Bilan détaillé de la saison américaine 2013-2014

Après les statistiques la semaine dernière, voici donc un bilan moins axé sur les chiffres, pour détailler mes impressions sur la saison américaine écoulée. Et comme la saison passée, je vais donc vous parler des nouveautés marquantes, des séries que j’ai du lâcher, et des nouvelles saisons de séries déjà installées dans le paysage.

Je ne vais pas vous parler des séries aux pilotes décourageants, mais plutôt me focaliser sur celles entamées ou terminées. Avec un petit mot sur la fin d’ How i met your mother et les quelques épisodes de Mentalist vus cette saison. A noter : vu le planning de diffusion et la date arrêtée de ce bilan, Devious Maids, 24 et Crisis ne sont pas jugées sur leur saison complète.

I/ Les nouvelles séries :

Kirstie, Getting on, Betrayal, Lucky 7, Sleepy Hollow, Marvel’s Agents of SHIELD, Mom, The Blacklist, Masters of Sex, Once upon a time in wonderland, Ground Floor, Helix, True Detective,Rake, Black Sails, Growing Up Fisher, Mixology, From Dusk Till Dawn, Resurrection, Crisis, Silicon Valley, Fargo, Review, Orange is the new Black

 

à l’honneur :

getting on

Getting On (♥♥♥♥♥) Il y a de quoi être scotché par l’acuité du regard sur la prise en charge des personnes âgées. De la maltraitance ordinaire aux problèmes de mixité (et le choc culturel pour des personnes âgées racistes ou homophobes), en passant par la mise en place de charte éthique destinées à donner bonne conscience au personnel, la protocolisation excessive, le burn-out, les conflits d’égo… toute l’hypocrisie du système est dénoncée avec force (et surtout le politiquement correct !) tout en poussant le téléspectateur à rire jaune. La série dérive un peu vers le mockumentary avec ses personnages qui nient leur propre comportement, et assume ses gags féroces. Elle reste sans doute possible la fiction la plus intéressante de l’année, avec un propos qui oblige à ouvrir les yeux sur la façon dont nous traitons nos aînés. Dérangeant et jubilatoire.

rake

Rake (♥♥♥♥) Greg Kinnear incarne à merveille cet avocat qui ne défend que des criminels, véritable séducteur narcissique, qui s’en prend plein la figure pendant 12 épisodes (en fait 13, mais la série a été remaniée par la FOX). Il n’est pas un homme brillant comme l’était House, il se rattrape aux branches comme il peut. Mais réduire la série à son personnage principal serait commettre une grave erreur. Rake a un univers extrêmement bien écrit, cohérent, avec de multiples personnages dont les vies s’entrecroisent. Je n’avais pas vu une telle maestria dans le rythme et les rebondissements depuis fort longtemps. De quoi pardonner des intrigues judiciaires un peu simplistes. C’est drôle, bourré d’excellentes répliques, réellement feuilletonnant, et Rake résume assez bien ce que je demande à une série de network. Je ne comprends toujours pas pourquoi le public l’a boudé. Et je suis forcément très déçu par son annulation. Il ne me reste plus qu’à me tourner vers la série australienne originelle, mais je pense que Peter Tolan apportait un réel plus dans la version américaine. Comme j’aime à dire : millimétrée, mais pas formatée.

fargo

Fargo (♥♥♥♥) Adaptation télévisuelle de l’univers du film éponyme, Fargo est un petit bijou d’humour décalé fait de tueries sanglantes, de monologues étonnants et de personnages irrésistibles. La prestation des acteurs est sensationnelle, le casting grandiose (y compris des guests triple A), et la mise en scène se fait clairement plaisir pour appuyer soit l’action soit l’humour en arrière plan. C’est bien simple, de ce point de vue, mis à part True Detective, j’ai pas vu mieux cette saison.  La série arrive à être émouvante tout en offrant une leçon de vie au spectateur. Même la fin est délicieusement ironique. Mes seuls regrets iront à l’encontre de quelques rares épisodes un peu longuets qui se contentent de délayer le développement, mais Fargo est une telle réussite qu’on ne peut s’empêcher de demander une suite.

orange is the new black

Orange is the New Black (♥♥♥♥) Cette comédie dans l’univers carcéral féminin réussit à être touchante, en évoquant les trahisons, vengeances, bouderies, histoires d’amour ou de désir de ses personnages charismatiques. C’est surtout très bien dosé, ne versant jamais dans le manichéisme. Les épisodes sont parfaitement rythmés et on prend plaisir à découvrir et à voir évoluer non seulement les prisonnières mais aussi les gardiens (sacré Pornstache !). De l’humour, de l’émotion, que demander de plus ? Et si la seconde saison n’est pas aussi bonne que la première (un peu redondante, et manquant de nouveaux personnages), elle réussit à être aussi captivante.

 

les coups de cœur :

masters of sex

Masters of Sex (♥♥♥) Détaillant les recherches expérimentales sur le sexe dans les années 60, Masters of Sex avait un sujet en or et bon nombre d’obstacles à éviter. C’est un quasi sans-faute. En cherchant à séparer le sexe de l’amour, nos brillants scientifiques vont s’apercevoir… de leur formidable intrication. Même si d’un point de vue sociologique la série est en avance sur la période décrite, on ne peut que saluer cet hymne à la libération des mœurs. Le récit n’est jamais détaché, il va au fond des problématiques de ses personnages, et se révèle extrêmement touchant. J’ai juste un peu d’appréhension pour la suite, car à force d’écrire des rôles pionniers, on court le risque d’une caricature, d’un chevalier blanc du progrès, et Virginia s’en approche dangereusement.

review comedy central

Review (with Forrest Mc Neil) (♥♥♥) Tout simplement la meilleure comédie single-camera de l’année. Dans cette adaptation d’une série australienne, un animateur de télévision décide de faire la critique de la vie elle-même. Que ressent-on lorsque l’on vole les autres, quand on part dans l’espace, quand on sort avec une célébrité, quand on mange trop,… ? Si l’absurdité des questions et le dévouement de l’animateur font sourire, la série va pourtant prendre des accents de plus en plus féroces, détournant les codes de la real-tv pour en montrer les limites : notre animateur va ainsi progressivement perdre sa femme, sa famille, son job…On pourrait croire à une suite de sketchs, mais chaque review a ses conséquences, qui se voient sur la suivante. C’est diaboliquement malin, et très bien écrit. Mais c’est surtout très drôle, alors que je suis pourtant hostile aux mockumentarys. Peut-être parce qu’au delà de l’humiliation et de la sympathie envers le personnage principal (qui sont les piliers du genre), j’ai trouvé ma dose de délire, avec de vrais gags créatifs. Immanquable.

True Detective

True Detective (♥♥♥) On s’étonnera peut-être du fait que la série ne soit pas davantage à l’honneur dans mes colonnes. True detective fut réellement passionnante lorsqu’elle opposait les deux visions de nos policiers, avec notamment un discours nihiliste déstabilisant. De quoi être un poil déçu lorsque la fin opte pour une simple lutte du bien contre le mal. Et si la réalisation, le jeu d’acteurs fut de haute volée (comment ne pas oublier le magnifique plan-séquence), j’ai encore en mémoire de gros passages à vide dans la narration et je déplore la faiblesse de son intrigue policière. Mais True Detective restera une œuvre majeure de la télévision, un sujet de réflexion fascinant, avec de vrais moments de grâce, vus nulle part ailleurs.

from dusk till dawn

From Dusk Till Dawn (♥♥♥) L’adaptation du film éponyme ne sera certes pas pour tout le monde, mais les amateurs de films d’action des années 90, de série B décalée, voire de série Z seront aux anges. Rarement d’ailleurs je n’aurai vu une série glisser ainsi de ton en ton : du sérieux grandiloquent au second degré assumé. Avec ses références en pop-culture à tous les étages, parvenue à son milieu de saison, la série enchaîne les clins d’œil et se fait plaisir. Jusqu’au moment où le mauvais goût des effets spéciaux, l’incohérence des personnages achève le tout dans une bouillie indigeste. Tellement nul que ça en devient jouissif. Peu d’œuvres m’auront autant marqué cette année.

kirstie

Kirstie (♥♥♥) En grand amateur de sitcoms traditionnelles, j’ai eu l’immense bonheur de retrouver non seulement les gloires du passé, mais cet esprit théâtral, ses répliques juteuses, sa rythmique si singulière. Je n’y croyais plus. La série enchaîne les épisodes moyens avec d’autres carrément prodigieux, et la cohorte de guests et de clins d’œil donne un aspect nostalgique réjouissant. Évidemment nous ne retrouverons jamais un Frasier à l’antenne, mais ça fait plaisir de voir que ces mécaniques fonctionnent encore, contrairement à ce que beaucoup de critiques essayent de nous faire croire.

lucky 7

Lucky 7 (♥♥♥) Je n’ai pas eu le temps de voir si la série aurait pu maintenir son niveau (la chaîne n’ayant diffusé que 2 malheureux épisodes), mais je tenais à mettre en avant l’originalité de son concept. A l’heure où les thrillers, séries fantastiques et policières raflent la mise, j’ai particulièrement apprécié ce ton plus posé. Des individus voient leur vie bouleversée après un gain à la loterie. En mélangeant secrets, drames personnels, intimes, nous sommes davantage dans l’esprit des séries des décennies passées avec des considérations soit plus terre-à-terre (retrouver l’amour de son mari) soit beaucoup moins ambitieuses (un hold-up minimaliste), mais qui ont des vraies conséquences pour nos personnages. Et surtout la série n’a pas son lot de mannequins, ne tombe pas dans la caricature de son sujet, et reste profondément humaine : l’argent rend-il lâche ?

