Bilan de l’année 2014

tv remote

Comme chaque année, je vous propose de faire un petit bilan de mes visionnages aux quatre coins du monde.

Cette année 2014 fut vraiment particulière. L’arrivée de notre petit garçon a eu de grandes conséquences sur mes séances de visionnage et de rédaction. Mais du point de vue des découvertes, j’ai tout de même réussi à regarder 131 nouvelles séries, approchant finalement d’assez près mon record de 137 de l’année dernière. La révolution inattendue, c’est plutôt l’origine de ces séries, avec une explosion du nombre des américaines (passant de la moitié aux 3/4), réduisant de facto le temps consacré à la découverte des séries coréennes et surtout japonaises (pas de coup de cœur japonais cette année !). Il n’y a guère que les séries britanniques qui s’en sortent assez bien.

chart séries 2014

J’ai évidemment beaucoup de regrets concernant la partie asiatique du blog, mais il faut dire aussi que j’ai été un peu refroidi par la qualité des dramas coréens pendant un bon tiers de l’année.

Alors, que retenir cette année ? La liste qui suit n’est pas un classement, mais vous propose 27 séries (et quelques autres) différentes, étonnantes, émouvantes, poussant à la réflexion, ou cherchant le divertissement pur. Une très belle année 2014, assurément.

USA

USA

Alors que les saisons des networks deviennent de plus en plus catastrophiques, 2014 fut marqué par de très beaux projets de chaînes câblées, grandes ou petites. En allant chercher l’inspiration dans de multiples genres, il y en a pour tous les goûts, ce qui ne fut pas forcément le cas les saisons passées.

rake

1/ Rake Greg Kinnear incarne à merveille cet avocat qui ne défend que des criminels, véritable séducteur narcissique, qui s’en prend plein la figure pendant 12 épisodes (en fait 13, mais la série a été remaniée par la FOX). Il n’est pas un homme brillant comme l’était House, il se rattrape aux branches comme il peut. Mais réduire la série à son personnage principal serait commettre une grave erreur. Rake a un univers extrêmement bien écrit, cohérent, avec de multiples personnages dont les vies s’entrecroisent. Je n’avais pas vu une telle maestria dans le rythme et les rebondissements depuis fort longtemps. De quoi pardonner des intrigues judiciaires un peu simplistes. C’est drôle, bourré d’excellentes répliques, réellement feuilletonnant, et Rake résume assez bien ce que je demande à une série de network. Je ne comprends toujours pas pourquoi le public l’a boudé. Et je suis forcément très déçu par son annulation. Il ne me reste plus qu’à me tourner vers la série australienne originelle, mais je pense que Peter Tolan apportait un réel plus dans la version américaine. Comme j’aime à dire : millimétrée, mais pas formatée.

fargo

2/ Fargo Adaptation télévisuelle de l’univers du film éponyme, Fargo est un petit bijou d’humour décalé fait de tueries sanglantes, de monologues étonnants et de personnages irrésistibles. La prestation des acteurs est sensationnelle, le casting grandiose (y compris des guests triple A), et la mise en scène se fait clairement plaisir pour appuyer soit l’action soit l’humour en arrière plan. La série arrive à être émouvante tout en offrant une leçon de vie au spectateur. Même la fin est délicieusement ironique. Mes seuls regrets iront à l’encontre de quelques rares épisodes un peu longuets qui se contentent de délayer le développement, mais Fargo est une telle réussite qu’on ne peut s’empêcher de demander une suite.

orange is the new black saison 2

3/ Orange is the New Black saison 2 Cette comédie dans l’univers carcéral féminin réussit à être touchante, en évoquant les trahisons, vengeances, bouderies, histoires d’amour ou de désir de ses personnages charismatiques. C’est surtout très bien dosé, ne versant jamais dans le manichéisme. Les épisodes sont parfaitement rythmés et on prend plaisir à découvrir et à voir évoluer non seulement les prisonnières mais aussi les gardiens (sacré Pornstache !). De l’humour, de l’émotion, que demander de plus ? Et si la seconde saison n’est pas aussi bonne que la première (un peu redondante, et manquant de nouveaux personnages), elle réussit à être aussi captivante.

Masters of Sex saison 2

4/ Masters of Sex saison 2 Certes, Virginia est toujours un peu trop parfaite (et donc agaçante), mais le show reste extrêmement émouvant. L’un des épisodes de cette saison est même une des plus belles réussites de l’année. Je suis juste déçu de voir la dérive de Libby. C’était un personnage équilibré en première saison et avec la montée en puissance du couple Virginia/Masters, les auteurs ont choisi la route la plus facile. Dommage. Mais Masters of sex reste une valeur sûre, démontrant plus que jamais l’intrication de l’amour et de l’intimité.

review comedy central

5/ Review Dans cette adaptation d’une série australienne, un animateur de télévision décide de faire la critique de la vie elle-même. Que ressent-on lorsque l’on vole les autres, quand on part dans l’espace, quand on sort avec une célébrité, quand on mange trop,… ? Si l’absurdité des questions et le dévouement de l’animateur font sourire, la série va pourtant prendre des accents de plus en plus féroces, détournant les codes de la real-tv pour en montrer les limites : notre animateur va ainsi progressivement perdre sa femme, sa famille, son job…On pourrait croire à une suite de sketchs, mais chaque review a ses conséquences, qui se voient sur la suivante. C’est diaboliquement malin, et très bien écrit. Mais c’est surtout très drôle, alors que je suis pourtant hostile aux mockumentarys. Peut-être parce qu’au delà de l’humiliation et de la sympathie envers le personnage principal (qui sont les piliers du genre), j’ai trouvé ma dose de délire, avec de vrais gags créatifs. Immanquable.

True Detective

6/ True Detective La série fut réellement passionnante lorsqu’elle opposait les deux visions de nos policiers, avec notamment un discours nihiliste déstabilisant. De quoi être un poil déçu lorsque la fin opte pour une simple lutte du bien contre le mal. Et si la réalisation, le jeu d’acteurs fut de haute volée (comment ne pas oublier le magnifique plan-séquence), j’ai encore en mémoire de gros passages à vide dans la narration et je déplore la faiblesse de son intrigue policière. Mais True Detective restera une œuvre majeure de la télévision, un sujet de réflexion fascinant, avec de vrais moments de grâce, vus nulle part ailleurs.

the leftovers

7/ The Leftovers La série la plus étrange du moment n’aura pas toujours réussi à me convaincre. Avec son message résolument confus, l’émotion ne pointe pas toujours le bout de son nez. Cela s’arrange heureusement au fur et à mesure des épisodes, dont certains sont vraiment grandioses. J’ai juste des difficultés à percevoir l’intérêt de l’histoire sur le long terme, d’autant que le final, même s’il est réussi, n’apporte pas grand chose de plus que le premier épisode. Ok, la disparition des proches cause des frictions, mais le propos est vite bouclé et répétitif. L’enrobage de mystères va-t-il pouvoir entretenir l’illusion plus longtemps ? En attendant, on peut savourer sa magnifique mise en scène et sa bande sonore.

the strain

8/ The Strain Un peu déçu par les effets spéciaux de la série, et la prévisibilité de son histoire, j’ai finalement bien accroché à cette énième série de vampires. La fiction mélange habilement fable et science. Alors qu’on assiste à une sorte d’apocalypse, le ton n’est pas du tout pessimiste comme The Walking Dead. On se retrouve devant des codes parfaitement assimilés et digérés, et chaque séquence d’horreur a un côté délicieusement décalé. On ne prendra pas au sérieux la menace, mais on s’amuse, et c’est bien là l’essentiel. Un petit coup de cœur pour une production bien plus charismatique que prévue.

