Full Sun [Pilote – Corée]

Full Sun

Encore appelé Beyond the Clouds, le nouveau drama de KBS nous propose de nous écarter pour un temps des très bonnes comédies romantiques à l’antenne. Et si en soi cette option est rafraichissante, les deux premiers épisodes n’arrivent pas à totalement tirer leur épingle du jeu.

Difficile, au fond de mettre exactement le doigt sur ce qui ne va pas. Oui, la recette du mélodrame n’a pas changé d’un iota, et il manque sans doute un peu de personnalité, un peu de surprise pour arriver à s’impliquer.

full sun flashforward

Il faut dire aussi que ça commençait plutôt mal, avec un énième flashforward sur les derniers instants de notre héros. Dans la neige, il est sur le point de se suicider et se remémore les instants passés aux côtés de celle qu’il aime… Il faudra un jour que les auteurs se rendent compte à quel point le procédé est usé jusqu’à la corde.

Sans surprise, le show raconte alors son histoire depuis le début, me laissant même dans une certaine perplexité. Oui mais encore ?

full sun flashback

La première rencontre manque d’étincelles et se borne à nous présenter le futur duo de la série. Notre héros Jung Se Ro (Yoon Kye Sang, The Greatest Love) survit difficilement en faisant des petits boulots de livraison, en s’occupant de sa grand-mère et restant attaché à un père escroc – condamné à de multiples reprises.  Un jour il livre chez une jeune femme Han Young Won (Han Ji Hye, East of Eden) joaillière talentueuse, passionnée par son métier, éprise de liberté et se moquant des conventions. Contre l’avis de ses parents fortunés (mais guère honnêtes), elle se fiance avec un homme absolument parfait.

full sun vol

Et vous savez bien que dans les drames, les hommes parfaits sont voués à disparaître très rapidement (et souvent dans d’atroces souffrances !). Son fiancé, donc, l’aide à participer à la manifestation internationale de joaillerie à Bangkok. Il grave deux diamants exceptionnels devant intégrer une parure, mais se fait berner par le père de Jung Se Ro, qui avec l’aide complices, parvient à échanger les diamants presque à son insu. Les faux diamants finissent par intégrer le travail de notre héroïne, qui se fait humilier en public lorsque sa parure se révèle en toc (un simple aimant suffira – on va quand même pas s’embarrasser avec les détails !). Hélas, le fiancé de Young Won aurait pu donner l’alerte s’il n’avait pas été kidnappé par l’équipe de voleurs. Et pour prolonger la souffrance de la jeune femme, celle-ci assiste seule à sa demande en mariage romantique… tandis que ce dernier sur le point de s’échapper se prend une balle d’un sniper… sous les yeux horrifiés de Jung Se Ro parti rejoindre son père à Bangkok. (Et ce dernier meurt accidentellement en voulant fuir ses équipiers). Ah ben oui !

full sun han ji hye

L’équilibre de la série aurait pu basculer à ce moment là, nous noyer sous les pleurs, mais fort heureusement les auteurs ont eu conscience d’avoir un peu abusé sur certains principes dramatiques. Avec un peu plus de retenue qu’à l’accoutumée, les deuils respectifs vont se faire assez rapidement. Jung Se Ro, présent sur les lieux du crime est condamné à 8 ans de prison tandis que notre héroïne repart en Corée sans l’avoir vu.

full sun yoon kye sang

5 ans plus tard, libéré plus tôt que prévu, Jung Se Ro veut se venger. Il apprend par la bouche des anciens équipiers de son père que le commanditaire serait le président de la société de joaillerie. Arrivé à Séoul et devenu incollable sur les pierres précieuses, il change d’identité et devient Lee Eun Soo. Sur le point de croiser enfin celui qu’il croit responsable de son incarcération, il s’aperçoit qu’il s’agit d’une femme… celle dont il était tombé amoureux il y a des années en lui livrant un colis. Alors qu’ils auraient pu s’aimer, toute la fiction est construite pour qu’ils se détestent.

