Bilan de mon année télé 2011

Je tiens encore à m’excuser pour le manque de mise à jour ces derniers temps, et je vous remercie pour votre fidélité, le fait est que j’ai un peu de mal à me remotiver pour la suite, ma vie personnelle étant ce qu’elle est. Je me suis aperçu, en plus, que je n’avais même pas fêté le deuxième anniversaire du blog début décembre (!).

Mais je tenais quand même à évoquer – rapidement – cette année télé.

Commençons si vous le voulez bien, par les dramas asiatiques. L’année dernière j’avais formulé le souhait d’en regarder davantage, étant de plus en plus frustré par l’actualité et par certaines reviews élogieuses. Autant le dire tout de suite, ce ne fut pas le cas. Une fois de plus, je n’ai pas pu abandonner certaines séries américaines en cours, et je n’ai donc pas pu libérer plus de place sur mon agenda.

Pour autant, j’ai trouvé cette année dramas en demi-teinte.

Du côté japonais, j’ai définitivement abandonné toute tentative de regarder une ou deux séries de saison. Curieusement, cette année 2011 je n’ai pas vu beaucoup de dramas japonais en entier. Je n’avais pourtant pas pour habitude d’abandonner des dramas aussi facilement, mais avec les problèmes techniques (la généralisation d’un format que je ne peux lire dans des conditions de visionnage confortables), et un investissement moindre pour les personnages, je n’ai pas eu de véritable coup de cœur cette année, Jin saison 2 exceptée. J’ai même du mal à terminer la deuxième saison d’Hotaru no Hikari, moi qui avait pourtant adoré la première. La réalité, c’est que j’aurai du réserver plus de place à la découverte, ou laisser plus de chance à une série pour s’installer (comme Love Shuffle). C’est toujours frustrant de se dire qu’on passe à côté de plein de choses par manque de temps, et il va vraiment falloir que je ré-équilibre tout ça.

Du côté coréen, là aussi, j’ai été surpris par mon manque d’investissement à moyen terme. Le problème, c’est que je n’ai même pas le temps de commencer un drama que les prochains me font encore plus saliver. (C’est fou comme je suis devenu accroc aux annonces de casting, aux teasers, aux posters). Et puis, à force de lire des reviews, vient le doute. Aurais-je du continuer The Musical, Flower Boy Ramyun Shop, 49 days, Dream High, My Princess… (Pour Flower boy je crois qu’il va falloir me forcer, vu les critiques dithyrambiques) ? Aurais-je du tenter de visionner des dramas plus « girly » comme I need romance ? C’est souvent une question de cible, et cette année j’ai trouvé moins de dramas capables de me toucher, en tant qu’homme. Entre les k-pop idols et les flower boys, j’ai eu du mal à m’y retrouver. Après un hiver passé à me réjouir de certaines scènes de Secret Garden, j’attendais avec impatience le retour des comédies romantiques, lesquelles se sont révélées sympathiques (Baby-faced beautyThe Greatest Love) mais ne réussissant jamais à réunir l’intégralité des ingrédients requis. L’exemple parfait étant Lie to me. Avec un tel casting, une telle alchimie, j’ai pu vivre de belles scènes, mais l’ensemble manquait de liant pendant les 90 % du temps. Je peux d’ailleurs pleurer amèrement sur le retour de comédiennes que j’aime beaucoup : Yoon Eun Hye bien que convaincante, n’a pas choisi le meilleur drama avec Lie to Me. Quant à Kang Hye Jung, que j’attendais tellement depuis Flowers for my life, elle n’a quasiment aucun rôle dans Miss Ripley. Reste à m’investir, peut-être, sur la reine Kim Sun Ah et Scent of a woman. Mais ce que j’ai pu en lire laisse à penser que le drama n’a pas su aller au bout de son concept.

