a tout de même attiré 2500 personnes, ce qui n’est pas rien.

Quant aux acteurs, je l’ai déjà partiellement dit. Park Shin Ye m’a agréablement surprise, elle a su être drôle et émouvante, malgré un jeu restreint par le script. Concernant Jang Geun Suk, je comprends parfaitement comment il a pu conquérir son public féminin. Quand il sourit, il se révèle charmant, enjoué. Et il a su parfaitement interpréter ce garçon maladroit au grand cœur. Je regrette juste que le script ne lui ai pas permis de s’exprimer davantage. A noter, les deux autres membres du groupe sont interprétés par de vrais chanteurs issus de la K-Pop (FT Island et C.N. Blue).

Au final, You’re beautiful est un drama qui m’a plu car ses défauts (son aspect un peu trop balisé en fin de parcours, et un peu trop « ado ») ont largement été contrebalancés par sa bonne humeur, ses fous rires, et ses jolis moments romantiques. Disons le carrément, les deux tiers de la série rendent accroc. Il ne lui manquait pas grand chose pour la hisser tout en haut du panier des dramas coréens. (Il faudrait peut-être que je fasse un classement, tiens).

Petite sélection des dramas coréens à venir

Il n’est pas toujours facile de se repérer dans les sorties de séries asiatiques, puisqu’elles n’ont pas du tout le même calendrier que les séries américaines. Voici donc une petite sélection purement, absolument, totalement subjective et contestable des dramas coréens susceptibles de m’intéresser dans les mois à venir. (Avec moins de dramas historiques, donc).

Mais d’abord un petit aparté. Je suppose que vous avez tous une petite liste de séries à voir, et finalement l’été, période américaine plus creuse en termes de sorties (quoique, ça l’est de moins en moins), c’est une bonne période pour se mettre à jour au niveau asiatique.

Pour ma part, j’ai encore Iris, Chuno, That Fool, You’re Beautiful, Personal Taste et Cinderella Sister à voir, tandis que Coffee House qui vient de démarrer n’en finit plus de me faire des yeux doux. Et j’en oublie (God of Study, Harvest Villa, Pasta, Soul, Summer Scent, Triple..) pour ne pas me faire du mal.

Le problème, c’est que je ne peux m’empêcher en même temps de loucher vers les productions à venir.

Bad Guy vient à peine de commencer et après avoir vu le teaser, j’aime cette ambiance noire et un brin mélancolique. La mise en scène a l’air d’être soignée, la réalisation a été confiée à l’homme derrière Winter Sonata, Autumn Tale et I’m sorry i love you (des mélos « extrêmes ») mais je me méfie du montage des bande-annonce. On y retrouve Kim Na-Gil (Queen Seon-Duk), la jolie Han Ga In qui n’avait plus fait parler d’elle depuis un moment (physiquement elle me fait penser à Son Ye Jin quand elle était plus jeune), Kim Jae Wook (l’un des acteurs de Coffee Prince), et la prolifique Oh Yun Soo.

A voir donc, si le mélo a bien été remplacé par du suspense.

J’attend particulièrement Road Number One, un drama historique sur le début de la guerre de Corée en 1950. Le budget est  important (environ 10 millions d’euros). Et cette tragédie qui coupa la péninsule en 2 nations est à mon sens plus intéressante que les drama historiques habituels façon Damo. Même s’il faut se méfier d’une lecture patriotique qui a parfois surgi dans les fictions coréennes traitant de ce sujet. Ce qui est également intéressant, c’est qu’on y verra pour la première fois Kim Ha Neul dans un nouveau registre (elle a toujours été parfaite dans les comédies romantiques ou les comédies d’action). On y retrouve aussi So Ji Sub (I’m sorry i love you) et Yoon Kye Sang (Triple). Ca commence le 23 Juin sur MBC.