Intruders

9/ Intruders Glen Morgan réussit à maîtriser son sujet fantastique en l’enrobant d’une bonne dose de mystère et de confusion. Cette histoire de réincarnation envoûte le téléspectateur, et n’en rajoute pas dans les effets. Comme à la bonne époque d’X-Files, voilà enfin un travail digne de ce nom sur la lumière, et une approche lente de l’angoisse. Avec Mira Sorvino (qui évite enfin les téléfilms médiocres), et John Simm (l’épatant père de famille de la série britannique The Village), chaque épisode paraît étrangement court. Bravo.

the knick

10/ The Knick En situant son action dans un hôpital de New York au début du 20ème siècle, la série aborde des thématiques riches et encore trop peu inexploitées : les avancées médicales, fruits d’une expérimentation sans filet, et le progrès social et sanitaire environnant l’hôpital. Hélas, si le choc visuel est là, l’émotion n’est pas toujours au rendez-vous, et la série se perd en jouant la surabondance de personnages corrompus ou sans scrupules. En voulant aborder trop de thèmes, le show s’éparpille souvent. Mais l’ambiance est là, grâce à Soderbergh. Une jolie découverte.

game of thrones season 4

11/ Game Of Thrones saison 4 : De loin la meilleure saison de la série. Après avoir définitivement démontré que tout était possible dans la série, et que la moralité n’avait que peu de place devant l’instinct de survie, les évènements d’importance se succèdent les uns après les autres. Non seulement le sang coule à flot comme jamais cette saison, mais j’ai réussi à me captiver pour presque chaque intrigue, ce qui était loin d’être le cas l’année précédente, où les scènes surabondantes de débauche et la propension à des dialogues inutiles ralentissaient le déroulement des intrigues. A part Danaerys, tout bouge très fortement dans cette 4ème saison. J’ose le parallèle avec la 4è saison de Lost ? On en est au point où on se sent récompensé pour notre fidélité. Tout simplement.

the good wife saison 6

12/ The Good Wife mi saison 5 à mi-saison 6 : Après une saison 4 plutôt déséquilibrée, The Good Wife arrive enfin à montrer une constance dans la qualité des intrigues. C’est sans doute parce que la série ose enfin bouleverser tous ses équilibres : du combat entre les firmes aux coups de théâtre dramatiques, de la lutte à mort à une certaine forme de réconciliation, de l’ambition professionnelle au destin politique, d’une vie familiale à une vie solitaire. Du côté des intrigues judiciaires, les twists prévisibles sont masqués par une virtuosité encore plus accrue dans les dialogues et l’enchaînement des séquences. Les auteurs prouvent ainsi leur maîtrise absolue de la forme, et ne se privent pas non plus d’égratigner les tendances de notre modernisme. Mieux encore, la sixième saison augmente encore la densité de ses histoires. Elle se paye même le luxe de donner à ses twists un temps d’antenne réduit, afin de bien comparer leur importance. La meilleure série de network diffusée actuellement, tout simplement.

olive kitteridge

13/ Olive Kitteridge la mini-série d’HBO, adaptation du bestseller d’Elizabeth Strout, m’aura beaucoup touché parce qu’elle évoque plusieurs thématiques profondément humaines : l’imprévisibilité de la vie, la mort qu’on attend, et le karma (est ce qu’on mérite les choses qui nous arrivent ? est-on capable de reconnaître nos torts et d’aller de l’avant ?). La série doit beaucoup à l’interprétation grandiose de Frances McDormand, à sa réalisation sans failles et au scénario conçu comme un livre de mémoires.

the affair

14/ The Affair Je n’aime pas trop les commentaires expliquant que la série est intéressante « malgré » son sujet (l’infidélité). Il y a toujours des choses intéressantes à dire ou à faire sur de telles thématiques. The Affair exploite la liaison adultérine en travaillant sur la mémoire de nos émotions. Un concept qui demande de prendre du recul. Ainsi la façon dont on se remémore notre vécu est souvent loin de la vérité, et révèle notre personnalité, notre inconscient. Par là, il faut comprendre les intentions respectives des personnages dans les scènes de la série. A quelques endroits du show j’étais déçu de ne pas voir la même histoire racontée sous deux points de vue différents, mais le procédé est toujours là, sous-jacent, et avec le recul on en perçoit la maitrise. Une maitrise qui permet malheureusement beaucoup de liberté dans la narration, et qui peut largement décevoir. Mais la série a su se révéler émouvante, portée par des acteurs en état de grâce. On pourra aussi chipoter sur quelques longueurs, mais dans l’ensemble la série mérite largement ses éloges.

jane the virgin

15 /Jane The Virgin La meilleure nouveauté des networks est un modèle de rythme, d’humour et d’enchevêtrement des intrigues. La série tire vraiment parti de son univers télénovela, et j’adore comment elle arrive à se moquer de son matériel (un prisonnier essaye de s’échapper grâce aux astuces dispensées à la télé, la diffusion à la télé des nominations pour le plus méchant personnage de télénovela est stoppée nette par un personnage de la série, et surtout le père de Jane est un acteur de télénovela désopilant). Mieux encore, elle enrichit ses situations par des informations visuelles prenant souvent de la distance avec ce qui se passe à l’écran. Et surtout, les mystères, twists, criminels ou amoureux, pullulent. Un énorme coup de cœur, donc, déjà bien confirmé (nous en sommes au 9ème épisode).

mom

16/ Mom J’avais déjà senti le potentiel de la série lors de la première saison, regrettant simplement le manque de finition dans les répliques et les gags. La seconde saison sert carrément de révélateur, Mom devenant ma comédie américaine la plus attendue. La qualité d’écriture est en très nette hausse. Il y a de gros efforts de fait pour donner aux épisodes une direction, et une conclusion, et surtout le show gagne en rythme, et en réparties. En plus les problèmes d’addiction de nos personnages ne sont plus un simple décor de sitcom. L’émotion est désormais de la partie.

Mentions honorables :

getting on saison 2

Getting on saison 2 Le mordant est toujours là, mais la description sans concession de la gériatrie est globalement moins mise en avant, au profit de la vie des personnages, de leur ridiculisation et des gags en dessous de la ceinture. Heureusement quand elle est là, la critique est brillamment acide, comme lorsqu’elle dénonce l’ingéniosité des professionnels qui se retourne contre le fonctionnement hospitalier, le déni du consentement, la non prise en charge de la douleur, l’inefficience récurrente de la technologie moderne. C’est terrible, révoltant, et délicieusement drôle à regarder.

from dusk till dawn

From Dusk Till Dawn : L’adaptation du film éponyme ne sera certes pas pour tout le monde, mais les amateurs de films d’action des années 90, de série B décalée, voire de série Z seront aux anges. Rarement d’ailleurs je n’aurai vu une série glisser ainsi de ton en ton : du sérieux grandiloquent au second degré assumé. Avec ses références en pop-culture à tous les étages, parvenue à son milieu de saison, la série enchaîne les clins d’œil et se fait plaisir. Jusqu’au moment où le mauvais goût des effets spéciaux, l’incohérence des personnages achève le tout dans une bouillie indigeste. Tellement nul que ça en devient jouissif. Peu d’œuvres m’auront autant marqué cette année.

Agents of SHIELD saison 2

Marvel’s Agents of SHIELD mi-saison 1 à mi-saison 2 En 2013 la série fantastique avait pris son temps au point de perdre ses téléspectateurs, mais il suffisait, une fois encore, d’avoir foi dans les productions Whedon. En recentrant son action sur ses personnages au lieu du monstre de la semaine, la série peu à peu retrouve l’équilibre entre le drame et l’humour, avant de complètement basculer vers la noirceur. Si elle s’éparpille encore un peu, à cause d’un nombre de personnages trop élevé, elle arrive enfin à captiver, avec ses mystères et ses rebondissements. Il lui manque juste une dimension supplémentaire : l’émotion. Mais quand on passe du pilote au 2.10, les progrès sont tellement visibles qu’on ne peut qu’être optimiste.

parenthood saison 6

Parenthood mi-saison 5 à mi-saison 6 Le show dévoile encore une bonne poignée d’épisodes exceptionnels, preuve s’il en est que les thématiques de la série sont riches en émotion. Avec beaucoup de finesse, Parenthood trouve le ton exact pour relater la parentalité : de la tendresse, de l’autorité, du conseil, de l’amour. Bien sûr, toutes les intrigues ne se valent pas : celles de Drew me désespèrent, et les aventures amoureuses de Sarah n’ont plus grand intérêt. Mais on peut définitivement savourer les autres. La fin de Parenthood va causer un vide énorme à la télévision américaine.