Heureusement, il y eut le drama City Hunter, qui malgré son nombre affolants de faux cliffhangers, a su rester passionnant. Et puis d’autres productions se sont révélées de très bonnes surprises, comme White Christmas et son ambiance, mais aussi Killer K dont l’action survitaminée, la tension ont permis de contrebalancer un scénario en tous points risible. Et puis, j’ai pu rattraper quelques dramas comme  l’épique The Legend, le déjanté Coffee House, le mystérieux Harvest Villa voire même quelques KBS Drama Special. De quoi oublier mon temps perdu devant Manny. Allez, l’année prochaine, je vais essayer de m’investir davantage dans un genre auquel j’ai toujours été réticent (les dramas historiques), et tenter par exemple Princess Man…Mais au final, c’est plutôt l’approche du drama coréen en tant que tel qui m’a plu cette année (collaborer à Critictoo pour essayer de trouver une liste de séries pouvant donner envie aux curieux, faire des dossiers sur la culture coréenne dans les séries (le korea special event va reprendre ne vous inquiétez pas), m’amuser avec les produits dérivés ou essayer de saliver devant la liste de dramas à venir…)

Enfin, venons-en aux séries américaines. La fin de saison précédente a déjà fait l’objet d’un billet, et comme je n’ai pas fait de réel bilan de la rentrée mis à part un article regroupant les critiques des pilotes, voici donc mes impressions. La saison précédente j’ai du dire adieu à Life Unexpected, V, Traffic Light, Chicago Code, Better with you, et Men of a certain age. Quelles séries allaient pouvoir combler ce vide ? Contre toute attente, et malgré le niveau plutôt moyen de la rentrée, je me suis surpris à accrocher à de nouvelles séries.

Parmi elles, Once upon a time signe le retour du fantastique à la télévision, et malgré des effets spéciaux au budget limité, et un enfant casse-pied, le récit est suffisamment bien tricoté avec notamment des flashbacks intéressants pour à la fois nous faire réfléchir via quelques puzzles et pour nous émouvoir sans niaiserie (ce qui n’est pas facile vu le sujet du conte de fée). Le casting est impeccable, et vu mes réactions aux premiers rebondissements, je suis attaché aux personnages. Bref, en 7 épisodes, à part un épisode en deçà, j’ai vraiment été conquis.

Je n’ai pas eu le temps de faire un bilan de la première saison, passée à la vitesse de la lumière, mais déjà je peux dire que j’ai adoré Boss. La petite Starz jouait gros, mais a réussi à diffuser une petite pépite. Bien sûr tout le monde ne va vous parler que de Kelsey Grammer, que j’adore (on ne dira jamais assez à quel point Frasier était une sitcom exceptionnelle), mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est le sens de la mise en scène. Ces détails qui cherchent à rendre grandiloquent la moindre prise de vue. Il y a là une approche qui permet à la fois une lecture réflexive et surtout, émotionnelle. Comment éprouver de la compassion pour un être abject mais malade, qui s’accroche désespérément à ce qui lui reste : le pouvoir, alors qu’il a tout perdu par sa faute. Il y aurait tant à dire sur l’irruption de la maladie, présente dans chaque processus de décision, mais niée autant que possible. Tant de choses à dire sur les nombreux rebondissements dans cette lutte de pouvoir, ces coups bas, cette distorsion de la réalité, cette chasse à l’homme médiatique et la corruption généralisée. La série de cette fin d’année, assurément. (La première partie étant réservée à Game of Thrones).

Je nuance mon appréciation sur Homeland, qui fait déjà les gros titres un peu partout. Si la série a d’indéniables qualités : d’excellents interprètes, du suspense, un joli puzzle à déchiffrer, certains rebondissements m’ont fait tiquer. Un peu comme 24, la série n’arrive pas à prolonger son thriller sans décrédibiliser l’intelligence des personnages et certaines facilités. De fait, beaucoup d’évènements sont prévisibles et, il faut bien le dire, rageants. Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu une série aussi passionnante.