Toujours dans un contexte de guerre (je suppose, vu son affiche), Comrades sera l’adaptation du film chinois Comrade almost a love story (avec Maggie Cheung). 10 ans de voyage et de séparation d’un couple. Avec le retour de Park Yong Ha (Story of a man).

Non, je n’aurai pas le courage de me lancer dans le drama patissier King of baking (basée sur l’histoire réelle de la firme Paris baguette – ça ne s’invente pas), car même s’il bénéficie de la présence d’Eugene (Wonderful life), 36 épisodes, c’est un investissement trop important. Pour les courageux ça commence le 9 Juin.

Je suis en revanche un peu plus intéressé par What’s up, un drama basé sur l’apprentissage de la musique à l’Université. Une belle brochette de jeunes acteurs : Im Joo Eun (Soul, et le délirant et malheureusement non sous-titré Me Ri Dae Gu’s Attack and Defense Battle), Im Joo Hwan (Boys before flowers), Jun Hye Jin (Smile, you). Ca devrait être diffusé en Juillet.

Le hype commence déjà à monter pour la nouvelle production des soeurs Hong (basée sur la légende coréenne du renard aux 9 queues qui dévore des foies humains (Eh oui, chacun son conte !). Ca s’appelle My girlfriend is a Gumiho / My girlfriend is a nine-tailed fox. Et rien qu’en lisant le titre vous aurez compris le scénario. Avec les soeurs Hong aux commandes, on peut être optimiste. Et puis maintenant que l’on sait que Shin Min Ah a pris le rôle titre… C’est prévu pour le mois d’Août.

Et juste avant, s’il y avait besoin d’une preuve que les idées se copient rapidement, nous aurons droit également en Juillet à Gumiho : Tale of the fox child, qui provient d’un script récompensé dernièrement. Il s’agira là d’une toute autre ambiance puisqu’on nous promet un drame historique plein de suspense. Avec Han Eun Jung (Wonderful life). De quoi piquer ma curiosité.

Le drama musical, un nouveau filon ? Nous aurons droit en Août à I am Legend, l’histoire d’une jeune femme qui divorce et revient à son premier amour : la musique. Elle va ainsi constituer un groupe de rock. C’est joué par Kim Jung Eun, après le départ regretté de Kim Sun Ah (My name is Kim Sam Soon).

Après What’sup, I am Legend, viendra en seconde partie d’année le drama The Musical, avec Gu Hye sun (Boys over flowers). Peu de choses filtrent encore, on parle de rêves et d’amour de talents musicaux. A voir, donc, si on a pas déjà eu l’overdose.

Je n’oublie pas le drama special (un épisode) à venir le 5 Juin sur MBC : Our slightly risque relationship, avec Lee Sun Gyun (Coffee Prince, Pasta), un acteur que j’aime beaucoup.

Encore moins Athena, la suite/spin-off d’Iris, sans Lee Byung Hun, mais avec l’excellent Jung Woo Sung (au ciné : A moment to remember, The good the bad the weird). Autant dire que ça promet. A venir après l’été, sûrement.

Enfin, le hype de l’année vient sûrement au drama Runaway, par ceux qui sont derrière Chuno, et qui pourrait réunir les deux plus grandes superstars coréennes : Rain (Full House, le film i’m a cyborg but it’s ok et le film américain Ninja Assassin) et Jeon ji hyun (My Sassy Girl, Windstruck, Il Mare, Daisy, A man once a superman). Pour un peu on croirait au poisson d’avril. Et pourtant ça pourrait venir en septembre-octobre…

Article modifié le 8 Juin : Il semblerait que cette association de rêve ne se fera pas, Jeon Ji Hyun  ayant refusé le rôle. Un rêve s’écroûle…

A noter également que le drama Comrades pourrait être renommé en Love Song. Les droits de diffusion aux USA auraient également été achetés par la Warner (!) (source : Javabeans).

Pour une sélection des dramas fin 2010 début 2011, rendez-vous ici.