Party Down saison 2

Party Down avait été la bonne surprise de l’année dernière. Une comédie trash et désespérée sur des wannabe acteurs qui organisent des réceptions dans le milieu d’Hollywood (mais pas seulement), c’était déjà une riche idée. Mais avec Rob Thomas (Veronica Mars) aux commandes, on s’était vite aperçu que la série non seulement avait du potentiel, mais était réjouissante, avec son humour débridé.

Cette seconde saison a malheureusement montré les limites du show. On prend toujours du plaisir à voir comment les situations se goupillent les unes aux autres jusqu’au final explosif (le côté théatral du comique de situation est impeccable et force le respect), mais que de gags vus et revus pour en arriver là. Je sais bien que la drogue, le sexe sont les éléments principaux de la série, mais encore faudrait-il trouver autre chose à dire que « machin est défoncé », ou « machin se fait l’autre dans l’arrière salle ». Parce que ça arrive dans quasiment tous les épisodes, mine de rien !

En fait, pour s’apprécier, la série doit vraiment se voir à petite dose. J’ai fait l’erreur de rattraper mon retard en regardant 3 épisodes à la suite, et ça saute aux yeux.

Pour autant, le charme opère toujours, grace à des acteurs formidables. La saison 2 est cependant en retrait, car substituer Jane Lynch par Megan Mullaly (Glee oblige), c’est pas vraiment une réussite. Megan Mullaly est vraiment irritante à faire son sketch dans son coin, et jamais elle n’a réussi à s’intégrer complètement.

Heureusement le show décolle un peu plus quand il se recentre à nouveau sur Adam Scott et Lizy Caplan. Que voulez-vous, je suis shipper dans l’âme, et puis il est très difficile de résister à Lizzy Caplan (The Class, True Blood). Ca m’a plu de retrouver cette connivence et cette dynamique. Même chose pour Ken Marino qui était paradoxalement en début de saison parfois trop à côté de ses pompes pour incarner le loser idéal.

Du côté des guests, par contre j’ai été déçu par rapport à la première saison. Kristin Bell n’a pas vraiment brillé, à mon grand regret. Steve Guttenberg est méconnaissable mais pas assez drôle, et Patrick Duffy joue dans une scène inutile de quelques secondes. Du gâchis.

Pour autant, je n’ai pas  boudé mon plaisir pendant cette saison, même si une certaine lassitude s’est installée.

De toutes manières, il n’y aura pas de troisième saison. C’était déjà mal parti avec le départ d’Adam Scott tandis qu’une très forte incertitude planait sur Ryan Hansen (qui joue la saison prochaine dans Friends with Benefits sur NBC). Et ça a failli encore plus mal tourner puisque Lizzy Caplan a tourné le pilote de Tru Love (CBS). La série, finalement renommée Mad Love ne se fera pas avec elle. (La série de mi-saison sur CBS est la reine des désistements). La nouvelle est tombée hier : faute d’audience, Rob Thomas voit encore une de ses séries se terminer précipitamment, sans véritable « fin ».

Même si ça tournait en rond, je l’aimais bien, cette série comique.

Upfronts 2010 : ma sélection

Il est toujours hasardeux de faire des pronostics sur la base de trailers, de pitchs, de casting ou de réalisateurs. Mais quand on est fan de séries, ça fait partie du plaisir, de se dire que peut-être cette série-ci ou cette série-là sera une de mes grandes joies télévisuelles la saison prochaine.

Je ne vais donc pas vous parler des upfronts en totalité, mais juste de ce qui est susceptible de m’intéresser. Je suis prêt à me renier la saison prochaine, ne vous inquiétez pas.

On commence avec la CW, qui nous offrira un remake de Nikita, avec Maggie Q. Pour ceux qui ont vu Naked Weapon, je pense qu’il y a là de quoi fantasmer un peu sur une série d’action sexy. Et puis il y a aussi Shane West (Once and Again), un acteur que j’aime beaucoup, et Melinda Clarke (The OC), Xander Berkeley (24). Évidemment il faut relativiser, on est sur la CW, comme le prouve ce trailer mal monté. Mais peut-être aura-t-on une belle surprise ?

On continue avec ABC, qui nous offre une comédie avec Matthew Perry, qui incarne le manager quadragénaire d’une arène sportive. Ça s’appelle Mr Sunshine, et on y trouve également la talentueuse Allison Janney (The West Wing) et la jolie Andrea Anders (Better Off Ted). Le trailer donne un aperçu du potentiel comique, mais comme toujours difficile de juger. A tester, donc.