European Commission

UK/Europe

utopia season 2

17/ Utopia saison 2 Avec ses twists et ses retournements d’alliance, la série perd un peu de sa cohérence et le sentiment de danger s’est nettement atténué, mais elle reste tout de même une magnifique claque à toute la production télévisuelle actuelle.Les ellipses narratives, le choc visuel et sonore, la violence glaciale, les théories conspirationnistes ancrées sur l’angoisse collective et l’actualité, tout cela est de retour pour la plus grande joie des téléspectateurs. Assurément l’une des œuvres les plus marquantes de ces dernières années. Indispensable. Je ne me suis toujours pas remis de son annulation. La plus grosse perte de 2014.

scrotal recall

18/ Scrotal Recall C’est fou de se dire que les USA échouent à diffuser de bonnes comédies romantiques, tandis que les britanniques sortent une nouvelle pépite. C’est drôle, avec une pincée de romantisme et j’aime beaucoup l’idée moderne d’un type atteint de MST qui doit rappeler toutes ses ex, et ce faisant fait le point avec ses relations. Malgré la thématique sexuelle ou le colocataire ras-des-pâquerettes, jamais ce n’est lourdingue (une leçon pour tous nos personnages barbus américains !). La série a surtout beaucoup de rythme, de bonnes réparties, et ça dénote un gros travail d’écriture derrière. Au lieu de multiplier les aventures pour notre héros la série construit son univers, reprend progressivement les compagnes déjà entrevues dans les épisodes précédents, et on sourit à tous les détails qui annoncent un futur que l’on connait déjà. Redoutable d’efficacité. Plus encore qu’une histoire d’amour, on y parle aussi d’amitié, celle qui lie nos deux héros masculins et ça donne d’autant plus un côté « Friends » au show. A voir absolument.

detectorists

19/ Detectorists Cette comédie britannique vise l’étrangeté de certains hobbys avec un trait féroce mais plein d’humanité.  Ces hommes qui utilisent leurs détecteurs de métaux se veulent chercheurs de trésors et ne trouvent que des déchets. Passionnés, ils se mentent à eux-mêmes, sur la vie qu’ils mènent. On entre dans la description sociétale, avec beaucoup d’humour mais sans que les propos moqueurs soient blessants. Leur vie quotidienne est touchante, même. En prenant son temps, la série décoche ses traits d’humour avec précision, manipule l’absurdité, l’imaginaire, avec en bonus des déclarations d’amour toutes simples, sans fioritures, mais très émouvantes. Immanquable.

happy valley poster

20/ Happy Valley En racontant l’histoire sordide d’un enlèvement, la série vise au fond la lâcheté et la cruauté des hommes. Mais elle ne déséquilibre pas complètement son propos, laissant à la femme une autre place que celle de la victime, et cherchant à expliquer les circonstances, le comportement de chacun. On se sent vite happé par l’horreur de la situation, sans abuser d’effets gores, et on prie très fort pour que l’issue soit heureuse. De grands moments de télévision.

the fall saison 2

21/ The Fall saison 2 Malgré une mise en scène un peu moins léchée (j’ai encore en mémoire ces plans fabuleux « aériens » qui donnaient le malaise), le propos reste suffoquant, avec Jamie Dornan impeccable en tueur en série. Le show va encore plus loin, en diffusant des images malsaines et ambiguës (mais pas gores), un message troublant sur les pulsions (du tueur, de l’adolescente). Habilement, le discours positionne la femme, comment elle devient objet non seulement dans le regard du tueur, mais dans celui de ses collègues. Et puis il y a cette façon d’équilibrer les échanges sur la vulnérabilité de la femme, sur les désirs de tout un chacun, tous ces petits dialogues qui mis bout à bout vont bien plus loin que la simple démonstration d’Happy Valley. L’auteur ne va pas à la facilité, en le nommant « monstre », ou en le victimisant. Et il contrebalance systématiquement le positionnement de l’homme et de la femme. En resserrant l’étau autour du tueur, en rapprochant Stella de Paul, en impliquant la babysitter, tous les enjeux de pouvoir, de domination deviennent glaçant et je suis resté subjugué par le degré de détail psychologique, comment l’enquête progresse, révélant ce qu’il a fait, à la fois sa part d’ombre et de lumière.  Mieux, le récit prend un malin plaisir à se souvenir de tous les détails de la première saison. Mon seul regret, évidemment, est cette fin précipitée (même si on en comprend toute la symbolique, après avoir expliqué la lente agonie des victimes).

akta manniskor saison 2

22/ Äkta Människor saison 2 La série pousse encore plus loin la réflexion, en accentuant l’opposition entre les points de vue. Toutes les thématiques éthiques sont là : l’amour, la mort, la douleur, et un grand fil rouge sur ce qui fait notre humanité. Surtout, la série continue à être imprévisible, et multiple les scènes d’anthologie. Une grande, très grande série dont l’annulation fait évidemment très mal : elle avait encore tant de choses à raconter. Espérons que le remake d’AMC/Channel 4 prévu pour 2015 sera à la hauteur.

Mentions honorables :

our zoo poster

Our Zoo :  Cette fable humaniste fait très vite son chemin dans nos cœurs. Qui n’a jamais rêvé de créer un zoo de toutes pièces ? Si les moments émouvants sont là, la simplicité et la prévisibilité des dénouements rendent parfois la série un peu trop indigeste. Mais j’en garde de bons souvenirs.

The Village season 2

The Village saison 2 Moins tragique que la première saison, même si elle réserve au spectateur quelques drames, The Village réussit à raconter la montée de l’activisme ou l’amélioration de l’agriculture, mais c’est bien au niveau de ses personnages très attachants que l’on prend plaisir à suivre la saga. La plupart des habitants prennent de grands tournants dans leur vie professionnelle ou affective, et se révèlent enfin au grand jour. On regrettera comme toujours un rythme longuet et des dénouements qui s’éternisent. Mais l’évocation de cette Angleterre rurale reste toujours aussi percutante.

The Wrong Mans saison 2

The Wrong Mans saison 2 : Pas aussi bien réussie que la première, cette seconde saison est aussi beaucoup trop courte. Pas le temps de profiter du fabuleux générique de fin, nos deux compères ont un seul objectif, et les surprises tombent à plat. Heureusement le duo continue de mettre en scène les clichés des films d’action, avec beaucoup d’humour. On s’amuse, et c’est bien l’essentiel.

downton abbey saison 5

Downton Abbey saison 5 : pour la première fois devant la série j’ai rapidement déchanté. Si la multiplicité des intrigues fonctionne toujours aussi bien pour donner du rythme et de l’émotion à l’ensemble, j’ai été très déçu par leur contenu. Que dire, en effet, du couple maudit Anna/Bates dont les énièmes déboires judiciaires finissent par énerver… Il n’y a guère que l’intrigue d’Edith qui arrive à redonner l’espoir. Bref, la série est encore sauvée par l’attachement que l’on porte aux personnages, et le Christmas Special joue parfaitement sur notre corde sensible, mais pour combien de temps encore ?

call the midwife saison 3

Call The Midwife saison 3 : une saison essoufflée, qui aboutit au départ de l’actrice principale. Il n’a pas toujours été facile de trouver des histoires médico-sociales intéressantes et émouvantes. Heureusement le season finale et le Christmas Special redonnent espoir.

sherlock saison 3

Sherlock saison 3 : En trois actes, la nouvelle fournée d’épisodes ne pouvait pas coller aux attentes démesurées de ses spectateurs. Alors les auteurs ont choisi d’esquiver de manière trop facile et prévisible ce qu’ils avaient monté en seconde saison, en versant dans l’excentricité plutôt que dans le raisonnement. Il n’y guère que le second épisode qui réussit à compenser la faiblesse de ses intrigues en développant l’humour et la nature même de Sherlock. La mise en scène ambitieuse ne peut pas faire de miracle. Dans l’ensemble, une saison qui virevolte dans le vide. Mais c’est toujours sympathique de se laisser emporter.

corée

Corée du Sud

you from another star

23/ You from another star Tout ou presque a déjà été dit sur le drama qui a ravivé l’Hallyu. Un succès planétaire largement mérité, une histoire pleine d’humour, un concept capillotracté mais drôle, des rebondissements fréquents, une Jeon Ji Hyun éclatante… La perfection n’étant pas de ce monde, on pourra juste regretter une fin moins étincelante que prévue, mais le show remplit sa mission : nous divertir du début à la fin, sans temps mort, et c’était devenu plutôt rare ces derniers temps dans les dramas coréens. Incontournable.

