Pilotes de la semaine : Manhattan Love Story, Selfie, Stalker, Happy Land, Bad Judge, Gracepoint, Scrotal Recall, Detectorists, A to Z, Survivor’s Remorse, Mulaney, Grantchester, The Affair, Strange Empire

manhattan love story

mini feu rouge 2Manhattan Love Story (USA, ABC) J’étais prêt à pardonner beaucoup de choses à cette nouvelle comédie romantique. Mais les auteurs ont choisi de nous faire rire avec les pensées des personnes. Et c’est une très grave erreur. En nous montrant exactement ce que notre futur couple pense, on enlève toute ambiguïté, et on passe directement au jugement de caractère. Et là, désolé, mais le charme est vite rompu. Un gars qui reluque obstinément la poitrine de son invitée n’est pas digne d’avoir une seconde chance. Oui, on se retrouve encore avec le cliché du gars lourdingue, playboy, qui fait la liste de ses futures conquêtes dans la rue. Et de l’autre côté la fille naïve, maladroite et superficielle. On ne passe aucun moment à comprendre ce qui peut les rassembler. Yeurk !

selfie

mini feu orange 2Selfie (USA, ABC) La nouvelle comédie d’ABC tenait pourtant la tendance du moment, mais elle la met beaucoup trop en avant, ne laissant que peu de place à l’essentiel. Eh oui, faire une comédie romantique avec John Cho et Gill suppose aussi de leur donner du caractère. Or on se retrouve avec des personnages unidimensionnels, versant beaucoup trop dans la caricature. Notre héroïne narcissique, avide de social-médias est tellement antipathique (indifférente au sort des autres, larmoyant son existence faite d’apparence), qu’on a même pas envie pas envie de la voir s’améliorer. Vous ajoutez à ça mon agacement devant l’avalanche de répliques « tendances » (la série semble vouloir démontrer à chaque seconde qu’elle capte l’air de son temps). Alors y a-t-il de l’espoir ? Un peu tout de même, car les acteurs semblent vraiment à l’aise, et le rythme de l’ensemble empêche tout bâillement. Mais le concept semble extrêmement limité et je garde en mémoire la déception de la dernière création d’Emily Kapnek (Suburgatory). Bref, c’est une question de dosage.

Stalker

mini feu rouge 2Stalker (USA, CBS) Pas de surprise, Kevin Williamson exploite son unique filon, celui des tueurs psychopathes qui apparaissent dans le dos de leurs victimes. La thématique du stalker ne sert pas à grand chose, on recourt aux mêmes artifices. Le passé de nos protagonistes n’est pas des plus excitants non plus. Transformer en stalker un père qui veut voir son fils, et jouer là-dessus, c’est carrément limite, et pas crédible en plus, avec Dylan Mc Dermott larmoyant. Dommage pour Maggie Q, elle aurait pu faire un meilleur choix de carrière.

happy land

mini feu rouge 2Happy Land (USA, MTV) Vous cherchez une série pour ados intelligente, humaine, émouvante ? Happy Land en est l’opposé. En gros, ce sont des mannequins plongés dans des histoires de romance de seconde zone. Déjà, placer l’univers de la série dans un parc d’attraction part d’une très mauvaise idée, mais si vous ajoutez à cela : « la drogue c’est rigolo, » « ton petit copain c’est ton frère », ‘ton père est le président du parc », « on s’engueule mais on s’embrasse sans raison », vous atteignez un nouveau record de médiocrité. Fuyez !

bad judge

mini feu rouge 2Bad Judge (USA, NBC) Voilà un feu rouge bien mérité. L’idée de suivre la vie soi-disant dissolue d’un juge peut être amusante sur le papier, mais à l’écran c’est un raccourci de scènes toutes les plus pathétiques les unes que les autres. Les gags tombent systématiquement à côté, l’histoire n’a aucun intérêt, on a vraiment l’impression de voir une série amateur réalisée par des lycéens. Fuyez, là aussi !

gracepoint

mini feu orange 2Gracepoint (USA, FOX) On se pose toujours la question de l’utilité de faire un remake de Broadchurch. Le pilote reprend fidèlement l’enchaînement des évènements et la présentation des personnages. Tennant a repris son rôle. Reste à espérer que les auteurs vont vraiment trouver une autre résolution pour leur énigme. C’est dommage que la série n’a pas trouvé son public, car en dehors du fait que ce soit un remake inutile, ça reste efficace et pour une fois toute l’émotion soulevée par un crime est bien là. Malheureusement ça reste du temps de perdu quand on a vu Broadchurch.

