Bilan de l’année 2014

tv remote

Comme chaque année, je vous propose de faire un petit bilan de mes visionnages aux quatre coins du monde.

Cette année 2014 fut vraiment particulière. L’arrivée de notre petit garçon a eu de grandes conséquences sur mes séances de visionnage et de rédaction. Mais du point de vue des découvertes, j’ai tout de même réussi à regarder 131 nouvelles séries, approchant finalement d’assez près mon record de 137 de l’année dernière. La révolution inattendue, c’est plutôt l’origine de ces séries, avec une explosion du nombre des américaines (passant de la moitié aux 3/4), réduisant de facto le temps consacré à la découverte des séries coréennes et surtout japonaises (pas de coup de cœur japonais cette année !). Il n’y a guère que les séries britanniques qui s’en sortent assez bien.

chart séries 2014

J’ai évidemment beaucoup de regrets concernant la partie asiatique du blog, mais il faut dire aussi que j’ai été un peu refroidi par la qualité des dramas coréens pendant un bon tiers de l’année.

Alors, que retenir cette année ? La liste qui suit n’est pas un classement, mais vous propose 27 séries (et quelques autres) différentes, étonnantes, émouvantes, poussant à la réflexion, ou cherchant le divertissement pur. Une très belle année 2014, assurément.

USA

USA

Alors que les saisons des networks deviennent de plus en plus catastrophiques, 2014 fut marqué par de très beaux projets de chaînes câblées, grandes ou petites. En allant chercher l’inspiration dans de multiples genres, il y en a pour tous les goûts, ce qui ne fut pas forcément le cas les saisons passées.

rake

1/ Rake Greg Kinnear incarne à merveille cet avocat qui ne défend que des criminels, véritable séducteur narcissique, qui s’en prend plein la figure pendant 12 épisodes (en fait 13, mais la série a été remaniée par la FOX). Il n’est pas un homme brillant comme l’était House, il se rattrape aux branches comme il peut. Mais réduire la série à son personnage principal serait commettre une grave erreur. Rake a un univers extrêmement bien écrit, cohérent, avec de multiples personnages dont les vies s’entrecroisent. Je n’avais pas vu une telle maestria dans le rythme et les rebondissements depuis fort longtemps. De quoi pardonner des intrigues judiciaires un peu simplistes. C’est drôle, bourré d’excellentes répliques, réellement feuilletonnant, et Rake résume assez bien ce que je demande à une série de network. Je ne comprends toujours pas pourquoi le public l’a boudé. Et je suis forcément très déçu par son annulation. Il ne me reste plus qu’à me tourner vers la série australienne originelle, mais je pense que Peter Tolan apportait un réel plus dans la version américaine. Comme j’aime à dire : millimétrée, mais pas formatée.

fargo

2/ Fargo Adaptation télévisuelle de l’univers du film éponyme, Fargo est un petit bijou d’humour décalé fait de tueries sanglantes, de monologues étonnants et de personnages irrésistibles. La prestation des acteurs est sensationnelle, le casting grandiose (y compris des guests triple A), et la mise en scène se fait clairement plaisir pour appuyer soit l’action soit l’humour en arrière plan. La série arrive à être émouvante tout en offrant une leçon de vie au spectateur. Même la fin est délicieusement ironique. Mes seuls regrets iront à l’encontre de quelques rares épisodes un peu longuets qui se contentent de délayer le développement, mais Fargo est une telle réussite qu’on ne peut s’empêcher de demander une suite.

orange is the new black saison 2

3/ Orange is the New Black saison 2 Cette comédie dans l’univers carcéral féminin réussit à être touchante, en évoquant les trahisons, vengeances, bouderies, histoires d’amour ou de désir de ses personnages charismatiques. C’est surtout très bien dosé, ne versant jamais dans le manichéisme. Les épisodes sont parfaitement rythmés et on prend plaisir à découvrir et à voir évoluer non seulement les prisonnières mais aussi les gardiens (sacré Pornstache !). De l’humour, de l’émotion, que demander de plus ? Et si la seconde saison n’est pas aussi bonne que la première (un peu redondante, et manquant de nouveaux personnages), elle réussit à être aussi captivante.

Masters of Sex saison 2

4/ Masters of Sex saison 2 Certes, Virginia est toujours un peu trop parfaite (et donc agaçante), mais le show reste extrêmement émouvant. L’un des épisodes de cette saison est même une des plus belles réussites de l’année. Je suis juste déçu de voir la dérive de Libby. C’était un personnage équilibré en première saison et avec la montée en puissance du couple Virginia/Masters, les auteurs ont choisi la route la plus facile. Dommage. Mais Masters of sex reste une valeur sûre, démontrant plus que jamais l’intrication de l’amour et de l’intimité.

review comedy central

5/ Review Dans cette adaptation d’une série australienne, un animateur de télévision décide de faire la critique de la vie elle-même. Que ressent-on lorsque l’on vole les autres, quand on part dans l’espace, quand on sort avec une célébrité, quand on mange trop,… ? Si l’absurdité des questions et le dévouement de l’animateur font sourire, la série va pourtant prendre des accents de plus en plus féroces, détournant les codes de la real-tv pour en montrer les limites : notre animateur va ainsi progressivement perdre sa femme, sa famille, son job…On pourrait croire à une suite de sketchs, mais chaque review a ses conséquences, qui se voient sur la suivante. C’est diaboliquement malin, et très bien écrit. Mais c’est surtout très drôle, alors que je suis pourtant hostile aux mockumentarys. Peut-être parce qu’au delà de l’humiliation et de la sympathie envers le personnage principal (qui sont les piliers du genre), j’ai trouvé ma dose de délire, avec de vrais gags créatifs. Immanquable.