Miss Korea

24/ Miss Korea Détrompez-vous, le drama n’est pas la simple ascension d’une reine de beauté. C’est le récit d’une jeune femme qui va donner quelques leçons à son entourage un rien machiste sur les bords. C’est aussi une histoire d’amour portée par d’excellents acteurs, une musique parfaite. Il est rare d’avoir une aussi jolie alchimie à l’écran, qui puise sur la compréhension et le respect mutuel. Un gros coup de cœur.

secret love affair

25/ Secret Love Affair Les fans du somptueux « a wife’s credential » trouveront là une œuvre tout aussi brillante, interprétée par la même actrice. Le drama va bien plus loin qu’une histoire adultérine sur fond de musique classique, il redéfinit ce qu’est l’amour, ce qu’il vaut, ce qu’il doit valoir, il clarifie les concessions, trouble la raison, et se termine en apologie de la liberté. Alors que les américains nous offraient The Affair cette même année, les coréens enfonçaient une nouvelle fois le clou en décrivant les tourments du cœur avec une émotion difficilement contenue. L’un des bijoux de l’année.

my spring days

26/ My Spring Days Un drama émouvant, bien plus malin qu’un makjang, qui ose construire une relation « différente » entre nos deux personnages principaux. Ce n’était pas gagné, au vu du pitch : une fille transplantée tombe amoureuse du mari de celle qui lui a donné son cœur. Ce dernier pourrait être son père vu son âge, et il a des enfants.  Au lieu de tomber dans des mécanismes dramatiques lourdingues, le show prend son temps, respire, laisse passer l’émotion. Le show utilise beaucoup de thématiques intéressantes qui vont plus loin que la romance « fantastique » liée partiellement à la mémoire d’une organe humain. Il en est même poignant, sur la gratitude à l’égard d’un donneur d’organe, sur le temps qu’on passe sur terre. Une approche douce de la mort, de ce qu’elle signifie, qui n’est pas sans me rappeler le fabuleux Flowers for my Life, une approche qui permettait aussi des touches d’humour. Si rare à la télévision, Kam Woo Sung (Alone in Love) était parfait, et même Soo Young m’a surpris. Un très joli drama.

Misaeng

27/ Misaeng La perle de l’année, la vraie surprise qui a déboussolé tout le monde. Le drama raconte la vie de bureau avec une mise en scène lente, soignée, nuancée, qui laisse le téléspectateur réfléchir sur le ressenti de son héros, sur sa solitude, sur ses conditions de travail, puis sur l’esprit d’équipe. Sans excès, mais avec beaucoup d’émotion. C’est aussi une histoire humaine, universelle, des sentiments que tout le monde a ressenti un jour. C’est peut-être le meilleur slice of life coréen, un point d’entrée pour les amateurs de dramas japonais. Il aura fait de Si Wan un acteur immanquable, et multiplié par 6 son audience initiale. Immanquable.

Mention honorable :

Greatest Marriage

Greatest Marriage Ce drama a tenté de bousculer bien des conventions, martelant fermement et directement son opposition à une société patriarcale. Notre mère célibataire se bat avec courage, et Park Si Yeon est une fois de plus grandiose dans ce genre de rôle. Hélas, à force de déstabiliser son auditoire, l’auteur finit par le perdre, notamment avec des seconds rôles peu engageants qui prennent de plus en plus de temps d’antenne. Sans compter que l’histoire devient de moins en moins crédible au fur et à mesure de la démonstration et perd son point de vue originel. Au final, la déception est de mise, mais reste une vraie curiosité dans le paysage.

Mes regrets (pas eu le temps de les voir) : bad guys, marriage not dating… Quant à Pinocchio il n’est toujours pas fini à l’heure où je tape ces lignes, on en reparlera donc au bilan 2015 ?

Encore un grand merci pour votre fidélité. Pourvu que cette année 2015 soit à la hauteur des précédentes, et nous apporte son lot de découvertes…

 

Mon bilan télé de l’année 2013

Le bilan de cette année 2013 sera bien plus concis que les précédents, puisque le temps m’est réellement compté ces dernières semaines. Alors j’ai opté pour une formule certes largement répandue sur la toile, mais elle vous permettra je l’espère de vous donner une petite idée de ces 12 mois télévisuels qui furent bien remplis.

Nouveau record personnel : avec 137 pilotes ou nouvelles séries abordées cette année (pour un total de 190 articles publiés), il y avait en effet de quoi faire aux 4 coins du monde.

chart tv shows

Il est toujours amusant de voir comment notre sériephilie évolue avec le temps. Lorsque Cinédramas avait un an, les USA faisaient déjà près de la moitié des articles, suivis par les coréens (un quart) et les japonais (un huitième) et le reste était soit du cinéma soit hors propos. Au bout de 4 ans, on peut constater que la part de coréen, d’américain et de japonais n’a guère changé. Non, le bouleversement majeur du blog, c’est la substitution du cinéma asiatique par les fictions européennes, et notamment britanniques. Et comme nous allons en parler juste après, cette année 2013 fut un excellent cru Outre-Manche.

Alors cette année, disais-je, plutôt que de parler de longues minutes sur des séries pas franchement passionnantes, j’ai eu envie de vous faire partager mes 30 plus gros coups de cœur de l’année, toutes origines confondues, qu’elles soient ou non des nouveautés.

Mes 30 séries marquantes en 2013 :

En Europe :

Les fictions britanniques m’auront conquis cette année.

dates 01e03

1 – Dates : Une fiction britannique au concept original, racontant un premier rendez-vous entre deux personnes apparemment opposées. Non seulement c’est fin parce que ça décortique parfaitement les modes de pensée de chacun, c’est brillamment joué, mais en plus certains personnages reviennent par la suite faire d’autres rencontres. Un sujet inépuisable et émouvant. Un petit bijou.

utopia 103

2 – Utopia : Une fiction britannique paranoïaque mettant en danger un groupe d’individus. Mise en scène magnifique, twists diaboliques, violence décapante.

my mad fat diary 106

3 – My Mad Fat Diary : Une fiction britannique avec pour héroïne une adolescente obèse qui essaye de se reconstruire. Délicieusement drôle et touchante.

peaky blinders cillian murphy

4 – Peaky Blinders Un gang de bookmakers maintient son emprise sur ses quartiers après la première guerre mondiale. Après un démarrage plutôt mou, la fiction britannique révèle son goût pour une réalisation appuyée, qui met en valeur le charisme de son interprète principal. Et malgré quelques facilités en fin de saison, la série est une des valeurs sûres de l’année.

the wrong mans james corden

5 – The Wrong Mans Tout simplement la meilleure comédie de l’année (avec le retour d’Arrested Development). Un scénario bourré de twists, un rythme soutenu, une avalanche de clins d’œil à des références cinématographiques, et un plaisir jubilatoire tout le long.

the fall 01e05

6 – The Fall : Une fiction irlandaise sur un tueur en série, père de famille aux pulsions perverses qui cache bien son jeu. Avec Gillian Anderson en enquêtrice affirmée. Retourne l’estomac.

miranda bbc miranda hart

7 – Miranda Un humour bon enfant contagieux se cache toujours dans cette troisième saison un peu moins réussie que les précédentes. Mais, maladroite et loufoque, Miranda la célibataire trentenaire reste très attachante.

downton abbey 4e08

8 – Downton Abbey Malgré toute l’appréhension légitime des fans, cette 4ème saison s’est révélée agréable à suivre. Avec un seul évènement traumatisant, la série s’est un peu calmée et préfère faire répliquer ses personnages. Un bon choix, si on ferme les yeux sur le très décevant épisode de Noël.

call the midwife 02e08

9 – Call The Midwife La seconde saison, imperturbable, aborde avec bonheur le progrès médical et social dans les années 50. Nos sage-femmes et sœurs œuvrent pour l’amélioration de la vie de leurs patients et de leurs enfants, et avancent enfin dans leurs vies privées pourtant très sages. Toujours aussi touchante sans jamais en faire de trop, Call the Midwife est probablement l’une des plus belles séries de ces dernières années.

Mention honorable : The Village (Une fiction britannique qui raconte l’évolution d’un village de la première guerre mondiale à nos jours. Une première saison peut-être un peu trop poignante pour son bien), Broadchurch (Une enquête policière britannique sur la mort d’un enfant dans une petite localité côtière. Une intrigue prévisible et pleine de ficelles, mais parfaitement rythmée, dotée d’une très bonne ambiance et qui sait se rendre émouvante)

Les autres pays :

Il faudra aller du côté du Canada et de l’Australie pour trouver quelques jolies perles.

orphan black bbc america

10 – Orphan Black : Une fiction canadienne sur une jeune femme qui prend l’identité d’une flic qui lui ressemble. Une intrigue conspirationniste sur le clonage humain, drôle, rythmée mais parfois incohérente et un peu moins attachante qu’espérée.

Mention honorable : A place to call home : Une fiction australienne située après la seconde guerre mondiale, où une femme mystérieusement débrouillarde côtoie une richissime famille. Une saga aux trames largement simplifiées (et prévisibles), mais avec des personnages attachants. Dommage que la première saison ne boucle pas correctement ses arcs.

