Cheongdamdong Alice [Pilote – Corée]

Cheongdamdong Alice

Nouveau drama de SBS, Cheongdamdong Alice a un titre pour le moins énigmatique mais qui résume finalement assez bien ses thèmes, ce qui, il faut l’avouer, n’est pas chose courante avec les dramas coréens.

park shi hoo cheongdamdong alice

Cheongdamdong est le quartier de la mode et de l’art à Séoul, où se concentrent les boutiques les plus prestigieuses, où les prix sont multipliés par 3 ou 4. Cheondgdamdong Alice va nous parler du luxe, bien au-delà de la simple mode vestimentaire. On le sait, les coréens restent à l’affut des dernières tendances car leur statut social est intimement lié à leur apparence. Ce qui peut nous choquer, nous occidentaux, comme les multiples opérations de chirurgie esthétique souvent envisagées comme unique moyen de grimper les échelons. La réflexion du président d’Artemis, une de ces entreprises du luxe, est donc pour le moins abrupte mais hélas fondée. Oui, ce qui importe, au fond, pour les consommatrices, c’est la valeur de l’objet. Avoir quelque chose que les autres ne peuvent se permettre d’avoir, et asseoir ainsi sa suprématie sur ses comparses. C’est un phénomène qui perdure. Aussi fou que cela puisse paraître, la plupart des coréens s’endettent pour se tenir à la page, pour rester dans ce cercle fermé. Notre président d’Artemis (Park Shi Hoo, Princess Man), qui fabrique de luxueux sacs à main, en est parfaitement conscient. Pour continuer à vendre ses produits, pas question de faire des promotions. Il faut que ces articles restent inatteignables, car paradoxalement c’est le seul moyen de les vendre.

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Cheongdamdong Alice entretient donc un rapport ambigu avec l’argent et le luxe, ce qui n’est pas sa seule qualité, comme nous allons le voir. De très nombreux dramas coréens nous montrent l’ascension sociale d’une femme dans les milieux aisés (où figure en bonne place sa future moitié). Mais nos héroïnes ont toujours eu le profil de femmes innocentes, travailleuses, surmontant les obstacles avec ténacité. Lors de son entretien d’embauche pour un poste de designer, Han Se Kyung (Moon Geun Young, Marry me Mary)  n’étonne pas les téléspectateurs. « L’effort est ma force », c’est un joli slogan, et on peut se demander alors quel est l’intérêt de voir un énième drama sur ce sujet. Sauf que, à l’instar de Ms Ripley (qui avait défrayé la chronique en falsifiant son CV), notre héroïne n’est pas aussi pure qu’on pourrait l’imaginer.

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On le percevait déjà avec le discours du président d’Artemis. Le drama va cultiver une certaine ambiguïté, un regard plus acide sur ses thématiques. Ainsi notre héroïne va se rendre compte que notre monde est cruel. Malgré toute sa volonté, elle ne pourra jamais atteindre le but qu’elle s’était fixé. Rappelez-vous. Le discours de la série est sur le luxe, et non la mode de tous les jours. Et ça change tout. Si dans Babyfaced Beauty notre héroïne parvenait progressivement à prendre sa place dans la compagnie, c’était parce que son expérience était réelle. Dans le domaine du luxe, la situation est différente. Parce que la différenciation sociale entre en jeu. Les pauvres restent pauvres parce qu’ils n’ont jamais eu l’expérience de côtoyer des riches, et donc notre héroïne ne peut grimper les échelons par la seule force de son travail car elle n’a pas acquis cet « œil », cette expérience du luxe. Bref, cette élite restera une élite, quoi qu’elle puisse faire. Et ce discours là, Han Se kyung se le prend en pleine face. Elle vient d’être miraculeusement engagée dans une compagnie, mais on ne lui confie que des tâches de stagiaire, alors qu’elle pensait pouvoir devenir designer un jour.