scrotal recall

mini feu vert 2Scrotal Recall (UK, Channel 4) C’est fou de se dire que les USA échouent à diffuser de bonnes comédies romantiques, tandis que les britanniques sortent une nouvelle pépite. C’est drôle, avec une pincée de romantisme et j’aime beaucoup l’idée moderne d’un type atteint de MST qui doit rappeler toutes ses ex, et ce faisant fait le point avec ses relations. A voir absolument malgré son titre racoleur.

detectorists

mini feu orange 2Detectorists (UK, BBC Four) Cette comédie britannique vise l’étrangeté de certains hobbys avec un trait féroce mais plein d’humanité.  Ces hommes qui utilisent leurs détecteurs de métaux se veulent chercheurs de trésors et ne trouvent que des déchets. Passionnés ils se mentent à eux-mêmes, sur la vie pitoyable qu’ils mènent. On entre dans la description sociétale, avec beaucoup d’humour mais sans que les propos moqueurs soient blessants. Ces « loosers » savent se rendre touchants dans leur vie quotidienne. Une curiosité qui manque de rythme.

a to z

mini feu vert 2A to Z (USA, NBC) C’est décidément la mode des comédies romantiques (et je ne vais certainement pas m’en plaindre, mais il y a encore trop de ratés). A to Z en revanche, a très bien assimilé le concept : suivre la vie amoureuse d’un couple, du début à sa fin (mais y a-t-il vraiment une fin ?). On retrouve donc les fameux contraires qui s’attirent (lui est un romantique rêveur qui croit au destin, elle est l’inverse de lui). La série doit beaucoup au charme de ses interprètes et leur alchimie crève l’écran. Hélas, ils nous refont le coup des amis respectifs déjantés. Après Mixology, il faut croire que les barbus lourdingues sont tendances. Un joli coup de cœur, même si j’ai peur que la série ne sache pas aborder les virages suivants : il faut en effet beaucoup d’habileté et de sensibilité pour parler d’autre chose que d’une simple rencontre amoureuse.

Survivors Remorse

mini feu rouge 2Survivor’s Remorse (USA, Starz) Ça partait pourtant d’une bonne idée : raconter comment un afro-américain gère son succès auprès des siens. Ça tourne malheureusement bien vite en rond, presque à la caricature. Ce manque de finesse se remarque aussi dans la réalisation, avec des split-screen totalement inutiles. Bref, c’est pas pour moi.

mulaney

Mmini feu rouge 2ulaney Forcément, en fan de Seinfeld, j’avais très envie de voir la série qui s’en inspire, avec un comédien qui essaye de vivre de son art (le stand-up). Hélas, si on peut accorder à Mulaney quelques rares observations du quotidien, le reste est d’une médiocrité absolue, avec des thématiques un rien douteuses sur les femmes et les homosexuels, le tout noyé par des répliques sans grande imagination. Et qu’on ne me dise pas que le 1er épisode de Seinfeld était pas terrible lui aussi, on pouvait déjà y voir le potentiel. Là, on voit surtout un acteur rigide, inexpressif, entouré d’un casting inefficace. A oublier très vite.

grantchester

mini feu rouge 2Grantchester (UK, ITV) Je pensais avoir droit à quelque chose de plus sophistiqué qu’un simple whodunnit. James Norton, après être un tueur dans Happy Valley devient donc prêtre… et enquête sur des crimes avec son nouvel ami policier, parce que sa vie l’embête, et que sa chère amie dont il est amoureux va se marier avec quelqu’un d’autre. Si encore l’intrigue policière était intéressante. Mais on voit tout venir à des kilomètres. C’est sans réelle émotion, c’est pas forcément très fin, et parfois peu crédible. Bref, très facilement oubliable.