 

de passable à médiocre :

Mixology

Mixology (♥♥) Je serai passé à peu près par tous les sentiments avec cette comédie romantique qui raconte une soirée unique dans un bar où des célibataires se draguent. D’abord, la curiosité : ça pourrait donner quelque chose de délicieusement délirant, avec ces couples qui se font et se défont à la minute. Ensuite, l’agacement : on aurait peut-être pu éviter les lourdingues de service qui se prennent râteau sur râteau, non ? Et puis, l’étonnement : quelques bons gags disséminés parmi quelques calamités, et un casting qui devient de plus en plus sympathique. Enfin, la joie : le show arrive à donner une bonne alchimie à certains couples, et la fin est prodigieusement bien plus fine que certaines séquences initiales. Au final, malgré des premiers épisodes en roue libre, la série aura su marquer son empreinte cette année, arrivant à surclasser (de peu, mais quand même) la série de Chuck Lorre. Malheureusement, l’expérience ne sera pas renouvelée la saison prochaine. Merci ABC !

blacksails

Black Sails (♥♥) Une série sur les pirates, vous signez de suite ? Moi aussi ! Malheureusement si les séquences en mer sont remarquables, les auteurs ont choisi de nous faire passer beaucoup trop de temps sur la terre ferme, avec des enjeux et des personnages inégaux. En clair, ça bavasse, ça bavasse, et l’humour du pilote a presque disparu. Heureusement, au bout de longs moments d’attente, ça bouge un peu et la plupart des twists sont à la hauteur. Mais on ne m’ôtera pas l’idée que nous sommes passés à côté de quelque chose d’épique.

mom

Mom (♥♥) Faire une sitcom sur l’addiction n’est pas chose aisée. Mais avec son casting fabuleux (Allison Janney en tête) la comédie arrive à être tout à la fois : légère, simple, émouvante. Alors bien sûr, ça manque encore de finition sur les réparties, et sur la finesse des gags, mais on éprouve très vite de la sympathie pour tout ce petit monde. Ça n’a certes pas le même potentiel que Big Bang Theory, mais avec de meilleurs auteurs, la série pourrait vraiment aller plus loin. Tout est là, maintenant, au boulot !

marvels agents of shield

Marvel’s Agents of SHIELD (♥♥) Cette nouvelle adaptation de l’univers Marvel aura fait couler beaucoup d’encre. Au départ elle est plutôt générique, avec ses répliques beaucoup trop formatées pour être efficaces, avec ses scénarii basiques montrant deux pauvres effets spéciaux en duel, en l’absence de personnages charismatiques et – pire encore – d’enjeux intéressants. J’ai bien failli lâcher l’affaire, car faire des clins d’œil à l’univers ne me suffisait pas : je voulais une histoire, l’évolution de personnages, quelques mystères, et le sentiment que tout pouvait arriver sur mon petit écran. Il aura fallu attendre le derniers tiers de la saison (et un énorme twist) pour assister à la renaissance de la série. En un instant, les dialogues ne sont plus minimalistes, on commence à s’attacher aux personnages jusque là trop simplistes, la série trouve son humour, son rythme… Miraculeux. Always trust the Whedon. Always.

RESURRECTION

Resurrection (♥♥) Résurrection, c’est un peu l’inverse du parcours d »Agents of SHIELD. J’ai d’abord été charmé par son rythme lent et l’envie de laisser parler l’émotion de nos personnages qui retrouvent leurs défunts « vivants ». Mais si des questions sont laissées en suspense autour de cet évènement, il n’y a rien d’autre pour faire monter durablement la sauce et on a alors progressivement la désagréable sensation de ne pas savoir où on va. Pire, la fin ne répond à rien, et se contente d’ajouter quelques interrogations supplémentaires. Bref, l’émotion était parfois là, mais le fil de l’intrigue laisse clairement à désirer. Il va falloir revoir tout ça en seconde saison.

silicon valley

Silicon Valley (♥♥) Avec son univers de nerds, sa critique du marketing informatique, son discours inspiré sur la futilité de l’innovation technologique, et l’asociabilité de nos héros, la série aurait pu finir plus haut sur le podium. Hélas, il faut se taper une bonne douzaine de blagues gerbantes situées en dessous de la ceinture, et sur la fin elle se retrouve extrêmement prévisible et « facile ». Je lui demandais juste de trouver un moyen original et crédible pour que la firme surmonte ses obstacles, et on me sort du chapeau un code écrit seul la nuit, alors que ça fait des mois que toute une équipe planche dessus… Mais l’annonce des prochains obstacles (saison 2) donne bien envie. Et je regrette profondément la mort de l’acteur qui incarnait Gavin. Sa prestation était impressionnante.

once upon a time in wonderland

Once Upon a time in Wonderland (♥♥) Le spin-off d’Once Upon a time partait sur une bonne idée : explorer Wonderland, le monde d’Alice, envahi par Jafar. Malheureusement Alice et son amoureux sont unidimensionnels et manquent de charisme. Il faudra tester sa patience avant que les personnages secondaires, nettement plus intéressants, ne se réveillent. La série peut alors prendre des accents plus émouvants, plus drôles, et se révéler imprévisible. Mais les ignobles effets spéciaux viennent encore trop souvent gâcher la fête. Et puis, surtout, la fin à rallonge montre que la série n’avait plus grand chose à dire.

sleepy hollow

Sleepy Hollow (♥♥) La série fantastique des responsables de Fringe a eu bien du mal à s’imposer chez moi. Non pas sur le concept des cavaliers de l’Apocalypse, ou de cet officier en mission pour Georges Washington qui se retrouve projeté dans notre monde contemporain.  Non, non. Tout simplement parce que le monster of the week m’a usé, en même temps que la mythologie de la série n’arrivait pas à donner du suspense ou des twists originaux. Il faut bien le dire, derrière ses effets spéciaux, le show est basique, et a provoqué plus d’un baillement. Les petites touches d’humour sur le décalage du héros avec le progrès moderne peinent à me combler, et il faudra attendre la fin de saison pour que la dramaturgie décolle. De bonnes idées, mais trop plat.

betrayal

Betrayal (♥♥) Hannah Ware fait une jolie prestation dans ce thriller mélangeant romance, adultère, et lutte contre le crime organisé. Quand la série déchiffre les sentiments, évoque la passion, le déchirement d’une rupture, l’angoisse des conséquences d’une liaison, elle le fait avec émotion. Mais elle se perd aussi dans des intrigues criminelles fainéantes et prévisibles. Pire : avec son sujet adultérin, les auteurs n’ont voulu froisser personne, et le final donne un goût bizarre…

THE BLACKLIST

the Blacklist () Ce thriller avait commencé en fanfare, avec une agent du FBI chapeautée par l’un des plus grands criminels de la planète. Mais très vite, le show pose des évidences sur leur lien, tourne en rond, et se satisfait de ses loners fades et prévisibles. Il faudra attendre la seconde partie de saison pour que la vie de notre héroïne bascule enfin. On se prend alors à rêver d’un réveil des scénaristes, avec un vrai plan d’action. Hélas, notre héroïne se victimise de plus en plus, et ne pousse pas très loin la réflexion. On a surtout l’impression que les auteurs cherchent la montre et le final n’est pas du tout rassurant à cet égard. Ça sera sans moi la saison prochaine.

helix

Helix () On partait sur un huis-clos en arctique, avec des monstres et une paranoïa grandissante. On finit par des enjeux complètement démontés, sans émotion, avec une fuite en avant vertigineuse, accumulant les concepts les plus incohérents. Si encore le show assumait son côté série B, avec un regard humoristique ! Mais Helix se plante complètement en voulant manger à tous les râteliers.

ground floor

Ground Floor () Voilà une comédie de Bill Lawrence qui bénéficie d’un casting très sympathique, de personnages haut en couleur (le personnel de maintenance qui côtoie les financiers). Mais le show frôle les bons gags, sans jamais arriver à atteindre une certaine finesse. C’est plat, désespérément plat, horriblement prévisible et peut-être le show le plus frustrant de la saison. Ground Floor, ou le show que j’aurai voulu aimer.

growing up fisher

Growing Up Fisher () La comédie familiale avait tout pour me plaire : un sujet sur le handicap (visuel), un casting très sympathique, mais la comédie se répète très vite, sans arriver à trouver quelques rires et se noie dans les bons sentiments jusqu’à l’écœurement (et pourtant je suis plutôt bon public de ce côté là). Le résultat est donc décevant, et je ne la regretterai pas…

Crisis

Crisis () Je dois malheureusement faire un bilan avant les derniers épisodes, mais je ne pense pas que cela changera grand chose au résultat final. Du pilote sympathique à l’arrière goût Die Hard nous sommes passés à un terroriste au plan biscornu qui prend en otage des lycéens, enfants d’hommes et de femmes influents. On traine des heures avec des jeunes têtes à claques, des hommes du FBI complètement dépassés, tandis qu’il suffit d’un simple laptop pour déclencher la troisième guerre mondiale. Je ne ferai pas la liste des délires des scénaristes, mais la série souffre du syndrome des rebondissements à la 24, en les rendant encore moins crédibles (si, c’est possible !).

II/ Les séries arrêtées :

brooklyn nine nine

Brooklyn Nine-Nine Il y a un autre show qui m’aura fait de l’œil cette saison, c’est Brooklyn Nine-Nine. Le concept était rafraichissant (faire une comédie dans l’univers d’un commissariat), il y avait de bons acteurs et je ne demandais qu’une chose : me retrouver avec des intrigues intégrant le casting tout entier. Hélas, on a surtout droit à des séquences séparées, avec un Andy Samberg à l’immaturité insupportable, et toujours beaucoup trop mis en avant. (S’il y a bien un prototype de rôle masculin que je déteste, c’est bien celui de l’homme aux blagues potaches. Et il se retrouve dans beaucoup trop de séries). J’aurai quand même tenu 11 épisodes, en me disant qu’ils allaient forcément développer le restant du cast un jour ou l’autre. Hélas, non.

