Liebster Award (nouveau tag)

liebster-award

Avec un bon mois de retard (et toutes mes excuses), me voilà donc en train de répondre à ce nouveau tag envoyé par Mina et Kaa. Un tag plus personnel, très plaisant (merci les filles !), dont les règles sont les suivantes :

1/ donner 11 infos sur vous

2/ Répondre aux questions que le blogueur vous pose

3/Nommer à son tour d’autres blogueurs

4/Lui trouver de nouvelles questions.

5/publier l’article.

Je demande à tous mes lecteurs un peu d’indulgence sur les croustillantes révélations que je m’apprête à faire. (Bon c’est l’été, il y a moins de monde pour lire mes bêtises, il paraît).

Mes 11 infos sur moi

Love

1/ Plus j’avance en âge, plus je change d’opinion sur la vie. C’est sans doute parce que je passe à côté de plein de choses (du fait de mon état de santé), mais c’est aussi parce que je me recentre sur l’essentiel à mes yeux : l’amour. J’ai toujours été quelqu’un de romantique (et ça se reflète dans mes critiques de série ou de films), mais depuis que je suis marié, c’est encore plus flagrant. L’amour, c’est ce qui me nourrit, ce qui me construit, ce qui fait que je peux me projeter, encore et toujours. Encore aujourd’hui, quand je dis « je t’aime » à mon épouse plusieurs fois par jour, j’en tremble. Je ressens cette force qui m’anime, ce besoin de me mettre mon cœur à nu. Au point que j’ai peur de lasser ma femme qui entend ces mots depuis 9 ans. Et pourtant j’espère sincèrement rester ainsi jusqu’à la fin des temps. Voilà aussi pourquoi j’abhorre le cynisme qui se répand partout sur internet. Non, parler de relations amoureuses, ce n’est pas niais ou guimauve, c’est juste essentiel, parce qu’on ne peut pas vivre sans amour. Ça me fait penser à l’épisode 1.08 de Dates qui raconte que même Hitler et Staline se sont mariés (et qui se termine en démontrant l’inverse de ce que je viens de dire, mais qu’importe !).

je-sais-cuisiner-pour-mes-doudousnr-de-martine-camilleri

2/ J’adorerai pouvoir mieux cuisinier. J’achète ou je récupère des tas de livres de cuisine. Je salive devant les photos. Mais je me lance rarement. Entre la quête des aliments – forcément fatigante pour moi – et la vaisselle de 3 heures qui s’en suit, je renonce presque toujours. Sans compter l’aspect financier. Dernière lubie en date : l’achat de couteaux de cuisine un peu plus sophistiqués (et plus gros) qui font peur à ma femme (pourtant elle a pas vu Psycho). Bref, je reporte, je reporte, et presque tous les jours je rêve de me mettre aux fourneaux. Maintenant, je me dis qu’avec le prochain tournant dans ma vie (cf le point 11 mais chut pas de spoiler), je vais forcément m’y mettre.

journées courtes

3/ Ce qui m’amène au point suivant : mes journées sont trop courtes. Non, sérieusement. Mes journées sont trop courtes. Je suppose que ça doit être pareil chez vous, mais je ressens tout le temps cette frustration de n’avoir pas pu faire telle ou telle chose dans la journée. Mes capacités physiques étant désormais réduites (même si elles se sont légèrement améliorées avec le temps), je suis aussi devenu lent. Non seulement je ne peux plus sortir de chez moi sans avoir peur de ne pas pouvoir tenir debout, mais en plus chez moi je n’arrive plus à mettre la seconde vitesse. Vous savez, quand il y a un truc à faire en urgence. Je dois bouger lentement, faire attention à mes gestes, m’allonger et m’asseoir régulièrement. Et j’en ai marre.

evaluation

4/ Du coup, mon Iphone 3GS dont l’écran est abîmé et illisible sur un bon tiers (merci Apple pour la fiabilité de tes produits), me sert beaucoup. J’ai renoncé à y lire internet n’ayant pas trop envie de consommer davantage d’antalgiques. Et là, je suis en plein drame. Il n’y a désormais plus aucune application twitter qui fonctionne désormais sous ios 4.3 (Non je ne passerai pas au 5, ça ralentit trop la bécane). Voilà qui explique pourquoi je suis de plus en plus en décalage avec ma TL. Du coup je me rabats sur les jeux. Non pas ceux qui vous détaillent votre CV sur facebook, mais les jeux de gestion de Kairosoft, les tower defense, … Au point que j’ai eu envie de faire un post complètement hors sujet sur mes jeux préférés. Mais bon je tiens à ma ligne éditoriale (et vous aussi je suppose).

