2012, une année séries bien remplie – partie 2 : fictions asiatiques

bilan tv 2012 asia

Avant de se lancer à l’assaut des séries de 2013, je vous propose un dernier retour sur les fictions asiatiques de 2012, avec une place de choix pour les dramas coréens. Pour rappel, vous pouvez trouver mon bilan 2012 sur les fictions occidentales (USA, Europe) ici.

Japon

Cette année encore, la section japonaise de ce site a été délaissée, alors que les fictions coréennes ont pris de plus en plus d’importance. Mais contrairement à 2011, j’ai tout de même réussi à suivre l’actualité de 3 j-dramas, et à rattraper un drama de 2010.

Il faut dire que je ne pouvais pas résister à ces annonces : une adaptation du film culte Infernal Affairs (Double Face), l’arrivée de Koreeda Hirokazu (réalisateur de Nobody Knows, Still Walking..) (Going my Home), et le retour de Kanno Miho dans ce qui pourrait être une variation de l’excellent drama Koi Ga Shitai (Kekkon Shinai).

Le résultat fut au-delà de mes espérances.

double face Teruyuki Kagawa

Double Face est plus axé sur la solitude de nos protagonistes, et prend le temps de faire surgir l’émotion, tout en conservant la mécanique bien huilée de son grand frère. Mieux encore, son découpage en deux parties retraçant la vie de chaque héros est un véritable tour de force niveau écriture, puisque l’intensité n’en est jamais amoindrie. Tout simplement incontournable.

going my home abe hiroshi you

Going My Home fut une expérience hors norme. Avec un tel réalisateur aux commandes, je m’attendais à tout, mais pas à vivre une telle plongée à mi chemin entre la réalité et l’imaginaire. Brillant.

kekkon shinai miho kanno yuki amami

Kekkon Shinai avait un concept alléchant et plus actuel autour de la question du mariage et du célibat au Japon, et beaucoup de femmes se sont reconnus dans ce portrait de femme indépendantes, seules, mais pas forcément malheureuses comme la société pouvait le croire. Leur « progression » n’était pas évidente, et ne plaira pas à tout le monde, mais j’ai vraiment aimé ce qui se dégageait. Un très joli drama.

marumo no okite 2

Enfin, mon rattrapage concernait Marumo no Okite (dont le générique me reste encore en tête des mois après, c’est dire). Le genre de drama feel-good, optimiste, avec des enfants adorables, une bonne dose d’humour et de tendresse. Une perle.

Corée du Sud

Abordons maintenant les dramas coréens qui constituent comme je le disais l’écrasante majorité du temps passé devant la télé. Et cette année j’ai décidé de faire un petit classement, exercice on ne peut plus périlleux mais qui démontre sans doute mon orientation progressive vers les fictions du câble.

Il y avait de quoi faire cette année sur le petit écran coréen, et cette diversification est peut-être ce qui me ravit le plus (sur les 14 dramas que j’ai quasiment terminés cette année, 5 viennent du câble). La fiction coréenne est en train de modifier ses modèles et cela se propage peu à peu sur les networks traditionnels (le Big Three coréen : MBC, KBS, SBS). Nos héros deviennent de plus en plus ambigus (Cheongdamdong Alice), plus humains (A wife’s credential), plus directs (Padam Padam). Le désir est reconnu (I need romance 2012, Can we get married, i do i do)  Les récits sont mieux travaillés (Ghost). Et j’ai l’impression que le modèle de l’homme riche et de la femme pauvre a vécu. Ouf. La palette d’émotion continue de s’élargir. Cela n’engage évidemment que moi, mais cette évolution fait plaisir, d’autant plus qu’elle conserve les atouts culturels et cinématographiques propres à la Corée.

Les grandes tendances de l’année furent le voyage dans le temps (Faith, Dr Jin, Queen In Hyun’s man, Rooftop Prince) et l’échange de corps/d’identités (Big, Oohlala Spouses, Ghost). Et si les approches étaient différentes, rares sont les shows à s’en être bien sorti. Il ne suffit pas d’un bon concept pour que ça fonctionne, et l’adage se vérifie malheureusement quelle que soit la nationalité de la série.

C’était aussi une année où la réalisation a fait un sacré bond, distançant encore un peu plus les fictions occidentales dans les thématiques intimistes. (Je sais que ce commentaire en fera réagir plus d’un mais je le pense vraiment.). Je n’ai pas encore été convaincu pour la mise en scène de séquences d’action (désolé mais j’attendais mieux de Gaksital – spectaculaire mais brouillon – et j’ai trouvé Queen In hyun’s man plus sobre et bien mieux filmé). En revanche la poésie, les paysages, les couleurs ont fait merveille cette année (Arang and the magistrate, Padam Padam, Nice Guy, the moon that embraces the sun). Les récits plus « cérébraux »ou intimistes ont également trouvé leur patte (Ghost, A Wife’s Credential, Can we get married, Answer me 1997). Bref, ça faisait longtemps que les dramas coréens étaient passé à la HD, mais c’est la première année où cela se justifie pleinement pour moi. Plus que jamais, ce bond qualitatif implique davantage le téléspectateur et rend exigeant. Cela explique sans doute pourquoi j’ai de plus en plus de mal avec certains dramas qui n’arrivent pas à trouver leur ton (oui je parle de toi Faith ou the King 2 hearts).

Le classement qui suit n’a pas non plus été facile à faire, car j’ai finalement choisi d’intégrer certains dramas qui n’ont pas pu être terminés à temps (ils ont un astérisque à côté de leurs noms). Je trouvais dommage que ceux-ci échappent à cette pseudo-remise des prix, car ils finiraient oubliés l’année prochaine, et vu leurs qualités ils ne le méritent pas. J’en profite pour dire que j’aurai bien aimé un sous-titrage pour Childless Comfort ou The Chaser (qui a mis trop de temps à venir) !

