Arang and the magistrate [Pilote – Corée]

Arang and the magistrate a fait beaucoup de buzz sur la toile avant sa diffusion. Un épisode spécial a même été lancé pour préparer le téléspectateur à la découverte de ce monde, et je dois dire qu’après mes récentes déconvenues (Faith), je suis content de voir un drama coréen qui réussit à nous transporter dans un univers fantastique, avec ses lois et son atmosphère particulière.

La nouvelle caméra y est pour beaucoup. Bien qu’elle ait du mal avec les mouvements rapides (une sorte de doublon fantôme assez agaçant), elle fait ressortir les couleurs donnant à certaines scènes un aspect onirique. Les décors sont travaillés, contrastés ou brumeux, les costumes et le maquillage sont soignés, et quelques plans magnifiques m’ont rappelé à quel point les coréens étaient capables de capturer la lumière.

La mise en scène n’est pas en reste : les chorégraphies utilisent beaucoup les harnais pour donner de la voltige et un effet planant tout à fait adapté pour évoquer les fantômes. La musique orchestrale accompagne parfaitement les scènes même si je ne suis pas encore arrivé à retenir le thème principal. Enfin, les effets spéciaux de type magie ne font pas dans l’esbroufe et se limitent au minimum, rendant les scènes crédibles.

Bref, sur le plan de la technique, aucune faute majeure, et un vrai plaisir pour les yeux et les oreilles. Avec un tel appui, il devient beaucoup plus facile de se prendre au jeu et de rentrer dans l’histoire, qui met pourtant un peu de temps à démarrer.

Le pitch de ce fusion sageuk (situé pendant l’ère Joseon) repose sur Arang (Shin Min Ah), une jeune fille fantôme poursuivie par des chasseurs de fantômes. Ces anges de la mort envoyés par le Ciel sont impitoyables envers les fantômes qui s’attaquent aux humains. Il faut donc que je vous explique les lois de la physique dans la série. Un fantôme peut bousculer des humains mais il peut aussi flotter et passer à travers les murs. Il doit manger, mais il ne peut manger que ce que les humains offrent aux fantômes. Enfin, les fantômes ne peuvent être vus par les humains. Des shamans peuvent les entendre, mais jusqu’ici personne n’avait réussi à voir ces entités.
Or ce jeune homme (Lee Jun Ki) qu’elle vient de croiser est capable de la voir et de l’entendre, et Arang va saisir cette occasion pour lui demander d’enquêter sur son nom et son origine. La pauvre a perdu la mémoire, et se rappelle juste avoir échappé à un ange de la mort. Qui était-elle ? Pourquoi est-elle morte ? Elle a bien essayé de demander à chaque nouveau procureur d’enquêter sur sa disparition, mais les humains sont tous morts de peur en la voyant (ces scènes de vie à trépas sont d’ailleurs irrésistiblement comiques). Cela cause de grands soucis à la communauté, car plus personne ne veut postuler pour devenir magistrat.

Arang n’arrive pas à convaincre ce jeune homme de lui rendre service. Indifférent au sort des autres, et repoussant tous les fantômes qui le supplient de l’aider, ce dernier n’a qu’un seul but : retrouver sa mère qui l’a rejeté.Mais Arang est maline, elle lui fait promettre que s’il devient magistrat il enquêtera pour elle. Notre fantôme utilisera alors un savant stratagème (et une shaman adorablement torturée) pour que ce jeune homme devienne magistrat et respecte sa promesse.

Lorsqu’il aperçoit la broche que porte Arang, celui-ci comprend qu’elle a du rencontrer sa mère quand elle était vivante, et il décide alors d’enquêter sur son passé. Il espère que lorsque ses souvenirs reviendront, il aura une piste pour dénicher sa mère…

Ce mélange d’enquête, de romance et de surnaturel fonctionne très bien. Et j’avoue avoir apprécié qu’on nous montre la partie de Go entre Hadès et l’empereur de Jade, l’idée que les forces du destin sont en marche. Mieux encore, il semble y avoir un puzzle avec les différents protagonistes de l’histoire, y compris l’un des chasseurs de fantôme pourchassant Arang.

La romance, justement prend forme avec de jolies scènes (Arang voulant s’habiller avant de « rencontrer » son ex fiancé – qui pourtant ne peut la voir -, ce qui force notre héros à mesurer son anatomie et à se rapprocher d’elle). On sent de suite une vraie alchimie entre ces deux là, et le duo d’acteurs superstars (Shin Min Ah et Lee Jun Ki) est une vraie réussite. Je ne m’attendais pas à être charmé aussi vite. Shin Min Ah est comme à son habitude très à l’aise dans ces personnages supernaturels (cf My girlfriend is a gumiho). Le personnage de Lee Jun Ki respecte à la lettre les conventions du genre, son courage et sa détermination contrebalancent son indifférence à la souffrance de ceux qui l’entourent.