hop-la

5/ Ma vie est tellement passionnante que je ne sais pas comment je vais arriver à vous donner ces anecdotes croustillantes sur ma folle vie de bourlingueur canapé-chaise-lit. (J’exagère à peine, mais surtout ça fait un point de rempli, hoplà).

hopla gambsheim style

6/ Hoplà. Les plus détectives d’entre vous auront remarqué ce vocabulaire typiquement alsacien. Il parait que je suis un peu chauvin, dixit ma femme qui a traversé la France pour me rejoindre. Mais bon. Qu’y puis-je si j’aime ma région ? Il y fait si bon vivre (quand c’est pas la canicule ou l’hiver). Hum. Cela dit, un conseil si vous n’êtes pas du coin : ne vous avisez jamais d’assimiler les alsaciens à des allemands. Jamais. Sous peine d’avoir mal aux fesses et de ne jamais pouvoir goûter à autre chose que la choucroute sous vide et les fausses tartes flambées surgelées.

Hopla-Guys

7/ Plus je fais ce tag, plus je me dis que 11 anecdotes, quand même, c’est trop.

(… hoplà. Bon ça commence à se voir…)

le mystere de la camera

8/ Jusqu’en classe de 3ème, à la question : « que voulez-vous faire plus tard ? », je répondais « chanteur ». Ça en étonnait plus d’un. Mais secrètement, je rêvais d’être écrivain. J’ai toujours aimé écrire. J’ai même écrit jusqu’en 6ème des dizaines d' »histoires dont vous êtes le héros« . Oui, des enquêtes policières ou des univers guerriers, avec des choix à faire, des lancers de dés, etc… Ian Livingstone n’avait qu’à bien se tenir. J’inventais même mes propres jeux de société pendant une période. Oui j’étais un enfant à l’imagination débordante.

Kiwi

9/ J’ai une sensibilisation croisée latex-kiwi. Voilà un détail intéressant, j’en suis sûr. Mais le tout c’est de s’en rappeler dix ans plus tard quand l’envie vous prend de manger un kiwi. Hum.

dontforget

10/ J’oublie tout. Je me moque souvent de mon faux Alzheimer débutant sans doute pour repousser cette maladie qui fait tellement peur et que j’ai malheureusement trop étudié. Mais réellement, je commence à fatiguer ma femme car je ne me souviens jamais de ce qu’elle vient de me dire. Pour ça, écrire sur Internet, c’est génial. A moi les souvenirs illimités comme s’ils sortaient de mon cerveau. Ah oui, tiens, j’ai réellement dit ça, moi ? Mais bien sûr que l’orthographe des noms des acteurs coréens, ça n’a aucun secret pour moi ! ^^

PapaBox

11/ J’ai gardé le meilleur pour la fin. Je vais être PAPA. Pour Noël (Oui, le plus beau cadeau). J’ai attendu avant de dire la nouvelle, vu notre immense douleur et notre déception en tout début d’année. Mais ce coup-ci ça devrait être bon (même si en tant que grand angoissé, je fais devenir chèvre ma femme en la surveillant et en lui interdisant tout ce qu’elle aime manger). Du coup moi qui n’arrête pas de cogiter et de me projeter la nuit, ça y est, vous imaginez maintenant mon état d’esprit. De l’annonce quasi irréelle à l’attente insupportable. 9 mois c’est long. Je vois le ventre de ma femme s’arrondir. Et ça y est, j’ai envie de prendre le bébé dans mes bras. Je vois nos futures nuits blanches. J’entends les cris. Je panique à l’idée de devoir ramasser une cuillère par terre 40 fois par jour. Mais j’ai tellement envie de lui faire découvrir le monde. Tellement envie. Même si je sais que je ne serai pas à un papa qui fera du sport avec sa progéniture, et qui sera plutôt limité question déplacements. J’ai tellement de choses à lui expliquer. Tellement d’amour à lui donner. Tellement. Et si c’est une fille, promis, elle s’appellera pas Khaleesi.

