Bilan détaillé de la saison américaine 2013-2014

Après les statistiques la semaine dernière, voici donc un bilan moins axé sur les chiffres, pour détailler mes impressions sur la saison américaine écoulée. Et comme la saison passée, je vais donc vous parler des nouveautés marquantes, des séries que j’ai du lâcher, et des nouvelles saisons de séries déjà installées dans le paysage.

Je ne vais pas vous parler des séries aux pilotes décourageants, mais plutôt me focaliser sur celles entamées ou terminées. Avec un petit mot sur la fin d’ How i met your mother et les quelques épisodes de Mentalist vus cette saison. A noter : vu le planning de diffusion et la date arrêtée de ce bilan, Devious Maids, 24 et Crisis ne sont pas jugées sur leur saison complète.

I/ Les nouvelles séries :

Kirstie, Getting on, Betrayal, Lucky 7, Sleepy Hollow, Marvel’s Agents of SHIELD, Mom, The Blacklist, Masters of Sex, Once upon a time in wonderland, Ground Floor, Helix, True Detective,Rake, Black Sails, Growing Up Fisher, Mixology, From Dusk Till Dawn, Resurrection, Crisis, Silicon Valley, Fargo, Review, Orange is the new Black

 

à l’honneur :

getting on

Getting On (♥♥♥♥♥) Il y a de quoi être scotché par l’acuité du regard sur la prise en charge des personnes âgées. De la maltraitance ordinaire aux problèmes de mixité (et le choc culturel pour des personnes âgées racistes ou homophobes), en passant par la mise en place de charte éthique destinées à donner bonne conscience au personnel, la protocolisation excessive, le burn-out, les conflits d’égo… toute l’hypocrisie du système est dénoncée avec force (et surtout le politiquement correct !) tout en poussant le téléspectateur à rire jaune. La série dérive un peu vers le mockumentary avec ses personnages qui nient leur propre comportement, et assume ses gags féroces. Elle reste sans doute possible la fiction la plus intéressante de l’année, avec un propos qui oblige à ouvrir les yeux sur la façon dont nous traitons nos aînés. Dérangeant et jubilatoire.

rake

Rake (♥♥♥♥) Greg Kinnear incarne à merveille cet avocat qui ne défend que des criminels, véritable séducteur narcissique, qui s’en prend plein la figure pendant 12 épisodes (en fait 13, mais la série a été remaniée par la FOX). Il n’est pas un homme brillant comme l’était House, il se rattrape aux branches comme il peut. Mais réduire la série à son personnage principal serait commettre une grave erreur. Rake a un univers extrêmement bien écrit, cohérent, avec de multiples personnages dont les vies s’entrecroisent. Je n’avais pas vu une telle maestria dans le rythme et les rebondissements depuis fort longtemps. De quoi pardonner des intrigues judiciaires un peu simplistes. C’est drôle, bourré d’excellentes répliques, réellement feuilletonnant, et Rake résume assez bien ce que je demande à une série de network. Je ne comprends toujours pas pourquoi le public l’a boudé. Et je suis forcément très déçu par son annulation. Il ne me reste plus qu’à me tourner vers la série australienne originelle, mais je pense que Peter Tolan apportait un réel plus dans la version américaine. Comme j’aime à dire : millimétrée, mais pas formatée.

fargo

Fargo (♥♥♥♥) Adaptation télévisuelle de l’univers du film éponyme, Fargo est un petit bijou d’humour décalé fait de tueries sanglantes, de monologues étonnants et de personnages irrésistibles. La prestation des acteurs est sensationnelle, le casting grandiose (y compris des guests triple A), et la mise en scène se fait clairement plaisir pour appuyer soit l’action soit l’humour en arrière plan. C’est bien simple, de ce point de vue, mis à part True Detective, j’ai pas vu mieux cette saison.  La série arrive à être émouvante tout en offrant une leçon de vie au spectateur. Même la fin est délicieusement ironique. Mes seuls regrets iront à l’encontre de quelques rares épisodes un peu longuets qui se contentent de délayer le développement, mais Fargo est une telle réussite qu’on ne peut s’empêcher de demander une suite.

orange is the new black

Orange is the New Black (♥♥♥♥) Cette comédie dans l’univers carcéral féminin réussit à être touchante, en évoquant les trahisons, vengeances, bouderies, histoires d’amour ou de désir de ses personnages charismatiques. C’est surtout très bien dosé, ne versant jamais dans le manichéisme. Les épisodes sont parfaitement rythmés et on prend plaisir à découvrir et à voir évoluer non seulement les prisonnières mais aussi les gardiens (sacré Pornstache !). De l’humour, de l’émotion, que demander de plus ? Et si la seconde saison n’est pas aussi bonne que la première (un peu redondante, et manquant de nouveaux personnages), elle réussit à être aussi captivante.

 

les coups de cœur :

masters of sex

Masters of Sex (♥♥♥) Détaillant les recherches expérimentales sur le sexe dans les années 60, Masters of Sex avait un sujet en or et bon nombre d’obstacles à éviter. C’est un quasi sans-faute. En cherchant à séparer le sexe de l’amour, nos brillants scientifiques vont s’apercevoir… de leur formidable intrication. Même si d’un point de vue sociologique la série est en avance sur la période décrite, on ne peut que saluer cet hymne à la libération des mœurs. Le récit n’est jamais détaché, il va au fond des problématiques de ses personnages, et se révèle extrêmement touchant. J’ai juste un peu d’appréhension pour la suite, car à force d’écrire des rôles pionniers, on court le risque d’une caricature, d’un chevalier blanc du progrès, et Virginia s’en approche dangereusement.

review comedy central

Review (with Forrest Mc Neil) (♥♥♥) Tout simplement la meilleure comédie single-camera de l’année. Dans cette adaptation d’une série australienne, un animateur de télévision décide de faire la critique de la vie elle-même. Que ressent-on lorsque l’on vole les autres, quand on part dans l’espace, quand on sort avec une célébrité, quand on mange trop,… ? Si l’absurdité des questions et le dévouement de l’animateur font sourire, la série va pourtant prendre des accents de plus en plus féroces, détournant les codes de la real-tv pour en montrer les limites : notre animateur va ainsi progressivement perdre sa femme, sa famille, son job…On pourrait croire à une suite de sketchs, mais chaque review a ses conséquences, qui se voient sur la suivante. C’est diaboliquement malin, et très bien écrit. Mais c’est surtout très drôle, alors que je suis pourtant hostile aux mockumentarys. Peut-être parce qu’au delà de l’humiliation et de la sympathie envers le personnage principal (qui sont les piliers du genre), j’ai trouvé ma dose de délire, avec de vrais gags créatifs. Immanquable.

True Detective

True Detective (♥♥♥) On s’étonnera peut-être du fait que la série ne soit pas davantage à l’honneur dans mes colonnes. True detective fut réellement passionnante lorsqu’elle opposait les deux visions de nos policiers, avec notamment un discours nihiliste déstabilisant. De quoi être un poil déçu lorsque la fin opte pour une simple lutte du bien contre le mal. Et si la réalisation, le jeu d’acteurs fut de haute volée (comment ne pas oublier le magnifique plan-séquence), j’ai encore en mémoire de gros passages à vide dans la narration et je déplore la faiblesse de son intrigue policière. Mais True Detective restera une œuvre majeure de la télévision, un sujet de réflexion fascinant, avec de vrais moments de grâce, vus nulle part ailleurs.

from dusk till dawn

From Dusk Till Dawn (♥♥♥) L’adaptation du film éponyme ne sera certes pas pour tout le monde, mais les amateurs de films d’action des années 90, de série B décalée, voire de série Z seront aux anges. Rarement d’ailleurs je n’aurai vu une série glisser ainsi de ton en ton : du sérieux grandiloquent au second degré assumé. Avec ses références en pop-culture à tous les étages, parvenue à son milieu de saison, la série enchaîne les clins d’œil et se fait plaisir. Jusqu’au moment où le mauvais goût des effets spéciaux, l’incohérence des personnages achève le tout dans une bouillie indigeste. Tellement nul que ça en devient jouissif. Peu d’œuvres m’auront autant marqué cette année.

kirstie

Kirstie (♥♥♥) En grand amateur de sitcoms traditionnelles, j’ai eu l’immense bonheur de retrouver non seulement les gloires du passé, mais cet esprit théâtral, ses répliques juteuses, sa rythmique si singulière. Je n’y croyais plus. La série enchaîne les épisodes moyens avec d’autres carrément prodigieux, et la cohorte de guests et de clins d’œil donne un aspect nostalgique réjouissant. Évidemment nous ne retrouverons jamais un Frasier à l’antenne, mais ça fait plaisir de voir que ces mécaniques fonctionnent encore, contrairement à ce que beaucoup de critiques essayent de nous faire croire.

lucky 7

Lucky 7 (♥♥♥) Je n’ai pas eu le temps de voir si la série aurait pu maintenir son niveau (la chaîne n’ayant diffusé que 2 malheureux épisodes), mais je tenais à mettre en avant l’originalité de son concept. A l’heure où les thrillers, séries fantastiques et policières raflent la mise, j’ai particulièrement apprécié ce ton plus posé. Des individus voient leur vie bouleversée après un gain à la loterie. En mélangeant secrets, drames personnels, intimes, nous sommes davantage dans l’esprit des séries des décennies passées avec des considérations soit plus terre-à-terre (retrouver l’amour de son mari) soit beaucoup moins ambitieuses (un hold-up minimaliste), mais qui ont des vraies conséquences pour nos personnages. Et surtout la série n’a pas son lot de mannequins, ne tombe pas dans la caricature de son sujet, et reste profondément humaine : l’argent rend-il lâche ?

 

de passable à médiocre :

Mixology

Mixology (♥♥) Je serai passé à peu près par tous les sentiments avec cette comédie romantique qui raconte une soirée unique dans un bar où des célibataires se draguent. D’abord, la curiosité : ça pourrait donner quelque chose de délicieusement délirant, avec ces couples qui se font et se défont à la minute. Ensuite, l’agacement : on aurait peut-être pu éviter les lourdingues de service qui se prennent râteau sur râteau, non ? Et puis, l’étonnement : quelques bons gags disséminés parmi quelques calamités, et un casting qui devient de plus en plus sympathique. Enfin, la joie : le show arrive à donner une bonne alchimie à certains couples, et la fin est prodigieusement bien plus fine que certaines séquences initiales. Au final, malgré des premiers épisodes en roue libre, la série aura su marquer son empreinte cette année, arrivant à surclasser (de peu, mais quand même) la série de Chuck Lorre. Malheureusement, l’expérience ne sera pas renouvelée la saison prochaine. Merci ABC !

blacksails

Black Sails (♥♥) Une série sur les pirates, vous signez de suite ? Moi aussi ! Malheureusement si les séquences en mer sont remarquables, les auteurs ont choisi de nous faire passer beaucoup trop de temps sur la terre ferme, avec des enjeux et des personnages inégaux. En clair, ça bavasse, ça bavasse, et l’humour du pilote a presque disparu. Heureusement, au bout de longs moments d’attente, ça bouge un peu et la plupart des twists sont à la hauteur. Mais on ne m’ôtera pas l’idée que nous sommes passés à côté de quelque chose d’épique.

mom

Mom (♥♥) Faire une sitcom sur l’addiction n’est pas chose aisée. Mais avec son casting fabuleux (Allison Janney en tête) la comédie arrive à être tout à la fois : légère, simple, émouvante. Alors bien sûr, ça manque encore de finition sur les réparties, et sur la finesse des gags, mais on éprouve très vite de la sympathie pour tout ce petit monde. Ça n’a certes pas le même potentiel que Big Bang Theory, mais avec de meilleurs auteurs, la série pourrait vraiment aller plus loin. Tout est là, maintenant, au boulot !

marvels agents of shield

Marvel’s Agents of SHIELD (♥♥) Cette nouvelle adaptation de l’univers Marvel aura fait couler beaucoup d’encre. Au départ elle est plutôt générique, avec ses répliques beaucoup trop formatées pour être efficaces, avec ses scénarii basiques montrant deux pauvres effets spéciaux en duel, en l’absence de personnages charismatiques et – pire encore – d’enjeux intéressants. J’ai bien failli lâcher l’affaire, car faire des clins d’œil à l’univers ne me suffisait pas : je voulais une histoire, l’évolution de personnages, quelques mystères, et le sentiment que tout pouvait arriver sur mon petit écran. Il aura fallu attendre le derniers tiers de la saison (et un énorme twist) pour assister à la renaissance de la série. En un instant, les dialogues ne sont plus minimalistes, on commence à s’attacher aux personnages jusque là trop simplistes, la série trouve son humour, son rythme… Miraculeux. Always trust the Whedon. Always.

