Summer Nude [Pilote – Japon]

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Ne vous fiez pas au titre. Non, il ne s’agit pas d’un show pour pervers japonais (l’affiche aussi est trompeuse), mais plutôt d’une fiction romantique dont le début rappelle très vaguement l’excellent Long Vacation.  Pas d’analogie avec Summer Snow, non plus ? Bon, ben tant pis.

summer nude karina yamapi

Un peu comme Long Vacation, disais-je, Summer Nude commence son aventure en nous montrant notre héroïne Natsuki (Karina, Love Shuffle) se faire larguer en plein début de son mariage. Également têtue et bornée, Natsuki s’en prend alors au photographe de mariage, Asahi (Yamashita Tomohisa, aka Yamapi le Johnny’s de Kurosagi). Touché par sa mésaventure (Natsuki a en même temps perdu son job dans un grand restaurant), Asahi va lui proposer de prendre la place de manager d’un petit restaurant de plage.

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Mais tout n’est pas si simple. Asahi est encore éperdument amoureux de Kasumi (Nagasawa Masami, Last Friends) une fille qui l’a lâchement abandonné il y a 3 ans. Sa meilleure amie Hanae (Toda Erika, Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi), quant à elle, est amoureuse de lui depuis 10 ans. Bref, chacun est amoureux d’une personne qui l’ignore (et j’arrête la liste ici volontairement). Pour corser le tout, Natsuki va tenter d’aider Hanae… Vous suivez toujours ?

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Dans ce registre léger, l’émotion est parfois au rendez-vous. Par exemple lorsque Natsuki regarde sa vidéo de mariage ré-éditée par Asahi pour ne comporter que les commentaires des invités. On ne dirait pas comme ça, mais ce genre de vidéo comporte bon nombre de déclarations touchantes, notamment sur votre vie passée (expérience vécue !).

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L’ensemble manque évidemment de personnalité, un petit grain de folie aurait apporté beaucoup de tonus à des intrigues vues et revues. La série semble se reposer un peu trop lascivement sur le charme de ses interprètes, et j’ai eu un peu de mal à m’impliquer dans la romance.

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Pour autant, on ne peut pas vraiment dire que le pilote ait commis des erreurs. On ne voit pas le temps passer, la série ne s’embarque ni dans le registre comique ni dans le registre dramatique, elle laisse la place à des développements qui hélas mettront du temps à venir si j’en crois les previews. Mais bon, c’est le lot de la plupart des romances japonaises. Alors Summer Nude, un simple divertissement estival ? On espère que non. Mais ça pourrait mieux démarrer.

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Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi [Pilote – Japon]

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi

Basé sur la nouvelle de Sato Shougo (Life Story), Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi nous propose de suivre les aventures d’une jeune femme qui empoche un jour 200 millions de yen. Rien ne sembler la destiner à ce changement radical. Tout semblait réglée pour elle : un travail dans une librairie, un futur fiancé, et  une vie pour le moins ordinaire et monotone.

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Mais le drama multiplie les surprises. Certes, elle désespère d’avoir un petit ami qui ne la comprend pas (il lui offre une canne à pêche à son anniversaire alors qu’il possède une bijouterie). Mais derrière cette apparence si sage, elle le trompe allégrement avec un homme d’affaire marié qui vit à Tokyo et passe une fois par mois dans sa ville. Elle semble d’ailleurs persuadée que personne ne peut la comprendre. Lorsqu’elle se confie enfin à une collègue, cette dernière la somme d’arrêter tout de suite cette relation. On sent que le drama veut parler d’un mal-être ou d’un désir de vivre des aventures, d’une frustration intense pour notre héroïne un brin égoïste. Prétextant une rage de dents, elle quitte le travail pour rejoindre son amant. Et sur un coup de tête, elle décide d’aller avec lui à Tokyo, laissant ses collègues et sa famille sans nouvelles et particulièrement inquiets.

Le hic, c’est qu’elle ne sait pas encore qu’elle va gagner à la loterie avec les billets qu’elle a acheté pour ses collègues. Et on se demande bien ce qu’elle va en faire.

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L’affiche promet un tournant plutôt sombre, et si le pilote est plutôt posé, on sent effectivement à travers de multiples détails que l’on est en droit d’attendre beaucoup plus. Ainsi, l’ambivalence de l’héroïne est bien retranscrite. Et le drama de la NHK montre des baisers passionnés, chose plutôt rare à la télévision nippone. Enfin, le drama nous rappelle en préambule que gagner une somme d’argent peut autant rendre heureux que malheureux, selon votre comportement.

Ainsi, le drama titille gentiment notre curiosité. D’une part parce qu’on aimerait connaître le choix de notre héroïne lorsqu’elle va empocher l’argent (va-t-elle le garder pour elle alors que ce ne sont pas ses billets ?). D’autre part parce que cette histoire nous est narrée … par son futur mari dont l’identité reste évidemment secrète.

Le jeu des acteurs est correct, et on retrouve avec plaisir Toda Erika (qui paraît bien vieillie depuis Liar Game). Mais avec sa mise en place très lente (et le premier épisode ne faisant qu’une demi-heure), on arrive pas encore à s’attacher à cet univers. C’est d’autant plus difficile que la réalisation est plate, et la bande sonore peu avenante.

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Cela suffira-t-il pour avoir envie de continuer le visionnage ? Difficile de croire que ce drama pourrait devenir un Aoi Tori (version 1997, restons puriste), mais j’ai toujours eu un faible pour les histoires de loterie, où l’argent ne fait pas – forcément – le bonheur. (D’ailleurs vous vous souvenez de la série américaine de 1983, Lottery ? Son générique me hante encore). Bref, j’ai tout de même envie d’en savoir plus, même si ce n’est pas une priorité.

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