the affair

mini feu vert 2The Affair (USA, Showtime) Avec un casting triple A, et une solide réalisation, il était évident que j’allais accrocher sur cette histoire d’adultère. L’originalité de la série tient au fait que chacun des protagonistes la raconte. Ainsi, on voit le point de vue de l’homme marié, qui affirme qu’on l’a titillé, qu’elle est venue vers elle, et qu’il est un père et un mari exceptionnel. Et juste après on voit le point de vue de la femme, et on s’aperçoit que le rapprochement s’est fait de manière opposé. Le téléspectateur doit ainsi choisir sa vérité, et si le concept n’est pas nouveau j’aime le fait que tous ces « détails » dans une relation poussent à la réflexion. Hélas, le pilote est aussi longuet, peine à donner une ambiance bien définie, et il faut vraiment bien s’accrocher, d’autant qu’on ne sait même pas à la fin du pilote pourquoi nos personnages racontent leur rencontre. Que s’est-il passé ? Et j’espère que les prochains épisodes seront un peu plus émouvants, parce qu’on a quand même passé pas mal de temps à filmer des ébats…

Strange Empire

mini feu rouge 2Strange Empire (Canada, CBC) Un western où les femmes, veuves ou orphelines, s’organisent pour survivre. Le schéma simpliste est là, et ça m’agace prodigieusement. Tous les personnages masculins encore vivants (ou presque) sont des pourritures. Si encore il y avait un certain sens du suspense. Mais non, après une demi-heure d’exposition remplie de dialogues inutiles, on comprend vite que le scénario va pas chercher bien loin son inspiration. Profondément ennuyeux.

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Upfronts 2014 : ma sélection

upfronts 2014-2015

Comme les années précédentes, je vous propose de faire un tour d’horizon des nouvelles séries américaines (network traditionnel) qui s’étaleront sur la saison 2014-2015, en les classant par genre. On sent d’ailleurs que la notion même d’upfront est de plus en plus mise à mal, la plupart des chaînes réfléchissant désormais à l’instauration de mini-séries comme « évènements ». J’ai hâte de voir si cette nouvelle stratégie – qui dissémine des nouvelles productions toute l’année – se révèlera payante.

En attendant, cette saison il a fallu dire adieu à beaucoup de séries comme Nikita, Community, Raising Hope, Rake, The Neighbors, Mixology, How I Met Your Mother, tandis que d’autres sont renouvelées sur le fil (Parenthood a droit à une dernière saison, ouf !)…

Cette saison sera une augmentation conséquente du nombre de dramas sur les networks traditionnels (ABC,CBS, CW, FOX, NBC). L’année dernière on comptait 21 comédies et 26 nouveaux dramas, on passe désormais à 18 comédies et 36 dramas soit 54 séries). L’ère des rediffusions semble terminée. Ça n’arrangera pas votre planning !

Le fantastique représente toujours une part importante de la production (un tiers contre presque la moitié l’année dernière) mais c’est surtout l’explosion du nombre de thrillers (un quart contre moins de 10% l’année dernière) et des séries policières (un quart contre 10 % l’année dernière). Oui, on peut pester devant ce manque de diversité thématique.

Comme d’habitude, j’ai essayé d’évaluer mon intérêt pour ces nouveautés avec les informations disponibles à l’heure où je vous parle (photos, trailers, et bien sûr pitchs et casting). L’année dernière je me suis bien planté sur The Millers et Hostages… mais c’est le jeu !

Les séries diffusées à partir de la rentrée (en septembre) sont en rouge. Le terme de mi-saison semble désormais peu adapté vu le rythme de diffusion que l’on nous promet.

Comédies multi-caméras :

cristela
Cristela (ABC) Alors que Fresh off the boat s’intéresse à la communauté asiatique, Cristela vise la communauté hispanique. Hélas, si la personnalité de l’héroïne est mise en avant, les gags sont tout simplement affligeants. Un trailer repoussant. (0)

MULANEY
Mulaney (FOX) On ne peut s’empêcher de penser à Seinfeld avec cette sitcom multicamera dédiée à l’acteur de Saturday Night Live John Mulaney. Le trailer reproduit d’ailleurs son stand up. Et si l’ensemble s’avère sympathique, on ne sait encore pas du tout dans quelle direction le show va nous mener. Mais il y a déjà de bonnes répliques. A show about nothing ? ^^ (♥♥♥)

one big happy
One Big Happy (NBC) L’équipe responsable de 2 Broke Girls revient avec cette comédie où deux amis décident de fonder une famille ensemble grâce au progrès de la médecine (elle est lesbienne, lui est hétéro). Et juste au moment où on apprend que la conception a eu lieu, le gars hétéro fonde une autre famille avec une femme très attirante. Le casting est moyennement alléchant avec Eliza Cuthbert, et Nick Zano. Espérons juste que les répliques soient à la hauteur…()

