[30 days drama challenge] days 23-24 : meilleurs et pires couples

Voilà un article qui va enflammer les shippers.

Je ne cesse de rétorquer que l’alchimie entre les personnages est essentielle pour passer un bon moment devant son petit écran.

Alors quelles sont mes préférences ?

Note : comme je n’aime pas les termes (« meilleurs » et « pires »), j’ai opté pour un système up/down.

  • Corée :

up : A la télévision coréenne, il y a plusieurs manières d’aborder le couple. Il peut s’agir d’un couple classique d’une rom-com, d’une vision douce-amère de couples séparés comme Alone in love, d’une tragédie, ou plus récemment d’une vision plus célibattante et « moderne ». Et puis il y a aussi des ovnis, comme Soulmate, qui berce le téléspectateur dans ses illusions romanesques. Le couple qui n’existe pas, mais pour lequel la réalisation emploie les grands moyens : rencontres ratées, rêves partagés, musique omniprésente, sentiment magique d’assister à quelque chose d’irréel et pourtant si « confortable ». Alors oui, Soulmate est naïf, nunuche même, mais, c’est un spectacle rare qu’il ne faut pas louper. Le couple en question est Shin Dong Wook et Lee Soo Kyung. Ces deux là sont des âmes sœurs, et ma foi pour peu qu’on soit un rêveur romantique comme moi, on y croit dur comme fer.

down : Le couple principal de Manny, Kim Yi Han et Seo Do Young. Je n’ai pas espéré qu’un autre couple se forme, mais contrairement à une écrasante majorité de dramas coréens, il n’y a que très peu de construction d’un rapprochement entre ces deux là. On nous montre une attirance entre une femme sans personnalité et un homme « parfait », sorte de fantasme féminin qui a toujours les bonnes réponses et se conduit de manière irréprochable. Si au départ on salue cette fraicheur, on s’aperçoit bien vite qu’on a été trompé. Il ne s’agit pas d’un couple. C’est tellement lisse que ce n’est ni crédible ni romantique.

  • Japon :

up : Le couple que forme Naoko et Yuki dans Summer Snow. Parce que comme tout couple, ils apprennent les difficultés et les passions de l’autre. C’est un couple qui se découvre, s’apprivoise, fait des concessions, se déchire temporairement. Et si évidemment on retiendra le drama pour sa fin magnifique, je n’oublie pas qu’il s’agit là d’un couple solide, amoureux, qui sait compter l’un sur l’autre. C’est la définition d’un couple, non ?

down : Le couple de Seigi no mikata qui se forme entre Makiko et Naoki. On se demande encore comment ces deux là peuvent sincèrement s’aimer, Makiko ayant davantage un besoin de possession et de reconnaissance que d’amour. Quant à Naoki, il est juste le naïf de service qui ne voit pas plus loin que la beauté plastique et la supposée bienveillance de sa compagne. Bref, on y croit pas, mais ça ne dessert pas le drama, bien au contraire, ça fait partie de son charme, de son humour décalé.

  • USA :

up : J’ai cherché des couples qui durent, et qui ont une histoire mouvementée, et finalement le couple Sun/Jin de Lost m’est apparu comme une évidence. Ces deux là ont traversé bien des épreuves pour retrouver la flamme originelle, leurs blessures sont vives, et leur destin particulièrement émouvant. Ce qu’il y a de bien dans la série, c’est qu’on nous dit qu’il n’y a pas de Sun sans Jin, et vis versa, ces deux là répondent aussi au concept d’âme soeur ! Et puis j’aime cette volonté de s’inspirer des drames coréens.

down : Il y a tellement de faux couples, construits sur du vent dans le but unique de faire revenir le téléspectateur… C’est une des raisons qui font que je me détache peu à peu des séries américaines. Je prends un exemple d’une série comique : Running Wilde, où l’alchimie était bancale, et où aucune construction des personnages n’a permis de créer cette fameuse attirance. Sans romance crédible, le concept de la série s’est écroulé comme un château de cartes. Mais puisqu’il faut citer un drama, mettons la pseudo-romance de Prison Break entre Sara la médecin et Michael l’éternel prisonnier en fuite. L’exemple parfait d’une attirance montée de toutes pièces, où rien ne se passe à l’écran, et pour cause : on ne cesse de nous dire qu’ils s’aiment. Mais pourquoi, comment, en quoi sont-ils complémentaires ou opposés… pas le temps de nous le dire. On préfèrera jouer sur les images, et le volte-face suite à la grossesse de l’actrice montre bien qu’on se fichait complètement du téléspectateur (pour rester poli).