True Detective

6/ True Detective La série fut réellement passionnante lorsqu’elle opposait les deux visions de nos policiers, avec notamment un discours nihiliste déstabilisant. De quoi être un poil déçu lorsque la fin opte pour une simple lutte du bien contre le mal. Et si la réalisation, le jeu d’acteurs fut de haute volée (comment ne pas oublier le magnifique plan-séquence), j’ai encore en mémoire de gros passages à vide dans la narration et je déplore la faiblesse de son intrigue policière. Mais True Detective restera une œuvre majeure de la télévision, un sujet de réflexion fascinant, avec de vrais moments de grâce, vus nulle part ailleurs.

the leftovers

7/ The Leftovers La série la plus étrange du moment n’aura pas toujours réussi à me convaincre. Avec son message résolument confus, l’émotion ne pointe pas toujours le bout de son nez. Cela s’arrange heureusement au fur et à mesure des épisodes, dont certains sont vraiment grandioses. J’ai juste des difficultés à percevoir l’intérêt de l’histoire sur le long terme, d’autant que le final, même s’il est réussi, n’apporte pas grand chose de plus que le premier épisode. Ok, la disparition des proches cause des frictions, mais le propos est vite bouclé et répétitif. L’enrobage de mystères va-t-il pouvoir entretenir l’illusion plus longtemps ? En attendant, on peut savourer sa magnifique mise en scène et sa bande sonore.

the strain

8/ The Strain Un peu déçu par les effets spéciaux de la série, et la prévisibilité de son histoire, j’ai finalement bien accroché à cette énième série de vampires. La fiction mélange habilement fable et science. Alors qu’on assiste à une sorte d’apocalypse, le ton n’est pas du tout pessimiste comme The Walking Dead. On se retrouve devant des codes parfaitement assimilés et digérés, et chaque séquence d’horreur a un côté délicieusement décalé. On ne prendra pas au sérieux la menace, mais on s’amuse, et c’est bien là l’essentiel. Un petit coup de cœur pour une production bien plus charismatique que prévue.

Intruders

9/ Intruders Glen Morgan réussit à maîtriser son sujet fantastique en l’enrobant d’une bonne dose de mystère et de confusion. Cette histoire de réincarnation envoûte le téléspectateur, et n’en rajoute pas dans les effets. Comme à la bonne époque d’X-Files, voilà enfin un travail digne de ce nom sur la lumière, et une approche lente de l’angoisse. Avec Mira Sorvino (qui évite enfin les téléfilms médiocres), et John Simm (l’épatant père de famille de la série britannique The Village), chaque épisode paraît étrangement court. Bravo.

the knick

10/ The Knick En situant son action dans un hôpital de New York au début du 20ème siècle, la série aborde des thématiques riches et encore trop peu inexploitées : les avancées médicales, fruits d’une expérimentation sans filet, et le progrès social et sanitaire environnant l’hôpital. Hélas, si le choc visuel est là, l’émotion n’est pas toujours au rendez-vous, et la série se perd en jouant la surabondance de personnages corrompus ou sans scrupules. En voulant aborder trop de thèmes, le show s’éparpille souvent. Mais l’ambiance est là, grâce à Soderbergh. Une jolie découverte.

game of thrones season 4

11/ Game Of Thrones saison 4 : De loin la meilleure saison de la série. Après avoir définitivement démontré que tout était possible dans la série, et que la moralité n’avait que peu de place devant l’instinct de survie, les évènements d’importance se succèdent les uns après les autres. Non seulement le sang coule à flot comme jamais cette saison, mais j’ai réussi à me captiver pour presque chaque intrigue, ce qui était loin d’être le cas l’année précédente, où les scènes surabondantes de débauche et la propension à des dialogues inutiles ralentissaient le déroulement des intrigues. A part Danaerys, tout bouge très fortement dans cette 4ème saison. J’ose le parallèle avec la 4è saison de Lost ? On en est au point où on se sent récompensé pour notre fidélité. Tout simplement.

the good wife saison 6

12/ The Good Wife mi saison 5 à mi-saison 6 : Après une saison 4 plutôt déséquilibrée, The Good Wife arrive enfin à montrer une constance dans la qualité des intrigues. C’est sans doute parce que la série ose enfin bouleverser tous ses équilibres : du combat entre les firmes aux coups de théâtre dramatiques, de la lutte à mort à une certaine forme de réconciliation, de l’ambition professionnelle au destin politique, d’une vie familiale à une vie solitaire. Du côté des intrigues judiciaires, les twists prévisibles sont masqués par une virtuosité encore plus accrue dans les dialogues et l’enchaînement des séquences. Les auteurs prouvent ainsi leur maîtrise absolue de la forme, et ne se privent pas non plus d’égratigner les tendances de notre modernisme. Mieux encore, la sixième saison augmente encore la densité de ses histoires. Elle se paye même le luxe de donner à ses twists un temps d’antenne réduit, afin de bien comparer leur importance. La meilleure série de network diffusée actuellement, tout simplement.

olive kitteridge

13/ Olive Kitteridge la mini-série d’HBO, adaptation du bestseller d’Elizabeth Strout, m’aura beaucoup touché parce qu’elle évoque plusieurs thématiques profondément humaines : l’imprévisibilité de la vie, la mort qu’on attend, et le karma (est ce qu’on mérite les choses qui nous arrivent ? est-on capable de reconnaître nos torts et d’aller de l’avant ?). La série doit beaucoup à l’interprétation grandiose de Frances McDormand, à sa réalisation sans failles et au scénario conçu comme un livre de mémoires.

the affair

14/ The Affair Je n’aime pas trop les commentaires expliquant que la série est intéressante « malgré » son sujet (l’infidélité). Il y a toujours des choses intéressantes à dire ou à faire sur de telles thématiques. The Affair exploite la liaison adultérine en travaillant sur la mémoire de nos émotions. Un concept qui demande de prendre du recul. Ainsi la façon dont on se remémore notre vécu est souvent loin de la vérité, et révèle notre personnalité, notre inconscient. Par là, il faut comprendre les intentions respectives des personnages dans les scènes de la série. A quelques endroits du show j’étais déçu de ne pas voir la même histoire racontée sous deux points de vue différents, mais le procédé est toujours là, sous-jacent, et avec le recul on en perçoit la maitrise. Une maitrise qui permet malheureusement beaucoup de liberté dans la narration, et qui peut largement décevoir. Mais la série a su se révéler émouvante, portée par des acteurs en état de grâce. On pourra aussi chipoter sur quelques longueurs, mais dans l’ensemble la série mérite largement ses éloges.

jane the virgin

15 /Jane The Virgin La meilleure nouveauté des networks est un modèle de rythme, d’humour et d’enchevêtrement des intrigues. La série tire vraiment parti de son univers télénovela, et j’adore comment elle arrive à se moquer de son matériel (un prisonnier essaye de s’échapper grâce aux astuces dispensées à la télé, la diffusion à la télé des nominations pour le plus méchant personnage de télénovela est stoppée nette par un personnage de la série, et surtout le père de Jane est un acteur de télénovela désopilant). Mieux encore, elle enrichit ses situations par des informations visuelles prenant souvent de la distance avec ce qui se passe à l’écran. Et surtout, les mystères, twists, criminels ou amoureux, pullulent. Un énorme coup de cœur, donc, déjà bien confirmé (nous en sommes au 9ème épisode).

mom

16/ Mom J’avais déjà senti le potentiel de la série lors de la première saison, regrettant simplement le manque de finition dans les répliques et les gags. La seconde saison sert carrément de révélateur, Mom devenant ma comédie américaine la plus attendue. La qualité d’écriture est en très nette hausse. Il y a de gros efforts de fait pour donner aux épisodes une direction, et une conclusion, et surtout le show gagne en rythme, et en réparties. En plus les problèmes d’addiction de nos personnages ne sont plus un simple décor de sitcom. L’émotion est désormais de la partie.