Sur cette bonne nouvelle, passons donc aux questions un peu plus intéressantes. Parce que bon, je doute vraiment que ma vie privée vous intéresse à ce point.

Les questions de Mina et Kaa :

Fast-typing

1/ Y a-t-il une différence flagrante entre vos débuts sur le blog et aujourd’hui (dans votre manière d’écrire et/ou d’appréhender des dramas, par exemple) ?

Oui, le blog a sensiblement évolué. A l’origine je pensais écrire régulièrement des bilans de dramas une fois terminés, puis peu à peu, l’attrait des nouveautés a pris le dessus, et je ne parle désormais que des premiers épisodes des nouveaux dramas, je réserve mes impressions sur un drama entier lors d’un bilan de fin d’année voire des bilans occasionnels. Ça n’est donc plus pareil, et j’ai parfois le sentiment de faire le grand écart entre un jugement un peu trop rapide d’un côté, et un résumé bien trop bref de l’autre. Mais je ne peux pas écrire davantage, malheureusement. Plus de temps devant le clavier = moins de temps pour visionner, c’est aussi simple que ça.

Après pour ce qui est de l’attitude vis à vis des dramas, forcément, aussi, ça change. Mais ce n’est pas le blog qui est responsable, c’est tout simplement le goût qui évolue un peu. J’aime de plus en plus les fictions plus adultes de JTBC, mais fort heureusement ça ne m’empêche pas encore d’apprécier les rom-coms légères.

pseudo

2/ Écrivez-vous sous votre nom réel ou derrière un pseudo? Si c’est un pseudo, d’où vient-il?

Ah. Le pseudo « Eclair ». Non, il ne fait pas référence à une pâtisserie. Mais d’aussi loin que je me rappelle j’ai toujours choisi ce pseudo. L’envie d’être rapide, sans doute. Hum. Mais ça fait tellement longtemps (plus de 15 ans) qu’honnêtement je ne m’en rappelle plus.

tenchu manhattan love story

3/ En quel personnage de drama aimeriez-vous vous cosplayer/déguiser s’il existait une convention sur les dramas de la même échelle que Japan Expo ?

Me déguiser, moi, jamais. Autant je trouve ça sympa de voir des jeunes vivre leur passion, autant moi ça ne me branche pas du tout. Je suis bien trop introverti. Cela dit, pour la question, je serai Bushoooo d’Hotaru no hikari ou Tencho le gérant du café dans Manhattan Love Story, histoire de pouvoir courir dès que besoin.

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4/ Selon vous, qu’est-ce qui fait qu’un drama/une série est bon(ne) ou mauvais(e)?

Ah non mais ça c’est le sujet d’une thèse. Vous avez trois jours de lecture devant vous ?

Disons que l’avantage majeur d’une fiction télévisuelle, c’est qu’elle rentre chez vous. Elle s’insinue dans votre quotidien. Vous avez plaisir à revoir vos personnages, ils en deviennent presque une autre famille. Une fiction réussie, ce sont donc des personnages attachants, avant tout. Ça ne veut pas dire qu’ils doivent être forcément sympathiques, mais on doit avoir envie de savoir ce qu’ils vont devenir. Tiens là, je suis en plein visionnage de Gavin & Stacey (pour préparer le terrain du remake US à la rentrée), et bien la fiction réussit parfaitement ce défi.

Après on rentre plus encore dans le subjectif. Sans rentrer dans des généralités casse-gueules, j’ai l’impression que le renouveau des séries en France passe uniquement par le rafraichissement des concepts. C’est bien, parce qu’on a tellement diffusé le même genre de programmes qu’on ne peut que saluer la manœuvre. Mais avoir un sujet sociétal ne fait pas tout. Bien au contraire, il peut être enfermant.

Je recherche donc des séries qui peuvent m’émouvoir. Que ce soit de la peur, de l’amour, donnez moi un frisson. Mais pas n’importe comment. Construisez patiemment votre histoire, vos personnages, rendez-les « humains », cohérents, et l’émotion viendra toute seule. J’ai un faible pour les séries qui trouvent leur ton, en abordant le quotidien. Il n’y a rien de plus fabuleux que d’arriver à retranscrire les sensations du quotidien. Décrivez moi un couple en long et en large, leurs pensées, leurs ambitions, mettez les face à des choix de vie, … Prenez votre temps. Ne les faites pas changer de partenaire toutes les minutes. Équilibrez la prévisibilité des intrigues avec l’imprévisibilité de la vie.