Je rappelle encore une fois que ce classement ne sera probablement pas le votre, alors n’hésitez pas donner le votre dans les commentaires.

wifes credentials

1/ A wife’s credentials (JTBC) *

J’avais commencé ma review des deux premiers épisodes en disant que je n’avais pas vu une telle qualité depuis 2006 et Alone in Love. Les épisodes suivants sont encore mieux que prévus. Du jeu d’acteur à la réalisation, on sent une approche intelligente, réfléchie, mâture. L’histoire d’hommes et de femmes plongés dans un quotidien dont ils découvrent peu à peu les méandres. On arrive à ressentir la moindre inflexion, le moindre questionnement à travers quelques détails dans les scènes. Le décor n’est pas pré-mâché, déformé comme dans les autres dramas. On sent que ces personnages vivent « réellement », qu’ils font partie de la société coréenne, et qu’ils cherchent à s’adapter. Ces personnages ont un but, une personnalité, et si le scénario pourrait ressembler à makjang avec les nombreux rebondissements, il n’y a jamais volonté de faire du spectaculaire. On ne cherche pas à choquer, mais à nous intéresser à leurs destins. Une honte, vraiment, qu’un tel joyau soit passé inaperçu. Vivement que le sous-titrage se termine. Ne loupez surtout pas ce drama, surtout si vous vous intéressez à un autre regard sur la Corée.

can we get married sung joon

2/ Can we get married (JTBC) *

Là encore, le drama a une approche plus adulte. La série trouve son équilibre entre les obstacles qui se dressent un à un pour notre couple et les affaires sentimentales des autres personnages. Il n’y a pas de censure, ni de personnage réellement haïssable, juste des hommes et des femmes avec leurs convictions, leurs principes, leurs façons de voir la vie, lesquelles se heurtent les unes aux autres. On voit aussi comment la famille coréenne s’implique dans un mariage. C’est plutôt bien joué (le duo d’acteurs est très attachant Jung So Min et Sung Joon sont impeccables), et le drama insuffle beaucoup d’émotion et de tendresse (et de désir, car on est sur le câble rappelons-le). Le ton est tout simplement parfait, trouvant l’équilibre entre l’expression sans détour des sentiments et les rebondissements d’une histoire que l’on pourrait croire prévisible. Un régal.

jung eun ji answer me 1997

3/ Answer me 1997 (TVN)

Gros coup de cœur pour ce drama du câble qui mélange parfaitement nostalgie des années 90, chronique du passage à l’âge adulte, et romance. Tout est fait pour qu’on plonge avec bonheur dans ces années là, surtout quand on est trentenaire, car nos propres souvenirs se mélangent au vécu des personnages. C’est tendre, drôle, irrésistiblement attachant. Mieux encore, on nous propose un fil rouge prévisible mais suffisamment habile pour donner au téléspectateur l’envie de connaître le destin du groupe. Qui s’est marié ? Qui  attend un bébé ? Que s’est-il passé ? A travers quelques dialogues, l’auteur joue de sa connivence avec le téléspectateur. Rien n’est grossier, déformé, emphatique. Et puis j’ai beaucoup aimé le traitement réservé au personnage féminin principal. C’est non seulement bien joué, mais bien vu. Notre héroïne est réellement immature, mais passionnée comme on peut l’être à cet âge, ses conflits avec son père doivent résonner chez beaucoup. Notre adolescente est même ouvertement égoïste, tellement obnubilée par ses problèmes qu’elle ne voit pas le changement autour d’elle. C’est aussi un récit hilarant qui montre à quel point la passion peut dévorer la jeunesse. Le regard n’est jamais cruel ou méchant, et le drama tentera même d’en souligner ses points positifs. Bref, l’effort est louable. La nostalgie c’est aussi le lien avec l’histoire de la Corée, d’où les nombreux paris entre personnages sur ce qui va se passer, autant de clins d’œil pour le téléspectateur, que ce soit la naissance de stars de la télé, de la chanson, ou du baseball… Enfin,  il était agréable d’avoir une vue sur la province (c’est Busan, pas Séoul), et il était amusant d’en dégager une certaine fierté, avec la différence des dialectes. Ainsi le drama a un message universel. Quand un fan doit se rendre à un concert, il doit réellement se déplacer, faire des efforts pour obtenir des informations (surtout au tout début d’internet !). Ce n’est sensiblement pas la même chose que d’habiter dans une capitale culturelle. Malheureusement le drama n’est pas sans défaut. Si la réalisation commet un sans faute (prises de vues, musique qui accompagne parfaitement la série), le scénario a tendance à s’allonger en même temps que les épisodes. Du coup, le drama plonge vers quelques facilités plus proches des dramas coréens habituels, et j’ai fini par décrocher un petit peu vers la fin. La romance n’avait peut-être pas besoin de prendre à ce point le pas sur la chronique, même si on devient vite accroc aux personnages. Malgré sa fin à rallonge et quelques égarements, le drama est tout simplement un must-see de 2012. Ah, jeunesse envolée…

ghost sbs so ji sub

4/ Ghost (SBS)

J’aime les dramas qui maîtrisent leurs sujets. En quelques scènes j’ai été happé par ce thriller dans la cyber-police et le twist majeur impliquant Daniel Choi et So Ji Sub. Non, l’auteur déjà responsable de Sign n’a pas tenté de faire dans le symbolique et le prévisible, mais au contraire a cherché à donner un récit plausible et haletant. Ce qui frappe, c’est la constance dans l’exécution. Jamais je n’ai été déçu par les rebondissements. Tout est démontré, expliqué sans tomber dans les pièges visuels façon CSI, les raisonnements sont complexes et solides, et les twists vraiment surprenants. Alors certes il n’y a pas quasiment pas de romance dans la série, et l’acteur principal So Ji Sub est bien trop impassible, mais qu’importe, ce qui compte dans une série policière, c’est le scénario avant tout. Et de ce côté là on a été gâté, tant il est bien ficelé. J’ai particulièrement apprécié la fin. Mais chuuuut !

padam padam

5/ Padam Padam (JTBC) *

Le drama est bien loin du mélo redouté, car sa légère dose de supernaturel (on parle quand même de secondes chances et d’ange gardien !) permet d’insuffler des notes poétiques très séduisantes. Je ne taris pas d’éloges sur Han Ji Min pour son jeu nuancé, subtil, bien loin de sa prestation dans Rooftop Prince. Mais c’est bien l’acteur Jung Woo Sung qui nous prouve un fois de plus son talent : il est fabuleux pour interpréter ce prisonnier qui essaye de refaire sa vie. Voilà un personnage qui ne fait pas rêver car il est multimillionnaire ou vengeur masqué, mais parce que ses blessures aident à le rendre meilleur. Il va devoir comprendre comment reconstruire sa vie alors qu’il n’en attendait plus rien, il va devoir passer d’un homme qui profite de l’instant présent à un homme qui se projette dans l’avenir et prend les choses en main. Il y a quelque chose de très touchant dans cette approche, et sa – très – lente maturation fait plaisir à voir. Bien sûr le drama est poignant, pour ne pas dire bouleversant, mais la sublime cinématographie rend le visionnage très apaisant, un peu comme si le réalisateur avait voulu insuffler une certaine sagesse à son histoire dramatique. Je rajouterai que les scènes clés des « miracles » sont étourdissantes. De très très beaux moments qui le propulsent dans le top 5 …

bridal mask joo won park ki woong

6/ Gaksital (Bridal Mask) (KBS)