Mentions honorables :

getting on saison 2

Getting on saison 2 Le mordant est toujours là, mais la description sans concession de la gériatrie est globalement moins mise en avant, au profit de la vie des personnages, de leur ridiculisation et des gags en dessous de la ceinture. Heureusement quand elle est là, la critique est brillamment acide, comme lorsqu’elle dénonce l’ingéniosité des professionnels qui se retourne contre le fonctionnement hospitalier, le déni du consentement, la non prise en charge de la douleur, l’inefficience récurrente de la technologie moderne. C’est terrible, révoltant, et délicieusement drôle à regarder.

from dusk till dawn

From Dusk Till Dawn : L’adaptation du film éponyme ne sera certes pas pour tout le monde, mais les amateurs de films d’action des années 90, de série B décalée, voire de série Z seront aux anges. Rarement d’ailleurs je n’aurai vu une série glisser ainsi de ton en ton : du sérieux grandiloquent au second degré assumé. Avec ses références en pop-culture à tous les étages, parvenue à son milieu de saison, la série enchaîne les clins d’œil et se fait plaisir. Jusqu’au moment où le mauvais goût des effets spéciaux, l’incohérence des personnages achève le tout dans une bouillie indigeste. Tellement nul que ça en devient jouissif. Peu d’œuvres m’auront autant marqué cette année.

Agents of SHIELD saison 2

Marvel’s Agents of SHIELD mi-saison 1 à mi-saison 2 En 2013 la série fantastique avait pris son temps au point de perdre ses téléspectateurs, mais il suffisait, une fois encore, d’avoir foi dans les productions Whedon. En recentrant son action sur ses personnages au lieu du monstre de la semaine, la série peu à peu retrouve l’équilibre entre le drame et l’humour, avant de complètement basculer vers la noirceur. Si elle s’éparpille encore un peu, à cause d’un nombre de personnages trop élevé, elle arrive enfin à captiver, avec ses mystères et ses rebondissements. Il lui manque juste une dimension supplémentaire : l’émotion. Mais quand on passe du pilote au 2.10, les progrès sont tellement visibles qu’on ne peut qu’être optimiste.

parenthood saison 6

Parenthood mi-saison 5 à mi-saison 6 Le show dévoile encore une bonne poignée d’épisodes exceptionnels, preuve s’il en est que les thématiques de la série sont riches en émotion. Avec beaucoup de finesse, Parenthood trouve le ton exact pour relater la parentalité : de la tendresse, de l’autorité, du conseil, de l’amour. Bien sûr, toutes les intrigues ne se valent pas : celles de Drew me désespèrent, et les aventures amoureuses de Sarah n’ont plus grand intérêt. Mais on peut définitivement savourer les autres. La fin de Parenthood va causer un vide énorme à la télévision américaine.

European Commission

UK/Europe

utopia season 2

17/ Utopia saison 2 Avec ses twists et ses retournements d’alliance, la série perd un peu de sa cohérence et le sentiment de danger s’est nettement atténué, mais elle reste tout de même une magnifique claque à toute la production télévisuelle actuelle.Les ellipses narratives, le choc visuel et sonore, la violence glaciale, les théories conspirationnistes ancrées sur l’angoisse collective et l’actualité, tout cela est de retour pour la plus grande joie des téléspectateurs. Assurément l’une des œuvres les plus marquantes de ces dernières années. Indispensable. Je ne me suis toujours pas remis de son annulation. La plus grosse perte de 2014.

scrotal recall

18/ Scrotal Recall C’est fou de se dire que les USA échouent à diffuser de bonnes comédies romantiques, tandis que les britanniques sortent une nouvelle pépite. C’est drôle, avec une pincée de romantisme et j’aime beaucoup l’idée moderne d’un type atteint de MST qui doit rappeler toutes ses ex, et ce faisant fait le point avec ses relations. Malgré la thématique sexuelle ou le colocataire ras-des-pâquerettes, jamais ce n’est lourdingue (une leçon pour tous nos personnages barbus américains !). La série a surtout beaucoup de rythme, de bonnes réparties, et ça dénote un gros travail d’écriture derrière. Au lieu de multiplier les aventures pour notre héros la série construit son univers, reprend progressivement les compagnes déjà entrevues dans les épisodes précédents, et on sourit à tous les détails qui annoncent un futur que l’on connait déjà. Redoutable d’efficacité. Plus encore qu’une histoire d’amour, on y parle aussi d’amitié, celle qui lie nos deux héros masculins et ça donne d’autant plus un côté « Friends » au show. A voir absolument.

detectorists

19/ Detectorists Cette comédie britannique vise l’étrangeté de certains hobbys avec un trait féroce mais plein d’humanité.  Ces hommes qui utilisent leurs détecteurs de métaux se veulent chercheurs de trésors et ne trouvent que des déchets. Passionnés, ils se mentent à eux-mêmes, sur la vie qu’ils mènent. On entre dans la description sociétale, avec beaucoup d’humour mais sans que les propos moqueurs soient blessants. Leur vie quotidienne est touchante, même. En prenant son temps, la série décoche ses traits d’humour avec précision, manipule l’absurdité, l’imaginaire, avec en bonus des déclarations d’amour toutes simples, sans fioritures, mais très émouvantes. Immanquable.

happy valley poster

20/ Happy Valley En racontant l’histoire sordide d’un enlèvement, la série vise au fond la lâcheté et la cruauté des hommes. Mais elle ne déséquilibre pas complètement son propos, laissant à la femme une autre place que celle de la victime, et cherchant à expliquer les circonstances, le comportement de chacun. On se sent vite happé par l’horreur de la situation, sans abuser d’effets gores, et on prie très fort pour que l’issue soit heureuse. De grands moments de télévision.

