Acteurs et actrices coréennes : Yoon Eun Hye

Comme prévu je complète un peu ma présentation des acteurs et actrices coréens à la télé.

Yoon Eun Hye (Yun Eun Hye) est l’une des actrices les plus populaires en Corée du Sud. Elle a commencé très tôt dans l’entertainment puisqu’elle a remplacé un des membres du groupe de K-Pop Baby V.O.X. dès l’âge de 15 ans.

C’est en fait l’une des victimes du star système coréen. Comme j’en parlais dans mon article sur les suicides, accidents et maladies en Corée, elle a subi des pressions de la part de la presse et des fans du groupe. Son surpoids (tout relatif) lui a valu bien des critiques (elle aurait bien tort de ne pas se venger aujourd’hui, voyez plutôt), et un fan lui a même abîmé sa cornée à l’aide d’un pistolet à eau vinaigrée.

Pour autant, Yoon Eun Hye s’accroche. Elle quitte le groupe pour se lancer dans une carrière d’actrice. C’est le jackpot.

Goong (Princess Hours) est, en 2006 le drama le plus vu à la télévision, derrière Jumong. Tiré d’un manhwa   (pour simplifier : manga coréen), l’histoire de Goong est pour le moins originale. Elle se situe dans un univers alternatif où la Corée est dirigée de nos jours par une famille royale. (Tiens, si ça donne pas des idées à des scénaristes français : imaginez une monarchie française en 2010 !). L’idée est excellente, les téléspectatrices sont férues d’histoires de princesse. Le reste est une sorte de Sissi impératrice, version adolescence coréenne. Une lycéenne, jouée par Yoon Eun Hye devient princesse à la suite de circonstances particulières (un pacte entre ancêtres). Elle doit donc pour cela épouser le prince, suivre les coutumes ancestrales de la Cour, etc… Mais le prince et la princesse ne s’entendent pas du tout. Sans compter qu’un complot se trame pour destituer le prince. Yoon Eun Hye essuie quelques critiques (pas forcément très justes) sur son jeu, mais l’audience suit, la série devient un phénomène. A titre personnel, cependant, je dois quand même signaler que je n’ai pas du tout aimé le drama, qui s’étire sur 24 épisodes. C’est long, très long. La bouille sympathique de Yoon Eun Hye n’a pas suffi. Et ne me demandez pas pourquoi, mais un spin-off Goong S a été réalisé l’année suivante.

Profitant de sa popularité, la jeune actrice se lance la même année dans le drama The Vineyard Man. L’histoire d’une fille passionnée de mode qui va devoir vivre à la campagne pour hériter d’une parcelle de vignoble qui vaut de l’or. Sans forcément être incontournable, le drama est sympathique, et montre déjà que l’actrice a du potentiel dans le registre de la comédie romantique classique.Malgré une forte concurrence, cette histoire d’amour (entre un vigneron bourru au coeur d’or et une fille qui découvre la vie rurale) fait de très bonnes audiences. L’actrice est « bankable ».

Mais c’est l’année suivante que sa popularité (et son talent) va exploser. L’excellent drama The First Shop of Coffee Prince (Coffee Prince) explose les charts dans toute l’asie (Japon, Thailande, Chine, Taiwan, Singapour) et devient culte. Je ne reviens pas sur le drama, il est tout simplement incontournable. Vous pouvez en lire ma critique ici.

Devenue l’une des stars les mieux payées du petit écran, elle change de managers suite à de sombres histoires de contrats (dont elle n’était pas responsable). Elle en profite pour se lancer dans la mode, avec réussite, avant de retourner au petit écran avec le drama My Fair Lady. Problème : tout le monde voulait retrouver un personnage espiègle et adorable. Yoon Eun Hye se retrouve coincée dans un rôle qui n’était pas taillé pour elle, sans compter que le scénario et la réalisation ne l’aident pas vraiment. Si artistiquement c’est un demi-échec, les audiences, par contre, continuent de suivre.

Après quelques apparitions dans la musique (Salad song), ou des caméos (personal taste), Yoon Eun Hye devait reprendre le chemin des studios télés pour jouer dans Love Song, au côté de Park Yong Ha, qui s’est suicidé récemment.

Je passe volontairement sur sa carrière au cinéma (elle a notamment joué dans le navet The legend of seven cutter/Escaping of charisma).

En 2011, elle a repris le chemin des dramas avec Lie to me, où elle se fait passer pour la femme de Kang Ji Hwan. Le drama est un échec critique, à cause de scénariis incohérents, mais il permet à l’actrice d’avoir de très belles scènes (dont le fameux cola kiss).

Yoon Eun Hye est une actrice vraiment irrésistible (so cute !). Malgré quelques fictions de mauvaise qualité, son public la suit. A raison.

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The first shop of Coffee Prince

Je continue ma petite présentation des séries coréennes immanquables. Objet de toutes les passions, adoré par des millions de fans, The First Shop of Coffee Prince (communément appelé Coffee Prince) est peut-être le drama coréen plus populaire . Et pour une fois, popularité rime avec qualité. Diffusée sur MBC en juillet et aout 2007, elle fait désormais office d’étalon. Rien que ça.