Un reproche néanmoins, dans ce tableau un rien idyllique : la volonté de ne pas égarer le spectateur rend les épisodes un peu trop faciles à suivre, et du coup on est un peu refroidi par la lenteur des scènes. C’est fluide, certes, mais ça a l’avantage de rendre le monde parfaitement cohérent car explicité. On sent que le puzzle a été écrit à l’avance, et j’espère qu’on aura pas trop d’épisodes tirant en longueur sur le rapprochement impossible entre ces deux là (un mortel et une fantôme, je vous le rappelle).

Au final, le drama est très agréable à regarder, drôle, et sans être captivant par son intrigue, il s’en dégage une histoire suffisamment complexe (et romantique) pour avoir envie d’en savoir plus. Un petit coup de cœur.

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[Pilote – Corée] My Girlfriend is a Gumiho

D’ordinaire j’aime pas faire la critique de pilotes coréens, mais pour une fois j’ai craqué. La tension était trop forte. Il fallait que je vois ce pilote. Et plutôt que de garder mes impressions bien au chaud, autant les partager, non ?

Si vous suivez un peu l’actualité des séries coréennes, vous êtes donc au courant que cet été deux séries auront revisité le mythe coréen du Gumiho. L’une s’appelant Gumiho – Tale of the fox child, et l’autre : My girlfriend is a Gumiho. Si j’ai été tenté de voir la première, je n’en ai malheureusement pas eu le temps, et j’avais déjà à vrai dire fait mon choix, aidé par quelques trailers, des commentaires passionnés, et le fait que My Girlfriend is a Gumiho est en train de faire beaucoup de buzz sur le net (tout comme Joseon X-Files/Secret Investigation record). La preuve ? Les rediffusions de la série le weekend font davantage d’audience que la semaine !

Il faut dire qu’une comédie romantique écrite par les soeurs Hong Mi Ran et Hong Jung Eun (communément appelées les soeurs Hong), ça donne déjà envie. Quand la délicieuse Shin Min-Ah (A Bittersweet life, Sad Movie mais aussi My Mighty Princess) s’invite, la série devient de plus en plus intéressante. Le choix de Shin Min Ah n’est vraiment pas du au hasard, My girlfriend is a Gumiho m’a fait penser à l’aspect déluré de My Sassy Girl, dont l’auteur est derrière… My Mighty Princess). Shin Min Ah incarne-t-elle une digne héritière de Jun Ji Hyun ? Qui sait, mais en tous cas, ça en prend le chemin. Elle est vraiment irrésistible dans ce rôle.

Mais revenons au pitch de la série. Pour cela, il va falloir parler du mythe du Gumiho, le fameux renard à neuf queues qui prend forme humaine (toujours une jeune fille) et dévore les foies des êtres humains. Il en existe plusieurs variations, et les soeurs Hong ont décidé de le remanier à leur sauce, pour rendre l’histoire beaucoup, beaucoup plus légère. Ainsi apprend-on dans ce pilote que (le) Gumiho s’incarnait sous la forme d’une jeune fille resplendissante, tellement jolie que tous les hommes de la région laissait tomber leur travail et tombaient amoureux. Pour pallier à ce problème, la « grand-mère des 3 dieux » décida de marier (le) Gumiho. Mais malheureusement, cela ne plaisait pas du tout à la communauté féminine, qui, profondément jalouse, et ayant peur que les hommes se battent, décida de lancer des rumeurs : (le) Gumiho mangerait les foies des êtres humains. En l’absence de candidats, (le) Gumiho fut alors condamné : on lui retira ses neufs queues, et donc toute possibilité de s’incarner parmi les vivants : elle demeure alors cloitrée dans une toile, elle-même exposée dans un temple isolé.

Mais cette malédiction va prendre fin quand le jeune Cha Tae Woong, trompé par un fin stratagème, redessine les 9 queues sur la toile. (Le) Gumiho est libéré au bout de 500 ans d’emprisonnement. Et si je mets volontairement « le » entre parenthèses, c’est tout simplement que son nom va probablement devenir Gu Mi-ho. Dès lors, Gu Mi-ho va suivre Cha Tae Woong, lequel refuse de croire une cinglé.

