Dramas coréens à venir (édition Novembre 2011)

Après un long break dans mes présentations, voici donc les dramas coréens à venir (et ceux qui viennent tout juste de commencer). Il faut évidemment prendre tout ceci avec précaution, puisque ça bouge toujours… Les « general service channels », avec l’explosion du câble, sont en train de changer la donne, notamment parce que les plus grandes stars sont appelées en renfort. On peut les comprendre puisqu’ils y bénéficient de meilleures conditions de travail pour la plupart.

Me too, Flower (MBC), le drama fait déjà parler de lui de la plus mauvaise manière : remplacement à la dernière minute de l’acteur principal pour cause de blessures, et planning extrêmement serré pour arriver à filmer la série à temps pour la diffusion. L’histoire est celle d’une jeune policière qui tombe amoureuse de son patron, lequel cache bien des choses. On retiendra dans le cast la présence de Lee Ji Ah (The Legend), et celle de Seo Hyo Rim (Scent of a woman). Mais tout cela n’augure rien de bon. (diffusion commencée le 9 novembre).

Ce drama sera suivi en Janvier sur la même chaîne par The Moon embracing the Sun, un fusion sageuk romance, inspiré du roman écrit par celui qui a donné Sungkyunkwan Scandal. Kim Soo Hyun (Dream High) y jouera un roi de la dynastie Joseon, amoureux d’une shaman, interprétée par Han Ga In (Bad Guy). Un projet à suivre si vous avez aimé Sungkyunkwan Scandal.

Lights and Shadow (MBC) fait circuler de charmantes photos rétro. Une histoire vraie qui va nous plonger pendant 50 ans dans les débuts du showbiz coréen, de la guerre du Vietnam en 1959 à nos jours (le coup d’état du 16 Mai 1961, l’assassinat de Park Chung Hee en 1979, etc..). Le drama va-t-il pouvoir reconstituer toutes ces années ? En tous cas le contexte est original, et je suis curieux de voir comment on va parler de l’extrême censure de l’époque. A noter qu’il va faire 50 épisodes, c’est un investissement… mais pour les passionnés d’histoire, peut-être que cela vaut le coup. , Le cast est assez intéressant : le vétéran Kim Min Jong, l’impeccable Lee Pil-Mo (du très beau film Dance with the wind) la jolie Nam Sang Mi (Time between Dog and wolf), et l’équipe est celle qui a donné le mythique Jumong (un très grand dramas qui a contribué à l’Hallyu, avec plus de 80 épisodes). Ça débute le 28 Novembre, préparez vos soirées…

Just Like Today ou Be like today (MBC) est un drama familial qui devrait raconter les aspirations et les déboires de la génération baby-boom. Nous y verrons leurs difficultés financières, leurs quêtes pour donner un sens à leur vie. C’est notamment le retour de la petite nouvelle Han Groo après le tonitruant Killer K (je suis admiratif  car elle a sacrifié son enfance pour son rêve – en enchainant les heures après sa journée scolaire, un exemple parmi d’autres de l’extrême pression que se mettent les élèves coréens) mais le reste du casting est essentiellement composé d’acteurs dans la cinquantaine. C’est un daily drama (donc au moins une centaine d’épisodes) et ça commence le 21 Novembre.

Strangers 6 (MBC), une collaboration entre le Japon, la Chine et la Corée pour une histoires d’experts protégeant les intérêts économiques de leurs pays. 22 épisodes diffusés en 2012 si tout va bien. Je suis curieux de voir le résultat même s’il n’y a pas de grands noms associées au projet. Ce n’est pas la première initiative de ce genre, mais c’est une démarche intéressante.

Pas de news  concernant Onjo Biryu, encore rien sur le mystérieux Triptaka (un recueil de textes bouddhistes sacrés pendant l’époque de Goguryeo). Après l’orgie de sageuks ces derniers mois, je ne vais pas m’en plaindre.

Absolutely Him (MBC), où la prochaine comédie romantique qui fait déjà du buzz malgré sa sortie programmée en 2012, en raison du casting réunissant TOP aka most wanted korean male, et Kim Ha Neul. C’est tiré du manga du même nom, c’est à dire qu’il s’agit d’une femme qui achète un robot pour devenir son parfait petit ami. Top, en robot… un rôle sur mesure.

Brain (KBS) est un médical drama prévu pour la mi-novembre. L’histoire d’une lutte pour le pouvoir au sein d’un service de neurochirurgiens, où notre héros deviendra peu à peu meilleur. Côté casting, je retiens surtout Shin Ha Kyun (je l’avais adoré dans Harvest Villa). On essaiera surtout d’oublier le remplacement entier du casting alors que les acteurs avaient déjà commencé leur promo !

Wild Romance (Agressive Romance) (KBS), prévu pour Janvier prochain est décidé à nous raconter comment un joueur de baseball et une garde du corps, championne de judo, tombent amoureux. Décidément la femme coréenne est bien représentée dans les disciplines d’arts martiaux. Lee Dong Wook et Yoon Eun Hye ne sont pas envisagées malgré la rumeur, mais on devrait retrouver Lee Si Young (Poseidon), une actrice qui a pratiqué de la boxe. Mais ce qu’il faut retenir surtout, c’est la grande nouvelle concernant la scénariste, puisqu’on retrouvera la talentueuse Park Yeon Seon (Alone in love, Evasive Inquiry Agency, White Christmas) à l’écriture, en collaboration avec le réalisateur de Women in the sun. J’ai hâte d’en savoir plus, c’est déjà le drama que j’attends le plus.

