[Pilote – Corée] Time Slip Dr Jin

Fan de la série japonaise Jin, j’étais forcément curieux de voir son adaptation sur le petit écran coréen. Curieux, et un peu anxieux, vu que les séries japonaises et coréennes n’ont pas du tout la même façon de voir les choses.

Jin, rappelons-le, est un monument de la télévision japonaise et nous raconte l’histoire d’un neurochirurgien « humaniste » qui se retrouve transporté dans le passé, à l’époque d’Edo (l’ancienne Tokyo). Là, il va tenter de se rendre utile, d’adapter ses outils, de transmettre son savoir médical, et il va se demander si ses actions vont changer le cours de l’histoire (il rencontre des personnage politiques importants dans cette période de transition). Enfin, c’est aussi son histoire personnelle et sentimentale qui prend un nouveau tournant.

Encore renommé Dr Jin, le drama coréen va essayer de nous raconter sensiblement la même histoire, mais de manière nettement plus romancée. C’était à prévoir, les coréens raffolent des triangles amoureux, il fallait donc en créer un de toutes pièces, et donc rajouter une portion plus importante d’intrigues dramatiques. A vrai dire ce n’est pas sur ce point qu’il y a lieu de s’inquiéter, c’est une formule certes usée jusqu’à la corde, car elle permet parfois d’exacerber le sentiment amoureux, et donc de mieux l’exprimer. Au regard de l’œuvre initiale, vous me direz que la sobriété lui allait plutôt bien. Certes, mais c’était aussi parfois légèrement frustrant (comme bon nombre de dramas japonais).

Mais revenons à l’histoire. Notre Jin Hyuk (Song Seung Hun, Autumn Tale), alias Dr Jin est sur le point de se fiancer avec Yoo Mi Na (Park Min Young, City Hunter). Contrairement à son homologue japonais, Dr Jin n’est pas un humaniste : pas de raisons pour lui de s’acharner avec le sourire pour ranimer les morts, il se contente de faire son travail et sans être orgueilleux ou condescendant (ouf !), il n’hésite pas à envoyer balader ceux qui l’abordent. On peut donc supposer que la réécriture coréenne de la série japonaise va passer par une évolution plus importante du personnage principal.

Il opère un patient méconnaissable, souffrant d’ un hématome épidural, et en profite pour enlever une tumeur cérébrale…de la forme d’un fœtus. Ce dernier détail a son importance, et l’explication nous est donnée dans les deux versions : il existe des cas de fœtus retrouvés chez certaines personnes, résultat de l’absorption d’un jumeau pendant la vie embryonnaire. Mais si ces cas sont rares, ils n’ont jamais été décelés chez des adultes.

Le problème, c’est que la crédibilité du discours médical en prend tout de même un coup. La version japonaise bénéficiait de bien meilleurs effets spéciaux, et les scènes d’opérations coréennes sont assez ridicules. S’agissant d’une série médicale qui repose sur des actes chirurgicaux « désespérés », ceci est donc fortement préjudiciable.

La petite amie de Dr Jin (avec qui il vient de se disputer) subit alors un grave accident de voiture (son homologue japonaise souffrait d’un cancer apparemment inopérable) et son état reste préoccupant. La encore cette réécriture n’est à mon avis pas sans arrière pensée, mais je ne veux pas aller plus loin dans mes théories sans spoiler l’histoire.

Et sur le toit de l’hôpital, il croise son patient précédent, qui vient de voler le bocal contenant la tumeur-fœtus, ainsi que des fournitures médicales. Une altercation s’en suit, et notre docteur tombe dans le vide, ce qui le transporte en 1860. Cette scène, là encore, est très mal réalisée : on croit que notre médecin est idiot de se jeter dans le vide pour rattraper le flacon, et la scène de téléportation est digne d’une série Z, avec un gros plan sur le rictus mi-horrifié de l’acteur, rendant la scène irrésistiblement drôle au lieu d’être dramatique ou angoissante.

Cette médiocre réalisation donne une approche second degré qui donne envie de pleurer. La musique notamment, dessert la plupart des scènes, désinvestissant complètement le téléspectateur. A une jolie composition orchestrale qui s’alliait à merveille avec les thèmes humanistes et épiques de la série originelle s’est substituée des violons ou quelques accents pseudo-rocks anachroniques et déplorables. Même en considérant un point de vue différent ( la série coréenne va moins nous parler d’humanité que de romance ), on se demande comment ils ont pu rater la bande son à ce point.