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Notre héroïne digère les affronts (et apprend que son ex-ennemie du lycée se venge sur elle en l’embauchant pour des tâches subalternes), et finit par changer de cap. A l’instar d’Alice aux pays des merveilles (d’où le titre de la série et les promos), elle va devoir traverser le miroir. Définitivement. Ce qui veut dire couper les ponts avec un petit ami qu’elle fréquentait depuis 6 ans, et qui à cause de ses dettes ne pourra jamais lui donner la vie qu’elle mérite (un grand classique du drama coréen, je n’ai jamais pu m’y faire d’ailleurs et je vais y revenir car c’est un grand défaut du pilote).  Elle va donc devoir s’adapter à ce monde où la folie règne, et où l’ordre des choses est inique. Ainsi, le président d’Artemis lui-même n’est pas loin de cette folie. Lorsqu’il cherche à se venger de son père qui l’a déshérité, il enregistre ses répliques, et avec un rire excessif, prend un malin plaisir à se réécouter ses scènes. (Au passage, cela nous permettra de voir ses dents refaites – décidément la HD n’a pas que des avantages). Han Se Kyung elle-même va succomber. Elle n’est pas cette fille sage qui apporte directement à sa patronne une parure de diamants de 150 000 dollars. Elle l’essaye. Parce qu’elle-même est sensible à cette logique du luxe, où prix et valeur se confondent. Elle veut savoir ce que ça fait de porter cette parure, quitte à mentir effrontément par la suite.

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Alors plutôt que de se résigner à son sort ou d’espérer inutilement grimper des échelons, elle finit en fin d’épisode par demander le secret de la réussite de son ennemie (trouver un gars riche et l’épouser ?). Notre héroïne ne veut plus se battre pour rien, elle veut profiter du système elle aussi. Plutôt que d’attendre son prince charmant, elle va aller le chercher. Autant dire que si ça se confirme, c’est plutôt osé dans le monde des dramas coréens.

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Tout n’est pas parfait, hélas. Tout simplement parce que pour le public, il n’est pas facile d’envisager que notre pauvre héroïne renie l’amour que lui porte son ami depuis 6 ans, quand bien même ce serait lui qui la repousse. Certes, ce dernier a du voler des sacs de mode, mais c’était pour payer les factures d’hôpital où sa mère  est traitée pour un cancer extrêmement rare. Et surtout, ces deux là s’aiment encore profondément, comme l’on prouvé les multiples scènes de séparation larmoyantes. Je le redis, j’ai toujours eu beaucoup de mal avec ces raisonnements obscurs qui consistent à séparer des couples pour des raisons financières, surtout quand on parle de romance. Il va donc être dur de voir notre héroïne se transformer en opportuniste et de nous vendre un grand amour avec le président d’Artemis.

Et puis, forcément, quand on est français, on est plutôt curieux de voir Moon Geun Young s’exprimer dans notre langue. Et le résultat est assez dramatique. Quelques phrases auraient suffi pour me convaincre que notre héroïne maîtrise sa diction. Mais hélas, les scénaristes ont voulu en faire des tonnes et paraphraser autour de la ritournelle « L’effort est ma force ». Cela finit donc en baragouinage, un amas inaudible et frustrant. Il y a donc deux façon de voir les choses : saluer l’effort, ou exiger que cette maxime soit réellement appliquée. On pourra aussi tiquer sur le nom francisé de notre président d’Artemis : Jean Thierry Cha. Et surtout sur la façon dont il est apposé sur son bureau (Jane Thierry). Heureusement, l’erreur a été corrigée au second épisode.

Enfin, j’ai également un problème avec les personnages de la série. Si je salue le désir de rendre les choses plus ambiguës dans un drama qui jusqu’alors paraissait réglé comme du papier à musique, je ne suis pas arrivé à m’attacher à notre (anti) héroïne. Parce que même si elle veut redresser la barre, elle n’arrête pas de se lamenter sur son sort. Or elle a un job, un petit ami. Je suis d’accord pour qu’elle accomplisse ses rêves, mais pas besoin de se désolidariser à ce point de sa condition d’origine, car cela ne lui génère aucune sympathie. Les personnages masculins sont du même ordre. Entre le petit ami au comportement lâche, et le président d’Artemis qui a une case en moins, il ne reste qu’une possibilité d’accrocher au wagon : la sensation de ne pas être en terrain connu. Le drama a placé son décor, et maintenant il va falloir naviguer avec précaution, car le chemin est particulièrement étroit et casse-gueule…

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Heureusement, outre son parti-pris original et sa façon de dépeindre notre réalité inique, le drama possède un atout de taille : Moon Geun Young. Celle-ci peut incarner sans difficulté des rôles plus matures que son physique ne lui prédisposait (rappelez-vous, par exemple, qu’elle a joué quantité de personnages innocents comme dans My Little Bride !). Dans Cheongdamdong Alice, elle incarne très bien ce personnage ambigu, en décalage avec nos préjugés. Et sans son jeu nuancé, le script aurait beaucoup plus de mal à passer. Pour l’accompagner, Park Shi Hoo (Princess Man) a réussi à rester crédible alors que son personnage en faisait parfois des tonnes (notamment avec sa vengeance).

