Bilan de l’année 2014

tv remote

Comme chaque année, je vous propose de faire un petit bilan de mes visionnages aux quatre coins du monde.

Cette année 2014 fut vraiment particulière. L’arrivée de notre petit garçon a eu de grandes conséquences sur mes séances de visionnage et de rédaction. Mais du point de vue des découvertes, j’ai tout de même réussi à regarder 131 nouvelles séries, approchant finalement d’assez près mon record de 137 de l’année dernière. La révolution inattendue, c’est plutôt l’origine de ces séries, avec une explosion du nombre des américaines (passant de la moitié aux 3/4), réduisant de facto le temps consacré à la découverte des séries coréennes et surtout japonaises (pas de coup de cœur japonais cette année !). Il n’y a guère que les séries britanniques qui s’en sortent assez bien.

chart séries 2014

J’ai évidemment beaucoup de regrets concernant la partie asiatique du blog, mais il faut dire aussi que j’ai été un peu refroidi par la qualité des dramas coréens pendant un bon tiers de l’année.

Alors, que retenir cette année ? La liste qui suit n’est pas un classement, mais vous propose 27 séries (et quelques autres) différentes, étonnantes, émouvantes, poussant à la réflexion, ou cherchant le divertissement pur. Une très belle année 2014, assurément.

USA

USA

Alors que les saisons des networks deviennent de plus en plus catastrophiques, 2014 fut marqué par de très beaux projets de chaînes câblées, grandes ou petites. En allant chercher l’inspiration dans de multiples genres, il y en a pour tous les goûts, ce qui ne fut pas forcément le cas les saisons passées.

rake

1/ Rake Greg Kinnear incarne à merveille cet avocat qui ne défend que des criminels, véritable séducteur narcissique, qui s’en prend plein la figure pendant 12 épisodes (en fait 13, mais la série a été remaniée par la FOX). Il n’est pas un homme brillant comme l’était House, il se rattrape aux branches comme il peut. Mais réduire la série à son personnage principal serait commettre une grave erreur. Rake a un univers extrêmement bien écrit, cohérent, avec de multiples personnages dont les vies s’entrecroisent. Je n’avais pas vu une telle maestria dans le rythme et les rebondissements depuis fort longtemps. De quoi pardonner des intrigues judiciaires un peu simplistes. C’est drôle, bourré d’excellentes répliques, réellement feuilletonnant, et Rake résume assez bien ce que je demande à une série de network. Je ne comprends toujours pas pourquoi le public l’a boudé. Et je suis forcément très déçu par son annulation. Il ne me reste plus qu’à me tourner vers la série australienne originelle, mais je pense que Peter Tolan apportait un réel plus dans la version américaine. Comme j’aime à dire : millimétrée, mais pas formatée.

fargo

2/ Fargo Adaptation télévisuelle de l’univers du film éponyme, Fargo est un petit bijou d’humour décalé fait de tueries sanglantes, de monologues étonnants et de personnages irrésistibles. La prestation des acteurs est sensationnelle, le casting grandiose (y compris des guests triple A), et la mise en scène se fait clairement plaisir pour appuyer soit l’action soit l’humour en arrière plan. La série arrive à être émouvante tout en offrant une leçon de vie au spectateur. Même la fin est délicieusement ironique. Mes seuls regrets iront à l’encontre de quelques rares épisodes un peu longuets qui se contentent de délayer le développement, mais Fargo est une telle réussite qu’on ne peut s’empêcher de demander une suite.

orange is the new black saison 2

3/ Orange is the New Black saison 2 Cette comédie dans l’univers carcéral féminin réussit à être touchante, en évoquant les trahisons, vengeances, bouderies, histoires d’amour ou de désir de ses personnages charismatiques. C’est surtout très bien dosé, ne versant jamais dans le manichéisme. Les épisodes sont parfaitement rythmés et on prend plaisir à découvrir et à voir évoluer non seulement les prisonnières mais aussi les gardiens (sacré Pornstache !). De l’humour, de l’émotion, que demander de plus ? Et si la seconde saison n’est pas aussi bonne que la première (un peu redondante, et manquant de nouveaux personnages), elle réussit à être aussi captivante.

Masters of Sex saison 2

4/ Masters of Sex saison 2 Certes, Virginia est toujours un peu trop parfaite (et donc agaçante), mais le show reste extrêmement émouvant. L’un des épisodes de cette saison est même une des plus belles réussites de l’année. Je suis juste déçu de voir la dérive de Libby. C’était un personnage équilibré en première saison et avec la montée en puissance du couple Virginia/Masters, les auteurs ont choisi la route la plus facile. Dommage. Mais Masters of sex reste une valeur sûre, démontrant plus que jamais l’intrication de l’amour et de l’intimité.

review comedy central

5/ Review Dans cette adaptation d’une série australienne, un animateur de télévision décide de faire la critique de la vie elle-même. Que ressent-on lorsque l’on vole les autres, quand on part dans l’espace, quand on sort avec une célébrité, quand on mange trop,… ? Si l’absurdité des questions et le dévouement de l’animateur font sourire, la série va pourtant prendre des accents de plus en plus féroces, détournant les codes de la real-tv pour en montrer les limites : notre animateur va ainsi progressivement perdre sa femme, sa famille, son job…On pourrait croire à une suite de sketchs, mais chaque review a ses conséquences, qui se voient sur la suivante. C’est diaboliquement malin, et très bien écrit. Mais c’est surtout très drôle, alors que je suis pourtant hostile aux mockumentarys. Peut-être parce qu’au delà de l’humiliation et de la sympathie envers le personnage principal (qui sont les piliers du genre), j’ai trouvé ma dose de délire, avec de vrais gags créatifs. Immanquable.