La romance, parlons-en, puisqu’il devrait s’agir du point fort de la série, selon toute logique. Les auteurs ont choisi de modifier les « incarnations » des personnages. Dans la version japonaise, Jin est amoureux de sa petite amie, Miki, et il la retrouve en tant que courtisane dans le passé. Et c’est là qu’il va peu à peu tomber sous le charme de celle qui va l’aider, Saki, la fille d’un clan de samourai. Dans la version coréenne, Jin Hyuk retrouve directement Yoo Mi Na sa petite amie dans le passé (Hong Young Rae, qui prend la place de Saki), il peut donc continuer d’être amoureux de la « même personne », en quelque sorte. La gisaeng (courtisane), de fait, se retrouve encore plus comme un personnage accessoire, n’ayant aucun lien avec le temps présent (du moins pour l’instant). Les auteurs vont choisir de greffer un triangle amoureux, comme annoncé plus tôt, avec le jeune ministre de la justice Kim Kyung Tak (Kim Jaejoong, Protect the boss), ami d’enfance de Hong Young Rae. Avec une histoire aussi dense, il n’y a que peu de place pour le couple principal, et les personnages se retrouvent mal cadrés, et un peu froids. Je pensais que Song Seung Hun s’en sortirait bien mieux vu son expérience, et sa prestation est pour le moins ratée, même si j’ai eu des espoirs d’amélioration vers la fin du second épisode. Contrairement à d’autres, en revanche, je n’ai pas de reproche à formuler envers Park Min Young, qui fait merveille quand elle est enjouée.

La version originelle de Jin comportait un background historique plus que conséquent, avec le personnage de Sakamoto Ryoma, figure clé de la modernisation japonaise. Dr Jin nous ramène aussi dans cette période capitale du positionnement de l’Asie face au monde occidental, en 1860. Exit Sakamoto Ryoma, bienvenue à l’une des plus grands personnages politiques de la Corée : Daewongun. Ou plus précisément, de son vrai nom Yi Ha Eung, le futur régent (Daewongun, père du roi). Le fils de Yi Ha-Eung fut en effet nommé roi suit à la mort de Chojong, lequel n’avait pas d’héritier, et Yi Ha-Eung devient donc régent en attendant que son fils grandisse. Le Daewongun fut un partisan de l’isolationnisme, opposé aux étrangers (il exécuta des missionnaires catholiques dans un contexte de persécution du catholicisme dont on nous parle dès le deuxième épisode, et repoussa les assauts des occidentaux ce qui lui valut la gloire). Mais en 1860, Yi Ha Eung n’est pas encore Daewongun, il n’a même aucune idée de ce que le destin lui réserve et nous verrons s’il sera influençable et conquis par la médecine occidentale. C’est ainsi qu’on nous présente un personnage à la langue bien pendue, exubérant, filou, accroc aux jeux d’argent et pourtant éminemment sympathique grâce au talent de Lee Bum Soo (History of a salaryman).

Avoir vu Jin en version originale avant de s’attaquer à Dr Jin est à la fois une malédiction et un cadeau. Une malédiction, parce qu’on se rend vite compte que ce qui nous plaisait n’est plus là  : l’aspect humaniste (et un brin philosophique) a disparu, l’aspect médical est ridiculisé, la réalisation est effroyable et le jeu des acteurs passable.  Mais c’est aussi un cadeau, car on connait tout le potentiel de l’œuvre, de l’explication du voyage dans le temps aux positions politiques futures, de la possibilité d’aborder de multiples thèmes pour en faire une série à la fois cérébrale et émouvante. Je n’ai à vrai dire pas beaucoup d’espoir pour que tout cela se réalise vu le peu de talent derrière la caméra, mais j’ai tout de même envie de continuer un peu pour voir si la romance, le discours médical et historique  pourront vraiment s’étoffer et se crédibiliser. J’ouvre là une longue parenthèse, mais il faudra m’expliquer comment il est possible de réaliser une trachéotomie puis une manœuvre de Heimlich dans la minute qui suit ? En toute logique, il y a peu de chance d’y parvenir (l’air que l’on comprime pendant la manœuvre pour expulser l’objet se retrouve à « fuiter » par la trachéotomie, non ?), mais bon, je ne suis pas urgentiste et quelqu’un me contredira j’espère. Pour l’aspect humaniste, philosophique, sur la valeur de la vie, je vais faire mon deuil, vu que la vie n’est évoquée que sur le plan dramatique.  Jamais je n’ai été aussi frustré en voyant un drama coréen (merci les irruptions pendant les opérations, aussi !). Je n’aurai pas vu Jin, jamais je n’aurai continué Dr Jin.

