Bilan de l’année 2014

tv remote

Comme chaque année, je vous propose de faire un petit bilan de mes visionnages aux quatre coins du monde.

Cette année 2014 fut vraiment particulière. L’arrivée de notre petit garçon a eu de grandes conséquences sur mes séances de visionnage et de rédaction. Mais du point de vue des découvertes, j’ai tout de même réussi à regarder 131 nouvelles séries, approchant finalement d’assez près mon record de 137 de l’année dernière. La révolution inattendue, c’est plutôt l’origine de ces séries, avec une explosion du nombre des américaines (passant de la moitié aux 3/4), réduisant de facto le temps consacré à la découverte des séries coréennes et surtout japonaises (pas de coup de cœur japonais cette année !). Il n’y a guère que les séries britanniques qui s’en sortent assez bien.

chart séries 2014

J’ai évidemment beaucoup de regrets concernant la partie asiatique du blog, mais il faut dire aussi que j’ai été un peu refroidi par la qualité des dramas coréens pendant un bon tiers de l’année.

Alors, que retenir cette année ? La liste qui suit n’est pas un classement, mais vous propose 27 séries (et quelques autres) différentes, étonnantes, émouvantes, poussant à la réflexion, ou cherchant le divertissement pur. Une très belle année 2014, assurément.

USA

USA

Alors que les saisons des networks deviennent de plus en plus catastrophiques, 2014 fut marqué par de très beaux projets de chaînes câblées, grandes ou petites. En allant chercher l’inspiration dans de multiples genres, il y en a pour tous les goûts, ce qui ne fut pas forcément le cas les saisons passées.

rake

1/ Rake Greg Kinnear incarne à merveille cet avocat qui ne défend que des criminels, véritable séducteur narcissique, qui s’en prend plein la figure pendant 12 épisodes (en fait 13, mais la série a été remaniée par la FOX). Il n’est pas un homme brillant comme l’était House, il se rattrape aux branches comme il peut. Mais réduire la série à son personnage principal serait commettre une grave erreur. Rake a un univers extrêmement bien écrit, cohérent, avec de multiples personnages dont les vies s’entrecroisent. Je n’avais pas vu une telle maestria dans le rythme et les rebondissements depuis fort longtemps. De quoi pardonner des intrigues judiciaires un peu simplistes. C’est drôle, bourré d’excellentes répliques, réellement feuilletonnant, et Rake résume assez bien ce que je demande à une série de network. Je ne comprends toujours pas pourquoi le public l’a boudé. Et je suis forcément très déçu par son annulation. Il ne me reste plus qu’à me tourner vers la série australienne originelle, mais je pense que Peter Tolan apportait un réel plus dans la version américaine. Comme j’aime à dire : millimétrée, mais pas formatée.

fargo

2/ Fargo Adaptation télévisuelle de l’univers du film éponyme, Fargo est un petit bijou d’humour décalé fait de tueries sanglantes, de monologues étonnants et de personnages irrésistibles. La prestation des acteurs est sensationnelle, le casting grandiose (y compris des guests triple A), et la mise en scène se fait clairement plaisir pour appuyer soit l’action soit l’humour en arrière plan. La série arrive à être émouvante tout en offrant une leçon de vie au spectateur. Même la fin est délicieusement ironique. Mes seuls regrets iront à l’encontre de quelques rares épisodes un peu longuets qui se contentent de délayer le développement, mais Fargo est une telle réussite qu’on ne peut s’empêcher de demander une suite.

orange is the new black saison 2

3/ Orange is the New Black saison 2 Cette comédie dans l’univers carcéral féminin réussit à être touchante, en évoquant les trahisons, vengeances, bouderies, histoires d’amour ou de désir de ses personnages charismatiques. C’est surtout très bien dosé, ne versant jamais dans le manichéisme. Les épisodes sont parfaitement rythmés et on prend plaisir à découvrir et à voir évoluer non seulement les prisonnières mais aussi les gardiens (sacré Pornstache !). De l’humour, de l’émotion, que demander de plus ? Et si la seconde saison n’est pas aussi bonne que la première (un peu redondante, et manquant de nouveaux personnages), elle réussit à être aussi captivante.

Masters of Sex saison 2

4/ Masters of Sex saison 2 Certes, Virginia est toujours un peu trop parfaite (et donc agaçante), mais le show reste extrêmement émouvant. L’un des épisodes de cette saison est même une des plus belles réussites de l’année. Je suis juste déçu de voir la dérive de Libby. C’était un personnage équilibré en première saison et avec la montée en puissance du couple Virginia/Masters, les auteurs ont choisi la route la plus facile. Dommage. Mais Masters of sex reste une valeur sûre, démontrant plus que jamais l’intrication de l’amour et de l’intimité.

review comedy central

5/ Review Dans cette adaptation d’une série australienne, un animateur de télévision décide de faire la critique de la vie elle-même. Que ressent-on lorsque l’on vole les autres, quand on part dans l’espace, quand on sort avec une célébrité, quand on mange trop,… ? Si l’absurdité des questions et le dévouement de l’animateur font sourire, la série va pourtant prendre des accents de plus en plus féroces, détournant les codes de la real-tv pour en montrer les limites : notre animateur va ainsi progressivement perdre sa femme, sa famille, son job…On pourrait croire à une suite de sketchs, mais chaque review a ses conséquences, qui se voient sur la suivante. C’est diaboliquement malin, et très bien écrit. Mais c’est surtout très drôle, alors que je suis pourtant hostile aux mockumentarys. Peut-être parce qu’au delà de l’humiliation et de la sympathie envers le personnage principal (qui sont les piliers du genre), j’ai trouvé ma dose de délire, avec de vrais gags créatifs. Immanquable.