the mccarthys

The McCarthys (CBS) Les responsables des mauvais Are you there Chelsea et The Michael J Fox Show s’associent dans cette sitcom où une famille catholique irlandaise se voit outrageusement délaissée par leur fils gay. J’ai beau aimer Laurie Metcalf, le show semble extrêmement plat, avec très peu d’effets comiques. (0)

the odd couple
The Odd Couple (CBS) Matthew Perry retente sa chance avec cette sitcom multi-camera, remake de la sitcom des années 70, où il incarne un homme bordélique vivant avec un maniaque de la propreté (Thomas Lennon). La qualité des répliques fera l’essentiel du show, et sans trailer difficile de juger. Mais Joe Keena, qui a reçu de multiples récompenses pour Frasier est aux commandes, avec Matthew. De quoi avoir un peu d’espoir. (♥♥)

Comédies single camera :

a to z

A to Z (NBC) est une comédie où un homme romantique, qui croit au destin, rencontre une femme qui décide de saisir cette opportunité et se faire passer pour la fille qu’il avait aperçu il y a 2 ans. L’un croit au destin, l’autre à la chance. C’est plutôt très bien vu, et le trailer laisse entrevoir des personnages attachants, et équilibrés. Et si les gags ne sont pas à la hauteur, le côté romance semble avoir été particulièrement bien écrit. Ça donne plutôt envie, d’autant qu’on retrouvera Ben Feldman (Mad Men) et Cristin Milioti (How i met your mother). Allez, show, ne me déçois pas. (♥♥♥)

bad judge
Bad Judge (NBC) Kate Walsh revient dans le rôle d’une juge dont la vie privée est plutôt rock and roll, et ses jugements s’en ressentent. Et si je suis content de retrouver l’actrice, le trailer m’a carrément découragé. C’est plat, et déjà vu. Rendez moi Rake, snif ! ()

Black-ish

Black-ish (ABC) Anthony Anderson jouera le rôle de ce père afro-américain qui pense que son ascension sociale l’éloigne de ses origines. Un plaidoyer pour le multiculturalisme qui a l’air d’être très fin. Quel horrible trailer… (0)

fresh off the boat

Fresh off the boat (ABC) est une comédie centrée sur l’intégration d’une famille asiatique.Le trailer laisse plus que dubitatif, même si on peut saluer l’effort de mettre au premier plan cette communauté. Je ne suis pas sûr que la confusion due au choc des cultures soit vraiment source de gags, car les clichés s’entrechoquent, mais une chose est sûre le titre raciste va faire parler de lui. Le trailer manque de finesse… ()

galavant
Galavant (ABC) Dan Fogelman revient à la charge après the Neighbors en proposant une sorte de comédie musicale dans l’univers des contes de fée. C’est forcément très alléchant, si la promesse de nombreux rebondissements est tenue. Mais si le trailer rassure sur la partie musicale, les gags eux, tombent à côté de la plaque. J’avais le même problème avec The Neighbors, la créativité n’excuse pas tout.. Cela dit j’espère toujours une bonne surprise, c’est suffisamment rafraichissant. (♥♥)


Manhattan Love Story (ABC) Comme toute comédie basée sur les rencontres homme-femme, son succès dépendra de sa sensibilité, et de son acuité. Parce que nous faire le coup d’écouter les pensées d’un homme (qui ne pense qu’à ça) et d’une femme (matérialiste) lors de leurs rendez-vous, c’est déjà commettre une grave erreur, ne laissant aucune place à l’interprétation… Et le casting ne m’enchante guère. Affreux, affreux, affreux… (0)

marry me
Marry Me (NBC) Ken Marino et Casey Wilson décident de se marier, mais ils n’arrivent jamais faire une déclaration à l’autre sans que cela ne tourne au naufrage. On sent déjà le running gag qui va nous épuiser nerveusement, et malheureusement non seulement les gags sont de très mauvaise facture mais en plus il n’y aucune alchimie entre les acteurs. Yeurk ! (0)

mission control
Mission Control (NBC) Krysten Ritter est ingénieur en aérospatiale dans les années 60, et doit jongler avec le comportement de ses collègues et astronautes masculins. On retrouve également les deux scientifiques de Better Off Ted, et on nous promet suffisamment de délire. On croise les doigts parce qu’Andrew Hornsby s’était bien planté avec How to be gentleman. (♥♥)

mr robinson
Mr. Robinson (NBC) L’histoire d’un musicien qui devient prof de musique. Dans le rôle titre ? Craig Robinson de The Office. Pas beaucoup plus d’infos pour le moment. Difficile de s’enthousiasmer pour cette comédie single-camera. (0)