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Tag d’un drama-addict

C’est le printemps, brisons la glace. Suite au tag de minalapinou, je relève le défi et j’essaye de répondre à quelques questions concernant ma passion pour les dramas.

Notez que plusieurs articles sur ces thèmes sont en préparation (une liste de mes dramas préférés, et un petit guide pour inciter des sériephiles à se mettre aux dramas coréens – guide qui prend du temps, beaucoup de temps, n’espérez pas avant au moins quinze jours).

1/Depuis quand regardes-tu des dramas ? Quel a été ton 1er drama ? Comment as-tu découvert les dramas ?

Début 2005 fut un tournant dans ma sériephilie. Alors que ça faisait des années que j’explorais avec passion les séries américaines (je pense qu’on peut parler de véritable addiction à partir de Quantum Leap, diffusée en France en 1993, ce qui fait environ 18 ans de dépendance). En fait on peut dire que j’ai entamé ma révolution asiatique du petit écran (car c’en est une !) par un choc… cinématographique (My Sassy Girl). Le genre de film qui vous montre à quel point vous aviez un vide sans le savoir. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je peste souvent contre le manque d’émotion et le manque de développement psychologique des « nouvelles » comédies romantiques américaines. La rencontre avec la sensibilité coréenne fut donc une révélation. Après une telle incursion, et tout en enchaînant les classiques coréens du même genre en très peu de temps, j’ai fini par tomber sur des listes de fictions coréennes qui comportaient également des dramas. Full House était le carton du moment et n’en finissait pas d’avoir des éloges. Ce fut donc mon premier. Une expérience convaincante, même si j’ai du faire usage de l’avance rapide par moments. Mais j’étais charmé, ensorcelé (et quand on découvre un univers on est beaucoup plus patient). Il y avait là quelque chose d’unique, qui apaise les cœurs, rend joyeux ou triste. C’était trop tard. Il fallait que j’en vois d’autres.

Et très vite je me suis également penché sur les dramas japonais (si ma mémoire est bonne ça doit être Ichi Rittoru No Namida – One litre of tears).

Donc oui, on peut dire que le cinéma a été un tremplin, mais de très courte durée. Et contrairement à une écrasante majorité sur le web, je ne suis pas du tout passé par les mangas ou les animes, que je connais toujours très peu. On va dire que c’est dû à mon âge !

2/ Si tu ne devais garder qu’un drama, lequel ce serait et pourquoi ?

Bon, ça fait un moment que le suspense est dévoilé. J’en parle partout autour de moi et ma plus grande joie a été de voir cette série adoptée (par exemple, chez Tite Souris). Alone In Love est le drama qui m’est le plus précieux. Je sais que dans le domaine des séries on abuse des superlatifs, mais croyez-moi, ce drama est un chef d’œuvre. Parfaitement équilibrée, elle fait naître l’émotion sans basculer dans la mièvrerie ou dans le pathos. Ce qu’on voit à l’écran ce ne sont pas des hommes ou des femmes, mais des cœurs blessés, à nu, qui se cherchent, se trompent ou se mentent. Il y a là une démarche sincère, honnête, pure qui ne peut que convaincre le téléspectateur. C’est un récit à la fois léger et profond qui permet un vrai recul sur la vie, le sens donné à l’amour. Le tout sublimé par une réalisation efficace mettant en avant le talent des acteurs (Son Ye Jin et Lee Ha Na m’ont bouleversé, tout simplement).

3/ Si tu devais nommer un drama à éviter absolument, lequel ce serait et pourquoi ?

J’ai tendance à oublier les mauvais souvenirs, avec tout ce que je regarde, mais je dirai Snow White. Parce que ça a été ma première déception. A l’époque, je découvrais les dramas « classiques » et j’étais tellement convaincu par ce nouvel univers que je me suis lancé dans le premier drama disponible, sans regarder les critiques. C’est là que j’ai compris que les dramas sont surtout histoire d’équilibrage. Snow White a été extrêmement pénible à regarder, même en avance rapide : un carré amoureux qui joue sur la jalousie au point de répéter les mêmes scènes en chaque fin d’épisode, peu d’humour, mal joué, bref, la catastrophe. Mais j’ai appris ma leçon, et désormais je lis un peu plus les critiques avant de me lancer tête baissée.

