The Crazy Ones [Pilote]

the crazy ones

Houlà. Le nouveau show le plus buzzé sur CBS est aussi l’un des plus navrants. Sur le papier, il y avait de quoi s’enthousiasmer devant ce duo improbable : Robin Williams, père de Sarah Michelle Gellar. On avait du mal à imaginer ce qu’ils allaient se dire mais on se disait que ça allait forcément donner quelque chose.

Hélas, non. La nouvelle comédie de CBS est un nouveau show ego-centré, cette fois sur Robin Williams, dont les pitreries (ou plutôt délires) finissent par agacer même les plus grands fans de Mrs Doubtfire.

the crazy ones robin williams

Avec moins de 20 minutes au compteur, croyez moi, j’ai vu le temps passer. Si ça vous amuse de voir Robin Williams et ses guests improviser, chanter et dire n’importe quoi, vous faites partie des millions de téléspectateurs à avoir plébiscité ce programme. Mais qu’on ne compte pas sur moi pour encenser cette comédie écrite sur un coin de serviette de table.

the crazy ones sarah michelle gellar and other unused actors

Je pensais naïvement que la présence de Sarah Michelle Gellar (et des autres membres du casting) allait servir de tremplin à quelques répliques, à des situations diverses et variées, ou même – des personnages avec du caractère ou quelque chose d’intéressant à dire. Au final, je vous mets au défi de me dire à quoi servent les autres acteurs, et quels sont leurs rôles.

the crazy ones kelly clarkson

Le concept de l’agence de publicité ne sert que de brainstorming à des élucubrations sans intérêt, sans émotion, et sans rire. Par contre on a droit à de la publicité pour Mc Donald (qui permet bien sûr de réunir les gens et les rendre heureux), et à une chanteuse en guest star (Kelly Clarkson) qui pense casser son image ou changer de carrière, soit la recette absolue du couch potato ayant du temps de cerveau disponible.

Buts ? Enjeux ? Thématiques ? Définitions des personnages ? Gags ? Dialogues ? Relations entre les personnages ? C’est le zéro pointé partout.

Ce n’est même pas que la comédie est mauvaise ou désespérante, c’est juste que j’ai senti tout le long qu’on me prenait pour un …. Vous êtes sûr que c’est une série de David E. Kelley ?

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Ringer saison 1

Ringer était l’une des séries les plus attendues de la rentrée, et qui aura le plus déçu avec son pilote très mal mis en scène. Les audiences n’ont pas suivi, ce qui fait que le show sera selon toute vraisemblance annulée d’ici peu. La série, il est vrai, n’a pas été épargnée par la critique, qui pointe du doigt ses nombreux défauts.

Rappelons le pitch : Bridget (Sarah Michelle Gellar), prostituée, est témoin du meurtre d’une de ses collègues. Le meurtrier, Bodaway, la prend en chasse et Bridget se retrouve dans le programme de protection des témoins. N’ayant confiance en personne, elle décide finalement de fuir pour rejoindre sa sœur jumelle Siobhan Martin à New York, laquelle vit une vie de rêve, ayant épousé un richissime consultant financier (Ioan Gruffud). Les retrouvailles sont de courte durée : Siobhan fait croire à sa sœur qu’elle se suicide et disparait, ce qui permet à Bridget de prendre sa place et, pense-t-elle, d’avoir enfin une vie paisible. Hélas, sa vie est toujours menacée alors qu’elle doit garder son terrible secret…et que la police (Nestor Carbonell) n’est jamais loin. En découvrant sa nouvelle vie, Bridget apprendra beaucoup de choses sur sa sœur…

