Winter Sonata

Je continue mon tour d’horizon des anciens classiques coréens par le maître absolu du mélo : Winter Sonata. Ce drama a été diffusé en 2002 sur KBS2, et est devenu l’un  des symboles de l’Hallyu.

Il constitue le deuxième volet de la tétralogie Endless Love, basée sur les 4 saisons : Autumn in my Heart/Autumn Tale (2000), Winter Sonata (2002), Summer Scent (2003), Spring Waltz (2006). Chaque volet a cependant une histoire indépendante et son propre casting. Cette notion de tétralogie est davantage un argument commercial pour l’exportation de ces dramas hors Corée du Sud.

Mélo larmoyant, poignant, romantique, Winter Sonata constitue en effet une pièce maîtresse pour comprendre le succès des dramas coréens. La série utilise à plein effet la symbolique, les flashbacks, magnifiés par une bande son piano et orchestre prodigieuse. Elle est d’ailleurs l’une des Bandes Originales les plus vendues.

Ce drama a révélé Bae Yong Joon, acteur dont la popularité est immense, jusqu’au Japon, où il les fait toutes craquer. Il sera d’ailleurs sublimé dans l’excellent film April Snow (il faudra que je vous reparle de ce film de Hur Jin-ho).

Pour vous donner une autre idée du phénomène : près de 8 ans plus tard, sachez qu’elle a donné naissance fin 2009 à une série animée de 26 épisodes (Winter Sonata -the anime). Le merchandising autour de la série marche toujours très fort.

Comme la plupart des histoires de la tétralogie Endless Love, ce mélo est en deux parties : l’une racontant le passé, l’autre se déroulant bien plus tard.

Kang Joon Sang (Bae Yong Joon) est un étudiant qui arrive dans la ville rurale de Chuncheon. Introverti, se sentant mal, mais charmant et sensible, il captera tout de même l’attention de la jeune Jung Yu-Jin (Choi Ji Woo). Les deux jeunes vont tomber amoureux, juste avant qu’un accident ne les sépare… L’histoire reprendra 10 ans plus tard.

A noter que la fin de la série a été réécrite sous la pression des fans (mais chuut !).

L’alchimie est exceptionnelle, la musique, la réalisation est magnifique (notamment les scènes de neige) et tout cela contribue au succès de la série. Mais c’est surtout cette idée de destin impossible qui aura scotché les téléspectateurs. La série parlera beaucoup de mémoire et de fidélité.

Si les scènes sont poignantes, larmoyantes, bouleversantes, on ne ressort pas indemne de la série. En effet, elle peut aussi devenir très déprimante : le rythme est très lent (avec d’innombrables flashbacks) et ça s’étale sur 20 épisodes (alors que 16 auraient été largement suffisants). Le bilan final est donc mitigé. Soit on adhère à un des plus beaux mélos qui existe, soit on ne supporte pas les défauts de la série, et on trépigne de rage devant tant de larmes versées. Pour ma part, regarder la série a été une épreuve, mais j’ai réussi à passer outre ces défauts, pour en garder un excellent souvenir. Mais sachez que la série est vraiment réservée aux coeurs sensibles et patients. Vous êtes prévenus.