[Pilote – Corée] City Hunter

Vous ne rêvez pas. L’adaptation tant attendue du manga City Hunter est enfin arrivée sur le petit écran coréen. La plupart d’entre vous connaissez sûrement l’anime Nicky Larson ?

Ne vous réjouissez pas trop vite, le drama coréen n’a finalement plus grand chose à voir avec l’original. Les différentes previews montraient différentes tonalités, ce qui soulevait déjà une légère suspicion chez les amateurs.

Mais au lieu de m’attarder sur des comparaisons incessantes (ce dont je ne serai honnêtement pas capable, je ne suis pas du tout calé en matière d’animation japonaise ou de manga), j’ai pris le parti de regarder les deux premiers épisodes sans a priori. Et je conseille aux fans de la série de faire de même, sous peine de passer à côté des qualités du drama.

Car sans être trop optimiste, j’ai de l’espoir pour la série. Malgré un premier épisode très orienté action, dénué d’humour, et se voulant trop sérieux (avec quelques maladresses mais suffisamment explosif pour attirer le chaland), le deuxième épisode entre dans le vif du sujet en nous présentant enfin la plupart des protagonistes, et c’est là que j’ai été charmé.

L’histoire commence ainsi : A la suite d’un attentat en Birmanie, 5 dirigeants haut placés de Corée du Sud décident de se venger et de fomenter une attaque envers quelques gradés de Corée du Nord. Dans l’escouade d’assaut se trouvent deux amis, dont l’un vient de devenir père. Mais entre temps la diplomatie fait son effet, et pour ne pas rendre difficile les relations avec les USA, l’opération est reniée. Pour ne pas laisser de preuves, l’escouade est massacrée à son retour. Seul survivra l’ami du père, qui décide alors de kidnapper l’enfant. Il fuit son pays, élève alors celui qu’il fait passer pour son fils. Devenu chef d’un réseau du fameux triangle d’or en Birmanie (en gros, parrain de la drogue), il entraîne l’enfant (Lee Yoon Sung) pour qu’il puisse se venger un jour et éliminer les 5 personnes qui l’ont trahi.

C’est ainsi que Lee Yoon Sung revient en Corée avec comme identité celle d’un professeur émérite du MIT, ayant donc fait ses études aux USA. Il s’installe ainsi dans le service des communications internationales à la Maison Bleue (où séjourne le Président de la Corée du Sud, sa femme, et sa fille, une adolescente qui montre les premiers signes d’une rébellion).

J’ai un peu de mal avec la construction psychologique du héros. Celui-ci  grandit en l’absence d’une mère et se cherche une mère de substitution. Lorsqu’il apprend la vérité et revient à Séoul, il ne cherche pas sa mère, alors que ça aurait du être l’un de ses premiers gestes. De même, il accepte sans broncher d’être un instrument de vengeance et ne se doute pas que son « père » lui cache bien des choses sur la suite de sa mission. Mais peut-être en saura-t-on davantage dans les prochains épisodes.

En revanche, sur le plan du caractère, le personnage est éminemment sympathique. Il a bien sûr ce côté « jerk » commun à une grande majorité de dramas coréens. Il manipule la gente féminine pour parvenir à ses fins (il a ce côté tombeur, coureur de filles) mais il a du cœur, et finit par s’impliquer pour sauver des personnes en danger. En outre, malgré sa maîtrise du combat, il n’hésite pas à perdre lors de ses entraînements d’arts martiaux, afin de ne pas éveiller les soupçons.