RESURRECTION

Resurrection (♥♥) Résurrection, c’est un peu l’inverse du parcours d »Agents of SHIELD. J’ai d’abord été charmé par son rythme lent et l’envie de laisser parler l’émotion de nos personnages qui retrouvent leurs défunts « vivants ». Mais si des questions sont laissées en suspense autour de cet évènement, il n’y a rien d’autre pour faire monter durablement la sauce et on a alors progressivement la désagréable sensation de ne pas savoir où on va. Pire, la fin ne répond à rien, et se contente d’ajouter quelques interrogations supplémentaires. Bref, l’émotion était parfois là, mais le fil de l’intrigue laisse clairement à désirer. Il va falloir revoir tout ça en seconde saison.

silicon valley

Silicon Valley (♥♥) Avec son univers de nerds, sa critique du marketing informatique, son discours inspiré sur la futilité de l’innovation technologique, et l’asociabilité de nos héros, la série aurait pu finir plus haut sur le podium. Hélas, il faut se taper une bonne douzaine de blagues gerbantes situées en dessous de la ceinture, et sur la fin elle se retrouve extrêmement prévisible et « facile ». Je lui demandais juste de trouver un moyen original et crédible pour que la firme surmonte ses obstacles, et on me sort du chapeau un code écrit seul la nuit, alors que ça fait des mois que toute une équipe planche dessus… Mais l’annonce des prochains obstacles (saison 2) donne bien envie. Et je regrette profondément la mort de l’acteur qui incarnait Gavin. Sa prestation était impressionnante.

once upon a time in wonderland

Once Upon a time in Wonderland (♥♥) Le spin-off d’Once Upon a time partait sur une bonne idée : explorer Wonderland, le monde d’Alice, envahi par Jafar. Malheureusement Alice et son amoureux sont unidimensionnels et manquent de charisme. Il faudra tester sa patience avant que les personnages secondaires, nettement plus intéressants, ne se réveillent. La série peut alors prendre des accents plus émouvants, plus drôles, et se révéler imprévisible. Mais les ignobles effets spéciaux viennent encore trop souvent gâcher la fête. Et puis, surtout, la fin à rallonge montre que la série n’avait plus grand chose à dire.

sleepy hollow

Sleepy Hollow (♥♥) La série fantastique des responsables de Fringe a eu bien du mal à s’imposer chez moi. Non pas sur le concept des cavaliers de l’Apocalypse, ou de cet officier en mission pour Georges Washington qui se retrouve projeté dans notre monde contemporain.  Non, non. Tout simplement parce que le monster of the week m’a usé, en même temps que la mythologie de la série n’arrivait pas à donner du suspense ou des twists originaux. Il faut bien le dire, derrière ses effets spéciaux, le show est basique, et a provoqué plus d’un baillement. Les petites touches d’humour sur le décalage du héros avec le progrès moderne peinent à me combler, et il faudra attendre la fin de saison pour que la dramaturgie décolle. De bonnes idées, mais trop plat.

betrayal

Betrayal (♥♥) Hannah Ware fait une jolie prestation dans ce thriller mélangeant romance, adultère, et lutte contre le crime organisé. Quand la série déchiffre les sentiments, évoque la passion, le déchirement d’une rupture, l’angoisse des conséquences d’une liaison, elle le fait avec émotion. Mais elle se perd aussi dans des intrigues criminelles fainéantes et prévisibles. Pire : avec son sujet adultérin, les auteurs n’ont voulu froisser personne, et le final donne un goût bizarre…

THE BLACKLIST

the Blacklist () Ce thriller avait commencé en fanfare, avec une agent du FBI chapeautée par l’un des plus grands criminels de la planète. Mais très vite, le show pose des évidences sur leur lien, tourne en rond, et se satisfait de ses loners fades et prévisibles. Il faudra attendre la seconde partie de saison pour que la vie de notre héroïne bascule enfin. On se prend alors à rêver d’un réveil des scénaristes, avec un vrai plan d’action. Hélas, notre héroïne se victimise de plus en plus, et ne pousse pas très loin la réflexion. On a surtout l’impression que les auteurs cherchent la montre et le final n’est pas du tout rassurant à cet égard. Ça sera sans moi la saison prochaine.

helix

Helix () On partait sur un huis-clos en arctique, avec des monstres et une paranoïa grandissante. On finit par des enjeux complètement démontés, sans émotion, avec une fuite en avant vertigineuse, accumulant les concepts les plus incohérents. Si encore le show assumait son côté série B, avec un regard humoristique ! Mais Helix se plante complètement en voulant manger à tous les râteliers.

ground floor

Ground Floor () Voilà une comédie de Bill Lawrence qui bénéficie d’un casting très sympathique, de personnages haut en couleur (le personnel de maintenance qui côtoie les financiers). Mais le show frôle les bons gags, sans jamais arriver à atteindre une certaine finesse. C’est plat, désespérément plat, horriblement prévisible et peut-être le show le plus frustrant de la saison. Ground Floor, ou le show que j’aurai voulu aimer.

growing up fisher

Growing Up Fisher () La comédie familiale avait tout pour me plaire : un sujet sur le handicap (visuel), un casting très sympathique, mais la comédie se répète très vite, sans arriver à trouver quelques rires et se noie dans les bons sentiments jusqu’à l’écœurement (et pourtant je suis plutôt bon public de ce côté là). Le résultat est donc décevant, et je ne la regretterai pas…

Crisis

Crisis () Je dois malheureusement faire un bilan avant les derniers épisodes, mais je ne pense pas que cela changera grand chose au résultat final. Du pilote sympathique à l’arrière goût Die Hard nous sommes passés à un terroriste au plan biscornu qui prend en otage des lycéens, enfants d’hommes et de femmes influents. On traine des heures avec des jeunes têtes à claques, des hommes du FBI complètement dépassés, tandis qu’il suffit d’un simple laptop pour déclencher la troisième guerre mondiale. Je ne ferai pas la liste des délires des scénaristes, mais la série souffre du syndrome des rebondissements à la 24, en les rendant encore moins crédibles (si, c’est possible !).

II/ Les séries arrêtées :

brooklyn nine nine

Brooklyn Nine-Nine Il y a un autre show qui m’aura fait de l’œil cette saison, c’est Brooklyn Nine-Nine. Le concept était rafraichissant (faire une comédie dans l’univers d’un commissariat), il y avait de bons acteurs et je ne demandais qu’une chose : me retrouver avec des intrigues intégrant le casting tout entier. Hélas, on a surtout droit à des séquences séparées, avec un Andy Samberg à l’immaturité insupportable, et toujours beaucoup trop mis en avant. (S’il y a bien un prototype de rôle masculin que je déteste, c’est bien celui de l’homme aux blagues potaches. Et il se retrouve dans beaucoup trop de séries). J’aurai quand même tenu 11 épisodes, en me disant qu’ils allaient forcément développer le restant du cast un jour ou l’autre. Hélas, non.

The Michael J Fox Show

the Michael J.Fox Show J’étais parti avec la meilleure intention en regardant cette nouvelle comédie où Michael J. Fox se moque de sa maladie et nous présente sa merveilleuse famille. L’idée était bonne : ne pas chercher la pitié, mais s’amuser des conséquences involontaires d’un Parkinson. Malheureusement, très vite on se retrouve avec un Modern Family édulcoré (si si c’est possible, la preuve), où les personnages s’adressent à la caméra sans que cela ne provoque le moindre rire. La fille monopolise la comédie sans parvenir à être drôle ou touchante. Le show manque d’audace, de mordant, et les bons sentiments finissent par vous étouffer. J’ai tenu 6 épisodes.

the millers

the Millers Greg Garcia est-il fait pour les sitcoms traditionnelles ? C’était la question que l’on se posait à l’annonce du projet, et je restais confiant vu son casting exceptionnel (Margo Martindale, Will Arnett, Beau Bridges,..). Mais la transposition de son style n’a pas du tout fonctionné : les répliques sont désastreuses, le père gaffeur à répétition irrite plus qu’il ne fait sourire, et on ne le sent pas du tout à l’aise dans cet environnement « trop normal » (par rapport aux délires habituels de Garcia). C’est triste de voir des acteurs talentueux patauger dans des dialogues insipides… J’ai tenu 4 épisodes.

Enlisted

Enlisted Cette année la comédie est aussi allée s’engager du côté des militaires. Et si j’avais été séduit par le côté Police Academy du pilote, j’ai vite déchanté : la thématique est mise de côté, le rythme des gags baisse dangereusement, et on se retrouve avec une histoire de « bros » et de beuveries. Bref, pas mon truc. J’ai tenu 3 épisodes.

girls

Girls Cette année fut aussi l’arrêt de mon visionnage de Girls. A force de chercher l’épisode « perle rare » de la saison (parce qu’il y en a eu), on en finit par oublier que les trois quarts du temps soit on s’endort ferme, soit on a envie de donner des claques à tout le casting. Des histoires d’amitiés égoïstes ? De filles qui passent leur temps à se droguer, s’alcooliser et à se plaindre ? Pauvre, pauvre Hanna qui ne peut pas coucher le soir de son anniversaire à cause de ses fréquentations !! J’ai arrêté au 3è épisode de cette troisième saison.

Hannibal

Hannibal Je suis tenace. Enfin je le pensais. Après avoir été très déçu par la première saison, j’ai tenté la seconde avec l’espoir fou de ne plus m’endormir devant cet cette musique lancinante, ses effets morbides et ses longs – trop longs – dialogues. Et j’ai compris : la série agit réellement comme un somnifère pour moi. Sérieusement. J’ai trouvé quelque chose qui ne coûte rien à la sécu. Mais malheureusement, ça m’empêche de profiter des critiques dithyrambiques sur la série. Je reste complètement hermétique au visuel. Si j’ai cru avec la formidable séquence du premier épisode en un univers enfin bouleversé, j’ai vite abandonné devant la routine des images de corps entremêlés puis dégustés, et je continue d’être agacé par l’escamotage de intrigue policière. 4 épisodes et au lit !

about a boy

About a boy Je vous ai déjà dit que je détestais les personnages d’homme immature ? Pas de bol, c’est la tendance du moment. Mais il y a pire : donner au show une morale dégoulinante où un garçon entreprend son ascension sociale grâce au conseil de son voisin horripilant.. En chantant du One Direction, ou en plongeant dans la piscine. Même sur Disney Channel ils ont parfois du mal à nous vendre ça. J’ai tenu 2 épisodes.

Vikings

Vikings J’avais terminé la première saison avec mes doutes. Certes, le show avait ses moments de bravoure, et des personnages charismatiques (y compris féminins). Il lui manquait juste un peu d’équilibre, et de rythme. J’ai lancé le season premiere et ça m’a découragé de continuer : des morts qui se relèvent, des maitresses qui réapparaissent… On finit par ne plus parler pillages mais de la vie conjugale du héros, et je ne suis pas venu pour ça. J’ai arrêté là.

believe

Believe Du pitch initial religieux le show est passé dès le second épisode à la petite fille aux capacités extraordinaires mais utilisables que lorsque les scénaristes le décident. Ma patience était déjà mise à rude épreuve, et l’avalanche de clichés m’a convaincu d’arrêter rapidement.

Friends with Better Lives

Friends with Better Lives Après un pilote sympathique, dynamique mais pas vraiment ambitieux, je m’étais résolu à m’en contenter. C’était avant de voir le calamiteux second épisode, où les réparties sont encore plus faibles, et où on nous fait le coup de l’orgasme au burger. En quelques minutes le degré zéro de la comédie était atteint. Freinage d’urgence et quelques épisodes de Cheers pour oublier cet affreux cauchemar.

turn

Turn Les prémisses de l’espionnage pendant la guerre d’Indépendance ? J’étais plutôt pour, à condition d’avoir suffisamment d’action et de rebondissements. Hélas, plus on avance dans la série, plus le rythme ralentit et les enjeux s’affadissent. Un peu comme si on avait réussi à aggraver tous les défauts de The Americans. Avec des décors qui peinent à convaincre, des disputes autour des pierres tombales qui tournent au ridicule, j’ai pas eu le courage d’entamer le cinquième épisode.