Sur ABC toujours : Happy endings semble être une comédie plus conventionnelle sur un groupe d’amis de longue date qui a vécu dernièrement la séparation d’un de leur couple. Les gags ont l’air vus et revus, mais je trouve que ça reste sympathique. On y retrouve notamment Elisha Cuthbert (24) et Eliza Coupe (Scrubs).

Du côté drama, chez ABC, je retiens 2 nouveautés. La première ne surprendra personne, No ordinary Family semble être la série qui fait le plus de buzz actuellement. Mais je tempère cet enthousiasme, parce que si le cast est plus qu’alléchant (Michael Chiklis (The Shield), Julie Benz (Buffy,Angel, Dexter), Autumn Reeser (The OC)), je trouve malheureux qu’on nous raconte encore une histoire de super-héros qui découvrent des pouvoirs, qui vont devoir se cacher et qui vont lutter contre le crime. Tout ça dans l’objectif de nous montrer avant tout des effets spéciaux (d’après la bande-annonce en tous cas). (Peut-être que The Cape, une autre série de super-héros sur NBC, sera meilleure, mais la bande annonce ne donne pas du tout envie, malgré la présence de Summer Glau)

Enfin, je retiens aussi Off The Map. Soyons clairs, j’ai pas adhéré à Private Practice. Alors quand Shonda Rhimes (Grey’s Anatomy) nous a proposé encore une nouvelle série médicale, j’étais un peu circonspect. Mais la présence de l’excellente Caroline Dhavernas (Wonderfalls) a suffi à me redonner de l’intérêt. Et le reste du cast n’est pas mal non plus : Jason George (what about Brian), Enrique Murciano (Without a trace). Reste à voir si transporter de jeunes médecins dans la jungle au milieu de nulle part a un véritable intérêt scénaristique.

Du côté de NBC, je retiens également la série comique Friends with Benefits. Oui, je sais encore une série sur des amis qui ont couché, couchent, ou coucheront ensemble. Il n’empêche, la série a du potentiel : l’extraordinaire Ryan Hansen (Veronica Mars, Party Down), Danneel Harris (One Tree Hill), et aussi Fran Kranz qui retrouve un joli rôle après sa révélation dans Dollhouse. Et quand on sait qu’il y a derrière tout cela les personnes à l’origine d’Arrested Development et du film 500 Days of Summer, il y a de quoi être curieux.

Toujours au rayon des séries comiques, Outsourced nous promet une fois encore le décalage entre une société occidentale et orientale. Ca a l’air assez drôle, et rafraichissant. A voir sur la longueur, évidemment, en espérant qu’on ne tombe pas dans une déferlante de clichés. Mais le pitch de base est vraiment intéressant : un américain est obligé d’aller en Inde pour diriger une équipe dans un Call-Center. Il est juste dommage que l’acteur principal soit un peu transparent, mais ça n’est qu’une première impression, bien sûr. En tous cas j’ai hâte de voir le résultat. La série bénéficie d’un bon buzz pour l’instant.

Du côté drama, la série que j’attends le plus cette saison est The Event. Jason Ritter au coeur d’un complot gouvernemental, ça me botte bien. Bien sûr rien de bien original sur le fond, mais j’adore Jason Ritter, génial dans tous ses rôles (Joan of Arcadia, The Class, Parenthood). Et puis les séries feuilletonnantes se font de plus en plus rares. La bande-annonce est particulièrement soignée et efficace. Vous rajoutez à cela Laura Innes (ER), un Scott Patterson méconnaissable (Gilmore Girls), Zeljko Ivanek (Heroes)… Je suis impatient de voir ça.

Enfin, alors que les rumeurs d’un remake d’Alias non feuilletonnant font grand bruit, JJ Abrams propose sur NBC Undercovers un cocktail à la Mr & Mrs Smith. Une série d’action-espionnage autour d’un couple d’espions qui assument vouloir le grand frisson. Des inconnus en tête du casting, des explosions, en bref, du savoir-faire. J’espère que Chuck n’a pas du souci à se faire.

Passons maintenant à la Fox, qui pour le coup, n’a que des séries comiques qui m’intéressent.