Enfin, la réalisation est plutôt plate, tant dans la mise en scène très peu dynamique, que dans l’accompagnement orchestral qui vise plutôt la musique d’ascenseur.

Au final, s’il y a de très bons éléments dans ces deux premiers épisodes, j’avoue qu’il m’aurait fallu quelques épisodes supplémentaires pour savoir quel ton la série va définitivement adopter. Je ne suis pas complètement rassuré sur le positionnement et la psychologie de nos personnages. Oui, c’est osé, mais est ce que cela peut fonctionner dans ce cadre ? Pas si sûr… Je pense attendre quelques échos supplémentaires avant de continuer l’aventure.

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Dramas coréens à venir (édition Novembre 2011)

Après un long break dans mes présentations, voici donc les dramas coréens à venir (et ceux qui viennent tout juste de commencer). Il faut évidemment prendre tout ceci avec précaution, puisque ça bouge toujours… Les « general service channels », avec l’explosion du câble, sont en train de changer la donne, notamment parce que les plus grandes stars sont appelées en renfort. On peut les comprendre puisqu’ils y bénéficient de meilleures conditions de travail pour la plupart.

Me too, Flower (MBC), le drama fait déjà parler de lui de la plus mauvaise manière : remplacement à la dernière minute de l’acteur principal pour cause de blessures, et planning extrêmement serré pour arriver à filmer la série à temps pour la diffusion. L’histoire est celle d’une jeune policière qui tombe amoureuse de son patron, lequel cache bien des choses. On retiendra dans le cast la présence de Lee Ji Ah (The Legend), et celle de Seo Hyo Rim (Scent of a woman). Mais tout cela n’augure rien de bon. (diffusion commencée le 9 novembre).

Ce drama sera suivi en Janvier sur la même chaîne par The Moon embracing the Sun, un fusion sageuk romance, inspiré du roman écrit par celui qui a donné Sungkyunkwan Scandal. Kim Soo Hyun (Dream High) y jouera un roi de la dynastie Joseon, amoureux d’une shaman, interprétée par Han Ga In (Bad Guy). Un projet à suivre si vous avez aimé Sungkyunkwan Scandal.

Lights and Shadow (MBC) fait circuler de charmantes photos rétro. Une histoire vraie qui va nous plonger pendant 50 ans dans les débuts du showbiz coréen, de la guerre du Vietnam en 1959 à nos jours (le coup d’état du 16 Mai 1961, l’assassinat de Park Chung Hee en 1979, etc..). Le drama va-t-il pouvoir reconstituer toutes ces années ? En tous cas le contexte est original, et je suis curieux de voir comment on va parler de l’extrême censure de l’époque. A noter qu’il va faire 50 épisodes, c’est un investissement… mais pour les passionnés d’histoire, peut-être que cela vaut le coup. , Le cast est assez intéressant : le vétéran Kim Min Jong, l’impeccable Lee Pil-Mo (du très beau film Dance with the wind) la jolie Nam Sang Mi (Time between Dog and wolf), et l’équipe est celle qui a donné le mythique Jumong (un très grand dramas qui a contribué à l’Hallyu, avec plus de 80 épisodes). Ça débute le 28 Novembre, préparez vos soirées…

Just Like Today ou Be like today (MBC) est un drama familial qui devrait raconter les aspirations et les déboires de la génération baby-boom. Nous y verrons leurs difficultés financières, leurs quêtes pour donner un sens à leur vie. C’est notamment le retour de la petite nouvelle Han Groo après le tonitruant Killer K (je suis admiratif  car elle a sacrifié son enfance pour son rêve – en enchainant les heures après sa journée scolaire, un exemple parmi d’autres de l’extrême pression que se mettent les élèves coréens) mais le reste du casting est essentiellement composé d’acteurs dans la cinquantaine. C’est un daily drama (donc au moins une centaine d’épisodes) et ça commence le 21 Novembre.