Du sang et des larmes pour ce drama qui essaye d’en mettre plein la vue, avec certaines facilités scénaristiques. J’ai beaucoup aimé l’évolution inversée des deux personnages principaux, et les acteurs ont vraiment fait du très bon boulot. Tout le monde ne parle que du héros, Joo Woon, mais je tiens à saluer Park Ki Woong qui passe d’un instituteur altruiste à un monstre assoiffé de vengeance. Cela rajoute une dimension encore plus sombre et fait monter les enjeux. Quel dommage que les personnages féminins ne soient pas à la hauteur. Mention spéciale à l’héroïne, qui passe son temps à se faire capturer et à s’évader pendant les 2/3 du drama. Et les apparitions sans surprise du héros masqué à chaque danger ont fini par plomber mon enthousiasme (La facilité avec laquelle il se sort des situations est parfois risible, mais on dira que c’est l’adaptation du comic qui veut ça). Le drama est donc très répétitif, et sa prolongation ne lui a pas été bénéfique. L’histoire est restée hermétiquement fidèle à ce faux-suspense sur la révélation de l’identité de Gaksital. On peut tolérer plusieurs rebondissements dans ce sens façon City Hunter, mais il vient un moment où ça finit par être agaçant. Heureusement, les multiples destins des personnages secondaires permettent de mieux faire passer la pilule. Et surtout, le contexte historique est intéressant, même si les envolées patriotiques sont exagérées : ainsi sont abordées les femmes « de confort », coréennes devenues esclaves sexuelles, et le racisme bien présent à l’époque. Au final, l’expérience est longue (28 épisodes), mais malgré ses défauts, le drama m’a particulièrement marqué. Il faut dire que j’ai rarement vu autant de morts et de tortures dans un drama coréen… Marquant, certes, mais pas au point de le trouver en tête des classements comme je le lis un peu partout.

history of a salaryman

7/ History of a salaryman (SBS)

Adaptation délirante et réussie d’un classique chinois, History of a salaryman – qui raconte l’ascension d’un homme au sein d’une entreprise – fut explosif. Je n’avais pas vu un tel drama depuis longtemps. Sans son dernier tiers laborieux, la série aurait pu aisément aller plus haut dans le classement. En effet, elle n’a pas su garder les atouts de ses personnages et a préféré s’égarer du côté d’un personnage diabolique. Heureusement elle a gardé son punch tout le long, oscillant entre comédie burlesque, second degré et rebondissements sympathiques. Excessif mais jubilatoire, comme les propos d’une héroïne détonante qui marquera à coup sûr l’année 2012 (bravo Jung Ryeo Won qui jure comme un charretier). Mais il ne faudrait pas oublier Lee Bum Soo, toujours impeccable dans ses rôles. Au final, la série, malgré ses développements dramatiques, ne s’est jamais prise au sérieux comme en témoigne la scène finale où nos personnages reviennent vers la caméra. Un très bon moment de télévision.

queen in hyuns man yoo in na

8/ Queen in hyun’s man (TVN)

Amateurs de romances, accrochez-vous. Malgré une fin qui fera tiquer n’importe quel esprit rationnel (même si le message est très joli), le drama a un charme fou. Il faut dire que cela commençait bien, avec des personnages attrayants (l’impulsivité de l’héroïne et la sagesse du héros). On avait jamais vu ça. Ces deux là s’aiment dès leur rencontre, et se l’avouent assez facilement et sans détours. Le récit prend aussi et surtout le temps de voir nos tourtereaux être heureux ensemble. Et ça fait du bien, un peu comme le tournant « feel good » dans Coffee Prince, on se concentre sur leur bonheur. Pas de chamailleries, pas de jalousie, pas de triangle amoureux (ou si peu, vu que l’autre prétendant de l’héroïne ne la fait jamais vaciller). Les voyages dans le temps n’ont ainsi qu’un seul but : nous prouver qu’une telle romance n’est possible que grâce à la ténacité de chacun. Quelques regrets cependant : Yoo In Na (que j’ai toujours aimé comme actrice) est douée pour la comédie légère, mais j’ai eu plus de mal avec certaines de ses scènes dramatiques. Je déplore également un léger côté répétitif pour les scènes qui se déroulent du temps de Joseon, mais dans l’ensemble, le drama fut un vrai bonheur à regarder. Et puis j’aime quand les acteurs sortent ensemble dans la vraie vie.

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9/ Wild Romance  (KBS)

Les comédies romantiques n’ont pas été brillantes cette année, et Wild Romance s’en sort plutôt bien avec une carte qui de premier abord aurait pu être conventionnelle. Mais j’aime décidément beaucoup l’auteur (responsable du mythique Alone in love), qui cherche à créer des histoires originales, notamment en rajoutant une dose de mystère qui tient la route (et ce n’est pas un simple whodunnit, car la question de la motivation était essentielle). Alors oui le jeu de la plupart des acteurs n’était pas sensationnel et le script a du subir quelques compromis, mais j’ai passé un moment agréable tout le long, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir été trainé en longueur ou mené en bateau, ce qui fait que pour moi le contrat est bien rempli. Il n’était pas facile de rendre le récit captivant, et son seul réel défaut d’avoir un peu précipité les choses pour les derniers épisodes, donnant ainsi l’impression que les personnages se réveillaient, transformés. Il est dommage que beaucoup de critiques se soient focalisés sur le jeu défaillant de Jessica de Girls Generation, car elle n’avait qu’un rôle mineur, au fond. Lee Si Young délivre quant à elle une prestation remarquable.

nice guy park si yeon song joong ki

10/ Nice Guy (KBS)