Le pilote était plutôt décourageant, car la mise en scène était médiocre (le fameux fond bleu restera dans les grands souvenirs de la saison télévisuelle américaine), et les personnages peu attachants. Ces deux éléments se sont légèrement améliorés au fil du récit. La mise en scène devient plus conventionnelle et acceptable, et certains épisodes laissent transparaître un peu d’émotion. Un peu, mais c’est tout. Car dans la plupart des épisodes, ce petit monde agit un peu à sa guise, et on a vraiment envie de donner une distribution de claques à quelques personnages naïfs ou horripilants ( Henry Butler (Kristoffer Polaha) ou Victor Machado (Nestor Carbonell) qui se laissent berner facilement, et surtout l’insupportable adolescente à problèmes Juliet Martin (Zoey Deutsch). Cette dernière était certes prévue dans le script avant que la série n’atterrisse à la CW, mais on ne peut s’empêcher de penser que son importance n’a cessé de grandir en raison du jeune public de la chaîne. Si finalement on comprend comment elle est intégrée aux intrigues principales, il faut malheureusement accepter sa présence pendant de très longs épisodes. Même Bridget et Siobhan ne sont pas totalement épargnées. Contrairement à certaines réactions que j’ai pu lire sur le net, j’ai ressenti quelque chose pour ces deux sœurs aux parcours différents et au passé tumultueux, et elles sont suffisamment malines pour être (un peu) crédibles. Mais de là à avoir peur pour elles quand elles sont en difficulté, non.

C’est là le nœud du problème. Car la série va multiplier les rebondissements. A quoi bon si on ne se soucie guère du sort des personnages ? Leur impact est fortement diminué, d’autant qu’il n’est pas forcément facile de suivre le puzzle ; Qui sait quoi à propos de qui ? Où en est-on dans le mensonge ? Ce qu’on nous raconte, est-ce la vérité ? C’était qui déjà celui-là ? La série ne prend pas de gants et n’utilisera pas toujours de flashbacks pour expliquer certains éléments vus il y a une bonne dizaine d’épisodes, alors que pour d’autres éléments elle s’attardera à nous démontrer ce qu’on avait déjà deviné il y a très longtemps. Ça manque de finition dans la présentation, vu les nombreuses pauses dans la diffusion. Certes, au final, l’intrigue décortiquée est assez simple, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à échafauder de nombreuses théories, certaines scènes jouant suffisamment sur l’ambiguïté. C’est d’ailleurs le seul vrai point positif que je retiendrai de l’aventure : des rebondissements à la pelle, décomplexés. Au final, on n’y croit pas, on a pas peur pour nos personnages, mais ce côté bordélique organisé, ce rythme surprenant est addictif, tandis que les personnages tête-à-claques, superficiels, nous plongent dans une série B. Un guilty pleasure à assumer (et pourtant je n’aime pas ce terme).

Et j’assume. J’ai aimé Ringer et ses rebondissements aussi incroyables que ridicules. L’intrigue s’est fortement inspirée de certains films, le final est décevant parce qu’il aurait du exploiter les nombreux indices disséminés jusque là pour que la révélation finale fasse effet, (et ce qui nous intéressait était ce qui se passe après). Mais qu’importe, j’en garde paradoxalement un joli souvenir. Pour son retour à la télévision, cependant, Sarah Michelle Gellar méritait mieux. Ça sera pour une autre fois, hein ?

Ringer [Pilote]

La rentrée commence officiellement aujourd’hui, avec le retour de Sarah Michelle Gellar (Buffy) dans une nouvelle série : Ringer. J’étais particulièrement impatient à l’idée de voir ce que pouvait donner cette série initialement prévue pour CBS puis diffusée sur CW. Alors qu’en est-il au final ?

Démêlons l’histoire qui rappelle nombre de téléfilms : Bridget et Siobhan (Sarah Michelle Gellar) sont deux sœurs jumelles qui ont vécu chacun de leur côté depuis des années. Bridget, à la suite d’un évènement encore inexpliqué (perte d’un enfant ?), tombe dans la drogue et la prostitution. Elle assiste à un meurtre fomenté par un chef mafieux. Devenue témoin protégée par la police, elle décide de s’enfuir la veille de sa comparution. Elle rejoint sa sœur jumelle Siobhan, laquelle vit dans le luxe depuis qu’elle est mariée avec Andrew (Ioan Gruffudd). Mais les retrouvailles sont courtes : lors d’une virée en mer, Bridget s’assoupit. Lorsqu’elle se réveille, Siobhan a disparu. S’est-elle suicidée ? Bridget se glisse dans la peau de sa sœur, pensant enfin avoir trouvé tranquillité et confort. Il n’est pas bien difficile pour elle de donner le change, mais elle s’aperçoit peu à peu que sa sœur cachait de nombreux secrets… notamment avec Henry (Kristoffer Polaha, Life Unexpected), le mari de sa meilleure amie. Sans compter que l’agent du FBI Victor Machado (Nestor Carbonell, Lost) et la mafia semblent toujours aux trousses de Bridget. Bridget va devoir se battre sur deux fronts…