the fall saison 2

21/ The Fall saison 2 Malgré une mise en scène un peu moins léchée (j’ai encore en mémoire ces plans fabuleux « aériens » qui donnaient le malaise), le propos reste suffoquant, avec Jamie Dornan impeccable en tueur en série. Le show va encore plus loin, en diffusant des images malsaines et ambiguës (mais pas gores), un message troublant sur les pulsions (du tueur, de l’adolescente). Habilement, le discours positionne la femme, comment elle devient objet non seulement dans le regard du tueur, mais dans celui de ses collègues. Et puis il y a cette façon d’équilibrer les échanges sur la vulnérabilité de la femme, sur les désirs de tout un chacun, tous ces petits dialogues qui mis bout à bout vont bien plus loin que la simple démonstration d’Happy Valley. L’auteur ne va pas à la facilité, en le nommant « monstre », ou en le victimisant. Et il contrebalance systématiquement le positionnement de l’homme et de la femme. En resserrant l’étau autour du tueur, en rapprochant Stella de Paul, en impliquant la babysitter, tous les enjeux de pouvoir, de domination deviennent glaçant et je suis resté subjugué par le degré de détail psychologique, comment l’enquête progresse, révélant ce qu’il a fait, à la fois sa part d’ombre et de lumière.  Mieux, le récit prend un malin plaisir à se souvenir de tous les détails de la première saison. Mon seul regret, évidemment, est cette fin précipitée (même si on en comprend toute la symbolique, après avoir expliqué la lente agonie des victimes).

akta manniskor saison 2

22/ Äkta Människor saison 2 La série pousse encore plus loin la réflexion, en accentuant l’opposition entre les points de vue. Toutes les thématiques éthiques sont là : l’amour, la mort, la douleur, et un grand fil rouge sur ce qui fait notre humanité. Surtout, la série continue à être imprévisible, et multiple les scènes d’anthologie. Une grande, très grande série dont l’annulation fait évidemment très mal : elle avait encore tant de choses à raconter. Espérons que le remake d’AMC/Channel 4 prévu pour 2015 sera à la hauteur.

Mentions honorables :

our zoo poster

Our Zoo :  Cette fable humaniste fait très vite son chemin dans nos cœurs. Qui n’a jamais rêvé de créer un zoo de toutes pièces ? Si les moments émouvants sont là, la simplicité et la prévisibilité des dénouements rendent parfois la série un peu trop indigeste. Mais j’en garde de bons souvenirs.

The Village season 2

The Village saison 2 Moins tragique que la première saison, même si elle réserve au spectateur quelques drames, The Village réussit à raconter la montée de l’activisme ou l’amélioration de l’agriculture, mais c’est bien au niveau de ses personnages très attachants que l’on prend plaisir à suivre la saga. La plupart des habitants prennent de grands tournants dans leur vie professionnelle ou affective, et se révèlent enfin au grand jour. On regrettera comme toujours un rythme longuet et des dénouements qui s’éternisent. Mais l’évocation de cette Angleterre rurale reste toujours aussi percutante.

The Wrong Mans saison 2

The Wrong Mans saison 2 : Pas aussi bien réussie que la première, cette seconde saison est aussi beaucoup trop courte. Pas le temps de profiter du fabuleux générique de fin, nos deux compères ont un seul objectif, et les surprises tombent à plat. Heureusement le duo continue de mettre en scène les clichés des films d’action, avec beaucoup d’humour. On s’amuse, et c’est bien l’essentiel.

downton abbey saison 5

Downton Abbey saison 5 : pour la première fois devant la série j’ai rapidement déchanté. Si la multiplicité des intrigues fonctionne toujours aussi bien pour donner du rythme et de l’émotion à l’ensemble, j’ai été très déçu par leur contenu. Que dire, en effet, du couple maudit Anna/Bates dont les énièmes déboires judiciaires finissent par énerver… Il n’y a guère que l’intrigue d’Edith qui arrive à redonner l’espoir. Bref, la série est encore sauvée par l’attachement que l’on porte aux personnages, et le Christmas Special joue parfaitement sur notre corde sensible, mais pour combien de temps encore ?

call the midwife saison 3

Call The Midwife saison 3 : une saison essoufflée, qui aboutit au départ de l’actrice principale. Il n’a pas toujours été facile de trouver des histoires médico-sociales intéressantes et émouvantes. Heureusement le season finale et le Christmas Special redonnent espoir.

sherlock saison 3

Sherlock saison 3 : En trois actes, la nouvelle fournée d’épisodes ne pouvait pas coller aux attentes démesurées de ses spectateurs. Alors les auteurs ont choisi d’esquiver de manière trop facile et prévisible ce qu’ils avaient monté en seconde saison, en versant dans l’excentricité plutôt que dans le raisonnement. Il n’y guère que le second épisode qui réussit à compenser la faiblesse de ses intrigues en développant l’humour et la nature même de Sherlock. La mise en scène ambitieuse ne peut pas faire de miracle. Dans l’ensemble, une saison qui virevolte dans le vide. Mais c’est toujours sympathique de se laisser emporter.

corée

Corée du Sud

you from another star

23/ You from another star Tout ou presque a déjà été dit sur le drama qui a ravivé l’Hallyu. Un succès planétaire largement mérité, une histoire pleine d’humour, un concept capillotracté mais drôle, des rebondissements fréquents, une Jeon Ji Hyun éclatante… La perfection n’étant pas de ce monde, on pourra juste regretter une fin moins étincelante que prévue, mais le show remplit sa mission : nous divertir du début à la fin, sans temps mort, et c’était devenu plutôt rare ces derniers temps dans les dramas coréens. Incontournable.

Miss Korea

24/ Miss Korea Détrompez-vous, le drama n’est pas la simple ascension d’une reine de beauté. C’est le récit d’une jeune femme qui va donner quelques leçons à son entourage un rien machiste sur les bords. C’est aussi une histoire d’amour portée par d’excellents acteurs, une musique parfaite. Il est rare d’avoir une aussi jolie alchimie à l’écran, qui puise sur la compréhension et le respect mutuel. Un gros coup de cœur.

secret love affair

25/ Secret Love Affair Les fans du somptueux « a wife’s credential » trouveront là une œuvre tout aussi brillante, interprétée par la même actrice. Le drama va bien plus loin qu’une histoire adultérine sur fond de musique classique, il redéfinit ce qu’est l’amour, ce qu’il vaut, ce qu’il doit valoir, il clarifie les concessions, trouble la raison, et se termine en apologie de la liberté. Alors que les américains nous offraient The Affair cette même année, les coréens enfonçaient une nouvelle fois le clou en décrivant les tourments du cœur avec une émotion difficilement contenue. L’un des bijoux de l’année.