Avec cet entremêlement d’enjeux dramatiques, on pensait alors que la fiction allait enfin poser un cliffhanger digne de ce nom sur leur rencontre/confrontation… Hélas, la seule vraie surprise du show sonnera comme une réelle déception, jouant sur l’idée d’un héros faussement énigmatique et un rien bavard, pour relever son charisme défaillant.

full sun beyond the clouds han ji hye

Alternant les climax réussis et loupés, la fiction a donc du mal à enthousiasmer, d’autant que les personnages manquent singulièrement de caractère. Certes, notre héros aime son père malgré ses activités délictueuses, mais il ressemble davantage à un pion qui ne suscite guère d’empathie. Concomitamment, l’héroïne follement amoureuse vit tellement sa vie de manière isolée (et précipitée), qu’on arrive pas à la définir comme la « veuve ». Bref, malgré ce qui leur arrive, malgré une histoire qui aurait du prouver leur détermination devant tant de détresse, on se laisse bercer par un histoire où ils paraissent un peu « mous ». Avec un background aussi limité, difficile de croire en leur motivation.

Alors comment nous faire revenir ? L’identité du commanditaire ne fait guère de doutes, et le scénario ne cherche pas du tout à nous surprendre. Il suffit de tendre l’oreille pour confirmer nos soupçons.

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Sans grande imagination, sans souffle, la série n’a pas non plus une bande originale capable de réveiller le téléspectateur. A sa décharge, le scénario possède un rythme élevé, un changement provisoire de cadre (la Thaïlande), et quelques jolis plans visuels. Avec se recette suivie d’un peu trop près, la série est néanmoins capable de plaire, à défaut d’impressionner.

Pas de coup de cœur, donc, mais les amateurs du genre ont quelque chose de solide à se mettre sous la dent, ce qui n’est déjà pas si mal. Moi j’attends d’en savoir un peu plus avant de trouver des successeurs aux excellents dramas de ces derniers mois.

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The Greatest Love

The Greatest Love est un drama diffusé sur MBC de Mai à Juin 2011. Encore intitulé Best Love, il relate les aventures de deux célébrités coréennes. Avec un tel titre, faut-il s’attendre à une comédie romantique ambitieuse ? Détrompez-vous, ce drama des sœurs Hong est la démonstration parfaite de leur savoir-faire… et de leurs lacunes.

Critiquer un drama des sœurs Hong sur la toile est quelque chose de périlleux. Elles font l’objet d’une grande admiration, et beaucoup de passionnés suivent avec un grand intérêt leurs séries. A cela, plusieurs raisons, mais je citerai la plus importante : des références de pop-culture à tous les étages. Tout y passe : des blockbusters hollywoodien aux films coréens, des dramas concurrents ou leurs propres dramas. Elles ont l’œil pour incorporer une bonne dose de parodie et d’humour rafraichissant. Pour les fans avertis un tant soit peu intéressés à l’univers du showbiz (et coréen en particulier), ces clins d’œil appuyés valent de l’or.

Autre caractéristique des dramas des sœurs Hong, c’est leur focalisation sur la symbolique amoureuse, sa dérive étant le merchandising. Tout le monde se souvient du lapin-cochon, et des étoiles pour le héros nyctalope de You’re Beautiful. The Greatest Love pousse l’exercice encore plus loin avec l’histoire d’un cœur malade qui a besoin de se « recharger » auprès de l’être aimé, ou d’une pomme de terre qui a du mal à fleurir. Cette dernière est investie affectivement (ne riez pas !), et cela permet de jolies scènes où les dialogues prennent une grande signification. Mais utiliser sa symbolique à outrance, c’est ne compter que sur ces moments là pour faire vibrer le téléspectateur au lieu de construire davantage ses personnages. En clair : le drama souffre parfois d’un certain manque d’émotion, d’expression « concrète » des sentiments. Hélas, je l’avais déjà un peu senti lors de ma critique du pilote.