True Detective

6/ True Detective La série fut réellement passionnante lorsqu’elle opposait les deux visions de nos policiers, avec notamment un discours nihiliste déstabilisant. De quoi être un poil déçu lorsque la fin opte pour une simple lutte du bien contre le mal. Et si la réalisation, le jeu d’acteurs fut de haute volée (comment ne pas oublier le magnifique plan-séquence), j’ai encore en mémoire de gros passages à vide dans la narration et je déplore la faiblesse de son intrigue policière. Mais True Detective restera une œuvre majeure de la télévision, un sujet de réflexion fascinant, avec de vrais moments de grâce, vus nulle part ailleurs.

the leftovers

7/ The Leftovers La série la plus étrange du moment n’aura pas toujours réussi à me convaincre. Avec son message résolument confus, l’émotion ne pointe pas toujours le bout de son nez. Cela s’arrange heureusement au fur et à mesure des épisodes, dont certains sont vraiment grandioses. J’ai juste des difficultés à percevoir l’intérêt de l’histoire sur le long terme, d’autant que le final, même s’il est réussi, n’apporte pas grand chose de plus que le premier épisode. Ok, la disparition des proches cause des frictions, mais le propos est vite bouclé et répétitif. L’enrobage de mystères va-t-il pouvoir entretenir l’illusion plus longtemps ? En attendant, on peut savourer sa magnifique mise en scène et sa bande sonore.

the strain

8/ The Strain Un peu déçu par les effets spéciaux de la série, et la prévisibilité de son histoire, j’ai finalement bien accroché à cette énième série de vampires. La fiction mélange habilement fable et science. Alors qu’on assiste à une sorte d’apocalypse, le ton n’est pas du tout pessimiste comme The Walking Dead. On se retrouve devant des codes parfaitement assimilés et digérés, et chaque séquence d’horreur a un côté délicieusement décalé. On ne prendra pas au sérieux la menace, mais on s’amuse, et c’est bien là l’essentiel. Un petit coup de cœur pour une production bien plus charismatique que prévue.

Intruders

9/ Intruders Glen Morgan réussit à maîtriser son sujet fantastique en l’enrobant d’une bonne dose de mystère et de confusion. Cette histoire de réincarnation envoûte le téléspectateur, et n’en rajoute pas dans les effets. Comme à la bonne époque d’X-Files, voilà enfin un travail digne de ce nom sur la lumière, et une approche lente de l’angoisse. Avec Mira Sorvino (qui évite enfin les téléfilms médiocres), et John Simm (l’épatant père de famille de la série britannique The Village), chaque épisode paraît étrangement court. Bravo.

the knick

10/ The Knick En situant son action dans un hôpital de New York au début du 20ème siècle, la série aborde des thématiques riches et encore trop peu inexploitées : les avancées médicales, fruits d’une expérimentation sans filet, et le progrès social et sanitaire environnant l’hôpital. Hélas, si le choc visuel est là, l’émotion n’est pas toujours au rendez-vous, et la série se perd en jouant la surabondance de personnages corrompus ou sans scrupules. En voulant aborder trop de thèmes, le show s’éparpille souvent. Mais l’ambiance est là, grâce à Soderbergh. Une jolie découverte.

game of thrones season 4

11/ Game Of Thrones saison 4 : De loin la meilleure saison de la série. Après avoir définitivement démontré que tout était possible dans la série, et que la moralité n’avait que peu de place devant l’instinct de survie, les évènements d’importance se succèdent les uns après les autres. Non seulement le sang coule à flot comme jamais cette saison, mais j’ai réussi à me captiver pour presque chaque intrigue, ce qui était loin d’être le cas l’année précédente, où les scènes surabondantes de débauche et la propension à des dialogues inutiles ralentissaient le déroulement des intrigues. A part Danaerys, tout bouge très fortement dans cette 4ème saison. J’ose le parallèle avec la 4è saison de Lost ? On en est au point où on se sent récompensé pour notre fidélité. Tout simplement.

the good wife saison 6

12/ The Good Wife mi saison 5 à mi-saison 6 : Après une saison 4 plutôt déséquilibrée, The Good Wife arrive enfin à montrer une constance dans la qualité des intrigues. C’est sans doute parce que la série ose enfin bouleverser tous ses équilibres : du combat entre les firmes aux coups de théâtre dramatiques, de la lutte à mort à une certaine forme de réconciliation, de l’ambition professionnelle au destin politique, d’une vie familiale à une vie solitaire. Du côté des intrigues judiciaires, les twists prévisibles sont masqués par une virtuosité encore plus accrue dans les dialogues et l’enchaînement des séquences. Les auteurs prouvent ainsi leur maîtrise absolue de la forme, et ne se privent pas non plus d’égratigner les tendances de notre modernisme. Mieux encore, la sixième saison augmente encore la densité de ses histoires. Elle se paye même le luxe de donner à ses twists un temps d’antenne réduit, afin de bien comparer leur importance. La meilleure série de network diffusée actuellement, tout simplement.

olive kitteridge

13/ Olive Kitteridge la mini-série d’HBO, adaptation du bestseller d’Elizabeth Strout, m’aura beaucoup touché parce qu’elle évoque plusieurs thématiques profondément humaines : l’imprévisibilité de la vie, la mort qu’on attend, et le karma (est ce qu’on mérite les choses qui nous arrivent ? est-on capable de reconnaître nos torts et d’aller de l’avant ?). La série doit beaucoup à l’interprétation grandiose de Frances McDormand, à sa réalisation sans failles et au scénario conçu comme un livre de mémoires.