True Detective

6/ True Detective La série fut réellement passionnante lorsqu’elle opposait les deux visions de nos policiers, avec notamment un discours nihiliste déstabilisant. De quoi être un poil déçu lorsque la fin opte pour une simple lutte du bien contre le mal. Et si la réalisation, le jeu d’acteurs fut de haute volée (comment ne pas oublier le magnifique plan-séquence), j’ai encore en mémoire de gros passages à vide dans la narration et je déplore la faiblesse de son intrigue policière. Mais True Detective restera une œuvre majeure de la télévision, un sujet de réflexion fascinant, avec de vrais moments de grâce, vus nulle part ailleurs.

the leftovers

7/ The Leftovers La série la plus étrange du moment n’aura pas toujours réussi à me convaincre. Avec son message résolument confus, l’émotion ne pointe pas toujours le bout de son nez. Cela s’arrange heureusement au fur et à mesure des épisodes, dont certains sont vraiment grandioses. J’ai juste des difficultés à percevoir l’intérêt de l’histoire sur le long terme, d’autant que le final, même s’il est réussi, n’apporte pas grand chose de plus que le premier épisode. Ok, la disparition des proches cause des frictions, mais le propos est vite bouclé et répétitif. L’enrobage de mystères va-t-il pouvoir entretenir l’illusion plus longtemps ? En attendant, on peut savourer sa magnifique mise en scène et sa bande sonore.

the strain

8/ The Strain Un peu déçu par les effets spéciaux de la série, et la prévisibilité de son histoire, j’ai finalement bien accroché à cette énième série de vampires. La fiction mélange habilement fable et science. Alors qu’on assiste à une sorte d’apocalypse, le ton n’est pas du tout pessimiste comme The Walking Dead. On se retrouve devant des codes parfaitement assimilés et digérés, et chaque séquence d’horreur a un côté délicieusement décalé. On ne prendra pas au sérieux la menace, mais on s’amuse, et c’est bien là l’essentiel. Un petit coup de cœur pour une production bien plus charismatique que prévue.

Intruders

9/ Intruders Glen Morgan réussit à maîtriser son sujet fantastique en l’enrobant d’une bonne dose de mystère et de confusion. Cette histoire de réincarnation envoûte le téléspectateur, et n’en rajoute pas dans les effets. Comme à la bonne époque d’X-Files, voilà enfin un travail digne de ce nom sur la lumière, et une approche lente de l’angoisse. Avec Mira Sorvino (qui évite enfin les téléfilms médiocres), et John Simm (l’épatant père de famille de la série britannique The Village), chaque épisode paraît étrangement court. Bravo.

the knick

10/ The Knick En situant son action dans un hôpital de New York au début du 20ème siècle, la série aborde des thématiques riches et encore trop peu inexploitées : les avancées médicales, fruits d’une expérimentation sans filet, et le progrès social et sanitaire environnant l’hôpital. Hélas, si le choc visuel est là, l’émotion n’est pas toujours au rendez-vous, et la série se perd en jouant la surabondance de personnages corrompus ou sans scrupules. En voulant aborder trop de thèmes, le show s’éparpille souvent. Mais l’ambiance est là, grâce à Soderbergh. Une jolie découverte.

game of thrones season 4

11/ Game Of Thrones saison 4 : De loin la meilleure saison de la série. Après avoir définitivement démontré que tout était possible dans la série, et que la moralité n’avait que peu de place devant l’instinct de survie, les évènements d’importance se succèdent les uns après les autres. Non seulement le sang coule à flot comme jamais cette saison, mais j’ai réussi à me captiver pour presque chaque intrigue, ce qui était loin d’être le cas l’année précédente, où les scènes surabondantes de débauche et la propension à des dialogues inutiles ralentissaient le déroulement des intrigues. A part Danaerys, tout bouge très fortement dans cette 4ème saison. J’ose le parallèle avec la 4è saison de Lost ? On en est au point où on se sent récompensé pour notre fidélité. Tout simplement.

the good wife saison 6

12/ The Good Wife mi saison 5 à mi-saison 6 : Après une saison 4 plutôt déséquilibrée, The Good Wife arrive enfin à montrer une constance dans la qualité des intrigues. C’est sans doute parce que la série ose enfin bouleverser tous ses équilibres : du combat entre les firmes aux coups de théâtre dramatiques, de la lutte à mort à une certaine forme de réconciliation, de l’ambition professionnelle au destin politique, d’une vie familiale à une vie solitaire. Du côté des intrigues judiciaires, les twists prévisibles sont masqués par une virtuosité encore plus accrue dans les dialogues et l’enchaînement des séquences. Les auteurs prouvent ainsi leur maîtrise absolue de la forme, et ne se privent pas non plus d’égratigner les tendances de notre modernisme. Mieux encore, la sixième saison augmente encore la densité de ses histoires. Elle se paye même le luxe de donner à ses twists un temps d’antenne réduit, afin de bien comparer leur importance. La meilleure série de network diffusée actuellement, tout simplement.

olive kitteridge

13/ Olive Kitteridge la mini-série d’HBO, adaptation du bestseller d’Elizabeth Strout, m’aura beaucoup touché parce qu’elle évoque plusieurs thématiques profondément humaines : l’imprévisibilité de la vie, la mort qu’on attend, et le karma (est ce qu’on mérite les choses qui nous arrivent ? est-on capable de reconnaître nos torts et d’aller de l’avant ?). La série doit beaucoup à l’interprétation grandiose de Frances McDormand, à sa réalisation sans failles et au scénario conçu comme un livre de mémoires.

the affair

14/ The Affair Je n’aime pas trop les commentaires expliquant que la série est intéressante « malgré » son sujet (l’infidélité). Il y a toujours des choses intéressantes à dire ou à faire sur de telles thématiques. The Affair exploite la liaison adultérine en travaillant sur la mémoire de nos émotions. Un concept qui demande de prendre du recul. Ainsi la façon dont on se remémore notre vécu est souvent loin de la vérité, et révèle notre personnalité, notre inconscient. Par là, il faut comprendre les intentions respectives des personnages dans les scènes de la série. A quelques endroits du show j’étais déçu de ne pas voir la même histoire racontée sous deux points de vue différents, mais le procédé est toujours là, sous-jacent, et avec le recul on en perçoit la maitrise. Une maitrise qui permet malheureusement beaucoup de liberté dans la narration, et qui peut largement décevoir. Mais la série a su se révéler émouvante, portée par des acteurs en état de grâce. On pourra aussi chipoter sur quelques longueurs, mais dans l’ensemble la série mérite largement ses éloges.

jane the virgin

15 /Jane The Virgin La meilleure nouveauté des networks est un modèle de rythme, d’humour et d’enchevêtrement des intrigues. La série tire vraiment parti de son univers télénovela, et j’adore comment elle arrive à se moquer de son matériel (un prisonnier essaye de s’échapper grâce aux astuces dispensées à la télé, la diffusion à la télé des nominations pour le plus méchant personnage de télénovela est stoppée nette par un personnage de la série, et surtout le père de Jane est un acteur de télénovela désopilant). Mieux encore, elle enrichit ses situations par des informations visuelles prenant souvent de la distance avec ce qui se passe à l’écran. Et surtout, les mystères, twists, criminels ou amoureux, pullulent. Un énorme coup de cœur, donc, déjà bien confirmé (nous en sommes au 9ème épisode).

mom

16/ Mom J’avais déjà senti le potentiel de la série lors de la première saison, regrettant simplement le manque de finition dans les répliques et les gags. La seconde saison sert carrément de révélateur, Mom devenant ma comédie américaine la plus attendue. La qualité d’écriture est en très nette hausse. Il y a de gros efforts de fait pour donner aux épisodes une direction, et une conclusion, et surtout le show gagne en rythme, et en réparties. En plus les problèmes d’addiction de nos personnages ne sont plus un simple décor de sitcom. L’émotion est désormais de la partie.