Si j’avoue être emballé par l’histoire d’une vengeance et la connexion des nouveaux personnages avec les 5 dirigeants, je ne pensais pas être aussi positif par le reste du show, et principalement la relation entre le héros et Kim Na Na.

Car c’est un personnage féminin particulièrement fort qui nous est proposé, capable de tenir tête à Yoon Sung. Elle est criblée de dettes mais finit par décrocher un emploi de garde du corps à la Maison Bleue, au service de la fille du Président. Comme le héros (voire même davantage), elle veut lutter contre les injustices et, têtue, elle ne se laisse pas faire. On ne la verra donc pas bouder ou pleurnicher sans raisons, et ma foi c’est plutôt rafraichissant.

Le « couple » fonctionne à merveille, en grande partie grâce au charisme de Lee Min Ho (Boys over Flowers, Personal Taste) et Park Min Young. On voit tout de suite leurs ressemblances, et il ne fait nul doute que l’un est l’alter-ego de l’autre. Leur rapprochement n’en est que plus prévisible, et n’apparaît donc pas monté de toutes pièces. Enfin, pris séparément, chacun est crédible.

Lee Min Ho assure dans son rôle de charmeur et d’homme d’action, aidé par une mise en scène efficace qui n’en fait pas des tonnes pour rendre son personnage « cool », contrairement à d’autres séries d’action récentes (ouf !). Il n’apparaît ni fragile ni désinvolte, et je tiens à saluer cet équilibrage qui permet à la fiction d’être réussie autant dans les scènes sérieuses que légères. Et contrairement à son précédent rôle dans Personal Taste, cette lattitude de jeu lui permet d’exploiter son charisme à son maximum. Bref, Lee Min Ho est incontestablement l’un des grands atouts du drama.

Park Min Young est également parfaite pour son rôle. Ni optimiste ni pessimiste, c’est une combattante. Et comme Lee Min Ho, elle a des nuances dans son jeu qui lui permet d’être à l’aise dans tous les registres. Elle arrive à être sympathique sans que l’on se sente le devoir de pleurer pour elle (à l’exception du cas de son « père », dans le coma depuis des années, décidément un cliché que l’on aurait pu éviter).

J’ai donc beaucoup aimé le ton équilibré de cette relation, qui ne verse ni dans les chamailleries adolescentes ni dans l’idéalisme romantique (bien que les affiches laissent le croire).

Mais le drama souffre quand même d’un certain manichéisme. Par exemple, dans les scènes nous montrant les ravages de la corruption. Avait-t-on vraiment besoin de nous montrer des enfants affamés et abandonnés qui, au péril de leur vie, mangent des petits pains malgré leur allergie, et qui manquent de se faire écraser par l’un de ces corrompus ? Avait-on besoin du père de Kim Na Na dans le coma à l’hôpital ? Oui, ce côté démonstratif m’a particulièrement agacé, au lieu de m’émouvoir.

Il est encore bien trop tôt, par contre, pour évaluer le potentiel des autres personnages. Le procureur qui essaye de faire tomber l’un des corrompus n’est encore que trop peu présent et trop peu caractérisé. Tandis que l’adolescente rebelle, fille du Président, a ce côté tête à claques qui va, je le pense, me donner du mal dans les prochains épisodes.

Sur le plan de la réalisation, c’est plus que correct. On pourrait pinailler sur un ralenti ou un saut au-dessus d’un mur, mais tout le reste est convaincant. Mais ce qui permet au drama de s’élever, c’est sa BO. Sans être extraordinaire, elle insuffle une certaine tension.

Bref, en dépit de quelques maladresses (notamment un côté démonstratif trop appuyé), l’ensemble est tout de même prenant : ni trop dramatique, ni trop léger, tout en réussissant à rendre ses personnages attachants (ce qui n’est pas une mince affaire). Même si l’histoire n’a plus rien à voir, on sent qu’on est dans une fiction inspirée d’un manga, et non un thriller dramatique ou une comédie romantique. C’est rythmé, sympathique, et même s’il est trop tôt pour se prononcer, je savoure déjà à l’avance les potentiels rebondissements. Ah, et j’aime décidément beaucoup le couple principal et le thème musical. Et comme vous le savez, c’est la base d’un drama coréen.