The Michael J Fox Show

the Michael J.Fox Show J’étais parti avec la meilleure intention en regardant cette nouvelle comédie où Michael J. Fox se moque de sa maladie et nous présente sa merveilleuse famille. L’idée était bonne : ne pas chercher la pitié, mais s’amuser des conséquences involontaires d’un Parkinson. Malheureusement, très vite on se retrouve avec un Modern Family édulcoré (si si c’est possible, la preuve), où les personnages s’adressent à la caméra sans que cela ne provoque le moindre rire. La fille monopolise la comédie sans parvenir à être drôle ou touchante. Le show manque d’audace, de mordant, et les bons sentiments finissent par vous étouffer. J’ai tenu 6 épisodes.

the millers

the Millers Greg Garcia est-il fait pour les sitcoms traditionnelles ? C’était la question que l’on se posait à l’annonce du projet, et je restais confiant vu son casting exceptionnel (Margo Martindale, Will Arnett, Beau Bridges,..). Mais la transposition de son style n’a pas du tout fonctionné : les répliques sont désastreuses, le père gaffeur à répétition irrite plus qu’il ne fait sourire, et on ne le sent pas du tout à l’aise dans cet environnement « trop normal » (par rapport aux délires habituels de Garcia). C’est triste de voir des acteurs talentueux patauger dans des dialogues insipides… J’ai tenu 4 épisodes.

Enlisted

Enlisted Cette année la comédie est aussi allée s’engager du côté des militaires. Et si j’avais été séduit par le côté Police Academy du pilote, j’ai vite déchanté : la thématique est mise de côté, le rythme des gags baisse dangereusement, et on se retrouve avec une histoire de « bros » et de beuveries. Bref, pas mon truc. J’ai tenu 3 épisodes.

girls

Girls Cette année fut aussi l’arrêt de mon visionnage de Girls. A force de chercher l’épisode « perle rare » de la saison (parce qu’il y en a eu), on en finit par oublier que les trois quarts du temps soit on s’endort ferme, soit on a envie de donner des claques à tout le casting. Des histoires d’amitiés égoïstes ? De filles qui passent leur temps à se droguer, s’alcooliser et à se plaindre ? Pauvre, pauvre Hanna qui ne peut pas coucher le soir de son anniversaire à cause de ses fréquentations !! J’ai arrêté au 3è épisode de cette troisième saison.

Hannibal

Hannibal Je suis tenace. Enfin je le pensais. Après avoir été très déçu par la première saison, j’ai tenté la seconde avec l’espoir fou de ne plus m’endormir devant cet cette musique lancinante, ses effets morbides et ses longs – trop longs – dialogues. Et j’ai compris : la série agit réellement comme un somnifère pour moi. Sérieusement. J’ai trouvé quelque chose qui ne coûte rien à la sécu. Mais malheureusement, ça m’empêche de profiter des critiques dithyrambiques sur la série. Je reste complètement hermétique au visuel. Si j’ai cru avec la formidable séquence du premier épisode en un univers enfin bouleversé, j’ai vite abandonné devant la routine des images de corps entremêlés puis dégustés, et je continue d’être agacé par l’escamotage de intrigue policière. 4 épisodes et au lit !

about a boy

About a boy Je vous ai déjà dit que je détestais les personnages d’homme immature ? Pas de bol, c’est la tendance du moment. Mais il y a pire : donner au show une morale dégoulinante où un garçon entreprend son ascension sociale grâce au conseil de son voisin horripilant.. En chantant du One Direction, ou en plongeant dans la piscine. Même sur Disney Channel ils ont parfois du mal à nous vendre ça. J’ai tenu 2 épisodes.

Vikings

Vikings J’avais terminé la première saison avec mes doutes. Certes, le show avait ses moments de bravoure, et des personnages charismatiques (y compris féminins). Il lui manquait juste un peu d’équilibre, et de rythme. J’ai lancé le season premiere et ça m’a découragé de continuer : des morts qui se relèvent, des maitresses qui réapparaissent… On finit par ne plus parler pillages mais de la vie conjugale du héros, et je ne suis pas venu pour ça. J’ai arrêté là.

believe

Believe Du pitch initial religieux le show est passé dès le second épisode à la petite fille aux capacités extraordinaires mais utilisables que lorsque les scénaristes le décident. Ma patience était déjà mise à rude épreuve, et l’avalanche de clichés m’a convaincu d’arrêter rapidement.

Friends with Better Lives

Friends with Better Lives Après un pilote sympathique, dynamique mais pas vraiment ambitieux, je m’étais résolu à m’en contenter. C’était avant de voir le calamiteux second épisode, où les réparties sont encore plus faibles, et où on nous fait le coup de l’orgasme au burger. En quelques minutes le degré zéro de la comédie était atteint. Freinage d’urgence et quelques épisodes de Cheers pour oublier cet affreux cauchemar.

turn

Turn Les prémisses de l’espionnage pendant la guerre d’Indépendance ? J’étais plutôt pour, à condition d’avoir suffisamment d’action et de rebondissements. Hélas, plus on avance dans la série, plus le rythme ralentit et les enjeux s’affadissent. Un peu comme si on avait réussi à aggraver tous les défauts de The Americans. Avec des décors qui peinent à convaincre, des disputes autour des pierres tombales qui tournent au ridicule, j’ai pas eu le courage d’entamer le cinquième épisode.

III/ Le retour des anciennes séries :

Arrow, Homeland, Devious Maids, Dexter, Elementary, Grey’s Anatomy, Nashville, Parenthood, The Big Bang Theory, 2 Broke Girls, Once Upon a Time, the Good Wife, the Walking Dead, Raising Hope, Nikita, The Americans, Bates Motel, Game of Thrones,24

game of thrones season 4

Game of Thrones s4 (♥♥♥♥) De loin la meilleure saison de la série. Après avoir définitivement démontré que tout était possible dans la série, et que la moralité n’avait que peu de place devant l’instinct de survie, les évènements d’importance se succèdent les uns après les autres. Non seulement le sang coule à flot comme jamais cette saison, mais j’ai réussi à me captiver pour presque chaque intrigue, ce qui était loin d’être le cas l’année précédente, où les scènes surabondantes de débauche et la propension à des dialogues inutiles ralentissaient le déroulement des intrigues. A part Danaerys, tout bouge très fortement dans cette 4ème saison. J’ose le parallèle avec la 4è saison de Lost ? On en est au point où on se sent récompensé pour notre fidélité. Tout simplement. Et c’est bien la première fois que j’ai envie de lire la suite de ces aventures sans attendre l’année prochaine. Mais je vais résister, hein.

the good wife 5e18

The Good wife s5 (♥♥♥) Après une saison plutôt déséquilibrée, The Good Wife arrive enfin à montrer une constance dans la qualité des intrigues. C’est sans doute parce que la série ose enfin bouleverser tous ses équilibres : du combat entre les deux firmes aux coups de théâtre dramatiques, de la lutte à mort à une certaine forme de réconciliation, de l’ambition professionnelle au destin politique, d’une vie familiale à une vie solitaire. Et si les seconds rôles (Eli Gold et Kalinda) sont moins employés, au moins ils n’ont pas d’intrigues qui les ridiculisent ou plombent le rythme de la série. Du côté des intrigues judiciaires, les twists prévisibles sont masqués par une virtuosité encore plus accrue dans les dialogues et l’enchaînement des séquences. Les auteurs prouvent ainsi leur maîtrise absolue de la forme, et ne se privent pas non plus d’égratigner les tendances de notre modernisme. Ça ne fonctionne pas toujours (comme avec la NSA), mais la série se permet aussi d’égratigner les séries contemporaines et leur moyen de distribution. Une grande, très grande saison.

nikita 4e01

Nikita s4 (♥♥♥) 6 épisodes pour clore la saga. C’était sans doute pas suffisant vu l’accélération un peu trop importante des derniers épisodes. Mais si l’évolution finale des personnages était rapide (et un peu facile), les enjeux étaient à la hauteur. La série nous a délivré encore quelques bons twists avant de tirer sa révérence. Et elle me manquera terriblement.

arrow 2e01

Arrow s2 (♥♥♥) Sans doute la saison de la révélation. Arrow n’avait pas su développer son intrigue pendant sa première saison, disséminant de ci de là quelques twists et perdant son temps dans des flashbacks redondants. Cette fois-ci, à peu près tous ces défauts ont été retravaillés : les arcs sont bien échelonnés, les enjeux rappelés, et les rebondissements très fréquents. Mieux encore, le final donne une vraie impression de cohérence dans l’univers, en donnant à tous les personnages rencontrés dans la série l’occasion de montrer leur importance. Il y a aussi un rééquilibrage entre la romance et l’action, enfin au profit de cette dernière, qui donne encore plus de rythme au récit. Résultat: une saison surprenante, palpitante, et de très jolies scènes. Qui l’eût cru ? Arrow est vite arrivé à maturité.

the big bang theory 7e06

the big Bang theory s7 (♥♥♥) Si la fin de saison n’est pas aussi tonitruante qu’espérée, le défi était bien de parvenir à maintenir l’intérêt pour cette bande de geeks. Espérons que les auteurs soient vraiment décidés à aller au bout de leurs idées pour le couple Penny/Leonard, parce qu’ils auront quand même plombé un peu quelques épisodes avec leur instabilité amoureuse. Cette saison fut moins bonne que les précédentes, la faute peut-être à une faiblesse dans l’intégration des éléments de pop-culture. On attendait tous davantage de Star Wars, mais les répliques et les situations n’étaient pas à la hauteur des guests. On se consolera avec une évolution régulière du couple Amy/Sheldon qui finit par poser la question apocalyptique (l’intimité et les premiers baisers !), le running gag de Stuart qui prend de plus en plus d’importance, une épisode « alternatif », et quelques bonnes idées (Amy manipulant Sheldon, le « couple » Amy/Raj’, une déclaration drôle et mignonne d’Howard qui scelle un peu plus l’amitié de la bande, et une chasse au trésor bourrée de surprises). Globalement on sent quand même un certain essoufflement à partir de la seconde moitié de saison, avec des répliques en perte de vitesse. Je croise les doigts pour que la série nous revienne en forme !