Sur le scénario, le rythme, la construction des évènements, je n’ai pas grand chose à dire à part, comme c’est souvent le cas, des obstacles montés de toute pièce à la fin du drama. Mais rappelons les faits : Goo Ae Jung, est une star déchue qui lutte pour trouver du boulot. Elle ne pleurniche pas sur son sort (ouf !), et saisit toues les opportunités qui se présentent à elle. Elle va rencontrer une superstar internationale, l’arrogant Dok Go Jin, lequel ne comprend pas ce qui lui arrive : son cœur, qui a déjà subi une opération, se met à battre étrangement quand il entend Goo Ae Jung… Goo Ae Jung, elle, ne peut pas le supporter mais grâce à lui et à ses maladresses en direct à la télévision, elle arrive à trouver un rôle dans une émission de télé-réalité de type bachelor, où un médecin doit choisir l’élue de son cœur parmi plusieurs prétendantes. Évidemment tout se complique quand l’ex-amie (et ex-star du groupe où figurait Goo Ae Jung) tombe amoureuse de ce médecin, lequel n’a d’yeux que pour Goo Ae Jung…

Le drama en profite pour parler un peu du star-system en Corée, et -malheureusement – très peu des émissions de télé. vous ne l’ignorez plus, le sujet est particulièrement sensible là-bas, où les célébrités se font littéralement assaillir par leurs fans. Les netizens se croient en effet à l’abri derrière leur écran pour poster rumeurs, attaques violentes, au point de pousser au suicide bon nombre d’entre elles. Un phénomène particulièrement grave, illustré encore récemment par l’affaire Tablo, célèbre rappeur coréen (et accessoirement mari de Kang Hye Jung et père de leur enfant). Comme un grand nombre de personnalités ont menti sur leur CV (cf. l’affaire qui a donné lieu au drama Miss Ripley ) et ont fait croire à de fausses études aux USA, un petit groupe de fans sur internet se sont acharnés sur Tablo (de son vrai nom Daniel Lee), lequel a pourtant réellement et brillamment été diplômé là-bas. Niant l’évidence et toues les preuves envoyées par le chanteur, ces netizens ont réussi à lui pourrir la vie, le chanteur ayant très peur de se montrer en public désormais. La fiction The Greatest Love montre bien comment les fans en arrivent à détester celle qui sort avec leur star préférée, mais le registre, même dramatique, reste léger. Et tout se règle très facilement. Un peu trop facilement, peut-être, mais au moins le drama ne traînera pas en longueur.

En effet, malgré quelques lacunes en terme d’émotion et le peu d’attachement à nos personnages, et le manque de surprises, les rebondissements étant assez prévisibles, la série reste très agréable à suivre. Portée par deux bons acteurs : Cha Seung Won (City Hall) et Gong Hyo Jin (Pasta) , de second lead convaincants et attrayants (Yoo in Na (Secret Garden) et Yoon Kye Sang (Triple), dotée d’un rythme soutenu, de beaucoup d’humour, de clins d’œil, et aidée par une symbolique recherchée, la fiction figure sans problème dans la moyenne haute des dramas coréens. Et ce qui permet au drama de fonctionner sur le plan romantique, c’est aussi un bon nombre de scènes de déclarations, assistées par une jolie OST. J’ai particulièrement aimé la chanson don’t forget me de Huh Gak.

En bref, une jolie comédie romantique malheureusement un peu trop millimétrée et pas assez spontanée, qui n’a pas toujours réussi à m’émouvoir. Mais j’en garde tout de même un excellent souvenir.

[Pilote – Corée] The Greatest Love

Les changements de noms étant particulièrement fréquents ces temps-ci, il a bien fallu faire un choix pour cette critique. J’ai préféré retenir The Greatest Love puisqu’il est plus répandu sous ce nom, mais sachez qu’il peut également s’appeler Best Love. Il serait d’ailleurs temps que les auteurs choisissent des noms un peu plus évocateurs. Et que les affiches aient un semblant d’unité.

Ne vous arrêtez pas au titre, il se pourrait bien que ce drama vaille le coup d’œil. Issu de l’imagination décidément fertile des sœurs Hong (You’re Beautiful, My Girlfriend is a gumiho, My Girl), cette série raconte la rencontre de deux stars plongées dans la folie médiatique.

Le regard porté sur le showbiz coréen reste pour le moins dénué de critiques. D’autres dramas avaient su montrer le tourbillon de flashs, de nouvelles, de rumeurs, et pointer du doigt la communauté internet, qui est aussi prompte à adorer une personne qu’à la haïr (You’re Beautiful, Secret Garden). The Greatest Love se permet par exemple de montrer comment les commentaires peuvent être particulièrement durs et blessants, en plus de nuire à une carrière. Mais cela n’ira pas au delà. Car le propos du drama reste le divertissement.