the affair

14/ The Affair Je n’aime pas trop les commentaires expliquant que la série est intéressante « malgré » son sujet (l’infidélité). Il y a toujours des choses intéressantes à dire ou à faire sur de telles thématiques. The Affair exploite la liaison adultérine en travaillant sur la mémoire de nos émotions. Un concept qui demande de prendre du recul. Ainsi la façon dont on se remémore notre vécu est souvent loin de la vérité, et révèle notre personnalité, notre inconscient. Par là, il faut comprendre les intentions respectives des personnages dans les scènes de la série. A quelques endroits du show j’étais déçu de ne pas voir la même histoire racontée sous deux points de vue différents, mais le procédé est toujours là, sous-jacent, et avec le recul on en perçoit la maitrise. Une maitrise qui permet malheureusement beaucoup de liberté dans la narration, et qui peut largement décevoir. Mais la série a su se révéler émouvante, portée par des acteurs en état de grâce. On pourra aussi chipoter sur quelques longueurs, mais dans l’ensemble la série mérite largement ses éloges.

jane the virgin

15 /Jane The Virgin La meilleure nouveauté des networks est un modèle de rythme, d’humour et d’enchevêtrement des intrigues. La série tire vraiment parti de son univers télénovela, et j’adore comment elle arrive à se moquer de son matériel (un prisonnier essaye de s’échapper grâce aux astuces dispensées à la télé, la diffusion à la télé des nominations pour le plus méchant personnage de télénovela est stoppée nette par un personnage de la série, et surtout le père de Jane est un acteur de télénovela désopilant). Mieux encore, elle enrichit ses situations par des informations visuelles prenant souvent de la distance avec ce qui se passe à l’écran. Et surtout, les mystères, twists, criminels ou amoureux, pullulent. Un énorme coup de cœur, donc, déjà bien confirmé (nous en sommes au 9ème épisode).

mom

16/ Mom J’avais déjà senti le potentiel de la série lors de la première saison, regrettant simplement le manque de finition dans les répliques et les gags. La seconde saison sert carrément de révélateur, Mom devenant ma comédie américaine la plus attendue. La qualité d’écriture est en très nette hausse. Il y a de gros efforts de fait pour donner aux épisodes une direction, et une conclusion, et surtout le show gagne en rythme, et en réparties. En plus les problèmes d’addiction de nos personnages ne sont plus un simple décor de sitcom. L’émotion est désormais de la partie.

Mentions honorables :

getting on saison 2

Getting on saison 2 Le mordant est toujours là, mais la description sans concession de la gériatrie est globalement moins mise en avant, au profit de la vie des personnages, de leur ridiculisation et des gags en dessous de la ceinture. Heureusement quand elle est là, la critique est brillamment acide, comme lorsqu’elle dénonce l’ingéniosité des professionnels qui se retourne contre le fonctionnement hospitalier, le déni du consentement, la non prise en charge de la douleur, l’inefficience récurrente de la technologie moderne. C’est terrible, révoltant, et délicieusement drôle à regarder.

from dusk till dawn

From Dusk Till Dawn : L’adaptation du film éponyme ne sera certes pas pour tout le monde, mais les amateurs de films d’action des années 90, de série B décalée, voire de série Z seront aux anges. Rarement d’ailleurs je n’aurai vu une série glisser ainsi de ton en ton : du sérieux grandiloquent au second degré assumé. Avec ses références en pop-culture à tous les étages, parvenue à son milieu de saison, la série enchaîne les clins d’œil et se fait plaisir. Jusqu’au moment où le mauvais goût des effets spéciaux, l’incohérence des personnages achève le tout dans une bouillie indigeste. Tellement nul que ça en devient jouissif. Peu d’œuvres m’auront autant marqué cette année.

Agents of SHIELD saison 2

Marvel’s Agents of SHIELD mi-saison 1 à mi-saison 2 En 2013 la série fantastique avait pris son temps au point de perdre ses téléspectateurs, mais il suffisait, une fois encore, d’avoir foi dans les productions Whedon. En recentrant son action sur ses personnages au lieu du monstre de la semaine, la série peu à peu retrouve l’équilibre entre le drame et l’humour, avant de complètement basculer vers la noirceur. Si elle s’éparpille encore un peu, à cause d’un nombre de personnages trop élevé, elle arrive enfin à captiver, avec ses mystères et ses rebondissements. Il lui manque juste une dimension supplémentaire : l’émotion. Mais quand on passe du pilote au 2.10, les progrès sont tellement visibles qu’on ne peut qu’être optimiste.

parenthood saison 6

Parenthood mi-saison 5 à mi-saison 6 Le show dévoile encore une bonne poignée d’épisodes exceptionnels, preuve s’il en est que les thématiques de la série sont riches en émotion. Avec beaucoup de finesse, Parenthood trouve le ton exact pour relater la parentalité : de la tendresse, de l’autorité, du conseil, de l’amour. Bien sûr, toutes les intrigues ne se valent pas : celles de Drew me désespèrent, et les aventures amoureuses de Sarah n’ont plus grand intérêt. Mais on peut définitivement savourer les autres. La fin de Parenthood va causer un vide énorme à la télévision américaine.

European Commission

UK/Europe

utopia season 2

17/ Utopia saison 2 Avec ses twists et ses retournements d’alliance, la série perd un peu de sa cohérence et le sentiment de danger s’est nettement atténué, mais elle reste tout de même une magnifique claque à toute la production télévisuelle actuelle.Les ellipses narratives, le choc visuel et sonore, la violence glaciale, les théories conspirationnistes ancrées sur l’angoisse collective et l’actualité, tout cela est de retour pour la plus grande joie des téléspectateurs. Assurément l’une des œuvres les plus marquantes de ces dernières années. Indispensable. Je ne me suis toujours pas remis de son annulation. La plus grosse perte de 2014.