Mentions honorables :

getting on saison 2

Getting on saison 2 Le mordant est toujours là, mais la description sans concession de la gériatrie est globalement moins mise en avant, au profit de la vie des personnages, de leur ridiculisation et des gags en dessous de la ceinture. Heureusement quand elle est là, la critique est brillamment acide, comme lorsqu’elle dénonce l’ingéniosité des professionnels qui se retourne contre le fonctionnement hospitalier, le déni du consentement, la non prise en charge de la douleur, l’inefficience récurrente de la technologie moderne. C’est terrible, révoltant, et délicieusement drôle à regarder.

from dusk till dawn

From Dusk Till Dawn : L’adaptation du film éponyme ne sera certes pas pour tout le monde, mais les amateurs de films d’action des années 90, de série B décalée, voire de série Z seront aux anges. Rarement d’ailleurs je n’aurai vu une série glisser ainsi de ton en ton : du sérieux grandiloquent au second degré assumé. Avec ses références en pop-culture à tous les étages, parvenue à son milieu de saison, la série enchaîne les clins d’œil et se fait plaisir. Jusqu’au moment où le mauvais goût des effets spéciaux, l’incohérence des personnages achève le tout dans une bouillie indigeste. Tellement nul que ça en devient jouissif. Peu d’œuvres m’auront autant marqué cette année.

Agents of SHIELD saison 2

Marvel’s Agents of SHIELD mi-saison 1 à mi-saison 2 En 2013 la série fantastique avait pris son temps au point de perdre ses téléspectateurs, mais il suffisait, une fois encore, d’avoir foi dans les productions Whedon. En recentrant son action sur ses personnages au lieu du monstre de la semaine, la série peu à peu retrouve l’équilibre entre le drame et l’humour, avant de complètement basculer vers la noirceur. Si elle s’éparpille encore un peu, à cause d’un nombre de personnages trop élevé, elle arrive enfin à captiver, avec ses mystères et ses rebondissements. Il lui manque juste une dimension supplémentaire : l’émotion. Mais quand on passe du pilote au 2.10, les progrès sont tellement visibles qu’on ne peut qu’être optimiste.

parenthood saison 6

Parenthood mi-saison 5 à mi-saison 6 Le show dévoile encore une bonne poignée d’épisodes exceptionnels, preuve s’il en est que les thématiques de la série sont riches en émotion. Avec beaucoup de finesse, Parenthood trouve le ton exact pour relater la parentalité : de la tendresse, de l’autorité, du conseil, de l’amour. Bien sûr, toutes les intrigues ne se valent pas : celles de Drew me désespèrent, et les aventures amoureuses de Sarah n’ont plus grand intérêt. Mais on peut définitivement savourer les autres. La fin de Parenthood va causer un vide énorme à la télévision américaine.

European Commission

UK/Europe

utopia season 2

17/ Utopia saison 2 Avec ses twists et ses retournements d’alliance, la série perd un peu de sa cohérence et le sentiment de danger s’est nettement atténué, mais elle reste tout de même une magnifique claque à toute la production télévisuelle actuelle.Les ellipses narratives, le choc visuel et sonore, la violence glaciale, les théories conspirationnistes ancrées sur l’angoisse collective et l’actualité, tout cela est de retour pour la plus grande joie des téléspectateurs. Assurément l’une des œuvres les plus marquantes de ces dernières années. Indispensable. Je ne me suis toujours pas remis de son annulation. La plus grosse perte de 2014.

scrotal recall

18/ Scrotal Recall C’est fou de se dire que les USA échouent à diffuser de bonnes comédies romantiques, tandis que les britanniques sortent une nouvelle pépite. C’est drôle, avec une pincée de romantisme et j’aime beaucoup l’idée moderne d’un type atteint de MST qui doit rappeler toutes ses ex, et ce faisant fait le point avec ses relations. Malgré la thématique sexuelle ou le colocataire ras-des-pâquerettes, jamais ce n’est lourdingue (une leçon pour tous nos personnages barbus américains !). La série a surtout beaucoup de rythme, de bonnes réparties, et ça dénote un gros travail d’écriture derrière. Au lieu de multiplier les aventures pour notre héros la série construit son univers, reprend progressivement les compagnes déjà entrevues dans les épisodes précédents, et on sourit à tous les détails qui annoncent un futur que l’on connait déjà. Redoutable d’efficacité. Plus encore qu’une histoire d’amour, on y parle aussi d’amitié, celle qui lie nos deux héros masculins et ça donne d’autant plus un côté « Friends » au show. A voir absolument.

detectorists

19/ Detectorists Cette comédie britannique vise l’étrangeté de certains hobbys avec un trait féroce mais plein d’humanité.  Ces hommes qui utilisent leurs détecteurs de métaux se veulent chercheurs de trésors et ne trouvent que des déchets. Passionnés, ils se mentent à eux-mêmes, sur la vie qu’ils mènent. On entre dans la description sociétale, avec beaucoup d’humour mais sans que les propos moqueurs soient blessants. Leur vie quotidienne est touchante, même. En prenant son temps, la série décoche ses traits d’humour avec précision, manipule l’absurdité, l’imaginaire, avec en bonus des déclarations d’amour toutes simples, sans fioritures, mais très émouvantes. Immanquable.

happy valley poster

20/ Happy Valley En racontant l’histoire sordide d’un enlèvement, la série vise au fond la lâcheté et la cruauté des hommes. Mais elle ne déséquilibre pas complètement son propos, laissant à la femme une autre place que celle de la victime, et cherchant à expliquer les circonstances, le comportement de chacun. On se sent vite happé par l’horreur de la situation, sans abuser d’effets gores, et on prie très fort pour que l’issue soit heureuse. De grands moments de télévision.

