Bilan de mon année télé 2011

Je tiens encore à m’excuser pour le manque de mise à jour ces derniers temps, et je vous remercie pour votre fidélité, le fait est que j’ai un peu de mal à me remotiver pour la suite, ma vie personnelle étant ce qu’elle est. Je me suis aperçu, en plus, que je n’avais même pas fêté le deuxième anniversaire du blog début décembre (!).

Mais je tenais quand même à évoquer – rapidement – cette année télé.

Commençons si vous le voulez bien, par les dramas asiatiques. L’année dernière j’avais formulé le souhait d’en regarder davantage, étant de plus en plus frustré par l’actualité et par certaines reviews élogieuses. Autant le dire tout de suite, ce ne fut pas le cas. Une fois de plus, je n’ai pas pu abandonner certaines séries américaines en cours, et je n’ai donc pas pu libérer plus de place sur mon agenda.

Pour autant, j’ai trouvé cette année dramas en demi-teinte.

Du côté japonais, j’ai définitivement abandonné toute tentative de regarder une ou deux séries de saison. Curieusement, cette année 2011 je n’ai pas vu beaucoup de dramas japonais en entier. Je n’avais pourtant pas pour habitude d’abandonner des dramas aussi facilement, mais avec les problèmes techniques (la généralisation d’un format que je ne peux lire dans des conditions de visionnage confortables), et un investissement moindre pour les personnages, je n’ai pas eu de véritable coup de cœur cette année, Jin saison 2 exceptée. J’ai même du mal à terminer la deuxième saison d’Hotaru no Hikari, moi qui avait pourtant adoré la première. La réalité, c’est que j’aurai du réserver plus de place à la découverte, ou laisser plus de chance à une série pour s’installer (comme Love Shuffle). C’est toujours frustrant de se dire qu’on passe à côté de plein de choses par manque de temps, et il va vraiment falloir que je ré-équilibre tout ça.

Du côté coréen, là aussi, j’ai été surpris par mon manque d’investissement à moyen terme. Le problème, c’est que je n’ai même pas le temps de commencer un drama que les prochains me font encore plus saliver. (C’est fou comme je suis devenu accroc aux annonces de casting, aux teasers, aux posters). Et puis, à force de lire des reviews, vient le doute. Aurais-je du continuer The Musical, Flower Boy Ramyun Shop, 49 days, Dream High, My Princess… (Pour Flower boy je crois qu’il va falloir me forcer, vu les critiques dithyrambiques) ? Aurais-je du tenter de visionner des dramas plus « girly » comme I need romance ? C’est souvent une question de cible, et cette année j’ai trouvé moins de dramas capables de me toucher, en tant qu’homme. Entre les k-pop idols et les flower boys, j’ai eu du mal à m’y retrouver. Après un hiver passé à me réjouir de certaines scènes de Secret Garden, j’attendais avec impatience le retour des comédies romantiques, lesquelles se sont révélées sympathiques (Baby-faced beautyThe Greatest Love) mais ne réussissant jamais à réunir l’intégralité des ingrédients requis. L’exemple parfait étant Lie to me. Avec un tel casting, une telle alchimie, j’ai pu vivre de belles scènes, mais l’ensemble manquait de liant pendant les 90 % du temps. Je peux d’ailleurs pleurer amèrement sur le retour de comédiennes que j’aime beaucoup : Yoon Eun Hye bien que convaincante, n’a pas choisi le meilleur drama avec Lie to Me. Quant à Kang Hye Jung, que j’attendais tellement depuis Flowers for my life, elle n’a quasiment aucun rôle dans Miss Ripley. Reste à m’investir, peut-être, sur la reine Kim Sun Ah et Scent of a woman. Mais ce que j’ai pu en lire laisse à penser que le drama n’a pas su aller au bout de son concept.