scrotal recall

18/ Scrotal Recall C’est fou de se dire que les USA échouent à diffuser de bonnes comédies romantiques, tandis que les britanniques sortent une nouvelle pépite. C’est drôle, avec une pincée de romantisme et j’aime beaucoup l’idée moderne d’un type atteint de MST qui doit rappeler toutes ses ex, et ce faisant fait le point avec ses relations. Malgré la thématique sexuelle ou le colocataire ras-des-pâquerettes, jamais ce n’est lourdingue (une leçon pour tous nos personnages barbus américains !). La série a surtout beaucoup de rythme, de bonnes réparties, et ça dénote un gros travail d’écriture derrière. Au lieu de multiplier les aventures pour notre héros la série construit son univers, reprend progressivement les compagnes déjà entrevues dans les épisodes précédents, et on sourit à tous les détails qui annoncent un futur que l’on connait déjà. Redoutable d’efficacité. Plus encore qu’une histoire d’amour, on y parle aussi d’amitié, celle qui lie nos deux héros masculins et ça donne d’autant plus un côté « Friends » au show. A voir absolument.

detectorists

19/ Detectorists Cette comédie britannique vise l’étrangeté de certains hobbys avec un trait féroce mais plein d’humanité.  Ces hommes qui utilisent leurs détecteurs de métaux se veulent chercheurs de trésors et ne trouvent que des déchets. Passionnés, ils se mentent à eux-mêmes, sur la vie qu’ils mènent. On entre dans la description sociétale, avec beaucoup d’humour mais sans que les propos moqueurs soient blessants. Leur vie quotidienne est touchante, même. En prenant son temps, la série décoche ses traits d’humour avec précision, manipule l’absurdité, l’imaginaire, avec en bonus des déclarations d’amour toutes simples, sans fioritures, mais très émouvantes. Immanquable.

happy valley poster

20/ Happy Valley En racontant l’histoire sordide d’un enlèvement, la série vise au fond la lâcheté et la cruauté des hommes. Mais elle ne déséquilibre pas complètement son propos, laissant à la femme une autre place que celle de la victime, et cherchant à expliquer les circonstances, le comportement de chacun. On se sent vite happé par l’horreur de la situation, sans abuser d’effets gores, et on prie très fort pour que l’issue soit heureuse. De grands moments de télévision.

the fall saison 2

21/ The Fall saison 2 Malgré une mise en scène un peu moins léchée (j’ai encore en mémoire ces plans fabuleux « aériens » qui donnaient le malaise), le propos reste suffoquant, avec Jamie Dornan impeccable en tueur en série. Le show va encore plus loin, en diffusant des images malsaines et ambiguës (mais pas gores), un message troublant sur les pulsions (du tueur, de l’adolescente). Habilement, le discours positionne la femme, comment elle devient objet non seulement dans le regard du tueur, mais dans celui de ses collègues. Et puis il y a cette façon d’équilibrer les échanges sur la vulnérabilité de la femme, sur les désirs de tout un chacun, tous ces petits dialogues qui mis bout à bout vont bien plus loin que la simple démonstration d’Happy Valley. L’auteur ne va pas à la facilité, en le nommant « monstre », ou en le victimisant. Et il contrebalance systématiquement le positionnement de l’homme et de la femme. En resserrant l’étau autour du tueur, en rapprochant Stella de Paul, en impliquant la babysitter, tous les enjeux de pouvoir, de domination deviennent glaçant et je suis resté subjugué par le degré de détail psychologique, comment l’enquête progresse, révélant ce qu’il a fait, à la fois sa part d’ombre et de lumière.  Mieux, le récit prend un malin plaisir à se souvenir de tous les détails de la première saison. Mon seul regret, évidemment, est cette fin précipitée (même si on en comprend toute la symbolique, après avoir expliqué la lente agonie des victimes).

akta manniskor saison 2

22/ Äkta Människor saison 2 La série pousse encore plus loin la réflexion, en accentuant l’opposition entre les points de vue. Toutes les thématiques éthiques sont là : l’amour, la mort, la douleur, et un grand fil rouge sur ce qui fait notre humanité. Surtout, la série continue à être imprévisible, et multiple les scènes d’anthologie. Une grande, très grande série dont l’annulation fait évidemment très mal : elle avait encore tant de choses à raconter. Espérons que le remake d’AMC/Channel 4 prévu pour 2015 sera à la hauteur.

Mentions honorables :

our zoo poster

Our Zoo :  Cette fable humaniste fait très vite son chemin dans nos cœurs. Qui n’a jamais rêvé de créer un zoo de toutes pièces ? Si les moments émouvants sont là, la simplicité et la prévisibilité des dénouements rendent parfois la série un peu trop indigeste. Mais j’en garde de bons souvenirs.

The Village season 2

The Village saison 2 Moins tragique que la première saison, même si elle réserve au spectateur quelques drames, The Village réussit à raconter la montée de l’activisme ou l’amélioration de l’agriculture, mais c’est bien au niveau de ses personnages très attachants que l’on prend plaisir à suivre la saga. La plupart des habitants prennent de grands tournants dans leur vie professionnelle ou affective, et se révèlent enfin au grand jour. On regrettera comme toujours un rythme longuet et des dénouements qui s’éternisent. Mais l’évocation de cette Angleterre rurale reste toujours aussi percutante.