Japon

Une sélection plus rigoureuse cette année. Je n’ai pas été conquis par certains gros succès comme Hanzawa Naoki, mais le Japon produit toujours quelques chefs d’œuvre.

saikou no rikon eita ono machiko

11 – Saikou no rikon : Une description jubilatoire d’un couple qui se déchire, trouvant le ton idéal pour parler des défauts de chacun sans verser dans la caricature. Incontournable.

woman hikari mitsushima

12 – Woman : Cri déchirant, appel à la solidarité, ce human drama plonge dans les difficultés d’une mère qui élève seule ses enfants et n’arrive pas à survivre. Une leçon parfois trop bavarde, mais toujours émouvante et brillante.

pan to soup to neko biyori street

13 – Pan to soup to neko biyori Exercice de style zen, tournant à l’obsession, donnant une série magnifiquement épurée sur la renaissance d’un petit restaurant de quartier par la fille de la propriétaire décédée.

Mention honorable : Itsuka hi no ataru basho de (un drame humain sur la rédemption après la prison, avec des personnages simples et attachants qui cherchent à se reconstruire. Parfois un peu longuet, et ne bénéficiant pas d’une réalisation suffisamment soignée, mais le propos, qui ne cherche pas la pitié, est vraiment touchant)

Corée du sud

Une année décevante, avec quelques rares productions de qualité disséminées ça et là. Il va falloir redresser la barre l’année prochaine !

that winter the wind blows 12

14 – That winter the wind blows : l’histoire d’une jeune héritière aveugle qui se fait duper par quelqu’un qui se fait passer pour son frère. Un drama habile, qui maintient à merveille l’ambiguïté des personnages, et développe son sujet avec suffisamment de twists pour être haletant. Réalisation impeccable, acteurs formidables, il n’y a guère que la fin bâclée qui vient gâcher le plaisir.

i hear your voice lee bo young

15 – I hear your voice : Drama sympathique sur une avocate  flemmarde au caractère bien trempé qui rencontre un jeune homme capable de lire dans les pensées. Bien équilibré, malgré quelques scènes manquant de finition, avec de bons personnages et un background convaincant.

heartless city jung kyung ho doctors son

16 – Heartless city : Drama sombre et complexe dans l’univers de la pègre, avec son lot de twists savamment planifiés, à la mise en scène léchée et mature. Une ambition qui impressionne.

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17 – Two weeks Ce thriller sans temps mort est l’une des belles surprises de cette année, avec un personnage principal qui se bat contre tous pour rétablir la vérité. Solide, prenant, en un mot : réussi.

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18 – Answer me 1994 Le spin off d’Answer Me 1997 était attendu au tournant et s’il reprend la même recette sans arriver à cacher ses ficelles, il arrive toujours à émouvoir en nous parlant de la famille, des amis et … d’amour. Le tout dans un contexte nostalgique qui touche encore une fois au cœur. Bien joué !

Mention honorable : Cruel Palace (Sageuk de JTBC sur une période noire d’une Corée asservie, où les conflits de pouvoir au palais permettent l’ascension d’une concubine ambitieuse. Textes et interprétations classiques, mais mise en scène léchée et mature, dramaturgie lourde mais efficace, évolution très intéressante des personnages féminins.), Shark (Drame basé sur le mythe d’Orphée, une histoire de vengeance qui prend son temps. Avec de solides acteurs, une bonne mise en scène, une intrigue captivante mais une fin décevante), Monstar (Un highschool drama musical sur une popstar retournant à l’école. Avec des passages musicaux vraiment émouvants, la sensation d’une déclaration d’amour à la musique, et une interprète charmante, on en oublierait presque la simplicité des intrigues et son rythme beaucoup trop lent)

A noter : les dramas commencés en fin d’année ne sont pas dans cette liste.

USA

Une rentrée des networks catastrophique, des annulations en série, et les séries du câble qui font la différence… Chaque année c’est la même chose… en pire ?

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19 – Getting on : Une vision parfaitement représentative d’un service gériatrique, de la maltraitance ordinaire au fonctionnement hypocrite qui affiche en grand son éthique sans en appliquer les principes. Féroce, jubilatoire, la série verse dans le mockumentary en s’attardant toutefois davantage au système qu’aux délires de ses personnages. Elle fera fuir beaucoup de monde avec son sujet, mais Getting On est pourtant l’un de mes grands coups de cœur de cette année.

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20 – Masters of sex : Pas loin d’être la meilleure nouveauté américaine de l’année, la série revisite la recherche sur le sexe dans les années 50 en une aventure scientifique et sentimentale absolument passionnante et brillamment interprétée. Très en avance sur ses idées, quitte à parfois déséquilibrer la balance, cet hymne au progrès social dépeint avec justesse et émotion la complexité de l’enchevêtrement du sexe et de l’amour.

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21 – Orange is the new black Une comédie pleine d’humanité dans l’univers d’une prison pour femmes, qui déroule méticuleusement ses thématiques de vengeance, trahisons, bouderie en évoquant l’amour et le désir. Drôle, touchante, la série se paye le luxe de donner suffisamment de complexité aux personnages pour ne jamais tomber dans une ambivalence caricaturale.

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22 – Arrested development saison 4 Le retour d’une des meilleures comédies de tous les temps fut réussi. Croisant le récit de tous ses personnages, la saison s’apparente à un puzzle humoristique, toujours aussi bourré de clins d’œil et de gags de second plan. En réinventant le script, la série perd en rythme et en oublie de s’attarder sur quelques personnages fétiches, mais qu’importe, Arrested development fut LE moment comique de l’année (avec The Wrong Mans).

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23 – Rectify L’une des plus belles nouveautés de l’année réussit à rendre touchant son personnage principal sortant du couloir de la mort, sans que l’on ne connaisse la vérité sur sa culpabilité. L’intérêt est ailleurs, dans la découverte d’un monde qui ne l’a pas attendu, et qui a déjà un jugement sur lui. Superbement réalisée, exprimant toute la palette d’émotions d’un personnage pourtant énigmatique, Rectify envoûte le téléspectateur.

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24 – Bunheads La fin de la série n’est peut-être pas aussi flamboyante que ses débuts, il n’empêche, Sherman-Palladino a réussi à rendre fraîche, drôle, émouvante l’univers de la danse, en colorant son récit moderne de toutes ses situations improbables et de ses répliques cultes. Décalée, Bunheads était tout simplement l’une des plus belles séries de cette décennie, et malheureusement ABC Family n’a jamais voulu le comprendre malgré les critiques dithyrambiques.

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25 – Elementary La meilleure nouveauté policière de ces dernières années confirme son excellence dans l’écriture, avec des intrigues tarabiscotées, un sens aigu du rythme dans le raisonnement et des twists souvent imprévisibles. Mieux encore, cette différente approche de Sherlock Holmes et Watson, elle aussi parfaitement interprétée, ne ménage pas l’émotion, et explore intelligemment leurs esprits brillants.

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26 – Game of thrones Malgré un récit cloisonné entre ses différents personnages et univers, la troisième saison de la saga ne manque pas de souffle et de séquences impressionnantes. La dimension épique est là, le show prend de l’ampleur, et fera bien habilement couler le sang. Bravo.

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27 – The big bang theory Pour ses 6è et 7èmes saisons, la comédie intègre désormais parfaitement son casting féminin, repousse les limites de Sheldon (une romance, son inadéquation avec les femmes), et enrichit ses dialogues et ses situations. Un mécanisme bien huilé.

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28 – The good wife L’écriture de la série est toujours aussi impressionnante, elle s’est bien rattrapée depuis fin 2012 (4è saison), en changeant enfin les règles du jeu et en dynamitant toutes les relations entre les personnages. Les enjeux ainsi divisés selon les « camps » n’en sont que plus passionnants.

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29 – The americans aborde d’une manière rafraichissante la guerre froide dans les années 80, avec un duo d’espions russe qui aura mis du mal à me convaincre. Une fois la psychologie des personnages mieux posée et une tension enfin présente, la série n’a pas eu de mal à devenir un rendez-vous très attendu.

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30 – Nikita Peut-être le dernier divertissement d’action qui arrivait à surprendre le téléspectateur d’épisode en épisode, avec des personnages certes pas toujours bien traités, mais une dynamique d’ensemble qui faisait plaisir. Malgré ses facilités, le show n’a pas beaucoup faibli, et il me manquera terriblement.

Mention honorable : Mom. Cette comédie s’aventure sur des terrains peu balisés avec une héroïne ex-alcoolique dont la mère a elle aussi connu tous les excès. Elle doit surtout son charme à ses interprètes, et dispose d’une galerie de personnages à fort potentiel, il ne lui manque plus qu’une meilleure écriture pour que les répliques fonctionnent vraiment.