Vous l’aurez compris, je continue ! (Et ça n’arrange pas mes affaires !). Il ne reste plus qu’à espérer que Ms Ripley soit mauvais car ce mois de Mai est particulièrement bien fourni en productions coréennes enthousiasmantes.

Sélection de dramas coréens à venir (printemps 2011)

Il était temps que je refasse une sélection, histoire d’y voir un peu plus clair parmi les nombreux dramas à venir. Ce coup-ci, ma présentation respectera un semblant d’ordre chronologique…

Comme souvent, ce sont les castings qui déterminent en grande partie l’attrait de la série, ne vous fiez donc pas trop aux pitchs qui manquent d’originalité.

A noter que je compte vous parler prochainement de Manny, la série de TvN, qui vient de débuter. L’histoire d’une nanny, qui est un homme (man + nanny = manny). Je suis curieux de voir le résultat, les premières critiques semblent plutôt bonnes. Dès que possible, le pilote sera critiqué ici.

The Greatest Love (MBC, 4 mai) : anciennement nommé the discovery of affection, ce nouveau drama des sœurs Hong devrait nous plonger dans l’univers d’un groupe de musique au sommet de leur talent, avec une chanteuse qui prétend être dans une relation avec une autre star. Le casting est intriguant, puisqu’il réunit Cha Seung Won (City Hall, Athena) et Gong Hyo Jin (Pasta). On devrait y trouver la colocataire d’Ha Ji Won dans Secret Garden, Yoo In Na, ainsi qu’une ex-chanteuse du groupe Baby V.O.X  (dont est issue Yoon Eun Hye), Lee Hee Jin. Les dramas des sœurs Hong font souvent des hits (cf. You’re Beautiful), ce drama est donc à surveiller de très près.

Baby-faced beauty signera le grand retour de Jang Nara après tant d’années passées en Chine. Ce drama sera diffusé sur KBS le 2 Mai et racontera l’histoire d’une trentenaire qui paraît très jeune, et qui se retrouve embauchée dans une société de design de vêtements. Pas de quoi être emballé…

KBS prévoit de diffuser le 8 Mai le mini drama (4 épisodes) Perfect spy ou l’histoire d’un homme que l’on prend à tort pour un espion et un meurtrier. Le casting ne me dit rien du tout, mais on n’est pas à l’abri de bonnes surprises dans ce genre de projets. En effet, si ça peut se rapprocher de la qualité de certains drama special de KBS, ça peut tout de même se révéler intéressant.

Romance Town (ex Maids) prévu pour le 11 Mai sur KBS parle d’une domestique fière et travailleuse. Ce n’est évidemment pas sur l’histoire qu’il va falloir se pencher, mais davantage sur le cast, avec Sung Yu Ri (Hong Gil Dong) et notamment Kim Min Joon (Someday).

Mais le véritable évènement de ce mois de Mai sera sans conteste le drama Lie To Me (à ne pas confondre avec la série américaine du même nom), qui devra arriver le 9 Mai sur SBS. Avec de tels acteurs, impossible de lui dire non. Yoon Eun Hye (Coffee Prince) revient enfin à la télévision et Kang Ji Hwan (Coffee House) sera son partenaire. Yoon Eun Hye incarnera une jeune femme qui prétend être mariée avec lui. Je croise les doigts pour une comédie romantique à la hauteur de leurs talents !

Je passe sur les dramas de plus de 100 épisodes comme the women of our home (kbs) ou while you were sleeping (sbs)…

L’autre drama attendu avec fébrilité est prévu pour le 25 Mai sur SBS, c’est City Hunter. Oui, vous ne rêvez pas, j’en avais déjà parlé lors de ma précédente sélection, c’est bien l’adaptation « live » du célèbre manga. Ryô Saeba (« traduit » par Nicky Larson en français) sera interprété par Lee Min Ho (Personal Taste, Boys over Flowers). Les fausses affiches – en attendant la vraie – pullulent sur le net, j’en ai mis une que j’aime beaucoup. Lee Min Ho aura pour partenaire Park Min Young qui a pris du galon depuis Sungkyunkwan Scandal. Les premières photos de tournage montrent le héros à dos … d’éléphant !