Dream High (KBS) aura une deuxième saison, prévue pour Janvier également. Même format, nouveau cast… Même histoire ? Les ados vont en raffoler.

Autre projet de KBS pour 2012, celui de porter devant le petit écran Doll Mask, l’histoire d’un combattant en arts martiaux luttant contre l’invasion japonaise dans les années 30. Le réalisateur devrait être celui de Story of a man.

Enfin, le projet qui fait le plus de buzz sur KBS pour l’année prochaine est Love Rain. Un évènement, puisqu’il s’agit du retour des personnes qui ont mis au monde Autumn my heart et Winter Sonata. Attendez-vous donc à du mélo larmoyant : l’histoire d’un couple qui n’a pas réussi à être ensemble dans les années 70, mais qui verra peut-être leurs propres enfants s’aimer dans notre temps. Le casting fait l’effet d’une bombe pour ados, avec Jang Geun Suk (You’re Beautiful) et Yoona des Girls Generation (dont les qualités d’actrice sont bien éloignées de ses qualités de chanteuse malheureusement).

Des fois en lisant le pitch d’une série on mesure le décalage avec nos pensées occidentales. Je cite celui d’If tomorrow comes‘ : une jeune fille au bon cœur pense que respecter ses parents contribue à son propre bonheur. Hmm. Je relis. Hmm. Ok, je savais que le respect des aînés prenait une part importante en Corée, mais là ils poussent le bouchon un peu loin… C’est sorti fin Octobre sur SBS, avec Seo Woo (Cinderella Sister).

Je passe sur le daily drama My Daughter the flower qui narre les aventures d’une fille et de sa mère qui n’est pas sa mère biologique.

Autre concept, Take Care of us captain, prévu pour fin décembre. Histoire de varier les approches, nous voilà à l’aéroport. Ça vous dit une histoire d’amour entre pilote, co-pilote et contrôleur aérien ? Gu Hye Sun (the greatest love, the musical), elle, a répondu présent. Pas sûr que j’en fasse autant, tant le reste du casting m’indiffère.

Prévu pour Janvier 2012, History of a salaryman (SBS) va nous raconter l’histoire d’un salarié moyen qui lutte contre la solitude. Les producteurs de Giant sont derrière, donc le projet est à suivre. Le casting est désormais bouclé, avec côté masculin Lee Bum So (Giant), Jung Gyu Woon (Romance Town) et côté féminin Jung Ryu Won (My name is Kim Sam Soon) et Hong Soo Hyun (l’amie jalouse dans Lie To Me).

Pour les projets situés bien plus loin, signalons le drama Beautiful life qui devrait être le retour de la star Moon Geun Young (The Painter of the wind, Cinderella Sister, Marry me Mary). Il s’agit d’une histoire d’amour entre une infirmière et un neurochirurgien. On a encore le temps d’en savoir plus, c’est prévu pour septembre 2012.

Hanbando ou Korean Peninsula (à ne pas confondre avec le film de 2006) devrait réunir l’excellent Hwang Jung Min et Kim Jung Eun (I am Legend) bien que l’on parlait de Ha Ji Won et Jang Dong Gun pendant un moment. C’est un drama politique ambitieux, véritable blockbuster traitant d’une Corée unifiée, où les ressources naturelles sont rares. On y voit un scientifique devenir président. Un drama post-apocalyptico-écologico-scientifique ? Le synopsis est en tous cas très alléchant. Décidément le câble apporte d’intéressantes idées. Il faudra attendre Janvier pour la voir sur la nouvelle chaîne CSTV/TV Joseon. J’ai hâte.

Et si Jang Dong Gun change son fusil d’épaule, peut-être va-t-il se rabattre sur A gentleman’s dignity, le nouveau drama du scénariste de Secret Garden. On sait peut de chose pour le moment si ce n’est qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre trentenaires.

Pour les amateurs de séries policières la chaine câblée OCN nous promet Ten dans quelques jours (le 18 Novembre pour être précis). Le pitch n’a rien de passionnant : l’histoire d’une unité spéciale chargée de résoudre des affaires classées. Le héros devrait être la star de Giant, Joo Sang Wook.

Prévu pour la nouvelle chaîne JTBC, voilà un nouveau drama qui va faire du bruit : Padam padam the sound of his and her heartbeats. Le casting fait rêver : le talentueux Jung Woo Sung (Athena, A moment to remember), le charismatique Kim Bum (Boys Before Flowers), et la jolie Han Ji Min (Capital Scandal). Il s’agit d’une histoire d’amour entre un prisonnier et une femme, avec l’intervention d’un ange gardien.Ça devrait arriver début décembre.