Hormis ce trio de tête, deux autres séries dramatiques ont su m’accrocher : Pan Am et Ringer. Deux séries dont l’ambition démesurée se frotte aux dures réalités : la reconstitution politique pour l’une, le puzzle d’un thriller pour l’autre. Au final, on se retrouve avec deux séries superficielles, au charme limité.Une amère déception surtout pour Pan Am, qui à défaut, aurait pu être davantage passionnante si au moins les histoires de cœur n’étaient pas aussi ridicules.

Et puis il y a les séries dont on se lasse très vite. L’année dernière ce fut Hawaï 5-0, qui n’arrivait pas à donner un background intéressant à ses personnages. Cette année, c’est notamment le cas de Person of Interest. Oui,c’est un formula show, mais le concept aurait pu donner d’intéressants rebondissements. Une fois les personnages dessinés de manière minimaliste, il ne reste plus qu’à bailler. Si quelques épisodes se sont révélés plaisants, on tourne vite en rond. Autre show policier abandonné, Prime Suspect. La prestation de Maria Bello n’est pas en cause, mais l’évolution de la série laisse pantois. Sur un concept on ne peut plus basique, voilà que les scénaristes ont choisi d’affadir le personnage principal et ses relations difficiles dans un univers policier macho. Et comme les enquêtes policières n’en sont pas (aucun raisonnement, aucune astuce, juste la chance ou le hasard pour découvrir le coupable), j’ai jeté l’éponge.

Je passe volontairement sur les séries qui m’ont fait fuir, comme Terra Nova. Reportez-vous au billet concernant les pilotes si besoin.

Heureusement, cette rentrée est aussi le retour des séries comiques. Après avoir échappé à l’horripilante New Girl, à la soporifique Whitney ou aux improbables mâles en perte de repères (Last Man Standing, Man Up, How to be a gentleman), j’ai trouvé deux jolis couples : le premier, fauché, qui baigne dans les blagues sexuelles et les réparties agressives (2 Broke Girls), le deuxième, entre un père et une fille qui essayent de s’accommoder à leur nouvelle vie déjantée dans les suburbs (Suburgatory). Malgré tout, les épisodes sont assez inconstants, mais j’espère toujours une amélioration.

Et heureusement que les nouveautés sont là, car au niveau des reprises, c’est la catastrophe. Dexter (saison 6) réussit l’exploit de détruire à peu près tout ce qui restait de la série (la relation « familiale ») tout en sombrant dans la mise en scène ridicule. The Walking Dead (saison 2) m’a fait autant d’effet qu’une boîte de somnifères excepté la jolie scène finale. House (saison 8) n’a pas su rebondir après sa calamiteuse fin de saison dernière, proposant des épisodes sans aucune perspective intéressantes pour les personnages malgré un cast plaisant et des cas médicaux guère passionnants. How i met your mother (saison 7) n’a réussi à retrouver l’humour que le temps d’un épisode, juste avant de tout détruire à nouveau. Modern Family (saison 3) n’arrive pas à faire évoluer ses personnages, et ses gags sont archi-prévisibles. Grey’s Anatomy (saison 8) a certes donné de meilleurs épisodes que la saison passée avec un peu plus d’humour, mais on est encore loin du niveau acceptable pour me faire à nouveau apprécier les personnages.

Quelques séries réussissent peu à peu à se sortir de leur bourbier : The Good Wife (saison 3), d’abord (qui a développé une relation auquel je n’accroche pas au lieu de montrer un fil rouge et des enjeux intéressants), et The Mentalist (saison 4) qui après l’énorme gifle du season premiere a donné quelques épisodes plus sympathiques pour se faire pardonner. Enfin, le retour de Chuck (saison 5) fut très décevant, avec un manque flagrant d’imagination et d’intrigues efficaces. Les derniers épisodes ont heureusement su redresser la barre : il fallait retourner à la spécificité de la série.

