White Collar saison 3 partie 1

J’avais quitté la série très déçu par la fin de saison 2 et son cliffhanger annonciateur de traitrises au sein du duo Peter/Neal. Il faut dire que la série avait le mauvais goût de mettre régulièrement le doute dans cette relation à la fois professionnelle et amicale, alors que tout ce que je voulais voir à l’écran c’était leur connivence, leur complicité, leur complémentarité. La deuxième saison m’avait usé, en voulant toujours faire croire que Neal allait trahir son patron alors que l’on savait pertinemment que ça ne serait pas le cas.

Et pour tout dire, je n’avais pas envie de voir la suite. Malgré de bons épisodes, un sentiment de lassitude s’était installé. Et puis finalement les quelques échos positifs entendus de ci de là m’ont donné envie de donner une autre chance à White Collar. Et ma foi je suis plutôt content de l’avoir fait.

Pour cette saison, nous nous trouvons donc avec une nouvelle dynamique : cette fois-ci, Neal est réellement fautif, il ne peut résister au trésor qui se présente à lui. Avec Mozzie, il va donc tout mettre en œuvre pour effacer les traces de son forfait, avant de quitter définitivement l’Amérique.

Et je dois dire que ce jeu du chat et de la souris a été un fil rouge particulièrement plaisant. Peter est un adversaire redoutable et il se montre particulièrement méfiant. il faudra à Neal et à Mozzie beaucoup d’ingéniosité pour se sortir de ce guêpier. Et moi j’aime quand la série se veut maline.

Alors bien sûr, je n’ai jamais été dupe sur l’issue de ce petit jeu, il était évident qu’on ne pouvait briser radicalement l’amitié entre ces deux compères. Mais j’ai tout de même été surpris par l’issue, qui, si elle est exploitée peut donner quelques grands changements.

Mais cette première partie de saison 3 n’a pas été qu’un fil rouge passionnant, elle a su développer quelques histoires intéressantes pour le reste du casting, le fameux Mozzie en tête bien entendu. Rien de fondamentalement bouleversant, mais cela a suffi pour me rendre compte à quel point je m’étais finalement attaché aux personnages.

Je me serai bien passé, en revanche de cet alter-ego maléfique de Neal. S’il a son utilité sur le long terme, il sert malheureusement un peu trop d’alibi pour rythmer les épisodes. Je le répète, mais je préfère un standalone bien écrit qu’un personnage qui apparaît et disparait sans difficulté au gré des envies des scénaristes.

D’une manière générale, d’ailleurs, ces histoires d’escroquerie tiennent bien la route, malgré quelques épisodes plus faiblards que d’autres. C’est plutôt rassurant pour l’usure de la série, même si quelques égarements ont eu lieu, avec l’utilisation de gadgets un peu trop miraculeux. Mais comme j’ai eu la joie de revoir Eliza Dushku, tout est pardonné, bien sûr !

Je regrette néanmoins le peu de développement suite à l’arrivée d’Hilarie Burton dans la série. Ok, il faut faire oublier Kate à Neal, mais à part ça, quel intérêt ? Si son alchimie avec Matthew Bomer est indéniable, elle n’a pas encore de dynamique propre. Ce qui n’est pas le cas de Tiffany Thiessen, qui peu à peu prend de l’ampleur dans la série, pour mon plus grand bonheur. Rappelons que le couple que fait son personnage avec celui de Tim DeKay est un des plus sympathiques de la télé.

Au final, cette première partie de saison 3 valait le détour, elle a ravivé ma foi en la série, sans redevenir incontournable, du fait d’une certaine déception quant à certaines ficelles employées. De quoi me donner envie pour la suite ? Peut-être bien… Mais de grâce, c’était pas la peine de changer le générique, déjà bien affreux à la base, pour en mettre un encore plus horrible à la place ! Je crois que Usanetwork détient la palme des plus mauvais génériques…

EDIT : article corrigé, il s’agit d’une critique de la première partie de la saison 3 de la série diffusée l’été 2011, et non de la saison 3 entière.

White Collar mi-saison 2

Il n’est pas toujours facile de continuer une formule qui fonctionne. White Collar était une des très bonnes surprises de l’année passée : un excellent duo charismatique, de l’humour, de bons rebondissements, et un fil rouge tout à fait correct. Alors j’attendais impatiemment la saison 2.

La formule fonctionne toujours aussi bien. Elle est même reprise intégralement, tant dans la façon de concevoir les rebondissements que dans les personnages. L’épisode qui clôture la mi-saison est à cet égard emblématique de la trame de la série : Neal et Peter se font confiance tout en gardant des cartes dans leurs jeux. Pour ma part j’ai vraiment apprécié la connivence entre ces deux héros. Il est d’ailleurs montré plus d’une fois que ces deux-là se comprennent parfaitement (il y a une énorme alchimie, quand deux acteurs comme Matthew Bomer et Tim DeKay s’entendent bien hors écran, ça se voit). Je croyais à la fin du jeu du chat et de la souris, à l’évolution des personnages, mais la série retourne dans les mêmes mécanismes de confiance/mensonge près de la mi-saison. C’est bien, parce que c’est ce qui donne encore plus d’intérêt au duo, mais en même temps le mécanisme est devenu trop voyant pour ne pas être considéré comme grossier.