Quelques saveurs nostalgiques, en bonus :

Cette année 2013 fut aussi pour moi le plaisir de voir ou revoir d’anciennes séries, comme quelques épisodes de Thirtysomething, la saison 5 de Cheers, l’intégrale de l’excellente comédie britannique Gavin and Stacey ou la série norvégienne déjantée Hellfjord. Quel plaisir aussi de partager la deuxième saison de la série espagnole Gran Hotel avec mon épouse. Et puis vous n’imaginez pas à quel point ça rassure de découvrir que la série animée Duck Tales (La bande à Picsou) supporte très bien le poids des années. Amis éditeurs, à quand une intégrale en DVD ? Parce que j’avoue qu’il y a un gouffre entre les productions actuelles pour gamins et celles de ma folle jeunesse, et j’aimerai bien que mon petit Antoine profite de ces merveilleuses aventures quand il aura l’âge. Et je précise bien que je ne veux pas une suite comme celle des Mystérieuses Cités d’Or, dont la simplicité et la fadeur des histoires ne laisse que peu de place à l’imaginaire (sans compter la bande originale catastrophique).

Nostalgie encore, le one-man show de Bill Cosby ne m’aura pas fait énormément rire, mais il m’aura surtout rappelé à quel point le comédien était irrésistible avec ses mimiques…

Voilà pour cette année 2013, parcourue bien trop rapidement à mon goût. Il s’en est fallu de peu pour que j’évoque la deuxième saison dÄkta Människor, toujours aussi passionnante, mais diffusée un peu trop tardivement. J’espère ne pas avoir oublié certaines séries. (Et pour répondre à la question, oui j’ai délibérément omis de citer Hannibal, n’étant pas franchement emballé par l’œuvre, aussi léchée soit-elle).

Merci, surtout, pour votre fidélité.

Et que l’année 2014 ne démarre pas sur les chapeaux de roue, car j’ai déjà du retard dans mes séries asiatiques !

Récapitulatif des nouveautés hors USA (1er semestre 2013)

récapitulatif television hors usa

A force d’avoir le nez dans le guidon, je me suis dit qu’il serait peut-être utile de faire un petit bilan des séries non américaines. Vous trouverez donc ici tout ce qui m’a enthousiasmé (ou non) depuis Janvier, au rayon des séries occidentales et asiatiques. Les séries américaines sont exclues de ce récapitulatif car elles ont leur propre bilan saisonnier (lequel arrivera dès que possible).

L’exercice est intéressant parce qu’il permet de confirmer que le jugement sur pilote est loin d’être infaillible (cf Orphan Black). Mais je l’ai surtout conçu comme un moyen rapide de répondre à la question : qu’est ce qui m’a plu pendant la première moitié de l’année (hors USA) ? L’idée, c’est surtout de vous donner envie d’aller voir ailleurs, et la période estivale est idéale pour cela.

Vous trouverez donc la liste des critiques de pilotes selon leur appréciation (feu vert, orange ou rouge) et leurs origines (occidentales ou asiatiques), et le cas échéant une recommandation si j’ai continué le visionnage de la série. Pour les séries occidentales cette recommandation dépend tout simplement du ratio de bons épisodes (notés toute la saison pendant les bilans hebdomadaires).

Les présentations sont volontairement tranchées pour faciliter la lisibilité et le choix (il y a quand même plus de 50 séries !). Et je vous encourage vivement à lire les critiques complètes pour avoir un avis plus nuancé. De même, les notes ne sont là qu’à titre indicatif.

occident

  • Séries occidentales :

A titre d’information, voici quelques critiques publiées ce semestre et portant sur des rattrapages des années précédentes : Hellfjord, Miranda saison 1 à 3the hour s1 à s2,

Ce n’est pas une nouveauté, et pourtant, elle mérite qu’on parle d’elle : la deuxième saison de la fiction britannique Call the midwife continue son exploration du progrès médical dans les années 50, en orientant de plus en plus son propos sur la condition féminine : de la maltraitance conjugale à l’employabilité des femmes enceintes, en passant par les méthodes barbares d’avortement. Incontournable. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Quelques séries ont été visionnées sans avoir de pilote critiqué :

Broadchurch s1, Une enquête policière britannique sur la mort d’un enfant dans une petite localité côtière. Une intrigue prévisible et pleine de ficelles, mais parfaitement rythmée, dotée d’une très bonne ambiance et qui sait se rendre émouvante. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Complicit, La traque du terrorisme vue par nos amis britanniques ne se réduit pas à un jeu du chat et de la souris. Elle nous rappelle à chaque instant les valeurs que l’on cherche à défendre. Un dilemme éreintant, une brillante introspection, une mise en scène exemplaire. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Dancing on the edge Londres, les années 30, la percée d’un groupe de jazz, la discrimination raciale. Une très bonne ambiance, une excellente bande sonore, malheureusement gâchées par une intrigue policière sans twists satisfaisants et des épisodes bouche-trou. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 12/20]

Vikings. Série irlando-canadienne réécrivant l’histoire de ces guerriers. Plutôt inhomogène, alternant de jolies scènes de combat avec d’autres complètement ratées. L’aspect théologique là aussi oscille entre découverte et incohérence. Le souffle épique est dilué par des personnages pas du tout attachants, ce qui pose problème pour une dramaturgie déjà prévisible. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 12/20]

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Feu vert (les séries qui vous font de l’œil dès le premier épisode) :

A place to call home   Une fiction australienne située après la seconde guerre mondiale, où une femme mystérieusement débrouillarde côtoie une richissime famille. Une saga aux trames simplifiées, mais avec des personnages attachants. Émotion garantie. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 14/20]

Dates

Dates Une fiction britannique au concept original, racontant un premier rendez-vous entre deux personnes apparemment opposées. Non seulement c’est fin parce que ça décortique parfaitement les modes de pensée de chacun, c’est brillamment joué, mais en plus certains personnages reviennent par la suite faire d’autres rencontres. Un sujet inépuisable et émouvant. Un petit bijou [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation 17/20]

the Fall Une fiction irlandaise sur un tueur en série, père de famille aux pulsions perverses qui cache bien son jeu. Avec Gillian Anderson en enquêtrice affirmée. Retourne l’estomac. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 16/20 ]

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Utopia Une fiction britannique paranoïaque mettant en danger un groupe d’individus. Mise en scène magnifique, twists diaboliques, violence décapante. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 18/20]

the Village Une fiction britannique qui raconte l’évolution d’un village de la première guerre mondiale à nos jours. Une première saison poignante [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 13/20]

In the flesh Une fiction britannique qui nous propose de revisiter le mythe des zombis, en leur donnant une chance de s’intégrer à la population via un traitement. Beaucoup de pistes de réflexion mais trop court dans son développement. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 13/20]

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My Mad Fat Diary Une fiction britannique avec pour héroïne une adolescente obèse qui essaye de se reconstruire. Délicieusement drôle et touchante.  [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 17/20]

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Feu orange (les fictions dont les pilotes peinent à convaincre):

Family Tree  Mockumentary en coproduction HBO-BBC qui raconte comment un homme s’imagine un autre destin en cherchant dans sa généalogie. Décalée sans être humiliante pour ses personnages, mais manquant de vivacité. [Statut : arrêtée ]

The Politician’s husband Une fiction britannique sur un couple politique pris dans l’engrenage de l’ambition de chacun, la dureté du milieu, et leurs enfants. A la fois peu subtile et oubliant de développer ses personnages. [Statut : arrêtée]

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Feu rouge : (les fictions dont les pilotes ne donnent pas envie de continuer)

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Orphan Black Une fiction canadienne sur une jeune femme qui prend l’identité d’une flic qui lui ressemble. Une intrigue conspirationniste sur le clonage humain, drôle, rythmée mais incohérente et peu attachante. [Statut : finalement suivie, et terminée – critique complète ; Recommandation : 12/20]

Top of the lake Coproduction anglo-australo-américano-néozélandaise racontant la violence masculine dans un univers où une jeune fille enceinte disparaît. Née de la vision militante de Jane Campion, manipulatrice, grossière, écœurante. [Statut : arrêtée]

Bluestone 42 Comédie britannique sur une troupe militaire en Afghanistan. Lourdingue, simpliste. [Statut : arrêtée]

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  • Séries coréennes :

Du point de vue des séries coréennes, le début d’année a eu un démarrage très lent, avec peu de fictions convaincantes. Ça s’est fort bien rattrapé depuis, ouf !