Go Eun Chan est une jeune femme qui, pour faire survivre sa famille, multiplie les petits boulots. Son apparence plutôt masculine lui permet d’obtenir un job particulier auprès de Choi Han Kyul, qui la prend pour un homme. Ce dernier est séduit par le personnage, et le prend sous son aile lorsqu’il s’agit de fonder un café où les employés ne sont que des hommes. Go Eun Chan accepte pour des raisons financières, continue de mentir, et l’amour s’en mêle…
De son côté, Choi Han Sung, cousin de Choi Han Kul, retrouve son amour Han Yoo Ju qui l’a quitté il y a deux ans. Ce couple essaye tant bien que mal de se reconstruire.

J’avais déjà craqué pour la bouille sympathique de l’actrice Yoon Eun Hye dans Goong (c’était d’ailleurs le seul point fort du show). Ce coup-ci j’ai pu me rendre compte à quel point elle avait du charisme, et que son jeu était « ultra-cute », si vous me passez l’expression. J’avoue ne pas comprendre les critiques concernant le jeu de l’actrice, que j’ai trouvé bien au contraire très convaincante, largement au-dessus de bon nombre de shows. M’enfin quand on sait que l’actrice s’est vu détruire la cornée par un fan armé d’un pistolet à eau vinaigrée, on comprend mieux à quel point elle est adorée/détestée sans commune mesure. Comme des millions d’autres, je suis complètement tombé sous le charme, bien qu’elle soit habillée de façon masculine pendant tout le show (les cheveux courts ça change pas mal de choses si vous avez déjà vu des photos de l’actrice en temps normal !).

Mais si je ne taris pas d’éloges sur l’actrice, c’est aussi parce que pour une fois le partenaire masculin (Gong Yoo) est à la hauteur. Je veux dire, vraiment, à la hauteur. J’avais pas vu ça depuis Bae Young Joon dans Winter Sonata (forcément, je suis fan) et Bi dans Full House. Il s’en dégage une vraie alchimie à l’écran, et c’est un régal de voir ces deux là s’aimer, avec de grands sourires. Gong Yoo, très attendu, vient d’ailleurs de finir son service militaire et devrait tourner un film / comédie musicale avec l’excellente Im Soo jung (a tale of two sisters, ing, happiness).

Car oui, la série papillonne dans le ventre, surtout dans le dernier tiers, je me suis mis à sourire béatement, c’est plus du charme, c’est du sortilège. Du bonheur en barre.

Pourtant à la base, la série n’avait rien pour se démarquer : les 3 premiers épisodes ont l’air tellement classique, on sent les intrigues, le carré infernal, les clichés du couple qui se déteste/s’aime, sans compter qu’une fois encore le gars est un riche héritier et la fille une pauvrette sans le sou mais qui a le cœur sur la main.

Mais je m’accroche, c’est vraiment très sympathique, et puis le show démarre au 4è épisode. C’est finalement très drôle (excepté une ou deux séquences où le héros de 30 ans joue avec ses robots en plastique – je veux bien des trucs nunuches et enfantins dans les shows asiatiques, mais j’ai une limite quand même).

La série continue crescendo, on se prend d’affection pour les personnages et après une fausse piste qui aurait pu jouer sur mes nerfs, le pitch de la série est sabordé. c’est le renouveau du show. Fini les intrigues, place à la gaieté, aux rires… J’aime quand les auteurs comprennent que ce ne sont pas les rebondissements qui font une série, mais la vie réelle de leurs personnages. Rectification : je n’aime pas, j’adore.

Dès lors, j’ai fondu, il n’y avait plus aucun moyen de résister à l’avalanche de scènes mignonnes. D’autant que sans parler de thématiques adultes, je trouve que la série reflète un peu mieux son époque : des baisers, beaucoup de baisers, du contact physique filmé, et même du sexe hors mariage. Les scènes sont du coup plus réalistes, moins théatralisées, les personnages « vivent », on leur laisse le temps de s’exprimer. Oh bien sûr ce n’est qu’une très légère avancée au pays du matin calme, mais ça méritait d’être signalé.
J’ai beaucoup aimé le fait que la série ne dramatise pas à outrance les scènes de disputes, et l’ensemble forme donc un tout très très chaleureux.
Vous l’aurez compris, personne ne résiste au charme de la série. Je dis bien personne.

Malgré tout, la série n’est pas sans failles : le fond du scénario aurait pu être brillant avec le thème de l’amour homosexuel. M’enfin la série s’affranchit de ses limites pour la bonne cause : le plaisir du téléspectateur, et là il est atteint haut la main, pour peu qu’on ne soit pas allergique au bonheur partout, partout, partout…

Vous voulez une série qui vous donne la pêche, n’hésitez plus !
officiel MV :

fanmade Mv particulièrement réussie :