Heureusement, il y eut le drama City Hunter, qui malgré son nombre affolants de faux cliffhangers, a su rester passionnant. Et puis d’autres productions se sont révélées de très bonnes surprises, comme White Christmas et son ambiance, mais aussi Killer K dont l’action survitaminée, la tension ont permis de contrebalancer un scénario en tous points risible. Et puis, j’ai pu rattraper quelques dramas comme  l’épique The Legend, le déjanté Coffee House, le mystérieux Harvest Villa voire même quelques KBS Drama Special. De quoi oublier mon temps perdu devant Manny. Allez, l’année prochaine, je vais essayer de m’investir davantage dans un genre auquel j’ai toujours été réticent (les dramas historiques), et tenter par exemple Princess Man…Mais au final, c’est plutôt l’approche du drama coréen en tant que tel qui m’a plu cette année (collaborer à Critictoo pour essayer de trouver une liste de séries pouvant donner envie aux curieux, faire des dossiers sur la culture coréenne dans les séries (le korea special event va reprendre ne vous inquiétez pas), m’amuser avec les produits dérivés ou essayer de saliver devant la liste de dramas à venir…)

Enfin, venons-en aux séries américaines. La fin de saison précédente a déjà fait l’objet d’un billet, et comme je n’ai pas fait de réel bilan de la rentrée mis à part un article regroupant les critiques des pilotes, voici donc mes impressions. La saison précédente j’ai du dire adieu à Life Unexpected, V, Traffic Light, Chicago Code, Better with you, et Men of a certain age. Quelles séries allaient pouvoir combler ce vide ? Contre toute attente, et malgré le niveau plutôt moyen de la rentrée, je me suis surpris à accrocher à de nouvelles séries.

Parmi elles, Once upon a time signe le retour du fantastique à la télévision, et malgré des effets spéciaux au budget limité, et un enfant casse-pied, le récit est suffisamment bien tricoté avec notamment des flashbacks intéressants pour à la fois nous faire réfléchir via quelques puzzles et pour nous émouvoir sans niaiserie (ce qui n’est pas facile vu le sujet du conte de fée). Le casting est impeccable, et vu mes réactions aux premiers rebondissements, je suis attaché aux personnages. Bref, en 7 épisodes, à part un épisode en deçà, j’ai vraiment été conquis.

Je n’ai pas eu le temps de faire un bilan de la première saison, passée à la vitesse de la lumière, mais déjà je peux dire que j’ai adoré Boss. La petite Starz jouait gros, mais a réussi à diffuser une petite pépite. Bien sûr tout le monde ne va vous parler que de Kelsey Grammer, que j’adore (on ne dira jamais assez à quel point Frasier était une sitcom exceptionnelle), mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est le sens de la mise en scène. Ces détails qui cherchent à rendre grandiloquent la moindre prise de vue. Il y a là une approche qui permet à la fois une lecture réflexive et surtout, émotionnelle. Comment éprouver de la compassion pour un être abject mais malade, qui s’accroche désespérément à ce qui lui reste : le pouvoir, alors qu’il a tout perdu par sa faute. Il y aurait tant à dire sur l’irruption de la maladie, présente dans chaque processus de décision, mais niée autant que possible. Tant de choses à dire sur les nombreux rebondissements dans cette lutte de pouvoir, ces coups bas, cette distorsion de la réalité, cette chasse à l’homme médiatique et la corruption généralisée. La série de cette fin d’année, assurément. (La première partie étant réservée à Game of Thrones).

Je nuance mon appréciation sur Homeland, qui fait déjà les gros titres un peu partout. Si la série a d’indéniables qualités : d’excellents interprètes, du suspense, un joli puzzle à déchiffrer, certains rebondissements m’ont fait tiquer. Un peu comme 24, la série n’arrive pas à prolonger son thriller sans décrédibiliser l’intelligence des personnages et certaines facilités. De fait, beaucoup d’évènements sont prévisibles et, il faut bien le dire, rageants. Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu une série aussi passionnante.

Hormis ce trio de tête, deux autres séries dramatiques ont su m’accrocher : Pan Am et Ringer. Deux séries dont l’ambition démesurée se frotte aux dures réalités : la reconstitution politique pour l’une, le puzzle d’un thriller pour l’autre. Au final, on se retrouve avec deux séries superficielles, au charme limité.Une amère déception surtout pour Pan Am, qui à défaut, aurait pu être davantage passionnante si au moins les histoires de cœur n’étaient pas aussi ridicules.