Le drama a très bien débuté, avec de multiples twists et un bon rythme. J’ai aimé le fait que les personnages soient excessivement torturés, avec une héroïne au départ plutôt antipathique. Il n’était pas question de s’attacher à ces personnages, mais plutôt d’assumer le côté guilty pleasure du show, et j’ai vraiment été emporté par ce tourbillon et cette volonté parfois obsédante de rendre le moindre propos ambigu. Dommage que la seconde moitié de la série ne soit pas au même niveau. L’histoire s’enfonce dans une énième histoire d’amnésie et puis se réveille à 3 épisodes de la fin, lançant des revirements psychologiques à en perdre son latin (au début c’est jouissif, après  j’ai tout bonnement saturé devant l’avalanche de justifications hasardeuses). Et la fin m’a déçu, car manquant clairement d’ambition, et beaucoup trop « facile ». Mais je garde en tête l’excellente prestation des acteurs (Park Si Yeon en tête), la mise en scène superbe (quelle colorimétrie par moments !), et la musique orchestrale qui me trotte encore dans la tête. Grâce à son rythme et à ses twists elle était haletante, impossible d’en décrocher.

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11/ Arang and the magistrate (MBC)

Voilà un drama qui en dépit de ses nombreuses qualités n’aura pas réussi à totalement me satisfaire. Certes, la mise en scène était là (visuellement c’est magnifique, et les combats étaient réussis), mais passé les 8 premiers épisodes, le drama tombe dans la facilité, en multipliant les scènes inutiles (que de longueurs et de flashbacks !) tout en nous promettant la résolution d’un puzzle complexe. Ce puzzle était certes ingénieux, mais mon principal problème vient de l’orchestration des dieux, qui en fait … n’orchestrent pas grand chose. Si l’idée était de montrer qu’ils ne servent à rien, pourquoi les montrer ? Leurs palabres pseudo-mystérieuses m’ont fortement irrité. En fait les qualités de la série (son univers et son semblant de cohérence) sont ses défauts : à partir du moment où on a compris ce qui se passe, on a qu’une envie, c’est que le récit avance ! Cela dit l’initiative est louable, et c’est plutôt rare d’avoir un drama original qui reste crédible avec un monde aussi détaillé et mis en valeur. Hélas, rien à faire, une fois la comédie passée (et Arang perdant de son mordant), mon intérêt pour le destin de ces personnages s’est évanoui. Non, je n’ai pas ressenti d’alchimie pour le couple principal. Ne subsistait donc que le mystère dévoilé trèèèèès lentement pour me happer. D’où le gros passage à vide entre le 8è et le 16è épisode. La fin redevient intense et le tout dernier épisode bien que maladroit et laissant un peu d’amertume en bouche, finit sur une jolie idée, en accord avec la série. Ouf !

moon embrace the sun

12/ The moon that embraces the sun (MBC)

Le drama a été beaucoup critiqué parce que les intrigues politiques de ce sageuk étaient sous exploitées. Mais j’ai tout de même apprécié la romance désuète, extrêmement figée depuis le départ, qui puise ses sources dans l’idée de destin. Il en résulte des personnages féminins beaucoup moins « libres » que dans d’autres fictions, qui subissent plus qu’elles ne réagissent. Peu importe,  j’ai été envouté par la  réalisation – vraiment superbe – et par la B.O., avec la curieuse sensation d’avoir une jeune Son Ye Jin en actrice principale (ressemblance uniquement physique). Malgré un final inutilement sanglant, et quelques longueurs excessives, j’en garde un bien meilleur souvenir que je ne le pensais. Vu les critiques je m’attendais à bien pire. Oui, c’est très formaté, conventionnel, mais il subsistait quand même un certain charme à l’ensemble. Il y a eu pire cette année, et je trouve dommage que le show soit montré du doigt parce qu’il a obtenu d’excellentes audiences (40 % !). A défaut d’une intrigue complexe, il y avait une direction artistique, ce que les shows suivants ne peuvent revendiquer.

rooftop prince crazy joseon men

13/ Rooftop Prince (SBS)

Ce qui partait comme une très bonne comédie romantique agrémentée de mystère s’est finalement perdu en route. La comédie ? Elle était irrésistible à ses débuts, grâce au décalage permanent entre nos hommes de Joseon et notre héroïne qui leur inculque des règles. Et puis comme souvent, le show n’avait plus rien à dire. A partir du 9ème épisode, ce ne fut que remplissage, et à cause de Némésis bien trop obstinés la série s’est trouvée déséquilibrée. L’alchimie entre les acteurs fonctionne par intermittence, avec parfois de très belles scènes qui atteignent enfin le cœur du sujet. La série ne parlera de destin qu’à la fin, rattrapant in extremis son propos. Mais la précipitation est malheureusement trop visible pour ne pas avoir un goût amer dans la bouche. Bref, un très bon départ, de l’ennui, de l’agacement, et une fin sauvée de justesse pour un drama plutôt moyen au final.

big gong yoo shin won ho

14/ Big  (KBS)

Grosse déception pour ce drama des soeurs Hong et le retour de Gong Yoo. Le départ fut très plaisant, avec l’acteur irrésistible dans le rôle de cet étudiant propulsé trentenaire à la suite d’un échange de corps. Mais voilà, alors que les sœurs Hong délaissent un peu leur symbolique à tout va, le naturel revient au galop. Et une fois encore l’alchimie du couple principal en prend un coup. Pire, l’intrigue amoureuse se perd dans des méandres répétitifs à la psychologie laborieuse. Je n’avais pas vu de tels atermoiements sur une dizaine d’épisodes depuis longtemps. Passés les huit premiers épisodes, la série s’embourbe au lieu de développer sa thématique et de répondre aux questions qu’elle pose. J’ai pris mon mal en patience, parce que ces questions étaient intéressantes et que je voulais voir comment chacun allait retrouver (ou pas) l’élu de son cœur, vu la situation pour le moins compliquée et somme toute audacieuse. Mais la fin est abominablement médiocre, une gifle énorme infligée au téléspectateur déjà bien puni pour sa naïveté jusque là. N’espérez rien. Ni des scènes émouvantes, ni des réponses aux enjeux dont on ne cesse de vous parler depuis des épisodes. Reste la prestation extraordinaire de Gong Yoo, décidément très doué dans ce registre. Mais ça ne suffit pas à sauver ce drama de la liste des pires dramas coréens. Rendez moi mes heures !

