[Ma sélection d’épisodes de Noël] My so-called life – 1.15 So-called angels

« Can we not talk about religion ? it’s christmas ! » s’exclame la petite soeur d’Angela au début de l’épisode, sans connaître l’ironie de ses propos. Si l’épisode pose pourtant ses bases dans le christianisme, son message est universel.

L’épisode ne débute pas de façon optimiste. Rickie s’est fait tabasser, ne sait pas où aller. Il débarque chez les parents d’Angela, qui ne savent pas comment s’y prendre, et ne veulent pas le recueillir. Rickie fuit. Les parents culpabilisent : a-t-on fait le bon choix ? Ils ne le connaissent pas, encore moins  sa famille, et puis peut-être qu’il met mal à l’aise, de la façon dont il est maquillé…

Angela culpabilise. Doit-elle porter le poids du monde sur se épaules ? L’adolescence est aussi un moment d’éveil à la pauvreté autour de soi. C’est en grandissant que l’adolescent va choisir entre les frivolités liées à son âge, son identité, son désir et ses idéaux.

Quand les parents entendent qu’Angela a rendu visite à Rickie dans un entrepôt abandonné, ils décident d’en parler à la police. N’est-ce pas la bonne chose à faire ? En l’apprenant, Angela, qui voulait inviter Rickie et une autre jeune sans abri, est furieuse. « Elle aurait pu être moi ». Une phrase que la mère d’Angela ne peut avaler, ni comprendre. « Non, ça n’aurait pas pu être toi. » Une dispute qui finit par prendre le dessus sur la personne elle-même.

En recherchant sa fille, la mère d’Angela croise cette sans-abri qui a les mêmes bottes qu’elle (et pour cause, Angela lui a donné dans l’entrepôt). Ça aurait pu être elle. Elle est partie pour une dispute qui a pris de trop grandes proportions. La mère comprend alors que cette sans-abri est en réalité morte de froid… et retrouve sa fille dans l’église, où est également Rickie. Le père et la sœur d’Angela finissent par y arriver également, en compagnie de Brian qui se sent seul sans ses propres parents.

Le dernier plan de l’épisode est la sortie de l’église. Tout le groupe a compris ce qu’est la chaleur humaine et la solidarité. Et la fille sans- abri les contemple avant de s’éloigner de la caméra, ne laissant entrevoir que ses ailes. Un ange est passé.

C’est un épisode absolument bouleversant, qui réussit à nous remettre en question, que nous soyons adolescents ou adultes, nous avons des choix à faire. Et si effectivement comme le dit House, Noël est aussi le jour où on se retrouve une conscience pour éviter de culpabiliser, peut-être devrions-nous déjà un peu plus penser aux autres aujourd’hui ça serait déjà pas mal.

Pour cette veillée je vous souhaite de pouvoir être auprès des vôtres,  de pouvoir passer outre vos différences et d’être d’accord sur l’essentiel : l’amour. C’est la seule chose qui grandit une fois partagée.

Joyeux Noël à tous !

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Huge

Basée sur le roman du même nom de Sasha Paley, Huge raconte la vie d’un camp d’été pour adolescents obèses. En soi c’est déjà un pari que d’aborder frontalement le problème de l’obésité dans les séries américaines. Non, ici, le jeune obèse n’est pas le sidekick qui fait rire. Il est le personnage central de la série. Rien que ça, c’est un choc culturel. Et si j’en crois l’audience, l’explication de son échec. C’est un fait, on préfère voir dans notre petit écran des acteurs et des actrices au physique de rêve. C’est vendeur. L’obésité a beau toucher plus du tiers des jeunes américains, elle n’est montrée qu’à travers des rôles caricaturaux à la télé. (Je vous laisse la question du positionnement de la série Roseanne, ou plus récemment de Mike and Molly).