the fall saison 2

21/ The Fall saison 2 Malgré une mise en scène un peu moins léchée (j’ai encore en mémoire ces plans fabuleux « aériens » qui donnaient le malaise), le propos reste suffoquant, avec Jamie Dornan impeccable en tueur en série. Le show va encore plus loin, en diffusant des images malsaines et ambiguës (mais pas gores), un message troublant sur les pulsions (du tueur, de l’adolescente). Habilement, le discours positionne la femme, comment elle devient objet non seulement dans le regard du tueur, mais dans celui de ses collègues. Et puis il y a cette façon d’équilibrer les échanges sur la vulnérabilité de la femme, sur les désirs de tout un chacun, tous ces petits dialogues qui mis bout à bout vont bien plus loin que la simple démonstration d’Happy Valley. L’auteur ne va pas à la facilité, en le nommant « monstre », ou en le victimisant. Et il contrebalance systématiquement le positionnement de l’homme et de la femme. En resserrant l’étau autour du tueur, en rapprochant Stella de Paul, en impliquant la babysitter, tous les enjeux de pouvoir, de domination deviennent glaçant et je suis resté subjugué par le degré de détail psychologique, comment l’enquête progresse, révélant ce qu’il a fait, à la fois sa part d’ombre et de lumière.  Mieux, le récit prend un malin plaisir à se souvenir de tous les détails de la première saison. Mon seul regret, évidemment, est cette fin précipitée (même si on en comprend toute la symbolique, après avoir expliqué la lente agonie des victimes).

akta manniskor saison 2

22/ Äkta Människor saison 2 La série pousse encore plus loin la réflexion, en accentuant l’opposition entre les points de vue. Toutes les thématiques éthiques sont là : l’amour, la mort, la douleur, et un grand fil rouge sur ce qui fait notre humanité. Surtout, la série continue à être imprévisible, et multiple les scènes d’anthologie. Une grande, très grande série dont l’annulation fait évidemment très mal : elle avait encore tant de choses à raconter. Espérons que le remake d’AMC/Channel 4 prévu pour 2015 sera à la hauteur.

Mentions honorables :

our zoo poster

Our Zoo :  Cette fable humaniste fait très vite son chemin dans nos cœurs. Qui n’a jamais rêvé de créer un zoo de toutes pièces ? Si les moments émouvants sont là, la simplicité et la prévisibilité des dénouements rendent parfois la série un peu trop indigeste. Mais j’en garde de bons souvenirs.

The Village season 2

The Village saison 2 Moins tragique que la première saison, même si elle réserve au spectateur quelques drames, The Village réussit à raconter la montée de l’activisme ou l’amélioration de l’agriculture, mais c’est bien au niveau de ses personnages très attachants que l’on prend plaisir à suivre la saga. La plupart des habitants prennent de grands tournants dans leur vie professionnelle ou affective, et se révèlent enfin au grand jour. On regrettera comme toujours un rythme longuet et des dénouements qui s’éternisent. Mais l’évocation de cette Angleterre rurale reste toujours aussi percutante.

The Wrong Mans saison 2

The Wrong Mans saison 2 : Pas aussi bien réussie que la première, cette seconde saison est aussi beaucoup trop courte. Pas le temps de profiter du fabuleux générique de fin, nos deux compères ont un seul objectif, et les surprises tombent à plat. Heureusement le duo continue de mettre en scène les clichés des films d’action, avec beaucoup d’humour. On s’amuse, et c’est bien l’essentiel.

downton abbey saison 5

Downton Abbey saison 5 : pour la première fois devant la série j’ai rapidement déchanté. Si la multiplicité des intrigues fonctionne toujours aussi bien pour donner du rythme et de l’émotion à l’ensemble, j’ai été très déçu par leur contenu. Que dire, en effet, du couple maudit Anna/Bates dont les énièmes déboires judiciaires finissent par énerver… Il n’y a guère que l’intrigue d’Edith qui arrive à redonner l’espoir. Bref, la série est encore sauvée par l’attachement que l’on porte aux personnages, et le Christmas Special joue parfaitement sur notre corde sensible, mais pour combien de temps encore ?

call the midwife saison 3

Call The Midwife saison 3 : une saison essoufflée, qui aboutit au départ de l’actrice principale. Il n’a pas toujours été facile de trouver des histoires médico-sociales intéressantes et émouvantes. Heureusement le season finale et le Christmas Special redonnent espoir.

sherlock saison 3

Sherlock saison 3 : En trois actes, la nouvelle fournée d’épisodes ne pouvait pas coller aux attentes démesurées de ses spectateurs. Alors les auteurs ont choisi d’esquiver de manière trop facile et prévisible ce qu’ils avaient monté en seconde saison, en versant dans l’excentricité plutôt que dans le raisonnement. Il n’y guère que le second épisode qui réussit à compenser la faiblesse de ses intrigues en développant l’humour et la nature même de Sherlock. La mise en scène ambitieuse ne peut pas faire de miracle. Dans l’ensemble, une saison qui virevolte dans le vide. Mais c’est toujours sympathique de se laisser emporter.

corée

Corée du Sud

you from another star

23/ You from another star Tout ou presque a déjà été dit sur le drama qui a ravivé l’Hallyu. Un succès planétaire largement mérité, une histoire pleine d’humour, un concept capillotracté mais drôle, des rebondissements fréquents, une Jeon Ji Hyun éclatante… La perfection n’étant pas de ce monde, on pourra juste regretter une fin moins étincelante que prévue, mais le show remplit sa mission : nous divertir du début à la fin, sans temps mort, et c’était devenu plutôt rare ces derniers temps dans les dramas coréens. Incontournable.

Miss Korea

24/ Miss Korea Détrompez-vous, le drama n’est pas la simple ascension d’une reine de beauté. C’est le récit d’une jeune femme qui va donner quelques leçons à son entourage un rien machiste sur les bords. C’est aussi une histoire d’amour portée par d’excellents acteurs, une musique parfaite. Il est rare d’avoir une aussi jolie alchimie à l’écran, qui puise sur la compréhension et le respect mutuel. Un gros coup de cœur.

secret love affair

25/ Secret Love Affair Les fans du somptueux « a wife’s credential » trouveront là une œuvre tout aussi brillante, interprétée par la même actrice. Le drama va bien plus loin qu’une histoire adultérine sur fond de musique classique, il redéfinit ce qu’est l’amour, ce qu’il vaut, ce qu’il doit valoir, il clarifie les concessions, trouble la raison, et se termine en apologie de la liberté. Alors que les américains nous offraient The Affair cette même année, les coréens enfonçaient une nouvelle fois le clou en décrivant les tourments du cœur avec une émotion difficilement contenue. L’un des bijoux de l’année.

my spring days

26/ My Spring Days Un drama émouvant, bien plus malin qu’un makjang, qui ose construire une relation « différente » entre nos deux personnages principaux. Ce n’était pas gagné, au vu du pitch : une fille transplantée tombe amoureuse du mari de celle qui lui a donné son cœur. Ce dernier pourrait être son père vu son âge, et il a des enfants.  Au lieu de tomber dans des mécanismes dramatiques lourdingues, le show prend son temps, respire, laisse passer l’émotion. Le show utilise beaucoup de thématiques intéressantes qui vont plus loin que la romance « fantastique » liée partiellement à la mémoire d’une organe humain. Il en est même poignant, sur la gratitude à l’égard d’un donneur d’organe, sur le temps qu’on passe sur terre. Une approche douce de la mort, de ce qu’elle signifie, qui n’est pas sans me rappeler le fabuleux Flowers for my Life, une approche qui permettait aussi des touches d’humour. Si rare à la télévision, Kam Woo Sung (Alone in Love) était parfait, et même Soo Young m’a surpris. Un très joli drama.