i miss you

Mon année 2012 n’est pas totalement terminée : il me reste encore des dramas à suivre (j’en suis resté aux deux premiers épisodespour I miss you, King of dramas et The marriage plot. Pour cette dernière, j’avoue que l’envie de continuer est un peu retombée après avoir lu quelques critiques cinglantes sur la suite du drama… Je me réserve encore concernant School 2013 (pas trop envie de revenir dans l’ambiance scolaire) et Cheongdamdong Alice (à force d’en lire de meilleurs échos même si l’ambiguïté de l’héroïne a du mal à passer chez moi).

faith lee min ho

Par contre je pense ne pas poursuivre : i do i do (là aussi les critiques n’ont pas été très enthousiastes), Faith (parce que je crois que je ne me ferai pas à cette réalisation qui détruit toute dramaturgie), Dr Jin (parce que Jin lui est infiniment supérieur), Jeon Woo Chi (parce que l’histoire ne m’a pas intéressé), a gentleman’s dignity (trop fade), King 2 Hearts (beaucoup de mal avec les personnages et le ton employé), Love Rain (une question de temps ?), Full house take 2 (pitié !), Oohlala spouses (pitié x2 !) … Il faut bien laisser de la place pour les nouveaux dramas de 2013 (le planning a malheureusement changé depuis la publication de mon article sur les dramas de cet hiver, je pense notamment à City Conquest de plus en plus menacé).

feelings casting

Cette année 2012 fut également pour moi l’occasion de regarder autre chose que les dramas coréens actuels. J’ai ainsi pris grand plaisir à commencer le visionnage de Feelings (un drama de 1994) et cela m’a vraiment donné envie de renouveler l’expérience. Autres moments sympathiques : quelques kbs drama special comme Do you know taekwondo, Art, Rememory, Glass Prison, Don’t worry i’m a ghost… Là aussi je compte continuer l’aventure déjà entamée il y a deux ans.

Bref, mon année fut bien remplie, et j’attends avec impatience ce que va donner 2013 ! N’hésitez pas à donner votre avis.

J’en profite pour vous souhaiter une excellente année 2013. Gardez la santé surtout et réalisez vos rêves. Je vous souhaite également de très belles découvertes dans le monde des séries.

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[Pilote – Corée] Padam Padam

Diffusée depuis début Décembre sur la toute nouvelle chaîne JTBC, Padam Padam (encore intitulée Padam Padam The sound of his and her heartbeats) est un drama coréen qui a su me délivrer une solide impression durant deux premiers épisodes.

Et il fallait bien marquer les esprits, pour cette histoire qui sur le papier mêle drame et histoire fantastique. Je me plains souvent de l’inspiration cinéphile dans les séries du câble américain, une tendance qui mal utilisée, permet d’oublier l’histoire au profit de la mise en scène. Mais au fond de moi, je désirai retrouver la sensibilité du cinéma coréen sur le petit écran. Avec un peu de chance, Padam Padam pourrait répondre à ce souhait.

Je n’ai en effet pas pu m’empêcher de penser à différents films coréens évoquant la prison ou la réhabilitation, comme You’re my Sunshine ou Happiness. Tous comme ces fictions, Padam Padam ne nous présente pas un héros dur mais sympathique, il nous présente un personnage principal en pleine déroute. Le ton est âpre. On ne peut se prendre d’affection pour un être violent, un criminel condamné pour un meurtre aux circonstances troubles. Yang Kang Chil (Jung Woo Sung) est impulsif, un peu simplet, c’est un homme qui n’a pas évolué en prison. Alors qu’il a bientôt fini de purger sa peine, en compagnie d’un autre détenu un peu trop attaché à ses basques (Lee Gook Soo, Kim Bum), il bénéficie d’une journée en liberté surveillée. Pensant profiter un peu, il va au contraire croiser plusieurs fois une vétérinaire endurcie elle aussi par la vie (elle a des relations compliquées avec son père).

On peut penser que ces rencontres ne sont pas le fruit du hasard, mais un signe d’une intervention divine (même si rien ne nous est démontré dans ce sens, et tant mieux finalement). L’histoire va prendre un aspect fantastique un peu plus mystérieux.

Après avoir été renversé, notre héros revient en prison, mais il répond aux provocations d’un autre détenu, ce qui lui vaut de tuer, en pleine rage, un gardien qui tentait de les séparer. Le verdict est sans appel : il est condamné à mort.

Petit interlude sur la peine de mort en Corée du Sud. La fiction délaisse quelque peu la réalité, puisque le pays n’a plus tué de condamnés à mort depuis 1998, sauf erreur de ma part. Et les condamnations à mort sont généralement réservées aux responsables d’attentats, aux terroristes, ou aux traitres nord-coréens.

Sans regret, notre héros accepte sa sentence. Il veut mourir (en raison d’un mystérieux passé). Et il est pendu rapidement, sans aucun mot. C’est là que l’élément fantastique intervient. Il se retrouve projeté dans le passé à de multiples endroits de sa vie : à son accident lors de sa libération surveillée, puis quelques minutes avant de commettre l’irréparable.

Il a bien sa trace autour du cou, et il se demande si son copain détenu, qui prétend être un ange en chair et en os, n’est pas lié à tout ça. La série n’utilise pas trop de clinquant, et reste sobre, avec quelques clins d’œil pour nous éclairer : un tee shirt avec des ailes dans le dos, des nuages qui font penser à des ailes d’anges, une pierre sculptée en ange… C’est plutôt bien vu, on est pas dans une rom-com, mais dans un drame humain avant tout.

C’est donc l’histoire d’une réhabilitation. Kang Chil va devoir maîtriser la bête qui est en lui, pour changer son destin. Mais rien ne semble bouger pour autant. Il reste l’homme qu’il a été. Et son « ange » le lui dit : il bénéficiera encore de deux miracles, à lui d’évoluer en homme respectable.

Mais ce n’est pas facile. Il suffit de mentionner son passé de prisonnier pour que cette vétérinaire prenne peur. Accepter le regard des gens n’est déjà pas facile, surtout quand on a une vision particulière de la vie. Alors, pas évident de se voir refouler quand on est maladroit.