III/ Le retour des anciennes séries :

Arrow, Homeland, Devious Maids, Dexter, Elementary, Grey’s Anatomy, Nashville, Parenthood, The Big Bang Theory, 2 Broke Girls, Once Upon a Time, the Good Wife, the Walking Dead, Raising Hope, Nikita, The Americans, Bates Motel, Game of Thrones,24

game of thrones season 4

Game of Thrones s4 (♥♥♥♥) De loin la meilleure saison de la série. Après avoir définitivement démontré que tout était possible dans la série, et que la moralité n’avait que peu de place devant l’instinct de survie, les évènements d’importance se succèdent les uns après les autres. Non seulement le sang coule à flot comme jamais cette saison, mais j’ai réussi à me captiver pour presque chaque intrigue, ce qui était loin d’être le cas l’année précédente, où les scènes surabondantes de débauche et la propension à des dialogues inutiles ralentissaient le déroulement des intrigues. A part Danaerys, tout bouge très fortement dans cette 4ème saison. J’ose le parallèle avec la 4è saison de Lost ? On en est au point où on se sent récompensé pour notre fidélité. Tout simplement. Et c’est bien la première fois que j’ai envie de lire la suite de ces aventures sans attendre l’année prochaine. Mais je vais résister, hein.

the good wife 5e18

The Good wife s5 (♥♥♥) Après une saison plutôt déséquilibrée, The Good Wife arrive enfin à montrer une constance dans la qualité des intrigues. C’est sans doute parce que la série ose enfin bouleverser tous ses équilibres : du combat entre les deux firmes aux coups de théâtre dramatiques, de la lutte à mort à une certaine forme de réconciliation, de l’ambition professionnelle au destin politique, d’une vie familiale à une vie solitaire. Et si les seconds rôles (Eli Gold et Kalinda) sont moins employés, au moins ils n’ont pas d’intrigues qui les ridiculisent ou plombent le rythme de la série. Du côté des intrigues judiciaires, les twists prévisibles sont masqués par une virtuosité encore plus accrue dans les dialogues et l’enchaînement des séquences. Les auteurs prouvent ainsi leur maîtrise absolue de la forme, et ne se privent pas non plus d’égratigner les tendances de notre modernisme. Ça ne fonctionne pas toujours (comme avec la NSA), mais la série se permet aussi d’égratigner les séries contemporaines et leur moyen de distribution. Une grande, très grande saison.

nikita 4e01

Nikita s4 (♥♥♥) 6 épisodes pour clore la saga. C’était sans doute pas suffisant vu l’accélération un peu trop importante des derniers épisodes. Mais si l’évolution finale des personnages était rapide (et un peu facile), les enjeux étaient à la hauteur. La série nous a délivré encore quelques bons twists avant de tirer sa révérence. Et elle me manquera terriblement.

arrow 2e01

Arrow s2 (♥♥♥) Sans doute la saison de la révélation. Arrow n’avait pas su développer son intrigue pendant sa première saison, disséminant de ci de là quelques twists et perdant son temps dans des flashbacks redondants. Cette fois-ci, à peu près tous ces défauts ont été retravaillés : les arcs sont bien échelonnés, les enjeux rappelés, et les rebondissements très fréquents. Mieux encore, le final donne une vraie impression de cohérence dans l’univers, en donnant à tous les personnages rencontrés dans la série l’occasion de montrer leur importance. Il y a aussi un rééquilibrage entre la romance et l’action, enfin au profit de cette dernière, qui donne encore plus de rythme au récit. Résultat: une saison surprenante, palpitante, et de très jolies scènes. Qui l’eût cru ? Arrow est vite arrivé à maturité.

the big bang theory 7e06

the big Bang theory s7 (♥♥♥) Si la fin de saison n’est pas aussi tonitruante qu’espérée, le défi était bien de parvenir à maintenir l’intérêt pour cette bande de geeks. Espérons que les auteurs soient vraiment décidés à aller au bout de leurs idées pour le couple Penny/Leonard, parce qu’ils auront quand même plombé un peu quelques épisodes avec leur instabilité amoureuse. Cette saison fut moins bonne que les précédentes, la faute peut-être à une faiblesse dans l’intégration des éléments de pop-culture. On attendait tous davantage de Star Wars, mais les répliques et les situations n’étaient pas à la hauteur des guests. On se consolera avec une évolution régulière du couple Amy/Sheldon qui finit par poser la question apocalyptique (l’intimité et les premiers baisers !), le running gag de Stuart qui prend de plus en plus d’importance, une épisode « alternatif », et quelques bonnes idées (Amy manipulant Sheldon, le « couple » Amy/Raj’, une déclaration drôle et mignonne d’Howard qui scelle un peu plus l’amitié de la bande, et une chasse au trésor bourrée de surprises). Globalement on sent quand même un certain essoufflement à partir de la seconde moitié de saison, avec des répliques en perte de vitesse. Je croise les doigts pour que la série nous revienne en forme !

parenthood 5e17

Parenthood s5 (♥♥♥) Je suis évidemment soulagé car la série obtient sur le fil une dernière saison raccourcie. Il est juste dommage que cette année la famille Braverman a mis une bonne moitié de saison avant de rendre ses enjeux intéressants. Il aurait peut-être fallu rééquilibrer certaines intrigues, car avec Kristina on avait un peu l’impression de perdre notre temps. Je retiens surtout l’idée d’affecter le couple Julia/Joel. Pour arriver à leurs fins, les auteurs ont perdu leur finesse et leur mesure. Alors oui, ça donne de belles scènes, mais on a parfois eu l’impression de ne pas reconnaître nos personnages. Autre constat d’échec : la nouvelle petite amie de Drew, aux antipodes de son caractère. Le résultat montre une alchimie douteuse, et des scenariis répétitifs. Heureusement, sur la fin de saison les scénaristes ont mis de l’eau dans leur vin et redonné beaucoup d’émotion à leur show. De quoi avoir confiance pour la fin de la série.

the walking dead 4e08

The Walking Dead s4 (♥♥) Quelle drôle de saison. On savait déjà que le concept de la série était limité et répétitif, alors pourquoi nous imposer en seconde partie de saison des histoires de fouilles de maisons pour chaque personnage ? Si parfois le résultat est émouvant, la grande majorité du temps on s’endort car l’épisode ne développe qu’une seule idée basique, avec des flashbacks inutiles. Heureusement la première moitié de saison est beaucoup plus intéressante, avec la reconstruction du Gouverneur, et le danger qui rode à l’intérieur et à l’extérieur de la prison. Avec en prime, deux épisodes qui arrivent à faire renaître la tension.

nashville 2e22

Nashville s2 (♥♥) La série apprend-elle de ses erreurs ? Avec un recadrage exclusivement musical, Nashville fait le bon choix. Mais au lieu de développer ses personnages, elle préfère miser sur des rebondissements spectaculaires et de grosses ficelles qui contredisent leurs psychologies (les couples se font et se défont à grande vitesse). Heureusement, de temps à autre, les auteurs reprennent la direction de leur histoire, imposent quelques dialogues émouvants en accord avec leur background, et évitent l’ambivalence. La bonne nouvelle c’est que Juliette confirme son statut de locomotive de la série, avec un personnage complexe et bourré de défauts. La mauvaise c’est que le show met moins en valeur ses morceaux musicaux, poussant un peu plus Scarlett vers la sortie.

Once Upon a Time in Wonderland 1e11

Once Upon a time s3 (♥♥) Avec une saison divisée par deux, laissant la place à deux méchants successifs, on évite la dilution de l’année dernière. Tant mieux. Si j’ai réussi à faire mon deuil du côté puzzle de la série, cette saison m’aura au moins prouvé que le show avait encore des choses à dire, avec une solide réécriture de personnages pour les inscrire dans la mythologie, et de beaux moments d’émotion. Hélas, ça n’efface pas la stupidité de leurs comportements, et cette impression récurrente de flottement.  Enfin, on peut blâmer l’inutilité de certains personnages (Robin des Bois, vraiment ?).

the americans 2e13

The Americans s2 (♥♥) Le manque de tension et d’enjeux dans cette saison n’est pas rassurant. Les auteurs savent-ils vraiment où ils vont ? Si je pouvais pardonner une première saison maladroitement écrite, je peux difficilement fermer les yeux sur ces innombrables séquences finales ressassant encore et toujours la même idée. Pire encore, j’ai essayé de croire à un vrai développement de Paige, avant de comprendre qu’il ne s’agissant encore et toujours qu’un moyen de remplir les meubles. Le season finale a beau essayer de changer ce statu quo, ma confiance en l’avenir est limitée.

bates motel 2e10

Bates Motel  s2 (♥♥) Que de temps perdu en début de saison ! On a oublié ce qui faisait l’essence de la série, le couple Norman/Norma et toute la dangerosité de notre héros au profit d’intrigues soap dignes d’ABC Family. Heureusement, progressivement, la vraie nature des personnages ressort, et avec elle renait une certaine tension. La saison se paye même le luxe de l’explication de la psyché de Norman Bates, avec des séquences magnifiques. Ouf !

elementary 2e12

Elementary (♥♥) Quelle déception ! Dès la seconde saison, le show s’essouffle considérablement, avec des intrigues policières directives, laissant beaucoup moins de place au raisonnement. Il en résulte un show beaucoup moins « brillant », et presque paresseux par moments. De ci de là, d’excellentes enquêtes réveillent encore le téléspectateur, mais cette saison cumule les maladresses, avec des arcs tout simplement soporifiques et prévisibles. On se consolera avec l’importance que prend Watson dans la série, mais il est urgent de redresser la barre, sinon la série deviendra rapidement un show policier « banal ».

raising hope 4e16

Raising Hope (♥♥) Cette dernière saison en compagnie de la famille Chance aura été nettement moins drôle que les précédentes, la faute à une créativité en berne (Et Greg Garcia parti sur The Millers ?). Il faudra attendre les deux-tiers de la saison pour retrouver un peu de mordant et de folie. Et malheureusement la fin de saison n’a pas été aussi bonne qu’espérée, avec des mécanismes usés. Néanmoins, la série garde une place très importante dans mon cœur de sériephile, et figure sans doute possible dans mon top 10 des meilleurs comédies américaines.

devious maids s2

Devious Maids () Plus drôle que Desperate Housewives, la série m’avait agréablement surpris l’année dernière. Cette seconde saison est certes mieux écrite sur le plan des rebondissements, mais elle accorde une part de plus en plus importante à des mystères qui sont loin de me passionner. Je soupçonne aussi la série de déséquilibrer les rôles masculins, ce qui rend le visionnage plus fastidieux. Bref, ce qu’on gagne en rythme, on le perd en humour. C’est dommage mais heureusement la série reste un bon petit plaisir estival. Il ne lui manque que quelques coups d’éclats pour qu’elle puisse passer à la postérité. Chaque épisode, c’est pareil : sympathique, mais jamais marquant. D’où sa notation ici.

2 broke girls s3

2 Broke Girls () La rupture. Je peux fermer les yeux sur des moments de fatigue, où les répliques se font moins trash et plus plates, mais la constante médiocrité des échanges m’aura agacé. Et puis surtout, la série s’adjoint un guest insupportable, qui plombe définitivement toute envie de lancer un épisode. J’aurai tenu jusqu’à la fin de saison, mais je n’irai pas au delà.

24

24 () (Critique au 8è épisode) Le retour de la série était loin d’être indispensable, et j’ai vite retrouvé tous les mauvais mécanismes de la série. Le seul vrai bonus de la saison ? Yvonne Strahovsky, crédible dans l’action. Pour le moment. Car je crains le pire. Au bout de 8 épisodes, le bilan reste catastrophique, avec une Chloé encore plus insupportable (merci le maquillage !) et un Jack Bauer qui se fait terriblement vieux. Mais au moins, grâce aux drones, on a des séquences jeu vidéos plus rigolotes que le piratage de centrales nucléaires ou un énième virus tuant la moitié de la planète sauf notre héros. Vivement les drones moustiques pour la 10è saison.

greys anatomy s10

Grey’s Anatomy () Ça fait longtemps que je n’espère plus rien de la série, et cette saison fut douloureuse pour moi. A son terme, je perds l’unique personnage qui me donnait encore envie de revenir. Parce que ça fait bien longtemps que le reste du cast m’est devenu impossible à tolérer, que la partie comédie s’essouffle et que les intrigues médicales n’ont plus grand chose d’intéressant à dire. J’ai pendant un temps jeté mes espoirs sur l’innovation et la recherche, un beau sujet qui finit piétiné par les ambitions personnelles, après avoir passé du temps à nous faire croire en un progrès scientifique qui améliorerait le sort des malades. Comme si les simples considérations éthiques de la recherche ne valaient pas le coup d’être développées…. Quant aux histoires d’amour dans le service, elles n’ont plus grand chose de passionnel. Boring !

dexter

Dexter (0) Après un final qui loupe le coche sur à peu près tous les plans possibles, difficile d’avoir envie de faire le bilan sur cette saison. La série n’avait plus rien à dire, et se contentait de mise en scène violentes et d’une voix off pour ranimer le téléspectateur. La psyché du héros était bancale depuis la première saison, mais il y avait encore moyen de sauver les meubles.. Une bonne grosse gifle à tous les sériephiles assidus et fidèles.