Misaeng

27/ Misaeng La perle de l’année, la vraie surprise qui a déboussolé tout le monde. Le drama raconte la vie de bureau avec une mise en scène lente, soignée, nuancée, qui laisse le téléspectateur réfléchir sur le ressenti de son héros, sur sa solitude, sur ses conditions de travail, puis sur l’esprit d’équipe. Sans excès, mais avec beaucoup d’émotion. C’est aussi une histoire humaine, universelle, des sentiments que tout le monde a ressenti un jour. C’est peut-être le meilleur slice of life coréen, un point d’entrée pour les amateurs de dramas japonais. Il aura fait de Si Wan un acteur immanquable, et multiplié par 6 son audience initiale. Immanquable.

Mention honorable :

Greatest Marriage

Greatest Marriage Ce drama a tenté de bousculer bien des conventions, martelant fermement et directement son opposition à une société patriarcale. Notre mère célibataire se bat avec courage, et Park Si Yeon est une fois de plus grandiose dans ce genre de rôle. Hélas, à force de déstabiliser son auditoire, l’auteur finit par le perdre, notamment avec des seconds rôles peu engageants qui prennent de plus en plus de temps d’antenne. Sans compter que l’histoire devient de moins en moins crédible au fur et à mesure de la démonstration et perd son point de vue originel. Au final, la déception est de mise, mais reste une vraie curiosité dans le paysage.

Mes regrets (pas eu le temps de les voir) : bad guys, marriage not dating… Quant à Pinocchio il n’est toujours pas fini à l’heure où je tape ces lignes, on en reparlera donc au bilan 2015 ?

Encore un grand merci pour votre fidélité. Pourvu que cette année 2015 soit à la hauteur des précédentes, et nous apporte son lot de découvertes…

 

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Bilan de semaine 3

Arrow 3.01 Un retour plutôt fade, pour ne pas dire raté. Les auteurs savent-ils où ils vont ? L’histoire d’amour avec Felicity est très maladroite, Vertigo n’a plus aucune emprise, et la mort d’un des personnages, juste après son retour inexplicable, signe vraiment la panique dans les studios. Je déteste quand les scénaristes commencent une saison par ce vieux tour. Quant à Hong Kong, je préfère même pas en parler… Bref, très déçu.

A to Z 1.02 C’est toujours mignon, même si le coup des amis respectifs qui donnent les mauvais conseils, c’est une grosse ficelle hollywoodienne qui gagnerait à disparaître. Mais le couple a définitivement du charme, l’humour est bien placé. Non vraiment, si on pouvait juste se débarrasser du barbu…

Detectorists 1.02 La série continue d’avoir un charme fou, même s’il faut bien l’avouer la thématique ne prête à aucun rebondissement. Je suis toujours touché par le portrait de ces hommes, et la finesse du trait.

Downton Abbey 5.03 Clairement, les scénaristes essaient d’inventer de nouvelles romances pour les personnes les plus âgées, et ce n’était pas franchement nécessaire, nous avions déjà largement notre compte. Cela dit, « Granny has a past » était assez amusant. Quant à l’étau qui se resserre sur Bates, cela me laisse froid, et je préfère largement voir comment les scénaristes vont s’en sortir avec la question du bébé caché par Edith, ou la volte-face amoureuse de Mary…

Gotham 1.03 Pour la première fois j’ai senti qu’on avait pas droit à un show policier maquillé en comic. Oui l’intrigue policière était toujours aussi idiote, mais on a passé plus de temps à découvrir les facettes de différents personnages, de Selina à la copine de notre héros. D’un autre côté je tique toujours devant le surjeu de certains acteurs… Bref, un léger mieux.

Grey’s Anatomy 11.03 Pas si mal. Je suis encore loin de retrouver mon enthousiasme pour la série, mais on retrouve des querelles médicales, des conflits liés à l’orientation professionnelle, et surtout on passe suffisamment de temps avec chacun des membres du conseil d’administration. Par contre l’intrigue de la sœur de Meredith tourne au ridicule avec un ultime conflit créé et surjoué de toutes pièces. Dommage.

Homeland 4.01-4.02 La série est toujours aussi soporifique et avance environ deux idées à l’heure. A part la scène de lynchage, impressionnante, pas grand chose à se mettre sous la dent. A moins qu’on considère la vie sexuelle de Quinn ou le bébé de Carrie comme des scènes importantes ?

How to Get Away With Murder 1.03 C’est  (un peu) mieux. Je ne suis toujours pas convaincu par les personnages, y compris notre prof Annalise qui a largement perdu de son charisme en même temps que son ambiguïté disparaissait. Je n’aime toujours pas la réalisation et ses accélérés/ralentis. Et je suis toujours dubitatif devant la façon dont on expose /résout l’intrigue judiciaire. Mais au moins le fil rouge est bien lancé.

Intruders 1.07 J’aime vraiment la façon dont la série arrive à poser son ambiance particulière. Pas d’énormes révélations ce coup-ci, on se dirige vers la fin mais je suis envoûté.

Madam Secretary 1.03 Je suis un peu passé par toutes les réactions dans cet épisode, avec en point d’orgue un discours anti-nations qui commence à sérieusement m’énerver. On peut bien marcher sur les français, hein, une nation soi-disant importante parce qu’elle a la bombe atomique et une siège aux nations unies (sic). On peut aussi régler le problème de la contestation en disant que les traîtres finissent de toute façon par avoir besoin de l’Amérique tôt ou tard. Et puis on peut aussi raconter n’importe quoi, comme lier le sort universitaire de la fille d’un puissant à la vente d’armes et à la négociation d’otages. Après, venir nous parler de compromis et d’éthique, c’est bien, mais ça n’efface par tout ce qui a été dit auparavant, hélas.