Alors que reste-t-il comme moments forts dans cette semaine ? Nikita (saison 2) tout d’abord, qui a su densifier son univers sans perdre en cohérence ni en enjeux. Parenthood (saison 3), ensuite, malgré quelques maladresses de personnages et une émotion en dessous de la saison passée. Enfin, pour les séries comiques : deux constantes : The Big Bang Theory (saison 5), qui a développé avec délice le personnage d’Amy, et Raising Hope (saison 2) qui fait toujours preuve de créativité.

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[30 days drama challenge] Days 25-26 : premier et dernier drama visionné

Voilà des questions qui permettent d’entrevoir le parcours seriephile d’une personne. J’ai malheureusement déjà répondu en partie à ces deux questions lors de mon tag drama. Vous m’excuserez donc pour le copié-collé. Je n’avais pas vraiment envie de redire les choses d’une autre manière.

Et je vous avoue que ce drama challenge me prend beaucoup plus de temps que prévu…au point de m’empêcher de regarder la suite de mes séries ! (Je comprends mieux pourquoi Minalapinou a lâchement abandonné).

Mes premières séries et premiers dramas suivis de façon assidue :

Début 2005 fut un tournant dans ma sériephilie. Alors que ça faisait des années que j’explorais avec passion les séries américaines (je pense qu’on peut parler de véritable addiction à partir de Quantum Leap, diffusée en France en 1993, ce qui fait environ 18 ans de dépendance). En fait on peut dire que j’ai entamé ma révolution asiatique du petit écran (car c’en est une !) par un choc… cinématographique (My Sassy Girl). Le genre de film qui vous montre à quel point vous aviez un vide sans le savoir. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je peste souvent contre le manque d’émotion et le manque de développement psychologique des « nouvelles » comédies romantiques américaines. La rencontre avec la sensibilité coréenne fut donc une révélation. Après une telle incursion, et tout en enchaînant les classiques coréens du même genre en très peu de temps, j’ai fini par tomber sur des listes de fictions coréennes qui comportaient également des dramas. Full House était le carton du moment et n’en finissait pas d’avoir des éloges. Ce fut donc mon premier. Une expérience convaincante, même si j’ai du faire usage de l’avance rapide par moments. Mais j’étais charmé, ensorcelé (et quand on découvre un univers on est beaucoup plus patient). Il y avait là quelque chose d’unique, qui apaise les cœurs, rend joyeux ou triste. C’était trop tard. Il fallait que j’en vois d’autres.

Et très vite je me suis également penché sur les dramas japonais (si ma mémoire est bonne ça doit être Ichi Rittoru No Namida – One litre of tears).

Donc oui, on peut dire que le cinéma a été un tremplin, mais de très courte durée. Et contrairement à une écrasante majorité sur le web, je ne suis pas du tout passé par les mangas ou les animes, que je connais toujours très peu. On va dire que c’est dû à mon âge !

Dernier drama vu en entier :

J’ai entamé beaucoup de dramas coréens ces derniers temps. Mon tout dernier drama terminé doit être The Greatest Love. La critique est déjà écrite, elle sera postée prochainement, probablement à la fin du challenge drama. Sinon j’ai quasiment terminé Babyfaced beautyLie to me, et City Hunter et je suis à peu près à mi-chemin sur City Hall. Et les dramas qui me font de l’œil pour la suite sont malheureusement trop nombreux, j’envisage de terminer Miss Ripley et Mae Ri Dae Gu, de commencer Romance Town (à cause des éloges de minalapinou), Scent of a woman (à cause de Kim sun ah et de sa photographie), White Christmas (vu sa réputation), et le très long drama Life is beautiful. Je me tâte encore pour essayer I need romance (le côté sex and the city me fait un peu peur je crois), ou Spy myung wol. N’hésitez pas à me dire vos préférences.

Du côté japonais, ça fait un petit moment que je n’ai pas replongé. Le printemps a été exclusivement coréen, je n’arrive pas à le croire. Il faut retourner à Janvier (!) pour Seigi no Mikata. Pourtant je ne suis pas en manque de dramas japonais alléchants. J’envisage de regarder Unubore deka, ashita no kita yoshio, atami no sousakan, la saison 2 d’hotaru no hikari (mais vu que je veux la regarder avec mon épouse j’attends la fin du sous-titrage français), sunao ni narenakute, love shuffle, trouble man…. Mais je crois que mon prochain drama japonais sera en fait la saison 2 de Jin. Je n’en peux plus d’attendre !