Je porte aussi une grande attention aux dialogues. Référencer la pop-culture, c’est bien, faire un bon timing c’est encore mieux. On ouvre pas sa bouche pour ne rien dire. On explique dans un drama, et dans le domaine de la comédie, on cherche le percutant. Plus les dialogues sont travaillés, plus j’aime.

Je suis moins exigeant avec la réalisation. Elle compte, évidemment, mais dans le même temps mes plus grandes claques télévisuelles n’ont pas connu les moyens financiers actuels. Bref, une réalisation moyenne est largement rattrapable par son contenu. On dira aussi deux mots aux critiques cinéma qui viennent sur le terrain des séries sans comprendre que ces deux médias sont certes proches mais n’ont pas du tout les mêmes objectifs. Une série n’est pas un film, ne sera jamais un film, ne doit jamais être un film, quand bien même on lui donne un réalisateur de ciné. Dans le même temps j’aime bien l’identité culturelle : quand je regarde un drama coréen, j’ai envie de retrouver cette prise d’image, cette attention aux couleurs, aux visages, aux paysages.

Et puis il ne faut pas oublier la bande sonore. Un drama coréen sans musique n’a strictement aucun intérêt. Malgré ses gimmicks, ses reprises, c’est la musique qui soutient d’abord l’émotion. C’est aussi une manière de s’approprier la série. J’aime écouter de la musique de dramas ou de série (Ramin Djawadi a fait un générique de Game of Throne entêtant).

Après, il y a bien évidemment la cohérence de la fiction. Et là je m’emberlificote un peu. Autant je peux apprécier une fiction qui multiplie les rebondissements de manière jouissive, autant je recherche la cohérence dans des dramas qui prennent leur temps. Bref, c’est un peu pour moi ce qui définit la frontière entre ce que beaucoup appellent le guilty pleasure, et les autres fictions. Il y a des moments où voir un personnage agir de manière idiote, subitement, ça vous donne envie de jeter la télécommande.

Enfin, il y a aussi la question de la mythologie, et plus généralement des enjeux, des buts. Un drama comme Big a été une vraie gifle parce que la seule raison de continuer son visionnage était l’envie de connaître la manière dont le scénariste allait démêler ses nœuds. Une série comme Lost, au contraire, ne m’a pas frustré par sa fin, parce que ce qui comptait, au fond, c’était cette sensation permanente de mystères à résoudre. Le curseur n’est donc pas facilement identifiable là aussi.

Une bonne série, ou un bon drama se doit aussi d’avoir du rythme. Pas forcément des rebondissements. La nuance est de taille, car cela joue forcément sur la cohérence de l’ensemble de l’oeuvre. Les dramas coréens l’ont bien compris avec souvent une structuration qui alterne la comédie et le drame. C’est le changement de ton, au fond, qui est à la manœuvre. Brutal, il casse l’immersion. Trop doux, il endort.

On touche aussi des choses plus intimes dans les séries, ou les dramas. Personnellement mon esprit divague souvent devant ma télé, en réflexion à certaines thématiques. La mort, l’amour, la maladie, la solitude, la façon de voir la vie, de la comprendre, de la saisir. Que fait-on là sur terre, au fond ? Là aussi les dramas coréens, au rythme plus doux, favorisent cette introspection, laissent du temps pour s’imprégner, pour réfléchir, pour vivre l’émotion différemment. On peut aussi se projeter. Ah oui, tiens, j’aimerai bien faire ce voyage. Depuis combien de temps n’ai-je pas dit à ma famille que je l’aime ? Il ya aussi la réflexion sociétale. Par exemple à l’époque c’est grâce à Six Feet Under que j’ai pu saisir le questionnement sur l’homosexualité. (Ne riez pas, mais je sortais  déjà très peu en cette période, et je ne connaissais personne dans mon entourage qui vivait cela). Les fictions sont aussi une formidable ouverture d’esprit sur le monde. Les séries m’ont appris la tolérance, le goût de s’intéresser à d’autres cultures. Ça ne veut pas dire pour autant qu’elles ne vous laissent aucun esprit critique. Je déteste toujours la manipulation à travers des fictions dont le seul but est de démontrer une idée, en ne laissant aucun contradicteur (Top of the Lake ou The New Normal, oui je pense à vous deux).