Verdict ? Le pilote souffle constamment le chaud et le froid.

Le chaud, parce que même si l’histoire ne paraît pas bien originale, on sent que de nombreux rebondissements sont à venir, et je me suis surpris à imaginer dès maintenant différentes théories sur la suite de l’aventure.

Le froid, parce que le trailer laissait déjà entrevoir  la quasi-totalité des intrigues du pilote, ce qui n’a laissé que peu de place à la surprise. Plus décevante en revanche, est la mise en scène parfois très maladroite. Que ce soient les juxtapositions des sœurs ensemble à l’écran ou le fond bleu, la série souffre d’un manque de moyens qui n’est pas compensé par une mise en scène imaginative. Cela nuit grandement à la crédibilité de la série. Même Sarah Michelle Gellar semble vaciller, particulièrement quand elle n’a personne en face d’elle pour lui donner la réplique. Quand elle se retrouve seule ou lorsqu’elle doit jouer en face de sa sœur jumelle, on ressent une sorte de malaise, un sentiment d’irréalité qui empêche de se prendre d’affection pour le personnage.

Pour le personnage de Bridget, je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose. Ne pas ressentir davantage d’empathie à l’égard de celui-ci peut présager de futurs rebondissements, mais c’est aussi et surtout un handicap pour s’attacher à la série sur le moyen terme.

On se retrouve de fait dans un pilote qui cherche son ton. Rien n’est foncièrement noir ou paranoïaque. Siobhan disparait, des gens mystérieux lui courent après ? la mise en scène n’en fera pas grand cas. Au contraire, la bande son délivrera quelques chansons dans le style qui a fait le succès de CW auprès des ados.

Si la déception est de mise, je croise tout de même les doigts pour que le scénario soit plus surprenant dans les épisodes à venir. Mais tiendrais-je jusque là ?

EDITION du 19/04/12 : Vous pouvez retrouver une critique de la saison ici.

Classement pour la rentrée américaine 2011 : #6 : Ringer (CW)

En tant que fan de Buffy, je ne pouvais pas rester de marbre à l’annonce de la nouvelle série de Sarah Michelle Gellar. Si les premières informations sur Ringer étaient décevantes, les premières images, au contraire, m’ont plutôt rassuré. Il y a là une belle ambiance, une volonté de rendre les motivations des personnages pour le moins confuses et si tout se passe bien l’ensemble sera suffisamment noir, bourré de rebondissements et de révélations pour être captivant. Le retour du feuilletonnant a du bon. Si la série peut être aussi surprenante que Nikita l’an passé, je serai rivé devant ma télévision chaque semaine.

L’histoire ne suggère que peu de choses : Bridget fuit la mafia et part à la rencontre de sa soeur jumelle, Siobhan, laquelle en disparaissant laisse derrière elle de nombreux secrets….

J’en vois déjà certains se gausser parce que c’est la CW, rappelons que la série était prévue à l’origine sur CBS. Et c’est sans doute à cause de son aspect feuilletonnant qu’elle a été refusée à l’époque.

Je suis résolument optimiste. Le cast est, de plus très attrayant, avec, outre Sarah Michelle Gellar, Nestor Carbonell (Lost), Kristoffer Polaha (Life Unexpected), Jason Dohring (Veronica Mars). Les créateurs de la série sont Eric Charmelo et Nicole Snyder qui ont notamment écrit sur Supernatural.

Réponse très prochainement le 13 Septembre. Et voici une petite preview pour patienter.