The Wrong Mans saison 2

The Wrong Mans saison 2 : Pas aussi bien réussie que la première, cette seconde saison est aussi beaucoup trop courte. Pas le temps de profiter du fabuleux générique de fin, nos deux compères ont un seul objectif, et les surprises tombent à plat. Heureusement le duo continue de mettre en scène les clichés des films d’action, avec beaucoup d’humour. On s’amuse, et c’est bien l’essentiel.

downton abbey saison 5

Downton Abbey saison 5 : pour la première fois devant la série j’ai rapidement déchanté. Si la multiplicité des intrigues fonctionne toujours aussi bien pour donner du rythme et de l’émotion à l’ensemble, j’ai été très déçu par leur contenu. Que dire, en effet, du couple maudit Anna/Bates dont les énièmes déboires judiciaires finissent par énerver… Il n’y a guère que l’intrigue d’Edith qui arrive à redonner l’espoir. Bref, la série est encore sauvée par l’attachement que l’on porte aux personnages, et le Christmas Special joue parfaitement sur notre corde sensible, mais pour combien de temps encore ?

call the midwife saison 3

Call The Midwife saison 3 : une saison essoufflée, qui aboutit au départ de l’actrice principale. Il n’a pas toujours été facile de trouver des histoires médico-sociales intéressantes et émouvantes. Heureusement le season finale et le Christmas Special redonnent espoir.

sherlock saison 3

Sherlock saison 3 : En trois actes, la nouvelle fournée d’épisodes ne pouvait pas coller aux attentes démesurées de ses spectateurs. Alors les auteurs ont choisi d’esquiver de manière trop facile et prévisible ce qu’ils avaient monté en seconde saison, en versant dans l’excentricité plutôt que dans le raisonnement. Il n’y guère que le second épisode qui réussit à compenser la faiblesse de ses intrigues en développant l’humour et la nature même de Sherlock. La mise en scène ambitieuse ne peut pas faire de miracle. Dans l’ensemble, une saison qui virevolte dans le vide. Mais c’est toujours sympathique de se laisser emporter.

corée

Corée du Sud

you from another star

23/ You from another star Tout ou presque a déjà été dit sur le drama qui a ravivé l’Hallyu. Un succès planétaire largement mérité, une histoire pleine d’humour, un concept capillotracté mais drôle, des rebondissements fréquents, une Jeon Ji Hyun éclatante… La perfection n’étant pas de ce monde, on pourra juste regretter une fin moins étincelante que prévue, mais le show remplit sa mission : nous divertir du début à la fin, sans temps mort, et c’était devenu plutôt rare ces derniers temps dans les dramas coréens. Incontournable.

Miss Korea

24/ Miss Korea Détrompez-vous, le drama n’est pas la simple ascension d’une reine de beauté. C’est le récit d’une jeune femme qui va donner quelques leçons à son entourage un rien machiste sur les bords. C’est aussi une histoire d’amour portée par d’excellents acteurs, une musique parfaite. Il est rare d’avoir une aussi jolie alchimie à l’écran, qui puise sur la compréhension et le respect mutuel. Un gros coup de cœur.

secret love affair

25/ Secret Love Affair Les fans du somptueux « a wife’s credential » trouveront là une œuvre tout aussi brillante, interprétée par la même actrice. Le drama va bien plus loin qu’une histoire adultérine sur fond de musique classique, il redéfinit ce qu’est l’amour, ce qu’il vaut, ce qu’il doit valoir, il clarifie les concessions, trouble la raison, et se termine en apologie de la liberté. Alors que les américains nous offraient The Affair cette même année, les coréens enfonçaient une nouvelle fois le clou en décrivant les tourments du cœur avec une émotion difficilement contenue. L’un des bijoux de l’année.

my spring days

26/ My Spring Days Un drama émouvant, bien plus malin qu’un makjang, qui ose construire une relation « différente » entre nos deux personnages principaux. Ce n’était pas gagné, au vu du pitch : une fille transplantée tombe amoureuse du mari de celle qui lui a donné son cœur. Ce dernier pourrait être son père vu son âge, et il a des enfants.  Au lieu de tomber dans des mécanismes dramatiques lourdingues, le show prend son temps, respire, laisse passer l’émotion. Le show utilise beaucoup de thématiques intéressantes qui vont plus loin que la romance « fantastique » liée partiellement à la mémoire d’une organe humain. Il en est même poignant, sur la gratitude à l’égard d’un donneur d’organe, sur le temps qu’on passe sur terre. Une approche douce de la mort, de ce qu’elle signifie, qui n’est pas sans me rappeler le fabuleux Flowers for my Life, une approche qui permettait aussi des touches d’humour. Si rare à la télévision, Kam Woo Sung (Alone in Love) était parfait, et même Soo Young m’a surpris. Un très joli drama.

Misaeng

27/ Misaeng La perle de l’année, la vraie surprise qui a déboussolé tout le monde. Le drama raconte la vie de bureau avec une mise en scène lente, soignée, nuancée, qui laisse le téléspectateur réfléchir sur le ressenti de son héros, sur sa solitude, sur ses conditions de travail, puis sur l’esprit d’équipe. Sans excès, mais avec beaucoup d’émotion. C’est aussi une histoire humaine, universelle, des sentiments que tout le monde a ressenti un jour. C’est peut-être le meilleur slice of life coréen, un point d’entrée pour les amateurs de dramas japonais. Il aura fait de Si Wan un acteur immanquable, et multiplié par 6 son audience initiale. Immanquable.

Mention honorable :

Greatest Marriage

Greatest Marriage Ce drama a tenté de bousculer bien des conventions, martelant fermement et directement son opposition à une société patriarcale. Notre mère célibataire se bat avec courage, et Park Si Yeon est une fois de plus grandiose dans ce genre de rôle. Hélas, à force de déstabiliser son auditoire, l’auteur finit par le perdre, notamment avec des seconds rôles peu engageants qui prennent de plus en plus de temps d’antenne. Sans compter que l’histoire devient de moins en moins crédible au fur et à mesure de la démonstration et perd son point de vue originel. Au final, la déception est de mise, mais reste une vraie curiosité dans le paysage.

Mes regrets (pas eu le temps de les voir) : bad guys, marriage not dating… Quant à Pinocchio il n’est toujours pas fini à l’heure où je tape ces lignes, on en reparlera donc au bilan 2015 ?