Et puis il y a les séries dont on se lasse très vite. L’année dernière ce fut Hawaï 5-0, qui n’arrivait pas à donner un background intéressant à ses personnages. Cette année, c’est notamment le cas de Person of Interest. Oui,c’est un formula show, mais le concept aurait pu donner d’intéressants rebondissements. Une fois les personnages dessinés de manière minimaliste, il ne reste plus qu’à bailler. Si quelques épisodes se sont révélés plaisants, on tourne vite en rond. Autre show policier abandonné, Prime Suspect. La prestation de Maria Bello n’est pas en cause, mais l’évolution de la série laisse pantois. Sur un concept on ne peut plus basique, voilà que les scénaristes ont choisi d’affadir le personnage principal et ses relations difficiles dans un univers policier macho. Et comme les enquêtes policières n’en sont pas (aucun raisonnement, aucune astuce, juste la chance ou le hasard pour découvrir le coupable), j’ai jeté l’éponge.

Je passe volontairement sur les séries qui m’ont fait fuir, comme Terra Nova. Reportez-vous au billet concernant les pilotes si besoin.

Heureusement, cette rentrée est aussi le retour des séries comiques. Après avoir échappé à l’horripilante New Girl, à la soporifique Whitney ou aux improbables mâles en perte de repères (Last Man Standing, Man Up, How to be a gentleman), j’ai trouvé deux jolis couples : le premier, fauché, qui baigne dans les blagues sexuelles et les réparties agressives (2 Broke Girls), le deuxième, entre un père et une fille qui essayent de s’accommoder à leur nouvelle vie déjantée dans les suburbs (Suburgatory). Malgré tout, les épisodes sont assez inconstants, mais j’espère toujours une amélioration.

Et heureusement que les nouveautés sont là, car au niveau des reprises, c’est la catastrophe. Dexter (saison 6) réussit l’exploit de détruire à peu près tout ce qui restait de la série (la relation « familiale ») tout en sombrant dans la mise en scène ridicule. The Walking Dead (saison 2) m’a fait autant d’effet qu’une boîte de somnifères excepté la jolie scène finale. House (saison 8) n’a pas su rebondir après sa calamiteuse fin de saison dernière, proposant des épisodes sans aucune perspective intéressantes pour les personnages malgré un cast plaisant et des cas médicaux guère passionnants. How i met your mother (saison 7) n’a réussi à retrouver l’humour que le temps d’un épisode, juste avant de tout détruire à nouveau. Modern Family (saison 3) n’arrive pas à faire évoluer ses personnages, et ses gags sont archi-prévisibles. Grey’s Anatomy (saison 8) a certes donné de meilleurs épisodes que la saison passée avec un peu plus d’humour, mais on est encore loin du niveau acceptable pour me faire à nouveau apprécier les personnages.

Quelques séries réussissent peu à peu à se sortir de leur bourbier : The Good Wife (saison 3), d’abord (qui a développé une relation auquel je n’accroche pas au lieu de montrer un fil rouge et des enjeux intéressants), et The Mentalist (saison 4) qui après l’énorme gifle du season premiere a donné quelques épisodes plus sympathiques pour se faire pardonner. Enfin, le retour de Chuck (saison 5) fut très décevant, avec un manque flagrant d’imagination et d’intrigues efficaces. Les derniers épisodes ont heureusement su redresser la barre : il fallait retourner à la spécificité de la série.

Alors que reste-t-il comme moments forts dans cette semaine ? Nikita (saison 2) tout d’abord, qui a su densifier son univers sans perdre en cohérence ni en enjeux. Parenthood (saison 3), ensuite, malgré quelques maladresses de personnages et une émotion en dessous de la saison passée. Enfin, pour les séries comiques : deux constantes : The Big Bang Theory (saison 5), qui a développé avec délice le personnage d’Amy, et Raising Hope (saison 2) qui fait toujours preuve de créativité.

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[Pilote] My Princess

La Corée a décidément la nostalgie de la monarchie. Après l’uchronie Goong (Princess Hours), qui soumettait l’idée qu’une famille impériale existait toujours dans ce pays, voilà que l’imagination des scénaristes nous conduit à reconstruire l’histoire, en inventant un descendant au dernier empereur Sunjong. (Ce dernier est en réalité mort sous résidence surveillée japonaise en 1924).