my spring days

26/ My Spring Days Un drama émouvant, bien plus malin qu’un makjang, qui ose construire une relation « différente » entre nos deux personnages principaux. Ce n’était pas gagné, au vu du pitch : une fille transplantée tombe amoureuse du mari de celle qui lui a donné son cœur. Ce dernier pourrait être son père vu son âge, et il a des enfants.  Au lieu de tomber dans des mécanismes dramatiques lourdingues, le show prend son temps, respire, laisse passer l’émotion. Le show utilise beaucoup de thématiques intéressantes qui vont plus loin que la romance « fantastique » liée partiellement à la mémoire d’une organe humain. Il en est même poignant, sur la gratitude à l’égard d’un donneur d’organe, sur le temps qu’on passe sur terre. Une approche douce de la mort, de ce qu’elle signifie, qui n’est pas sans me rappeler le fabuleux Flowers for my Life, une approche qui permettait aussi des touches d’humour. Si rare à la télévision, Kam Woo Sung (Alone in Love) était parfait, et même Soo Young m’a surpris. Un très joli drama.

Misaeng

27/ Misaeng La perle de l’année, la vraie surprise qui a déboussolé tout le monde. Le drama raconte la vie de bureau avec une mise en scène lente, soignée, nuancée, qui laisse le téléspectateur réfléchir sur le ressenti de son héros, sur sa solitude, sur ses conditions de travail, puis sur l’esprit d’équipe. Sans excès, mais avec beaucoup d’émotion. C’est aussi une histoire humaine, universelle, des sentiments que tout le monde a ressenti un jour. C’est peut-être le meilleur slice of life coréen, un point d’entrée pour les amateurs de dramas japonais. Il aura fait de Si Wan un acteur immanquable, et multiplié par 6 son audience initiale. Immanquable.

Mention honorable :

Greatest Marriage

Greatest Marriage Ce drama a tenté de bousculer bien des conventions, martelant fermement et directement son opposition à une société patriarcale. Notre mère célibataire se bat avec courage, et Park Si Yeon est une fois de plus grandiose dans ce genre de rôle. Hélas, à force de déstabiliser son auditoire, l’auteur finit par le perdre, notamment avec des seconds rôles peu engageants qui prennent de plus en plus de temps d’antenne. Sans compter que l’histoire devient de moins en moins crédible au fur et à mesure de la démonstration et perd son point de vue originel. Au final, la déception est de mise, mais reste une vraie curiosité dans le paysage.

Mes regrets (pas eu le temps de les voir) : bad guys, marriage not dating… Quant à Pinocchio il n’est toujours pas fini à l’heure où je tape ces lignes, on en reparlera donc au bilan 2015 ?

Encore un grand merci pour votre fidélité. Pourvu que cette année 2015 soit à la hauteur des précédentes, et nous apporte son lot de découvertes…

 

Miss Korea [Pilote – Corée]

Miss Korea

C’est un peu la période des bons dramas en ce moment. Après Prime Minister and I, You from another star, voici un 3è drama qui tire son épingle du jeu.

Le concept avait tout pour se casser la figure. Pensez donc : l’ascension d’une fille au rang de Miss Korea, c’était pas franchement l’assurance de dépasser les clichés véhiculés par le défilés de jeunes demoiselles en petite tenue.

Et pourtant, à y regarder de plus près, Miss Korea évoque avec suffisamment de finesse le statut de la femme-objet et le comportement masculin. Et ce, tout en plongeant le téléspectateur en 1997.

miss korea lee sun kyun

Kim Hyung Joon (Lee Sun Kyun, Pasta, Coffee Prince) est un scientifique désespéré. Sa boîte de cosmétique est en train de couler alors qu’il est sur le point de lancer LE produit-phare des décennies à venir, la fameuse BB Cream. Mais à cette époque, personne n’y croit, et il n’arrive pas à trouver un investisseur (même en faisant jouer ses relations). Il se retrouve obligé de rembourser de l’argent auprès d’usuriers mafieux. Pour sauver son entreprise (et se débarrasser d’un voyou tenace), il n’a alors pas d’autre choix que de faire connaître ses produits à travers LE modèle féminin par excellence : Miss Korea. Mais encore faut-il trouver la perle rare capable de l’incarner.

miss korea lee yeon hee

Cette perle rare, c’est évidemment notre héroïne Oh Ji Young (Lee Yeon Hee, Ghost). Après avoir fait tourner la tête des garçons pendant sa jeunesse, elle se retrouve dans une bien mauvaise situation. Elle a choisi de faire la fête, de ne pas étudier, et finit employée en tant qu’hôtesse d’ascenseur dans un grand magasin. Concrètement son job consiste à rester debout toute la journée, à sourire et à appuyer sur le bouton de l’étage correspondant. Elle est ainsi considérée comme un objet par son supérieur, le parfait olibrius qui harcèle moralement et sexuellement ses employées (il palpe leurs derrières, s’incruste à chaque déshabillage, les empêche de manger pendant leur travail…).

miss korea lee yeon hee lee sun kyun

Autant dire que les dérives du comportement masculin sont dénoncées avec vigueur, et je ne m’attendais pas à une telle représentation de la société coréenne. Et la tension sexuelle homme-femme est suffisamment évoquée pour ne tromper personne. (On évoquera la fameuse saucisse en lieu et place de la cigarette, même si la scène est largement escamotée).

miss korea lee sun kyun lee yeon hee

Et notre héros a également ses tares. Au lycée, il s’est rapproché d’Oh Ji Young , mais a fini par la traiter de vilaine allumeuse dans son dos (parce qu’elle ne répondait pas à ses avances ?). Un comportement immature qu’il va garder toutes ses années, puisqu’en la croisant à nouveau à l’âge adulte, il va s’empresser de vouloir l’impressionner, lui qui était si apeuré et timide quand il était jeune. Complexé un jour, complexé toujours.

lee yeon hee miss korea

Mais notre héroïne n’est pas une femme qui se laisse faire. Nous la verrons dans une scène assez jubilatoire balancer un mannequin en plastique sur son patron, afin de lui montrer que ces statues en plastique sont davantage susceptibles de lui plaire. Batailleuse, elle risque de perdre son travail alors qu’elle sauve ses collègues des griffes d’hommes entreprenants. Et elle ressent le besoin d’évacuer son mal-être sur la piste de danse, où elle continue d’attirer tous les regards (et d’en jouer).

lee yeon hee miss korea complex

La caractérisation du personnage aurait pu se terminer là, mais les auteurs ont choisi de lui adjoindre un point faible : le manque de confiance en elle. Si elle suscite le désir partout où elle passe, elle cache également un complexe, commun à de nombreuses femmes : la petite taille de sa poitrine, qu’elle masque avec les objets adéquats. La voilà donc qui pense devoir subir une opération de chirurgie esthétique afin de compenser les diplômes qu’elle n’a pas obtenu. Et je suis d’ailleurs curieux de voir comment le drama va continuer d’aborder cette question, vu les records de chirurgie esthétique en Corée.