4/Quel est le drama que tu n’as pas encore vu et qui te tente énormément et pourquoi ?

J’ai toujours une tonne de dramas à voir, et malheureusement mes envies varient constamment en fonction de ce que je lis. Là j’ai lu tellement de bonnes choses sur Life is Beautiful que j’ai extrêmement envie de le voir. Problème : le drama fait … 63 épisodes. Ce qui représente l’équivalent temps plein de 3 dramas minimum… Du coup j’hésite beaucoup. (D’autant que j’avais également envie de regarder un autre drama de 50 épisodes : Gloria, Bae Doo Na oblige, même si le drama serait apparemment nettement en dessous de mes attentes).

J’ai envie de regarder la série car non seulement plusieurs critiques aguerris la considèrent comme un joyau, mais en plus elle permettrait de naviguer entre émotion et réflexion personnelle. En d’autres termes, elle ne se contenterait pas de faire de l’émotion bon marché, elle serait profonde, humaniste… Bref, tout ce que j’aime. En plus j’ai cru comprendre qu’elle parlait également d’homosexualité, ce qui au pays du matin calme est encore trop rare.

5/ Quel est le drama qui ne te tente absolument pas et pourquoi ?

J’ai déjà bien du mal à retenir ceux qui m’intéressent, alors un drama qui ne me tente pas… 😉 On va dire Road Number One ? La déception était proportionnelle à l’attente (dire que j’en avais fait la vignette d’un récapitulatif de mes attentes !). Et vu que tous les avis sont unanimes (ce qui n’est pas fréquent), pas de regret. Je regarderai à nouveau Kim Ha Neul dans un autre rôle…

J’en profite pour dire à quel point je me fais avoir régulièrement en attendant un drama à cause de son casting. Mais bon, je suis irrécupérable, j’ai toujours envie d’y croire…

6/ Tes acteurs et actrices préférées ?

Vous avez déjà pu avoir des indices en regardant ma présentation succincte de quelques acteurs et actrices de Corée du Sud. Mais je vais compléter un peu. Ça me fait d’ailleurs penser qu’il faudrait que je mette à jour ces fiches, faites l’été dernier. Ça bouge beaucoup au pays du matin calme ! Et puis tant qu’à faire, rajouter quelques fiches supplémentaires, aussi !

Et oui je sais que l’illustration vient d’un film (April Snow – dont la critique tarde toujours mais elle n’est pas oubliée pour autant rassurez-vous). Cette photo permet de réunir deux talents au charisme inégalé : la sublime Son Ye Jin et le mythique Bae Yong Jun.

  • Actrices coréennes (ça va être facile) :

Son Ye Jin, Bae Doo Na, Yoon Eun Hye, Moon Geun Young, Ha Ji Won, Jun Ji Hyun, Song Hye Kyo, Park Si Yeon, Lee Ha Na, Park Shin Ye, Kang Hye Jung.

  • Actrices japonaises (ça va être plus court) :

Ueno Juri, Ayase Haruka, Kichise Michiko, Ito Misaki, Toda Erika, Shida Mirai et … Ueto Aya (Oui, je sais honte à moi, il y en a là dedans qui ne savent pas bien jouer mais j’ai aussi mes faiblesses)

  • Acteurs coréens (ça va être long) :

Bae Yong Jun, Bi, Cha Tae Hyun, Lee Byung Hun, Jung Woo Sung, Gong Yoo, Hyun Bin, Hwang Jung Min, Lee Min Ho, Jang Geun Suk, Jang Hyuk, Lee Sun Gyun, Park Ki Woong, Kam Woo Sung, Kang Ji Hwan, Shin Ha Kyun, Kim Kang Woo…

  • Acteurs japonais :

Abe Hiroshi, Watabe Atsuro, Domoto Tsuyoshi, Tamaki Hiroshi, Nagase Tomoya, Matsuoka Masahiro, Kimura Takuya

7/ Ton meilleur souvenir drama ?