L’intérêt évidemment, est dans ce duo romantique improbable : un monstre aux sens développés qui ne connait rien à la société actuelle et un garçon fougueux, téméraire, mais pas trop. Il va de soi que si Gu Mi – Ho colle aux baskets d’un jeune homme qui ne veut pas d’elle et qui a peur d’elle, la première référence qui vient à l’esprit est My Sassy Girl.

Alors que penser de ce pilote ? L’aspect fantastique apporte énormément à la série, et ça donne beaucoup de fraicheur au genre de la comédie romantique.

On sent également le besoin de rendre l’histoire tout public (comprendre, donc, excès de scènes très très légères). Mais de façon surprenante, j’y ai trouvé une certaine malice à reprendre des codes de films asiatiques : on y trouve ainsi des allusions à Welcome to Dongmakgol (« si tu es folle tu devrais avoir une fleur dans tes cheveux »),  à My Sassy Girl (la jeune fille dans le métro), à Chow Yun Fat (la scène dans l’ascenseur), et à Chaw (un film coréen où un Sanglier féroce menace les personnes). A vrai dire j’ignore si ce sont des clins d’œil voulus, et si ce n’est pas mon imagination qui en fait trop, mais une telle concentration de scènes me laisse penser que ce n’est pas du hasard.

En ce qui concerne la légèreté de l’épisode, elle a ses défauts et ses qualités. Le surjeu, d’abord, il concerne fort heureusement que les personnages secondaires, mais  aussi l’humour pétomane, là aussi une grande tendance chez nos amis coréens.

Pour le reste, c’est drôle, rythmé, (je le redis mais ça me fait vraiment penser à la fraicheur d’un film comme My Sassy Girl – film culte parmi les cultes – en plus ado) et on sent très vite qu’on va s’attacher aux histoires de Gumiho. D »autant que d’après ce qu’elle nous dit, l’histoire racontée plus haut n’est pas totalement vraie. Quelle surprise nous attend donc ? J’avoue avoir vraiment envie de voir la suite.

Ça n’est certes pas du grand art, (rien que la scène de la poursuite du sanglier est digne des films amateurs de Youtube), ne cherchez aucune lecture sociologique, c’est du divertissement pur, et c’est extrêmement sympathique. Enfin pour ce qui est de la profondeur psychologique des personnages, je ne me fais pas trop de soucis, c’est une série coréenne, ça va venir 😉

Bref, même si je suis un poil déçu par le côté trop ado, j’ai hâte de voir la suite.

EDIT : Comme dit dans les commentaires, je tiens à rajouter une mention concernant le second épisode, qui m’a bien refroidi. C’est vraiment très – trop – typé ado. Mais je pense continuer quand même un peu.

Petite sélection des dramas coréens à venir

Il n’est pas toujours facile de se repérer dans les sorties de séries asiatiques, puisqu’elles n’ont pas du tout le même calendrier que les séries américaines. Voici donc une petite sélection purement, absolument, totalement subjective et contestable des dramas coréens susceptibles de m’intéresser dans les mois à venir. (Avec moins de dramas historiques, donc).

Mais d’abord un petit aparté. Je suppose que vous avez tous une petite liste de séries à voir, et finalement l’été, période américaine plus creuse en termes de sorties (quoique, ça l’est de moins en moins), c’est une bonne période pour se mettre à jour au niveau asiatique.

Pour ma part, j’ai encore Iris, Chuno, That Fool, You’re Beautiful, Personal Taste et Cinderella Sister à voir, tandis que Coffee House qui vient de démarrer n’en finit plus de me faire des yeux doux. Et j’en oublie (God of Study, Harvest Villa, Pasta, Soul, Summer Scent, Triple..) pour ne pas me faire du mal.

Le problème, c’est que je ne peux m’empêcher en même temps de loucher vers les productions à venir.

Bad Guy vient à peine de commencer et après avoir vu le teaser, j’aime cette ambiance noire et un brin mélancolique. La mise en scène a l’air d’être soignée, la réalisation a été confiée à l’homme derrière Winter Sonata, Autumn Tale et I’m sorry i love you (des mélos « extrêmes ») mais je me méfie du montage des bande-annonce. On y retrouve Kim Na-Gil (Queen Seon-Duk), la jolie Han Ga In qui n’avait plus fait parler d’elle depuis un moment (physiquement elle me fait penser à Son Ye Jin quand elle était plus jeune), Kim Jae Wook (l’un des acteurs de Coffee Prince), et la prolifique Oh Yun Soo.

A voir donc, si le mélo a bien été remplacé par du suspense.