Et chose à mon sens plus intéressante, le drama devrait nous parler … de la télé coréenne. Après avoir parlé des émissions de variété produisant des groupes d’idoles et après avoir évoqué la création de dramas, il était temps, en effet, d’aborder les émissions de divertissements qui invitent tous les jours des célébrités : jeux télévisés, épreuves « sportives » ou cérébrales, et même.. émission pour bachelor, où une célébrité cherche l’âme sœur.

Mais il y a différents niveaux de célébrités. Prenez notre héroïne, Goo Ae Jung. Elle a commencé sa carrière comme l’une des pionnières des girls band. A l’époque bien plus sage, (disons qu’on cherchait davantage des filles mignonnes que sexy),  Goo Ae Jung avait réussi à se faire un nom. 10 ans plus tard, elle est désormais has been, et sa carrière est au plus mal : elle est obligée d’aller dans des émissions où elle se ridiculise. Que s’est-il passé ? C’est un des mystères qui sera dévoilé peu à peu. Les pièces du puzzle sont là : une dispute avec sa collègue, la rupture du groupe, les rumeurs de liaison avec un homme déjà fiancé, une autre dispute sous l’emprise de l’alcool, un album solo qui fait un bide. Bref, Goo Ae Jung cherche à relancer sa carrière, et lorsqu’elle croise celles qui lui ont succédé, des jeunes filles imbues d’elles-mêmes, elle ne peut s’empêcher de vouloir leur donner des conseils pour être aimé des gens.

Pour autant, Goo Ae Jung ne pleurniche pas sur son sort, et est capable de bien des choses pour obtenir ce qu’elle veut : mentir, se déguiser, etc… Pour tout dire, j’aime bien ce personnage volontaire, mais en deux épisodes j’ai eu du mal à m’y attacher. L’actrice Gong Hyo Jin (Pasta) n’y est pour rien. C’est juste que malgré tout ça j’ai pas réussi à être touché. Oui, il lui arrive plein d’évènements, et elle essaye de s’en sortir, mais … pour rependre une image plusieurs fois développée dans le drama, mon cœur ne bat pas pour elle.

Et à vrai dire, le personnage qui lui est promis a mis aussi beaucoup de temps à devenir sympathique. Bien sûr, le bad boy prétentieux, arrogant mais au grand cœur est un grand classique, mais avait-il besoin d’être aussi… dur ? Dok Go Jin, joué par le charismatique Cha Seung Won (Athena), est un acteur adulé, d’un tout autre niveau que la pauvre Ae Jung. Son rêve est de percer le marché américain en jouant à nouveau dans un film d’action : Ninja Assaut (Toute ressemblance avec Bi /Rain (Ninja Assassin) est évidemment… voulue). Malheureusement il n’est pas retenu pour ce rôle bien qu’il ait tenté de soudoyer le réalisateur. Sa mauvaise maîtrise de l’anglais semble poser problème. Seulement voilà, là aussi j’ai du mal à compatir, vu comment ce monsieur traite les gens avec mépris, voire même fait du mal (il tort les bras d’Ae Jung) ou fait mine de frapper un réalisateur. Son salut viendra de son cœur malade ou fatigué après une opération chirurgicale,  et des premiers signes avant-coureur de sentiments amoureux (son cœur bat étrangement quand il est en présence d’Ae Jung).

C’est notamment ce point là qui m’a donné envie de voir la suite. Oui les acteurs sont charismatiques, ça joue bien (et la scène de douche a je suppose ravi l’ensemble du public féminin), mais je voulais de l’émotion, et je l’ai enfin eu… à la fin.

Pour le reste, j’étais ravi de revoir Yoo In Na (Secret Garden) dans le rôle de l’ex-collègue d’Ae Jung (désormais responsable de l’émission de bachelor). Tandis que l’autre rôle masculin , tenu par Yoon Kye Sang (Triple), malgré son temps d’antenne très restreint m’a laissé de bonnes impressions du fait de son caractère asocial : c’est un médecin oriental qui cherche l’âme sœur et finit par faire fuir ses prétendantes en leur montrant leurs problèmes de santé. Comme on dit, la déformation professionnelle joue parfois de mauvais tours.