Pour information, j’ai également critiqué le Drama Special : A culprit among Friends

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Feu vert :

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Cruel Palace – War of flowers Sageuk de JTBC sur une période noire d’une Corée asservie, où les conflits de pouvoir au palais permettent l’ascension d’une concubine ambitieuse. Textes et interprétation classique, mais mise en scène léchée et mature, dramaturgie lourde mais efficace, évolution très intéressante des personnages féminins. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 16/20]

Shark Drame basé sur le mythe d’Orphée, une histoire de vengeance qui prend son temps. Avec de solides acteurs, une bonne mise en scène et une intrigue captivante. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ;  Recommandation : 15/20]

Childless Comfort poster

Childless Comfort un drama familial qui donne astucieusement beaucoup de clés pour comprendre l’évolution de la société coréenne. S’ajoute à cela une peinture attachante des caractères de chacun et des thématiques qui prennent le temps de se développer. [Statut : suivie ; Recommandation 16/20]

Monstar Un highschool drama musical sur une popstar retournant à l’école. Avec des passages musicaux vraiment émouvants, la sensation d’une déclaration d’amour à la musique, et une interprète charmante, on en oublierait presque la simplicité des intrigues. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 14/20]

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That Winter the wind blows l’histoire d’une jeune héritière aveugle qui se fait duper par quelqu’un qui se fait passer pour son frère. Un drama habile, qui maintient à merveille l’ambiguïté des personnages, et développe son sujet avec suffisamment de twists pour être haletant. Réalisation impeccable, acteurs formidables, il n’y a guère que la fin bâclée qui vient gâcher le plaisir. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation 16/20]

I hear your voice Drama sympathique sur une avocate  flemmarde au caractère bien trempé qui rencontre un jeune homme capable de lire dans les pensées. Bien équilibré, malgré quelques scènes manquant de finition, avec de bons personnages et un background convaincant. [Statut : suivie et en cours de diffusion ; Recommandation 14/20]

heartless city

Heartless City Drama sombre et complexe dans l’univers de la pègre, avec son lot de twists savamment planifiés, à la mise en scène léchée et mature. Une ambition qui impressionne. [Statut : suivie et en cours de diffusion ; Recommandation 16/20]

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Feu orange :

Dating Agency Cyrano Le 4ème volet des Flower Boys tente de mêler les rebondissements d’une fiction d’espionnage à des affaires de coeur, mais échoue à présenter des personnages attachants. Tellement superficiel que le rythme fait penser à une fiction américaine. [Statut : arrêtée]

Jang ok Jung Living in love Un sageuk qui démarre un peu dans tous les sens, donnant le sentiment d’avoir une fiction mal écrite, brouillonne, mais dont les thématiques restent intéressantes. [Statut : arrêtée]

Queen of the office un remake d’un drama japonais, qui essaye de reprendre tous ses codes déjantés et transgressifs, omettant de nous donner des personnages sympathiques. Un délire à prendre pour ce qu’il est, mais guère plus. [Statut : arrêtée]

The End of the World

The End of the world Lente, trop lente plongée dans l’univers d’une épidémie mortelle. Souci de réalisme, ambiance oppressante, mais personnages à peine dessinés. [Statut : en pause ; Recommandation : 13/20]

The Virus Profitant de mêmes thèmes médicaux, le drama n’arrive jamais à décoller, préférant des rebondissements peu crédibles au développement de ses personnages. [Statut : arrêtée]

Nine : Nine Time Travels Remonter dans le temps pour changer le présent ? Voilà une fiction qui aurait du mieux exploiter le registre du fantastique. De la réalisation aux acteurs, l’ensemble est résolument plat. [Statut : arrêtée]

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Incarnation of Money Recyclage des auteurs du fabuleux History of a salaryman pour une fiction qui démarre bien trop mollement pour lui prêter attention, même avec Kang Ji Hwan au générique. L’argent n’achète pas tout. [Statut : arrêtée, mais sera peut être reprise vu certains échos]

Lee Soon Shin is the best Un weekend drama qui ne réinvente pas la roue, mais profite plutôt bien du charme de son interprète féminine. Demande malheureusement un investissement horaire trop important par rapport à ce qu’elle apporte.[Statut : arrêtée]

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Feu rouge :

Mandate of heaven Sageuk simplifié, lissé, unidimensionnel, sans enjeux intéressants, sur un médecin oriental qui veut sauver sa fille. Tellement prévisible qu’il en est soporifique. [Statut : arrêtée]

All about my romance Gags surjoués dans l’univers politique coréen, burlesque rendant les personnages détestables, sans aucune pointe de créativité. Dommage pour les acteurs. [Statut : arrêtée]

Gu Family Book Drama un peu trop prémâché, limite manipulateur, et surtout incohérent, qui reprend à sa sauce le mythe du gumiho. [Statut : arrêtée]

When a man loves drame sans surprises sur un chef de gang qui tombe amoureux. Caractères poussés aux extrêmes, rythme bien trop lent, et un manque flagrant d’implication. [Statut : arrêtée]

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Gu Am Heo Joon Très long sageuk (120 épisodes) sur le fameux médecin royal ayant écrit une encyclopédie de la thérapeutique orientale. Manquant peut-être un peu de personnalité pour avoir le courage de s’y mettre. [Statut : arrêtée]

Iris 2 Suite au fameux blockbuster, véritable condensé d’incohérences, avec une mise en scène calamiteuse et « cheap ». A réserver aux amateurs de la franchise. [Statut : arrêtée]

Level 7 Civil Servant Modifiant le concept du sympathique film d’espionnage My girlfriend is an agent, le drama loupe le coche, et nous propose un festival de clichés horripilants noyé dans une intrigue poussive. [Statut : arrêtée]

Queen of Ambition (Yawang) Une histoire de vengeance sans réelle personnalité, servie par de bons acteurs, mais au récit bancal, affadissant des enjeux déjà présentés dans les premières minutes. [Statut : arrêtée]

Flower Boy next door troisième volet des flower boys qui fait du surplace et n’arrive jamais à toucher le téléspectateur, la faute à un humour délavé, et au sujet (la solitude) très mal exploité. Même si Park Shin Ye peut se révéler touchante. [Statut : arrêtée]

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  • Séries japonaises :

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Feu vert :

saikou no rikon

Saikou no rikon Description jubilatoire d’un couple qui se déchire, trouvant le ton idéal pour parler des défauts de chacun sans verser dans la caricature. Incontournable [Statut : suivie ; Recommandation : 16/20]

Itsuka Hi no Ataru Basho de Drame humain sur la rédemption après la prison, avec des personnages simples et attachants qui cherchent à se reconstruire. Parfois un peu longuet, et ne bénéficiant pas d’une réalisation suffisamment soignée, mais le propos, qui ne cherche pas la pitié, est vraiment touchant. [Statut : suivie , Recommandation : 14/20]

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Feu orange :

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi Une jeune femme égoïste découvre qu’elle a gagné à la loterie, alors que dans le même temps sa vie bascule peu à peu dans l’horreur. Le virage incohérent qui survient après des épisodes « vides » m’a convaincu de ne pas continuer. [Statut : arrêtée]

Biblia Koshodou no Jiken Techou Une plongée dans les livres et la promesse d’un récit romantique malheureusement complètement détruites par une bande sonore electro. Amis de la poésie, abstenez-vous. [Statut : arrêtée]

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Feu rouge :

kumo no kaidan

Kumo no kaidan Le drama plutôt longuet, fait l’impasse de son sujet intéressant (l’exercice illégal de la médecine) pour se vautrer dans des mystères sans imposer son ambiance. Soporifique. [Statut : arrêtée]

Mahoro Ekimae Bangaishi Une histoire décalée autour de deux personnages glandeurs. Effarant par son humour complètement raté et son propos vide de sens. A fuir. [Statut : arrêtée]

Share House no Koibito Une jeune femme agacée par sa solitude, un alien un peu excentrique et un dépressif vont vivre sous le même toit. On rêve d’un truc chaleureux, drôle, on obtient une série sans propos, ennuyeux et pas très originale. [Statut : arrêtée]

Nobunaga no chef Croisement improbable de Jin et d’un food drama, la série évoque un cuisinier moderne qui se retrouve dans les guerres d’unification du Japon. Dépourvue de toute émotion, filmée sans moyens, sans ambition, voire sans script. [Statut : arrêtée]

Bilan de semaine 32

Cette semaine est l’une des dernières à être aussi chargée, puisqu’on arrive aux fins de saison. Beaucoup d’épisodes réussis, donc, destinés à prolonger notre addiction. Mais l’heure du bilan approche, tout comme les upfronts qui commenceront officiellement dans quelques heures. Rendez-vous est pris pour un aperçu de la saison prochaine aux USA.