Strangers 6 (MBC), une collaboration entre le Japon, la Chine et la Corée pour une histoires d’experts protégeant les intérêts économiques de leurs pays. 22 épisodes diffusés en 2012 si tout va bien. Je suis curieux de voir le résultat même s’il n’y a pas de grands noms associées au projet. Ce n’est pas la première initiative de ce genre, mais c’est une démarche intéressante.

Pas de news  concernant Onjo Biryu, encore rien sur le mystérieux Triptaka (un recueil de textes bouddhistes sacrés pendant l’époque de Goguryeo). Après l’orgie de sageuks ces derniers mois, je ne vais pas m’en plaindre.

Absolutely Him (MBC), où la prochaine comédie romantique qui fait déjà du buzz malgré sa sortie programmée en 2012, en raison du casting réunissant TOP aka most wanted korean male, et Kim Ha Neul. C’est tiré du manga du même nom, c’est à dire qu’il s’agit d’une femme qui achète un robot pour devenir son parfait petit ami. Top, en robot… un rôle sur mesure.

Brain (KBS) est un médical drama prévu pour la mi-novembre. L’histoire d’une lutte pour le pouvoir au sein d’un service de neurochirurgiens, où notre héros deviendra peu à peu meilleur. Côté casting, je retiens surtout Shin Ha Kyun (je l’avais adoré dans Harvest Villa). On essaiera surtout d’oublier le remplacement entier du casting alors que les acteurs avaient déjà commencé leur promo !

Wild Romance (Agressive Romance) (KBS), prévu pour Janvier prochain est décidé à nous raconter comment un joueur de baseball et une garde du corps, championne de judo, tombent amoureux. Décidément la femme coréenne est bien représentée dans les disciplines d’arts martiaux. Lee Dong Wook et Yoon Eun Hye ne sont pas envisagées malgré la rumeur, mais on devrait retrouver Lee Si Young (Poseidon), une actrice qui a pratiqué de la boxe. Mais ce qu’il faut retenir surtout, c’est la grande nouvelle concernant la scénariste, puisqu’on retrouvera la talentueuse Park Yeon Seon (Alone in love, Evasive Inquiry Agency, White Christmas) à l’écriture, en collaboration avec le réalisateur de Women in the sun. J’ai hâte d’en savoir plus, c’est déjà le drama que j’attends le plus.

Dream High (KBS) aura une deuxième saison, prévue pour Janvier également. Même format, nouveau cast… Même histoire ? Les ados vont en raffoler.

Autre projet de KBS pour 2012, celui de porter devant le petit écran Doll Mask, l’histoire d’un combattant en arts martiaux luttant contre l’invasion japonaise dans les années 30. Le réalisateur devrait être celui de Story of a man.

Enfin, le projet qui fait le plus de buzz sur KBS pour l’année prochaine est Love Rain. Un évènement, puisqu’il s’agit du retour des personnes qui ont mis au monde Autumn my heart et Winter Sonata. Attendez-vous donc à du mélo larmoyant : l’histoire d’un couple qui n’a pas réussi à être ensemble dans les années 70, mais qui verra peut-être leurs propres enfants s’aimer dans notre temps. Le casting fait l’effet d’une bombe pour ados, avec Jang Geun Suk (You’re Beautiful) et Yoona des Girls Generation (dont les qualités d’actrice sont bien éloignées de ses qualités de chanteuse malheureusement).

Des fois en lisant le pitch d’une série on mesure le décalage avec nos pensées occidentales. Je cite celui d’If tomorrow comes‘ : une jeune fille au bon cœur pense que respecter ses parents contribue à son propre bonheur. Hmm. Je relis. Hmm. Ok, je savais que le respect des aînés prenait une part importante en Corée, mais là ils poussent le bouchon un peu loin… C’est sorti fin Octobre sur SBS, avec Seo Woo (Cinderella Sister).

Je passe sur le daily drama My Daughter the flower qui narre les aventures d’une fille et de sa mère qui n’est pas sa mère biologique.