Bref, j’attendais vraiment cette série, non seulement le pitch était alléchant, mais en plus c’était le grand retour créatif de Winnie Holzman (My So-Called Life, Once and Again). Bien sûr, comme on est sur ABC Family, il ne faut pas s’attendre à monts et merveilles. Mais le résultat vaut quand même le détour. Tout simplement parce qu’on reconnait bien vite la façon si particulière de dépeindre les troubles de l’adolescence. Ici, pas de fausses problématiques de gosses de riches à la moralité douteuse. On est dans de la psychologie appliquée, et donc sensiblement éloigné des teen-dramas habituels.

Et finalement le choix de Winnie Holzman était judicieux. En effet, l’adolescent obèse est victime plus que quiconque des troubles liés à son âge.

L’adolescence, c’est l’âge de l’affirmation de soi. Or comment s’affirmer quand on est obèse ? L’ado subit les railleries du monde extérieur, les pressions de ses parents pour maigrir, alors que dans le même temps peut-être que ce sont eux qui entretiennent son mal être, et donc sa propension à se réfugier dans la nourriture. C’est l’âge où on doit se détacher de ses parents mais où on subit encore leurs lois parfois absurdes :  le parent n’est plus cette personne responsable, l’adolescent s’aperçoit qu’il commet des erreurs lui aussi. Et puis surtout, l’adolescent, en cherchant à s’affirmer, a honte du comportement de ses parents, qui deviennent des « boulets ».

Tout cela est très bien développé dans les intrigues de la série, tout comme le développement psychologique des différents personnages.

Mais l’intérêt de la série, c’est aussi de voir comment la vie sentimentale d’un adolescent obèse se construit lorsqu’il est entouré d’autres personnes comme lui. C’est un fait tragique, mais les jeunes obèses de 18 ans ont  statistiquement 50 % de chances en moins d’être marié à 30 ou 40 ans. Il y a donc là une détresse affective supplémentaire. Dans ce « fat camp », les jeunes ados ont donc l’opportunité de s’épanouir plus facilement, comme c’est dit au tout début de la série  : à l’extérieur ils n’auraient aucune chance, mais ici, c’est différent. Tout le monde a les mêmes problèmes d’apparence (même si certains savent mieux en jouer que d’autres).

Ça explique aussi en partie pourquoi ces jeunes sont plus fragiles, ils ont gardé une certaine innocence qui confère à leurs émois amoureux une émotion réelle au téléspectateur. Certes vous me direz on est sur ABC, donc on nage un peu plus dans les bons sentiments, c’est dans le cahier des charges. Mais tout de même, j’ai vraiment apprécié de voir se développer ces histoires d’amours adolescentes. On touche le vrai, comme à l’époque de My So-Called life. On croit au premier baiser, à ces flirts, à ces jalousies, à ces coups de cœur.

C’est d’autant mieux fait que Winnie Holzman n’a pas oublié que l’adolescence c’est aussi l’âge des secrets. Révéler qui on est, à quoi on pense, ce n’est pas si facile. Choisir à qui se confier, savoir ce qu’est une vraie amitié, encore moins.

Bien sûr, on s’attache très vite à ces personnages très bien écrits. Et évidemment, on aura droit à un joli carré amoureux. C’est d’ailleurs pas évident de construire un carré amoureux « réaliste », mais là encore, chacun est aveugle, noyé par ses sentiments, ou tout simplement refuse de laisser parler son cœur. Le final de la saison clôture très bien ce carré amoureux, car dans un jeu amoureux il y a toujours des perdants.

Si je ne taris pas d’éloges sur le travail avancé en psychologie, je suis néanmoins déçu par l’occasion manquée en matière d’éducation. Ça s’est cependant amélioré selon les épisodes. Mais c’était vraiment le moment pour parler plus en profondeur, car ces ados là sont vite devenus des « modèles ». En effet, j’ai trouvé le contenu assez pauvre, se bornant à expliquer le comportement (problèmes parentaux essentiellement), mais on est rarement sorti d’une victimisation du statut d’obèse et finalement le travail psychologique et le rapport à la nourriture ont été insuffisamment abordés à mon goût (à part l’évidence du réconfort). D’ailleurs le final de la saison le dit clairement : A quoi cela a-t-il servi ? Le but du « fat camp » n’est pas de perdre des kilos mais de moins se détester. C’est joli et vrai mais fortement simplifié face à la complexité de la maladie. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à le penser.