Vous en voulez encore, des titres bizarres ? Voilà Fermentation Family. Est ce que ça sent bon ? On a quelques indices : la scénariste de Devil et Revenge, une histoire mystérieuse d’un gangster orphelin qui pour retrouver son passé, travaille dans un célèbre restaurant qui prépare le fameux kimchi (plat fermenté). On retrouvera notamment Park Jin Hee (The Woman who still wants to marry). Pourquoi pas… C’est pour mi-décembre, toujours sur la nouvelle chaine jTBC.

Pour les amateurs de sageuk (dramas historiques), qui sont nombreux, jTBC a également pensé à vous en vous proposant Queen In Soo. Situé dans la période Joseon, le drama vous racontera les habituelles intrigues politiques et les conflits entre les 3 femmes les plus influentes de cette période. Dans le rôle titre, Chae Si Ra, vétéran du genre. C’est prévu pour décembre.

Saving Madame Go Bong Shil (ou Go ! Mrs Go !) mise sur la popularité des korean idols. Au programme, les premiers débuts de Luna de F(x), et de Kim Kyu Jong (SS501), encadrés par des acteurs expérimentés comme Chun Ho Jin (City Hunter). Enfin, le réalisateur de The Legend et Bicheonmu devrait donner un peu de cachet à l’ensemble. Réservez vos soirées à partir de décembre sur CSTV pour une trentaine d’épisodes. L’histoire ? Une femme âgée d’une cinquantaine d’années s’installe à Séoul après la perte de son mari, et écrit des best seller.

A l’heure où j’écris ces lignes, le mini-drama Bang Ja Chronicles (The Servant) (CGV) devrait bientôt se terminer après 4 épisodes nous racontant une histoire d’amour inspirée du film The Servant. Ce film réécrivait avec audace le célèbre conte de la fidèle Chun-Hyang, qui préféra mourir plutôt que trahir son fiancé. Dans cette nouvelle version, c’est le serviteur qui séduit la belle à la place de son maître, et enchaine les leçons de séduction. On nous promet beaucoup de scènes dénudées, ce qui explique peut-être sa popularité dans les recherches sur internet. En tous cas le premier épisode a été un joli succès d’audience.

Grand nouvelle pour les fans de K-pop, What’s up devrait enfin arriver sur le petit écran le 3 décembre sur MBN. Pour rappel, cette série située dans le monde de la musique (et dont les premiers trailers faisaient penser à Fame), n’avait pas réussi à trouver sa place sur la grille. L’explosion récente des chaines de télé a changé la donne.

Diffusé également au début du mois de décembre sur MBN (le 5 décembre) , Vampire Idol a un pitch complètement délirant : un jeune vampire veut devenir une star de la pop. Il s’agit d’une sitcom qui devrait faire plus de 100 épisodes. Les amateurs de No Min Woo (My girlfriend is a gumiho) vont être ravis.

Et si l’univers des sitcoms coréennes vous plait, voici You’re here, you’re here, you’re really here (Come, Come, Absolutely Come), débutant au même moment sur la même chaine pour un nombre d’épisodes impressionnant (120). L’histoire est celle de trois personnes (un jeune homme et deux jeunes  femmes) qui décident de vivre sous le même toit. L’objectif avoué est de s’inspirer de la sitcom américaine Friends. Une tentative d’américanisation qui sera intéressante à visionner. Mais pourquoi je vous en parle ? Parce qu’il y a la sublime actrice de Soulmate, Lee Soo Kyung, bien sûr. Elle était parfaite dans cette « fausse » sitcom.

Enfin, si vous ne voulez pas vous engager dans une longue sitcom, MBN a également pensé à vous, avec Bolder by the day, l’histoire d’une famille de militaires. La série ne devrait compter qu’une cinquantaine d’épisodes.

Je passe sur Heaven’s garden, qui nous parle de réconciliation familiale à la campagne. Prévue sur Channel A pour le mois de décembre, la série n’a pour l’instant pas grand chose pour elle.

Channel A devrait également nous proposer une vraie success story, celle de Lee Young Suk qui a commencé à vendre des légumes dans un petit magasin et qui possède plus d’une trentaine de magasins dans le monde aujourd’hui. Ca s’appelle Bachelor’s vegetable store (ou Veggie Store) et c’est prévu pour fin décembre, avec le duo Wang Ji Hye (insupportable dans Personal Taste mais parait-il géniale dans Protect the boss) et Ji Chang Wook (Warrior Baek Dong Soo). Autant dire que le casting suscite de l’intérêt. Mais au final j’espère qu’on va suivre l’ascension du jeune homme, pour éviter le cliché du prétentieux riche et arrogant.

Au rayon des projets de la chaine pour décembre, le retour d’Eugene (Wonderful life, Baker King) avec le drama Color of woman est finalement compromis, l’actrice ayant préféré s’occuper de sa sœur victime d’un grave accident. Le héros sera interprété par Jae Hee (Three Dads, One Mom), qui revient de son service militaire obligatoire. Signalons surtout qu’il s’agit d’un drama qui aura la chance d’avoir une vraie équipe de scénaristes. Fini le scénariste qui travaille seul. On espère fortement que cela aura un impact positif dans l’écriture de cette romance.