Selfie
Selfie (ABC) Cette comédie aura au moins un peu de buzz du fait de son casting réunissant Karen Gillian (Doctor Who) et John Cho. La créatrice de Suburgatory nous propose de faire la connaissance d’une accroc des réseaux sociaux un rien narcissique, et prend le pari de nous rendre son héroïne a priori imbuvable plutôt attachante. Il faudra compter sur John Cho pour la remettre sur le droit chemin. J’espère surtout que le mordant ne partira pas au bout de quelques épisodes parce que la romance n’était pas vraiment l’un des points forts de sa précédente création. En même temps le trailer en fait de trop, avec ses innombrables hashtags. Une question de dosage. (♥♥)

the last man on earth

The Last Man on Earth (FOX) Un autre acteur de Saturday Night Live a droit à son show. Will Forte sera le dernier homme sur terre. Il détestait son job, et le voilà à la recherche d’autres hommes et femmes encore vivants… Enfin, surtout des femmes. Avec un pitch pareil, autant dire qu’on peut s’attendre à tout. Y compris de longs, très longs monologues. Déconcertant ? ()

unbreakable kimmy schimdt
Unbreakable Kimmy Schmidt (NBC) La nouvelle comédie single-camera écrite par Tina Fey va nous permettre de faire la connaissance d’une survivante d’un culte apocalyptique, qui décide de refaire sa vie à New York. Le rôle titre sera joué par l’interprète d’Erin dans the Office : Ellie Kemper. On espère que cet optimisme survivra. (♥♥)

Weird loners
Weird Loners (FOX) 4 célibataires se lient d’amitié. That’s it. Le pitch le plus court de la saison. On en saura pas beaucoup plus surtout à part le casting composé de Becki Newton et Zachary Knighton… Bref pour l’instant ça manque d’arguments, d’autant que j’ai une confiance très limitée envers le créateur de King of Queens. (0)

Dramas fantastiques

agent carter
Agent Carter (ABC) Hayley Atwell prendra le rôle-titre de cette adaptation de l’univers de Captain America. Femme célibataire, Peggy Carter travaille en secret pour Howard Stark… La première saison ne comptera que 8 épisodes. On espère que la série prendra moins de temps que Agents of SHIELD pour décoller. (♥♥)

constantine
Constantine (NBC) Basée sur le comic book Hellblazer, cette série nous invite à faire la connaissance de Constantine un chasseur de démon et Liv, une femme aux pouvoirs surnaturels. Tous les deux vont devoir lutter contre une nouvelle forme de mal. Le trailer oscille entre des scènes complètement ratées et d’autres nettement plus marquantes. (♥♥)

emerald city
Emerald City (NBC) Dorothy Gale se retrouve au milieu de la bataille pour le contrôle d’Oz. N’étant pas un fan de ce « conte », mon intérêt est fortement amoindri. Mais les premières images me feront peut-être changer d’avis. ()

forever
Forever (ABC) Ioan Gruffud  interprète un médecin légiste immortel, qui renait toujours à 35 ans. Il vit cela comme une malédiction, et au fil du temps a développé un grand sens de l’observation de la mort qui vont lui servir régulièrement. Difficile d’être enthousiaste avec un tel pitch. On espère qu’un peu d’humour sera injecté parce que les premières images sont désastreuses. ()