Vous y avez cru ? Mais non ! Bien sûr, Ride Along le nouveau drama de Shawn Ryan (The Shield) figure en tête de liste de mes priorités. Avec un tel savoir-faire aux commandes, on se dit qu’on ne peut pas être déçu, même si la bande-annonce n’en montre pas trop. Et puis Jennifer Beals (Flashdance) à la tête de la police, voilà de quoi être curieux.

J’en arrive maintenant aux comédies de la FOX :

Raising Hope est en quelque sorte la résurrection de My Name is Earl. Normal, avec Greg Garcia aux commandes. On y retrouve le même humour un rien redneck et trash, le même genre de caractères, dans une histoire sur un père qui doit s’occuper de son bébé tout seul… et à l’aide de sa famille pas très coopérative. Ca me fait très plaisir de voir Garrett Dillahunt dans un rôle à contre-emploi (il m’avait épaté dans Terminator : the sarah connor chronicles), et de revoir Shannon Woodward (the Riches). La bande-annonce parle d’elle-même :  c’est vraiment très drôle, mais ils risquent de mettre les services sociaux et les associations familiales en colère.

Enfin, dernière série à avoir attiré mon attention sur la FOX : Running Wilde. Forcément, c’est écrit Arrested Development en gros, je ne pouvais passer à côté. L’excellent Will Arnett incarne un riche playboy qui tombe amoureux d’une alter-mondialiste , jouée par Keri Russell (Felicity). Si sur le papier ça semble très bon, je trouve que le trailer qui a été diffusé ne montre pas beaucoup d’alchimie entre les deux protagonistes. Difficile d’intégrer Will Arnett tant son jeu est « à part ». Mais nous verrons bien, ça peut être une des surprises de la saison.

Pour terminer, un petit tour du côté de CBS :

Même si Bleep my dad says bénéficie de beaucoup de buzz avec cette histoire inspirée d’un compte Twitter, j’ai trouvé ça trop plat pour me donner envie de regarder, William Shatner ou non. Enfin, alors que Chuck Lorre est aux commandes, je m’attendais à un meilleur « Mike and Molly » dont la preview n’est pas du tout drôle.

Du coup, la seule nouveauté un tant soit peu attirante est le remake d’Hawai police d’Etat : Hawaii Five O. Je sais, remake + Alex O’ Loughlin, ça donne de quoi avoir peur. Mais la bande annonce est particulièrement efficace. Si, si, vous n’avez pas l’air d’y croire, j’étais moi-même circonspect, mais ça l’air d’être de bonne tenue : Et puis j’aime beaucoup Daniel Dae Kim (Lost) et Grace Park, (Battlestar Galactica) donc je ne pense pas les louper.

Au final, mes 5 plus grandes attentes seraient donc The Event, Off The Map, No ordinary family, Undercovers, Ride Along. Mais si ça se trouve, j’ai écarté dans cette sélection une série qui va me faire chavirer. Suspense !

Bilan de la saison 2009-2010 (US)

La saison télévisuelle américaine s’est désormais achevée, et il est temps de faire un petit bilan personnel. Une saison qui s’est finalement avérée un peu mieux que la catastrophe prévue. Vous trouverez en liens des critiques plus détaillées sur certaines séries (Monk, Lost, 24, Parenthood, Life Unexpected, White Collar, V, Men of a certain age, Modern Family, The Mentalist, Chuck, The Big Bang Theory, et House)

J’aurai pourtant essayé beaucoup de séries cette saison, j’en avais déjà parlé lors de mon bilan mi-saison :

Le domaine médical n’a visiblement pas bien réussi cette saison : Trauma, Three Rivers mettent l’accent sur le spectaculaire, tandis que Mercy revisite la profession d’infirmière (qui comme chacun le sait a son diplôme de médecine en poche). Bref, c’est à se demander si quelqu’un sait encore parler de problèmes de santé en dehors de House, depuis la fin d’ER.

Du côté juridique, vous me direz, on a bien tenté un croisement avec Grey’s anatomy, ça s’appellait The Deep End. Mais l’audience médiocre n’aura pas permis d’en voir beaucoup plus. De mon côté j’ai lâché l’affaire dès la fin du pilote, les personnages n’étant pas du tout attachants. Le monde des avocats est-il trop froid pour en faire quelque chose de plus léger ? Non, puisque Ally Mc Beal était drôle et attachant. La copie est donc à revoir. Et vu les upfronts – j’en reparlerai – on est davantage dans une période plus acerbe et sarcastique (J’adore House mais il faudrait voir à ne pas en mettre partout).