Enfin, du côté américain, depuis la fin de saison des networks, je n’ai pas repris. Mon bilan arrivera lui aussi prochainement, il est toujours en cours de rédaction (il n’est jamais trop tard). C’est mon premier été sans nouvelle fiction américaine. Aucune nouveauté ne m’a donné envie. Dire que la saison passée il y avait Huge, Rubicon… Je ne sais pas si je vais regarder la suite de White Collar avant la rentrée, mais je compte bien regarder la fin de Men of a certain age. Je pensais également avoir le temps de reprendre et finir The Wire, mais ça ne sera pas pour cette fois-ci. La rentrée approche… Je vous ai déjà annoncé les prochaines nouveautés que j’attends impatiemment. Mais d’ici là peut-être aurais-je le temps de vous concocter un petit classement de mes attentes (nouveautés et reprises).

Dans l’ensemble mon temps de visionnage a sérieusement diminué ces derniers mois (à cause de mon mariage), et seuls les dramas coréens ont réussi à se caser… Ça devrait changer pour la rentrée !

[30 days drama challenge] Day 6 : Chanson favorite tirée d’un OST

Voilà typiquement le genre de défi impossible à relever pour moi, car j’attache une très grande importance aux OST de série. Comme beaucoup de passionnés de série, je suppose, je considère que la musique est essentielle pour « rentrer » dans une fiction. Et la plupart des grands moments télévisuels sont magnifiés par la mélodie adéquate.

J’avais déjà longuement parlé des OST de séries coréennes en particulier, mais j’avais mis l’accent sur les orchestrations. Ne vous étonnez pas de trouver beaucoup de chansons douces, c’est pour pallier à la déferlante de rythmes k-pop qui petit à petit commence à rentrer dans la pièce, au grand dam de mon épouse.

Corée : Comment choisir parmi toutes ces excellentes chansons ? The Fog de Boo Hwal (Someday), what if we la chanson phare d’Alone in love, The Stuff de Lasse Lindh (Soulmate), l’OST de Coffee House ou dernièrement la chanson don’t forget me de l’ost de The Greatest Love. Je vais opter pour quelque chose de léger, qui donne la pêche : LaLaLa It’s Love de The Melody (Coffee Prince), ou Polly de The Melody. Non, finalement ça sera … Go Go Chan . Il faut dire que l’OST de Coffee Prince est exceptionnelle. (J’en profite pour ajouter une MV sooo lovely ^^ – Attention spoiler !). Si avec ça vous avez toujours pas compris que Coffee Prince est LE drama coréen idéal pour sourire bêtement à la vie….

Japon : Là aussi, la liste est longue, l’ending de Nobuta wo produce, Voyage de Ayumi Hamasaki qui sert aussi de générique de fin de My Little Chef, Wanderin’ Destiny de Globe dans Aoi Tori, Twilight d’Electric Light Orchestra dans Densha Otoko ou l’ending de My boss my hero par Sorafune, mais il y a une chanson qui a tourné en boucle pendant plusieurs mois : Prisoner of Love de la talentueuse Utada Hikaru pour le drama Last Friends.