Bref, il y aurait encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à dire.

korean wave

5/ Comment jugez-vous la manière dont est abordée la pop-culture Sud-Coréenne (ou Japonaise, au choix) dans les médias Français ?

Je trouve que les français regardent trop leurs nombrils. Quand je lis certains commentaires d’articles évoquant la Corée du Sud, je me dis qu’il y a encore du chemin à faire. On passera rapidement sur les allusions racistes considérant tout asiatique comme un chinois, ou pire comme un « chinetoque ». On évitera aussi Twitter, dont la lecture de certains trends vous retirent immédiatement 100 points de QI.

Mais ce qui me frappe c’est l’angle d’attaque, comme si le pays était devenu la cible des anti-libéraux de tous poils. Oui, le modèle sud-coréen s’exporte, n’en déplaisent aux journalistes français. C’est peut-être le signe d’une solide orientation, d’une vision politique et économique qui donne des conditions de travail lamentables à ses acteurs, mais c’est surtout le signe que ça plait. Et ça, il faudra bien l’analyser un jour, hein, et pas réduire son public à de « stupides adolescents ».

Mention spéciale à Canal +, entre son traitement de l’arrivée de Girls Generation ou ses raccourcis honteux sur les dramas coréens dans leurs émissions. C’est tellement simple de critiquer ce que l’on ne veut pas comprendre, sans laisser aux connaisseurs une seule chance d’exprimer la raison de leur intérêt.

Loin de moi l’idée d’imposer la K-pop comme un chef d’œuvre de musicalité, mais avec un minimum de recherche on peut très bien trouver des titres parfaitement calibrés, sucrés, qui vous rendent simplement heureux de chanter. Il y a un aspect festif, optimiste que l’on ne peut nier, et qui est une des raisons de ce succès.

Pour les dramas, la percée est là. Les festivals séries s’y intéressent un peu. Et vraiment j’aurai adoré voir la réaction de sériephiles devant Going my Home à SériesMania par exemple. Par contre, à lire un peu sur le net, je sens un peu un préjugé du style « les dramas coréens sont un genre de télénovéla »,ou « soap fait à la va-vite ». Les journalistes qui n’y connaissent rien ont vite fait le rapprochement avec Plus Belle la Vie, et c’est exactement le genre de désinformation qui m’exaspère.

Pour l’instant on en est donc à « soap », « phénomène pour ados », et le classique « boys band » (alors que ça n’a strictement rien à voir avec nos boys band des années 90). On est loin d’avoir une vraie approche culturelle (et décomplexée) de la question. Là dessus se greffent deux attitudes : les optimistes « au moins on parle de ce que j’aime », ou l’attitude élitiste « je préférais quand on en parlait pas avant, c’était mon univers à moi ». Moi je reste dans la case combattante. C’est aussi une des raisons d’être du blog, après tout.

Voilà.

Fin du tag

Pour ce tag, en ce qui concerne les nominations d’autres personnes, vu que j’arrive en dernier, j’avoue ne plus savoir à qui m’adresser. Mais si quelqu’un veut reprendre le flambeau et répondre aux questions suivantes (ici ou sur un autre blog), n’hésitez pas..

3D Character and Question Mark

Voilà donc mes questions (plutôt simples et courtes, pour pas vous embêter longtemps) :

1/ Combien de temps en moyenne par semaine passez-vous sur Internet à lire des blogs sur le sujet de votre passion (dramas, séries) ?

2/ Combien de temps en moyenne par semaine consacrez-vous à regarder des séries/dramas ?

3/ La diversité de l’offre (via le câble) vous frustre-t-elle ?

4/ Vos 5 dernières recommandations en matière de séries/dramas ?

5/ Avez-vous déjà été à des festivals de séries ? Si non, pourquoi ?

Encore un grand merci à Mina et Kaa pour ce tag très intéressant. J’espère ne pas vous avoir assommé avec toute cette lecture. Mais je suis content d’avoir abordé tous ces sujets, c’était une très belle occasion, donc merci de me l’avoir donnée.

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Nouveau tag

tag

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas répondu à un tag, et c’est Ladyteruki qui m’a désigné ce coup-ci ! Je réponds un peu en retard, mais j’ai des circonstances atténuantes (on va dire ça).