parenthood 5e17

Parenthood s5 (♥♥♥) Je suis évidemment soulagé car la série obtient sur le fil une dernière saison raccourcie. Il est juste dommage que cette année la famille Braverman a mis une bonne moitié de saison avant de rendre ses enjeux intéressants. Il aurait peut-être fallu rééquilibrer certaines intrigues, car avec Kristina on avait un peu l’impression de perdre notre temps. Je retiens surtout l’idée d’affecter le couple Julia/Joel. Pour arriver à leurs fins, les auteurs ont perdu leur finesse et leur mesure. Alors oui, ça donne de belles scènes, mais on a parfois eu l’impression de ne pas reconnaître nos personnages. Autre constat d’échec : la nouvelle petite amie de Drew, aux antipodes de son caractère. Le résultat montre une alchimie douteuse, et des scenariis répétitifs. Heureusement, sur la fin de saison les scénaristes ont mis de l’eau dans leur vin et redonné beaucoup d’émotion à leur show. De quoi avoir confiance pour la fin de la série.

the walking dead 4e08

The Walking Dead s4 (♥♥) Quelle drôle de saison. On savait déjà que le concept de la série était limité et répétitif, alors pourquoi nous imposer en seconde partie de saison des histoires de fouilles de maisons pour chaque personnage ? Si parfois le résultat est émouvant, la grande majorité du temps on s’endort car l’épisode ne développe qu’une seule idée basique, avec des flashbacks inutiles. Heureusement la première moitié de saison est beaucoup plus intéressante, avec la reconstruction du Gouverneur, et le danger qui rode à l’intérieur et à l’extérieur de la prison. Avec en prime, deux épisodes qui arrivent à faire renaître la tension.

nashville 2e22

Nashville s2 (♥♥) La série apprend-elle de ses erreurs ? Avec un recadrage exclusivement musical, Nashville fait le bon choix. Mais au lieu de développer ses personnages, elle préfère miser sur des rebondissements spectaculaires et de grosses ficelles qui contredisent leurs psychologies (les couples se font et se défont à grande vitesse). Heureusement, de temps à autre, les auteurs reprennent la direction de leur histoire, imposent quelques dialogues émouvants en accord avec leur background, et évitent l’ambivalence. La bonne nouvelle c’est que Juliette confirme son statut de locomotive de la série, avec un personnage complexe et bourré de défauts. La mauvaise c’est que le show met moins en valeur ses morceaux musicaux, poussant un peu plus Scarlett vers la sortie.

Once Upon a Time in Wonderland 1e11

Once Upon a time s3 (♥♥) Avec une saison divisée par deux, laissant la place à deux méchants successifs, on évite la dilution de l’année dernière. Tant mieux. Si j’ai réussi à faire mon deuil du côté puzzle de la série, cette saison m’aura au moins prouvé que le show avait encore des choses à dire, avec une solide réécriture de personnages pour les inscrire dans la mythologie, et de beaux moments d’émotion. Hélas, ça n’efface pas la stupidité de leurs comportements, et cette impression récurrente de flottement.  Enfin, on peut blâmer l’inutilité de certains personnages (Robin des Bois, vraiment ?).

the americans 2e13

The Americans s2 (♥♥) Le manque de tension et d’enjeux dans cette saison n’est pas rassurant. Les auteurs savent-ils vraiment où ils vont ? Si je pouvais pardonner une première saison maladroitement écrite, je peux difficilement fermer les yeux sur ces innombrables séquences finales ressassant encore et toujours la même idée. Pire encore, j’ai essayé de croire à un vrai développement de Paige, avant de comprendre qu’il ne s’agissant encore et toujours qu’un moyen de remplir les meubles. Le season finale a beau essayer de changer ce statu quo, ma confiance en l’avenir est limitée.

bates motel 2e10

Bates Motel  s2 (♥♥) Que de temps perdu en début de saison ! On a oublié ce qui faisait l’essence de la série, le couple Norman/Norma et toute la dangerosité de notre héros au profit d’intrigues soap dignes d’ABC Family. Heureusement, progressivement, la vraie nature des personnages ressort, et avec elle renait une certaine tension. La saison se paye même le luxe de l’explication de la psyché de Norman Bates, avec des séquences magnifiques. Ouf !

elementary 2e12

Elementary (♥♥) Quelle déception ! Dès la seconde saison, le show s’essouffle considérablement, avec des intrigues policières directives, laissant beaucoup moins de place au raisonnement. Il en résulte un show beaucoup moins « brillant », et presque paresseux par moments. De ci de là, d’excellentes enquêtes réveillent encore le téléspectateur, mais cette saison cumule les maladresses, avec des arcs tout simplement soporifiques et prévisibles. On se consolera avec l’importance que prend Watson dans la série, mais il est urgent de redresser la barre, sinon la série deviendra rapidement un show policier « banal ».

raising hope 4e16

Raising Hope (♥♥) Cette dernière saison en compagnie de la famille Chance aura été nettement moins drôle que les précédentes, la faute à une créativité en berne (Et Greg Garcia parti sur The Millers ?). Il faudra attendre les deux-tiers de la saison pour retrouver un peu de mordant et de folie. Et malheureusement la fin de saison n’a pas été aussi bonne qu’espérée, avec des mécanismes usés. Néanmoins, la série garde une place très importante dans mon cœur de sériephile, et figure sans doute possible dans mon top 10 des meilleurs comédies américaines.

devious maids s2

Devious Maids () Plus drôle que Desperate Housewives, la série m’avait agréablement surpris l’année dernière. Cette seconde saison est certes mieux écrite sur le plan des rebondissements, mais elle accorde une part de plus en plus importante à des mystères qui sont loin de me passionner. Je soupçonne aussi la série de déséquilibrer les rôles masculins, ce qui rend le visionnage plus fastidieux. Bref, ce qu’on gagne en rythme, on le perd en humour. C’est dommage mais heureusement la série reste un bon petit plaisir estival. Il ne lui manque que quelques coups d’éclats pour qu’elle puisse passer à la postérité. Chaque épisode, c’est pareil : sympathique, mais jamais marquant. D’où sa notation ici.

2 broke girls s3

2 Broke Girls () La rupture. Je peux fermer les yeux sur des moments de fatigue, où les répliques se font moins trash et plus plates, mais la constante médiocrité des échanges m’aura agacé. Et puis surtout, la série s’adjoint un guest insupportable, qui plombe définitivement toute envie de lancer un épisode. J’aurai tenu jusqu’à la fin de saison, mais je n’irai pas au delà.

24

24 () (Critique au 8è épisode) Le retour de la série était loin d’être indispensable, et j’ai vite retrouvé tous les mauvais mécanismes de la série. Le seul vrai bonus de la saison ? Yvonne Strahovsky, crédible dans l’action. Pour le moment. Car je crains le pire. Au bout de 8 épisodes, le bilan reste catastrophique, avec une Chloé encore plus insupportable (merci le maquillage !) et un Jack Bauer qui se fait terriblement vieux. Mais au moins, grâce aux drones, on a des séquences jeu vidéos plus rigolotes que le piratage de centrales nucléaires ou un énième virus tuant la moitié de la planète sauf notre héros. Vivement les drones moustiques pour la 10è saison.

greys anatomy s10

Grey’s Anatomy () Ça fait longtemps que je n’espère plus rien de la série, et cette saison fut douloureuse pour moi. A son terme, je perds l’unique personnage qui me donnait encore envie de revenir. Parce que ça fait bien longtemps que le reste du cast m’est devenu impossible à tolérer, que la partie comédie s’essouffle et que les intrigues médicales n’ont plus grand chose d’intéressant à dire. J’ai pendant un temps jeté mes espoirs sur l’innovation et la recherche, un beau sujet qui finit piétiné par les ambitions personnelles, après avoir passé du temps à nous faire croire en un progrès scientifique qui améliorerait le sort des malades. Comme si les simples considérations éthiques de la recherche ne valaient pas le coup d’être développées…. Quant aux histoires d’amour dans le service, elles n’ont plus grand chose de passionnel. Boring !

dexter

Dexter (0) Après un final qui loupe le coche sur à peu près tous les plans possibles, difficile d’avoir envie de faire le bilan sur cette saison. La série n’avait plus rien à dire, et se contentait de mise en scène violentes et d’une voix off pour ranimer le téléspectateur. La psyché du héros était bancale depuis la première saison, mais il y avait encore moyen de sauver les meubles.. Une bonne grosse gifle à tous les sériephiles assidus et fidèles.

Homeland s3

Homeland (0) Pouvait-on faire pire ? Hélas oui. Les derniers épisodes montrent le visage d’une série qui s’est embarrassée pendant 3 saisons avec des intrigues inutiles (de la famille entière de Brody qui n’a pas de conclusion, à l’histoire d’amour avec Carrie qui ne donne aucune émotion). Homeland ne doit sa survie que grâce à ses acteurs et quelques rares moments d’action imprévisibles. Surestimée, comme 24, dites-vous ?