Homeland s3

Homeland (0) Pouvait-on faire pire ? Hélas oui. Les derniers épisodes montrent le visage d’une série qui s’est embarrassée pendant 3 saisons avec des intrigues inutiles (de la famille entière de Brody qui n’a pas de conclusion, à l’histoire d’amour avec Carrie qui ne donne aucune émotion). Homeland ne doit sa survie que grâce à ses acteurs et quelques rares moments d’action imprévisibles. Surestimée, comme 24, dites-vous ?

 

Quelques mots sur…

how i met your mother

la fin d’How i met your mother : J’ai la chance d’avoir abandonné la série vers la 7è saison, découragé par le fait que les auteurs tiraient sur la corde, avec des allers-retours incessants sur le couple Ted/Robyn. J’ai détesté l’évolution de Barney (qui perdait tout son intérêt dès lors qu’il n’était plus un dragueur). Sa fausse évolution n’était là que pour faire tenir la série plus longtemps. Alors quand le final revient exactement sur la base de la série, et ses premières années, pour ma part, je suis heureux. En ce sens mon visionnage interrompu m’a permis de retrouver ce qui m’avait plu. Et même ce twist final était plutôt rigolo. Montrer que l’obsession de Ted n’était pas d’expliquer qui était la mère, c’était plutôt malin et je ne l’ai pas du tout ressenti comme une gifle. Bref, plutôt agréablement surpris par ce final émouvant. En gros, Il faut regarder les 4 premières saisons de la série et le final. Ça me va.

mentalist

la fausse dernière saison de Mentalist : J’ai regardé quelques épisodes par intermittence, pour avoir le dernier mot sur Red John. Mais si la mise en scène essaye de faire monter la tension sur sa révélation, la série souffre toujours de ses énormes tics qui auront rendu progressivement son visionnage insupportable. Au final, quand la page se tourne, on est plutôt soulagé, avec l’envie de voir comment les auteurs vont pouvoir rebondir. Hélas, le changement de décor n’affecte en rien le comportement du héros, et les dialogues en viennent même à le surligner (6.11). Ben oui, Patrick Jane, pourquoi tu n’en fais qu’à ta tête au lieu de partager ton unique plan ? Quant au (faux) final, il laisse un sentiment mitigé . Sur le fond, l’épisode divisera les shippers mais l’émotion était tout de même là, malgré quelques impressions de malaise. Le show a-t-il encore quelque chose à dire ? J’en doute.

Mon bilan télé de l’année 2013

Le bilan de cette année 2013 sera bien plus concis que les précédents, puisque le temps m’est réellement compté ces dernières semaines. Alors j’ai opté pour une formule certes largement répandue sur la toile, mais elle vous permettra je l’espère de vous donner une petite idée de ces 12 mois télévisuels qui furent bien remplis.

Nouveau record personnel : avec 137 pilotes ou nouvelles séries abordées cette année (pour un total de 190 articles publiés), il y avait en effet de quoi faire aux 4 coins du monde.

chart tv shows

Il est toujours amusant de voir comment notre sériephilie évolue avec le temps. Lorsque Cinédramas avait un an, les USA faisaient déjà près de la moitié des articles, suivis par les coréens (un quart) et les japonais (un huitième) et le reste était soit du cinéma soit hors propos. Au bout de 4 ans, on peut constater que la part de coréen, d’américain et de japonais n’a guère changé. Non, le bouleversement majeur du blog, c’est la substitution du cinéma asiatique par les fictions européennes, et notamment britanniques. Et comme nous allons en parler juste après, cette année 2013 fut un excellent cru Outre-Manche.

Alors cette année, disais-je, plutôt que de parler de longues minutes sur des séries pas franchement passionnantes, j’ai eu envie de vous faire partager mes 30 plus gros coups de cœur de l’année, toutes origines confondues, qu’elles soient ou non des nouveautés.

Mes 30 séries marquantes en 2013 :

En Europe :

Les fictions britanniques m’auront conquis cette année.

dates 01e03

1 – Dates : Une fiction britannique au concept original, racontant un premier rendez-vous entre deux personnes apparemment opposées. Non seulement c’est fin parce que ça décortique parfaitement les modes de pensée de chacun, c’est brillamment joué, mais en plus certains personnages reviennent par la suite faire d’autres rencontres. Un sujet inépuisable et émouvant. Un petit bijou.

utopia 103

2 – Utopia : Une fiction britannique paranoïaque mettant en danger un groupe d’individus. Mise en scène magnifique, twists diaboliques, violence décapante.

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3 – My Mad Fat Diary : Une fiction britannique avec pour héroïne une adolescente obèse qui essaye de se reconstruire. Délicieusement drôle et touchante.

peaky blinders cillian murphy

4 – Peaky Blinders Un gang de bookmakers maintient son emprise sur ses quartiers après la première guerre mondiale. Après un démarrage plutôt mou, la fiction britannique révèle son goût pour une réalisation appuyée, qui met en valeur le charisme de son interprète principal. Et malgré quelques facilités en fin de saison, la série est une des valeurs sûres de l’année.

the wrong mans james corden

5 – The Wrong Mans Tout simplement la meilleure comédie de l’année (avec le retour d’Arrested Development). Un scénario bourré de twists, un rythme soutenu, une avalanche de clins d’œil à des références cinématographiques, et un plaisir jubilatoire tout le long.

the fall 01e05

6 – The Fall : Une fiction irlandaise sur un tueur en série, père de famille aux pulsions perverses qui cache bien son jeu. Avec Gillian Anderson en enquêtrice affirmée. Retourne l’estomac.

miranda bbc miranda hart

7 – Miranda Un humour bon enfant contagieux se cache toujours dans cette troisième saison un peu moins réussie que les précédentes. Mais, maladroite et loufoque, Miranda la célibataire trentenaire reste très attachante.

downton abbey 4e08

8 – Downton Abbey Malgré toute l’appréhension légitime des fans, cette 4ème saison s’est révélée agréable à suivre. Avec un seul évènement traumatisant, la série s’est un peu calmée et préfère faire répliquer ses personnages. Un bon choix, si on ferme les yeux sur le très décevant épisode de Noël.

call the midwife 02e08

9 – Call The Midwife La seconde saison, imperturbable, aborde avec bonheur le progrès médical et social dans les années 50. Nos sage-femmes et sœurs œuvrent pour l’amélioration de la vie de leurs patients et de leurs enfants, et avancent enfin dans leurs vies privées pourtant très sages. Toujours aussi touchante sans jamais en faire de trop, Call the Midwife est probablement l’une des plus belles séries de ces dernières années.

Mention honorable : The Village (Une fiction britannique qui raconte l’évolution d’un village de la première guerre mondiale à nos jours. Une première saison peut-être un peu trop poignante pour son bien), Broadchurch (Une enquête policière britannique sur la mort d’un enfant dans une petite localité côtière. Une intrigue prévisible et pleine de ficelles, mais parfaitement rythmée, dotée d’une très bonne ambiance et qui sait se rendre émouvante)

Les autres pays :

Il faudra aller du côté du Canada et de l’Australie pour trouver quelques jolies perles.

orphan black bbc america

10 – Orphan Black : Une fiction canadienne sur une jeune femme qui prend l’identité d’une flic qui lui ressemble. Une intrigue conspirationniste sur le clonage humain, drôle, rythmée mais parfois incohérente et un peu moins attachante qu’espérée.

Mention honorable : A place to call home : Une fiction australienne située après la seconde guerre mondiale, où une femme mystérieusement débrouillarde côtoie une richissime famille. Une saga aux trames largement simplifiées (et prévisibles), mais avec des personnages attachants. Dommage que la première saison ne boucle pas correctement ses arcs.

Japon

Une sélection plus rigoureuse cette année. Je n’ai pas été conquis par certains gros succès comme Hanzawa Naoki, mais le Japon produit toujours quelques chefs d’œuvre.

saikou no rikon eita ono machiko

11 – Saikou no rikon : Une description jubilatoire d’un couple qui se déchire, trouvant le ton idéal pour parler des défauts de chacun sans verser dans la caricature. Incontournable.

woman hikari mitsushima

12 – Woman : Cri déchirant, appel à la solidarité, ce human drama plonge dans les difficultés d’une mère qui élève seule ses enfants et n’arrive pas à survivre. Une leçon parfois trop bavarde, mais toujours émouvante et brillante.

pan to soup to neko biyori street

13 – Pan to soup to neko biyori Exercice de style zen, tournant à l’obsession, donnant une série magnifiquement épurée sur la renaissance d’un petit restaurant de quartier par la fille de la propriétaire décédée.

Mention honorable : Itsuka hi no ataru basho de (un drame humain sur la rédemption après la prison, avec des personnages simples et attachants qui cherchent à se reconstruire. Parfois un peu longuet, et ne bénéficiant pas d’une réalisation suffisamment soignée, mais le propos, qui ne cherche pas la pitié, est vraiment touchant)

Corée du sud

Une année décevante, avec quelques rares productions de qualité disséminées ça et là. Il va falloir redresser la barre l’année prochaine !

that winter the wind blows 12

14 – That winter the wind blows : l’histoire d’une jeune héritière aveugle qui se fait duper par quelqu’un qui se fait passer pour son frère. Un drama habile, qui maintient à merveille l’ambiguïté des personnages, et développe son sujet avec suffisamment de twists pour être haletant. Réalisation impeccable, acteurs formidables, il n’y a guère que la fin bâclée qui vient gâcher le plaisir.

i hear your voice lee bo young

15 – I hear your voice : Drama sympathique sur une avocate  flemmarde au caractère bien trempé qui rencontre un jeune homme capable de lire dans les pensées. Bien équilibré, malgré quelques scènes manquant de finition, avec de bons personnages et un background convaincant.

heartless city jung kyung ho doctors son

16 – Heartless city : Drama sombre et complexe dans l’univers de la pègre, avec son lot de twists savamment planifiés, à la mise en scène léchée et mature. Une ambition qui impressionne.

two weeks lee jun ki blood

17 – Two weeks Ce thriller sans temps mort est l’une des belles surprises de cette année, avec un personnage principal qui se bat contre tous pour rétablir la vérité. Solide, prenant, en un mot : réussi.

answer me 1994 go ah ra

18 – Answer me 1994 Le spin off d’Answer Me 1997 était attendu au tournant et s’il reprend la même recette sans arriver à cacher ses ficelles, il arrive toujours à émouvoir en nous parlant de la famille, des amis et … d’amour. Le tout dans un contexte nostalgique qui touche encore une fois au cœur. Bien joué !

Mention honorable : Cruel Palace (Sageuk de JTBC sur une période noire d’une Corée asservie, où les conflits de pouvoir au palais permettent l’ascension d’une concubine ambitieuse. Textes et interprétations classiques, mais mise en scène léchée et mature, dramaturgie lourde mais efficace, évolution très intéressante des personnages féminins.), Shark (Drame basé sur le mythe d’Orphée, une histoire de vengeance qui prend son temps. Avec de solides acteurs, une bonne mise en scène, une intrigue captivante mais une fin décevante), Monstar (Un highschool drama musical sur une popstar retournant à l’école. Avec des passages musicaux vraiment émouvants, la sensation d’une déclaration d’amour à la musique, et une interprète charmante, on en oublierait presque la simplicité des intrigues et son rythme beaucoup trop lent)

A noter : les dramas commencés en fin d’année ne sont pas dans cette liste.

USA

Une rentrée des networks catastrophique, des annulations en série, et les séries du câble qui font la différence… Chaque année c’est la même chose… en pire ?

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19 – Getting on : Une vision parfaitement représentative d’un service gériatrique, de la maltraitance ordinaire au fonctionnement hypocrite qui affiche en grand son éthique sans en appliquer les principes. Féroce, jubilatoire, la série verse dans le mockumentary en s’attardant toutefois davantage au système qu’aux délires de ses personnages. Elle fera fuir beaucoup de monde avec son sujet, mais Getting On est pourtant l’un de mes grands coups de cœur de cette année.

masters of sex 1e09

20 – Masters of sex : Pas loin d’être la meilleure nouveauté américaine de l’année, la série revisite la recherche sur le sexe dans les années 50 en une aventure scientifique et sentimentale absolument passionnante et brillamment interprétée. Très en avance sur ses idées, quitte à parfois déséquilibrer la balance, cet hymne au progrès social dépeint avec justesse et émotion la complexité de l’enchevêtrement du sexe et de l’amour.

orange is the new black inmates

21 – Orange is the new black Une comédie pleine d’humanité dans l’univers d’une prison pour femmes, qui déroule méticuleusement ses thématiques de vengeance, trahisons, bouderie en évoquant l’amour et le désir. Drôle, touchante, la série se paye le luxe de donner suffisamment de complexité aux personnages pour ne jamais tomber dans une ambivalence caricaturale.