Marvel’s Agents of SHIELD 2.03 Plutôt content. Éloignée pendant quelques scènes de la caricature de geek, Simmons gagne en profondeur et en crédibilité. Mieux encore, les enjeux prennent une toute autre importance, avec son statut de taupe. De quoi reprendre confiance.

Nashville 3.03 Le Juliette Show continue d’être plus passionnant que le mariage de Rayna, malgré sa prévisibilité. Il manquait juste un tout petit peu plus d’émotion contrôlée pour rendre l’épisode plus digeste.

Once upon a time 6.02 Quel épisode nullissime ! On avait déjà eu un aperçu des très mauvais effets spéciaux l’épisode précédent, mais là il y a encore eu des coupes budgétaires, on en est au polystyrène. Mais pire encore ce fut soporifique : Snow White qui relance un générateur, quelle grande idée de scénario ! Quant à Elsa enfermée dans la glace avec Emma, ou Anna qui donne du courage à Prince Charmant, je préfère ne rien dire. Bref, un des pires épisodes de la série. Et la nouvelle recrue me laisse… de glace. « Pun intended » comme dirait Emma. Ahah.

Our Zoo 1.06 Joli final. Le happy end était évident, mais j’ai vraiment aimé cette fiction pour son humanité. Les esprits chagrins qui détestent les bons sentiments iront voir ailleurs, pas moi. C’était un programme familial de qualité.

parenthood 6e03

Parenthood 6.03 Wow. L’épisode était particulièrement pesant au niveau de l’émotion, avec tous ces adieux programmés, l’angoisse de ce qui peut se passer, et la famille autour qui gère comme elle peut. J’en ai encore la gorge nouée. Ça tape juste, à chaque fois. Quant à Amber, elle nous fait une fois encore le grand jeu. Je suis bluffé.

Peaky Blinders 2.02 Je n’arrive pas à me remotiver pour la série. D’un point de vue scénaristique, j’attendais davantage de subtilité, de twists. La fiction est devenue étrangement linéaire et simpliste, pour ne pas dire plan-plan. Mais j’apprécie toujours autant le personnage principal, et la façon dont on dépeint ses qualités humaines.

Red Band Society 1.04 C’est dommage, parce que le show montre de plus en plus de maladresses, alors qu’il véhicule de beaux message (sur la pitié engendrée, et les « modèles » qu’ils deviennent malgré eux). Mais bon au moins on va éviter le syndrome Grey’s Anatomy, vu le départ de la maman du jeune homme.

Resurrection 2.02 Je ne sais plus si je dois encore avoir de l’espoir pour la série. Après l’épisode catastrophique de la semaine dernière, on reparle un peu mieux de certains mystères (comme la disparition des corps), on donne un background à un nouveau personnage, mais on s’empêtre dans certaines intrigues (comme le pasteur). Bref, j’ai baillé plusieurs fois, et je suis à deux doigts d’abandonner.

scrotal recall 1e02

Scrotal Recall 1.02 Définitivement ma comédie de la semaine. Ce qui me frappe, surtout, c’est que malgré la thématique sexuelle ou le colocataire ras-des-pâquerettes, jamais ce n’est lourdingue. Il y a énormément de rythme, de bonnes réparties, et ça dénote un gros travail d’écriture derrière. Plus que jamais la série est à ne pas louper.

Selfie 1.02 C’est franchement mieux. Même si la caricature des deux personnages est beaucoup trop poussée, j’ai fini par m’amuser devant leurs limites. Car pour faire venir l’émotion, on fait tout de même un sacré grand écart, et ça a quand même fonctionné. Quant au trait de modernisme (facebook, nouveaux comportements), il était particulièrement féroce. Et j’aime aussi l’idée de voir s’affronter deux mondes (ancien et nouveau) ancrés dans leurs certitudes. J’espère juste que j’arriverai à m’attacher à l’héroïne, toujours tête à claques.

Scorpion 1.03 Toujours bof. On passe trop vite des caractéristiques d’un personnage à un autre, et du coup on a pas le temps de s’attacher. Déjà qu’il faut avaler beaucoup de raccourcis et de caricatures…. Et puis surtout, nous faire le coup d’une bombe… Quant au discours sur le fait que le personne de Katherine McPhee soit indispensable à l’équipe (alors qu’elle n’a toujours rien prouvé), je commence à me demander si les auteurs sont pas un peu masochistes sur les bords.

The Big Bang Theory 8.04 Deux bonnes idées dans l’épisode. L’achat d’un magasin de comics amène forcément à des discussions avec les filles, et si les répliques ne volent pas haut, au moins la situation prête à sourire. D’autre part l’idée de faire de la petite amie de Raj l’archnemesis de Penny. Si je ne suis pas ravi du choix de l’actrice, au moins son intégration forcée prend un tour ironique.

the driver 1e03

The Driver 1.03 finale L’heure du choix. Si le happy end est vraiment trop précipité, au moins la tension est à son comble jusqu’au bout, tous comme les enjeux dramatiques. J’ai vraiment aimé  le fait qu’on passe du temps à découvrir les conséquences de notre héros pour sa famille. La plupart des fictions éludent presque totalement cette question, et là on voit en détail à quel point c’est une issue dramatique. Bref, The Driver a été une bonne mini-série tout le long. Pas forcément inoubliable, mais efficace.

the good wife 6e03

The Good Wife 6.03 Très joli épisode sur la forme, mais je doute un tout petit peu sur le fond. D’une part, parce que l’affaire juridique est une énième démonstration de l’absurdité de certaines procédures, et ça a déjà été (mieux) fait auparavant. D’autre part, notre héroïne se retrouve avec un programme politique ouvertement limité au… féminisme. Et j’espère que les scénaristes sauront quoi en faire, parce que l’apparition miraculeuse d’une figure féministe rend le message un peu – beaucoup – très – lourd. Heureusement, du côté de Cary et Kalinda les choses commencent à chauffer, et j’aime l’idée d’un véritable château de cartes. En tous cas c’est remarquablement écrit, et ça distribue des claques à toutes les autres séries du network. A l’aise.

 

Bilan de semaine 2

Black-ish 1.02 Bof. Le pilote avait un ton particulier, parlait vraiment de la nouvelle condition sociale de certains afro-américains, et l’humour faisait mouche. Là, on se retrouve avec une sitcom familiale ultra-classique, et en plus c’est pas vraiment bien joué. J’arrête là.