 

Quelques mots sur…

how i met your mother

la fin d’How i met your mother : J’ai la chance d’avoir abandonné la série vers la 7è saison, découragé par le fait que les auteurs tiraient sur la corde, avec des allers-retours incessants sur le couple Ted/Robyn. J’ai détesté l’évolution de Barney (qui perdait tout son intérêt dès lors qu’il n’était plus un dragueur). Sa fausse évolution n’était là que pour faire tenir la série plus longtemps. Alors quand le final revient exactement sur la base de la série, et ses premières années, pour ma part, je suis heureux. En ce sens mon visionnage interrompu m’a permis de retrouver ce qui m’avait plu. Et même ce twist final était plutôt rigolo. Montrer que l’obsession de Ted n’était pas d’expliquer qui était la mère, c’était plutôt malin et je ne l’ai pas du tout ressenti comme une gifle. Bref, plutôt agréablement surpris par ce final émouvant. En gros, Il faut regarder les 4 premières saisons de la série et le final. Ça me va.

mentalist

la fausse dernière saison de Mentalist : J’ai regardé quelques épisodes par intermittence, pour avoir le dernier mot sur Red John. Mais si la mise en scène essaye de faire monter la tension sur sa révélation, la série souffre toujours de ses énormes tics qui auront rendu progressivement son visionnage insupportable. Au final, quand la page se tourne, on est plutôt soulagé, avec l’envie de voir comment les auteurs vont pouvoir rebondir. Hélas, le changement de décor n’affecte en rien le comportement du héros, et les dialogues en viennent même à le surligner (6.11). Ben oui, Patrick Jane, pourquoi tu n’en fais qu’à ta tête au lieu de partager ton unique plan ? Quant au (faux) final, il laisse un sentiment mitigé . Sur le fond, l’épisode divisera les shippers mais l’émotion était tout de même là, malgré quelques impressions de malaise. Le show a-t-il encore quelque chose à dire ? J’en doute.

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2012, une année séries bien remplie – partie 1 : fictions occidentales

tv

Pas facile de résumer 2012, tant il s’est passé des choses devant mon petit écran. J’ai donc décidé, pour des raisons de lisibilité, de séparer les fictions occidentales des asiatiques. A contrecœur. Parce que s’il y a bien un vœu à faire pour 2013, c’est que la communauté sériephile prenne le temps de regarder ce qui se fait dans ces deux mondes.  Parce que ça me désole toujours autant de lire des livres sur « les meilleures séries » alors qu’ils ne font mention que de séries américaines voire, dans le meilleur des cas, que de fictions anglophones.

N’hésitez donc pas à lire l’autre partie de ce bilan. Ou mieux encore, allez faire un tour chez Livia, Lady ou Kerydwen.

Cette année 2012 fut pour moi la fin de la pseudo-suprématie culturelle américaine en matière de fiction télévisuelle (cela ne se voit pas trop dans les statistiques de visionnage en fin d’article, je vous l’accorde mais vous n’avez pas encore lu la deuxième partie du bilan). Pour moi, il y a de quoi se réjouir, car ma télé s’enrichit de jour en jour (Pardon Livia, c’était trop tentant).

Les revenants

D’abord, la fiction française lève la tête. Enfin. Je suis sans aucun doute mal placé pour en parler, puisque j’ai longtemps résisté à son appel. Mais à force de tentatives plus ou moins fructueuses (Ainsi soient-ils étant l’exemple d’une ambition détournée, Fais pas ci fais pas ça l’exemple d’une comédie qui s’épuise), nous avons eu notre perle, à nous sériephiles franchouillards. La fiction « Les revenants » fut la démonstration claire, limpide, qu’une fois débarrassée de ses oripeaux sociologiques, et construite dans un cadre rigide, une série française pouvait réussir. La fiction de genre nécessitait ambiance, mystères, personnages ambigus, révélations surprises, émotion… Autant d’éléments qui ne pouvaient cohabiter sans une écriture parfaite, réfléchie, posée. C’est ce requis là qui a conduit les auteurs à se surpasser. Et vous avez remarqué ? Pour une fois dans une fiction française on parle davantage du scénario que des acteurs ou du contexte social. Un signe, sans doute.

borgen saison 2

Ensuite, les fictions européennes prennent de l’envergure. On a un poil de retard sur les diffusions, mais grâce à Arte, nos soirées sont de plus en plus belles. Évidemment je pense d’abord à Borgen (bien que j’ai détesté l’orientation prise à la fin de la seconde saison). La fiction politique, tant qu’elle n’est pas idéalisée, permet surtout de comprendre l’arbitrage de nos dirigeants, qu doivent choisir entre leurs valeurs et le pragmatisme de l’instant, entre leurs ambitions politiques et leurs vies personnelles. Et la fiction danoise, bien que prenant des raccourcis, avait jusqu’alors parfaitement su le montrer, tout en n’oubliant pas de développer l’aspect émotionnel.

akta manniskor

Autre coup de cœur, Äkta Människor, série suédoise de science fiction où les robots à apparence humaine partagent notre vie. Ce qui frappe outre l’utilisation adéquate et non ostentatoire d’effets spéciaux, c’est comment la fiction arrive à mélanger conflits éthiques et suspense. La trame est rigoureuse, captivante, émouvante. Même si quelques épisodes sont un peu en deçà niveau rythme, le puzzle est bien conçu, et les rebondissements bien amenés. Une réussite.

gran hotel

Je n’ai pas eu l’occasion d’en parler sur ce blog, puisque je comptais organiser prochainement une quinzaine spéciale séries du monde (vu que Srugim fut une jolie découverte), mais je tenais quand même à parler de la première saison de Gran Hotel, la fiction espagnole que les critiques aiment à rapprocher de Downton Abbey. Que nenni. La série est bien plus drapée de mystères, secouée d’un bout à l’autre de rebondissements. On a beau lui reprocher son manque de cohérence (et son héros qui peut se balader n’importe quand), elle a su multiplier les personnages ambigus, aux comportements douteux, pour en faire une saga policière. Ce n’est pas non plus toujours bien joué – ce qui fait que la romance ne fonctionne qu’à moitié – mais on se prend rapidement au jeu. Et puis, le final est vraiment osé (et frustrant !). A quand une diffusion de la seconde saison en France ?

downton abbey 3

Enfin les séries britanniques continuent leurs percées chez moi et j’ai même découvert – tardivement hélas, mais avec délice – les adaptations télévisuelles des romans de Jane Austen. Downton Abbey est toujours la figure de proue bien sûr, avec une troisième saison bien mieux écrite que la seconde. Je ne suis pas sûr que la série résiste à la transition et à la modification du casting lors de la prochaine saison, mais en tous cas l’équilibre était là, même si j’ai eu peur par moment d’avoir des redites. Downton Abbey était captivante, charmante, (et tragique !) cette année. Enfin le Sherlock de Moffat s’est révélé particulièrement brillant, et encore plus convaincant pour cette seconde saison, grâce notamment à un Moriarty exceptionnel. On fait tellement de compliments sur Cumberbatch que l’on en oublie parfois Andrew Scott. Le plus dur, c’est d’attendre la suite.

Il y a aussi des essais non transformés. Au Canada, la série de science-fiction Continuum, par exemple, m’a paru bien trop générique et bien trop orientée action par rapport à son potentiel.

Abordons maintenant les fictions américaines. Chaque année, insidieusement, une question me taraude : était-ce vraiment moins bon que l’année dernière ? A force de parler de ce fameux déclin qualitatif, où puis-je me situer ? Oui, je trouve les séries américaines de plus en plus génériques, formatées, sans showrunner, sans vision. La plupart des nouveautés se calent sur des pitchs qui voient leur potentiel fondre comme neige au soleil au fur et à mesure des épisodes. Je peine donc à trouver des remplaçants dignes de ceux qui nous ont quitté cette année.

house

House tout d’abord. Je ne vais pas refaire l’éloge de la série, mais les networks vont avoir du mal à lui trouver une descendance. Que ce soit du côté de la comédie avec Animal Practice ou du côté médical avec Emily Owens MD (certes, cette dernière lorgne carrément sur Grey’s Anatomy).

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Boss, ensuite. Que Starz n’ait pas obtenu l’audience qu’elle souhaitait est une chose, mais ce qui me cause le plus de chagrin c’est que son annulation passe à ce point inaperçue. Je suppose qu’il faudra attendre quelques années et quelques commentaires dithyrambiques sur les dvds pour que l’erreur soit réparée comme The Middleman ou Firefly.

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Chuck, enfin. Trouvez moi une nouvelle fiction mélangeant action comédie et romance à la télévision américaine ! C’est un peu comme si le genre avait disparu, broyé par des fictions déprimantes qui se prennent bien trop au sérieux. (Heureusement Nikita (et Birkhoff) sont encore là même s’ils ont moins la forme).

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Pourtant, peu à peu, le soap renaît. Depuis Revenge, succès surprise de la saison passée, on sent que le feuilletonnant n’a pas dit son dernier mot devant l’avalanche de séries policières. C’est en soi, une bonne nouvelle. Dommage que cela ne se concrétise pas (cf Deception, la bien nommée). En attendant, peut-être que le public reviendra vers Parenthood, qui connait une magnifique quatrième saison. Et ce n’est pas seulement grâce à Monica Potter.

big bang theory 523

J’ai plus d’inquiétude pour les comédies. Ne vous inquiétez pas, c’est récurrent chez moi. Je crois que je me suis jamais réellement remis des années 90, où Frasier, Seinfeld et Friends rivalisaient d’ingéniosité. Le changement d’époque, je le vis mal. Les sitcoms traditionnelles sont de plus en plus écartées, pour une mauvaise raison. Selon moi ce n’est pas la théâtralité qui gêne le rire, c’est l’absence de dialogues inventifs et percutants (évitons aussi le surjeu de Malibu Country s’il vous plaît !). Et je reste profondément attaché à ce système. Voilà pourquoi, au fond, Suburgatory, Don’t Trust the Bitch in Apartment 23 n’ont pas réussi à rester dans mon cœur, comme tant d’autres comédies single-camera. Cette saison, Go On a beau avoir Matthew Perry, The Mindy Project a beau avoir Mindy Kaling, tous ces shows sympathiques au demeurant très egocentrés n’ont pas le percutant attendu, même si ceux-ci compensent par une note émotionnelle. Inévitablement je reviens vers les sitcoms traditionnelles comme Big Bang Theory, qui fait une saison presque parfaite (on aurait pu croire que le show s’essoufflerait à la sixième saison, c’est tout le contraire). Même 2 Broke Girls est en train d’achever sa maturation, avec des gags un peu plus travaillés et un esprit jusqu’auboutiste qui lui va très bien. Seule exception notable : Raising Hope, toujours largement sous-estimée sur la toile, a contrario de Community. (Je sens les critiques, mais qu’y puis-je si je trouve que Raising Hope est à la fois créative et drôle alors que Community n’est que créative ?)