Encore un grand merci pour votre fidélité. Pourvu que cette année 2015 soit à la hauteur des précédentes, et nous apporte son lot de découvertes…

 

Secret Love Affair [Pilote – Corée]

secret love affair

Attention petite merveille ! Les responsables du magnifique Wife’s Credentials ont mis les bouchées doubles pour nous proposer un nouveau drama sur JTBC, Secret Love Affair. Ne vous laissez pas abuser par le titre, Secret Love Affair est plus intéressant qu’une énième variation sur l’adultère.

Car avant même de nous parler d’amour, la fiction nous plonge dans l’univers de la musique classique.

Ainsi une école privée renommée recrute chaque année des élèves musiciens. Mais ici, nous ne sommes pas dans Dream High. La phase de sélection ne se joue pas sur le talent supposé de chacun. La description du milieu se veut malheureusement bien plus noire (et réaliste). La corruption est généralisée. Pour entrer, il suffit de graisser les pattes. Le système tourne ainsi depuis longtemps, avec un ou deux élèves réellement brillants représentant fièrement l’école, et les autres médiocres fils à papa.

secret love affair chaebol daughter

La fondation qui subventionne l’école est gérée comme il se doit par un chaebol. La fille du patriarche a bien du mal à supporter sa belle-mère, et certaines scènes montrent à quel point l’amour a définitivement disparu. Désabusée, Seo Yeong Woo (Kim Hye Eun) passe son temps entre les séances de photos et ses aventures extra-conjugales. Elle n’a qu’une envie, se venger et faire tomber tout ce petit monde corrompu.

secret love affair kim hee ae

Et pourtant, ce n’est pas elle l’héroïne de l’histoire. C’est son assistante-manager Oh Hye Won (Kim Hee Ae, A Wife’s Credentials) qui profite largement de son salaire. Si elle est en recul, c’est pourtant elle la clé de voûte de l’organisation. Son mari, prof de musique à l’école, est un incapable, il doit toujours recueillir son avis. Brillante musicienne, elle est partout pour gérer les galas, et on apprendra qu’elle ferme largement les yeux sur cette corruption, tant qu’elle y trouve son compte.

secret love affair kim hee ae park hyuk kwon

Son univers va pourtant vaciller du jour au lendemain. Son mari est particulièrement jaloux d’un autre prof de musique de l’école, lequel a réussi à trouver un protégé extrêmement brillant. Lassé par ses élèves incapables (mais qui font tourner la boutique), il veut pour une fois enseigner à quelqu’un qui le mérite. Il cherche alors partout sur Internet un candidat de valeur, via des vidéos d’apprentis. Alors qu’elle passait par là, Oh Hye Won remarque alors que sur l’une d’entre elles, un joueur de piano a une ténosynovite (inflammation due à une extrême sollicitation du poignet et de la main). Ayant eu elle-même ce genre de désagrément, elle s’empresse d’en avertir l’auteur de la vidéo. Ce seront leurs premiers échanges  teintés d’humour.

secret love affair yoo ah in

Ce dernier est en fait un livreur (dont la petite amie est masseuse de l’héroïne). Lorsqu’il va livrer une cravate le jour d’une représentation de l’école, il assiste secrètement aux répétitions d’un duo de piano, et tente de reproduire tout seul l’arrangement à 4 mains quand le piano est enfin libéré. Il échappe de justesse à la sécurité, grâce au mari d’Oh Hye Won, qui comprend très vite que ce gars là a du potentiel.

Oh Hye Won est alors chargée de l’évaluer, et une vraie renaissance va s’en suivre.

secret love affair kim hee ae yoo ah in

Alors que toute l’histoire se joue jusque là quasiment sans bande originale, on assiste alors à des scènes somptueuses, où notre pianiste talentueux fait passer Oh Hye Won par tous les stades, de l’étonnement à l’admiration, de l’indifférence à l’extase. Lorsqu’ils se mettent à jouer tous les deux, leur connexion est intense, comme un orgasme. Possédés par la musique, leurs corps se tendent, s’étirent, reprennent leur souffle. La musique classique sublime leur réaction, et ces scènes incroyables valent à elles seules le détour. Nous sommes au delà de l’hommage au piano et à la musique. Nous sommes dans le cœur du sujet : la musique est un moyen de sublimer les sentiments.

secret love affair piano scene

Leur expérience va les bouleverser, hanter leurs soirées et leurs nuits. Et ils vont bien sûr comprendre que cette entente parfaite sur les touches du piano va bien au delà de la simple admiration de leurs beautés musicales réciproques.

yoo ah in secret love affair

Ces passages, amis lecteurs, hantent encore votre humble blogueur. Rares sont les fictions à réellement transmettre ce que la musique peut faire vibrer au fond de vous. Les morceaux sont somptueux, interprétés avec grâce, fougue, magie, ils vous transportent, vous font réfléchir…

kim hee ae secret love affair

Mais redisons-le ici. Si l’univers musical est évidemment l’atout de la série, les personnages et la manière de raconter ne sont pas en reste. Au terme des deux premiers épisodes, nous sommes loin, très loin de la caractérisation habituelle des dramas coréens. Avec ses personnages ambivalents, complexes, son langage moderne, on touche à l’intime. Certains dialogues féminins décomplexés surprennent, et une fois encore les auteurs parviennent à donner une toute autre dimension à la femme coréenne. Une femme libre, maline, qui n’arrache pas au spectateur de la pitié ou de la sympathie. Mais une figure réaliste, froide, qui va se réchauffer au fil de sa passion.

On nous promet d’ailleurs des scènes torrides. Nous verrons bien, puisque la Corée du Sud a tendance à s’enflammer un peu vite. Mais le fait est que les acteurs, eux aussi, sont impressionnants.