Downton Abbey 5.02 Un peu déçu qu’on nous ressorte l’enquête policière sur Bates. Les auteurs n’arrivent pas créer des intrigues intéressantes pour le couple Bates/Anna sans le mettre systématiquement en danger. Au détour d’une phrase, j’ai plus d’espoir pour Thomas désormais bien isolé. Quant à l’arrivée de la radio, aux moyens de contraception, à l’émergence d’un contestation sociale, à la célébration des morts de la Première Guerre mondiale, ce sont des « détails » qui font que cette saison nous immerge peut-être davantage que la précédente.

Gotham 1.02 J’ai toujours énormément de mal avec le compère de notre flic, et je sens que ça va me gâcher beaucoup de scènes. Heureusement que les autres figures gagnent en charisme, du pingouin à « Cat ». J’espère surtout que les intrigues vont devenir un peu plus passionnantes, car pour l’instant derrière le rideau DC, il n’y a pas grand chose.

Grey’s Anatomy 11.02 La nouvelle sœur de Meredith a droit à son épisode d’intégration, en usant à peu de choses près des mêmes ficelles que pour sa sœur précédente. Forcément, on s’ennuie beaucoup. Et à part Bailey qui jubile pour son labo, et Wilson qui se fait appeler par tous les noms, il n’y a pas grand chose pour nous dérider. Bof, bof…

How to get Away with murder 1.02 Toujours pas convaincu. Je reste agacé par deux choses : le déroulement de l’intrigue judiciaire, pas crédible pour un sou, et la mise en scène bourrée d’effets non seulement inutiles mais qui coupent toute tension. Je déteste ces flashs et ces accélérés, proprement hideux. Mais il y a pire : dans cet épisode, l’ambiguïté de l’héroïne en prend un coup… Reste le fil rouge sur le meurtre, qui joue un peu avec notre intuition. Mais je ne resterai pas longtemps si les premiers points ne s’améliorent pas.

Madam Secretary 1.02 C’est un peu mieux que le pilote. On voit enfin un soupçon d’ambiguïté dans le travail de notre héroïne (embaucher des mercenaires). Et même si la résolution du conflit atténue largement le potentiel de l’intrigue, j’espère que les scénaristes ne nous ont pas montré tout cela pour rien. Après il reste le traitement de l’intrigue familiale, avec une histoire bateau d’arrêt des études, mais la fille est suffisamment intelligente pour ne pas tout détruire par son comportement. Bref, ça vole pas haut, mais ça vole, c’est déjà ça.

Marvel’s Agents of SHIELD 2.02 Je retire deux bonnes idées de ce début de saison : ce qui arrive à Fitz (on passe enfin derrière la caricature du geek), et le retour de Raina, figure charismatique. Pour le reste, je m’ennuie beaucoup. Tout cela est encore bien trop flou pour faire monter les enjeux…

Nashville 3.02 Je ne m’attendais pas du tout à la révélation finale. De quoi épicer un épisode plutôt fade. Côté musique, un duo Gunnar/Scarlett donne toujours de belles sonorités, mais la mélodie n’est pas à la hauteur de la première saison. Bref, il va falloir me remotiver, parce que le show donne déjà l’impression de tourner en rond. En ce début de saison, c’est pas vraiment bon signe…

Once Upon a time 4.01 Incorporer Elsa, la Reine des Glaces, relève-t-il de la chasse aux audiences ? En tout cas ça a fonctionné. Mais d’un point de vue scénaristique, j’espère qu’on va pas se retrouver avec des personnages qui n’apportent rien (*tousse* Robin Des bois). Dur aussi, pour les effets spéciaux de rivaliser avec l’imagerie du film. Mais je note tout de même que la relecture des contes est en marche (déjà, Frozen était un bel exemple), et ce coup-ci on va carrément « changer les livres », dixit Regina. Espérons que ça finisse pas en bouillie indigeste…

Our Zoo 1.05 Un peu dommage que l’opposition au zoo devienne de plus en plus caricaturale. Mais la fiction arrive à prendre son temps, en marquant ces moments simples et uniques. Comment ne pas craquer devant de charmants bébés ours ?

parenthood 6e02

Parenthood 6.02 Très joli épisode, centré sur Zeek et Amber. J’ai – forcément – beaucoup aimé le discours sur les premières étapes de la vie d’un enfant, et le message sur la généalogie Braverman. Beaucoup d’émotion, donc, et bien joué, comme toujours. Et je crois, au vu de la bande-annonce du prochain épisode, que beaucoup de larmes nous attendent encore…

Peaky Blinders 2.02 Retour mollasson. Le désir d’expansion, sans plan bien préparé, avec les répercussions qui s’imposent, n’est pas vraiment une idée brillante pour entamer une seconde saison. Reste le plaisir de revoir la bande, et quelques nouveaux mystères…

Red Band Society 1.03 Déçu. On quitte la description des états d’âme de nos jeunes patients et on se retrouve avec un show lorgnant un peu trop sur Grey’s Anatomy (qui vient de coucher avec qui ?).Bref, en essayant de gagner en humour, la série perd en finesse et en humanité. Dommage.

Resurrection 2.01 Une bonne grosse gifle pour le téléspectateur. Vous vouliez savoir la suite ? Et bien non, on fait un reset, on saupoudre de conspiration gouvernementale, et on nous laisse avec une révélation finale que tout le monde avait deviné depuis la première image. Ça va être très dur de remonter la pente. Je déteste les séries qui se foutent ouvertement de nous. (Pour rester poli).

Scorpion 1.02 Le fun a disparu, comme prévu, laissant la place à une équipe de spécialistes encore pâlichonne, et à des astuces sans ingéniosité. Tout cela manque aussi, et surtout, de charisme, et de finesse. Mais au moins on nous évite une énième conspiration gouvernementale. Ça reste donc léger, et je ne sais pas si ça mérite une autre chance…

Sleepy Hollow 2.02 Le sauvetage de Katrina, un des enjeux de la série, prend une tournure stupide. Les auteurs veulent tirer sur la corde, alors ils décident d’en faire une taupe. C’est une immense gifle à ceux qui suivent la série, et pour ma part ça suffira pour que je la laisse tomber. On ne sait pas du tout où on va, et même l’épisode tire en longueur pour parvenir à cette résolution. Les artifices sont désormais beaucoup trop visibles pour moi.