Alors, quelles nouveautés retenir (séries ayant commencé en 2012) ?

bunheads girls

Bunheads. Diffusée cet été, la série m’a rappelé en quelques secondes à quel point Gilmore Girls me manquait. On retrouve toute la verve, toute la fantaisie de Sherman-Palladino. C’est pas toujours parfait, mais c’est drôle, tendre, émouvant. Et elles se font rares les fictions qui jouent avec votre cœur.

newsroom jeff daniels

The Newsroom. Aaron Sorkin n’a pas vraiment changé sa recette, et j’ai vraiment du mal avec son côté rigide et démonstratif à l’excès. Toutes ces facilités scénaristiques, ces personnages trop certains de leur supériorité intellectuelle, sont autant de raisons qui auraient pu me faire fuir. Tout comme je me suis demandé pourquoi Sorkin n’a pas voulu faire une vraie fiction politique plutôt que de se cacher derrière le faux-argument journalistique. Mais j’en garde néanmoins un bon souvenir, car j’aime les fictions passionnées, dirigées. Et le débat pseudo-féministe ne méritait pas tant de buzz négatif.

smash 115

Smash. Ça va peut-être surprendre. Mais j’ai pris plaisir à revoir certains épisodes avec mon épouse. Si l’aspect soap est lourd et fonctionne très mal, je reste subjugué par les numéros musicaux et le duo d’interprètes féminins. Même au second visionnage.

touch 112

Touch. Là aussi, parmi les nouveautés de 2012, Touch sortait du lot. Avec son aspect « puzzle humaniste », la série avait réussi à me convaincre avant de me faire douter vers la fin de la première saison. Elle était devenue prévisible, et sa mythologie n’était guère attrayante. J’espère une meilleure reprise.

elementary 109

Elementary. Celui-là, je ne l’ai pas vu venir (tout comme j’avais pas vu que Last Resort se transformerait en daube). Mais comme la plupart des shows policiers sont en déclin, c’est agréable de retrouver des épisodes bien ficelés, avec une enquête multipliant les twists et les raisonnements. C’est un peu dommage de voir Watson de plus en plus mis sur le côté, cependant.

arrow stephen amell

Je mise aussi quelques espoirs sur Arrow. La série du vigilante a un peu de mal à mettre la troisième vitesse et s’embourbe un peu, mais le personnage principal reste intéressant. La mythologie continue de se développer et tant mieux. Espérons que l’aspect soap restera minoritaire.

nashville clare bowen

Autre petite surprise : Nashville. La série suscite beaucoup de controverses, mais le charme opère sur moi, là encore grâce à un développement lent des personnages (on est pas dans Melrose Place) et à l’ambivalence du personnage de Hayden Panettiere. La série cherche l’émotion, notamment au travers de ses chansons country, et j’ai vraiment craqué pour le duo Bowen/Palladio. Dommage que la partie politique soit aussi ennuyeuse.

underemployed

Enfin, j’ai failli évoquer Underemployed, la série pour ados de MTV (Eh oui !), mais les derniers épisodes ont pris un virage un peu trop serré, avec la question de l’infidélité. J’espère que le show arrivera à surmonter cet obstacle car la série m’est toujours très sympathique. Quant à Veep, après de multiples hauts et bas, j’ai failli par lâcher prise. Veep, c’est l’exemple parfait du mockumentary qui ne fonctionne que sur son principe de moquerie et qui est incapable d’inventer d’autres gags. J’appelle ça du remplissage.

D’autres shows plus anciens sont en perte de vitesse.

the mentalist 421

Mentalist a trop tiré sur la corde et les énigmes sont de plus en plus lamentables. Once Upon A Time a préféré jouer avec un « monster of the week » plutôt que de semer des indices sur les contes dont elle s’inspire, et elle a très mal utilisé ses figures emblématiques (les personnages semblent avoir perdu toute cohérence). Enfin, Nikita a simplifié ses enjeux au point de perdre tout suspense (où sont les retournements de table ?).

Fort heureusement, d’autres séries relèvent la tête.

walking dead 304

The Walking Dead d’abord. Après une deuxième saison calamiteuse, voilà enfin la peur qui resurgit, avec son lot de rebondissements. Une résurrection. C’est aussi le cas pour Dexter. Trois bons choix sont à l’origine de cette renaissance : Deb’ qui apprend la vérité sur son frère, cela a permis de faire évoluer le personnage, Yvonne Strahovski est peut-être la meilleure guest de la série car son personnage permet de faire comprendre à Dexter ce qu’il est réellement, et enfin l’intrigue du « méchant » a su prendre des virages complètement inattendus. Autre surprise, Grey’s Anatomy est en train de revenir lentement dans la course. On est toujours loin de la qualité des premières saisons, mais le ton est nettement plus équilibré. Peut-être arriverais-je à m’enthousiasmer de nouveau ?

Quelles valeurs sûres ?

Au milieu de ce chantier, rares sont les séries qui résistent.

good wife 322

The Good Wife avait fait un début de saison assez catastrophique (avec une histoire répétitive et soporifique pour  Kalinda) mais elle s’est bien relevé depuis en se concentrant sur ce qu’elle sait faire : de très bonnes intrigues judiciaires.

the big bang theory 524

Big Bang Theory fait mieux que résister. La série a réussi l’exploit de s’améliorer une fois de plus, grâce à des épisodes de plus en plus denses et bien écrits.

raising hope 219

Raising Hope, également, parvient à délivrer son quota de loufoquerie et de rires de manière quasiment constante.

Mes Statistiques

Il ne fait nul doute que ma consommation télévisuelle a augmenté cette année. Malgré mes efforts pour diminuer les fictions américaines, je reste encore happé par les évènements que sont les upfronts et les diffusions des pilotes. Peut-être au fond, parce que j’ai toujours envie de retrouver les sensations d’il y a quelques années.

Côté USA, j’ai suivi cette année (hors pilotes uniquement qui sont aux alentours de 19) :

Partiellement (abandons en cours de route) (8) : Don’t trust the bitch in apartment 23, Person of interest,The River, Prime Suspect, Pan Am, Suburgatory, How i met your mother s7, Modern Family s3,

Intégralement (36) : Once upon a time, Boss, Homeland, Touch, Smash, Girls, Veep, 2 Broke girls, Ringer, Awake, Best Friends forever, Chuck, House,  Nikita, Raising Hope, The Big Bang Theory, Parenthood, The Mentalist, Game of Thrones, Grey’s Anatomy, Fairly Legal, The Walking Dead, Dexter, The Good Wife, 666 Park Avenue, Go On, The Mindy Project, Arrow, Elementary, Homeland, Last Resort, Nashville, Underemployed, Bunheads, White Collar, The Newsroom…

J’ai donc vu défiler environ 63 séries américaines différentes.

Ce qui a changé, c’est que j’ai réussi à trouver un peu plus de temps pour voyager, avec les fictions européennes évoquées tout à l’heure, mais aussi avec les fictions asiatiques. Bref : un peu plus de fictions américaines, beaucoup plus de fictions européennes, beaucoup plus de dramas coréens, et un peu plus de dramas japonais. Va falloir laisser refroidir la télé, je sais.

Évènements marquants

chuck finale

Comme souvent dans ce genre de cas, j’ai tendance à privilégier les fins de série qui sont chargées en émotion. J’ai adoré celle de Chuck, parce qu’elle véhicule un joli message en plus de boucler parfaitement la série.

Quelques scènes (spoiler – free) : Sasha dansant sur Istanbul (Not Constantinople) (Bunheads), Amy soignée par Sheldon (Big Bang Theory), le départ de Haddie (Parenthood), la vitre qui se brise sous le poids d’un personnage (final de Nikita s2), le groupe pénètre dans la prison de façon méthodique (The Walking Dead), Tyrion organise la résistance de la ville (Game of Thrones), Dexter succombe aux charmes d’Hannah (Dexter), un personnage se fait tirer dessus (Boss), …

Pas de top ici (puisqu’il semble que ce soit la coutume), je fais mes statistiques en fin de saison chaque année, rendez-vous au mois de Mai-Juin 2013.

La seconde partie de ce bilan de l’année 2012 – consacrée aux séries asiatiques -sera publiée prochainement, très probablement après le jour de l’an. Elle est encore en cours d’écriture vu les récents évènements dans ma vie privée.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et à bientôt pour la deuxième partie.

Bilan de la saison 2010-2011 (USA)

Avec beaucoup de retard, voici donc mon bilan de la saison télévisuelle américaine passée. Un bilan qui m’a posé beaucoup de problèmes. D’une part, parce que ça fait maintenant plusieurs mois que les séries des networks ont achevé leur diffusion. Je pensais écrire ce bilan bien plus tôt, mais ma vie personnelle a pris le dessus. Du coup, j’ai du faire avec mes souvenirs et mes notes.

D’autre part, parce que, comme le soulignaient beaucoup de mes confrères, la saison n’a pas été très enthousiasmante. Verre à moitié vide ou à moitié plein ?

Enfin, j’avais l’impression de vous avoir déjà dit l’essentiel de mes impressions pendant la saison écoulée. Et pour une fois, j’ai écrit beaucoup moins de bilans pour les différentes séries (n’hésitez pas à cliquer sur les liens des séries ci-dessous, ils vous amèneront vers ma critique). Je vais donc tâcher de vous dire mes impressions.