Autre concept, Take Care of us captain, prévu pour fin décembre. Histoire de varier les approches, nous voilà à l’aéroport. Ça vous dit une histoire d’amour entre pilote, co-pilote et contrôleur aérien ? Gu Hye Sun (the greatest love, the musical), elle, a répondu présent. Pas sûr que j’en fasse autant, tant le reste du casting m’indiffère.

Prévu pour Janvier 2012, History of a salaryman (SBS) va nous raconter l’histoire d’un salarié moyen qui lutte contre la solitude. Les producteurs de Giant sont derrière, donc le projet est à suivre. Le casting est désormais bouclé, avec côté masculin Lee Bum So (Giant), Jung Gyu Woon (Romance Town) et côté féminin Jung Ryu Won (My name is Kim Sam Soon) et Hong Soo Hyun (l’amie jalouse dans Lie To Me).

Pour les projets situés bien plus loin, signalons le drama Beautiful life qui devrait être le retour de la star Moon Geun Young (The Painter of the wind, Cinderella Sister, Marry me Mary). Il s’agit d’une histoire d’amour entre une infirmière et un neurochirurgien. On a encore le temps d’en savoir plus, c’est prévu pour septembre 2012.

Hanbando ou Korean Peninsula (à ne pas confondre avec le film de 2006) devrait réunir l’excellent Hwang Jung Min et Kim Jung Eun (I am Legend) bien que l’on parlait de Ha Ji Won et Jang Dong Gun pendant un moment. C’est un drama politique ambitieux, véritable blockbuster traitant d’une Corée unifiée, où les ressources naturelles sont rares. On y voit un scientifique devenir président. Un drama post-apocalyptico-écologico-scientifique ? Le synopsis est en tous cas très alléchant. Décidément le câble apporte d’intéressantes idées. Il faudra attendre Janvier pour la voir sur la nouvelle chaîne CSTV/TV Joseon. J’ai hâte.

Et si Jang Dong Gun change son fusil d’épaule, peut-être va-t-il se rabattre sur A gentleman’s dignity, le nouveau drama du scénariste de Secret Garden. On sait peut de chose pour le moment si ce n’est qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre trentenaires.

Pour les amateurs de séries policières la chaine câblée OCN nous promet Ten dans quelques jours (le 18 Novembre pour être précis). Le pitch n’a rien de passionnant : l’histoire d’une unité spéciale chargée de résoudre des affaires classées. Le héros devrait être la star de Giant, Joo Sang Wook.

Prévu pour la nouvelle chaîne JTBC, voilà un nouveau drama qui va faire du bruit : Padam padam the sound of his and her heartbeats. Le casting fait rêver : le talentueux Jung Woo Sung (Athena, A moment to remember), le charismatique Kim Bum (Boys Before Flowers), et la jolie Han Ji Min (Capital Scandal). Il s’agit d’une histoire d’amour entre un prisonnier et une femme, avec l’intervention d’un ange gardien.Ça devrait arriver début décembre.

Vous en voulez encore, des titres bizarres ? Voilà Fermentation Family. Est ce que ça sent bon ? On a quelques indices : la scénariste de Devil et Revenge, une histoire mystérieuse d’un gangster orphelin qui pour retrouver son passé, travaille dans un célèbre restaurant qui prépare le fameux kimchi (plat fermenté). On retrouvera notamment Park Jin Hee (The Woman who still wants to marry). Pourquoi pas… C’est pour mi-décembre, toujours sur la nouvelle chaine jTBC.

Pour les amateurs de sageuk (dramas historiques), qui sont nombreux, jTBC a également pensé à vous en vous proposant Queen In Soo. Situé dans la période Joseon, le drama vous racontera les habituelles intrigues politiques et les conflits entre les 3 femmes les plus influentes de cette période. Dans le rôle titre, Chae Si Ra, vétéran du genre. C’est prévu pour décembre.

Saving Madame Go Bong Shil (ou Go ! Mrs Go !) mise sur la popularité des korean idols. Au programme, les premiers débuts de Luna de F(x), et de Kim Kyu Jong (SS501), encadrés par des acteurs expérimentés comme Chun Ho Jin (City Hunter). Enfin, le réalisateur de The Legend et Bicheonmu devrait donner un peu de cachet à l’ensemble. Réservez vos soirées à partir de décembre sur CSTV pour une trentaine d’épisodes. L’histoire ? Une femme âgée d’une cinquantaine d’années s’installe à Séoul après la perte de son mari, et écrit des best seller.