Si le show fait globalement du surplace, il y a quand même quelques petits changements :

Le retour de Diana (la middle(wo)man précédente, Natalie Morales,  n’ayant pas du tout été exploitée). J’ai d’ailleurs aimé l’effort d’intégration, notamment avec Mozzie, véritable icone du show.

Mozzie est d’ailleurs très bien exploité, et ses intrigues sont le point fort de cette première moitié de saison. C’est un personnage mystérieux rempli de tocs, lubies, obsession du secret, brillant, drôle et très attachant.

Un regret, tout de même, l’absence de Tiffany Amber Thiessen. Impossible d’échapper à sa maternité, l’écran vert et la déformation de son visage ne trompe personne. J’aurai aimé la voir davantage, car j’aime beaucoup le couple qu’Elizabeth forme avec Peter. C’est vrai que ce n’était déjà pas facile avant sa grossesse pour l’intégrer aux intrigues, mais j’espère que dans cette seconde moitié de saison nous la verrons davantage.

Côté fil rouge, on avance très lentement, les solutions apportées ne sont pas réellement satisfaisantes, mais on ne s’ennuie pas. Enfin, j’espère que le cliffhanger de cette mi-saison est trompeur, sinon, il va y avoir de la contestation dans l’air.

Au final, sans être décevante cette première moitié de saison est correcte. Je crois que c’est l’adjectif qui la définit le mieux. Pas de prises de risques sur une formule qui fonctionne, mais j’espère une seconde moitié de saison qui redresse un peu la barre. Ca serait dommage que passée la découverte du show et de son potentiel, on se mette à ronronner doucement.

White Collar – saison 1

White Collar a été la bonne surprise de la saison passée. Personne n’attendait vraiment ce show. Encore une série policière ou une série sur des escrocs comme Leverage ?

Pourtant à y regarder de plus près, il y avait déjà quelques indices. Sont présents : Tim de Kay qui était épatant dans Carnivàle, Tiffani Amber-Thiessen qui me manquait depuis What about Brian, et enfin Matthew Bomer, le regretté Bryce Larkin dans Chuck. Du bien beau monde, il ne restait plus qu’à les voir à l’oeuvre. Le résultat est sensationnel puisqu’il s’agit certainement pour chacun des 3 acteurs de leur meilleur rôle à la télévision. Mieux encore, il s’opère rapidement une véritable alchimie, vous savez ce petit plus qui fait qu’on s’attache rapidement à une série.

L’histoire permet de former l’ un des plus beaux duos de la télévision actuelle. Neal Caffrey est un escroc/faussaire extrêmement doué qui bénéficie d’une libération sous surveillance (via GPS aux chevilles) en échange de coups de main pour Peter Burke, qui travaille le FBI. Evidemment quand on joue au chat et à la souris depuis si longtemps, il n’est pas si facile de se faire confiance. L’un et l’autre sont donc très malins dans les informations qu’ils s’échangent, ils se surveillent, et testeront la limite de leur nouvelle « amitié ».

La série est donc drôle et jubilatoire quand elle exploite ce duo. D’autant que si Neal Cafrey a le physique et les manières parfaites, « la cool attitude » en toutes circonstances, ça a tendance à déconcerter Peter Burke qui lui ne se débrouille pas aussi bien. Fort heureusement Peter Burke a pour lui une femme intelligente qui sait l’épauler. Leur amour est d’ailleurs traité de manière très convaincante. Pour ma part je regrette d’ailleurs que l’on ne voit pas plus sa femme Elizabeth à l’écran.

Au delà de ses personnages très charismatiques, la série repose sur des intrigues relativement bien ficelées. L’univers des escrocs, de la manipulation, des mensonges et des astuces est quand même plus séduisant que l’univers froid des morgues. Et c’est en cela que la série est rafraichissante. J’avais abandonné Leverage au bout de quelques épisodes parce qu’elle n’arrivait pas à trouver des résolutions d’intrigue captivantes, qu’elle n’avait pas assez d’humour et que j’avais du mal à ressentir une quelconque alchimie entre des personnages pourtant bien typés. White Collar a surpassé tous ces défauts.

Enfin, la série a su exploiter un fil rouge, jouer avec quelque mises en scène pour nous tromper, bref, elle a su donner à son public ce qu’il attendait : de la complicité.

Malgré tout, la série n’est pas parfaite : tous les épisodes ne sont pas forcément du même tonneau, et surtout, le final de cette première saison est vraiment décevant. Bref, il reste quelques efforts supplémentaires à faire pour que la qualité reste constante.

Mais que cela soit dit, cela ne m’empêche pas d’être très impatient d’arriver début Juillet pour la seconde saison. A titre d’informations, le DVD zone 1 de la première saison devrait paraître à cette occasion, et il y aurait des sous-titres français. Si vous cherchez une série pleine d’astuces, de charme, subtilement drôle, vous savez ce qu’il vous reste à faire.