Je le comprends ainsi : la première saison pose la première étape du travail sur soi, il était sans doute trop tôt pour aborder le changement de regard, la diététique, ou le mode de vie des américains. Pour autant j’ai apprécié comment les ados se moquent de l’image du corps à la télévision (la real tv mettant en scène des célibataires à la recherche de l’amour, le business du fitness).

En ce qui concerne l’interprétation de ces acteurs, je les ai trouvé très convaincants. C’est aussi pour eux une manière de se découvrir. Evidemment Nikki Blonsky incarne parfaitement la forte tête, mais elle n’est pas la seule à mériter quelques éloges. La fille de David Hasselhoff, Hayley, ou Harvey Gullisten qui joue le rôle d’Alistair se sont révélés très émouvants. J’espère qu’ils trouveront d’autre rôles à la télévision. Enfin, j’ai été agréablement surpris par Gina Torres (Firefly, Angel), je n’étais pas habitué à la voir dans des rôles sensibles et elle se débrouille plutôt bien dans un rôle difficile, entre la directrice du fat camp qui a des problèmes avec son père, qui doit garder une certaine autorité tout en sachant rester proche et conseiller les ados alors qu’elle-même a du mal à garder sa ligne, acquise de haute lutte, il y avait pourtant là de quoi trébucher.

J’aime beaucoup les propos tenus sur cet article ainsi que les commentaires, révélateurs d’une certaine prise de conscience grâce au show. La preuve de plus que cette série n’est pas une série ordinaire et qu’elle mérite bien mieux que l’indifférence actuelle. Je me demande même si cette indifférence ne cacherait pas l’inconfort ressenti en regardant le show, comme je le disais au début de cet article : voir autant d’obèses à la télé, ça change les repères. Et c’est très bien comme ça. Un teen-show émouvant, réaliste ? Ne cherchez plus.

Alors, même si les audiences ne sont pas bonnes, ou justement parce qu’elles ne sont pas bonnes, Huge mérite d’avoir sa deuxième saison. J’espère vous avoir convaincu sur ses qualités qui n’apparaissent pas forcément à première vue.  Huge décrit parfaitement le bagage émotionnel des ados obèses. Huge, c’est une chance unique de toucher une population sans cesse délaissée, bafouée, ridiculisée. C’est une série humaine, et c’est le plus beaux qualificatif qu’on puisse faire à une fiction.

Demandez le programme

Comme je suis en vacances loin de chez moi, j’ai moins de facilités pour regarder la télé. Mais je tenais quand même à faire un rapide coup d’oeil de ce que je compte parler dans les semaines à venir, dès mon retour.

J’espère que mes présentations d’acteurs et d’actrices coréennes ne vous ont pas dégoûtés du blog, mais c’était aussi un moyen pour moi de vous montrer quelques visages connus. Après tout, si un de ces jours vous avez envie de tomber dans la fiction asiatique, peut-être qu’une autre approche que la présentation de séries ou de films vous facilitera le saut. On a tous nos affinités.

Dès mon retour, je m’attèlerai à la rédaction d’articles concernant quelques séries de l’été.

Je compte par exemple visionner Huge (comme j’adore Once and Again et My So-called life, je ne pouvais passer à côté de la nouvelle  série d’Holzman, ABC Family ou non.)

Je compte aussi regarder Rubicon (en Août,donc). J’avoue l’attendre avec impatience (j’ai volontairement zappé le pilote vu le très important hyatus avec Août).

L’idée d’une reprise de Community fait son chemin. On verra si j’ai le temps.

Enfin, du côté asiatique, comme je l’avais déjà annoncé, l’été va me permettre de rattraper un peu mon retard. Une review de Someday (avec Bae Doo Na) devrait arriver.