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22 – Arrested development saison 4 Le retour d’une des meilleures comédies de tous les temps fut réussi. Croisant le récit de tous ses personnages, la saison s’apparente à un puzzle humoristique, toujours aussi bourré de clins d’œil et de gags de second plan. En réinventant le script, la série perd en rythme et en oublie de s’attarder sur quelques personnages fétiches, mais qu’importe, Arrested development fut LE moment comique de l’année (avec The Wrong Mans).

rectify aden young

23 – Rectify L’une des plus belles nouveautés de l’année réussit à rendre touchant son personnage principal sortant du couloir de la mort, sans que l’on ne connaisse la vérité sur sa culpabilité. L’intérêt est ailleurs, dans la découverte d’un monde qui ne l’a pas attendu, et qui a déjà un jugement sur lui. Superbement réalisée, exprimant toute la palette d’émotions d’un personnage pourtant énigmatique, Rectify envoûte le téléspectateur.

bunheads 118

24 – Bunheads La fin de la série n’est peut-être pas aussi flamboyante que ses débuts, il n’empêche, Sherman-Palladino a réussi à rendre fraîche, drôle, émouvante l’univers de la danse, en colorant son récit moderne de toutes ses situations improbables et de ses répliques cultes. Décalée, Bunheads était tout simplement l’une des plus belles séries de cette décennie, et malheureusement ABC Family n’a jamais voulu le comprendre malgré les critiques dithyrambiques.

elementary

25 – Elementary La meilleure nouveauté policière de ces dernières années confirme son excellence dans l’écriture, avec des intrigues tarabiscotées, un sens aigu du rythme dans le raisonnement et des twists souvent imprévisibles. Mieux encore, cette différente approche de Sherlock Holmes et Watson, elle aussi parfaitement interprétée, ne ménage pas l’émotion, et explore intelligemment leurs esprits brillants.

game of thrones 03e10

26 – Game of thrones Malgré un récit cloisonné entre ses différents personnages et univers, la troisième saison de la saga ne manque pas de souffle et de séquences impressionnantes. La dimension épique est là, le show prend de l’ampleur, et fera bien habilement couler le sang. Bravo.

the big bang theory 7e06

27 – The big bang theory Pour ses 6è et 7èmes saisons, la comédie intègre désormais parfaitement son casting féminin, repousse les limites de Sheldon (une romance, son inadéquation avec les femmes), et enrichit ses dialogues et ses situations. Un mécanisme bien huilé.

the good wife 04e22

28 – The good wife L’écriture de la série est toujours aussi impressionnante, elle s’est bien rattrapée depuis fin 2012 (4è saison), en changeant enfin les règles du jeu et en dynamitant toutes les relations entre les personnages. Les enjeux ainsi divisés selon les « camps » n’en sont que plus passionnants.

the americans

29 – The americans aborde d’une manière rafraichissante la guerre froide dans les années 80, avec un duo d’espions russe qui aura mis du mal à me convaincre. Une fois la psychologie des personnages mieux posée et une tension enfin présente, la série n’a pas eu de mal à devenir un rendez-vous très attendu.

nikita 4e01

30 – Nikita Peut-être le dernier divertissement d’action qui arrivait à surprendre le téléspectateur d’épisode en épisode, avec des personnages certes pas toujours bien traités, mais une dynamique d’ensemble qui faisait plaisir. Malgré ses facilités, le show n’a pas beaucoup faibli, et il me manquera terriblement.

Mention honorable : Mom. Cette comédie s’aventure sur des terrains peu balisés avec une héroïne ex-alcoolique dont la mère a elle aussi connu tous les excès. Elle doit surtout son charme à ses interprètes, et dispose d’une galerie de personnages à fort potentiel, il ne lui manque plus qu’une meilleure écriture pour que les répliques fonctionnent vraiment.

Quelques saveurs nostalgiques, en bonus :

Cette année 2013 fut aussi pour moi le plaisir de voir ou revoir d’anciennes séries, comme quelques épisodes de Thirtysomething, la saison 5 de Cheers, l’intégrale de l’excellente comédie britannique Gavin and Stacey ou la série norvégienne déjantée Hellfjord. Quel plaisir aussi de partager la deuxième saison de la série espagnole Gran Hotel avec mon épouse. Et puis vous n’imaginez pas à quel point ça rassure de découvrir que la série animée Duck Tales (La bande à Picsou) supporte très bien le poids des années. Amis éditeurs, à quand une intégrale en DVD ? Parce que j’avoue qu’il y a un gouffre entre les productions actuelles pour gamins et celles de ma folle jeunesse, et j’aimerai bien que mon petit Antoine profite de ces merveilleuses aventures quand il aura l’âge. Et je précise bien que je ne veux pas une suite comme celle des Mystérieuses Cités d’Or, dont la simplicité et la fadeur des histoires ne laisse que peu de place à l’imaginaire (sans compter la bande originale catastrophique).

Nostalgie encore, le one-man show de Bill Cosby ne m’aura pas fait énormément rire, mais il m’aura surtout rappelé à quel point le comédien était irrésistible avec ses mimiques…

Voilà pour cette année 2013, parcourue bien trop rapidement à mon goût. Il s’en est fallu de peu pour que j’évoque la deuxième saison dÄkta Människor, toujours aussi passionnante, mais diffusée un peu trop tardivement. J’espère ne pas avoir oublié certaines séries. (Et pour répondre à la question, oui j’ai délibérément omis de citer Hannibal, n’étant pas franchement emballé par l’œuvre, aussi léchée soit-elle).

Merci, surtout, pour votre fidélité.

Et que l’année 2014 ne démarre pas sur les chapeaux de roue, car j’ai déjà du retard dans mes séries asiatiques !

Bilan détaillé de la saison USA 2012-2013

Après les statistiques la semaine dernière, je vous propose donc mes impressions sur cette saison américaine qui s’avéra plus riche que prévue.

J’ai une fois encore volontairement écarté les pilotes de séries. Il y aurait beaucoup à dire sur la médiocrité rampante des nouveautés (d’où mon appréhension qui augmente à chaque rentrée, malheureusement entretenue par des trailers désastreux). Mais il y aurait encore plus à dire sur la simplification des intrigues, hélas.

Je vais donc vous parler ici des 38 séries qui m’auront accroché au delà du pilote (seulement 6 ont été arrêtées en cours de route) : Arrow, Boss s2, The Walking Dead s3, Don’t trust the B in apartment 23 s2, Go on, Parenthood s4, Underemployed, Touch s2, Girls s2, Grey’s Anatomy s9, The Big Bang Theory s6, 2 Broke Girls s2, Dexter s7, Elementary, Homeland s2, Last Resort, Once upon a time s2, Raising Hope s3, The Good Wife s4, the Mentalist s5, the Mindy Project, 666 Park Avenue, Nashville, Nikita, Bunheads, Smash s2, White Collar s4, The Americans, House of Cards, Zero Hour, Cult, Red Widow, Bates Motel, Game of Thrones s3, Hannibal, Rectify, The Goodwin Games, Arrested Development s4

nouvelles séries

1/ Les nouvelles séries

honneur

A l’honneur :

Rectify

Rectify La série a réussi à rendre touchant son personnage principal sortant du couloir de la mort, sans que l’on ne sache vraiment s’il était innocent ou coupable. Car l’intérêt était ailleurs, dans la découverte d’un monde qui ne l’a pas attendu, et qui a déjà un jugement sur lui. C’est superbement réalisé pour exprimer toute la palette d’émotions d’un personnage pourtant énigmatique, et je n’en ai pas perdu une miette. Vivement la suite. (♥♥♥♥)

bunheads

Bunheads Si on m’avait dit qu’un jour j’adorerai une série sur la danse, je ne l’aurai pas cru. Mais la patte de Sherman-Palladino me manquait trop. Voilà peut-être la seule nouvelle série d’une fraîcheur et d’une bonne humeur à toute épreuve. Voilà la seule série avec une écrasante majorité de personnages féminins qui nous démontre que ce qui compte, c’est pas la parité, c’est le script. Voilà une des rares séries à l’antenne qui exploite encore le meilleur sujet qui soit : le quotidien. Non seulement la série est très drôle, ultra-référencée comme il se doit, mais en plus elle aborde tout en décalage et en modernité des problématiques plus actuelles. Les séquences de danse sont à la fois créatives et magnifiques. Malgré quelques épisodes en deçà au milieu d’une saison déjà découpée, la série est très attachante et développe de façon surprenante tout ce petit monde. Et si ABC Family ne la renouvelle pas, je leur jette un sort jusqu’à la 33è génération. (♥♥♥♥)

Les bonnes séries :

elementary

Elementary J’avais peur d’un Sherlock Holmes revisité, affublé d’une (et non pas d’un) Watson, tellement Hollywood nous a habitué aux one-shot marketing. Et pourtant, la série a su développer son duo, et surtout s’appuyer sur de solides énigmes, aux twists retords et surprenants. Pouvoir à nouveau réfléchir, établir des hypothèses devant un show policier américain, quel bonheur ! Mieux encore, la prestation des acteurs est au top (et pourtant si différente de son double anglo-saxon), et la fin de saison prend des virages plutôt osés, prouvant que la série peut aussi imposer un ton, une ambiance particulière. Une démonstration éblouissante. (♥♥♥)

nashville

Nashville Un soap dans l’univers de la country ? Là encore j’étais sceptique. Plus je plonge avec délice dans les séries coréennes, plus je suis en décalage complet avec ce que tentent de m’apporter les soaps américains. Mais Nashville a su prendre son temps pour faire évoluer ses personnages, et surtout nous donner une porte pour les comprendre, pour justifier leur comportements. D’où les bonnes surprises, du personnage affirmé d’Hayden Panettiere aux moments musicaux décrivant le ressenti de chacun. Ouf, l’émotion est là. Malgré l’avalanche de twists médiocres et une partie politique plombant l’ambiance, on arrive à s’intéresser au sort de nos personnages. Et si le final est overzetop, il donne tout de même très envie de voir la suite. (♥♥♥)

the americans

The Americans Traiter de la guerre froide au milieu des années 80, c’était une bonne idée, surtout en se positionnant du point de vue russe. Mais j’ai eu un peu de mal à m’y mettre. La faute à un couple qui a mis du temps à me convaincre (le positionnement psychologique de départ étant au mieux incompréhensible), mais également à une tension quasi inexistante dans les premiers épisodes. Fort heureusement, la série relève la tête par la suite, en forçant chacun à faire des choix devant un engrenage infernal. Mieux encore, le final ouvre enfin la perspective de parler d’une vie familiale sous un angle bien plus intéressant, et la romance entre les deux protagonistes passe enfin très bien à l’écran. (♥♥♥)

bates motel

Bates Motel La réadaptation de Psycho subit le modèle inverse. On retiendra ses débuts magnifiques, avec la relation dérangeante entre Norman Bates et sa mère, son développement psychologique qui exploite avec brio une certaine ambivalence, ou sa multitude détails qui montre que l’œuvre originale a été bien assimilée. On ira même jusqu’à apprécier ses nombreux twists, pour la plupart redoutables… Jusqu’au très laborieux reboot de la mi-saison, et le départ en vacances des scénaristes. Le final essaye de surprendre le téléspectateur avec ce que tout le monde attendait depuis l’annonce de la série, et ça, ça laisse dubitatif. J’espère vraiment retrouver ce qui m’avait plu au départ. (♥♥)

De passable à médiocre :

arrow

Arrow Arrow joue la carte d’un vengeur masqué qui n’hésite pas à tuer pour sauver sa ville. L’acteur, plutôt performant, sauve souvent la mise. Mais les scénaristes jouent la montre depuis le début, incapables de construire une mythologie correcte, nous plongeant dans des flashbacks insulaires aux intrigues copiés-collés, et essayant de nous imposer une romance bien peu convaincante. Bref, la série marche régulièrement au dessus du vide, et n’exploitera ses enjeux qu’à des moments clés de la diffusion. Vraiment dommage parce que la série a du potentiel. Espérons de nouveaux scénaristes pour la seconde saison.()