On attend toujours des nouvelles de Jeon Woo Chi, le drama inspiré du film du même nom. Probablement abandonné, mais j’ai pas lu de confirmation.

Le projet de Choi Ji Woo, Medical College, ne semble pas avancer non plus.

Évidemment parmi les projets qui enflamment le net figure en bonne place Full House 2. Non, vous ne rêvez pas, le drama qui est à l’origine de la vague coréenne va avoir une suite. Enfin… on nous promet une nouvelle histoire, un casting différent, donc vous pouvez voir à quel point le produit est bien labellisé. Mais un tel nom fait encore vendre malgré sa qualité assez déplorable par rapport aux standards d’aujourd’hui (abus de flashbacks, longueurs, répétitions). Néanmoins c’est quand même le drama qui aura connu de multiples clones pendant des années. C’est prévu pour être diffusé en Mars au Japon, mais le casting n’arrête pas de bouger. Je suis plus que dubitatif, vous l’aurez compris.

Enfin, signalons le projet de drama Speed pour CSTV, situé dans l’univers des courses automobiles, et qui devrait réunir 3 chanteuses du groupe Girls Generation (Yoona, Yuri et Soo young). Le réalisateur d’Iris serait partant.

Au final, qu’en retenir ? Pour ma part ça sera probablement Hanbando, Padam Padam, Wild Romance, Lights and shadow.

Publicités

Lie to me

Que de péripéties pour en arriver là ! Rappelons-le, suite à la mort de Park Yong Ha (Story of a man), le drama Comrades dans lequel devait participer Yoon Eun Hye (Coffee Prince) est mis en suspens. Celle-ci veut rester fidèle à ses engagements et attend un nouveau casting… qui ne viendra pas, personne ne se sentant à la hauteur. Au bout de très longs mois, l’actrice se rend à l’évidence, il lui faut trouver un nouveau projet. Ce sera Lie to me. Entre-temps Kang Ji Hwan (Coffee House) pressenti pour d’autres rôles finit par accepter de rejoindre ce même drama. Le buzz médiatique est lancé, avec la réunion de deux des plus grandes stars coréennes. On s’enflamme très vite, on prédit de jolies scènes de baisers… et on croise les doigts pour que le scénario soit à la hauteur de ses acteurs.

Le résultat ? Il ne va pas plaire à tout le monde. Alors que dans le même temps sortent d’autres comédies romantiques réussies, la lutte est serrée, et le pitch de départ ne donne pas beaucoup de potentiel. Rappelons-le, c’est l’histoire d’une fonctionnaire qui prétend être mariée à l’héritier d’un chaebol, parce qu’elle veut… rabattre le caquet à sa copine. Ni gourde ni méchante, Gong ah Jung est juste terriblement humaine, et ne voit pas les conséquences de ses actes. De ce mensonge va naître une série de complications qui va très vite rapprocher les deux personnages principaux. En effet, comme la série est diffusée sitôt l’épisode tourné, des ajustements rapides de scripts sont possibles. Alors que les autres dramas prennent leur temps pour créer leurs couples vedettes, Lie to me va enclencher la seconde vitesse, au risque de perdre en cohérence et en développement des personnages : ces deux acteurs là ont une telle alchimie à l’écran, il va falloir s’en servir pour couper l’herbe sous le pied des concurrents.

C’est là que le drama perd beaucoup de spectateurs. Un baiser, oui pourquoi pas, mais les personnages principaux n’ont pas vraiment eu le temps d’être développés. Et ça s’est ressenti, notamment pour le personnage de Kang Ji Hwan, Hyun Ki Joon, qui semble bien trop rigide pour être attachant. Pourtant, après avoir vu l’intégralité du drama, je persiste : précipiter les choses, c’était le bon choix. Le postulat de base courait le risque de tomber dans l’archi-classique avec le carré amoureux, les parents opposés, la méchante de service, le mensonge, le contrat,… Ce n’est pas un mal en soi (et je m’en serai contenté à vrai-dire puisque rien n’est vraiment déplaisant, avec un ton très équilibré). Mais on était en droit d’attendre mieux. Malheureusement le drama n’en finissait pas d’allonger sa liste de personnages, avec une chanteuse, un cuistot, une secrétaire, bref… tout un petit monde dont on ne percevait pas bien l’intérêt et qui n’avait pas beaucoup de capital sympathie. En restant sur son postulat de base, l’échec aurait été cuisant.

Le rapprochement entre Yoon Eun Hye et Kang Ji Hwan n’a pas seulement pour but de plaire aux fans, il recentre surtout l’intrigue qui partait dans tous les sens. Malheureusement les dégâts sont faits, et il va bien falloir gérer tout ce petit monde, on ne peut pas le faire disparaître. Du coup, on s’ennuie un peu avec les personnages secondaires même si on arrive à les comprendre. Il y a effectivement des choses à dire, et le carré amoureux, par certains côtés, est touchant (le frère du héros qui tombe amoureux par deux fois de la prétendante de son frère, l’ex petite amie qui n’arrive pas à faire une croix sur son ex). Autre intrigue qui a failli m’irriter : l’amie de l’héroïne, imbue d’elle-même, coincée dans un mariage qui la rend malheureuse. Par moment méchante, elle a failli transformer le ton du drama en victimisant l’héroïne, et en la rendant un peu naïve (qui voudrait d’une amie comme elle ?). Mais en fait, ça a tout simplement permis d’humaniser le personne de Yoon Eun Hye : honnête, tentée par la vengeance, mais fidèle en amitié. Heureusement on ne tombe pas dans le tragique entre temps, car on est venu pour le couple principal, qui nous le rend bien malgré des débuts trop froids.