USA : Récemment j’ai eu un coup de foudre pour le générique de Chicago Code chanté spécialement pour l’occasion par Billy Corgan. Et puis il y a certaines chansons qui restent associées à des séries, comme Teddybears feat. Cobra : Cobrastyle (pour Chuck), voire même le fameux Here with me de Dido pour Roswell. Qui pourrait oublier également les chansons interprétées par Vonda Shepard dans Ally Mc Beal : I only want to be with you, the end of the world, walk away Renee, et évidemment les danses sur Barry White  (qui inspirent encore aujourd’hui) ou le générique ? Comment ne pas penser à ces petits frissons de bonheur en écoutant Where you lead de Carole King pour Gilmore Girls ? Oui, la nostalgie passe à plein régime dès que vous écoutez les génériques de Veronica Mars (We used to be friends des Dandy Warhols), De Friends (évidemment). Comment ne pas résister au clap clap, ou au C’mon, C’mon du générique de Rescue Me ? Moi je chante sur le générique de Wonderfalls (merci Andy Partridge), where everybody knows your name (Cheers), le haha inimitable du générique jazzy Tossed salad and scrambled eggs de Frasier… Ok, là on s’éloigne déjà plus du concept de chanson. Dur dur de départager tous ces excellents titres. Alors je vais désigner une chanson de circonstance : Forever Young, de Bob Dylan dans Parenthood. (La musique vidéo officielle n’est pas interprétée par Bob Dylan)

Le pire, c’est que je suis sûr qu’après avoir rédigé cet article, je vais penser à plein d’autres chansons…

[Pilote – Corée] The Greatest Love

Les changements de noms étant particulièrement fréquents ces temps-ci, il a bien fallu faire un choix pour cette critique. J’ai préféré retenir The Greatest Love puisqu’il est plus répandu sous ce nom, mais sachez qu’il peut également s’appeler Best Love. Il serait d’ailleurs temps que les auteurs choisissent des noms un peu plus évocateurs. Et que les affiches aient un semblant d’unité.

Ne vous arrêtez pas au titre, il se pourrait bien que ce drama vaille le coup d’œil. Issu de l’imagination décidément fertile des sœurs Hong (You’re Beautiful, My Girlfriend is a gumiho, My Girl), cette série raconte la rencontre de deux stars plongées dans la folie médiatique.

Le regard porté sur le showbiz coréen reste pour le moins dénué de critiques. D’autres dramas avaient su montrer le tourbillon de flashs, de nouvelles, de rumeurs, et pointer du doigt la communauté internet, qui est aussi prompte à adorer une personne qu’à la haïr (You’re Beautiful, Secret Garden). The Greatest Love se permet par exemple de montrer comment les commentaires peuvent être particulièrement durs et blessants, en plus de nuire à une carrière. Mais cela n’ira pas au delà. Car le propos du drama reste le divertissement.

Et chose à mon sens plus intéressante, le drama devrait nous parler … de la télé coréenne. Après avoir parlé des émissions de variété produisant des groupes d’idoles et après avoir évoqué la création de dramas, il était temps, en effet, d’aborder les émissions de divertissements qui invitent tous les jours des célébrités : jeux télévisés, épreuves « sportives » ou cérébrales, et même.. émission pour bachelor, où une célébrité cherche l’âme sœur.

Mais il y a différents niveaux de célébrités. Prenez notre héroïne, Goo Ae Jung. Elle a commencé sa carrière comme l’une des pionnières des girls band. A l’époque bien plus sage, (disons qu’on cherchait davantage des filles mignonnes que sexy),  Goo Ae Jung avait réussi à se faire un nom. 10 ans plus tard, elle est désormais has been, et sa carrière est au plus mal : elle est obligée d’aller dans des émissions où elle se ridiculise. Que s’est-il passé ? C’est un des mystères qui sera dévoilé peu à peu. Les pièces du puzzle sont là : une dispute avec sa collègue, la rupture du groupe, les rumeurs de liaison avec un homme déjà fiancé, une autre dispute sous l’emprise de l’alcool, un album solo qui fait un bide. Bref, Goo Ae Jung cherche à relancer sa carrière, et lorsqu’elle croise celles qui lui ont succédé, des jeunes filles imbues d’elles-mêmes, elle ne peut s’empêcher de vouloir leur donner des conseils pour être aimé des gens.