A place to call home 1.02 Toujours aussi sympathique. La série se veut certes consensuelle, et plutôt lente dans son développement des intrigues, mais elle garde son charme, la romance occupant une place encore plus importante que je ne pensais au visionnage du pilote. Il manque juste un petit ingrédient supplémentaire pour la rendre addictive, car pour l’instant c’est assez prévisible.

arrow 122

Arrow 1.22 Wow. L’épisode regorge d’éléments attendus pendant toute la saison. Les face-à-face avec la mère du héros, avec Merlyn, le joli aveu de Felicity (vous aurez deviné que je suis moins fan du triangle amoureux, un rien poussif), et j’en oublie. Même les flashbacks sur l’île prennent enfin un tournant radical (décidément ce personnage asiatique va se faire basher sur le net). En tous cas je me suis régalé. Reste à croiser les doigts pour le final…

Bates Motel 1.08 C’est fou comme j’apprécie le virage dans la vie sentimentale de Norman. C’est vraiment du bon boulot pour parvenir à la fois à shipper un couple et en même temps avoir envie de dire à sa copine « fuit pendant qu’il est encore temps ! ». Le reste des intrigues policières est moins passionnant mais ça prend enfin une bonne tournure. En tous cas j’ai toujours un gros coup de cœur pour la série.

elementary 122

Elementay 1.22 Wow. En soi l’intrigue n’était pas aussi tarabiscotée qu’espérée (et même prévisible par moments), mais la dernière scène à elle seule vaut son pesant de cacahuètes. Voir Sherlock à ce point chamboulé, ça n’a pas de prix.

game of thrones 3e06

Game of Thrones 3.06 Ce que j’aimerais accrocher au couple Snow/Ygritte ! Malheureusement, je suis resté de marbre devant leurs échanges passionnés, une fois encore. En fait je m’aperçois que je suis plus attaché aux personnages de manière individuelle qu’aux couples qui se forment. Peut-être parce que j’apprécie trop la noirceur de la série pour lui permettre de s’immiscer dans d’autres registres qu’elle maîtrise moins. Et côté noirceur et manipulations et grandes déclarations j’ai eu mon compte. J’ai adoré la négociation sur la mariage, ça faisait du bien de voir quelqu’un qui tienne tête – au moins temporairement – à Tywin. Quant à Littlefinger, j’aimerai tant qu’il prenne enfin un peu plus de place ! En attendant je suis déjà en train de m’interroger sur la prophétie de la prêtresse à l’égard d’Arya Stark.

greys anatomy 09e23

Grey’s Anatomy 9.23 L’épisode détourne habilement tout ce qui paraissait inéluctable, de l’adoption à la colère de Karev, j’ai pour une fois été surpris par le scénario. Dommage qu’ils décident d’une apocalypse finale pour l’accouchement de Grey… Pour le reste, je crois que j’ai aimé la demande en mariage, même si ça n’était pas aussi joli à voir qu’espéré. Bref, un petit festival d’émotions, pas toujours bien géré, mais c’est déjà ça.

Hannibal 1.07 Je reste décontenancé par la série. Certes, c’était sympa de voir Hannibal à la cuisine, en train d’utiliser tout ce qu’il a récupéré de ses abominables crimes. Mais l’intrigue policière est une nouvelle fois absente. « Tiens j’ai trouvé une caméra, un GPS, voilà le coupable ». Mais au moins l’ambiance n’était pas aussi soporifique que les dernières fois. Reste le cas de Gillian Anderson, qui a du satisfaire tous les fans de X-Files de la belle époque (dont moi). Mais malgré toute mon envie d’aimer le show, c’est toujours largement insuffisant.

Nashville 1.19 J’aime vraiment le fait que la série en rajoute dans les complications sans abuser des ficelles soap sur les tromperies, traîtrises, etc… Du coup, je ne m’attendais vraiment pas à ce dernier coup de poignard que reçoit Juliette, déjà très amochée. On sent que la fin approche.

nikita 03e21

Nikita 3.21 Décidément j’adore comment ils réussissent à faire d’Amanda la parfaite némésis de Nikita. On passera sur les incohérences, sur le fait d’avoir voulu accentuer une symbolique (notre héroïne à genou) pour se délecter de cet ultime ressort dramatique. L’enjeu, finalement n’est pas tant celui de sort de Michael (je ne suis pas assez shipper pour ça), que de réduire Nikita à celle qu’elle aurait du être. Bien joué.

once upon a time 02e21

Once upon a time 2.21 Beaucoup aimé. Même si à la base je n’étais pas du tout fan de l’histoire d’hommes ordinaires voulant se débarrasser de la magie, ils ont fini par trouver le bon angle pour les intégrer. Mais ce qui me plait, c’est d’avoir réussi à mieux centrer la série sur Bae/Emma. Ils auraient même du laisser quelques minutes de plus sur cette séparation, un peu trop rapide pour être vraiment déchirante. Mais il fallait une vraie tragédie pour une héroïne qui passait toujours au second plan. Enfin, et surtout, Peter Pan est complètement revisité, renversant certains rôles, et ça fait très plaisir de voir que la série est encore capable de développer son imaginaire.. et son puzzle. Bref, je suis ravi.

rectify 01e04

Rectify 1.04 Encore une fois, magnifique. Après avoir abordé l’enfance (jolie transition d’ailleurs sur les évolutions en matière de loisir multimédia), on aborde enfin celle de la maturation sexuelle d’un garçon qui a grandi entre les murs d’une prison. Troublant, et très émouvant. Pour l’instant, Rectify a tout du chef d’œuvre.

red widow 01e08

Red Widow 1.08 season finale La série n’est pas arrivée à se surpasser dans son final, mais elle délivre exactement ce que j’attendais d’elle : des twists à n’en plus finir, des révélations (dont une qui confirme ma théorie depuis le début), et surtout beaucoup d’émotions. J’aurai voulu une note plus noire et désespérée pour la fin, mais le contrat est rempli pour ma part. Contrairement à ce que je lis un peu partout, la série n’a pas démérité. Cela dit,  une seule (mini)saison, c’était peut-être suffisant.

Smash 2.14 Je ne comprends pas. Pourquoi avoir choisi de dédier un épisode entier à un personnage mineur, qui n’avait jamais réussi à susciter la moindre émotion. Tout apparaît fabriqué, des flashbacks aux réactions des personnages, pour le coup bien hypocrites. Vraiment, la série est écrite avec les pieds.

big bang theory 06e23

The big Bang Theory 6.23 J’aime comment les scénaristes jouent avec le feu, à savoir comment sexualiser Sheldon pour contenter les shipper du couple. J’aime comment ils réussissent le tour de force d’intégrer les filles au domaine jusqu’alors exclusif de ces garçons. J’aime comment ils parviennent à rendre le couple Raj’/Lucy aussi délicieusement maladroit. L’épisode est vraiment symbolique de l’orientation de la série : de cet univers geek répétitif, les auteurs sont parvenus à créer une série qui contente tout le monde, sans pour autant faire grincer les dents de leur public originel. C’est  toujours parfaitement écrit, et très drôle, même sans imitations de célébrités. Et puis maintenant ça devient touchant. Bravo.

The Mentalist 5.22 season finale L’intrigue policière est un véritable condensé des éternels tours de passe-passe de la série. Et au bout de 5 saisons, difficile de ne plus s’endormir devant. Même la perspective de resserrer l’étau sur Red John n’a pas su m’éveiller. Et j’avais raison. Tout ça pour une liste de 7 noms…

the Mindy Project 1.23 La série repart dans ses travers en se focalisant sur son héroïne et sur l’insupportable Morgan. Heureusement Mindy a quand même évolué par rapport à ses débuts. Moins irritante, elle arrive même parfois à se rendre sympathique. Quelques lignes de dialogue ont été mieux travaillées, et ça se ressent. On arrive au bout de la saison, et on est pas loin du miracle, à savoir rendre tout ce petit monde attachant. Malheureusement dès que j’apprécie un gag, son successeur se vautre lamentablement. Et j’aimerais bien que le vomi sur petit écran passe de mode. Merci.

The Village 1.06 season finale Il aura fallu attendre la fin de l’épisode pour avoir de très belles scènes poignantes. Gros coup de cœur pour la série en tous cas, même si elle veut parfois en faire de trop. Mais ce petit bond dans le futur (avec un Bert adolescent) est un vrai régal. C’est là qu’on se rend compte qu’on est vraiment attaché au devenir de ces personnages. Vivement l’année prochaine pour un voyage dans les années 20.

2 Broke girls 2.23 Nul. Certes, la série compte sur son humour trash pour se démarquer, mais elle n’est pas obligée de répéter ad nauseam sa « plaisanterie » sur la longueur de l’organe génital masculin. A croie qu’ils n’avaient aucun autre gag à nous proposer.