Peu de choses filtrent pour un autre drama du mois de Mai sur KBS, Sweet Palpitations  (ex Sweet Pitapat). Tout juste sait-on qu’il s’inspirerait du très long drama Glad to love you (où des familles qui se détestent doivent apprendre à vivre ensemble après le mariage de leurs enfants).

Sur MBC le 30 Mai, nous devrions avoir une autre histoire de menteuse, avec Ripley. L’histoire est inspirée du cas réel d’une professeur ayant fait croire qu’elle était diplômée de Yale. Lee Da Hae a le rôle titre. Je n’ai jamais été fan de l’actrice même si j’ai aimé My Girl à l’époque. Non, ce qui m’intéresse, surtout, c’est le retour de Kang Hye Jung (Flowers for my life, Welcome to Dongmakgol, Old Boy). Un an après la naissance de son enfant, elle revient enfin dans le monde des dramas. Bon ce n’est qu’un second rôle, mais c’est mieux que rien. Autre atout du drama, la présence de Micky Yoochun, après son carton dans Sungkyunkwan Scandal.

A côté Miss Ajumma et son histoire de femme divorcée paraît bien plus fade, avec son maigre cast et les premières armes du réalisateur. Pourtant c’est un sujet encore bien trop rare à la télévision coréenne. C’est prévu pour le 30 Mai sur SBS pour les plus curieux et les plus courageux. Pour info, une Ajumma est une femme en âge d’être mariée.

You’ve Fallen for me ( ex Festival), le 29 Juin sur MBC m’intéresse davantage. Certes, c’est encore un drama dans le domaine de la musique, mais il s’agit surtout, semble-t-il,  d’une rencontre amoureuse de deux genres musicaux différents (traditionnel et moderne). Le casting est aussi la réunion de deux acteurs de You’re Beautiful (la sympathique Park Shin Ye et et le fade Jung Yong Hwa) ce qui en fait tout de même un drama à surveiller. C’est pour le 29 juin sur MBC.

Le 30 Juin sera l’occasion de tester la nouvelle série de TvN, I need romance. L’histoire de femmes libérées, à la Sex and the City. Le casting ne me dit pas grand chose, mais si le ton est à la hauteur de son ambition, vu que nous ne sommes pas sur les chaînes traditionnelles, ça peut donner quelque chose.

En Juillet sur SBS nous devrions pouvoir voir un fusion sageuk (un drama historique avec un « jeune » cast, comme Damo). Honorable Baek Dong Soo est issu d’un manhwa (manga coréen). Au programme, donc, arts martiaux et conspiration pendant la période Joseon. Des rumeurs laissent penser que Kim Bum (Boys over flowers) pourrait remporter le premier rôle. De quoi s’assurer une bonne audience ?

Autre sageuk en préparation pour le mois de Juillet sur KBS, King Gwanggaeto the great, qui devrait donc parler de ce personnage historique célèbre roi de goguryeo qui réussit à unifier les 3 royaumes de Corée (en l’an 400 après JC).

Toujours pour le mois de Juillet, le retour d’Han Ye Seul (Tazza, Will it snow at christmas) dans le drama de KBS Spy Myung Wol. Elle y incarnera une espionne nord-coréenne chargée d’enlever une star de l’Hallyu. Mais évidemment, les choses ne sont jamais si simples. Elle va tomber amoureuse… de sa victime. Oui le pitch rappelle un peu le sympathique film Spy Girl, sorti en 2004 avec Kim Jung Hwa (Life is beautiful) et Gong Yoo (Coffee Prince). En fonction du casting du lead in masculin, ça pourrait donc se révéler intéressant. Et pourquoi pas un acteur qui jouerait son propre rôle ? Je croise les doigts.

Prévu désormais pour le 14 septembre sur SBS, Tree with Deep Roots a désormais les scénaristes de Queen Seon Duk. Encore un drama historique, cette fois basé sur le roi Sejong qui inventa l’alphabet coréen moderne. Au programme de l’adaptation de ce bestseller : une sombre histoire de meurtres d’universitaires. On peut raisonnablement penser que le drama sera fastueux comme l’était Queen Seon Duk. D’ailleurs, les chaînes se sont battues pour obtenir le projet, preuve de la confiance dans les capacités des auteurs. Le casting est en cours mais Jang Hyuk (Windstruck) est fortement pressenti. C’est une bonne nouvelle, j’aime beaucoup l’acteur. Peut-être aura-t-il un rôle à la mesure de son talent.