La mise en scène, limite japonaise, est la même que dans A Wife’s Credentials (exceptée les flamboyants passages au piano, et l’enivrement qui s’en suit). Et les auteurs n’ont pas voulu prendre de risque. Ils ont également repris leurs acteurs. Kim Hee Ae trouve donc ici un personnage qui s’inscrit un peu dans la continuité, avec un rôle de femme affranchie, autonome, libre d’aimer. On retrouve également Park Hyuk Kwon en tant que mari lâche, égoïste, incompétent. Mais la bonne surprise, c’est l’acteur qui interprète ce jeune pianiste brillant, en décalage de 20 ans avec l’héroïne. Yoo Ah In joue à merveille la candeur et l’anxiété. De ses balbutiements à sa révélation, l’acteur joue tout en finesse, et prouve qu’il est capable de jouer dans la cour des grands.

Avec son propos mature, équilibré, intelligent, sa fine et magique mise en scène, ses acteurs fabuleux, Secret Love Affair constitue la nouveauté coréenne la plus enthousiasmante de ces 12 derniers mois. Incontournable.

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Dramas coréens à venir (Printemps 2014)

Il était temps de donner un aperçu des prochaines productions télévisuelles coréennes… Rappelons, comme d’habitude que les annulations, désistements, sont à la fois fréquents et rapides en Corée du Sud. Mais il y a déjà là quelques projets enthousiasmants parmi la trentaine recensée.

Le plus dur, maintenant, c’est d’attendre …

mother's garden

Mother’s Garden (17 Mars, MBC) drama familial de plus de 100 épisodes avec Jung Yoo Mi (Rooftop Prince). Le résumé est tellement vague qu’il vaut mieux ne rien rajouter !

secret love affair

Secret Love Affair (17 Mars, JTBC) 20 épisodes pour ce mélodrame musical où une femme d’une quarantaine d’années (Kim Hee Ae, A Wife’s Credential) a une affaire avec un homme de 20 ans (Yoo Ah in, Sungkyunkwan Scandal). Avec le duo scénariste/réalisateur d’A Wife’s Credential aux commandes, le drama est tout simplement immanquable.

wild chives and soybean soup

Wild Chives and Soy Bean Soup : 12 Years Reunion, (22 Mars, JTBC) drama familial de 50 épisodes avec Lee So Yeon (Feathers in the wind) et Nam Goong Min (I Need Romance 3). Après une nuit d’amour, une lycéenne tombe enceinte. 12 ans plus tard, les deux protagonistes de l’histoire se revoient.

hotel king mbc

Hotel King (29 Mars, MBC) Le duo mythique de My Girl (Lee Dong Wook, Lee Da Hae) est de retour. Cette fois-ci, elle est l’héritière d’un hôtel luxueux, et lui est un manager froid qui cache le fait qu’il a été abandonné par ses parents… La scénariste de Feast of Gods est sur le projet. Le dernier teaser insiste bien sur les enjeux de pouvoir (« I’m your master »). Bref, on attend de voir ça avec impatience.

rude miss young ae

Rude Miss Young Ae, 13è saison (27 Mars, tvN) toujours avec Kim Hyun Sook en célibataire un peu ronde (tout est relatif)… La comédienne a réussi à être l’un des visages les plus familiers du petit écran avec le portrait de cette femme qui se bat au quotidien.

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Ten Days Ago (Mars, OCN) 10 épisodes sur un homme qui a commis un crime il y a 15 ans et qui va bientôt être prescrit. Avec Chun Jung Myung (Man of Honor). Le projet est largement en retard.

a witch's love

A Witch’s Love (7 Avril, tvN), remake de la série taïwanaise Queen of no Marriage, cette noona romance légère (comédie romantique où la fille est plus âgée que le garçon) sera jouée par Uhm Jung Hwa (The Man Who Can’t Get Married) et Park Seo Joon (Dream High 2). Chacun va apprendre à surmonter ses blessures amoureuses grâce à l’autre. Le réalisateur d’Heartless City est aux commandes. Ça va lui changer.

golden cross

Golden Cross (9 Avril, KBS) l’histoire de la vengeance d’un homme qui a perdu sa famille. Avec Kim Kang Woo (Story of a Man), Lee Si Young (Wild Romance), Uhm Ki Joon (Ghost), Han Eun Jung (Full House).. Avec la scénariste de Bridal Mask aux commandes, on aura certainement des scènes intenses…à condition que le réalisateur de Marry Me Mary y mette du sien.

gap dong

Gap Dong (11 Avril, tvN) . Des enquêtes criminelles sur des meurtres en série, avec le versatile Yoon Sang Hyun (I Hear Your voice), Sung Dong Il (Answer Me 1997) et Kim Min Jung (The Third Hospital). Rappelons que le script s’inspire de l’histoire vraie de 10 femmes tuées par un seul homme entre 1986 et 1991, ce qui avait déjà permis de donner un classique du cinéma coréen, Memories of Murder.

big man

Big Man (14 Avril, KBS) Kang Ji Hwan (Coffee House) devrait incarner un homme pauvre qui apprend qu’il est le fils caché d’ une riche famille. Cette dernière le manipule afin de sauver la vie d’un de leurs fils. Le casting est vraiment très plaisant, avec Daniel Choi (Babyfaced Beauty), Lee Da Hee (I Hear your voice), Jung So Min (Can We Get Married).. Le réalisateur de Flowers For My life revient pour ce projet. Oui, ce dernier argument est tout simplement imparable.

into the flames

Into the Flames (19 Avril, TV Chosun) retracera le parcours du créateur du 4è producteur d’acier au monde, et premier ministre du pays dans les années 2000, en même temps qu’elle décrira la croissance du pays. Avec des acteurs vétérans comme Choi Soo Jong (Comrades), Son Tae Young (Freeze) ou Ryu Jin (Babyfaced Beauty). Ça fait un petit moment qu’on entend parler de ce projet, et je suis vraiment curieux de voir quelle liberté de ton sera donnée sur cette chaîne.