Quand j’ai revu Coffee Prince avec ma fiancée qui devenait accroc. Quand je l’ai vu pleurer dans Summer Snow. Ces deux dramas ont été bouclés en un temps record.

Je pense que les meilleurs souvenirs sont quand on les partage. Tout simplement.

8/ Qu’est ce que tu dirais à une personne qui ne regarde pas de dramas pour la convaincre d’en regarder ?

Disons que c’est un processus lent, il faut y aller par petites doses : susciter la curiosité en regardant un drama quand elle est là (« c’est quoi ce que tu regardes ? »), faire entrer progressivement la personne dans cet univers (le cinéma est un très bon moyen), et seulement après commencer à proposer quelques dramas.

Maintenant, pour ce qui est de convaincre à plus grande échelle : il faut expliquer, encore expliquer, et donner envie en étant enthousiaste mais réaliste (rien n’est pire que de décevoir, et en cela le choix du premier drama est crucial). Ça fera l’objet d’un article à part entière (oui je fais du teasing).

Sans une certaine ouverture d’esprit, l’échec est prévisible. Mais ça ne me démotive pas : je milite toujours pour une meilleure diffusion des dramas (et notamment coréens).

Voilà, merci pour ce tag (et merci de m’avoir lu !)

A moi de demander à Livia, Tite Souris et Lady d’y répondre, si elles veulent bien.

playlist de Juillet : japon – corée

Quelques mots tout d’abord pour m’excuser du manque de mise à jour ces derniers jours. J’avoue avoir eu une baisse de régime temporaire, principalement lié au fait que je n’avance pas suffisamment dans les séries que je regarde. Ca devrait s’améliorer dans les jours à venir.

En attendant vous aurez certainement remarqué mon expérimentation (le mixpod en haut à droite). Je croyais qu’il était impossible de rajouter un lecteur mp3 video sur un site wordpress.com, mais j’y suis arrivé finalement.

J’en profite donc pour mettre une petite playlist asiatique. Vous constaterez rapidement que je suis davantage dans la musique orchestrale (ou piano) que dans la jpop ou la kpop, où j’avoue c’est moins mon truc. Mais je n’ai pas suffisamment exploré tout ça.

J’ai donc mis Loveholic, un groupe coréen qui fait de très belles mélodies (trop déprimantes diront certains, mais je trouve que les chansons tristes sont souvent les meilleures, allez comprendre). J’apprécie particulièrement la chanson mirage.

Au programme également des génériques et des BO et MV de séries  : les séries japonaises Last Friends, Summer Snow, les séries coréennes Alone in Love, Someday,  The Vineyard man, Coffee Prince, Soulmate, Winter Sonata, Flowers for my life.

Au rayon films : le très beau film japonais Be With You, ainsi que la BO d’Azumi, et des films coréens comme My Sassy Girl, Windstruck (avec une version orchestrale de Tears (X-Japan), A moment to remember et April Snow.

Et puis en bonus, « salad song » chanté notamment par Yoon Eun Hye.

Pour une autre videoplaylist, rendez vous en Août, elle sera probablement américaine.

Séries en DVD : coup de gueule

Il était temps que je parle un peu d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur : les coffrets DVD de séries. J’en possède moi-même de quoi tapisser plusieurs murs, donc à force…

Le prix :

J’ai le souvenir des premières éditions de séries en DVD. A l’époque, le DVD c’était pour le 7ème art, qui voudrait payer pour ce qu’il peut voir chez lui ? Après les premiers coffrets de série en cassette vidéo (les premières saisons d’X-Files, superbes, mais encombrantes) sont sorties les premières séries en DVD. Ô joie, pour tous les sériephiles du monde entier : l’heure de la VOST avait enfin sonné. Bien sûr le phénomène débuta aux USA, et bien avant la sortie en France, par exemple, paraissait là-bas un coffret DVD réunissant quelques épisodes d’Ally Mc Beal. La compression vidéo n’était pas terrible, mais c’était déjà ça. C’était cher, très cher. Quand le phénomène a débarqué en France, les sériephiles étaient des vaches à lait (parfois pas loin de 90 euros une saison). Il aura fallu un temps fou avant que les coffrets ne deviennent abordables, grâce à la popularisation des séries. Pour s’en sortir, il y a des éditions belges, ou des éditions zone 1 ou zone 2. Mais de nos jours, le média pourtant largement rentabilisé, reste tout de même un peu cher. Faut-il attendre des coffrets intégrales (qui ne sont pas sûres de paraître un jour) ?