A l’heure où j’écris ces lignes, le mini-drama Bang Ja Chronicles (The Servant) (CGV) devrait bientôt se terminer après 4 épisodes nous racontant une histoire d’amour inspirée du film The Servant. Ce film réécrivait avec audace le célèbre conte de la fidèle Chun-Hyang, qui préféra mourir plutôt que trahir son fiancé. Dans cette nouvelle version, c’est le serviteur qui séduit la belle à la place de son maître, et enchaine les leçons de séduction. On nous promet beaucoup de scènes dénudées, ce qui explique peut-être sa popularité dans les recherches sur internet. En tous cas le premier épisode a été un joli succès d’audience.

Grand nouvelle pour les fans de K-pop, What’s up devrait enfin arriver sur le petit écran le 3 décembre sur MBN. Pour rappel, cette série située dans le monde de la musique (et dont les premiers trailers faisaient penser à Fame), n’avait pas réussi à trouver sa place sur la grille. L’explosion récente des chaines de télé a changé la donne.

Diffusé également au début du mois de décembre sur MBN (le 5 décembre) , Vampire Idol a un pitch complètement délirant : un jeune vampire veut devenir une star de la pop. Il s’agit d’une sitcom qui devrait faire plus de 100 épisodes. Les amateurs de No Min Woo (My girlfriend is a gumiho) vont être ravis.

Et si l’univers des sitcoms coréennes vous plait, voici You’re here, you’re here, you’re really here (Come, Come, Absolutely Come), débutant au même moment sur la même chaine pour un nombre d’épisodes impressionnant (120). L’histoire est celle de trois personnes (un jeune homme et deux jeunes  femmes) qui décident de vivre sous le même toit. L’objectif avoué est de s’inspirer de la sitcom américaine Friends. Une tentative d’américanisation qui sera intéressante à visionner. Mais pourquoi je vous en parle ? Parce qu’il y a la sublime actrice de Soulmate, Lee Soo Kyung, bien sûr. Elle était parfaite dans cette « fausse » sitcom.

Enfin, si vous ne voulez pas vous engager dans une longue sitcom, MBN a également pensé à vous, avec Bolder by the day, l’histoire d’une famille de militaires. La série ne devrait compter qu’une cinquantaine d’épisodes.

Je passe sur Heaven’s garden, qui nous parle de réconciliation familiale à la campagne. Prévue sur Channel A pour le mois de décembre, la série n’a pour l’instant pas grand chose pour elle.

Channel A devrait également nous proposer une vraie success story, celle de Lee Young Suk qui a commencé à vendre des légumes dans un petit magasin et qui possède plus d’une trentaine de magasins dans le monde aujourd’hui. Ca s’appelle Bachelor’s vegetable store (ou Veggie Store) et c’est prévu pour fin décembre, avec le duo Wang Ji Hye (insupportable dans Personal Taste mais parait-il géniale dans Protect the boss) et Ji Chang Wook (Warrior Baek Dong Soo). Autant dire que le casting suscite de l’intérêt. Mais au final j’espère qu’on va suivre l’ascension du jeune homme, pour éviter le cliché du prétentieux riche et arrogant.

Au rayon des projets de la chaine pour décembre, le retour d’Eugene (Wonderful life, Baker King) avec le drama Color of woman est finalement compromis, l’actrice ayant préféré s’occuper de sa sœur victime d’un grave accident. Le héros sera interprété par Jae Hee (Three Dads, One Mom), qui revient de son service militaire obligatoire. Signalons surtout qu’il s’agit d’un drama qui aura la chance d’avoir une vraie équipe de scénaristes. Fini le scénariste qui travaille seul. On espère fortement que cela aura un impact positif dans l’écriture de cette romance.

On attend toujours des nouvelles de Jeon Woo Chi, le drama inspiré du film du même nom. Probablement abandonné, mais j’ai pas lu de confirmation.

Le projet de Choi Ji Woo, Medical College, ne semble pas avancer non plus.

