Bilan de mon année télé 2011

Je tiens encore à m’excuser pour le manque de mise à jour ces derniers temps, et je vous remercie pour votre fidélité, le fait est que j’ai un peu de mal à me remotiver pour la suite, ma vie personnelle étant ce qu’elle est. Je me suis aperçu, en plus, que je n’avais même pas fêté le deuxième anniversaire du blog début décembre (!).

Mais je tenais quand même à évoquer – rapidement – cette année télé.

Commençons si vous le voulez bien, par les dramas asiatiques. L’année dernière j’avais formulé le souhait d’en regarder davantage, étant de plus en plus frustré par l’actualité et par certaines reviews élogieuses. Autant le dire tout de suite, ce ne fut pas le cas. Une fois de plus, je n’ai pas pu abandonner certaines séries américaines en cours, et je n’ai donc pas pu libérer plus de place sur mon agenda.

Pour autant, j’ai trouvé cette année dramas en demi-teinte.

Du côté japonais, j’ai définitivement abandonné toute tentative de regarder une ou deux séries de saison. Curieusement, cette année 2011 je n’ai pas vu beaucoup de dramas japonais en entier. Je n’avais pourtant pas pour habitude d’abandonner des dramas aussi facilement, mais avec les problèmes techniques (la généralisation d’un format que je ne peux lire dans des conditions de visionnage confortables), et un investissement moindre pour les personnages, je n’ai pas eu de véritable coup de cœur cette année, Jin saison 2 exceptée. J’ai même du mal à terminer la deuxième saison d’Hotaru no Hikari, moi qui avait pourtant adoré la première. La réalité, c’est que j’aurai du réserver plus de place à la découverte, ou laisser plus de chance à une série pour s’installer (comme Love Shuffle). C’est toujours frustrant de se dire qu’on passe à côté de plein de choses par manque de temps, et il va vraiment falloir que je ré-équilibre tout ça.

Du côté coréen, là aussi, j’ai été surpris par mon manque d’investissement à moyen terme. Le problème, c’est que je n’ai même pas le temps de commencer un drama que les prochains me font encore plus saliver. (C’est fou comme je suis devenu accroc aux annonces de casting, aux teasers, aux posters). Et puis, à force de lire des reviews, vient le doute. Aurais-je du continuer The Musical, Flower Boy Ramyun Shop, 49 days, Dream High, My Princess… (Pour Flower boy je crois qu’il va falloir me forcer, vu les critiques dithyrambiques) ? Aurais-je du tenter de visionner des dramas plus « girly » comme I need romance ? C’est souvent une question de cible, et cette année j’ai trouvé moins de dramas capables de me toucher, en tant qu’homme. Entre les k-pop idols et les flower boys, j’ai eu du mal à m’y retrouver. Après un hiver passé à me réjouir de certaines scènes de Secret Garden, j’attendais avec impatience le retour des comédies romantiques, lesquelles se sont révélées sympathiques (Baby-faced beautyThe Greatest Love) mais ne réussissant jamais à réunir l’intégralité des ingrédients requis. L’exemple parfait étant Lie to me. Avec un tel casting, une telle alchimie, j’ai pu vivre de belles scènes, mais l’ensemble manquait de liant pendant les 90 % du temps. Je peux d’ailleurs pleurer amèrement sur le retour de comédiennes que j’aime beaucoup : Yoon Eun Hye bien que convaincante, n’a pas choisi le meilleur drama avec Lie to Me. Quant à Kang Hye Jung, que j’attendais tellement depuis Flowers for my life, elle n’a quasiment aucun rôle dans Miss Ripley. Reste à m’investir, peut-être, sur la reine Kim Sun Ah et Scent of a woman. Mais ce que j’ai pu en lire laisse à penser que le drama n’a pas su aller au bout de son concept.

Heureusement, il y eut le drama City Hunter, qui malgré son nombre affolants de faux cliffhangers, a su rester passionnant. Et puis d’autres productions se sont révélées de très bonnes surprises, comme White Christmas et son ambiance, mais aussi Killer K dont l’action survitaminée, la tension ont permis de contrebalancer un scénario en tous points risible. Et puis, j’ai pu rattraper quelques dramas comme  l’épique The Legend, le déjanté Coffee House, le mystérieux Harvest Villa voire même quelques KBS Drama Special. De quoi oublier mon temps perdu devant Manny. Allez, l’année prochaine, je vais essayer de m’investir davantage dans un genre auquel j’ai toujours été réticent (les dramas historiques), et tenter par exemple Princess Man…Mais au final, c’est plutôt l’approche du drama coréen en tant que tel qui m’a plu cette année (collaborer à Critictoo pour essayer de trouver une liste de séries pouvant donner envie aux curieux, faire des dossiers sur la culture coréenne dans les séries (le korea special event va reprendre ne vous inquiétez pas), m’amuser avec les produits dérivés ou essayer de saliver devant la liste de dramas à venir…)