Que voulez-vous, les princes et les princesses font encore rêver.

Ce drama est donc l’histoire d’une jeune femme, Lee Seol, qui découvre qu’elle est une princesse. Mais avant d’en venir là, les deux premiers épisodes vont passer pas mal de temps à nous montrer les relations de chacun des protagonistes. Lee Seol est une enfant adoptée, qui a une sœur adoptée également. Elle est étudiante en archéologie, mais son sujet d’études n’est pas l’histoire de l’Empire Coréen, non, elle préfère nettement rêvasser en contemplant son professeur. Ah, son grand rêve est de partir en Egypte pour lui déclarer sa flamme. En attendant, il faut qu’elle trouve de l’argent, et c’est pas facile tous les jours. Elle croise donc un diplomate, Park Hae Young… Ce qu’elle ignore, c’est que Park Hae Young est le petit-fils du grand groupe  industriel Daehan. Ce qu’il ignore, c’est que son grand-père cache un secret qui fait de Lee Seol la descendante de l’empire…

Vous rajoutez à ce petit monde la méchante du carré amoureux, et vous pouvez aisément deviner la suite. En effet, les histoires et les situations sont on ne peut plus conventionnelles, au point que la recette a du mal à prendre.

Ce qui frappe, en revanche, c’est l’absence d’exagération ou de caricature des personnages. Nous ne sommes pas pour autant dans un drama plus adulte ou réaliste, mais plutôt dans une comédie romantique qui ne s’appesantit pas trop sur ses effets. L’héroïne n’est pas toujours aussi superficielle et gamine que la plupart des autres dramas, le héros n’est pas non plus un sombre crétin qui lui en veut personnellement. Une comédie mignonne, mais sans plus.

L’ennui, c’est que justement, sans ce dosage comique ou romantique appuyé, les deux premiers épisodes sont un peu trop fades. Oui, je sais, je ne suis jamais content, mais le fait est que je leur trouve un manque de personnalité. Et finalement j’ai eu du mal à m’attacher à l’histoire. Tout cela fait bien trop convenu pour qu’on ne pense pas qu’aux clichés du scénario, et c’est sans doute ce qui m’empêche d’apprécier. Seule l’intrigue sur l’origine de la princesse était suffisamment intéressante pour me donner envie de continuer. Une fois le mystère totalement dissipé, il va falloir s’en remettre aux promesses de l’histoire : le diplomate et la princesse. Il est bien trop tôt pour savoir si je serai ému par leur romance, mais en l’état je trouve qu’il leur  manque une certaine sensibilité. Bref, je ne me sens pas impliqué. Même si quelques clins d’œils peuvent aider (Hoot de SNSD, le film Vacances Romaines avec Audrey Hepburn, qui raconte justement l’histoire d’une princesse).

Je n’ai pourtant pas grand chose à reprocher aux acteurs. Kim Tae Hae (Iris) est sympathique et s’en sort mieux que prévu malgré ses lacunes dans son jeu, et Song Seun Hun (Autumn Tale) reste charismatique (certaines scènes devraient d’ailleurs particulièrement marquer les téléspectatrices). Leur duo fonctionne bien, mais il manque ce petit plus qui donne envie de revenir. C’est malheureusement le cas de beaucoup de dramas coréens, c’est le ressenti sur les personnages et les acteurs qui prime.

En conclusion, même si le sujet aurait pu être intéressant, le pilote ne s’aventure pas suffisamment pour qu’on s’attache à ce duo un peu fade. Sans être pessimiste, le carré amoureux s’avère également trop classique. Reste la promesse de l’exploitation du thème de la monarchie coréenne… J’ai conscience que je suis sévère, mais ça sera probablement sans moi.

Nouvelle sélection des dramas coréens à venir (fin 2010-début 2011)

Il était temps de faire une nouvelle sélection des nouveaux dramas coréens qui s’apprêtent à envahir le petit écran. Comme vous les savez sûrement, il n’y a pas de saison particulière en Corée du Sud, les séries se succèdent indéfiniment. L’occasion pour moi de faire une petite mise au point.