Petit rappel du règlement :

– Poster les règles sur le blog (ça c’est fait !)

– Répondre aux 11 questions

– Inventer 11 nouvelles questions

– Partager le tag avec 11 personnes en mettant un lien vers leur blog et en leur annonçant la joyeuse nouvelle.

Maintenant, place aux questions … et aux réponses :

La série la plus vieille que j’ai regardée. J’ai des souvenirs de visionnage de Twilight Zone (la quatrième dimension), en plus d’avoir regardé the avengers (chapeau melon et bottes de cuir). Impossible de savoir si les épisodes de Twilight zone étaient plus anciens que ceux de the avengers, qui a commencé en 1961.

La série qui ressemble le plus à l’adolescence telle que je l’ai vécue : aucune. (Et c’est fou ce que cette réponse revient souvent !).

la première série que j’ai regardé vaguement en étant jeune. C’est une colle. Je pense que ça a commencé de manière assidue avec Mac Gyver diffusé après Jacques Martin en 1987 les dimanche après-midi. J’avais donc 12 ans. Pour des souvenirs antérieurs à ça, j’avoue, c’est dur. Hors dessins animés, il y a des séries diffusées dans le cadre de programmes pour enfants, comme X-Or, en 1983. J’avais donc 8 ans. Et j’aimais pas ça.

faut-il protéger les enfants des fictions « dures » ou au contraire leur apprendre à progressivement repousser leur seuil de tolérance ? Les deux. Tout dépend évidement de l’âge de l’enfant et de son développement. Je pense qu’il vaut mieux arriver à parler de certains sujets avant l’adolescence, vu la précocité actuelle de nos chers bambins. Enfin on reparlera de tout ça quand je réussirai à en avoir.

la faute d’orthographe ou de grammaire que tu fais souvent et que tu continues de faire quand même. Je remarque que j’en fais de plus en plus, à force de lire moins de romans et de passer mon temps sur internet. Et ça me désole. Mais par contre j’ai toujours des débats sur « Autant pour moi / Au temps pour moi », « je suis sensé/  je suis censé »….

quelle série (sans générique) mériterait d’en avoir un digne de ce nom et à quoi ressemblerait-il ? Il y a tellement de mauvais génériques qui ne font qu’afficher le nom… Once upon a time, Nikita, Girls… J’aurai bien voulu un générique sur Once upon a time, avec un livre de contes ouvert, où on découvre les principaux personnages. Et puis la caméra se lève, on est en vue subjective, on s’aperçoit que quelqu’un tient le livre dans ses mains, lève le regard, et on voit nos personnages dans la vie réelle qui nous disent de nous coucher sans un bruit en mettant un doigt sur la bouche…

quelle série puis-je associer à une période de ma vie ? Sans trop d’hésitation : Code Quantum. C’était le déclic. Mes premiers enregistrements au magnétoscope. Le début d’une longue passion. Suivra X-files et son magazine. Buffy. Ally Mc Beal…. Ça y est je vais pleurer, c’est malin.

quelle célébrité enregistrerait l’audiobook de ton autobiographie ? Je serai déjà immensément heureux si on daignait s’intéresser à mon autobiographie vu ma vie passionnante ! Pour la forme, j’aimerai bien une célébrité non hollywoodienne, comme Son Ye Jin. Mais juste pour la rencontrer d’abord, hein.

dans une crêpe party, quels sont les ingrédients dont je tartine systématique les crêpes ? Je ne tartine pas mes crêpes. Elles sont salées. Avec du jambon, du fromage. Il est très rare que je mette de la confiture ou du sucre. Voilà un détail fort enrichissant ma foi !

un film que j’ai l’impression d’être le seul à aimer. Je pense qu’Internet est là pour nous démontrer que le moindre film a ses adeptes. Mais oui il y a des films qui mériteraient d’être plus connus. Notamment le cinéma asiatique (on se refait pas !). Il y en a tellement, c’est dur de choisir. Attack the gas station ? Parce qu’il a une forme d’humour très spécifique, que le scénario est impeccable, et que j’adore le cabotinage des acteurs. Un délire coréen jamais égalé depuis.

lors de l’Apocalypse, Dieu me propose de sauver une seule vie à Hollywood : A Hollywood, vraiment ? Et le reste du gratin est sauvé ? Je ne vais pas faire dans l’originalité, en désignant le créateur de Buffy, Joss Whedon. Ai-je vraiment besoin de dire pourquoi ?

you-have-been-tagged

Évidemment, comme j’arrive un peu tard, la plupart des blogs seriephiles ont déjà répondu. Du coup je vais désigner des blogs dramaphiles, tiens.