Enfin, venons-en aux séries américaines. La fin de saison précédente a déjà fait l’objet d’un billet, et comme je n’ai pas fait de réel bilan de la rentrée mis à part un article regroupant les critiques des pilotes, voici donc mes impressions. La saison précédente j’ai du dire adieu à Life Unexpected, V, Traffic Light, Chicago Code, Better with you, et Men of a certain age. Quelles séries allaient pouvoir combler ce vide ? Contre toute attente, et malgré le niveau plutôt moyen de la rentrée, je me suis surpris à accrocher à de nouvelles séries.

Parmi elles, Once upon a time signe le retour du fantastique à la télévision, et malgré des effets spéciaux au budget limité, et un enfant casse-pied, le récit est suffisamment bien tricoté avec notamment des flashbacks intéressants pour à la fois nous faire réfléchir via quelques puzzles et pour nous émouvoir sans niaiserie (ce qui n’est pas facile vu le sujet du conte de fée). Le casting est impeccable, et vu mes réactions aux premiers rebondissements, je suis attaché aux personnages. Bref, en 7 épisodes, à part un épisode en deçà, j’ai vraiment été conquis.

Je n’ai pas eu le temps de faire un bilan de la première saison, passée à la vitesse de la lumière, mais déjà je peux dire que j’ai adoré Boss. La petite Starz jouait gros, mais a réussi à diffuser une petite pépite. Bien sûr tout le monde ne va vous parler que de Kelsey Grammer, que j’adore (on ne dira jamais assez à quel point Frasier était une sitcom exceptionnelle), mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est le sens de la mise en scène. Ces détails qui cherchent à rendre grandiloquent la moindre prise de vue. Il y a là une approche qui permet à la fois une lecture réflexive et surtout, émotionnelle. Comment éprouver de la compassion pour un être abject mais malade, qui s’accroche désespérément à ce qui lui reste : le pouvoir, alors qu’il a tout perdu par sa faute. Il y aurait tant à dire sur l’irruption de la maladie, présente dans chaque processus de décision, mais niée autant que possible. Tant de choses à dire sur les nombreux rebondissements dans cette lutte de pouvoir, ces coups bas, cette distorsion de la réalité, cette chasse à l’homme médiatique et la corruption généralisée. La série de cette fin d’année, assurément. (La première partie étant réservée à Game of Thrones).

Je nuance mon appréciation sur Homeland, qui fait déjà les gros titres un peu partout. Si la série a d’indéniables qualités : d’excellents interprètes, du suspense, un joli puzzle à déchiffrer, certains rebondissements m’ont fait tiquer. Un peu comme 24, la série n’arrive pas à prolonger son thriller sans décrédibiliser l’intelligence des personnages et certaines facilités. De fait, beaucoup d’évènements sont prévisibles et, il faut bien le dire, rageants. Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu une série aussi passionnante.

Hormis ce trio de tête, deux autres séries dramatiques ont su m’accrocher : Pan Am et Ringer. Deux séries dont l’ambition démesurée se frotte aux dures réalités : la reconstitution politique pour l’une, le puzzle d’un thriller pour l’autre. Au final, on se retrouve avec deux séries superficielles, au charme limité.Une amère déception surtout pour Pan Am, qui à défaut, aurait pu être davantage passionnante si au moins les histoires de cœur n’étaient pas aussi ridicules.

Et puis il y a les séries dont on se lasse très vite. L’année dernière ce fut Hawaï 5-0, qui n’arrivait pas à donner un background intéressant à ses personnages. Cette année, c’est notamment le cas de Person of Interest. Oui,c’est un formula show, mais le concept aurait pu donner d’intéressants rebondissements. Une fois les personnages dessinés de manière minimaliste, il ne reste plus qu’à bailler. Si quelques épisodes se sont révélés plaisants, on tourne vite en rond. Autre show policier abandonné, Prime Suspect. La prestation de Maria Bello n’est pas en cause, mais l’évolution de la série laisse pantois. Sur un concept on ne peut plus basique, voilà que les scénaristes ont choisi d’affadir le personnage principal et ses relations difficiles dans un univers policier macho. Et comme les enquêtes policières n’en sont pas (aucun raisonnement, aucune astuce, juste la chance ou le hasard pour découvrir le coupable), j’ai jeté l’éponge.