Octobre sera le retour d’ Ha Ji Won, qui décidément n’arrête pas de tourner. Le nom du projet ? Hanbando, ou Korean Peninsula. Tournage prévu cet été pour ce drama à fort budget -9 millions de dollars- qui parle d’une Corée… réunifiée ! S’agit-il d’un univers alternatif ? Décidément les coréens aiment bien modifier le régime politique de leur pays (par exemple, Goong rétablissait une monarchie au pays du matin calme). Le très bon Jang Dong Gun (Taegukgi) sera le président de ce nouvel état et je ne doute pas une seconde de ses capacités, Ha Ji Won sera sa partenaire, et JaeJoong (Sunao ni narenakute) le chef de la National Intelligence Service. On peut déjà prévoir de nombreuses scènes d’action et de coûteux effets spéciaux. Échappera-t-on aux défauts d’autres blockbusters d’action comme Iris ? Espérons-le…

God’s Quizz aura droit à une seconde saison en Octobre. Pour rappel, cette série médico-légale avait été diffusée l’année dernière sur OCN.

Pour le reste, d’autres dramas pré-produits attendent désespérément une date de diffusion. Birdie Buddy, What’s up, The Musical (cf ma dernière sélection) ne réussissent pas à trouver de la place dans les grilles. Une situation pour le moins énervante quand on sait à quel point les deux derniers dramas sont attendus par les fans.

Certaines productions se sont même arrêtées, comme Poseidon à cause des conditions de tournage, mais également à cause du manque de confiance dans le résultat à l’écran. Il est probable que ce drama soit finalement annulé lui aussi car impossible de tourner en « live ».

On attend toujours des nouvelles de Could it be fruit Candy annoncé il y a maintenant 2 ans (!!), ce qui inquiète les fans de Go Ah Ra.

Ca n’avance pas non plus pour le sageuk de MBC, Onjo Biryu, ou la superproduction Jeon Woo Chi – tiré du film et sans diffuseur pour le moment.

Toujours pas de nouvelles du retour d’Han Ji Min (Capital Scandal) devant l’écran pour le drama familial de KBS, Shower, annoncé en fin d’année dernière.

Le sort de Faith est également incertain, après les départ successifs des lead in. (Kang Ji Hwan a finalement rejoint Yoon Eun Hye pour Lie To Me). Le budget de cette série médicale historique est colossal (28 millions de dollars). Le coût serait du essentiellement aux effets spéciaux. J’avoue être curieux de voir si ça se rapproche d’un Jin. Il reste quelques noms pour porter le projet  : le producteur de The Legend, ou Lee Philip. Ce qui n’est pas rien. Mais le tournage aurait du commencer au mois d’Avril et plus rien ne bouge faute de casting. Je crois qu’il vaut mieux ne rien dire de plus pour ne pas transmettre la poisse. En tous cas je sais que cette nouvelle ne fera pas plaisir à quelqu’un…

Entre temps, un nouveau projet a vu le jour : Medical College, qui comme son nom l’indique est un mélodrame dans l’univers des étudiants en médecine. Ce drama marque le retour de la superstar Choi Ji Woo (Winter sonata). On ne sait pas encore quelle chaîne va le diffuser.

Au final,  je retiens 5 dramas vraiment alléchants : Lie To Me (loin devant), The Greatest Love, You’ve fallen for me, Ripley, City Hunter…  De quoi oublier ces derniers mois plutôt décevants ? En tous cas l’incertitude qui plane sur de très nombreux projets n’est pas très rassurante. Sans parler de crise dans le monde des dramas coréens, il y a là matière à réflexion sur le mode de production et de diffusion actuelle, les sommes mises en jeu étant de plus en plus importantes. Doit-on sacrifier le polissage de la série en tournant « live » et en faisant les effets spéciaux à la dernière minute ? Ou risquer le tout pour le tout en produisant entièrement un drama soigné mais qui ne verra peut-être jamais son public ?

EDIT : Pour retrouver une sélection des dramas à venir cet hiver 2011, vous pouvez aller ici.