De toute manière, cette saison c’était aussi la tentative de reprendre les vieilles recettes. Avec la fin de Lost, Flashforward aurait du logiquement prendre sa succession. Mais quand on a un cast aussi peu charismatique, et des flashbacks réutilisés toutes les 10 minutes, on ne peut que zapper.

J’avais misé beaucoup d’espoir sur des séries de mi-saison. Pourtant entre les promesses sur le papier et le résultat à l’écran, le décalage fut énorme. Par exemple, Human Target devait être une série d’action avec McG aux commandes. Mais le héros est vraiment trop sûr de lui, indestructible, pour que je ressente le moindre intérêt au show. Autre exemple : Happy Town. Des mystères de disparitions et de meurtres dans une petite ville, avec un joli cast (des acteurs d’October Road, Amy Acker, Sam Neil), a priori ça devrait donner quelque chose de palpitant. Mais au final ça m’a fait penser à un sous Harper’s Island (qui lui-même était déjà très caricatural). Pauvre Amy !

Au rayon sitcom, j’ai essayé Community mais je n’ai jamais accroché aux délires de la série. On aura beau me dire que la série fait des références à la pop-culture, fait de l’auto-dérision, ça reste de l’humour ras les pâquerettes. Mais dois-je préciser que j’adore Arrested Development ? Peut-être lui redonnerai-je une chance un jour.

J’avais aussi tenté le retour de Kelsey Grammer (fan de Frasier oblige), mais Hank n’avait rien de percutant. Pour rire, il aurait fallu des dialogues davantage ciselés et surtout des acteurs talentueux pour lui donner la réplique. Dès les premières minutes, c’était une série sous-budgétisée. Dommage !

Enfin, j’ai également tenté Gravity, agréablement séduit par le thème et les acteurs (forcément, j’ai beaucoup aimé Yvan Serguei dans Les Repentis). Faire une série sur le suicide et le mal de vivre fallait oser. Malheureusement, j’ai trouvé ça très creux, et très inégal. Alors que certaines scènes sont bien trouvées, d’autres ne dégagent aucune émotion. Je suis vraiment embêté, parce qu’il arrive parfois qu’on a très envie d’aimer une série, mais qu’on y arrive pas.

Commençons par la fin

Cette saison, une page se tourne. Lost et 24 tirent leur révérence. L’une en ayant une dernière saison controversée, mais que j’ai pourtant adoré (il suffit de lire ma critique pour comprendre), l’autre en étant toujours aussi décevante.

Deux manières originales différentes de concevoir une série en utilisant le facteur temps pour détourner les contraintes habituelles (et en créer d’autres). Deux séries qui auront marqué la décennie 2000, et qui ne seront pas si facilement remplaçables.

Cette saison fut aussi l’occasion de dire adieu à Monk. Je passe sur la résolution du fil rouge de la série, vraiment décevante sur le motif, ce qui a minimisé l’impact émotionnel. Il est vraiment dommage d’avoir prolongé cette série indéfiniment, au point que son arrêt soit passé inaperçu.

Une autre série prolongée artificiellement, parce qu’elle n’avait plus rien à raconter, fut Heroes. Cette dernière saison n’aura rien changé, même si j’ai apprécié l’arrivée de Robert Knepper (T.Bagwell dans Prison Break). Je ne vais pas enfoncer le clou, tant cette série fut une déception après une si belle  entrée en matière. Aucune psychologie des héros, juste de la mise en scène pour montrer les pouvoirs des différents protagonistes, et des rebondissements capillotractés. Difficile de s’attacher à cette série que j’ai suivi pour avoir une fin. Une fin à l’image de la série, qui n’apporte rien. Mais il parait qu’un téléfilm est en prévision. Espérons que ce ne soit pas comme celui de Prison Break.

Une saison aura suffi à développer une petite sitcom sympathique, Accidentally on purpose. « Drôlement » bien ajustée, elle doit évidemment beaucoup à Jenna Elfman. Je ne pense pas vraiment la regretter puisque les auteurs ont eu le bon goût de clôturer l’histoire. L’ensemble forme un tout très cohérent, et même si c’est finalement très conventionnel, j’ai beaucoup ri.