Ce qui m’a notamment plu dans le drama, c’est lorsque nos deux héros essayent de corriger la gaffe initiale (Ae Jung raconte à la télé que Dok go Jin a tenté de soudoyer le réalisateur américain) et ce faisant, compliquent la situation.

C’est classique, mais finalement j’ai beaucoup plus ri du fond que de la forme. Ces deux premiers épisodes, par exemple, usent de gimmicks insupportables (les « mots » qui « attaquent » les personnages). Malgré une mise en scène efficace qui donne du rythme au récit (split-screen), les gags n’ont pas été suffisamment percutants. Reste l’utilisation de la pop-culture si chère aux soeurs Hong pour se détendre les zygomatiques  entre les clins d’œil appuyés à Bi ou les scènes décalées d’infiltration à l’hôpital (avec la musique des chariots de feu de Vangelis ou Mission impossible). J’en profite au passage pour saluer la bande originale, très réussie, avec des mélodies qui accrochent, et qui sont utilisées au bon moment.

Bref, je suis davantage convaincu par la prestation des acteurs que par leurs personnages, et davantage intrigué par la suite du récit (l’émission de bachelor) que par sa mise en place initiale et les gags, un peu trop mous à mon goût (peut-être quelques mimiques supplémentaires auraient fait du bien à l’ensemble). Il manque aussi ce petit plus pour être complètement dans l’aventure : l’attachement à tout ce petit monde. Selon les dramas, ça peut prendre plus de temps que prévu, alors je veux rester optimiste.

Petite sélection des dramas coréens à venir

Il n’est pas toujours facile de se repérer dans les sorties de séries asiatiques, puisqu’elles n’ont pas du tout le même calendrier que les séries américaines. Voici donc une petite sélection purement, absolument, totalement subjective et contestable des dramas coréens susceptibles de m’intéresser dans les mois à venir. (Avec moins de dramas historiques, donc).

Mais d’abord un petit aparté. Je suppose que vous avez tous une petite liste de séries à voir, et finalement l’été, période américaine plus creuse en termes de sorties (quoique, ça l’est de moins en moins), c’est une bonne période pour se mettre à jour au niveau asiatique.

Pour ma part, j’ai encore Iris, Chuno, That Fool, You’re Beautiful, Personal Taste et Cinderella Sister à voir, tandis que Coffee House qui vient de démarrer n’en finit plus de me faire des yeux doux. Et j’en oublie (God of Study, Harvest Villa, Pasta, Soul, Summer Scent, Triple..) pour ne pas me faire du mal.

Le problème, c’est que je ne peux m’empêcher en même temps de loucher vers les productions à venir.

Bad Guy vient à peine de commencer et après avoir vu le teaser, j’aime cette ambiance noire et un brin mélancolique. La mise en scène a l’air d’être soignée, la réalisation a été confiée à l’homme derrière Winter Sonata, Autumn Tale et I’m sorry i love you (des mélos « extrêmes ») mais je me méfie du montage des bande-annonce. On y retrouve Kim Na-Gil (Queen Seon-Duk), la jolie Han Ga In qui n’avait plus fait parler d’elle depuis un moment (physiquement elle me fait penser à Son Ye Jin quand elle était plus jeune), Kim Jae Wook (l’un des acteurs de Coffee Prince), et la prolifique Oh Yun Soo.

A voir donc, si le mélo a bien été remplacé par du suspense.

J’attend particulièrement Road Number One, un drama historique sur le début de la guerre de Corée en 1950. Le budget est  important (environ 10 millions d’euros). Et cette tragédie qui coupa la péninsule en 2 nations est à mon sens plus intéressante que les drama historiques habituels façon Damo. Même s’il faut se méfier d’une lecture patriotique qui a parfois surgi dans les fictions coréennes traitant de ce sujet. Ce qui est également intéressant, c’est qu’on y verra pour la première fois Kim Ha Neul dans un nouveau registre (elle a toujours été parfaite dans les comédies romantiques ou les comédies d’action). On y retrouve aussi So Ji Sub (I’m sorry i love you) et Yoon Kye Sang (Triple). Ca commence le 23 Juin sur MBC.