La qualité visuelle :

Lorsque la première saison de Buffy the Vampire Slayer est sortie, l’image était pour le moins granuleuse. C’était assez compréhensible : c’était la faute aux masters. Depuis, les éditions DVD nous ont gratifié de superbes images, au point que la lecture de revues comme Les Années Laser ne servaient plus à grand chose. Mais de nos jours, il y a encore des séries récentes qui sortent avec une image scandaleusement granuleuse. Chuck, par exemple, est difficilement regardable. Pire encore que l’emploi de masters douteux, pour des histoires de marge, on compresse de plus en plus d’épisodes sur un DVD.

Les sous-titres :

Du temps de la pénurie d’éditions zone 2, les zone 1 regorgeaient de sous-titres VF (voire de VF, parfois québecoises). Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il devient même de plus en plus difficile de savoir si une édition comprend des sous-titres (VO ou VF), vu qu’il y a un grand décalage entre ce qui est annoncé officiellement et ce que l’on a finalement. C’est parfois à notre avantage : par exemple, Once and again en zone 1 a des sous-titres anglais alors qu’ils n’en font pas mention. Très souvent, les bonus ne sont pas sous-titrés. Et ne comptez pas sur les éditions zone 2 UK pour trouver vos séries inédites : elles ont tout simplement banni les sous-titres VF, voire même VO.

Pire, les éditions zone 2 diminuent dans le choix des sous-titres. Les amateurs de VOSTA peuvent ronger leurs ongles, c’est bien souvent VOSTF ou rien.

Tout le bénéfice des dvds est en train de partir peu à peu. Où est l’intérêt du DVD par rapport à une cassette vidéo ? Mais je vais y revenir.

Le packaging :

Alors là, ils ont fait très fort. Tout sériphile a probablement commencé la collection d’une série, saison par saison. Mais non malheureux, qu’as tu donc fait ! Avant d’atteindre le dernier coffret, le packaging aura changé 1 à 2 fois de taille (de gros-normal-mince, merci Alias), 1 fois de logo (Merci 24), quand c’est pas tout simplement des éditions de saisons complètes puis de moitié de saisons puis de saisons complètes (merci Ally Mc Beal).Ah les moitiés de saison, un grand classique. Tout est bon pour nous faire payer plus cher.Et à la fin bien sûr, le marketing vous proposera des intégrales que l’on rééditera chaque année dans des éditions de plus en plus moches (boîte à chaussure). Exemples types : l’édition limitée de Buffy devenue introuvable remplacée par un carton noir hideux, ou les éditions intégrale de Friends d’abord classe en noir, puis en vert (yeurk !).

Les sorties qu’on attend toujours :

Mais le plus rageant, au fond, c’est de ne pas avoir accès à ce qu’on nous a promis.

C’est plus rare du côté américain, mais ça existe.

J’attends toujours la saison 3 d’Once and Again (la dernière). Tout était prévu : le packaging, 5 dvds, des commentaires de Sela Ward ont été enregistrés, même un bétisier. Et rien, malgré les pétitions des fans. Ca devait sortir en 2005. Entre temps même la série Thirtysomething est sortie. Vous imaginez même pas la frustration alors que c’est ma série préférée of all time. Il suffit de lire un commentaire sur amazon pour comprendre :

For ‘Once and Again‘, the third and final season is the pinnacle. If a single season of a single television series ever deserved immortality on DVD, it is this one. I’ve been dreaming of it for six years.

Mais évidemment c’est du côté français que se situe les plus grandes lacunes erreurs commerciales. La France est le seul pays à avoir arrêté l’édition DVD de Frasier et de Cheers en saison 4.  Pas de sous-titres en zone 1 ni en zone 2 UK, donc impossibilité pour les français d’avoir accès à la suite de 2 des meilleures sitcoms au monde.