Par rapport à la sélection précédente, beaucoup de choses ont changé. Je ne veux pas parler des nombreuses déceptions (souvent proportionnelles au buzz), mais de certaines séries qui ont été reportées/modifiées.

Ainsi, depuis le décès de Park Yong Ha, le drama Love Song est en hiatus. La comédienne Yoon Eun Hye étudie certaines propositions de films comme my black minidress en attendant. Je croise les doigts pour que le drama arrive enfin en production, j’attends toujours les dramas de Yoon Eun Hye avec impatience. Rappelons que la série est inspirée du film hongkongais Comrades almost a love story, un film de 1996 avec Maggie Cheung qui narre une histoire sur 10 ans.

What’s up, l’une des 3 séries musicales à venir, est désormais prévue pour 2011 sans date précise. Si vous pensez à Fame en regardant un des premiers trailers, c’est normal. Je ne suis pas forcément très friand du genre, mais pourquoi pas. Im Joo Hwan (boys over flowers) a ses fans. Mais pour moi le casting a deux arguments : Oh Man Suk, qui m’était très sympathique dans Vineyard man, incarnerait l’un des profs, et Im Joo Eun (Soul, Mae Ri Dae Gu’s attack and defense battle) l’une des élèves. Et pour ceux qui aiment la K-Pop, vous apprécierez peut-être la présence de Daesung.

The Musical, qui comme son nom l’indique est une autre série musicale, a également été repoussée à 2011. La désormais convoitée Gu Hye Sun (Boys over flowers) faisant partie du casting, ainsi que le surprenant Park ki woong (Story of a man), voilà peut-être un projet intéressant.

Mais assez parlé des modifications, passons aux nouveautés. A noter que dans la liste qui suit, j’ai volontairement omis les dramas courts et épisodes spéciaux comme what do you really want.

Au rayon des séries à venir, j’en profite pour présenter le troisième projet musical : Dream High. Produit  en partie par la boite de Bae Yong Joon, cet autre série qui s’inspire de Fame mettra davantage de vrais talents musicaux devant les écrans. Un pari ambitieux, puisqu’un musicien ou un chanteur n’est pas forcément un bon acteur. C’est prévu pour Janvier 2011, il est donc fort probable que Dream High soit la première des 3 séries musicales à être diffusée.

La sélection est particulièrement difficile, puisque peu de projets se détachent vraiment, que ce soit par un casting attractif ou une histoire innovante, ou à défaut, intéressante.

Parmi les séries d’action à venir, évidemment, en attendant un probable Iris 2 pour fin 2011, on pense de suite à Athena goddess of war qui devrait arriver d’ici quelques jours devant les écrans. Le spin-off d’Iris bénéficie depuis plusieurs mois d’une campagne publicitaire imposante. A noter d’ailleurs, en parlant d’Iris que la série se prolonge désormais par un film (Iris : the movie) qui pourrait venir en Europe. Athena, tout comme Iris, bénéficie d’un casting de premier choix. Nul ne peut contester le charisme de Jung woo Sung, (A moment to remember, Le bon la brute et le cinglé), un de mes acteurs coréens préférés. Il incarnera sans nul doute un parfait agent du contre-terrorisme, chargé d’éliminer la menace qui pèse sur la Corée du Sud : le groupe Athena qui enlève également la fille du président. Le reste du casting est impeccable : je pense notamment à Soo Ae qui était impressionnante dans le film A family, et à Lee Ji Ah reconnue depuis The Legend. Reste à voir si l’actualité dramatique en Corée du Sud ne va pas mettre un frein à la diffusion du drama.

Poseidon commence aussi à faire du bruit. Même si le doute persiste sur son contenu comique, cette histoire devrait avoir son lot de scènes d’action. Le pitch ? L’équipe de garde-côtes Poseidon est chargée de lutter contre le terrorisme. Le point fort du cast est certainement le talentueux Kim Kang Woo (Story of a man). Verdict en 2011.