On sent que le parcours sera long, et s’il ne fait nul doute que notre héros y trouvera l’amour, j’ai vraiment été conquis par cette approche désespérée, qui prend le temps d’explorer les failles de son personnage principal. Un ton qui n’est ni tragique, ni faussement mélancolique. il n’y a pas de personnage larmoyant, juste des hommes et des femmes qui font face, qui agissent comme ils peuvent, car ils ont été conditionnés pour ça.

De nombreux mystères et d’autres enjeux sont là : le meurtre qu’il n’aurait pas commis, et qui aurait été perpétré par un procureur sans scrupules. Ce même procureur qui, après avoir empêché sa libération en organisant une bagarre, finit par le laisser sortir. La série pose la question ouvertement : pourquoi une telle décision, alors qu’il avait toutes les cartes en main pour continuer à le laisser rôtir en prison ? Le passé de notre héros resurgit également : il aurait un fils né d’une aventure d’un soir ? Quant à notre héroïne, elle semble ne pas récupérer la perte d’êtres chers et n’arrive pas à pardonner la violence de son père. Un indice peut-être, pour nous montrer que la série n’hésite pas à faire vivre des moments durs, réels, intenses, en essayant de respecter le téléspectateur (pas de larmes, mais des scènes qui sonnent vrai) et de titiller sa curiosité.

C’est une démarche qui me plait beaucoup. Grâce à d’excellents acteurs (Jung Woo Sung, Athena, a Moment to remember) et Han Ji Min, Capital Scandal, Resurrection), les scènes sonnent justes, maîtrisées, équilibrées. Et la coupe de cheveux de Jung Woo Sung ne change rien à son charisme, ouf ! Il y a un impact émotionnel très fort tout en laissant venir le téléspectateur. On ne lui force pas la main, on le laisse juger en s’imprégnant de l’homme. Ça faisait un moment que je n’avais pas ressenti ça devant un drama coréen, et ça me manquait. J’ignore si les promesses seront tenues, mais je croise les doigts pour que cette subtilité perdure. La musique orchestrale n’est ni invasive ni décevante, et on remarque à peine l’absence de chansons pour le moment. La réalisation est très efficace, prend son temps pour quelques vues et le découpage est suffisamment rythmé pour être happé par l’histoire.

Un gros coup de cœur, donc, pour une fiction plus mature, avec une solide ambiance, une prestation impeccable, des personnages profonds et intéressants, et beaucoup d’éléments mystérieux qu’ils soient réels ou fantastiques.

Dramas coréens à venir (édition Novembre 2011)

Après un long break dans mes présentations, voici donc les dramas coréens à venir (et ceux qui viennent tout juste de commencer). Il faut évidemment prendre tout ceci avec précaution, puisque ça bouge toujours… Les « general service channels », avec l’explosion du câble, sont en train de changer la donne, notamment parce que les plus grandes stars sont appelées en renfort. On peut les comprendre puisqu’ils y bénéficient de meilleures conditions de travail pour la plupart.

Me too, Flower (MBC), le drama fait déjà parler de lui de la plus mauvaise manière : remplacement à la dernière minute de l’acteur principal pour cause de blessures, et planning extrêmement serré pour arriver à filmer la série à temps pour la diffusion. L’histoire est celle d’une jeune policière qui tombe amoureuse de son patron, lequel cache bien des choses. On retiendra dans le cast la présence de Lee Ji Ah (The Legend), et celle de Seo Hyo Rim (Scent of a woman). Mais tout cela n’augure rien de bon. (diffusion commencée le 9 novembre).

Ce drama sera suivi en Janvier sur la même chaîne par The Moon embracing the Sun, un fusion sageuk romance, inspiré du roman écrit par celui qui a donné Sungkyunkwan Scandal. Kim Soo Hyun (Dream High) y jouera un roi de la dynastie Joseon, amoureux d’une shaman, interprétée par Han Ga In (Bad Guy). Un projet à suivre si vous avez aimé Sungkyunkwan Scandal.

Lights and Shadow (MBC) fait circuler de charmantes photos rétro. Une histoire vraie qui va nous plonger pendant 50 ans dans les débuts du showbiz coréen, de la guerre du Vietnam en 1959 à nos jours (le coup d’état du 16 Mai 1961, l’assassinat de Park Chung Hee en 1979, etc..). Le drama va-t-il pouvoir reconstituer toutes ces années ? En tous cas le contexte est original, et je suis curieux de voir comment on va parler de l’extrême censure de l’époque. A noter qu’il va faire 50 épisodes, c’est un investissement… mais pour les passionnés d’histoire, peut-être que cela vaut le coup. , Le cast est assez intéressant : le vétéran Kim Min Jong, l’impeccable Lee Pil-Mo (du très beau film Dance with the wind) la jolie Nam Sang Mi (Time between Dog and wolf), et l’équipe est celle qui a donné le mythique Jumong (un très grand dramas qui a contribué à l’Hallyu, avec plus de 80 épisodes). Ça débute le 28 Novembre, préparez vos soirées…

Just Like Today ou Be like today (MBC) est un drama familial qui devrait raconter les aspirations et les déboires de la génération baby-boom. Nous y verrons leurs difficultés financières, leurs quêtes pour donner un sens à leur vie. C’est notamment le retour de la petite nouvelle Han Groo après le tonitruant Killer K (je suis admiratif  car elle a sacrifié son enfance pour son rêve – en enchainant les heures après sa journée scolaire, un exemple parmi d’autres de l’extrême pression que se mettent les élèves coréens) mais le reste du casting est essentiellement composé d’acteurs dans la cinquantaine. C’est un daily drama (donc au moins une centaine d’épisodes) et ça commence le 21 Novembre.

Strangers 6 (MBC), une collaboration entre le Japon, la Chine et la Corée pour une histoires d’experts protégeant les intérêts économiques de leurs pays. 22 épisodes diffusés en 2012 si tout va bien. Je suis curieux de voir le résultat même s’il n’y a pas de grands noms associées au projet. Ce n’est pas la première initiative de ce genre, mais c’est une démarche intéressante.

Pas de news  concernant Onjo Biryu, encore rien sur le mystérieux Triptaka (un recueil de textes bouddhistes sacrés pendant l’époque de Goguryeo). Après l’orgie de sageuks ces derniers mois, je ne vais pas m’en plaindre.