RADHA MITCHELL

Red Widow Le remake de la série hollandaise Penoza n’a elle aussi pas réussi à développer ses intrigues en milieu de saison. Heureusement cette femme obligée de bosser pour la mafia est aussi capable d’émouvoir son téléspectateur. La série n’est donc pas une simple mise en danger de l’héroïne avec des rebondissements prévisibles, et je me suis plutôt bien attachée à ce petit monde en même temps que j’y vérifiais mes hypothèses. Efficace, mais pas renversante. ()

hannibal

Hannibal Elles sont rares les séries où je suis en grand désaccord avec la communauté sériephile, mais Hannibal fait partie de celles-ci. Et pourtant j’adore Bryan Fuller (Dead Like Me, Pushing Daisies).  Je porte beaucoup plus d’importance au fond qu’à la forme, et les hallucinations répétitive de notre héros m’ont passablement irrité. Oui, la série a un sous-texte, mais elle oublie l’essentiel : raconter une intrigue policière. Et sur ce plan là, c’est un massacre, même la 5è saison de Mentalist fait mieux question raccourcis et invraisemblances. Si la série voulait évoquer le rapprochement psychologique entre le tueur en série et son « ami », elle pouvait le faire sans essayer de nous raconter en une minute comment coincer le coupable d’un crime tellement sordide que les mises en scènes de Dexter passent pour du barbouillage. Je n’aime pas les séries qui se décrédibilisent, qui frustrent parce qu’on a pas eu l’intelligence d’appliquer la moindre once de raisonnement aux intrigues annexes. Je n’aime pas les séries qui répètent ad nauseam la même chose sur une dizaine d’épisodes (on aura compris qu’Hannibal aime faire goûter de curieuses choses à ses convives). Et surtout, j’ai eu beaucoup de mal avec ces échanges soporifiques. Je savais déjà que Bryan Fuller avait besoin de bons dialoguistes pour relever ses œuvres, j’en ai eu une fois de plus la preuve. Je me suis ennuyé, je me suis endormi un nombre incalculable de fois devant la série. Et si j’en perçois ses qualités graphiques, je suis incapable de l’apprécier globalement. La mise en scène des meurtres ne me fait plus rien, étant donné que l’on a que rarement pris la peine d’évoquer les victimes comme des êtres humains (cf ma critique de The Fall, bien plus réussie sur ce point). Hannibal est totalement dénuée d’émotion, et c’est un obstacle insurmontable pour moi. ()

the mindy project

The Mindy Project J’aurai adoré tomber sous le charme de Mindy Kaling et de son amour des comédies romantiques. Hélas, la série est beaucoup trop centrée sur son héroïne plus agaçante que touchante. Pire, elle a pour acolyte Morgan dont les frasques délirantes déséquilibrent le show. Par moment, le show redresse la barre, insufflant enfin un peu d’émotion, montrant qu’elle a compris les codes qui l’inspirent, mais restant incapable de les utiliser à bon escient. Fort heureusement pour elle, certains dialogues font mouche, et le personnage de Danny Castellano est suffisamment bien écrit pour être attachant. Mais le final raté ne laisse que peu d’espoir. ()

go on

Go On Autre show égo-centré (cette fois sur Matthew Perry), Go On aurait du être une comédie intelligente sur ces groupes de parole, sur l’espoir d’une vie meilleure. Elle n’aura été qu’une galerie de personnages dont le développement n’a jamais été envisagé. Tout tourne autour de notre héros, qui en fait des tonnes. Pire, les gags sont d’un niveau lamentable, donnant ainsi l’impression que le script a parfois été écrit en deux minutes chrono. La bonne ambiance générale ne suffit visiblement pas. Voilà une annulation que je ne regretterai pas. (0)

Last Resort Après l’excellent pilote, quelle déception ! Au lieu de faire monter la pression sur ces militaires trahissant les Etats Unis, la série n’arrive pas à nous attacher aux sorts des personnages, aux comportements aléatoires et incohérents. Tout ou presque est écrit avec les pieds. Chaque « révélation » n’en finit plus de tomber à plat, les épisodes sont prévisibles, très mal rythmés, et on peine à savoir quel était le propos de la série. La définition d’une daube. (0)

underemployed

Underemployed Sympathique série sur des jeunes adultes qui peinent à trouver le chemin du travail. L’esprit est positif, humoristique, et les personnages attachants. Mais c’est pas toujours très bien joué, et cette naïveté, cette foi inébranlable en l’avenir a fini par m’agacer. D’autant que le scénario force la chance de nos héros, et chacun se montre bien trop compréhensif. Enfin, il faut croire que la jeunesse n’a qu’un seul mot à la bouche : party. C’est peut-être mon côté ronchon, mais j’ai frisé l’overdose de fêtes. ()

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Zero Hour Mélanger la science et la religion, le paranormal et les nazis, c’était s’assurer un concept à la Indiana Jones, et j’avoue avoir été plutôt agréablement surpris par les twists tout au long de l’aventure, avec une découverte progressive des enjeux qui faisait plaisir à voir tant ils étaient osés. Les puzzles étaient également très sympathiques, mais le manque de cohérence dans le développement des personnages, et le peu de moyens alloués ne permettent pas une seule seconde de rendre ce spectacle crédible. Masochiste, je suis resté au bout pour savoir comment ils allaient conclure, et j’ai reçu une gigantesque gifle, à vous faire passer l’envie de vous investir dans n’importe quelle série un tant soit peu mythologique. Complètement incohérente, elle ne répond à rien, n’explique rien. On sombre dans le n’importe quoi, avant d’être effaré par l’ultime séquence, qui donnerait envie à Gandhi de frapper à mort les scénaristes de la série. (0)

666 park avenue

666 Park Avenue Là aussi, cette série fantastique peine à susciter l’effroi ou l’horreur, avec ses effets spéciaux médiocres. Ses personnages se baladent dans cet hôtel diabolique, mais aucune idée n’est réellement exploitée. On passe du coq à l’âne, avec de intrigues qui donnent davantage envie de rire que de se réfugier derrière son canapé. La série ose le n’importe quoi, sans tenir son fil conducteur. Impossible de s’émouvoir sur quoi que ce soit, le final en déconcertera plus d’un. Un gâchis impardonnable. (0)

séries arrêtées

2/ Les séries arrêtées :

dont trust the b

Dont’ trust the bitch in apartment 23 s2 La série avait su me faire revenir avec ses gags absurdes et ses personnages délicieusement égoïstes, mais après une entrée en matière satisfaisante, cette seconde saison s’est avérée être un massacre sur tous les plans ou presque. En se concentrant sur les thématiques de mensonge et d’honnêteté, le show tourne en boucle, révélant froidement au téléspectateur qu’il n’a plus rien à dire. Le trash et la provocation sont tellement mal utilisés que 2 Broke Girls parait comme un chef d’œuvre à côté. Sans compter que l’irritant Dawson n’en finit plus de prendre de la place au mépris du concept initial. C’est devenu rapidement lourdingue. Et j’ai abandonné au sixième épisode, à l’aube de son annulation.

touch s2

Touch s2, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Le show avait réussi à faire oublier Jack Bauer en se concentrant sur des thématiques et un puzzle humaniste, certes naïf, mais sympathique. Il avait fini par prendre le chemin d’une mythologie bancale, et cette seconde saison bifurque vers le sauvetage d’enfants dans une paranoia très mal développée. On retrouve non pas un journaliste père de famille mais un Jack Bauer qui part flinguer à tout va. Le propos humaniste disparait, et on roupille ferme. J’ai tenu 4 épisodes avant son annulation.

white collar 04e10

White Collar s4 J’arrivais toujours à revenir auprès de cette série sympathique, grâce à la complicité des deux personnages principaux. Et puis, peu à peu, les intrigues se sont simplifiées et on ressent cruellement l’essoufflement créatif de la série. Les épisodes n’ont plus aucun twist, aucune tension, et l’arc principal concernant la famille de notre escroc s’avère extrêmement prévisible. Au 11ème épisode, j’ai fini par lâcher prise. Il n’y avait plus rien à en tirer.

Cult

Cult Il ne suffit pas d’avoir un bon concept pour faire une bonne série. Mêler la fiction, le fan-universe, et une conspiration, c’était peut-être s’assurer d’un buzz médiatique, mais il faut encore suivre. C’est terriblement mal joué, les dialogues ont 3 minutes de retard pour nous expliquer ce qu’on avait déjà compris, et le show veut tellement se prendre au sérieux que le décalage n’en est que plus ridicule. Affligeant. Et j’ai tenu 4 épisodes !

The Goodwin Games

The Goodwin Games Après un excellent pilote plein de rythme, d’humour, et twists sympathiques, j’avais décidé de donner une chance à cette comédie boudée par la chaine. J’ai fini par comprendre la raison de sa diffusion. Les épisodes suivants sont lamentables, tournent à vide, en voulant en faire des tonnes sur des gags creux et insipides, sans compter la quasi totalité des répliques balancées par des acteurs qui n’y croient plus. Ouch ! 4 épisodes et ça sera tout pour moi, merci.

House of Cards

House of Cards Si l’ambition du projet était impressionnante pour Netflix, elle était en décalage avec le résultat perçu à l’écran. Certes, avec son casting de luxe et son univers décortiquant les requins de la politique, la série ne manque pas d’atouts. Seulement voilà, Boss est passé par là, et le rythme lancinant des épisodes a fini par me faire prendre de plus en plus de distance avec une série qui aurait pourtant du m’inciter au binge-watching (vu que Netflix a mis tous les épisodes disponibles sans délai). Du coup après 6 épisodes, j’ai pas eu envie de reprendre.

anciennes séries

3/ Le retour des anciennes séries :

honneur

A l’honneur :

arrested development 405

Arrested Development s4 J’avoue être perplexe devant la frilosité des critiques, car cette saison fut pour moi un coup de maître, réussissant une nouvelle forme d’écriture parfaitement adaptée à son nouveau support (Netflix). J’en ai déjà parlé dans ma critique complète : comprendre un gag d’un épisode précédent a quelque chose de jouissif, et se surajoute au plaisir de dénicher tous ces gags d’arrière plan, que ce soient des clins d’œil à l’univers de la série ou des créations originales. A l’exception de deux épisodes un peu en dessous, j’ai adoré retrouver tout l’humour de la série, et j’ai bien plus rigolé devant elle que devant une bonne dizaine de nouveauté comiques réunies. Et vu les pourparlers j’espère qu’une cinquième saison verra le jour. (♥♥♥♥)

boss 202

Boss s2 Moins centrée sur la symbolique, davantage concentrée sur le jeu des alliances, cette seconde saison est tout aussi magistrale que la première. Les retournements de situation sont imprévisibles, et surtout parfaitement orchestrés. Avec ses acteurs, ses intrigues sur le mal qui rampe dans la ville, et ses multiples niveaux de lecture, la série enfonce le clou et s’impose définitivement comme un des plus beaux joyaux télévisuels de ces dernières années. En annulant ce petit miracle, Starz s’est suicidée. (♥♥♥♥)

game of thrones 03e04

Game of Thrones s3 Autant la seconde saison se perdait en évoquant les multiples nouveaux personnages, autant cette troisième saison récolte enfin les fruits. J’accroche beaucoup moins aux romances développées au delà du Mur. Peut-être au fond parce que je n’attends que de voir le sang couler. Et sur ce plan là j’ai été servi. Cette gigantesque histoire  a su trouver les images pour redevenir épique (mention spéciale à Khaleesi), passionnante (les intrigues à King’s Landing), et émouvante (Arya). C’est aussi dans cette saison que l’on perçoit enfin les ambitions de Margaery Tyrell. Dommage que du côté de Théon il ne s’y passe pas grand chose d’intéressant. Mais globalement j’ai trouvé que cette saison avait beaucoup plus d’ampleur que la précédente. Et j’ai vraiment hâte de voir la suite. (♥♥♥)

nikita 311

Nikita s3 J’étais parti pour détester le virage pris par la série, avec ses missions de justiciers, et l’intrusion du fantastique qui annihilait tout changement radical. Et puis, petit à petit, l’antagonisme autour d’Amanda s’est reconstruit, les rebondissements ont pris de l’ampleur, et si le show a perdu de sa vivacité, il s’est largement rattrapé en seconde partie. J’espère juste que les 6 derniers épisodes de la série (la saison 4) clôtureront le tout de manière efficace. (♥♥♥)