Pour autant, Goo Ae Jung ne pleurniche pas sur son sort, et est capable de bien des choses pour obtenir ce qu’elle veut : mentir, se déguiser, etc… Pour tout dire, j’aime bien ce personnage volontaire, mais en deux épisodes j’ai eu du mal à m’y attacher. L’actrice Gong Hyo Jin (Pasta) n’y est pour rien. C’est juste que malgré tout ça j’ai pas réussi à être touché. Oui, il lui arrive plein d’évènements, et elle essaye de s’en sortir, mais … pour rependre une image plusieurs fois développée dans le drama, mon cœur ne bat pas pour elle.

Et à vrai dire, le personnage qui lui est promis a mis aussi beaucoup de temps à devenir sympathique. Bien sûr, le bad boy prétentieux, arrogant mais au grand cœur est un grand classique, mais avait-il besoin d’être aussi… dur ? Dok Go Jin, joué par le charismatique Cha Seung Won (Athena), est un acteur adulé, d’un tout autre niveau que la pauvre Ae Jung. Son rêve est de percer le marché américain en jouant à nouveau dans un film d’action : Ninja Assaut (Toute ressemblance avec Bi /Rain (Ninja Assassin) est évidemment… voulue). Malheureusement il n’est pas retenu pour ce rôle bien qu’il ait tenté de soudoyer le réalisateur. Sa mauvaise maîtrise de l’anglais semble poser problème. Seulement voilà, là aussi j’ai du mal à compatir, vu comment ce monsieur traite les gens avec mépris, voire même fait du mal (il tort les bras d’Ae Jung) ou fait mine de frapper un réalisateur. Son salut viendra de son cœur malade ou fatigué après une opération chirurgicale,  et des premiers signes avant-coureur de sentiments amoureux (son cœur bat étrangement quand il est en présence d’Ae Jung).

C’est notamment ce point là qui m’a donné envie de voir la suite. Oui les acteurs sont charismatiques, ça joue bien (et la scène de douche a je suppose ravi l’ensemble du public féminin), mais je voulais de l’émotion, et je l’ai enfin eu… à la fin.

Pour le reste, j’étais ravi de revoir Yoo In Na (Secret Garden) dans le rôle de l’ex-collègue d’Ae Jung (désormais responsable de l’émission de bachelor). Tandis que l’autre rôle masculin , tenu par Yoon Kye Sang (Triple), malgré son temps d’antenne très restreint m’a laissé de bonnes impressions du fait de son caractère asocial : c’est un médecin oriental qui cherche l’âme sœur et finit par faire fuir ses prétendantes en leur montrant leurs problèmes de santé. Comme on dit, la déformation professionnelle joue parfois de mauvais tours.

Ce qui m’a notamment plu dans le drama, c’est lorsque nos deux héros essayent de corriger la gaffe initiale (Ae Jung raconte à la télé que Dok go Jin a tenté de soudoyer le réalisateur américain) et ce faisant, compliquent la situation.

C’est classique, mais finalement j’ai beaucoup plus ri du fond que de la forme. Ces deux premiers épisodes, par exemple, usent de gimmicks insupportables (les « mots » qui « attaquent » les personnages). Malgré une mise en scène efficace qui donne du rythme au récit (split-screen), les gags n’ont pas été suffisamment percutants. Reste l’utilisation de la pop-culture si chère aux soeurs Hong pour se détendre les zygomatiques  entre les clins d’œil appuyés à Bi ou les scènes décalées d’infiltration à l’hôpital (avec la musique des chariots de feu de Vangelis ou Mission impossible). J’en profite au passage pour saluer la bande originale, très réussie, avec des mélodies qui accrochent, et qui sont utilisées au bon moment.

Bref, je suis davantage convaincu par la prestation des acteurs que par leurs personnages, et davantage intrigué par la suite du récit (l’émission de bachelor) que par sa mise en place initiale et les gags, un peu trop mous à mon goût (peut-être quelques mimiques supplémentaires auraient fait du bien à l’ensemble). Il manque aussi ce petit plus pour être complètement dans l’aventure : l’attachement à tout ce petit monde. Selon les dramas, ça peut prendre plus de temps que prévu, alors je veux rester optimiste.