Absolutely Him (MBC), où la prochaine comédie romantique qui fait déjà du buzz malgré sa sortie programmée en 2012, en raison du casting réunissant TOP aka most wanted korean male, et Kim Ha Neul. C’est tiré du manga du même nom, c’est à dire qu’il s’agit d’une femme qui achète un robot pour devenir son parfait petit ami. Top, en robot… un rôle sur mesure.

Brain (KBS) est un médical drama prévu pour la mi-novembre. L’histoire d’une lutte pour le pouvoir au sein d’un service de neurochirurgiens, où notre héros deviendra peu à peu meilleur. Côté casting, je retiens surtout Shin Ha Kyun (je l’avais adoré dans Harvest Villa). On essaiera surtout d’oublier le remplacement entier du casting alors que les acteurs avaient déjà commencé leur promo !

Wild Romance (Agressive Romance) (KBS), prévu pour Janvier prochain est décidé à nous raconter comment un joueur de baseball et une garde du corps, championne de judo, tombent amoureux. Décidément la femme coréenne est bien représentée dans les disciplines d’arts martiaux. Lee Dong Wook et Yoon Eun Hye ne sont pas envisagées malgré la rumeur, mais on devrait retrouver Lee Si Young (Poseidon), une actrice qui a pratiqué de la boxe. Mais ce qu’il faut retenir surtout, c’est la grande nouvelle concernant la scénariste, puisqu’on retrouvera la talentueuse Park Yeon Seon (Alone in love, Evasive Inquiry Agency, White Christmas) à l’écriture, en collaboration avec le réalisateur de Women in the sun. J’ai hâte d’en savoir plus, c’est déjà le drama que j’attends le plus.

Dream High (KBS) aura une deuxième saison, prévue pour Janvier également. Même format, nouveau cast… Même histoire ? Les ados vont en raffoler.

Autre projet de KBS pour 2012, celui de porter devant le petit écran Doll Mask, l’histoire d’un combattant en arts martiaux luttant contre l’invasion japonaise dans les années 30. Le réalisateur devrait être celui de Story of a man.

Enfin, le projet qui fait le plus de buzz sur KBS pour l’année prochaine est Love Rain. Un évènement, puisqu’il s’agit du retour des personnes qui ont mis au monde Autumn my heart et Winter Sonata. Attendez-vous donc à du mélo larmoyant : l’histoire d’un couple qui n’a pas réussi à être ensemble dans les années 70, mais qui verra peut-être leurs propres enfants s’aimer dans notre temps. Le casting fait l’effet d’une bombe pour ados, avec Jang Geun Suk (You’re Beautiful) et Yoona des Girls Generation (dont les qualités d’actrice sont bien éloignées de ses qualités de chanteuse malheureusement).

Des fois en lisant le pitch d’une série on mesure le décalage avec nos pensées occidentales. Je cite celui d’If tomorrow comes‘ : une jeune fille au bon cœur pense que respecter ses parents contribue à son propre bonheur. Hmm. Je relis. Hmm. Ok, je savais que le respect des aînés prenait une part importante en Corée, mais là ils poussent le bouchon un peu loin… C’est sorti fin Octobre sur SBS, avec Seo Woo (Cinderella Sister).

Je passe sur le daily drama My Daughter the flower qui narre les aventures d’une fille et de sa mère qui n’est pas sa mère biologique.

Autre concept, Take Care of us captain, prévu pour fin décembre. Histoire de varier les approches, nous voilà à l’aéroport. Ça vous dit une histoire d’amour entre pilote, co-pilote et contrôleur aérien ? Gu Hye Sun (the greatest love, the musical), elle, a répondu présent. Pas sûr que j’en fasse autant, tant le reste du casting m’indiffère.

Prévu pour Janvier 2012, History of a salaryman (SBS) va nous raconter l’histoire d’un salarié moyen qui lutte contre la solitude. Les producteurs de Giant sont derrière, donc le projet est à suivre. Le casting est désormais bouclé, avec côté masculin Lee Bum So (Giant), Jung Gyu Woon (Romance Town) et côté féminin Jung Ryu Won (My name is Kim Sam Soon) et Hong Soo Hyun (l’amie jalouse dans Lie To Me).

Pour les projets situés bien plus loin, signalons le drama Beautiful life qui devrait être le retour de la star Moon Geun Young (The Painter of the wind, Cinderella Sister, Marry me Mary). Il s’agit d’une histoire d’amour entre une infirmière et un neurochirurgien. On a encore le temps d’en savoir plus, c’est prévu pour septembre 2012.

Hanbando ou Korean Peninsula (à ne pas confondre avec le film de 2006) devrait réunir l’excellent Hwang Jung Min et Kim Jung Eun (I am Legend) bien que l’on parlait de Ha Ji Won et Jang Dong Gun pendant un moment. C’est un drama politique ambitieux, véritable blockbuster traitant d’une Corée unifiée, où les ressources naturelles sont rares. On y voit un scientifique devenir président. Un drama post-apocalyptico-écologico-scientifique ? Le synopsis est en tous cas très alléchant. Décidément le câble apporte d’intéressantes idées. Il faudra attendre Janvier pour la voir sur la nouvelle chaîne CSTV/TV Joseon. J’ai hâte.

Et si Jang Dong Gun change son fusil d’épaule, peut-être va-t-il se rabattre sur A gentleman’s dignity, le nouveau drama du scénariste de Secret Garden. On sait peut de chose pour le moment si ce n’est qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre trentenaires.

Pour les amateurs de séries policières la chaine câblée OCN nous promet Ten dans quelques jours (le 18 Novembre pour être précis). Le pitch n’a rien de passionnant : l’histoire d’une unité spéciale chargée de résoudre des affaires classées. Le héros devrait être la star de Giant, Joo Sang Wook.

Prévu pour la nouvelle chaîne JTBC, voilà un nouveau drama qui va faire du bruit : Padam padam the sound of his and her heartbeats. Le casting fait rêver : le talentueux Jung Woo Sung (Athena, A moment to remember), le charismatique Kim Bum (Boys Before Flowers), et la jolie Han Ji Min (Capital Scandal). Il s’agit d’une histoire d’amour entre un prisonnier et une femme, avec l’intervention d’un ange gardien.Ça devrait arriver début décembre.