raising hope 314

Raising Hope s3 Plus encore que la saison précédente, la série a fait preuve d’une créativité débordante. Elle a poussé un peu plus loin le curseur sur le trash, aussi, tout en exploitant ses thématiques (cf le double épisode spécial Alzheimer). Les références pullulent : du Parrain à Retour vers le Futur, en passant par Modern Family … Bref, la série est encore plus drôle et je veux voir Garrett Dillahunt nominé un jour aux Emmys. (Oui je sais je peux toujours rêver). (♥♥♥)

big bang theory 06e20

The Big Bang Theory s6 La saison confirme l’orientation des saisons précédentes : les personnages féminins sont désormais parfaitement intégrés, permettant de sortir un peu du schéma habituel. Ça a développé l’imagination des scénaristes qui se sont surpassés, au point de prêter à Sheldon une romance… forcément particulière. Amy recherche une intimité, Raj se trouve une copine digne d’intérêt, Sheldon n’en finit plus de mettre les pieds dans le plat avec les femmes. La série ouvre des portes, mais sans mettre en danger son cast. Et surtout, les dialogues ont encore progressé. Pour un amateur de citations comme moi, c’était Noel à chaque épisode ou presque. (♥♥♥)

walking dead 301

The Walking Dead s3 La série a toujours du mal à développer ses intrigues en dehors des début et fins de périodes (merci les hallucinations de Rick), mais on sent que le remaniement opéré a eu du bon. Les personnages n’agissent plus systématiquement de façon incohérente, sans réfléchir au danger. L’approche est méthodique, raisonnée. Les personnages inutiles sont éliminés, et la saison se paye même le luxe de revenir nous parler du passé, afin de mieux nous montrer l’évolution morale de nos héros. Une renaissance. (♥♥)

good wife 322

The Good Wife s4 Après un début de saison catastrophique (l’intrigue de Kalinda jouée en boucle, les affaires traitées au tribunal manquant sérieusement d’imagination), la série a peu à peu repris du poil de la bête pour finir – enfin – par changer les règles du jeu. Il était temps. L’écriture progresse de manière impressionnante au fil de la saison, donnant suffisamment de rebondissement à des intrigues enchevêtrées, et permettant de nous faire oublier la mécanique trop huilée et donc trop prévisible de ses joutes oratoires. Cette surabondance d’excellentes intrigues va de pair avec les enjeux, et la série démontre une fois de plus sa maîtrise dans l’écriture. Du coup j’ai vraiment hâte de voir cette cinquième saison. (♥♥)

parenthood 401

Parenthood s4 Bizarrement, alors que c’est la saison de la reconnaissance pour tous ceux qui l’avaient injustement boudée, cette saison de Parenthood n’a pas réussi à me convaincre autant que l’an dernier. Certes, Monica Potter est exceptionnelle et l’arrivée d’un tel drame a permis à la série d’atteindre des sommets dans l’émotion, mais je ne peux pas oublier non plus ma frustration quant à la relation de Sarah. Si j’en crois certains recrutements pour l’année prochaine, on risque même d’abîmer sérieusement l’image d’un personnage masculin. La série court ainsi le risque de s’éloigner de la description du quotidien pour des intrigues soap plus vendeurs, et un peu de promo musicale en supplément. Et c’est franchement dommage. Heureusement, le casting reste parfait, et toutes les orientations prises n’étaient pas dénuées d’intérêt cette saison. Je reste profondément attaché à ces personnages, à leurs psychologies, à leurs différences de raisonnement, et à leurs ambitions. (♥♥)

Pas mal :

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Dexter s7 Après une sixième saison qui avait touché le fond, Dexter a retravaillé ses intrigues. Plus question de le mettre en danger. Il s’agit d’exploiter sa relation avec Deb’, et Jennifer Carpenter fait un très bon boulot. Cerise sur le gâteau, l’arrivée d’Yvonne Strahovski a apporté à la série une réflexion salutaire, tandis que l’intrigue policière prenait un tournant particulièrement émouvant. Bref, de quoi donner envie de voir la dernière saison de ce serial killer. ()

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2 Broke Girls s2 On sentait bien le potentiel de la série l’année dernière, et sans arriver à se métamorphoser, cette saison a su délivrer quelques épisodes très bien écrits. Les défauts sont toujours là, mais les dialogues arrivent de mieux en mieux à exploiter le côté trash, ce qui rend le visionnage beaucoup plus drôle. Sur le plan des arcs, par contre, on peut légitimement se demander si les scénaristes savent où ils vont. Bref, la série s’améliore, et c’est plutôt rassurant de voir qu’elle ne s’appuie plus uniquement sur son duo très sympathique. ()

smash 02e12

Smash s2 Mais quelle mouche les a piqué ? Au lieu de développer les intrigues originelles, les scénaristes ont choisi de multiplier les protagonistes et les environnements musicaux, éloignant chaque personnage, enlevant ainsi tout l’intérêt de la série, à savoir l’opposition entre Karen et Ivy. La nouvelle comédie musicale peine à assurer, en raison d’un univers visant davantage MTV que les planches de Broadway. Et en plus le nouveau venu est proprement insupportable. Le côté flamboyant s’est perdu en route, et le final est une vraie gifle aux fans de la série. Pourtant, de temps en temps la magie opère, au détour d’une phrase ou d’un numéro musical plus travaillé. Malgré tous ses innombrables défauts, je sens que je vais regretter la série. (0)

once upon a time 02e21

Once upon a time s2 Voilà peut-être ma déception de l’année, la plus cinglante car inattendue. La première saison a été un vrai bonheur pour moi, entre la découverte du puzzle, du passé des personnages, les contes revisités… Et patatras, les auteurs n’ont pas su étendre l’univers sans briser la magie. Finis les puzzles, bonjour les intrigues soporifiques, les comportement incohérents mettant même en péril l’équilibre des personnages. Tout est simplifié à l’extrême, on veut faire du spectaculaire et de l’action avec des monstres, sans en avoir les moyens (la démonstration était pourtant limpide avec le dragon l’année dernière !), bref, on s’éloigne complètement de ce qui faisait la force de la série. Reste heureusement quelques bonnes idées, et de maigres épisodes pour redresser la barre en fin de saison, mais l’envie n’est plus là. Quel gâchis. (0)

On coule :

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Grey’s Anatomy s9 Année après année, je ne sais plus quoi dire sur cette série que je regarde plus par habitude que par envie. Après un léger mieux la saison passée, je me suis de nouveau profondément ennuyé devant ces intrigues prévisibles et des histoires médicales vues et revues. Le démarrage a été laborieux avant que l’humour ne revienne. Mais ce qui a définitivement plombé la série pour moi, ce ne sont même pas les personnages, c’est ce qu’on leur permet de faire. Mention spéciale au nouveau boulot d’Avery en fin de saison. De plus en plus incohérent. De moins en moins émouvant. (0)

girls 202

Girls s2 J’avais beaucoup de critiques à adresser aux girls l’an passé, mais je les attribuais à une erreur de jeunesse. Hélas, la série tourne déjà en rond, et il faut un certain masochisme pour avoir envie de regarder ces filles stupides, irresponsables démontrer leurs immaturités. Heureusement, de temps en temps, un épisode fait réagir, provoque une certaine réflexion. Mais l’inconstance demeure. Lena Dunham a déjà pris le melon. (0)

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The Mentalist s5 A part deux épisodes un peu plus travaillés que les autres, ce fut clairement la saison de trop pour Simon Baker. Les intrigues policières sont tellement simplistes et l’humour tellement dissimulé qu’on s’endort très rapidement. Pire, aucun membre de l’équipe n’arrive à développer une intrigue personnelle intéressante. Quant à Red John, vous voulez vraiment que j’en parle ? Les baffes se perdent. (0)

homeland

Homeland s2 Une fille insupportable, des artifices scénaristiques répétés, une histoire d’amour inexplicable… Plus le temps avance plus 24 renaît. Entre les épisodes bouche-trou et les incohérences, Homeland  s’est totalement perdu. On pourra cependant lui reconnaître une seule qualité : la volonté d’aller de l’avant, et de multiplier les rebondissements. Mais ses avancées ne sont pas du tout maîtrisées. (0)

2012, une année séries bien remplie – partie 1 : fictions occidentales

tv

Pas facile de résumer 2012, tant il s’est passé des choses devant mon petit écran. J’ai donc décidé, pour des raisons de lisibilité, de séparer les fictions occidentales des asiatiques. A contrecœur. Parce que s’il y a bien un vœu à faire pour 2013, c’est que la communauté sériephile prenne le temps de regarder ce qui se fait dans ces deux mondes.  Parce que ça me désole toujours autant de lire des livres sur « les meilleures séries » alors qu’ils ne font mention que de séries américaines voire, dans le meilleur des cas, que de fictions anglophones.

N’hésitez donc pas à lire l’autre partie de ce bilan. Ou mieux encore, allez faire un tour chez Livia, Lady ou Kerydwen.

Cette année 2012 fut pour moi la fin de la pseudo-suprématie culturelle américaine en matière de fiction télévisuelle (cela ne se voit pas trop dans les statistiques de visionnage en fin d’article, je vous l’accorde mais vous n’avez pas encore lu la deuxième partie du bilan). Pour moi, il y a de quoi se réjouir, car ma télé s’enrichit de jour en jour (Pardon Livia, c’était trop tentant).

Les revenants

D’abord, la fiction française lève la tête. Enfin. Je suis sans aucun doute mal placé pour en parler, puisque j’ai longtemps résisté à son appel. Mais à force de tentatives plus ou moins fructueuses (Ainsi soient-ils étant l’exemple d’une ambition détournée, Fais pas ci fais pas ça l’exemple d’une comédie qui s’épuise), nous avons eu notre perle, à nous sériephiles franchouillards. La fiction « Les revenants » fut la démonstration claire, limpide, qu’une fois débarrassée de ses oripeaux sociologiques, et construite dans un cadre rigide, une série française pouvait réussir. La fiction de genre nécessitait ambiance, mystères, personnages ambigus, révélations surprises, émotion… Autant d’éléments qui ne pouvaient cohabiter sans une écriture parfaite, réfléchie, posée. C’est ce requis là qui a conduit les auteurs à se surpasser. Et vous avez remarqué ? Pour une fois dans une fiction française on parle davantage du scénario que des acteurs ou du contexte social. Un signe, sans doute.

borgen saison 2

Ensuite, les fictions européennes prennent de l’envergure. On a un poil de retard sur les diffusions, mais grâce à Arte, nos soirées sont de plus en plus belles. Évidemment je pense d’abord à Borgen (bien que j’ai détesté l’orientation prise à la fin de la seconde saison). La fiction politique, tant qu’elle n’est pas idéalisée, permet surtout de comprendre l’arbitrage de nos dirigeants, qu doivent choisir entre leurs valeurs et le pragmatisme de l’instant, entre leurs ambitions politiques et leurs vies personnelles. Et la fiction danoise, bien que prenant des raccourcis, avait jusqu’alors parfaitement su le montrer, tout en n’oubliant pas de développer l’aspect émotionnel.

akta manniskor

Autre coup de cœur, Äkta Människor, série suédoise de science fiction où les robots à apparence humaine partagent notre vie. Ce qui frappe outre l’utilisation adéquate et non ostentatoire d’effets spéciaux, c’est comment la fiction arrive à mélanger conflits éthiques et suspense. La trame est rigoureuse, captivante, émouvante. Même si quelques épisodes sont un peu en deçà niveau rythme, le puzzle est bien conçu, et les rebondissements bien amenés. Une réussite.

gran hotel

Je n’ai pas eu l’occasion d’en parler sur ce blog, puisque je comptais organiser prochainement une quinzaine spéciale séries du monde (vu que Srugim fut une jolie découverte), mais je tenais quand même à parler de la première saison de Gran Hotel, la fiction espagnole que les critiques aiment à rapprocher de Downton Abbey. Que nenni. La série est bien plus drapée de mystères, secouée d’un bout à l’autre de rebondissements. On a beau lui reprocher son manque de cohérence (et son héros qui peut se balader n’importe quand), elle a su multiplier les personnages ambigus, aux comportements douteux, pour en faire une saga policière. Ce n’est pas non plus toujours bien joué – ce qui fait que la romance ne fonctionne qu’à moitié – mais on se prend rapidement au jeu. Et puis, le final est vraiment osé (et frustrant !). A quand une diffusion de la seconde saison en France ?

downton abbey 3

Enfin les séries britanniques continuent leurs percées chez moi et j’ai même découvert – tardivement hélas, mais avec délice – les adaptations télévisuelles des romans de Jane Austen. Downton Abbey est toujours la figure de proue bien sûr, avec une troisième saison bien mieux écrite que la seconde. Je ne suis pas sûr que la série résiste à la transition et à la modification du casting lors de la prochaine saison, mais en tous cas l’équilibre était là, même si j’ai eu peur par moment d’avoir des redites. Downton Abbey était captivante, charmante, (et tragique !) cette année. Enfin le Sherlock de Moffat s’est révélé particulièrement brillant, et encore plus convaincant pour cette seconde saison, grâce notamment à un Moriarty exceptionnel. On fait tellement de compliments sur Cumberbatch que l’on en oublie parfois Andrew Scott. Le plus dur, c’est d’attendre la suite.