Et puis un nouveau producer-director arrive, aux deux tiers du drama, et tente de renflouer le bateau bien endommagé. Première étape : essayer de rendre cohérent les comportements passés par rapport au fameux mensonge. Car le mensonge, devait apporter une réflexion sur la réalité des sentiments de chacun, et il n’aura servi qu’à gérer des intrigues de cache-cache assez décevantes. Enfin, en quelques scènes, les explications tombent, et malgré quelques détails globalement, le nouveau scénario a su remettre les personnages sur leurs rails, en leur donnant des motivations plus crédibles. Ça fait énormément de bien à la série, même si cela fait beaucoup de justifications en un épisode. Deuxième étape : rendre le couple attachant. Pour cela, il suffit de laisser les acteurs exprimer leur jeu, leur naturel. A l’évidence, leur complicité saute aux yeux. Il faut juste leur donner du temps d’antenne, ne pas les montrer dans intrigues ridicules. Troisième étape : se débarrasser du superflu (le carré amoureux), développer le strict minimum concernant les personnages secondaires (hormis le père de Gong Ah Jung éminemment sympathique lors de ses affrontements avec son futur beau-fils), et redonner confiance en virant toute animosité à l’égard du couple (il n’y aura pas de méchant, ouf !).

Dès lors la magie opère, et malgré les obstacles dressés sur leur route (parfois un peu capillotractés), les personnages ne sont pas excessivement larmoyants (la tare d’un bon nombre de dramas). Mieux encore, quelques bonnes idées, simples mais réussies rendent le couple très romantique. Et le final est à l’image de ce romantisme classique. D’habitude je n’aime pas révéler les choses mais je vais en parler parce que ça démontre bien que le nouveau PD a tout compris. SPOILER Notre héroïne a toujours été honnête, sincère, mais elle n’a pas attendu son prince charmant. De son tout premier échec amoureux, elle a compris qu’elle ne devait pas attendre que son homme lui donne tout. Fière de son boulot, elle conçoit désormais le couple comme une complémentarité pas comme un but. Ce dernier obstacle scénaristique est en fait une jolie manière pour compléter un personnage tout ce qu’il y a de plus humain, avec ses faiblesses et ses qualités (rappelons quand même les motivations premières de ce fameux mensonge !). Et ce que j’ai adoré, c’est qu’on nous rappelle qu’il y a des forces supérieures qui nous guident : le destin. Sans cette notion, le romantisme n’a pas d’âme. Enfin, ce qui m’a fait plaisir, c’est de m’apercevoir que le pilote en parlait déjà, en mentionnant le mariage (cf la critique du pilote). La boucle est bouclée, chapeau bas pour avoir réussi à redonner un semblant de cohérence à tout ça. Même si je me serai passé de la voix off. FIN DU SPOILER.

Vous l’aurez compris, le drama vaut essentiellement le coup d’œil pour la prestation du couple. J’ai été charmé, ensorcelé par leur naturel, leur complicité, leurs regards. Kang Ji Hwan, toujours classe, a pu faire apparaître un côté plus jovial qui lui sied nettement plus. Quand à Yoon Eun Hye, elle est encore plus bluffante que d’habitude. J’étais déjà fan, mais elle a bien progressé : elle est arrivée à donner à son personnage une multitude de facettes, et « vit » ses scènes avec une simplicité désarmante. Ce fut un bonheur de les voir rire, pleurer, se chamailler… et s’embrasser bien sûr !

En effet, je n’oublie pas des scènes magiques (le cola kiss, entre autres). A contrario de Greatest Love, il n’y a nul besoin de symbolisme, mais juste besoin de cœurs qui se parlent. Et puis,on nous donne un aperçu de l’île de Jéju, (l’héroïne travaillant au ministère du tourisme et de la culture), et on ne peut rêver de plus joli cadre, même si la réalisation est moyenne.

Enfin, alors que j’étais très réservé en ce qui concerne l’OST du drama et son emploi, l’ajout d’une chanson – au bout de plusieurs épisodes – a fini par renverser la vapeur. Lovin Ice Cream, la mélodie simple, guillerette, légère, sans aucune signification mais que l’on ne peut s’empêcher de fredonner, comme l’était  salad song. Le drama va exploiter ce thème, y compris en version instrumentale, et ça va participer au changement de ton du drama, pour une romance légère et souriante.