Enfin, ce fut aussi l’arrêt de Dollhouse, qui n’en finissait plus de développer son potentiel, avec une saison 2 brillante, tout simplement. Joss Whedon avait encore raison.  J’attends les DVD avec impatience. Et quoi que vous puissiez en penser, Eliza Dushku me manque déjà.

Du neuf avec du vieux

Cette année encore, on a utilisé de vieilles recettes. Et pour certaines séries ça a plutôt bien marché, puisque j’ai eu quelques coups de cœur.

Parenthood, d’abord, qui aura su rendre à la série familiale toute ses lettres de noblesse. En plus d’avoir un cast parfait, une vraie alchimie, elle sait être émouvante et drôle. Attention tout de même à ne pas tomber dans l’excès d’optimisme, mais que ça fait du bien d’avoir une série qui donne un peu d’espoir. Si vous n’êtes toujours pas convaincus, allez voir ma critique.

Autre coup de cœur cette saison, Life Unexpected. Si vous avez la nostalgie des séries de la WB, cette série est peut-être celle qui s’en rapproche le plus. Emouvante bien que parfois prévisible, attachante, psychologiquement cohérente, elle développe des histoires romancées sur l’éducation et la responsabilisation sans ostracisme. Finalement, elle sait bien s’adapter à son temps. En ajoutant une pincée de romance et de bonne humeur, il n’en fallait pas plus pour que je tombe sous son charme.

Dans un autre registre, White Collar aura également su me charmer. Il était temps que je trouve une série réussie sur les escrocs, avec une aussi belle alchimie entre les acteurs. Je n’oublie cependant pas quelques épisodes moins réussis que d’autres, et un final peu satisfaisant, mais dans l’ensemble je n’ai pas boudé mon plaisir.

Comment dresser un portrait attachant de quadragénaires masculins ? Tel fut le défi relevé avec brio par Men of a certain age sur TNT. Cette magnifique série m’aura enchanté de bout en bout, notamment par son cast fabuleux (Scott Bakula, Andre Braugher, sans oublier Ray Romano qui fut une vraie bonne surprise). Dotée d’un ton sensible sans tourner au ridicule ses personnages (ce n’est pas un mockumentary, ouf !), la série pose son rythme, et renvoie intelligemment à notre propre existence. Une vraie pépite.

Enfin, la dernière surprise fut le remake de V. Je m’attendais à quelque chose de catastrophique, alors peut-être que ça m’a rendu plus clément. Mais même si la série accumule les défauts (cast dans l’ensemble peu charismatique, rythme élevé oubliant de donner de la profondeur aux thèmes et aux personnages, effets spéciaux peu crédibles), elle n’en reste pas moins plutôt agréable à suivre. (Merci Morena Baccarin, d’ailleurs, pour sa très bonne prestation !). Et maintenant je me demande bien comment ils vont se détacher de l’histoire originale.

Une petite forme

Au rayon des déceptions, cette année, figure en premier lieu Fringe. Oui, je sais, vous allez me dire que la saison s’est bien rattrapée sur la fin. Mais c’était trop tard. En fait, je me rends compte avec le recul que je n’ai jamais eu une saison à la hauteur de la précédente. Je voulais des loners réussis. Manque de bol, la quasi-totalité des loners de cette saison sont complètement ratés. 

Fringe a réussi le tour de force de m’endormir plusieurs fois cette saison. Quant au fil rouge, je cherche encore les raisons pour lesquelles je n’ai vraiment pas été fan. Est-ce parce qu’il s’agit d’un mélange entre des thèmes vus et revus ? Est-ce parce que le final est beaucoup trop prévisible, et cliché ? Quelque chose s’est cassé dans la mécanique de première saison, peut-être est-ce du au fait que Joshua Jackson est devenu subitement agent sur le terrain et monsieur réponse-à-tout ? Qu’on a tenté de nous vendre une romance qui n’avait rien à faire là ? En tous cas je sais que ce qui m’a manqué cette saison, c’est un vrai développement des intrigues. Et alors que sur le fond l’univers de Fringe est cohérent, sur la forme, il y aurait beaucoup de choses à revoir : du rythme, un peu plus d’humour (la série est nettement plus triste cette saison), des scènes qui exprimeraient un peu plus le ressenti des personnages (parce qu’ Olivia Dunham reste froide, quelque soit son habillement, tout comme Peter). Même John Noble m’a déçu cette année, lui qui était pourtant ma raison principale de regarder la série. Pourquoi avoir mis en retrait son humour et avoir assombri son personnage ? Le résultat est que je ne sais pas si je vais continuer de regarder la série l’année prochaine. Si je continue, ça sera probablement par défaut (absence de fantastique à la télé, et/ou pas de nouvelles séries intéressantes).