Je passe volontairement sur les séries qui m’ont fait fuir, comme Terra Nova. Reportez-vous au billet concernant les pilotes si besoin.

Heureusement, cette rentrée est aussi le retour des séries comiques. Après avoir échappé à l’horripilante New Girl, à la soporifique Whitney ou aux improbables mâles en perte de repères (Last Man Standing, Man Up, How to be a gentleman), j’ai trouvé deux jolis couples : le premier, fauché, qui baigne dans les blagues sexuelles et les réparties agressives (2 Broke Girls), le deuxième, entre un père et une fille qui essayent de s’accommoder à leur nouvelle vie déjantée dans les suburbs (Suburgatory). Malgré tout, les épisodes sont assez inconstants, mais j’espère toujours une amélioration.

Et heureusement que les nouveautés sont là, car au niveau des reprises, c’est la catastrophe. Dexter (saison 6) réussit l’exploit de détruire à peu près tout ce qui restait de la série (la relation « familiale ») tout en sombrant dans la mise en scène ridicule. The Walking Dead (saison 2) m’a fait autant d’effet qu’une boîte de somnifères excepté la jolie scène finale. House (saison 8) n’a pas su rebondir après sa calamiteuse fin de saison dernière, proposant des épisodes sans aucune perspective intéressantes pour les personnages malgré un cast plaisant et des cas médicaux guère passionnants. How i met your mother (saison 7) n’a réussi à retrouver l’humour que le temps d’un épisode, juste avant de tout détruire à nouveau. Modern Family (saison 3) n’arrive pas à faire évoluer ses personnages, et ses gags sont archi-prévisibles. Grey’s Anatomy (saison 8) a certes donné de meilleurs épisodes que la saison passée avec un peu plus d’humour, mais on est encore loin du niveau acceptable pour me faire à nouveau apprécier les personnages.

Quelques séries réussissent peu à peu à se sortir de leur bourbier : The Good Wife (saison 3), d’abord (qui a développé une relation auquel je n’accroche pas au lieu de montrer un fil rouge et des enjeux intéressants), et The Mentalist (saison 4) qui après l’énorme gifle du season premiere a donné quelques épisodes plus sympathiques pour se faire pardonner. Enfin, le retour de Chuck (saison 5) fut très décevant, avec un manque flagrant d’imagination et d’intrigues efficaces. Les derniers épisodes ont heureusement su redresser la barre : il fallait retourner à la spécificité de la série.

Alors que reste-t-il comme moments forts dans cette semaine ? Nikita (saison 2) tout d’abord, qui a su densifier son univers sans perdre en cohérence ni en enjeux. Parenthood (saison 3), ensuite, malgré quelques maladresses de personnages et une émotion en dessous de la saison passée. Enfin, pour les séries comiques : deux constantes : The Big Bang Theory (saison 5), qui a développé avec délice le personnage d’Amy, et Raising Hope (saison 2) qui fait toujours preuve de créativité.

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New Girl [Pilote]

Le voilà donc ce fameux pilote qui tente de faire le buzz depuis plusieurs jours, avec une diffusion précoce sur Internet. J’attendais beaucoup de choses de New Girl, et je l’avoue, je me suis fait avoir.

Il ne suffit pas de prendre une actrice mignonne (Zooey Deschanel), de lui donner un rôle « adorkable » pour que la série soit une réussite. Il faut encore lui donner quelque chose à dire, lui donner de la consistance. Et si le trailer montrait des extraits contrastés, je m’attendais à un meilleur équilibre, à une meilleure définition du personnage. Car enfin qu’a-t-on à l’écran ?

Une fille insupportable qui chante – très mal- tout ce qui lui vient à l’esprit. J’insiste, c’est le genre de « gag » récurrent vraiment insupportable. Si encore c’était fait dans le but de donner un peu de verve, de piquant, voire d’émotion à notre héroïne. Non, ce sont des chansons qui répètent ce qu’on vient de comprendre, et la plupart du temps ce qu’on vient de comprendre n’a aucun intérêt. Elle chanterait « j’aime me brosser les dents le matin », ça serait un tube à côté de ce qu’on doit endurer.

Dans le but de donner un peu de profondeur à notre personnage, on lui invente donc une rupture. Avec un homme qui la trompe. Soit. Mais il ne suffit pas de (mal) pleurer devant sa télé pour faire aimer son personnage (c’est quoi ce jeu d’acteur complètement à la ramasse, au fait, Zooey ?). Moi j’y ai vu de fausses larmes de crocodiles d’une fille qui n’est ni paumée ni superficielle, mais complètement … vide. Personnalité zéro. Elle fait quoi dans la vie, elle aime quoi, elle a quoi comme caractère ? Impossible de savoir.