  • Pas convaincu par le pilote :

Hellcats, shit my dad says,Mike and molly, no ordinary family, my generation, detroit 1-8-7, undercovers, the cape, perfect couples, harry’s law, mad love.

Dans la liste de mes attentes la saison passée, aucune de ces série n’était dans le top 20. No ordinary family avait un pilote tellement désastreux (et heureusement vu en avance) qu’il est sorti du classement, celui-ci à peine terminé. Je ne vais pas revenir sur les raisons de leurs échecs à mes yeux, il suffit de lire les critiques correspondantes. Ce ne fut pas l’année des super-héros, en tout cas.

  • Je suis allé plus loin mais j’ai abandonné :

Outsourced, Lone Star, Episodes, Mr Sunshine, Happy Endings.

J’ai essayé de donner leurs chances à quelques séries comiques, mais j’ai constaté là aussi un manque flagrant d’écriture. Mr sunshine en est le parfait exemple, il ne s’y passe rien de drôle. Happy Endings a choisi la voie du délire entre amis, ce qui aurait pu être rigolo si j’étais encore en âge d’errer sur les campus américains (centrer un épisode sur le paintball je veux bien, mais Community a prouvé qu’on pouvait utiliser cette « arme » pour en faire des parodies). Enfin j’ai désespérément tenté de m’accrocher à Outsourced mais rien à faire, le choc multiculturel n’était pas aussi drôle que prévu, se moquer de la cuisine indienne et des gadgets débiles américains, bof, bof…  Lone Star est un cas à part puisque j’ai vraiment aimé, mais vu son annulation précoce, j’ai décidé de ne pas poursuivre l’expérience. Le syndrôme du cœur brisé, non merci. Enfin Episodes n’a pas su décoller, avec de gros problèmes de rythme et de contenu.

  • Une moitié de saison :

The Event, Hawaï 5-0, Running Wilde, The Boardwalk empire, Community s2.

Commençons par le cas de Community. Suite à un rattrapage, et convaincu finalement par certains excellents épisodes parodiques, j’avais décidé de donner une seconde chance à la série, en espérant que la deuxième saison soit mieux écrite au niveau des personnages, et surtout plus drôle. Il n’en a rien été. Community excelle parfois dans les parodies, mais le reste est à jeter : le développement des personnages vire au n’importe quoi, la créativité masque difficilement un mauvais scénario, bref, le délire créatif a ses limites, et Community le démontre trop souvent. Du coup je ne suis revenu que pour le paintball (en deux épisodes), très sympathique cela dit.

The Event était l’une de mes séries les plus attendues en début de saison. J’étais très enthousiaste, même, au vu du pilote. Et puis le scénario a préféré se focaliser sur les rebondissements improbables façon 24 plutôt que de construire une mythologie efficace. Du coup on se désintéresse progressivement du sort des personnages qui agissent sans raison valable (la palme revenant à Thomas), et je ne suis pas revenu après la coupure en début d’année.

Hawaii 5-0 m’a beaucoup plu… au début. J’ai adoré revoir un duo à l’ancienne, qui cabotine, s’engueule, s’envoie des piques en permanence, l’action était au rendez-vous, et le cast sympathique. Malheureusement tout s’effondre quand le show cherche à développer ses personnages en leur inventant un passé inintéressant au possible. Le cabotinage parti lui aussi, il ne restait plus que des enquêtes policières menées tambour battant, et la promesse d’un Némésis charismatique. Je n’ai pas eu le courage de continuer après la pause hivernale.

Running Wilde, malgré toute la sympathie que j’avais pour le cast et la prod’, n’a pas fonctionné. L’alchimie était bancale, les gags et le schéma de l’épisode répétitif, et quand tout devient prévisible, le rythme apparait bien trop lent. Un beau gâchis.

Enfin, Boardwalk Empire. Si j’ai été charmé par la reconstitution, le casting, je me suis aussi assoupi plus d’une fois devant les épisodes. Un manque d’action et de rebondissements assez flagrant, un manque d’attachement aux personnages aussi, ce qui fait que les enjeux de pouvoir me sont passés par dessus la tête. Je comptais reprendre, mais finalement j’ai eu d’autres priorités.

  • Une saison décevante :

The Walking Dead, Dexter s5, Off The Map, Grey’s Anatomy s7.

J’ai déjà dit beaucoup de choses sur Walking dead : cast bancal et peu attachant (développement des personnages nullissime), ambiance apocalyptique et pessimiste qui n’apparait que rarement, inconstance du ton de la série héritée d’une réalisation cinématographique, et discours scientifique réduisant à néant toute possibilité de questionnement métaphysique. Je regarderai tout de même le début de la deuxième saison, pour voir si les derniers changements opérés à la réalisation et au budget vont faire des miracles (car, parfois des coupes budgétaires peuvent forcer des huis-clos angoissants).

La saison 5 de Dexter a été un beau ratage. La fin de saison 4 aurait du être un vrai bouleversement pour la série. Il n’en a rien été. Pire, les scénaristes se sont embourbés en jouant la surenchère : mettre Dexter dans des situations les plus dangereuses possibles pour qu’il s’en sorte in extremis, au mépris des lois de la physique, et de l’intelligence de ses collègues. Dexter n’est plus méticuleux mais juste horriblement chanceux. Et encore ce ne sont pas des miracles qui lui permettent de sauver sa peau, mais des entorses à la réalité des personnages, qu’ils soient tueurs ou flics. La seule bonne nouvelle aura été l’apparition de Lumen, mais l’idée n’aura pas été exploitée correctement, et comme toujours il a fallu faire un reset à la fin de la saison. De quoi jeter sa télécommande…

J’ai voulu croire en la nouvelle série Off the Map, je l’admets. Seuls certains personnages avaient du potentiel, et encore, ils ont mis du temps à nous le faire deviner. Mais pire encore que le développement des personnages, je crois que ce qui a coulé la série c’est la surenchère, ce besoin de faire du spectacle au milieu de la jungle au lieu de profiter de son thème : soigner avec les moyens du bords, replonger dans les débuts de la médecine, ça ça m’aurait plu !

La saison 7 de Grey’s anatomy a été une grande désillusion. Après un final aussi percutant en saison 6, j’attendais des conséquences. Au lieu de cela, les personnages choqués ont tous un déclic salutaire et improbable qui leur permet de retourner à leur vie sans dommages. Tous, sauf Christina, et son long, très long rétablissement (inexplicable encore à ce jour) me fut insupportable. Christina la compétitrice, c’est l’âme du show, la seule vraie raison de revenir chaque semaine. Christina absente, il a fallu se focaliser sur les autres intrigues, et les scénaristes ont réussi en peu de temps à me faire détester le couple Arizona/Callie, dont les rebondissements sont dignes des plus mauvais soaps (et l’épisode musical est une véritable aberration). Et, ce qui est bien pire finalement, c’est que j’ai eu l’impression cette saison d’avoir perdu tous les personnages de la série : Grey qui était intelligente agit n’importe comment, Christina ne sait pas ce qu’elle veut, et évidemment on nous invente de nouvelles romances coucheries… Ma seule maigre consolation : voir April prendre peu à peu un peu de place dans la série, mais pour quelles minables intrigues !! Autant dire que je n’attends plus rien de la série désormais.

  • En dents de scie :

How i met your mother s6. J’ai été surpris d’apprécier quelques épisodes de la série cette saison. Certains sont vraiment drôles, (eh oui, j’ai eu peine à y croire). Mais ma plus grande déception vient de l’histoire entre Ted et Zoey. On nous présente cette dernière comme idéale (et possible réelle « mother »), l’alchimie vient enfin malgré un scénario centré sur un combat entre la démolition et la conservation d’un taudis, et … patatras, on nous dit que non, mais que si, et puis finalement on nous montre la rupture. Tout ça pour ça ? Une fois de plus le show tire sur la corde. Seule évolution des personnages : celles de Lily et Marshall pour une histoire de procréation bien prévisible, et un décès bien peu émouvant. Quant à Barney, si on l’a partiellement récupéré cette saison, les dernières images font assez peur…

  • Pas mal :

Modern Family s2, The mentalist s3, V saison 2, Fairly legal s1.

La deuxième saison de Modern Family a été sur la même lignée que la précédente : lorsque les intrigues font croiser les différentes familles pour une catastrophe imminente, le show est jubilatoire, sinon, il faut se contenter de tranches de vie pas toujours très drôles, mais l’ensemble est suffisamment sympathique pour qu’on s’attache aux personnages. Excepté Claire qui cette saison, une fois encore, m’a passablement énervé.

The Mentalist a eu une assez bonne saison, remplie à la fois par un arc passionnant et quelques épisodes plutôt bien trouvés. Malheureusement la résolution des intrigues est de plus en plus figée : Simon fait toujours peur au coupable pour qu’il soit obligé de se démasquer. Restent les personnages, et j’ai été plutôt content : la romance Rigsby/Grace est toujours d’actualité, Lisbon a également des scènes inattendues,… Bref, ce fut plaisant, jusqu’au coup de théatre final. Et là, je dois dire que je suis épaté par les scénaristes, non pas sur la manière bien trop facile et prévisible de résoudre l’affaire, mais sur le geste final de Patrick Jane. J’ai vraiment envie de voir comment la série va continuer.

Dois-je revenir la deuxième et dernière saison de V ? Raccourcie, rythmée, avec de nombreux rebondissements, la série a su redevenir intéressante malgré ses personnages girouettes. On demandait un peu plus de noirceur, on en a eu. Mieux que ça, le final est tout simplement jouissif, les scénaristes se sont lâchés, et la je me souviendrai longtemps de certaines scènes. La série ne volait pas haut c’est sûr, mais j’aurai bien voulu avoir une troisième saison juste pour voir où ils auraient pu aller. Dommage.