The Big Bang theory 8.03 Houlà. J’avais déjà senti une certaine fatigue des auteurs la saison dernière, mais ce début de saison manque énormément de répartie et de situations comiques. Pire, cela manque de direction. On patauge, on patauge…

The Blacklist 2.02 Le face à face avec Berlin aurait du être intense, et on se rend vite compte que Reddington ne peut pas avoir d’ennemi juré charismatique. Il valait mieux laisser une part d’ombre. Tout ça pour ça ? Ma motivation est perdue.

the driver 1e02

The Driver 1.02 J’aime vraiment la façon dont la série enchaîne les évènements. On se retrouve devant un engrenage mortel, et notre chauffeur va avoir bien du mal à s’en sortir. Morrissey m’épate, lorsqu’il ment ou lorsqu’il pleure devant son fils. Vite, le final !

the good wife 6e02

the Good Wife 6.02 La série reste l’un des piliers de ma semaine, et cet épisode n’est pas en reste. D’une part cela fait plaisir de revoir Eli au boulot, et d’autre part, la série continue d’avancer sur plusieurs fronts passionnants : la menace Bishop, la firme qui s’agrandit, et la politisation prochaine de notre héroïne. A côté de ça la minuscule intrigue judiciaire reste une démonstration en terme d’argumentation, une leçon que certains nouveaux shows feraient bien d’assimiler. Mais non je ne vise personne 😉

 

Bilan de semaine 1

Je reprends ici mes bilans hebdomadaires concernant les séries occidentales diffusées de dimanche à samedi. Étant donné que j’ai déjà parlé des séries estivales dans un précédent article, j’ai décidé de ne pas les inclure dans ces bilans. Bien que je regarde toujours The Strain, Manhattan, Masters of Sex, The Lottery, The Knick, Outlander, Intruders, (et que j’ai fini Extant, Satisfaction, et Finding Carter), je ne vais vous parler ici que des séries de la rentrée, hors pilotes puisque j’en parle désormais le mercredi.

Comme toujours, les épisodes illustrés par des photos sont considérés comme bons/marquants, et cela me servira pour le bilan statistique et mon classement en fin de saison.

downton abbey 5e01

Downton Abbey 5.01 La question était : suis-je usé par la série ? Eh bien non. Je suis plutôt content de ce season premiere, car sans réinventer la poudre, il arrive à donner suffisamment d’histoires intéressantes aux personnages, tout en restant fidèle à leurs passés. La modernisation de la société s’insinue désormais partout et c’est vraiment un détail plaisant… Et surtout, le charme opère toujours : les petites phrases, les clashs, les secrets, tout y est pour passer un bon moment. Bref, je suis ravi.

Grey’s Anatomy 11.01 Je m’attendais à pire pour un épisode de reprise. Même si l’arrivée de la nouvelle sœur de Meredith m’agace prodigieusement, et que le choix de McDreamy se voyait à des kilomètres, l’épisode a su garder son équilibre entre les scènes drôles et dramatiques. On verra pour la suite.

Marvel’s Agents of SHIELD 2.01 Un épisode bourré de détails pour les fans de comic, plutôt dense, et définitivement sombre. Si je suis plutôt rassuré de voir que la série continue sur son excellente fin de saison, il faudra quand même du temps pour me remotiver devant les enjeux. Parce que là, on s’éparpille un peu beaucoup.

Nashville 3.01 Un retour assez plat malgré les enjeux. On devine facilement le choix de Rayna (et même ce qui va se passer le jour J),  et le trip Avery/Scarlett/Gunnar tourne au ridicule. Même les pleurs de Juliette étaient de trop. Bref, c’est pas très fin, peu émouvant. Mais le bon point, c’est que les prestations au moins, sont toujours là. Et le live est une jolie idée.

Our Zoo 1.04 Après le joli épisode de la semaine dernière (qui n’a pas craqué devant les pingouins ?), la magie n’est plus la même. Mais j’aime vraiment l’ambiance utopique familiale qui se dégage de l’ensemble. On a aussi besoin de fictions chaleureuses, parfois ! Maintenant j’ai hâte de voir la contre-attaque…

parenthood 6e01

Parenthood 6.01 Jolie reprise pour la famille Braverman. On sent déjà que c’est la dernière ligne droite, et certaines histoires ont du potentiel pour être déchirantes… Amber, comme toujours est très émouvante, et sa phrase sur le fait d’être adulte résonne particulièrement. Plus que 12 épisodes…

red band society 1e02

Red Band Society 1.02 Le coup de cœur se confirme. Le propos est intelligent, émouvant, équilibré, surtout pas démonstratif. J’aime ces personnages parce qu’ils ne sont pas des icônes. La seule erreur monumentale de la série, c’est la voix off du garçon dans le coma. Le but était d’apporter un peu d’humour à l’ensemble mais on pourrait largement s’en passer. Red Band Society a largement de quoi devenir une grande série médicale, où on parle d’hommes et de femmes et non de clichés sur les malades. J’avais pas été aussi enthousiaste pour une série de ce type depuis… House. Par pitié, FOX, n’annulez pas ce bijou. Même si je ne me fais guère d’illusions, au vu des audiences catastrophiques…

Sleepy Hollow 2.01 Je n’étais pas franchement convaincu par la première saison, et j’espérais secrètement retrouver la flamme devant ce season premiere. Résultat : on utilise encore et toujours les mêmes astuces (l’illusion), et on se sort de plus en plus facilement des situations dangereuses. J’hésite toujours à continuer. Ça dépendra du nombre de nouveautés intéressantes.

The Big Bang Theory  8.01-8.02 Une rentrée en très petite forme pour la série. Et pourtant je suis content de voir les filles mises en avant, mais les répliques et les situations n’étaient carrément pas à la hauteur. Un peu à l’image de la scène finale, où on rit jaune devant un rappel sans imagination. Allez, au boulot !

The Blacklist 2.01 Là aussi, ce season premiere est une forme de test. Et je n’ai plus la foi. Berlin, les guests, les twists, et le passé du tueur, tout ça n’est jamais arrivé à me faire vibrer. A vouloir trop en mettre, cet épisode n’arrive pas à donner de la tension au récit. C’est une faute grave, car dénuée d’émotion, la série finit par ne plus avoir aucun personnage attachant. Vais-je donner une seconde chance ?

good wife 6e01

The Good Wife 6.01 Très bon retour pour la série. Le rythme et la multitude d’intrigues (toutes passionnantes) ne coupent pas la tension de certaines situations, et pour une fois, je me suis pris d’affection pour Cary Agos. Pour le mettre en situation périlleuse, les auteurs n’y sont pas allés de main morte, mais ça fonctionne parfaitement. Quel plaisir de voir une série bien écrite ! Bravo.