En fin de compte si le pilote se met à décoller, c’est uniquement à la fin, grâce au sauvetage de ses nouveaux colocataires masculins (et Dirty Dancing). Mais pourquoi l’aiment-ils au fait ? On est en droit de se poser des questions. Et le pilote n’apporte aucune réponse. Je sais bien que nous sommes dans une série comique, où tout doit se jouer très vite, mais quand même, nous faire le coup d’une amitié sans même poser les bases, c’est la – très mauvaise – tendance actuelle des fictions américaines (hello Happy Endings).

Nos héros masculins vont-ils rattraper le tout ? Ne rêvez pas. Sauf si vous vous esclaffez quand un clône triste de Barney (How I met Your Mother) met un dollar dans une jarre pour excuser son comportement inapproprié à l’égard des femmes. Et en disant cela on a déjà fait le tour des personnages, les autres étant tout simplement transparents (haha, « Coach » qui hurle et qui écrase une babiole en posant son ballon dans la chambre de Jess…haha le gars qui harcèle son ex au téléphone…).

Pourtant c’est pas l’envie d’aimer le personnage principal et la série qui me manquait, mais là, non, merci. Le pilote aurait du taper dans l’émotion, dans le rire, au final il m’a donné envie de pleurer. Je n’ai même pas un sourire crispé comme dans l’affiche. Il y a vraiment trop de choses à rectifier pour que je lui donne une seconde chance.

Pilotes de la rentrée américaine 2011

Dans un souci d’ergonomie, j’ai décidé de regrouper les liens vers les critiques correspondantes. Cet article sera donc édité au fur et à mesure. Pour rappel :

Feu vert : je pense continuer au moins pour quelques épisodes ;

Feu orange : les prochains épisodes ont intérêt à être convaincants ;

Feu rouge : j’arrête là.

2 Broke Girls

Boss

Free Agents (annulée)

Homeland

Once upon a time

Person of interest

Pan Am

Prime Suspect

Ringer

Suburgatory

A gifted man

American Horror Story

Charlies’Angels (annulée)

Enlightened

Grimm

Hart of Dixie

How To Be a Gentleman (annulée)

Last Man Standing

Man Up !

New Girl

Revenge

The Playboy Club (annulée)

Terra Nova

The Secret Circle

Unforgettable

Up All Night

Whitney

Edition du 27 Octobre 2011 : Une rentrée bien moins maussade que prévue, avec l’arrivée de bonnes séries, et de quelques autres en net progrès depuis leur pilote. On en reparlera lors du bilan fin décembre.

Classement de mes attentes pour la rentrée américaine 2011 : #13 : New Girl (FOX)

Il ne va pas être facile pour les sitcoms de faire leurs trous. Comme chaque année, la lutte est impitoyable. Et comme chaque année, on a droit à de rares surprises. Je mets beaucoup d’espoir en New Girl, même si la série ne semble se reposer que sur un seul élément : Zooey Deschanel. Je ne fais pas partie de ses nombreux admirateurs, mais je dois reconnaître qu’elle est absolument adorable en fille paumée.

Après une rupture amoureuse, la voilà qui s’installe en colocation avec 3 célibataires. Et ces hommes vont vite déchanter… Cette fille chante pour un rien, ne sait pas comment se comporter en société, encore moins se mettre en valeur… Bref, il va falloir lui apprendre à remonter la pente. Et comme dirait l’autre, elle est raide.

La bonne nouvelle supplémentaire, c’est que Damon Wayans Jr reste sur Happy Endings, renouvelée. Du coup, il est remplacé dans New Girl dès le second épisode. Ouf !

Le trailer n’est pas désopilant, mais le charme de l’actrice principale agit. Si les autres personnages sont un tant soit peu fouillés et intéressants (en d’autres termes, autre chose que les prototypes de collégiens attardés de Happy Endings par exemple), la série pourrait s’en sortir. J’ai des doutes, tout de même, car sur le long terme, si je ne ris pas en visionnant une comédie, je passe vite mon chemin quelque soit le cast. (Mr Sunshine).

On va essayer de rester optimiste, même si la scénariste est responsable du médiocre « no strings attached » avec Natalie Portman et Ashton Kutcher. Ah, j’aurai pas du vous le dire, peut-être….

En attendant le pilote prévu pour le 20 septembre, vous pouvez toujours admirer les beaux yeux de Zooey dans ce trailer ou celui-ci, plus tendre (et plus réussi) ou ces nombreuses featurettes, ici et .