Pour notre héroïne, participer au défilé de Miss Korea, ça ne va pas être simple ! Elle refuse d’aider Kim Hyung Joon vu son comportement. Elle hésite à rejoindre l’une des « faiseuses de Miss » à cause de son manque de confiance en elle. Va-t-elle être obligée de se lancer dans la compétition pour des raisons financières ?

En tous cas le drama promet des étincelles, et il est plutôt étrange de voir un rôle féminin qui lutte contre la domination masculine tout en devenant Miss Korea. L’explication nous est donnée par cette faiseuse de miss : celle qui réussira aura les hommes à ses pieds. Nous n’argumenterons pas ici, la prise de recul sur la question est plaisante.

D’ailleurs le drama emprunte une voie un peu plus réaliste que les autres, sans verser dans une dramaturgie excessive. Pas forcément facile de faire du léger avec du lourd. Et pourtant l’épisode laisse de la place au rire, l’émotion passe plutôt bien, grâce à des personnages plus humains qu’à première vue. Un vrai travail d’équilibriste qu’il convient de saluer.

Ça ne marche pas toujours : j’ai eu du mal avec le mafieux qui se met à « protéger » celui dont il veut soutirer de l’argent. Quelques raccourcis malvenus, mais rien qui n’entache le sentiment de voir un drama intéressant.

Les auteurs sont déjà responsables de Pasta, lequel avait déjà un héros misogyne comme point de départ d’une romance sans grands rebondissements. Au moins vous savez globalement à quoi vous attendre !

miss korea snow

Pour incarner ces personnages avec suffisamment de subtilité, Lee Sun Kyun était un choix évident, et la surprise vient plutôt de Lee Yeon Hee qui s’affirme assez facilement.

En résumé, Miss Korea s’avère une plutôt bonne surprise. Bien jouée, elle amène remarquablement son sujet tout en laissant suffisamment de place pour l’évolution de personnages bien dessinés, sans tomber dans les grosses ficelles. On reconnait là le cœur de toute comédie romantique : l’opposition, l’incompréhension entre un homme et une femme. En le plaçant dans l’univers de la beauté et des concours de miss, le pari est de taille. Et c’est sans doute pourquoi il me tarde de voir la suite.

feu_vert3

Dramas coréens à venir (Automne 2013)

Il est grand temps de s’intéresser aux dramas coréens à venir, et comme d’habitude, je vous propose un tour d’horizon des 30 prochains dramas, un planning que j’espère le plus complet possible à l’heure où je tape ces lignes. Dans le monde des dramas, rappelons-le, les modifications de casting, de plot, de réalisateur vont à la vitesse de la lumière….

Il y a surtout de très gros projets pour cette fin d’année, en espérant qu’ils soient tous à la hauteur du buzz qu’ils suscitent. En tous cas vous pouvez déjà réserver l’intégralité de vos soirées dans les mois à venir.

Anticipate love

Expect to date (11 Septembre, KBS), encore appelé Anticipate Love, est une sorte de Drama Special de 2 épisodes avec Daniel Choi (Babyfaced Beauty) et la chanteuse Boa (qui trouve ici son premier vrai rôle), et réalisé par le responsable du sympathique Don’t worry i’m a ghost. Il devrait s’agir d’une approche plus contemporaine concernant les rendez-vous amoureux. De quoi aiguiser la curiosité. D’autant que le trailer part dans tous les sens.

first born

First Born (14 Septembre, JTBC) Diffusé après Cruel Palace, ce weekend drama de plus de 50 épisodes (drama du second anniversaire de la chaîne, qui plus est) parlera de 6 frères et soeurs dans les années 60. Par souci de trancher avec les réalisations modernes, l’acteur prolifique Lee Jong Woon (Lights and Shadow)  n’aurait même pas de maquillage. Il jouera avec la vétérane Jang Mi hee. On peut trouver un teaser ici.

Secret

Secret (18 Septembre, KBS) Ji Sung (Protect the boss) et Hwang Jung Eum (Incarnation of Money) sont au programme dans ce mélodrame où notre héros en veut à notre héroïne, accusée d’avoir tué accidentellement son seul amour. Or notre héroïne n’est pas du tout responsable. Par amour pour son procureur, elle a naïvement accepté de porter le chapeau à sa place. Autant dire que je ne suis pas franchement emballé. Mais le teaser est joli.

Strange Housekeeper

The Strange Housekeeper / Suspicious Housekeeper (23 Septembre, SBS) Remake de l’excellent drama japonais Kaseifu no mita, où une curieuse gouvernante froide et sans expression règle les problèmes d’une famille sur le point de craquer. Un défi à relever pour Choi Ji Woo qui devrait l’incarner. Le père de famille, veuf, sera joué par l’excellent Lee Sung Jae (A Wife’s Credentials). La jeune et talentueuse Kim So Hyun (The Moon that embraces the Sun), et Wang Ji Hye (dans le rôle de la voisine ?) complètent la distribution. Le réalisateur de Ghost et de Sign mettra-t-il l’accent sur le mystère ? En tous cas j’ai hâte de voir cette adaptation parce que le projet regorge de talent. Le trailer est ici.

potato star 2013QR13

Potato Star 2013QR3 (23 Septembre, tvN) nouvelle sitcom par les producteurs d’High Kick, où une météorite /patate arrive sur terre. Voilà, voilà. Non, franchement vous avez vraiment besoin d’en savoir plus ? Bon alors le teaser qui ne sert à rien est ici.

hong ah reum

Tears of Heaven (23 Septembre, tvN) Rien à voir avec la comédie musicale d’il y a quelques années où un soldat coréen tombait amoureux d’une vietnamienne pendant la guerre. Ici il s’agit d’un conflit entre une mère et sa fille (Hong Ha-Reum), abandonnée deux fois. Avec également Seo Jun Young (Sirius). Le producteur est un habitué (Boys over Flowers, Playful Kiss, Princess Hours, Tamra the island…) mais je ne suis pas rassuré pour autant.

hong soo hyun

Will you give it away / Will you love and give it away / Give Love Away (28 Septembre, MBC) Un weekend drama sur le remariage des parents, forçant leurs enfants respectifs à former une grande famille. Le drama est déjà en cours de tournage, avec Hong Soo Hyun (la reine In Hyun dans Jang Ok Jung Living in love).

