[Ma sélection d’épisodes de Noël] Veronica Mars – 1.10 An Echolls Family Christmas

Pourquoi avoir choisi cet épisode de Veronica Mars ? Tout simplement parce que pour Veronica, il n’y a pas de père Noël. La fête ne sert que de couverture, d’habillage pour masquer la corruption, l’avarice, l’envie, la jalousie, la folie des riches. Le sang va couler pour des histoires de mensonge, de tromperie.

Ainsi cet épisode de Noël reste un épisode d’enquête classique, où Veronica doit trouver qui a volé l’argent d’une partie de poker entre ces fils de riche et Weevil. Et pendant ce temps, le père de Veronica enquête sur les menaces proférées envers Aaron Echolls.

Il est toujours réjouissant de voir Veronica trouver la résolution de l’énigme façon Agatha Christie, c’est à dire en réunissant les suspects dans une même pièce (avec en toile de fond une musique de Noël). Mais c’est à ses petits détails que l’épisode prend de l’importance. Par exemple, quand Weevil, furieux qu’on lui ait volé son argent, ordonne à ses partenaires de poker de se déshabiller, on peut voir que Duncan et Logan ont les mêmes boxers ayant Noël pour thème. La dispute de ces deux là ne pouvait donc pas entamer leur amitié, bien qu’on ait essayé de nous le faire croire pendant le restant de l’épisode. L’esprit de Noël a encore frappé.

Je termine donc cette petite sélection, demain, avec un dernier épisode qui devrait réconcilier tout le monde, juste au bon moment.

[Ma sélection d’épisodes de Noël] Quantum Leap 3.10 – A little miracle

Il est amusant de voir comment le conte de Charles Dickens, a christmas carol,  ne cesse d’inspirer les auteurs au moment de Noël. De nos jours, d’ailleurs, crise oblige, l’histoire prend encore plus résonance.

Quantum Leap (ou Code Quantum si vous préférez) connut aussi son épisode de Noël en 3ème saison. Sam Beckett arrive dans la peau de Reginald Pearson, le 24 décembre 1962. Il est le valet d’un magnat de l’immobilier et requin des finances, Michael G. Blake. Pour que Sam puisse à nouveau sauter dans le temps et peut-être retrouver sa maison, il doit sauver l’âme de cet ignoble personnage, qui rappelle par bien des côtés, le fameux Scrooge.

Sam va ainsi profiter du fait que Al, pour une fois, est bien visible pour Blake. Usant de sa télécommande, et grâce à Ziggy, il fait croire à ce Blake qu’il est le fantôme des Noël futurs. En projetant ses hologrammes il révèle la vanité du personnage, et sa fin funeste. Bouleversé, Blake voit apparaître un rayon lumineux venant d’une étoile et éclairant le stand de l’armée du salut qu’il s’apprêtait à démolir. Un autre hologramme ? Non, un miracle de Noël…

Outre la lecture qu’on peut avoir sur ce fameux conte de Noël, cet épisode est particulièrement touchant quand on sait que l’acteur qui incarne Blake, Charles Rocket, se suicidera 15 ans plus tard, vraisemblablement parce qu’il n’arrivera pas à retravailler à la télévision (il était notamment connu pour les news du Saturday Nigth Live).

Autre fait troublant, Scott Bakula (qui incarne Sam Beckett) retrouvera prochainement dans Men of a certain age sa partenaire de l’épisode, Melinda Mc Graw (quasi premier rôle à l’époque). Melinda Mc Graw a depuis joué dans Mad Men.

Ce remake du conte de Dickens essaye de projeter l’avenir de ses personnages. Aujourd’hui, on constate le chemin parcouru par les acteurs qui ont interprété ces personnages…Le temps est cruel, et jamais il ne se rattrape. Où serons-nous à nos prochains Noël ? Que ferons-nous de ces moments précieux ?

[Ma sélection d’épisodes de Noël] Frasier 1.12 – Miracle on third or fourth street

La transition avec l’épisode de Seinfeld est toute trouvée. En contrepoids à l’avarice et l’égoïsme de ces personnages, je vous propose de voir cet épisode de Frasier où notre héros psychiatre apprend ce qu’est Noël.