Ensuite, mon choix est vaste : Iris, Personal Taste du côté coréen semblent bien partis (la sélection est dure !) et du côté japonais les récentes sélections de Tite Souris donnent envie (notamment Ashita no Kita Yoshio) et je compte regarder Sunao ni Narenakute. Enfin, la saison 2 de Hotaru no Hikaru arrive, je l’attends impatiemment.

L’idéal serait que je puisse en visionner davantage (et je ferais tout pour faire mieux), mais c’est déjà un beau programme d’ici la rentrée.

Enfin, je compte faire la présentation de quelques films asiatiques. Et en particulier, tous les films de Hur Jin-Ho (vous aurez compris que j’adore ce réalisateur).

Voilà, c’est l’été, il va faire très chaud à mon retour, mais le blog continue.

Once and again

Je vous ai déjà un peu parlé de cette série dans différents posts. Et pour cause, je pense sincèrement que cette série est ma série américaine préférée. Il était temps que je vous explique pourquoi.

Once and again est une série créée par Marshall Herskovitz, et Edward Zwick (Thirtysomething, Angela 15 ans, Relativity, Quarterlife) qui a été diffusée sur ABC de 1999 à 2002. 3 saisons pour raconter l’histoire d’une famille à recomposer (comme l’indique aussi le titre français de la série : Deuxième chance). La série fut récompensée par 1 Golden globe et 1 Emmy.

Lily Manning (Sela Ward, House) est une femme d’une quarantaine d’années, séparée de son mari Jake (Jeffrey Nordling, 24) qui l’a trompé. Avec ses deux filles, Zoe (Meredith Deane) 9 ans et Grace (Julia Whelan)14 ans, elle doit continuer à avancer alors que sa sécurité financière vient de s’envoler. Sa soeur, Judy (Marin Hinkle, Two and a half men), est une célibataire romantique qui désespère de trouver enfin un homme qui la complète, et si possible pas marié. Sa quête de l’âme soeur est particulièrement émouvante, même si ses épisodes sont moins aimés que les autres.

Lily rencontre un jour Rick Sammler (Billy Campbell, The 4400), architecte divorcé de Karen (Susanna Thompson, Kings). Rick a lui-même deux enfants de cette union : Eli (Shane West, ER), un ado de 16 ans pas doué pour les études et qui se cherche, ainsi que Jessie (Evan Rachel Wood, True Blood), préadolescente qui supporte mal la séparation.

On verra aussi comment Karen essaye de reconstruire sa vie amoureuse, alors qu’elle cherche elle aussi à protéger ses enfants.

Jessie Sammler : I just think that sometimes things happen between people that you don’t really expect. And sometimes the things that are important are the ones that seem the weirdest or the most wrong. And those are the ones that change your life.

La série va donc patiemment développer l’intimité, les interrogations des personnages pour progressivement arriver à reconstruire une nouvelle cellule familiale.

A noter aussi, la présence de Patrick Dempsey (dans le rôle d’un grand frère schizophrène qui lui donnera une nomination aux emmys). Et également le premier baiser entre adolescentes (avec une Mischa Barton épatante, eh oui je sais c’est difficile à croire mais pourtant bien dirigée elle peut être une très bonne actrice). Ce baiser est une première à la télévision, et sonne le glas de la série car les annonceurs se sont progressivement retirés à l’époque.

Quoi, un soap ?

Soap avec surabondance de bons sentiments, oui. Mais pas un soap au sens Melrose Place, avec rebondissements spectaculaires, ni le côté moderne adulte des chaînes câblées.

Ce qui fait la force de la série, c’est son authenticité : pour rendre une histoire plaisante, pas besoin de multiples rebondissements.

Grace Manning : It’s like your parents want you to be grown up in the really boring ways like school, and in the cool ways like being on your own, they try to keep you a kid.