J’attend particulièrement Road Number One, un drama historique sur le début de la guerre de Corée en 1950. Le budget est  important (environ 10 millions d’euros). Et cette tragédie qui coupa la péninsule en 2 nations est à mon sens plus intéressante que les drama historiques habituels façon Damo. Même s’il faut se méfier d’une lecture patriotique qui a parfois surgi dans les fictions coréennes traitant de ce sujet. Ce qui est également intéressant, c’est qu’on y verra pour la première fois Kim Ha Neul dans un nouveau registre (elle a toujours été parfaite dans les comédies romantiques ou les comédies d’action). On y retrouve aussi So Ji Sub (I’m sorry i love you) et Yoon Kye Sang (Triple). Ca commence le 23 Juin sur MBC.

Toujours dans un contexte de guerre (je suppose, vu son affiche), Comrades sera l’adaptation du film chinois Comrade almost a love story (avec Maggie Cheung). 10 ans de voyage et de séparation d’un couple. Avec le retour de Park Yong Ha (Story of a man).

Non, je n’aurai pas le courage de me lancer dans le drama patissier King of baking (basée sur l’histoire réelle de la firme Paris baguette – ça ne s’invente pas), car même s’il bénéficie de la présence d’Eugene (Wonderful life), 36 épisodes, c’est un investissement trop important. Pour les courageux ça commence le 9 Juin.

Je suis en revanche un peu plus intéressé par What’s up, un drama basé sur l’apprentissage de la musique à l’Université. Une belle brochette de jeunes acteurs : Im Joo Eun (Soul, et le délirant et malheureusement non sous-titré Me Ri Dae Gu’s Attack and Defense Battle), Im Joo Hwan (Boys before flowers), Jun Hye Jin (Smile, you). Ca devrait être diffusé en Juillet.

Le hype commence déjà à monter pour la nouvelle production des soeurs Hong (basée sur la légende coréenne du renard aux 9 queues qui dévore des foies humains (Eh oui, chacun son conte !). Ca s’appelle My girlfriend is a Gumiho / My girlfriend is a nine-tailed fox. Et rien qu’en lisant le titre vous aurez compris le scénario. Avec les soeurs Hong aux commandes, on peut être optimiste. Et puis maintenant que l’on sait que Shin Min Ah a pris le rôle titre… C’est prévu pour le mois d’Août.

Et juste avant, s’il y avait besoin d’une preuve que les idées se copient rapidement, nous aurons droit également en Juillet à Gumiho : Tale of the fox child, qui provient d’un script récompensé dernièrement. Il s’agira là d’une toute autre ambiance puisqu’on nous promet un drame historique plein de suspense. Avec Han Eun Jung (Wonderful life). De quoi piquer ma curiosité.

Le drama musical, un nouveau filon ? Nous aurons droit en Août à I am Legend, l’histoire d’une jeune femme qui divorce et revient à son premier amour : la musique. Elle va ainsi constituer un groupe de rock. C’est joué par Kim Jung Eun, après le départ regretté de Kim Sun Ah (My name is Kim Sam Soon).

Après What’sup, I am Legend, viendra en seconde partie d’année le drama The Musical, avec Gu Hye sun (Boys over flowers). Peu de choses filtrent encore, on parle de rêves et d’amour de talents musicaux. A voir, donc, si on a pas déjà eu l’overdose.

Je n’oublie pas le drama special (un épisode) à venir le 5 Juin sur MBC : Our slightly risque relationship, avec Lee Sun Gyun (Coffee Prince, Pasta), un acteur que j’aime beaucoup.

Encore moins Athena, la suite/spin-off d’Iris, sans Lee Byung Hun, mais avec l’excellent Jung Woo Sung (au ciné : A moment to remember, The good the bad the weird). Autant dire que ça promet. A venir après l’été, sûrement.

Enfin, le hype de l’année vient sûrement au drama Runaway, par ceux qui sont derrière Chuno, et qui pourrait réunir les deux plus grandes superstars coréennes : Rain (Full House, le film i’m a cyborg but it’s ok et le film américain Ninja Assassin) et Jeon ji hyun (My Sassy Girl, Windstruck, Il Mare, Daisy, A man once a superman). Pour un peu on croirait au poisson d’avril. Et pourtant ça pourrait venir en septembre-octobre…

Article modifié le 8 Juin : Il semblerait que cette association de rêve ne se fera pas, Jeon Ji Hyun  ayant refusé le rôle. Un rêve s’écroûle…

A noter également que le drama Comrades pourrait être renommé en Love Song. Les droits de diffusion aux USA auraient également été achetés par la Warner (!) (source : Javabeans).

Pour une sélection des dramas fin 2010 début 2011, rendez-vous ici.