J’ai failli faire un plaidoyer pour Code Quantum, qui est sorti en intégralité aux USA il y a de cela plusieurs années. Mais il s’avère qu’une saison 3 va enfin sortir chez nous fin juin (la saison 1 était sorti chez nous en 2006, ils sont vraiment pas pressés). Pas de bol, j’attends la 5è dernière saison en zone 2 fr, seul moyen d’avoir des sous-titres puisque cette saison n’en dispose pas en zone 1. Il est probable que je l’aurai en 2014 à ce train là, s’ils sortent encore des dvds d’ici là.

On continue ? J’attends toujours la suite de The Practice, et la deuxième saison de Pushing daisies. Ca serait aussi sympa de nous proposer l’intégrale de Firefly (même si heureusement le zone 1 a des sous-titres).

Des bonus qui disparaissent :

Depuis quelques mois les éditions DVD deviennent de plus en plus pauvres en bonus. Une restriction imposée pour faire vendre du bluray, qui obtient ainsi un avantage substantiel par rapport au DVD. Et une autre manière aussi d’augmenter les marges.

Des exclusivités anti-concurrentielles :

Ca avait commencé avec des éditions spéciales contenant des bonus particuliers et un packaging amélioré (Heroes édition FNAC). Ca continue de nos jours avec the big bang theory disponible uniquement à la FNAC pour un prix scandaleux (merci la zone 1 vostf, ouf !)

Le zonage :

Cette limitation culturelle, à l’heure d’internet, a toujours été pour moi injustifiable. La mondialisation ne concernerait pas les biens culturels ? Pourquoi donc ?

Qui peut décider du partage culturel du monde ? Pourquoi le zonage bluray nous met dans la même zone culturelle que l’Afrique (le zonage DVD nous mettait avec le Japon). ? Pourquoi sommes nous à ce point considérés commes un tiers monde culturel par les majors ? Au delà, bien sûr, c’est aussi la question des droits dans les différents pays : a-t-elle encore un sens aujourd’hui ? Internet a permis un accès culturel multi-ethnique sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Restreindre cet accès culturel, dans un but purement mercantile, c’est restreindre notre capacité à comprendre l’Autre.

Il est quand même fou que le dézonage soit de plus en plus difficile (merci les bluray !), et que nous fermions les yeux aussi facilement.

Et les séries asiatiques alors ?

Les DVDs asiatiques, en France, sont encore une niche. L’édition cinématographique a lancé de belles vagues, mais depuis plus d’un an, il n’y a plus grand chose d’intéressant. J’ai pourtant cru à un moment donné à autre chose que des films d’art et d’essai et des films d’action, mais l’espoir est mort désormais. De plus, il serait temps qu’on arrête de cantonner les fictions asiatiques dans les animes. Quand on connaît la richesse télévisuelle du Japon et de la Corée du Sud, ça fait mal de se dire que pour l’instant une seule série a été éditée chez nous (Damo). On parlait de zonage culturel, tout à l’heure  il me semble ?

A quand Coffee prince, Alone in love, Flowers for my life ou Story of a man ? A quand Summer Snow, Last Friends, Nodame Cantabile ou Densha Otoko ?

Et les bluray maintenant ?

Alors que vous venez de vous constituer une jolie dvdthèque, voilà qu’on essaye de vous refourguer un nouveau support. Que l’on ne me parle pas de qualité, le but est de revendre une énième fois les mêmes catalogues des majors. Tant qu’on empêche pas un dvd de sortir avec le même contenu, ça ne me pose pas de problèmes, mais ces derniers temps ce n’est plus le cas, comme je l’expliquais plus haut. Le bluray n’apporte rien de plus que le dvd, à part une meilleure image. Pire, il restreint encore plus notre liberté culturelle (cf dézonage). C’est vraiment scandaleux de forcer les gens à changer de support, simplement par appât du gain.

La dématérialisation du support

Et alors qu’on essaye d’imposer le bluray dans les foyers, voilà qu’une autre arme de consommation massive arrive à nos portes : le contenu dématérialisé, qui disparait après visionnage. Le fast-food chez soi. Sauf que les tarifs pratiqués ont de quoi refroidir : aussi cher qu’un coffret DVD, qui lui au moins reste chez vous, et est visionnable autant de fois que l’on veut et à tout moment. Aussitôt vu, aussitôt oublié, aussitôt prêt à redépenser ?