doctor stranger

Doctor Stranger (28 Avril, SBS) L’histoire d’un médecin kidnappé en Corée du Nord, qui parvient à revenir dans son pays, et essaye de faire franchir sa fiancée… La thématique est évidemment très intéressante. En espérant que le côté médical ne soit pas trop mis en avant. On devrait y retrouver Lee Jong Suk (I Hear Your Voice), Jin Se Yun (Bridal Mask) mais aussi Park Hae Jin (My Love From Another Star). Et le réalisateur de City Hunter et Master’s Sun est de la partie.

you're all surrounded

You’re All Surrounded (30 Avril, SBS) devrait raconter la vie d’un commissariat de police et ses jeunes recrues composés de Lee Seung Ki (My Girlfriend is a Gumiho), Cha Seung Won (City Hall), Go Ah Ra (Answer Me 1994), Oh Yoon Ah (Childless Comfort), et Ahn Jae Hyun (My Love From Another Star). Avec un casting alléchant, le réalisateur d’History of a Salaryman, et le scénariste de Surgeon Bong Dal Hee, comment refuser?

grandpa over flowers investigation team

Grand Pa Over Flowers Investigation Team (30 Avril, tvN) pour les amoureux du célèbre variety show, voici la version drama ! On suivra donc 3 flics qui deviennent subitement âgés en une nuit. Ils seront accompagné d’un plus jeune (Kim Heechul de Super Junior). La curiosité de ces prochains mois.

glorious day

Glorious Day (Avril, SBS) Ce weekend drama racontera comment une femme écrivain essaye de marier ses 3 filles. On retrouvera notamment la vétéran Kim Mi Sook (Marathon). On manque encore d’infos.

????? 2008.01.14 ??? ???

Everything KimChi (Avril, MBC) Un drama familial sur…. une entreprise de kimchi ! Avec la vétéran Kim Ji Young (My Lovely Fool). Le projet semble retardé.

come jang bo ri

Come ! Jang Bo-Ri (Avril, MBC) Autre drama familial sur le changement d’identité de deux femmes, l’une qui va dans une famille riche et l’autre dans une famille pauvre. Avec Oh Yeon Seo (Babyfaced Beauty). Il faut compter une cinquantaine d’épisodes pour les plus courageux.

a new leaf

A New Leaf  / Repentance (Avril, MBC) devrait raconter l’histoire d’un avocat véreux (Kim Myung Min, The King Of Dramas) qui perd la mémoire suite à un accident. Lorsqu’il reprend le travail, il est confronté à son passif. Le projet a pour scénariste la responsable de Golden Time et on trouve à la réalisation le responsable d’I Miss You. On croise les doigts pour une bonne surprise.

angel eyes

Angel Eyes (Avril, SBS) a un synopsis proche de Wild Chives and Soy Bean Soup, avec son histoire de couple qui se retrouve 12 ans après leur rupture. Lui était tombé amoureux d’une aveugle, laquelle a retrouvé la vue suite à une opération. Au menu : Lee Sang Yoon (The Duo), et Gu Hye Seon (Boys Before Flowers) mais aussi Kim Ji Suk (Personal Taste) et Gong Hyung Jin (Alone In Love). Par le réalisateur de Will It Snow for Christmas et la scénariste de Boys over Flowers. Pas encore de buzz.

triangle fan made

Triangle (Mai, MBC) racontera la réunion de 3 frères 20 ans après la disparition de leurs parents. L’un est devenu policier, l’autre gangster et le petit dernier un type égoïste qui ne pense qu’à l’argent. Avec l’incontournable Lee Bum Soo (History of a Salaryman), Kim Jae Joong (Protect The Boss) et le scénariste de Gu Am Heo Joon. La jolie photo illustratrice est faite par un fan.

mozart romance

Mozart Romance (Juin, KBS) Jang Hyuk (Windstruck) jouera un compositeur de génie qui se réveille au bout de 14 ans de coma et qui doit se réadapter à sa nouvelle vie. Pas d’autres nouvelles sur cette comédie romantique pour le moment.

joseon shooter

The Joseon Shooter (Juin, KBS) Han Joo Wan (Wang’s Family) jouera dans ce sageuk du 17è siècle racontant l’histoire d’un guerrier qui troque ses lames pour des armes à feu afin de venger sa famille. Le réalisateur de Princess Man sera là. Et aux dernières nouvelles Lee Jun Ki pourrait être de la partie.

Endless Love (Juin, SBS), un drama sur la politique des années 80, avec une héroïne encore non castée en tête d’affiche. La scénariste d’East of Eden verra ses dialogues mis en scène par le réalisateur de Warrior Baek dong Soo.

it's alright it's love

It’s Alright It’s Love (Juillet, SBS) sera une comédie légère dans l’univers d’un hôpital psychiatrique. Le duo responsable de That Winter The Wind Blows reprend service (le mélo devrait donc forcément être de la partie à un moment ou à un autre), et le casting est déjà bien avancé : Jo In Sung leur a tellement tapé dans l’œil qu’il est réembauché sur ce projet (il jouera un écrivain), accompagné de Gong Hyo Jin (qui jouera une psychiatre), et du vétéran Sung Dong Il (Answer Me 1997). Forcément très alléchant.

Projets sans date :

La saison 4 de God’s Quiz (OCN, 2014)

Tears of Heaven (tvN, 2014), l’histoire d’une fille (Hong Ah Reum, Rock Rock, Rock) qui a été abandonnée deux fois par sa mère.

Descended From The Sun (SBS, 2015). L’histoire de catastrophes naturelles qui rapprochent les gens, par la scénariste de Secret Garden.

Et vous ? Avez-vous choisi ? Pour ma part je retiens Secret Love Affair, Hotel King, Golden Cross, Gap Dong, Big Man, Doctor Stranger, You’re All Surrounded et It’s Alright it’s love.