Une autre série constamment en sursis, c’est How i met your mother, que je continue de regarder par habitude plus que par plaisir. Que dire sinon que cette saison supplémentaire aura été médiocre, avec des gags lourdingues (et qu’on nous répète pendant tout un épisode, en plus), et des personnages qui sont tous devenus irritants. Dois-je mentionner aussi que la série continue de nous escroquer avec une « mother » qui n’est même plus évoquée ? Seuls subsistent quelques rares moments sympathiques, distillés ça et là. Je n’ai qu’une hâte : que la série se termine, avec au moins un épisode qui nous montrera la fin de cette histoire qui n’en est pas une.  Et qu’on cesse de nous rabacher qu’elle est le nouveau Friends, par pitié !

Je ne reviens pas sur Dexter, je n’ai finalement pas grand chose de plus à ajouter à mon bilan d’automne. Je suis curieux de voir comment la saison 5 va repartir.

Des compagnons inconstants

Grey’s anatomy aura vécu une saison chaotique. Rafraichissante en début de saison, elle aura repositionné ses personnages, apporté de nouvelles dynamiques. Hunt et Robbins deviennent intéressants, de nouvelles têtes arrivent. Et puis les histoires doivent être réécrites suite au départ soudain de Katherine Heigl. La seconde moitié de saison aura de longs moments de flottements, mais une fois encore la fin de saison est réussie. Tandis que l’épisode final marquera les mémoires, tant c’est une rupture de ton. Un épisode bourré de suspense et d’hémoglobine (peut être trop!), qui me rappelle un peu le fameux épisode d’ER en sixième saison (Be Still my heart, avec Kellie Martin).

The Mentalist, aura su faire une bonne saison 2, malgré une deuxième partie de saison moins intéressante que la première. Je n’oublie, pas, en effet, un arc bien amené, au final captivant, qui compense l’arrivée d’un personnage maladroitement exploité. Mais cette part de mystère aura peut-être sa signification en troisième saison. De toutes façons, j’ai encore une fois pris un grand plaisir à suivre les enquêtes d’un grand manipulateur.

Modern Family, nouvelle série comique encensée par les critiques, a su ne pas trop appuyer son mockumentary pour rester une série qui peut rire avec ses personnages. Les épisodes ne sont pas tous réussis, mais Ty Burrell mérite le détour.

Les valeurs sûres

Chuck c’est toujours le cocktail réussi de romance, d’action, d’humour. S’il y avait bien une inquiétude à ce sujet à la fin de la saison 2, c’est que les scénaristes n’arrivent pas à se dépêtrer du guépier dans lequel ils venaient de mettre leur héros. Il n’en est rien, la saison 3 aura permis de me procurer des moments de plaisir intenses en bouleversant les relations entre les personnages. Cette tactique est évidemment à double tranchant, puisqu’elle risque de réduire le nombre de rebondissements possibles. Mais je ne vais pas pour autant regretter cette orientation : les personnages sont au top de leur forme (excepté au BuyMore), mon côté shipper a été repu, et le rythme est toujours là. Bien sûr je pourrai regretter 2 guest stars, mais si ça a permis d’en arriver là, pourquoi pas. Au final, j’appréhende la saison 4. Mais j’espère qu’une fois encore, j’aurai eu peur pour rien.

Quant à House, me direz-vous ? Cela fait maintenant chaque saison qu’on nous dit que la série décline. Il n’en est rien. Cette saison aura davantage développé les personnages environnant House, en apportant des histoires plus intéressantes. Je regretterai tout de même le départ d’un des personnages clés de la série (n’en déplaise à ses détracteurs), mais je me dis qu’un retour n’est pas impossible. Une équipe recentrée, un House « modifié », de quoi se concentrer sur l’écriture de chaque épisode. Et cette saison en aura apporté d’excellents, que ce soit en début ou en fin de saison, et je n’oublie pas quelques cas médicaux bien tordus comme je les aime. J’ai d’ailleurs particulièrement apprécié un épisode particulier qui donnait un éclairage tout à fait différent sur la série, en donnant de multiples niveaux de lecture (épisode 6.13 – 9 to 5). Sans révéler la fin de saison, on pourra regretter le fait que House se soaperise un peu, mais le fait est que ça aura permis de donner à Hugh Laurie une prestation magistrale, qui fait voler en éclats son personnage à la toute fin de saison. Reste l’avenir, et d’après ce que j’en ai lu, les scénaristes vont persister dans cette nouvelle voie, et je suis vraiment optimiste. Parce que House n’a pas encore fini sa mutation, et qu’il sera intéressant de le voir se confronter à de nouvelles réalités, loin de ses habitudes. Donc, oui, je suis toujours aussi fan, et j’ai très hâte de voir cette saison 7.