Toujours dans un contexte de guerre (je suppose, vu son affiche), Comrades sera l’adaptation du film chinois Comrade almost a love story (avec Maggie Cheung). 10 ans de voyage et de séparation d’un couple. Avec le retour de Park Yong Ha (Story of a man).

Non, je n’aurai pas le courage de me lancer dans le drama patissier King of baking (basée sur l’histoire réelle de la firme Paris baguette – ça ne s’invente pas), car même s’il bénéficie de la présence d’Eugene (Wonderful life), 36 épisodes, c’est un investissement trop important. Pour les courageux ça commence le 9 Juin.

Je suis en revanche un peu plus intéressé par What’s up, un drama basé sur l’apprentissage de la musique à l’Université. Une belle brochette de jeunes acteurs : Im Joo Eun (Soul, et le délirant et malheureusement non sous-titré Me Ri Dae Gu’s Attack and Defense Battle), Im Joo Hwan (Boys before flowers), Jun Hye Jin (Smile, you). Ca devrait être diffusé en Juillet.

Le hype commence déjà à monter pour la nouvelle production des soeurs Hong (basée sur la légende coréenne du renard aux 9 queues qui dévore des foies humains (Eh oui, chacun son conte !). Ca s’appelle My girlfriend is a Gumiho / My girlfriend is a nine-tailed fox. Et rien qu’en lisant le titre vous aurez compris le scénario. Avec les soeurs Hong aux commandes, on peut être optimiste. Et puis maintenant que l’on sait que Shin Min Ah a pris le rôle titre… C’est prévu pour le mois d’Août.

Et juste avant, s’il y avait besoin d’une preuve que les idées se copient rapidement, nous aurons droit également en Juillet à Gumiho : Tale of the fox child, qui provient d’un script récompensé dernièrement. Il s’agira là d’une toute autre ambiance puisqu’on nous promet un drame historique plein de suspense. Avec Han Eun Jung (Wonderful life). De quoi piquer ma curiosité.

Le drama musical, un nouveau filon ? Nous aurons droit en Août à I am Legend, l’histoire d’une jeune femme qui divorce et revient à son premier amour : la musique. Elle va ainsi constituer un groupe de rock. C’est joué par Kim Jung Eun, après le départ regretté de Kim Sun Ah (My name is Kim Sam Soon).

Après What’sup, I am Legend, viendra en seconde partie d’année le drama The Musical, avec Gu Hye sun (Boys over flowers). Peu de choses filtrent encore, on parle de rêves et d’amour de talents musicaux. A voir, donc, si on a pas déjà eu l’overdose.

Je n’oublie pas le drama special (un épisode) à venir le 5 Juin sur MBC : Our slightly risque relationship, avec Lee Sun Gyun (Coffee Prince, Pasta), un acteur que j’aime beaucoup.

Encore moins Athena, la suite/spin-off d’Iris, sans Lee Byung Hun, mais avec l’excellent Jung Woo Sung (au ciné : A moment to remember, The good the bad the weird). Autant dire que ça promet. A venir après l’été, sûrement.

Enfin, le hype de l’année vient sûrement au drama Runaway, par ceux qui sont derrière Chuno, et qui pourrait réunir les deux plus grandes superstars coréennes : Rain (Full House, le film i’m a cyborg but it’s ok et le film américain Ninja Assassin) et Jeon ji hyun (My Sassy Girl, Windstruck, Il Mare, Daisy, A man once a superman). Pour un peu on croirait au poisson d’avril. Et pourtant ça pourrait venir en septembre-octobre…

Article modifié le 8 Juin : Il semblerait que cette association de rêve ne se fera pas, Jeon Ji Hyun  ayant refusé le rôle. Un rêve s’écroûle…

A noter également que le drama Comrades pourrait être renommé en Love Song. Les droits de diffusion aux USA auraient également été achetés par la Warner (!) (source : Javabeans).

Pour une sélection des dramas fin 2010 début 2011, rendez-vous ici.