Autre série d’action, mais située dans le passé, Yaksha, sur le papier, emprunte beaucoup à Gladiator. C’est l’histoire d’un ami d’enfance du roi, loyal à celui-ci. Suite à la trahison de son frère, le voilà devenu esclave puis gladiateur et rêve de vengeance. La série dispose d’un bon budget, passe sur OCN, ce qui est plutôt de bonne augure. Yaksha débute début décembre.

A noter également que le film d’action et blockbuster Jeon Woo chi devrait faire l’objet d’une adaptation en drama l’année prochaine. L’histoire d’un jeune homme qui, en avalant une perle d’un gumiho, obtient des pouvoirs et devient un héros, protégeant les faibles.

Autre projet ambitieux, qui fait déjà beaucoup parler de lui, c’est évidemment City Hunter. Adapté du manga du même nom, ce drama permettra à Lee Min Ho (Boys over flowers, Personal taste) d’endosser le rôle du détective Ryo Saeba, qui ne combattra plus le crime à Tokyo mais … à Seoul évidemment. Les fans commencent déjà à fantasmer, mais il va falloir patienter.

Il faut croire que les adaptations de mangas sont à la mode, puisque celui de Kaiji Kawaguchi, Eagle, va donner un drama intitulé tout simplement President. Avec des acteurs autour de la cinquantaine, c’est sûr, le drama ne va pas faire des étincelles auprès des ados. Pourtant cette histoire mêlant vie privée et professionnelle du président peut donner quelque chose d’intéressant. A noter que dans un second rôle on trouve Byun Hee Bon, un abonné des rôles de grand-père (My Girl, le film The Host, God of Study, My Girlfriend is a gumiho). Ca arrive devant les écrans début décembre.

Tiens, en parlant des ados, le drama Birdy Buddy, ne m’inspire guère. Déjà à la base j’ai du mal avec les histoires de réussite autour du sport, mais une histoire autour d’une fille de la province qui devient championne de golf, très peu pour moi . Et puis il faut bien le dire, le casting ne m’attire pas du tout. Désolé pour les amoureux de ce sport. Il n’y a guère que Lee Da Hee qui est susceptible de m’intéresser, même s’il peut y avoir de bonnes surprises parmi les nouveaux venus. Ca devrait sortir au mieux fin de l’année, au pire début de l’année prochaine. EDIT 6/12/10 : Le drama n’arrivera pas devant les écrans, par décision de MBC.

Le cas de Paradise Ranch est plus ambigu.  Vous allez me dire que je me fais avoir avec des descriptions comme « lumineux, avec de très belles musiques », ou à cause de son cadre (l’île de Jeju), mais en fait c’est davantage une question de pitch. J’aime beaucoup les histoires de couples divorcés qui doivent gérer le résidu de leurs liens affectifs (Alone in love). Je croise les doigts, le script vient du scénariste de Coffee Prince. vous me direz que le scénario de Coffee Prince n’était pas extraordinaire. Si, justement, il a compris que parfois en arrêtant de se fourvoyer dans des carrés amoureux ça peut radicalement changer l’atmosphère d’un drama. D’un autre côté, il faut aussi se rendre à l’évidence : mis à part un des acteurs qui a joué dans My wife got married, les autres acteurs sont soit peu expérimentés soit viennent du monde de la K-Pop, ce qui n’est pas très rassurant. Le drama aurait du sortir depuis longtemps, mais il a pris du retard (l’acteur principal devant prendre des cours !) et devrait enfin sortir en Janvier. Gloups.

Il arrive aussi parfois que le casting soit un peu plus intéressant mais que le pitch ne m’attire pas du tout. Par exemple, le drama Sign a pour lui des acteurs expérimentés (avec notamment l’actrice de 200 Pounds beauty), mais non ça ne m’intéresse pas plus que ça de voir une série médico-légale coréenne. On est pas à l’abri de surprises, cependant. Les coréens savent très bien mixer les genres pour en faire quelque chose de très éloigné de ce à quoi on aurait pu s’attendre. Vu les premières photo, en tous cas, ça l’air un peu sombre. Réponse début Janvier.