Il y a aussi des essais non transformés. Au Canada, la série de science-fiction Continuum, par exemple, m’a paru bien trop générique et bien trop orientée action par rapport à son potentiel.

Abordons maintenant les fictions américaines. Chaque année, insidieusement, une question me taraude : était-ce vraiment moins bon que l’année dernière ? A force de parler de ce fameux déclin qualitatif, où puis-je me situer ? Oui, je trouve les séries américaines de plus en plus génériques, formatées, sans showrunner, sans vision. La plupart des nouveautés se calent sur des pitchs qui voient leur potentiel fondre comme neige au soleil au fur et à mesure des épisodes. Je peine donc à trouver des remplaçants dignes de ceux qui nous ont quitté cette année.

house

House tout d’abord. Je ne vais pas refaire l’éloge de la série, mais les networks vont avoir du mal à lui trouver une descendance. Que ce soit du côté de la comédie avec Animal Practice ou du côté médical avec Emily Owens MD (certes, cette dernière lorgne carrément sur Grey’s Anatomy).

boss 202

Boss, ensuite. Que Starz n’ait pas obtenu l’audience qu’elle souhaitait est une chose, mais ce qui me cause le plus de chagrin c’est que son annulation passe à ce point inaperçue. Je suppose qu’il faudra attendre quelques années et quelques commentaires dithyrambiques sur les dvds pour que l’erreur soit réparée comme The Middleman ou Firefly.

chuck513

Chuck, enfin. Trouvez moi une nouvelle fiction mélangeant action comédie et romance à la télévision américaine ! C’est un peu comme si le genre avait disparu, broyé par des fictions déprimantes qui se prennent bien trop au sérieux. (Heureusement Nikita (et Birkhoff) sont encore là même s’ils ont moins la forme).

parenthood 401

Pourtant, peu à peu, le soap renaît. Depuis Revenge, succès surprise de la saison passée, on sent que le feuilletonnant n’a pas dit son dernier mot devant l’avalanche de séries policières. C’est en soi, une bonne nouvelle. Dommage que cela ne se concrétise pas (cf Deception, la bien nommée). En attendant, peut-être que le public reviendra vers Parenthood, qui connait une magnifique quatrième saison. Et ce n’est pas seulement grâce à Monica Potter.

big bang theory 523

J’ai plus d’inquiétude pour les comédies. Ne vous inquiétez pas, c’est récurrent chez moi. Je crois que je me suis jamais réellement remis des années 90, où Frasier, Seinfeld et Friends rivalisaient d’ingéniosité. Le changement d’époque, je le vis mal. Les sitcoms traditionnelles sont de plus en plus écartées, pour une mauvaise raison. Selon moi ce n’est pas la théâtralité qui gêne le rire, c’est l’absence de dialogues inventifs et percutants (évitons aussi le surjeu de Malibu Country s’il vous plaît !). Et je reste profondément attaché à ce système. Voilà pourquoi, au fond, Suburgatory, Don’t Trust the Bitch in Apartment 23 n’ont pas réussi à rester dans mon cœur, comme tant d’autres comédies single-camera. Cette saison, Go On a beau avoir Matthew Perry, The Mindy Project a beau avoir Mindy Kaling, tous ces shows sympathiques au demeurant très egocentrés n’ont pas le percutant attendu, même si ceux-ci compensent par une note émotionnelle. Inévitablement je reviens vers les sitcoms traditionnelles comme Big Bang Theory, qui fait une saison presque parfaite (on aurait pu croire que le show s’essoufflerait à la sixième saison, c’est tout le contraire). Même 2 Broke Girls est en train d’achever sa maturation, avec des gags un peu plus travaillés et un esprit jusqu’auboutiste qui lui va très bien. Seule exception notable : Raising Hope, toujours largement sous-estimée sur la toile, a contrario de Community. (Je sens les critiques, mais qu’y puis-je si je trouve que Raising Hope est à la fois créative et drôle alors que Community n’est que créative ?)

Alors, quelles nouveautés retenir (séries ayant commencé en 2012) ?

bunheads girls

Bunheads. Diffusée cet été, la série m’a rappelé en quelques secondes à quel point Gilmore Girls me manquait. On retrouve toute la verve, toute la fantaisie de Sherman-Palladino. C’est pas toujours parfait, mais c’est drôle, tendre, émouvant. Et elles se font rares les fictions qui jouent avec votre cœur.

newsroom jeff daniels

The Newsroom. Aaron Sorkin n’a pas vraiment changé sa recette, et j’ai vraiment du mal avec son côté rigide et démonstratif à l’excès. Toutes ces facilités scénaristiques, ces personnages trop certains de leur supériorité intellectuelle, sont autant de raisons qui auraient pu me faire fuir. Tout comme je me suis demandé pourquoi Sorkin n’a pas voulu faire une vraie fiction politique plutôt que de se cacher derrière le faux-argument journalistique. Mais j’en garde néanmoins un bon souvenir, car j’aime les fictions passionnées, dirigées. Et le débat pseudo-féministe ne méritait pas tant de buzz négatif.

smash 115

Smash. Ça va peut-être surprendre. Mais j’ai pris plaisir à revoir certains épisodes avec mon épouse. Si l’aspect soap est lourd et fonctionne très mal, je reste subjugué par les numéros musicaux et le duo d’interprètes féminins. Même au second visionnage.

touch 112

Touch. Là aussi, parmi les nouveautés de 2012, Touch sortait du lot. Avec son aspect « puzzle humaniste », la série avait réussi à me convaincre avant de me faire douter vers la fin de la première saison. Elle était devenue prévisible, et sa mythologie n’était guère attrayante. J’espère une meilleure reprise.

elementary 109

Elementary. Celui-là, je ne l’ai pas vu venir (tout comme j’avais pas vu que Last Resort se transformerait en daube). Mais comme la plupart des shows policiers sont en déclin, c’est agréable de retrouver des épisodes bien ficelés, avec une enquête multipliant les twists et les raisonnements. C’est un peu dommage de voir Watson de plus en plus mis sur le côté, cependant.

arrow stephen amell

Je mise aussi quelques espoirs sur Arrow. La série du vigilante a un peu de mal à mettre la troisième vitesse et s’embourbe un peu, mais le personnage principal reste intéressant. La mythologie continue de se développer et tant mieux. Espérons que l’aspect soap restera minoritaire.

nashville clare bowen

Autre petite surprise : Nashville. La série suscite beaucoup de controverses, mais le charme opère sur moi, là encore grâce à un développement lent des personnages (on est pas dans Melrose Place) et à l’ambivalence du personnage de Hayden Panettiere. La série cherche l’émotion, notamment au travers de ses chansons country, et j’ai vraiment craqué pour le duo Bowen/Palladio. Dommage que la partie politique soit aussi ennuyeuse.

underemployed

Enfin, j’ai failli évoquer Underemployed, la série pour ados de MTV (Eh oui !), mais les derniers épisodes ont pris un virage un peu trop serré, avec la question de l’infidélité. J’espère que le show arrivera à surmonter cet obstacle car la série m’est toujours très sympathique. Quant à Veep, après de multiples hauts et bas, j’ai failli par lâcher prise. Veep, c’est l’exemple parfait du mockumentary qui ne fonctionne que sur son principe de moquerie et qui est incapable d’inventer d’autres gags. J’appelle ça du remplissage.

D’autres shows plus anciens sont en perte de vitesse.

the mentalist 421

Mentalist a trop tiré sur la corde et les énigmes sont de plus en plus lamentables. Once Upon A Time a préféré jouer avec un « monster of the week » plutôt que de semer des indices sur les contes dont elle s’inspire, et elle a très mal utilisé ses figures emblématiques (les personnages semblent avoir perdu toute cohérence). Enfin, Nikita a simplifié ses enjeux au point de perdre tout suspense (où sont les retournements de table ?).

Fort heureusement, d’autres séries relèvent la tête.

walking dead 304

The Walking Dead d’abord. Après une deuxième saison calamiteuse, voilà enfin la peur qui resurgit, avec son lot de rebondissements. Une résurrection. C’est aussi le cas pour Dexter. Trois bons choix sont à l’origine de cette renaissance : Deb’ qui apprend la vérité sur son frère, cela a permis de faire évoluer le personnage, Yvonne Strahovski est peut-être la meilleure guest de la série car son personnage permet de faire comprendre à Dexter ce qu’il est réellement, et enfin l’intrigue du « méchant » a su prendre des virages complètement inattendus. Autre surprise, Grey’s Anatomy est en train de revenir lentement dans la course. On est toujours loin de la qualité des premières saisons, mais le ton est nettement plus équilibré. Peut-être arriverais-je à m’enthousiasmer de nouveau ?

Quelles valeurs sûres ?

Au milieu de ce chantier, rares sont les séries qui résistent.

good wife 322

The Good Wife avait fait un début de saison assez catastrophique (avec une histoire répétitive et soporifique pour  Kalinda) mais elle s’est bien relevé depuis en se concentrant sur ce qu’elle sait faire : de très bonnes intrigues judiciaires.

the big bang theory 524

Big Bang Theory fait mieux que résister. La série a réussi l’exploit de s’améliorer une fois de plus, grâce à des épisodes de plus en plus denses et bien écrits.

raising hope 219

Raising Hope, également, parvient à délivrer son quota de loufoquerie et de rires de manière quasiment constante.

Mes Statistiques

Il ne fait nul doute que ma consommation télévisuelle a augmenté cette année. Malgré mes efforts pour diminuer les fictions américaines, je reste encore happé par les évènements que sont les upfronts et les diffusions des pilotes. Peut-être au fond, parce que j’ai toujours envie de retrouver les sensations d’il y a quelques années.

Côté USA, j’ai suivi cette année (hors pilotes uniquement qui sont aux alentours de 19) :

Partiellement (abandons en cours de route) (8) : Don’t trust the bitch in apartment 23, Person of interest,The River, Prime Suspect, Pan Am, Suburgatory, How i met your mother s7, Modern Family s3,

Intégralement (36) : Once upon a time, Boss, Homeland, Touch, Smash, Girls, Veep, 2 Broke girls, Ringer, Awake, Best Friends forever, Chuck, House,  Nikita, Raising Hope, The Big Bang Theory, Parenthood, The Mentalist, Game of Thrones, Grey’s Anatomy, Fairly Legal, The Walking Dead, Dexter, The Good Wife, 666 Park Avenue, Go On, The Mindy Project, Arrow, Elementary, Homeland, Last Resort, Nashville, Underemployed, Bunheads, White Collar, The Newsroom…

J’ai donc vu défiler environ 63 séries américaines différentes.

Ce qui a changé, c’est que j’ai réussi à trouver un peu plus de temps pour voyager, avec les fictions européennes évoquées tout à l’heure, mais aussi avec les fictions asiatiques. Bref : un peu plus de fictions américaines, beaucoup plus de fictions européennes, beaucoup plus de dramas coréens, et un peu plus de dramas japonais. Va falloir laisser refroidir la télé, je sais.

Évènements marquants

chuck finale

Comme souvent dans ce genre de cas, j’ai tendance à privilégier les fins de série qui sont chargées en émotion. J’ai adoré celle de Chuck, parce qu’elle véhicule un joli message en plus de boucler parfaitement la série.

Quelques scènes (spoiler – free) : Sasha dansant sur Istanbul (Not Constantinople) (Bunheads), Amy soignée par Sheldon (Big Bang Theory), le départ de Haddie (Parenthood), la vitre qui se brise sous le poids d’un personnage (final de Nikita s2), le groupe pénètre dans la prison de façon méthodique (The Walking Dead), Tyrion organise la résistance de la ville (Game of Thrones), Dexter succombe aux charmes d’Hannah (Dexter), un personnage se fait tirer dessus (Boss), …

Pas de top ici (puisqu’il semble que ce soit la coutume), je fais mes statistiques en fin de saison chaque année, rendez-vous au mois de Mai-Juin 2013.

La seconde partie de ce bilan de l’année 2012 – consacrée aux séries asiatiques -sera publiée prochainement, très probablement après le jour de l’an. Elle est encore en cours d’écriture vu les récents évènements dans ma vie privée.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et à bientôt pour la deuxième partie.