Crisis [Pilote]

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Le nouveau thriller de NBC a beaucoup de chance de faire le buzz ces prochains jours. L’une des raisons les plus évidentes est le retour de Gillian Anderson (X-Files) à la télévision américaine (après un passage remarqué dans The Fall en Irlande).

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Mais Crisis cache bien d’autres atouts, à commencer par son pitch : les enfants des personnalités les plus influentes sont kidnappés. Et on sent clairement les influences à tous les étages : soap pour ados (une relation prof-élève, avec l’acteur de One Tree Hill ), un côté 24 avec un déroulement chronologique respecté (excepté un flashback explicatif), une pincée de Die Hard avec le gars des services secrets qui contrecarre un peu le plan des méchants (l’un d’entre eux voudra venger son frère), et un secret de famille bien gardé histoire d’enfoncer le clou au niveau soap.

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Et vous savez quoi ? Ça fonctionne pas si mal. Principalement parce que le rythme est effréné et que la densité d’informations est importante. On regrettera toutefois un ou deux rebondissements prévisibles, mais quelques bonnes surprises seront de la partie. La bonne idée, c’est qu’il s’agit d’une partie d’échec où les bad guys exploitent les ressources du FBI.

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Par contre sur le long terme, impossible de voir comment le show va pouvoir s’équilibrer. Je crains surtout un peu trop de temps passé auprès des ados, qui peuvent vite se retrouver tête à claques… De même le « méchant » manque singulièrement de charisme, mais il y a encore moyen de redistribuer les cartes.

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Globalement on est quand même au-dessus du niveau de Hostages qui n’avait aucune tension et s’escrimait en vain à nous attacher aux méchants de l’histoire. Méfions nous tout de même, parce que si Gillian Anderson est au générique, on retrouve aussi Rachael Taylor qui enchaîne les échecs à la télévision (Charlie’s Angels, 666 Park Avenue).

Alors, Crisis, petit divertissement sympathique ? On croise les doigts.

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666 Park Avenue [Pilote]

Il y avait de quoi prendre peur au vu de l’ambition affichée par le dernier drama d’ABC. Et pourtant, le pilote arrive à retirer son épingle du jeu, malgré ses défauts.

Déjà, oubliez toutes vos références en terme de films d’horreur, la série n’a pas vocation à faire peur, même si elle essaye de jouer avec les codes du genre. Elle se contente d’intriguer, et c’est déjà pas mal. Lorsque notre jeune couple devient manager d’un immeuble tenu par le diable, le plaisir de la découverte l’emporte largement sur les effets spéciaux.

Le pilote est d’ailleurs un peu trop démonstratif, il y avait peut-être moyen d’être plus sobre, et d’utiliser la suggestion et la lumière plutôt que des images de synthèse. Cela dit, cela fonctionne sans que cela ne soit tourné en ridicule et le pilote arrive à imprimer une certaine ambiance. Évidement tout le monde comparera avec American Horror Story, mais le ton de la série n’est pas le même. Exit le gore, bienvenue le mystère.

Nous faisons donc la connaissance des occupants de l’immeuble qui semblent tous avoir signé un pacte avec le tentateur Mr Doran (Terry O’Quinn). Et si nombre d’entre eux essayent de résister à l’appel du mal, on se demande à chaque fois s’il existe une porte de sortie. L’enjeu semble donc être là, jouer sur la part de mal en chacun, et voir de quel côté penchera la balance. L’immeuble en lui-même possède un secret que notre héroïne (Rachael Taylor) s’empresse de vouloir découvrir.

Mais à force de manœuvrer dans le flou et de ne pas oser davantage, le pilote laisse aussi sur la faim. Il manque quelques ingrédients supplémentaires pour avoir envie de se pencher davantage sur ces questions. Heureusement, pour compenser, il y a le casting, très satisfaisant pour les propriétaires de l’immeuble (Terry O’ Quinn et Vanessa Williams), mais plutôt limité pour Rachael Taylor et Dave Annable, qui ont la carrure pour être innocents et naïfs mais guère plus. Enfin, Pour la partie sexy nous avons droit à une sosie de Laura Vandervoort, Helena Mattson et les fans d’One Tree Hill reconnaîtront Robert Buckley. ABC ratisse large pour plaire à de multiples publics, espérons que cela ne causera pas sa perte.

Au final, passé l’effet découverte, je me demande bien comment la série va tenir sur le long terme. Les thématiques fantastiques sont toujours difficiles à maîtriser. Sans être convaincu, j’ai passé un moment suffisamment agréable pour avoir envie d’essayer quelques épisodes supplémentaires. Je ne suis pas très optimiste mais ma curiosité est éveillée…