Ici, il s’agira davantage d’explorer le ressenti des personnages dans une vie quotidienne « banale » de divorcés. Et c’est dans l’émotion, la profondeur des personnages que réside le secret de la série.  Leur profil est finement élaboré, rien à voir avec des personnages modernes qui changent d’avis comme de chemise. Ils ont leurs défauts, leurs qualité, bref, ils sont humains. Une humanité qui transpire dans leurs actes, mais surtout dans leurs apartés en noir en blanc, l’essence de la série, sorte de phase d’introspection en communion avec le téléspectateur. C’est ce petit plus qui nous permet d’être encore plus attaché à nos personnages, au point qu’ils finissent par faire partie de nos vies à la fin de la série. Car on les aime, malgré leurs défauts. On les comprend, on comprend leur raisonnement au fil du temps, comment ils sont construits, pourquoi ils agissent ainsi. Assurément une série intelligente et psychologique ! (Ed Zwick, co-créateur de la série incarnera même un psychiatre pour enfants, dans l’épisode Food for Thought (saison 2).

Au début, quand j’avais visionné la série, effectivement, ce ne fut pas le coup de foudre immédiat, comme dans beaucoup de séries, et surtout les soaps, c’est l’attachement aux personnages qui prime. Mais au bout de quelques épisodes, et malgré la non-avalanche d’évènements (comme quoi ce n’est pas forcément l’abondance de rebondissements qui font une bonne série), je suis devenu accroc. Il est difficile d’expliquer autrement un tel ressenti. La petite Evan Rachel Wood bien que n’ayant pas le plus grand temps d’antenne, m’a bluffé. Et depuis je suis devenu fan.  Mais le reste du cast a également énormément de talent. C’est bien simple, il est parfait. Tous les acteurs y trouveront là leurs plus beaux rôles.

Aaron : Are you in love?

Grace Manning : How could I know that?

Once and Again, je le redis, est une oeuvre intelligente et attachante, comme on n’en fait plus. Et comme on n’en fera plus.

Grace Manning : Sometimes people just aren’t who you need them to be, at like a certain moment, and unfortunately there’s nothing you can do about it.

En arrivant à comprendre ces personnages, l’oeuvre sonne vrai. On est à milles lieux de situations clichées traitées dans toutes les autres fictions américaines (bien que le résumé de la série puisse le faire croire). Elle offre ainsi une vision réaliste mais pour autant pas pessimiste sur la vie. La jeune actrice Meredith Deane a même déclaré que la série l’a aidé à mieux comprendre le divorce des parents de sa meilleure amie, pour lui donner le soutien dont elle a besoin. Car ces évènements qui sont dédramatisés aujourd’hui n’en restent pas moins une source d’anxiété majeure, surtout pour  un enfant ou un adolescent qui doit apprendre à tout reconstruire. Beaucoup de téléspectateurs retrouvent parfaitement ces sensations vécues douloureusement à l’époque du divorce de leurs parents.

Mais la série n’évoquera pas que le problème des conséquences du divorce, elle montrera les difficultés de chacun à se construire, les difficultés à se comprendre, qu’on soit dans la même famille ou non. Mieux encore, elle ne jugera pas. Ce qui fait qu’aucun personnage n’est écarté, aucun personnage n’est véritablement irritant : ils sont humains, comme vous, comme moi. Once and Again est peut-être aussi un formidable moyen de promouvoir la tolérance. Sans en parler.

Après être entré dans la vie de ces personnages, après leurs interpellations, leurs questionnements, leurs peurs, leurs rires, il reste ce qu’il doit rester : la sensation d’avoir suivi quelque chose de si réel que ça en devient magique. En miroir, la magie des acteurs se dévoile alors, laissant place à leur propre émotion (scène finale de la série – spoiler dans le lien). Et c’est là que, moi, foudroyé, je laisse écouler quelques larmes.

Une série est une oeuvre sur le long cours, elle est bien plus qu’une histoire qui pourrait être racontée au cinéma, elle rentre dans le quotidien des téléspectateurs. Ces personnages, deviennent des amis, des compagnons, … une famille éloignée.
Voilà pourquoi je regarde une série plutôt qu’un film. Parce qu’une série est ce qui se rapproche le plus de nos vies. La vie est un long chemin, un long apprentissage.Voilà pourquoi Once and Again est pour moi la série « ultime ».

Si je n’avais qu’une série à emporter sur une île déserte, ça serait celle-là.