Il est indéniable que le drama a été écrit au jour le jour à partir d’un pitch basique qui demandait une grande maîtrise dans l’emploi des intrigues et des motivations des personnages pour arriver à quelque chose de correct. De ce fait, pendant une grande moitié du drama, on se perd dans ces personnages mais j’ai réussi à m’accrocher grâce un coup de poker : le rapprochement anticipé du couple principal, tout simplement magique. Je fais donc partie des personnes qui ont pu oublier une grande partie des défauts de la série, parce que j’y ai trouvé ce que je cherchais : un couple magnifique au naturel. Ce n’était pas gagné, mais grâce à cela, à mes yeux, le drama n’a fait que s’améliorer. Il reste on ne peut plus classique, léger, et bourré de défauts, mais pour une fois l’alchimie du couple principal l’emporte sur le reste. Mais j’en suis conscient, c’est sans doute parce que je ne résiste pas au charme de leurs interprètes, Yoon Eun Hye en tête évidemment. (au fait, des rumeurs font état d’un prochain film chinois historique aux côtés de Chow Yun Fat, mais j’ai tendance à me méfier des fans).

[30 days drama challenge] days 13/14 : « Je t’aime » et baisers favoris

Voilà encore des questions réunies pour en garder l’intensité.

Les déclarations d’amour à la télévision font encore rêver des millions de téléspectatrices (et j’ose espérer, téléspectateurs romantiques comme moi). On peut aimer une télévision plus adulte ou cynique et en même temps apprécier de jolies envolées passionnées. En tout cas je suis prêt à militer pour cette diversité.

Donc voilà des scènes qui m’ont fait chavirer le cœur, m’ont ému ou m’ont transporté de joie. Le bonheur devant le petit écran, c’est possible.

J’ai regroupé cette thématique avec la question des baisers favoris, parce qu’il me semblait évident que l’un va fréquemment avec l’autre et que je voulais éviter toute redondance. Enfin, je me voyais mal faire un article centré sur les baisers passionnés sans me faire taper sur les doigts par mon épouse parce qu’ils y vont un peu trop goulument, dira-t-on. Vous l’aurez compris, on va essayer de rester romantique. Un peu de tenue, messieurs !

Attention spoilers dans tout l’article, évidemment. D’aussi belles scènes doivent être découvertes par vous-mêmes !

Coffee Prince est inégalable sur ces plans là. Il y a quelque chose de viscéral dans ces scènes, on sent tout le poids des sentiments, et c’est magnifiquement bien joué.

Une scène -clé contient un baiser (joliment rendu par Yoon Eun Hye) et une magnifique déclaration d’amour : « Just once. I’ll say this just once so listen up. I like you. Whether you’re a man … or an alien. I don’t care anymore. I tried getting ried of my feelings but i couldn’t. So let’s go, as far as we can go. Let’s give it a try. »

Autre scène qui cette fois-ci allie humour et émotion : quand Choi Han Kyul (Gong Yoo) la « force » à avouer ses sentiments, lui demandant si elle n’aimait que lui.

Tell me the truth, you like me and Han Sung hyung both, right ?

No, really, it’s not like i can take out my heart and show it to you. Han Sung ahjussi is just a nice ahjussi and you…i don’t know why but… (A l’autre bout du fil, entendant ça il exulte silencieusement…) i like you.

Il la taquine : I still can’t get over it.

I did wrong i’m sorry but…

Il ment : – After falling asleep, i just get up and get angry all of a sudden.

Elle craque : I love you.

Il est obligé de s’asseoir dans le canapé, estomaqué. Elle continue : I love you. I love you. I really love you. I love you.

Il répond en jouant la comédie : Hey. Tell the truth. You’re a player, right ? I say i ‘m still mad and you say you love me. Where did you learn to change your subject ? I didn’t know you were like that. You jerk, why did you give me such a hard time, huh ? When we could have said « i love you to each other » and dated as much as we wanted ? Bad Go Eun Chan. you jerk. And take note of this… I love you more. How dare you… Bye.

Lui sourit béatement sur son canapé. Elle saute de joie : He loves me ! He loves me ! He loves me !

Et puis, je ne pouvais pas passer sous silence la scène où les deux tourtereaux décident de franchir le cap. Elle, en mettant les pieds chez lui, alors qu’il l’avertit qu’à cette heure-ci il ne la laissera plus partir. Il la soulève, la plaque contre la porte, l’embrasse passionnément et ça se finit sur le lit, avec la lumière qui s’éteint. Une scène courte mais osée pour un drama coréen !

Autres jolies scènes de baisers, marquantes : celles de Coffee House, que ce soient lorsque Park Si Yeon se jette sur Kang Ji Hwan qui avait trouvé refuge dans une cabine téléphonique, ou lorsque celui-ci lui rend la pareille en allant l’embrasser fougueusement sur le quai d’une gare. Et puis, même si ce n’était pas un baiser mais une mise en scène, lorsque Kang Ji Hwan plaque sa partenaire sur la table, en lui tenant la jambe, ce fut … très chaud !

Mais question intensité, celle de Lie to Me n’a rien à envier à ces ténors, au contraire. Yoon Eun Hye et Kang Ji Hwan (aka best korean kissers) mettent de la passion dans le geste, et ça se ressent à l’écran. Les deux se chamaillent en s’aspergeant mutuellement de cola, et pour finir il la prend contre lui en lui serrant les mains dans le dos pour éviter qu’elle ne puisse l’asperger. Mais ce geste a des conséquences et ils finissent par s’embrasser mutuellement (c’est devenu le fameux « cola kiss »). A noter, que comme dans Coffee Prince, Yoon Eun Hye reprend l’initiative pour embrasser son partenaire une seconde fois.