Vous en voulez encore, des titres bizarres ? Voilà Fermentation Family. Est ce que ça sent bon ? On a quelques indices : la scénariste de Devil et Revenge, une histoire mystérieuse d’un gangster orphelin qui pour retrouver son passé, travaille dans un célèbre restaurant qui prépare le fameux kimchi (plat fermenté). On retrouvera notamment Park Jin Hee (The Woman who still wants to marry). Pourquoi pas… C’est pour mi-décembre, toujours sur la nouvelle chaine jTBC.

Pour les amateurs de sageuk (dramas historiques), qui sont nombreux, jTBC a également pensé à vous en vous proposant Queen In Soo. Situé dans la période Joseon, le drama vous racontera les habituelles intrigues politiques et les conflits entre les 3 femmes les plus influentes de cette période. Dans le rôle titre, Chae Si Ra, vétéran du genre. C’est prévu pour décembre.

Saving Madame Go Bong Shil (ou Go ! Mrs Go !) mise sur la popularité des korean idols. Au programme, les premiers débuts de Luna de F(x), et de Kim Kyu Jong (SS501), encadrés par des acteurs expérimentés comme Chun Ho Jin (City Hunter). Enfin, le réalisateur de The Legend et Bicheonmu devrait donner un peu de cachet à l’ensemble. Réservez vos soirées à partir de décembre sur CSTV pour une trentaine d’épisodes. L’histoire ? Une femme âgée d’une cinquantaine d’années s’installe à Séoul après la perte de son mari, et écrit des best seller.

A l’heure où j’écris ces lignes, le mini-drama Bang Ja Chronicles (The Servant) (CGV) devrait bientôt se terminer après 4 épisodes nous racontant une histoire d’amour inspirée du film The Servant. Ce film réécrivait avec audace le célèbre conte de la fidèle Chun-Hyang, qui préféra mourir plutôt que trahir son fiancé. Dans cette nouvelle version, c’est le serviteur qui séduit la belle à la place de son maître, et enchaine les leçons de séduction. On nous promet beaucoup de scènes dénudées, ce qui explique peut-être sa popularité dans les recherches sur internet. En tous cas le premier épisode a été un joli succès d’audience.

Grand nouvelle pour les fans de K-pop, What’s up devrait enfin arriver sur le petit écran le 3 décembre sur MBN. Pour rappel, cette série située dans le monde de la musique (et dont les premiers trailers faisaient penser à Fame), n’avait pas réussi à trouver sa place sur la grille. L’explosion récente des chaines de télé a changé la donne.

Diffusé également au début du mois de décembre sur MBN (le 5 décembre) , Vampire Idol a un pitch complètement délirant : un jeune vampire veut devenir une star de la pop. Il s’agit d’une sitcom qui devrait faire plus de 100 épisodes. Les amateurs de No Min Woo (My girlfriend is a gumiho) vont être ravis.

Et si l’univers des sitcoms coréennes vous plait, voici You’re here, you’re here, you’re really here (Come, Come, Absolutely Come), débutant au même moment sur la même chaine pour un nombre d’épisodes impressionnant (120). L’histoire est celle de trois personnes (un jeune homme et deux jeunes  femmes) qui décident de vivre sous le même toit. L’objectif avoué est de s’inspirer de la sitcom américaine Friends. Une tentative d’américanisation qui sera intéressante à visionner. Mais pourquoi je vous en parle ? Parce qu’il y a la sublime actrice de Soulmate, Lee Soo Kyung, bien sûr. Elle était parfaite dans cette « fausse » sitcom.

Enfin, si vous ne voulez pas vous engager dans une longue sitcom, MBN a également pensé à vous, avec Bolder by the day, l’histoire d’une famille de militaires. La série ne devrait compter qu’une cinquantaine d’épisodes.

Je passe sur Heaven’s garden, qui nous parle de réconciliation familiale à la campagne. Prévue sur Channel A pour le mois de décembre, la série n’a pour l’instant pas grand chose pour elle.

Channel A devrait également nous proposer une vraie success story, celle de Lee Young Suk qui a commencé à vendre des légumes dans un petit magasin et qui possède plus d’une trentaine de magasins dans le monde aujourd’hui. Ca s’appelle Bachelor’s vegetable store (ou Veggie Store) et c’est prévu pour fin décembre, avec le duo Wang Ji Hye (insupportable dans Personal Taste mais parait-il géniale dans Protect the boss) et Ji Chang Wook (Warrior Baek Dong Soo). Autant dire que le casting suscite de l’intérêt. Mais au final j’espère qu’on va suivre l’ascension du jeune homme, pour éviter le cliché du prétentieux riche et arrogant.

Au rayon des projets de la chaine pour décembre, le retour d’Eugene (Wonderful life, Baker King) avec le drama Color of woman est finalement compromis, l’actrice ayant préféré s’occuper de sa sœur victime d’un grave accident. Le héros sera interprété par Jae Hee (Three Dads, One Mom), qui revient de son service militaire obligatoire. Signalons surtout qu’il s’agit d’un drama qui aura la chance d’avoir une vraie équipe de scénaristes. Fini le scénariste qui travaille seul. On espère fortement que cela aura un impact positif dans l’écriture de cette romance.

On attend toujours des nouvelles de Jeon Woo Chi, le drama inspiré du film du même nom. Probablement abandonné, mais j’ai pas lu de confirmation.

Le projet de Choi Ji Woo, Medical College, ne semble pas avancer non plus.

Évidemment parmi les projets qui enflamment le net figure en bonne place Full House 2. Non, vous ne rêvez pas, le drama qui est à l’origine de la vague coréenne va avoir une suite. Enfin… on nous promet une nouvelle histoire, un casting différent, donc vous pouvez voir à quel point le produit est bien labellisé. Mais un tel nom fait encore vendre malgré sa qualité assez déplorable par rapport aux standards d’aujourd’hui (abus de flashbacks, longueurs, répétitions). Néanmoins c’est quand même le drama qui aura connu de multiples clones pendant des années. C’est prévu pour être diffusé en Mars au Japon, mais le casting n’arrête pas de bouger. Je suis plus que dubitatif, vous l’aurez compris.

Enfin, signalons le projet de drama Speed pour CSTV, situé dans l’univers des courses automobiles, et qui devrait réunir 3 chanteuses du groupe Girls Generation (Yoona, Yuri et Soo young). Le réalisateur d’Iris serait partant.

Au final, qu’en retenir ? Pour ma part ça sera probablement Hanbando, Padam Padam, Wild Romance, Lights and shadow.