Et voici donc mes 11 questions :

– Quel est le coin de la Corée du Sud que tu as connu via un drama et que tu aimerais à tout prix visiter ?

– Que reproches-tu au modèle coréen du show-business ?

– As-tu déjà converti des amateurs de séries américaines à des dramas asiatiques, et si oui, comment ?

– Sous-titres anglais ou français pour les dramas coréens ?

– Ça fait combien de temps que tu te passionnes pour les dramas coréens ?

– Quelles sont tes OST de dramas préférées ?

– A fond sur la K-pop ? Quelle proportion de Kpop par rapport aux autres musiques ? (N’hésite pas à donner tes chansons favorites)

– Que penses-tu de la représentation de la femme en Corée du Sud ?

– Ta suggestion de scénario pour un drama coréen original ?

– As-tu acheté ou envisages-tu d’acheter des DVDs de dramas coréens ?

– Tes 5 films coréens préférés ?

J’espère que nombreux sont ceux qui répondront à l’appel, c’est toujours enrichissant de découvrir les univers de passionnés. Je désigne donc Mina et Kaa du blog In Between Dreams, Asiandramas et Nikilann du blog Asiandramas, Romy de Books and Dramas, Soojoona de Koreandramaspassion, Milady de Milady’s stuff, Karin de Karinosekai, Marluuna de Marluuna et Nephthys de Nephthysseries.

S’il y a d’autres blogs de dramas qui veulent répondre, n’hésitez surtout pas.

[30 days drama challenge] Day 2 : Héros de drama favori

Cette sélection est particulièrement difficile pour moi, parce que c’est vraiment le genre de questions que je ne me suis jamais posé jusqu’alors.

Il faut bien que je vous l’avoue : je trouve que les personnages masculins intéressants sont plus difficiles à dénicher. Peut-être aussi que j’ai toujours eu du mal à m’identifier à eux. Mais dans l’ensemble, j’accroche beaucoup plus à une série si elle a des personnages féminins forts. Vous n’êtes évidemment pas obligés d’être d’accord avec moi !

Alors imaginez mon désarroi quand il s’agit de trouver des héros. Les fictions coréennes regorgent de chevaliers blancs qui se font voler la demoiselle par le type arrogant au grand cœur incapable de s’exprimer. Les japonais, eux, ont plutôt le sens du sacrifice. Mais au final, le héros, personnage tout-puissant qui se se sort de toutes les situations, reste un terme qui dans nos mentalités occidentales est encore trop associé à la fiction américaine. Que voulez-vous, ils ont créé les super-héros, hein.

Et c’est encore plus dur quand il s’agit de piocher dans mes souvenirs de dramas coréens. Parce que les fictions coréennes ont quand même des personnages masculins extrêmement calibrés, mes premières pensées vont naturellement vers Kim Shin (Story of a man), incarné par le regretté Park Yong Ha. Sa lutte force mon admiration. Il ne baisse jamais les bras malgré toutes les épreuves traversées : après avoir perdu sa famille, sa petite amie, sa liberté, il ne lui reste qu’une seule issue : la vengeance. On pourrait croire que son personnage est bâti sur ce seul motif, mais la série nous montrera qu’il aura su fédérer autour de lui une équipe efficace. Un héros, c’est aussi un chef à l’autorité naturelle, au charisme inépuisable, et la série développe plutôt bien cet aspect là.

Côté japonais, comme toujours difficile de choisir entre un caractère délirant ou un personnage combattif. Du coup, mon choix se porte sur le héros de Manhattan Love Story, Tencho le patron du café, parce que il cache bien son jeu : il parle peu, est obsédé par le café qu’il sert, et semble  a priori très désagréable. Et pourtant… il agit dans l’ombre, il a son propre cheminement sur l’amour, et il est tout simplement très attachant. C’est le prototype du héros solitaire, dévoué à sa cause.