La saison 3 de Big Bang Theory aura beau avoir été inconstante, je n’oublie pas les nombreux fous rires que la série m’aura encore apporté cette année. Oui, la geekerie est une excellente ressource comique même si cette saison elle fut un peu plus en retrait. Mais la série a su faire évoluer ses personnages, sans les casser, et ça n’était pas facile. Cette saison, s’il y a bien une sitcom que j’attendais impatiemment chaque semaine, c’était Big Bang Theory. Sans le moindre doute. J’en profite pour crier mon mécontentement envers le sort réservé à la série en France: entre la VF absolument effroyable et les coffrets DVD disponibles uniquement dans une seule enseigne, à un prix prohibitif, il y a de quoi pleurer amèrement.

Toujours en cours

Je finis ce tour d’horizon de la saison en parlant des autres séries que je regarde en ce moment, et qui ne sont pas terminées. J’y reviendrai sans doute dans des billets détaillés à la fin de leur saison. Je reviendrai aussi probablement sur The Pacific, la mini-série d’HBO sur la guerre du Pacifique. (Je ne l’ai pas encore terminée).

Tout le monde entend parler de Treme, par les créateurs de The Wire. Treme se passe à la Nouvelle-Orléans, après l’ouragan Katrina, et la série sait nous plonger lentement et délicatement dans ce monde musical. J’ai à vrai dire, eu un peu de mal à me mouiller, bien que j’aime beaucoup le jazz New Orleans (j’ai baigné dedans en étant petit). Il me fallait un peu de temps pour m’accorder à la température, la série voulant réaliste, mais surtout très peu rythmée. Et c’est quand j’ai enfin aimé certains personnages (Davis le passionné et Annie l’amoureuse), que je me suis aperçu que j’avais un problème avec le regard politique de la série. A en croire les personnages, tout ce qui leur arrive est la faute des autres : les politiciens -locaux et nationaux, la police, les touristes qui n’y connaissent rien. Pire, il ne fait que très peu mention de la criminalité effroyable qui règne dans la ville. Voir des touristes se balader dans les quartiers chauds et en revenir tout guillerets parce qu’ils ont vécu une expérience sensationnelle, ça m’a un peu chatouillé. A force de dépeindre la Nouvelle Orléans comme une cité martyre où il y fait pourtant bon vivre, je me suis dit qu’on était plus dans le réalisme, mais dans la propagande. Je peux comprendre la passion, j’adore lire, regarder ce qui a été fait par des passionnés, mais je n’aime pas quand on nous présente qu’une seule version. Mais peut-être que la série va revenir sur cet état d’esprit. Je l’espère en tous cas. J’en suis au 7è épisode, et juste parce que j’ai envie de parler frivolités après la politique, Lucia Micarelli, moitié coréenne, moitié italienne, est plutôt jolie en plus d’être très bonne violoniste.

Je reviens aussi sur la saison 2 de Party Down, la série comique déjantée de Starz. Je suis ravi de revoir les personnages pour l’instant, même si je n’adhère pas au remplacement de Jane Lynch par Megan Mullaly, et que j’aime moins la mise en retrait de Lizzy Caplan. Ca reste drôle, même si je trouve que la série a un peu perdu de son éclat. A voir pour la suite.

En conclusion, cette saison télévisuelle aura eu des moments extrêmement forts. J’en conserverai : la fin de Lost et de Dollhouse, les arrivées de White Collar, Life Unexpected, Men of a certain age et Parenthood, le final de la saison 6 de Greys’ anatomy, la très bonne saison de House avec les deux premiers épisodes, le départ d’un personnage, l’épisode centré sur Cuddy et le final bouleversant, les moments Penny/Sheldon dans Big Bang Theory, l’arc Sam Bosco de The Mentalist, les moments shipper de Chuck et les révélations…

Et vous ?