Évidemment parmi les projets qui enflamment le net figure en bonne place Full House 2. Non, vous ne rêvez pas, le drama qui est à l’origine de la vague coréenne va avoir une suite. Enfin… on nous promet une nouvelle histoire, un casting différent, donc vous pouvez voir à quel point le produit est bien labellisé. Mais un tel nom fait encore vendre malgré sa qualité assez déplorable par rapport aux standards d’aujourd’hui (abus de flashbacks, longueurs, répétitions). Néanmoins c’est quand même le drama qui aura connu de multiples clones pendant des années. C’est prévu pour être diffusé en Mars au Japon, mais le casting n’arrête pas de bouger. Je suis plus que dubitatif, vous l’aurez compris.

Enfin, signalons le projet de drama Speed pour CSTV, situé dans l’univers des courses automobiles, et qui devrait réunir 3 chanteuses du groupe Girls Generation (Yoona, Yuri et Soo young). Le réalisateur d’Iris serait partant.

Au final, qu’en retenir ? Pour ma part ça sera probablement Hanbando, Padam Padam, Wild Romance, Lights and shadow.

[Pilote – Corée] Marry me Mary

Il m’a fallu faire un choix entre les deux titres de la Marry me Mary, et Mary stayed out all night. Mais comme j’aime bien les jeux de mots, j’ai préféré opter pour le premier titre. Comme souvent en Corée, il n’est pas facile de trouver le bon titre.

L’héroïne n’est donc pas Mary, mais Mae Ri. Si vous suivez un peu les séries coréennes, vous connaissez peut-être la série Mae Ri Dae Gu’s attack and defense battle, où la délicieuse Lee Ha Na (Alone in Love) interprète une fille déjantée nommée Mae Ri. Elle est née le jour de Noël ce qui fait que tout le monde l’appelle Merry Christmas.

Si je vous en parle ici, c’est que dans la série Marry me Mary, l’héroine est aussi surnommée Merry Christmas, et n’hésite pas à pas en retour à donner le nom de Happy New Year à l’homme qui se moque d’elle affectueusement . Vous rajoutez à cela d’autres jeux de mots sur leurs noms, et vous obtenez des dialogues entre un chien « woof » et un chat « meow ».

Si vous n’avez pas encore tourné les talons, sachez cependant que ces pseudonymes ou ces surnoms sont autant d’astuces largement usées dans les dramas coréens pour rendre les personnages plus attendrissants et attachants. Là encore, le show met le paquet sur le couple principal, incarné par deux acteurs reconnus : Moon Geun Young tout d’abord, sans qui je l’avoue, je n’aurai pas tenté le visionnage du pilote. Si je ne taris pas d’éloges sur cette actrice, c’est parce qu’elle a longtemps été pour moi une figure de proue du drama larmoyant coréen. La voir dans un rôle plus léger après Autumn Tale ou Cinderella sister, ça fait beaucoup de bien. Ensuite, c’est Jang Geun Suk, adulé depuis le carton You’re Beautiful. Bon là j’ai déjà plus de mal, mais je ne suis pas une midinette, donc après tout s’il a les cheveux longs, tant mieux pour lui. A noter également la présence de Kim Jae Wook, l’un des Coffee Prince. Et dans le rôle du papa un acteur comique que j’aime beaucoup : Park Sang Myun (à voir notamment dans le film délirant Can’t live without robbery).

Vous l ‘aurez compris, le cast est plutôt solide. L’alchimie du couple principal mérite le détour. Mais en ce qui concerne le scénario, c’est d’un classicisme à toute épreuve. J’ai un peu de mal à me positionner, d’ailleurs, tant l’intrigue est plutôt lente, et l’on ne comprend véritablement l’histoire qu’à la moitié du deuxième épisode. Mais sur ce qu’ils ont montré, ces deux épisodes reprennent de vieilles astuces qui me rappellent mes premiers dramas coréens : le fameux contrat (rappelez vous Full House). A croire que pour forcer des personnages à vivre ensemble, il n’y a plus que ce moyen dans la tête de scénaristes peu inspirés. Avec bien sûr, l’implication des parents respectifs.