Enfin, côté série américaine, il m’est quasiment impossible de répondre à la question, tant cela me ferait du mal de ne pas nommer en même temps d’autres personnages. Allez on va dire John Crichton (Farscape), pour son courage, sa loyauté, et accessoirement son appropriation de la pop-culture. Crichton est un héros, un vrai commandant au sens tactique aiguisé, capable de résister à toutes les fourberies de ce cher Scorpius, avec un sens aigu de la répartie et un humour malheureusement incompréhensible pour ses amis extra-terrestres. Ce pleutre de Rygel ne lui arrive pas à la cheville (dans tous les sens du terme !). Eh oui, l’autorité d’un héros ne vient pas de son arbre généalogique !

[30 days drama challenge] Day 1 : Drama favori

Pour la reprise en main du blog après tant de journées d’absence (pour ceux qui ne suivent pas, je viens de me marier), j’ai décidé de participer au 30 days drama challenge, qui comme son nom l’indique, permettra de mieux cerner mes goûts et mes attentes en matière de drama asiatique. Pour ceux qui deviennent allergiques aux tags, rassurez-vous, j’ai un programme chargé avec beaucoup d’autres articles (bilans de séries, bilan de la saison télévisuelle, et quelques dossiers).

Ce challenge a déjà été commencé par le mois dernier par bon nombre de drama-addicts, dont voici la liste :

Minalapinou

Blabla Dramas

Lost In Asia

Dramaflower

Milady’s Stuff

Dramaqueen

Dramalove

Mapenzi

Et Ellaszandra vient également de commencer le challenge, en incluant les séries occidentales dans son choix. Une belle idée, que je vais essayer de suivre.

Pour cette première journée, je dois donc désigner mon drama favori. Pour ceux qui me suivent régulièrement, il n’y a pas de suspense : mon drama coréen favori reste Alone In Love. Comment me justifier sans me répéter ? J’ai déjà dit sur le tag drama ou dans le bilan de la série à quel point cette série avait tout pour me plaire. De son fabuleux casting (Son Ye Jin et Lee Ha Na en tête) à sa façon réaliste et nuancée de parler de l’amour entre deux divorcés. Pas de carré amoureux ni de scènes tire-larmes, il y a là une approche sincère, sensible, touchante, drôle, qui surpasse la maîtrise habituelle des dramas coréens. Avec son rythme propre à elle, la série explore le quotidien de ses personnages, leurs pensées, leurs faiblesses, leurs peurs et leurs besoins d’aller de l’avant. Oui, parler d’amour peut avoir du sens. Ce drama m’a d’ailleurs ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Un chef d’œuvre de simplicité et d’humanisme, tout simplement.

Désigner mon drama japonais favori est un exercice beaucoup plus difficile. Summer Snow, Koi Ga Shitai ou Nodame Cantabile ? Les souvenirs embellissent peu-être plus les choses, il n’empêche, Koi Ga Shitai m’a davantage marqué. L’histoire de 7 personnes qui ont tous un vide dans leurs vies et qui cherchent l’amour et le bonheur. Le destin va les faire se croiser… Là aussi, cette quête du bonheur est joliment présentée, avec l’idée de l’arc en ciel (la musique est Rainbow Connection, des Carpenters, et les noms des personnages font référence aux 7 couleurs de l’arc-en-ciel). On s’attache très vite à ce petit monde, au rythme de leurs espoirs, de leurs déceptions, alors qu’ils ressentent très fortement leur solitude. Leurs pensées sont souvent exprimées en voix off et il en émane une vraie réflexion sur la vie. C’est impeccablement joué, et on ressort de ce drama en donnant un nouveau sens à notre existence.

Pour les séries américaines, là aussi, pas de suspense, vous devez le savoir désormais, c’est Once and Again qui rafle la mise. La série réussit à faire surgir l’émotion dans la peinture de vies banales. On se raccroche très vite aux ressentis des personnages qui s’expriment face caméra en noir et blanc. Le réel en est sublimé. Once and again est une leçon de construction de caractères, de jeu d’acteur, et d’humanisme. Un savoir-faire aujourd’hui disparu à la télévision américaine. Once and Again restera à jamais dans mon cœur, comme la preuve qu’on peut rendre une série passionnante et attachante sans recourir à des ficelles comme l’abus de rebondissements ou de sexe.