En effet, Frasier est très déçu lorsqu’il apprend que son fils ne viendra pas pour fêter Noël avec lui. Il se fâche une nouvelle fois avec son père qui a des goûts de décoration totalement opposés à son snobisme. Et il décide alors de passer Noël au boulot, à la radio qu’il anime. Les désespérés sont malheureusement nombreux le soir de Noël, et, en plein désespoir, Frasier, très mal habillé et mal rasé, les cheveux en bataille, hagard, décide de manger au restaurant pour se remonter le moral. Mais ce n’est qu’un bar qui est ouvert. Des sans-abris se retrouvent là, se cotisent pour ce repas. Malheureusement Frasier a perdu son portefeuille. Ne pouvant payer, les sans-abris ont pitié de lui et payent sa part. « Les riches ont tous les autres jours de l’année, avec leurs belles voitures et leurs beaux costumes.  Noël, c’est la fête des gens qui sont pauvres mais qui ont le cœur sur la main ».

On ne pouvait rêver mieux.

Frasier possède les plus beaux épisodes de Noël, et je ne résiste pas à l’envie de vous en présenter d’autres.

Que dire de cet épisode intitulé Frasier Grinch (3.09), où Frasier comprend qu’il ne faut pas offrir les cadeaux qu’on aimerait que les autres aiment, mais bien ce qu’ils désirent ?

Ou bien de Merry christmas Mrs Moskowitz (6.10), où Frasier se fait passer pour juif la veille de Noël afin de ne pas fâcher la mère juive de sa potentielle petite amie ? Il y apprend finalement que les deux religions sont plus proches qu’on ne le pense quand il s’agit de se disputer … et de se réconcilier. Mention spéciale au moment la mère veut aller aux toilettes et découvre le sapin de Noël avec Niles déguisé en Jésus. Irrésistible.

ou bien The Fight before Christmas (7.11), une épisode extrêmement important dans le shipping Niles-Daphne, où Frasier ne pense qu’au nombre d’invités qui doit venir à sa fête…

Rien que de revoir l’appartement décoré par le père de Frasier, ça m’a redonné envie de me refaire une nouvelle fois la série… (si seulement elle sortait enfin en intégralité en France !).

Oui je sais je ne parle pas que d’un seul épisode aujourd’hui, mais c’était difficile de me limiter à un seul épisode pour Frasier.

 

 

 

[Ma sélection d’épisodes de Noël] Arrested Development 2.06 – Afternoon Delight

Et pourquoi pas un épisode qui montre plusieurs tentatives loupées pour fêter Noël ? Arrested Development, joue une fois encore la carte du dépaysement total avec cet épisode.

En effet, si deux fêtes de Noël sont organisées successivement pour les employés de la Bluth Company, l’heure n’est vraiment pas au respect des traditions, mais plutôt aux manifestations de peur, de vengeance, de dérapages verbaux, et de conduite sous l’emprise de la drogue. Rien que ça.

La peur, parce que Gob agit en véritable dictateur, ordonnant à ses employés de « danser » lorsque débute la fête.

La vengeance, parce qu’évidemment, à force d’écraser les autres parce qu’il a un meilleur costume, Gob finira par en payer les frais, et décidera de licencier tout le monde.

Les dérapages verbaux, parce qu’il ne faut jamais se lancer dans une chanson avec sa nièce ou son neveu sans comprendre ses paroles sulfureuses. (Afternoon Delight, hit de l’année 1976, est bourré d’allusions sexuelles).

La première fête se donc termine en licenciement collectif.   La deuxième fête de Noël va tenter de réembaucher ces pauvres bougres. Changement de décor, c’est devant un sapin de Noël bien particulier, le cultissime stand de bananes, que s’achèvera tout espoir de réussir à faire renaître l’esprit de Noël. Lucille, droguée par d’autres Afternoon Delight (une marque de gâteaux aux cannabis) manque d’écraser tout le monde, et Tobias finit sous les roues de la voitures.

Mais n’allez pas croire que c’est la faute aux Bluth, tout le monde en prend pour son grade. Lorsque George Michael Jr passe les fêtes avec Ann (Mae Whitman), il ne savait pas qu’elles pouvaient être aussi effrayantes. Quand on chante faux des chansons allemandes et qu’on finit la soirée dans les bras de son beau-père, ça se comprend.

Bref, vous l’aurez compris, Arrested Development joue la carte de la loufoquerie et de l’absurde. Et encore, je ne vous ai même pas dit comment Tobias, le Blue Man, rate l’opportunité de sa vie.

L’épisode fonctionne à plein régime.

Noël, c’est quoi déjà ?