SeoWoo

King’s Daughter Soo Baek Hyang / The Daughter of the emperor (30 Septembre, MBC). Un sageuk sur la vie de Soo Baek Hyang, fille du roi Muryeong de Baekje (an 500), l’un des fameux trois royaumes de Corée. Le casting n’est des plus réjouissants (Seo Hyun Jin, Seo Woo), et les informations sont plutôt rares pour le moment.

basketball

Basketball (Septembre, tvN) Le drama est Inspiré parla vie d’un membre de la dernière équipe de Basket ayant joué aux JO pour une Corée unifiée, en 1948. Notre héros basketteur va sortir de la pauvreté alors que le pays est en pleine colonisation japonaise. On verra son parcours de l’indépendance à la division de la Corée. On nous promet beaucoup d’émotion autour des thématiques plus classiques d’amitié et d’amour. Malgré un casting plutôt jeune et inexpérimenté (Do Ji Han en tête), j’ai vraiment envie d’y croire. Il y a le réalisateur de Chuno derrière, quand même.

Secret Love

Secret Love (Septembre, ?) 5 histoires d’amour avec les membres du groupe Kara. Pas encore de date précise de diffusion, alors qu’on parle d’une diffusion dans plusieurs pays. A prendre avec un maximum de précaution, donc.

medical top team

Medical Top Team (2 Octobre, MBC) Comme son nom l’indique, on va nous parler d’une équipe de médecins surdoués qui vont s’affronter. Au casting, tout de même, du beau monde avec l’excellente Jung Ryeo Won (History of a salaryman) et Kwon Sang Woo (Dae Mul) et du moins bon (Minho, Ju Ji Hoon)…Par le réalisateur de That Moon Embrace the sun et le scénariste de Brain. Bref, plutôt mitigé sur le coup.

passionate love

Passionate Love (5 Octobre, SBS) ne va pas vous intéresser pour son pitch tellement minimaliste qu’il peut se résumer à « histoire d’amour et de succès ».  Ce qui intéresse les médias, hélas, ce n’est que le début programmé de Seohyun, du groupe Girls Generation. On ne parlera pas des autres acteurs ni du réalisateur ou du scénariste aux CVs tout aussi peu impressionnants. Non, franchement, à moins d’être fan…

unemployed romance

Unemployed Romance (5 Octobre, E Channel) Une mini-série de 10 épisodes pour cette petite chaîne, avec l’espoir de nous émouvoir lorsque notre héroïne (Lee Young Ah, Vampire Prosecutor) qui rêve de venir écrivain vient pointer au chômage pour y rencontrer son premier amour (Nam Goong Min).  On ne demande qu’à être agréablement surpris, mais du côté de la réalisation du scénario, ce n’est pas folichon. Le teaser minimaliste est ici.

the ghost seeing detective cheo yong

The Ghost-Seeing Detective Cheo Yong (6 Octobre, OCN) Autrefois brillant dans la section criminelle, notre héros subit encore les séquelles d’un lourd traumatisme (il a perdu sa famille). Redevenu simple policier, il croise un jour le fantôme d’une fille, qu’il est le seul à voir. Après the master’s sun, voilà décidément une autre histoire de fantôme à surveiller de près. Les différents teasers sont minimalistes, mais sur OCN la réalisation devrait être à la hauteur. Dans le rôle titre on devrait retrouver le surprenant Oh Ji Oh (Queen of Office) mais aussi Oh Ji Eun (King of Dramas).

the heirs

The Heirs (9 Octobre, SBS) fait évidemment un énorme buzz sur la toile avec son duo de superstars Lee Min Oh et Park Shin Ye (beaucoup en rêvaient !). Actuellement filmé à Malibu (où l’acteur devrait … surfer !), le drama est écrit par la responsable de Secret Garden et réalisé par celui qui nous a donné Midas, et devrait nous montrer l’univers de riches héritiers (dont ne fait pas partie notre héroïne évidemment). Un catalogue de stars qui n’en finit plus : Kim Woo Bin (de White Christmas), Choi Jin Hyuk (I need romance), Kang Ha Neul (Monstar), Im Joo Eun (Wild Romance). Mais le casting devrait également faire baver les afficionados de kpop avec Kang Min Hyul (CN Blue), Krystal (F(x)), Park Hyun Sik (ZE:A). Overkill ! On croise les doigts pour que le drama soit vraiment à la hauteur du casting…

Empress Ki

Empress Ki / Hwatu (21 Octobre, MBC) Avec les responsables d’History of a salaryman au script, on peut déjà s’intéresser de près au projet. Mais depuis l’arrivée d’Ha Ji Won dans ce sageuk, le drama du 52ème anniversaire de MBC devient incontournable. Çà faisait 7 ans (depuis Hwang Jin Yi) que l’actrice n’avait pas joué dans un sageuk. Elle jouera donc cette femme de Goryeo qui fut enlevée par la dynastie Yuan (dynastie chinoise et mongole) pour finir par devenir leur impératrice. Tourmentée entre ses deux pays, elle va devoir faire des choix. Joo Jin Mo (Musa) incarnera le roi de Goryeo et Ji Chang Wook (Warrior Baek Dong Soo) le roi de Yuan. 50 à 60 épisodes sont prévus, videz vos plannings.

mi rae's choice

Mi Rae’s Choice / The Future Choice (Octobre, KBS) Yoon Eun Hye arrivera-t-elle enfin à trouver un bon drama ? On l’espère, avec ce drama fantastique où notre héroïne, travaillant dans un bureau, va rencontrer son moi futur, qui va la conseiller afin d’améliorer sa vie. Un joli concept, avec en prime le retour de Lee Dong Gun (Lovers in Paris) après 5 d’années d’inactivité (elle avait fait un duo avec lui : Salad Song), et la présence de Jung Yong Hwa pour ses fans. Han Chae Ah (Bridal Mask) est également de la partie Aux commandes : le scénariste de King 2 hearts, et le réalisateur de Bad Love. Je croise les doigts. Très fort.