My Princess suscite beaucoup plus d’intérêt : le réalisateur de Pasta, le scénariste de Secret Garden, le retour de l’acteur d’Autumn Tale (Song Seun Hun), l’actrice d’Iris (Kim Tae Hee).. Ca sent le savoir-faire, et puis même si le pitch est ridicule (une étudiante devient princesse en une nuit), ça a au moins le mérite d’attirer la curiosité. En espérant que ce ne soit pas un Goong-like, bien sûr. Mais j’ai vraiment envie de voir ce que ça peut donner. Ça devrait arriver en Janvier.

Il m’est bien difficile de juger ce que pourrait donner Midas. Ok, le drama se situe dans les milieux financiers. Le casting réunit deux stars : Jang Hyuk (connu pour son rôle dans le film Windstruck), et Lee Min Jung (connue pour le fameux remake moderne de Cyrano de Bergerac :  Cyrano Agency). Mais pour le reste, il va falloir attendre d’autres informations sur le ton du drama, prévu pour le printemps.

Un autre drama est en train de faire le buzz : Faith. Un drama historique au budget de 2,5 millions de dollars, filmé en 3D. Je ne suis pas, comme vous le savez peut-être, un fan des reconstitutions historiques. Mais son approche sur la médecine orientale de la période Goreyo (approximativement dans les années 1000-1400) m’intéresse beaucoup. L’histoire de la médecine, qui mêle croyance et savoir millénaire, est passionnante. (Ça explique d’ailleurs en partie pourquoi j’avais aimé le drama japonais Jin). Faith a bien d’autres atouts dans sa manche : le très populaire Kang Ji Hwan (Coffee House), le retour de la vétérane Kim Hee Sun (Smile Again), le tombeur de filles Lee Philip (The Legend, Story of a man, Secret Garden) accompagné d’ un autre acteur de The Legend, Choi Min Soo. Oui, je connais déjà certaines personnes pour qui ce drama sera immanquable. Et sauf surprise, je compte bien replonger dans les dramas historiques avec Faith, l’occasion est trop belle. Pas de date précise pour le moment.

Autre drama historique, A tree with deep roots, basé sur le livre écrit par le même auteur que Painter of the Wind, se situe au 15è siècle, début de l’écriture moderne coréenne. Une histoire de conspiration et de meurtres qui devrait ravir les fans du genre. Le drama ne sera probablement pas diffusé avant ce printemps.

Enfin, un autre drama historique est en préparation, basé sur le mythe fondateur de Baekje (région ouest de la péninsule) avec les deux fils du roi, Onjo et Biryu. (d’où le nom du drama Onjo Biryu, évidemment). Baekje est un royaume qui se développa pendant la fameuse période des trois royaumes (premiers siècles après J.C.).Date de sortie inconnue pour le moment

Peu d’informations circulent à propos de To the Emperor/For emperor, à part le fait qu’il pourrait réunir Lee Min Jung (Midas), et Lee Seo Jin (soul).

Il est également encore un peu tôt pour parler de Love Hurt and showers puisque l’acteur principal n’a pas encore été choisi. Le concept est également des plus vagues : une famille entre amour et douleur. Han Ji Min (All In) incarnerait la fille aînée.

A noter que j’ignore où en est le projet Could it be fruit candy/Perhaps fruit Candy qui devrait réunir la jeune beauté Go Ah Ra et Jin Tae Hyun, deux acteurs que je connais assez mal. Le drama a l’air d’être sans cesse repoussé.

Ceci n’est évidemment qu’une liste d’impressions totalement subjectives, et je me fourvoie assez souvent dans les résultats, mais, c’est ce qui fait le charme de l’exercice. Les previews de dramas coréens sont très difficiles, les pitchs ne donnant aucune indication sur l’alchimie des acteurs, le rythme, le ton, l’humour, l’ambiance générale, autant de points déterminants dans l’appréciation d’un drama coréen.

En résumé, mes plus fortes attentes sont : Love Song, Athena, City Hunter, Paradise Ranch (en croisant très fort les doigts), My Princess, Faith

Et pour vous ?

Note modifiée en avril 2011 : Pour une sélection du printemps 2011, vous pouvez vous rendre ici.