Évidemment, trouver des baisers aussi forts, (voir des baisers tout court) à la télévision japonaise, c’est beaucoup plus difficile. Rares sont les « baisers », il n’y a très souvent que des plaquages de lèvres. Un exemple ? Le baiser pur et innocent entre le héros de Densha Otoko et Hermes, peut-être ? Lorsqu’il feint ne rien voir parce qu’il n’a plus ses lentilles de contact, Hermès se rapproche de lui au plus près, et lui demande : « c’est à toi maintenant« . Il l’embrasse alors doucement sur la joue. Elle lui dit : « pas là, ici« , en mettant son doigt sur sa bouche. Et il finit par plaquer lentement ses lèvres contre les siennes. En voix off, il raconte : « Ne serait-ce que quelques secondes ? Je ne pensais pas qu’une chose aussi douce puisse exister en ce monde« .

En matière de déclaration d’amour, là aussi, la tâche est ardue. J’en ai choisi une originale, pour un couple : Minami/Sena (Long Vacation). Originale, parce que ces deux là ne se disent pas je t’aime au moment crucial, mais se crient sans cesse leur prénoms « Minami ! » « Sena! » en se regardant et regardant le monde. Dans leurs regards, tout est dit. Sena lui demande ensuite de la suivre, sinon il sera obligé de l’embrasser. Elle le regarde, fait mine de zipper sa bouche, et ils s’embrassent… passionnément et à plusieurs reprises (yes !). (Oui j’ai opté pour cette scène de baiser plutôt que leur premier échange).

Enfin, pour terminer ce double défi, il me reste à choisir du côté américain.

Pour le coup, je vais opter pour une scène dramatique, qui je pense a du bouleverser beaucoup d’adolescents à l’époque, moi y compris : la fameuse scène de la fin de seconde saison de Buffy (Acathla), où celle-ci se retrouve brusquement en face d’Angel (Angelus ayant disparu), mais il est trop tard. Pour sauver le monde, elle doit le tuer. Elle luit dit de ne pas avoir peur alors que celui-ci reprend ses esprits. Ils s’embrassent en se disant « Je t’aime« , et Buffy prend son arme et… AAAH. N’en jetez plus, avec Sarah Mc Lachlan en fond sonore quand elle prend le bus après ça. C’est trop triste. Même maintenant, en revisionnant la scène, je trouve qu’elle a encore une belle intensité.

[Pilote – Corée] Lie to me

Le voilà donc ce drama tant attendu !

Avant de commencer cette critique, deux mises au point s’imposent. La première, c’est que le drama Lie to me n’a strictement rien à voir avec la série américaine éponyme. Ne cherchez donc pas une série policière, Lie to me est une comédie romantique tout ce qu’il y a de plus classique au pays du matin calme. Son ancien titre, Sweet scandal, était peut-être plus approprié.

La deuxième mise au point est en fait un avertissement. Je ne peux pas, non vraiment, je l’avoue, je ne peux pas être objectif quand je vois Yoon Eun Hye (Coffee Prince) sur le petit écran. Donc histoire d’éviter les superlatifs douteux et l’abus de compliments, permettez que je me lâche ici une bonne fois pour toutes. C’est tout simplement extraordinaire comme elle arrive à partir d’un scénario qui tient sur un mouchoir à faire passer autant d’émotion et de naturel. Et bon sang, ce qu’elle m’avait manqué ! Son regard, ses mimiques, son sourire, sa candeur. Voilà. Promis, j’éviterai d’en faire des tonnes pour la suite de ma critique. J’encourage mon lectorat féminin à faire de même pour Kang Ji Hwan (Coffee House), qui n’est pas en reste mais bon, hein, chacun ses goûts !

J’avais très peur d’être déçu car le buzz généré par le casting était tout simplement affolant. La présence de Yoon Eun Hye et Kang Ji Hwan a suscité beaucoup de questions.