Voilà donc pour l’histoire reprenant la majorité des clichés du drama coréen (accrochez-vous, ce n’est pas évident à suivre) : Mae Ri est une fille pauvre mais optimiste et dynamique qui subit les coups du sort depuis que son papa a du mal à rembourser ses dettes. Suite à un accident elle fait la rencontre d’un musicien bohème, Moo Kyul. Le père de Mae Ri, quant à lui, rencontre une vieille connaissance, Jung Suk, qui cache un passé mystérieux impliquant la mère de Mae Ri, décédée. Jung Suk, devenu riche au Japon, désire que son fils épouse Mae Ri, dont la ressemblance avec sa mère évoque sans doute pour lui des souvenirs. Mais Mae Ri refuse un mariage arrangé, et prétend être déjà mariée avec Moo Kyul. Pour compliquer les choses, le père de Mae Ri crée un acte de mariage entre Mae Ri et le fils de Jung Suk, sans le consentement de Mae Ri. Jung Suk propose alors un arrangement : laisser à Mae Ri 100 jours pour décider si elle préfère le fils richissime de Jung Suk ou le musicien Moo Kyul. Quel que soit son choix, les dettes de son père seront annulées au bout des 100 jours. Mae Ri ne compte pas du tout se marier, ni avec l’un, ni avec l’autre…

Ce classicisme n’évite donc pas certains défauts : un certain manque de rythme, et évidemment le fait que tout soit finalement très prévisible. Alors pourquoi rester ? Tout d’abord, pour le couple principal, qui sans être touchant, a ce petit plus qui fait que l’on croit davantage à leur relation. Ensuite, parce que je ne suis pas contre un retour aux sources, en zappant l’exubérance des derniers dramas coréens. Ça fait du bien de ne pas avoir de sidekicks qui portent sur les nerfs, ou de scènes comiques exagérées. Pour autant, le drama reste léger et s’assume plutôt bien. C’est en tout cas comme ça que j’ai apprécié ce pilote.

Bref, rien d’extraordinaire, mais suffisamment plaisant pour avoir envie de continuer un peu. D’autant plus si comme moi on apprécie la présence de Moon Geun Young.

Petit récapitulatif des présentations d’acteurs et d’actrices coréennes

Bon, j’espère que vous m’excuserez pour la pauvreté des mises à jour ces derniers jours, mais aujourd’hui est mon dernier jour de vacances, alors je me suis dit qu’une petite récap’ ne serait pas inutile.

Ces présentations ne concernent bien sûr qu’un infime échantillon des acteurs sud-coréens qui jouent dans les séries télévisées. Et  je complèterai petit à petit ce post, notamment avec des acteurs plus populaires auprès des jeunes (Lee Min Ho, ..).

Je vous ai donc présenté en ce début d’été (je vous invite à cliquer sur les noms pour lire les articles correspondants) :

Des acteurs coréens, comme :

Lee Byung Hun (séries majeures : All In, Iris ; films majeurs : Joint Security Area, Bungee Jumping of their own, a bittersweet life, once in a summer,the good the bad the weird)

Cha Tae Hyun (séries majeures : Flowers for my life ; films majeurs : my sassy girl, my girl and i, lover’s concerto, speed scandal)

Hwang Jung Min (série majeure : That Fool ; films majeurs : Road Movie, a good lawyer’s wife, this charming girl, a bittersweet life, you are my sunshine, bloody tie, happiness, a man who was superman)

Des actrices, comme :

Ha Ji Won (séries majeures : Damo, Hwang Jin Yi ; films majeurs : Ditto, Sex is zero, Duelist, Haeundae, Closer to Heaven)

Moon Geun Young (séries majeures : Autumn Tale, painter of the wind, cinderella sister ; films majeurs : lover’s concerto, a tale of two sisters, my little bride)

Jun Ji Hyun (série majeure : Happy Together ; films majeurs : Il Mare, My Sassy Girl, Windstruck, Daisy, A man who was superman)

Son Ye Jin (séries majeures : delicious proposal, summer scent, alone in love, personal taste ; films majeurs : Lover’s concerto, the Classic, a moment to remember, april snow,my wife got married, white night)

Bae Doo Na (séries majeures : Someday, how to meet a perfect neighbor, god of study ; films majeurs : Linda Linda Linda, Take Care of my cat, The host, sympathy for mr vengeance)

Song Hye Kyo (séries majeures : Autumn Tale/Autumn in my Heart, All In, Full House ; film majeur : My girl and I)

Yoon Eun Hye (séries majeures : Goong, Vineyard man, Coffee Prince, My Fair Lady)