Fairly Legal fut une agréable surprise. Alors que les séries judiciaires ne nous montrent que des affaires pénales, la série se focalise sur la médiation. Mais au lieu d’être plus humaniste, le divertissement se cantonne au registre de la légèreté. Les affaires se règlent au dernier moment, sans parvenir à être émouvants. En fait l’essentiel du charme de la série, c’est Sarah Shahi, qui pétille et emporte tout sur son passage. On regrettera le manque d’approfondissement de l’arc principal sur son père, ainsi que le manque d’épisodes évoquant le statut de sa belle-mère, personnage pourtant très intéressant. On verra si cette série rafraichissante pourra mieux développer ses atouts la saison prochaine.

  • Une saison qui va crescendo :

Chuck s4, Parenthood s2.

Chuck a commencé sa saison en changeant de ton, ce qui m’a fortement destabilisé. Je ne retrouvais plus l’efficacité du cocktail action/romance/humour de la série. L’humour était devenu lourd, comme l’hommage à Freddy Krueger. Et puis, peu à peu, l’esprit de la série est revenu, en même temps que les arcs de la saison prenaient place. Et quels arcs ! Je dois dire que j’ai particulièrement apprécié ces histoires autour de la maman de Chuck et de Volkoff. L’occasion d’avoir les deux meilleures guest de la série (mis à part Scott Bakula bien sûr) : Linda Hamilton et Timothy Dalton. Ce dernier a su cabotiner pour mon plus grand plaisir. Et sans parvenir au niveau des premières romances de la série, le couple Sarah/Chuck a su rester lui-même. Moins d’émotions, plus de rebondissements, certes, mais dans l’ensemble j’ai été ravi de l’arc sentimental de la saison. Enfin, les autres personnages ne sont pas oubliés, et j’ai beaucoup aimé le trio Morgan/Casey/Alex. Et pour la seconde partie de la saison, j’ai été entendu : Jeffster, devenu pénible, a été moins présent. Enfin, je suis très heureux du sort réservé à tous ces personnages en fin de saison (y compris pour Morgan, je trouve que c’est une riche idée), et j’ai vraiment hâte de les retrouver.

La saison 2 de Parenthood a également mis un peu de temps pour démarrer. Il n’était pas évident de retrouver des histoires intéressantes pour la famille Braverman. Mais peu à peu, une fois encore, la justesse du ton l’a emporté. Et j’ai été conquis par la sincérité dégagée lors des difficultés de Julia, par exemple. Rien d’innovant, évidemment, mais le travail des acteurs et leur approche font de cette série un véritable petit moment de bonheur à partager le soir. J’ai été touché par Haddie qui essaye d’avoir une vie adulte, par Amber qui échoue lamentablement, et même Crosby a su emporter mon adhésion. Ce n’était pas gagné, vu son comportement, mais la série a vu juste : il n’y a pas qu’un seul fautif. Enfin, sa quête pour reconquérir sa belle fut à la fois émouvante et agaçante. Et si Jabbar et Max sont énervants, au moins Max a le mérite d’amener de vraies questions au sein du couple parental. Bref, cette saison, comme la précédente, a su devenir indispensable dans la grille hebdomadaire.

  • Une saison qui va decrescendo :

House s7.

La septième saison de House fut très bonne…globalement. J’étais plutôt dubitatif quand Cuddy a fini par ravir le coeur de House, mais les intrigues ont été à la hauteur. Les cas étaient passionnants, et Thirteen aux abonnées absents, j’étais ravi. Dès l’arrivée d’Amber Tamblyn, j’ai espéré qu’elle reste. Sa hantise du mensonge était un parfait contrepoids à House. Parce que du côté des autres collègues, c’est pas folichon : Foreman ne sert plus à rien, et Taub s’embourbe dans des histoires extraconjugales. Pour ce dernier cependant, malgré le rabachage de ses « problèmes », il fut tout de même touchant par moment (quant à l’issue de son histoire, j’en ai pleuré… de rire !). Le tournant qualitatif a eu lieu lorsque les scénaristes ont décidé de revenir en arrière et d’enfoncer le personnage de House, devenu de plus en plus inquiétant et pathétique. Tout d’abord, cela apporta de bons épisodes, ce qui me fit penser que les scénaristes, au fond, avaient raison. Mais la fin de saison fut calamiteuse quant à la gestion des intrigues. Un énorme coup de fatigue ou de lassitude ? Revoir plonger House m’a un peu énervé. Au fil des saisons, on a tout tenté pour qu’il s’améliore : opération, médicaments, thérapie, même l’amour s’en est mêlé, le voilà au bout du rouleau. Que va-t-on trouver désormais ? D’autant que la scène finale est effrayante et présage de moments encore plus durs pour le personnage. Je ne parlerai pas du départ de Lisa Edelstein, des rumeurs de départ d’une partie du cast, qui montrent une certaine fébrilité. Cette huitième saison va-t-elle être la dernière ? Même si j’adore la série, je le souhaite désormais.

  • Une bonne saison :

The good wife s2, The big bang theory s4.

Mis à part quelques épisodes, la deuxième saison de The Good wife a su donner des orientations intéressantes. Non, je ne parle pas du fil rouge Will/Alicia, je n’ai jamais vraiment été shipper de leur couple. La campagne pour faire élire Peter Florrick,  ou les stratagèmes politiques dans la firme ont été autant de ressorts très bien utilisés pour accroître la tension et le suspense. Déjà que les affaires (traitées ou non au tribunal) sont, comme toujours, passionnantes, surprenantes, et amenées avec originalité, vous imaginez le bonheur lors de mon visionnage. Et puis, les derniers épisodes apportent leur lot de révélations, ce fut l’occasion de voir enfin autre chose que le visage froid et imperturbable de Julianna Margulies. Vivement la troisième saison !

Pour The Big Bang Theory, la quatrième saison fut l’heure de la prise de risques, en introduisant de façon régulière de nouveaux personnages féminins. Et ça a parfaitement fonctionné. Même si la plupart des grands épisodes sont réussis grâce à Sheldon, une nouvelle dynamique s’est mise en place, et finalement chaque personnage a son utilité. La série est toujours drôle, très drôle même, et elle fut de l’un de mes rendez-vous préférés. Pourvu que ça continue ainsi !

  • Des nouveautés réussies … non renouvelées :

Huge, Rubicon, Better with you, The Chicago code, Traffic Light.

L’été dernier fut l’occasion de voir deux séries aux thèmes et à l’approche radicalement différentes, mais réussies toutes les deux. Huge, par son approche humaniste et sensible du problèmes des ados obèses. Rubicon, pour son ambiance et son puzzle paranoiaque. Je ne reviens pas dessus, il suffit de lire leurs fiches.

Du côté des séries comiques, deux nouveautés m’ont fait forte impression. Better with you, parce qu’elle a su rendre sympathique une sitcom traditionnelle, à base de répliques, de gags visuels et de rebondissements. Mieux elle a su rendre ses personnages extrêmement attachants, grâce à un casting fabuleux. Traffic Light a su également toucher la corde sensible en dépeignant la vie de couple, avec intelligence, sincérité et humour. Ne la manquez surtout pas.

Enfin, Chicago Code aura été une belle série policière, portée par un duo d’épatants incorruptibles et un némésis charismatique. Si seulement l’intrigue principale avait avancé plus rapidement, avec davantage de rebondissements, peut-être que la fiction aurait eu de meilleures chances…

  • Je la regretterai quand même :

Life Unexpected.

Oui, Life unexpected a perdu une grande partie de son charme en deuxième saison en versant davantage dans le soap que dans les problématiques d’adoption, mais je regretterai quand même son annulation, parce qu’elle était un divertissement sympathique, qui savait allier douceur et amertume. Le casting était parfait, avec notamment d’anciennes gloires de la WB, et j’en garde un bon souvenir.

  • Les bonnes surprises… renouvelées :

Raising Hope, Nikita.

Voilà finalement les deux séries qui auront su tirer leur épingle du jeu cette saison, en donnant à la fois un spectacle de qualité, et la satisfaction du renouvellement. Je vous encourage, là aussi à lire les fiches correspondantes.

Du côté de Raising Hope, j’ai tout de même peur que cette série comique tourne en rond avec ses personnages et son univers. On verra si les scénaristes sauront apporter un peu de fraicheur, en faisant évoluer les personnages. En tous cas, Raising hope est la preuve qu’on peut être créatif, drôle et avoir un regard sur la société.

Enfin, Nikita a été mon coup de cœur de la saison. Je ne le redirai sans doute jamais assez, et l’étiquette CW aura certainement fait tourner les talons à bon nombre d’entre vous, mais oui, Nikita c’est un peu un bain de jouvence, le retour du feuilletonnant. Avec ses multiples rebondissements, son sens du suspense et du spectacle, la série a su peu à peu me conquérir. Elle n’est évidemment pas dénuée de défauts mais avec le peu de moyens dont elle dispose, elle m’a assurée d’excellents moments cette saison. Oui, on peut encore faire du divertissement de qualité, ni élitiste ni cheap. Oui, oui, oui, je dis oui à une seconde saison que j’attends avec une très grande impatience !

Je n’ai pas parlé dans ce bilan de Men of a certain age, dont la dernière saison a été découpée (pour la simple raison que je dois la terminer), ni même de White Collar (dont la saison 3 me fait de l’oeil). Je prévois également un rattrapage de Game Of Thrones d’ici la rentrée. Mais je ne peux reculer la publication de cet article plus longtemps.

Reste à répondre à cette fameuse question… Alors, une bonne saison ? Oui, dans l’ensemble grâce à des shows vieillissants, même si j’ai connu mieux évidemment. J’espère que la saison prochaine apportera son lot de vraies nouveautés. On en reparlera bientôt.