La première concerne le charisme de chacun des interprètes. Les acteurs allaient-ils trouver un rôle taillé sur mesure, ou bien allaient-ils prendre un risque en jouant des personnages éloignés des rôles qui leur ont valu le succès (ce qui est arrivé à Yoon Eun Hye dans Take care of the young Lady/My Fair Lady)? Dès les premières minutes il est facile d’y répondre. Yoon Eun hye et Kang Ji Hwan sont immédiatement à l’aise dans leurs personnages. Yoon Eun Hye  joue Gong Ah Jung, une fonctionnaire de niveau 5 travaillant au ministère de la Culture, du Sport et du Tourisme. Si l’introduction de l’épisode laisse penser qu’on va avoir droit à une nouvelle gaffeuse à qui il arrive toute sortes d’aventures, on comprend plus tard que son véritable talon d’Achille est son manque de réflexion avant d’agir. Autrement dit, elle est impulsive, ce qui n’est pas sans lui causer beaucoup de problèmes. Mais au lieu d’être tête à claques, elle devient rapidement attachante. Elle a juste le bon dosage d’immaturité qui lui permet d’être à la fois crédible et naïve. Et comment ne pas être touché lorsqu’on comprend que sa meilleure amie lui a volé l’homme qu’elle convoitait depuis tellement longtemps ? Et tant pis pour cela on doit passer par le cliché habituel de la copine méchante et jalouse opposée à l’héroïne honnête et gentille. Quant à Kang Ji Hwan, son élégance et son autorité naturelle font merveille pour incarner ce fils de chaebol (conglomérats coréens richissimes). Ni colérique ni arrogant (ouf !), Hyun Ki Joon cherche à maitriser son environnement. On ne sait pas s’il a un TOC, mais il en présente les premiers symptômes : tout doit être parfaitement ordonné et ajusté dans le grand hôtel qu’il dirige. Et s’il inspire le respect (voire la crainte), il reste magnanime  et parfois même gentleman. Une personne a une chemise mal boutonnée ? Il la reboutonnera lui-même, voilà tout. En fait, on sent que son personnage a un lourd passé, et on apprend que son propre frère aurait empêché son mariage. Tout cela rend ce personnage éminemment sympathique.

C’est d’ailleurs une des premières choses que l’on remarque : la série nuance beaucoup ses personnages. Un problème ? Parfois, il suffit de s’expliquer, pas besoin de faire de très grandes incartades ou de très longues poursuites burlesques. Il y a un petit grain de folie, mais ce n’est pas exagéré. Ce qu’on perd au niveau de la fantaisie, on le gagne au niveau de la profondeur des personnages. Le rythme de la série est à ce propos dans le même état d’esprit. On prend son temps, on détaille, on laisse les scènes durer pour permettre aux acteurs d’exploiter leurs mimiques ou leur naturel.

La deuxième question qui tournait autour du casting était évidemment celle de l’alchimie. Soyez rassuré, le dieu du drama vous a entendu. Si entre les acteurs le jeu passe très bien (on ne pouvait rêver mieux questions échanges de regards et jeu naturel), du côté des personnages on a ce qu’il faut pour assurer au couple une certaine dynamique. Certes, le manque d’hygiène et le laisser-aller vestimentaire de Gong Ah Jung s’oppose à la maniaquerie de Hyun Ki Joon. Mais l’entente est possible sitôt passé le malentendu (ou le bras de fer), et on nous le montre dès le seconde épisode. D’ailleurs, on nous laisse entendre que Gong Ah Jung craque déjà un peu pour ce fils de chaebol.

Pour compléter le tableau, on voit déjà se profiler le triangle amoureux avec le frère de Hyun Ki Joon, Hyun Sang Hee, un playboy qui semble en pincer pour Gong Ah Jung. Rien qui ne sorte de l’ordinaire, encore une fois, mais les quelques scènes ensemble donnent une idée du potentiel.

La série tourne donc autour du mariage. Cette institution est vue sous différents angles avec en premier lieu la copine l’ennemie de Gong Ah Jung qui se sert de son mari ou l’accapare, et qui s’est visiblement mariée pour montrer qu’elle le pouvait. Autre point de vue, celui du fils de chaebol qui se voit obligée de se conformer aux attentes de sa mère, mais qui a déjà connu une expérience douloureuse en la matière. Enfin Gong Ah Jung qui préfère mentir sur son statut de célibataire afin de ne pas se sentir humiliée. Ainsi, du fait d’une pression sociale forte, elle en est arrivée à la conclusion qu’être marié, c’est avoir un statut social différent, qui prouve que l’on est désiré, que l’on vaut quelque chose.

C’est à partir de ce mensonge que l’histoire commence réellement. Gong Ah Jung, pour rabattre le caquet à sa « copine » prétend donc s’être mariée. Et comme, à la suite de circonstances particulières, on la voit en compagnie d’Hyun Ki Joon, les rumeurs vont bon train. Et il n’y a rien de plus difficile que de faire taire une rumeur… comme on le sait, plus c’est gros plus ça passe, et plus on crie au mensonge, plus on y croit !

Le petit détail qui m’a plu, c’est la réflexion faite par l’ami de Hyun Sang Hee qui donne un espoir au téléspectateur : peut-être que l’on va aussi parler de destin. Destin, mariage, autant de thèmes qui ne pouvaient pas mieux tomber pour ma part, et qui me feront toujours chavirer…

Au final, on pourrait s’arrêter sur ces deux épisodes en critiquant le manque d’originalité de cette comédie romantique. Et pourtant, il y a là un naturel, une simplicité qui pousse à adhérer au concept. C’est même plutôt bien équilibré au niveau du ton (drôle sans être loufoque, émouvant sans être larmoyant). La série prend son temps, laisse s’exprimer son sujet et s’épanouir ses acteurs. Et quels acteurs ! Leur complicité, leur jeu fait vraiment plaisir à voir, d’autant qu’on ne se retrouve pas avec des personnages nunuches ou détestables. Si seulement la mise en scène était un peu plus travaillée, ou si la bande sonore pouvait être adéquate à défaut d’être réussie ! A cause de cela, la série manque un peu de percutant. Mais je serai là pour la suite, je suis très enthousiaste !