Three Days (Octobre, SBS) Le scénariste de Ghost et de Sign devrait nous emmener dans un thriller d’une durée de 3 jours, autour des services secrets de la Maison Bleue. Voilà quelque chose d’assez excitant vu son passif. Le réalisateur de Tree with Deep Roots est également appelé. Malheureusement, pas de nouvelles du casting pour le moment et le drama pourrait être décalé jusqu’en Décembre.

answer me 1994

Answer me 1994 (Octobre, tvN) Le drama profitera-t-il du succès d’Answer Me 1997 ? Ce coup-ci c’est en partie l’univers du basket qui sera entre autres reconstitué pour les nostalgiques des années 90. J’espère très fort retrouver le cocktail gagnant dans ce nouveau casting composé de Go Ah Ra (Who Are You), et d’acteurs peu connus comme Yoo Yun Suk (Gu Family Book), Jung Woo (Lee Soon Shin is the best), …

golden rainbow

The Golden Rainbow /Gold Rainbow (2 Novembre, MBC) L’histoire de 7 orphelines qui forment une famille en vivant ensemble. Uee serait pressenti pour jouer la plus âgée dans ce weekend drama de la scénariste de May Queen. Un peu léger pour moi.

age of feeling

Age of Feeling / Inspiring Generation / Generation of Youth (6 Novembre, KBS) Le drama se situe à Shangai dans les années 30 pendant l’occupation japonaise en Corée. Une relation d’amour et de haine entre les deux personnages principaux avec en toile de fond les mouvements indépendantistes. On y retrouvera Kim Hyun Joong (Boys over Flowers) qui n’avait pas eu de chance avec l’abandon de City Conquest, Im Soo Hyang (IRIS 2), et Kim So Eun (Horse Healer). Le drama est basé sur un fameux manhwa de Bang Hak Gi et mis en scène par le réalisateur de Sweet 18. Pourquoi pas ?

The Woman who married three times

The Woman who married 3 times (Novembre, SBS) est un weekend drama de plus de 50 épisodes sur une femme et ses deux filles. Uhm Ji Won retrouvera la scénariste de Childless Comfort dans laquelle elle avait vraiment brillé. Vu le talent et le succès de la scénariste déjà responsable de Life Is Beautilful et A Thousand Days Promise , on peut parier sur l’une des plus fortes audiences de l’année. Vraiment pas sympa d’être aussi prolifique.

Miss Korea (11 décembre, MBC) L’histoire d’hommes qui vont faire de leur voisine la nouvelle Miss Corée. On en sait pas plus, si ce n’est que c’est le duo responsable de Pasta est aux commandes.

man from the stars

Man from the Stars (18 décembre, SBS) Accrochez-vous, c’est l’histoire d’un alien qui vit sur Terre depuis l’époque de Joseon et qui tombe amoureux d’une actrice 4 siècles plus tard. Et pourquoi ça pourrait être génial ? Parce que ça devrait signer le retour de Jeon Ji Hyun dans un drama (14 ans d’attente rien que ça !), ainsi que son partenaire du film The Thieves, Kim Soo Hyun (aka le seul homme au monde qui a pu l’embrasser sur un écran). De quoi faire exploser les compteurs et déclencher le buzz de l’année. Le réalisateur de Painter of the wind et la scénariste de My Husband got a family sont aux commandes du projet. L’attente sera insoutenable.

Les projets susceptibles d’être annoncés encore pour cette année ou l’année prochaine :

park bo young

One Litre of Tears (2013, MBC) Le remake du fameux drama japonais de 2005 est encore incertain, mais on parle du retour de Park Bo Young (Speedy Scandal) pour ce drama. Pour rappel, One Litre of tears est la lente déchéance d’une fille très courageuse atteinte d’une dégénéresecence spinocérébelleuse. Une autre rumeur parle même du remake du drama japonais Summer Snow. Bon, de temps en temps, je veux bien, mais il va falloir arrêter avec les remakes des meilleurs dramas japonais hein…

Her Majesty the Queen (2013, MBC) n’a toujours pas débuté alors que je vous en avais parlé en début d’année. Les producteurs d’All In n’arrivent pas à vendre leur cocktail gangster/boxe/Jeux d’argent/concours de beauté ?

kind words

Kind Words / Warm Words (2013, SBS) décrite comme la version « divorcés » de Can We Get Married, avec une touche de Desperate Housewives (!!!), ce nouveau drama prend un peu de temps pour se mettre en place. La scénariste de Can We Get Married et le réalisateur de Five Fingers ont pensé à Ji Jin Hee (The reat Seer) pour le rôle du mari volage. Ma curiosité est titillée.

could we love

Could we love ? (2013, SBS) repoussé pour diffuser à sa place I Hear Your voice, le drama pourrait tout de même repartir en production. Il faut dire que le projet est intéressant. Ce serait un vrai school drama avec des jeunes acteurs de talent (le superbe duo d’enfants de That Moon embraces the sun et de i miss you). Avec derrière les caméras le duo responsable du très joli Scent of a Woman. Allez, un petit effort !

Doctor Frost (2013, OCN) Pas de nouvelles depuis le début d’année concernant Doctor Frost, l’adaptation du manhwa où le héros est un génie de la psychologie. Ça sent pas bon.

pretty man

Pretty Man (2013, ??) Basé sur le manhwa « yebbeun namja », le drama racontera l’histoire d’un home à la beauté sans pareil qui a pour mission de séduire une dizaine de femmes pour les voler. Il croisera la route d’une femme pauvre très éprise de lui. Le drama fait beaucoup de buzz à cause de son casting (Jang Geun Seok, rien que ça !), mais semble au point mort pour l’instant.

Unprecedented (2014, MBC), enfin, est le prochain sageuk des responsables de Tree with deep roots et Queen Seo Duk, qui devrait se concentrer sur la fondation de Joseon. Mais on a encore le temps de voir venir…

Au final, vous m’accorderez quelques minutes pour pleurer la disparition de Detective Choi Il woo, un projet qui m’intéressait au plus haut point.

Alors quels sont les dramas qui vous font de l’oeil ? Pour ma part ils sont nombreux : Anticipate Love, Suspicious Housekeeper, Basketball, The Ghost-seeing detective Cheo Yong, The Heirs, Empress Ki, Mi Rae’s Choice, Three Days, Answer Me 1994, Age of Feeling, The Woman who married 3 times, Man from the stars… tout en croisant les doigts pour Kind Words et Could We Love… Je crois n’avoir jamais eu autant de dramas sélectionnés dans mes plannings saisonniers. Je comprends mieux pourquoi le début d’année était si pauvre.