Gotham
Gotham (FOX) la série fait déjà beaucoup de buzz avec cette préquelle annonçant la naissance de Batman mais aussi de tous les vilains de son univers. L’idée étant de démonter comment la corruption de la ville va générer un tel chaos. Le casting est très alléchant, avec Ben McKenzie (The OC), mais on ne sait pas trop si le show ne va pas tourner aux enquêtes de police avec des personnages en clin d’œil… Bruno Heller, créateur de Mentalist, a intérêt à avoir bien ficelé son projet. (♥♥♥)

heroes reborn
Heroes: Reborn (NBC) (mini-série), en 2015 Le retour que personne n’attendait. Le casting (qui devrait inclure certains personnages de la série originelle) se négocie à prix d’or. Mais pourquoi, NBC, pourquoi ? ()

hieroglyph
Hieroglyph (FOX) Un drama où le héros est un voleur qui doit servir le pharaon et se retrouve au milieu d’intrigues de sa cour, avec une bonne dose de magie noire. Une telle reconstitution nécessite des moyens, et le trailer ne rassure pas totalement. On espère quand même un certain dépaysement. ()

iZombie
iZombie (CW) Pas encore de promo pour la nouvelle création du père de Veronica Mars, mais Rob Thomas a trouvé un concept alléchant : une jeune fille devenue zombie cache sa transformation en se nourrissant des cerveaux à la morgue, et découvre qu’elle en tire les souvenirs de ses victimes, au point de pouvoir aider la police et trouver les meurtriers. Le casting est intéressant, avec Rose McIver (Masters of Sex, Once Upon a time), David Anders (Alias), Robert Buckley (666 Park Avenue). On croise les doigts. (♥♥♥)

The Flash

The Flash (CW) Déjà introduite dans Arrow, la série racontera donc les aventures de Barry Allen qui devient l’homme le plus rapide du monde suite à l’explosion d’un accélérateur de particules. Le trailer démonte comme il faut, et j’ai peur que les effets spéciaux soient trop coûteux pour une saison complète, mais l’acteur est très sympathique, et vu ce que les auteurs ont fait avec Arrow, je crois qu’on peut leur faire confiance. (♥♥♥)

the messengers cw
The Messengers (CW) L’explosion d’un objet venu de l’espace donne des pouvoirs à plusieurs personnes, et conformément au livre des révélations l’Apocalypse devrait venir sur Terre. Difficile d’être enthousiaste sur ces énièmes prophéties, mais on a encore le temps de voir venir les choses ()

the whispers
The Whispers (ABC) raconte comment des aliens ont secrètement envahi la Terre et manipulent nos enfants. Tandis que les adultes croient que leurs enfants parlent à des « amis imaginaires », le compte rebours pour la survie de l’humanité est enclenché. On se permettra d’être fortement dubitatif devant ce projet capillotracté…et le trailer n’arrive pas a provoquer d’angoisse. On a même plutôt envie de pouffer de rire.  (0)

Wayward Pines
Wayward Pines (FOX) La série devrait raconter en 10 épisodes comment un agent des services secrets enquêtant dans la ville du même nom sur la disparition d’agents fédéraux, finit par essayer d’en sortir vivant. Ecrite par Night Shyamalan, et bénéficiant d’un casting impressionnant (Matt Dillon en tête), Wayward Pines compte bien faire son effet même si on ne peut s’empêcher de penser au Prisonnier. En tous cas le trailer fonctionne à merveille (♥♥♥♥)

 Thrillers

allegiance
Allegiance (NBC) Ce thriller ressemble beaucoup à The Americans, avec un couple d’espions russes vivant aux USA qui doit reprendre du service après des années de tranquillité. Le problème : on leur demande d’utiliser leur fils, consultant au CIA et spécialiste des affaires russes, qui jusque là ignorait tout de ses parents. Le casting est un peu faiblard avec Scott Cohen et Hope Davis. Pas d’autres images pour le moment. (♥♥)

aquarius
Aquarius (NBC) David Duchovny revient sur le network dans le rôle d’un policier qui découvre les premiers méfaits de Charles Manson, dans les années 60. Aux commandes, le producteur de Prison Break et le scénariste de Profit. On croise les doigts, car ce projet de 13 épisodes est intéressant. (♥♥)

GRACEPOINT
Gracepoint (FOX) Le remake de Broadchurch a-t-il vraiment un intérêt ? Avec le retour d’une partie du casting, qu’en sera-t-il réellement des intrigues, et de l’atmosphère ? Seuls les curieux se lanceront dans l’aventure. Le trailer essaye de véhiculer la même émotion sans jamais y arriver. Mais on est jamais à l’abri d’une bonne surprise. (♥♥)

how to get away with murder
How To Get Away With Murder (ABC) La nouvelle production de Shonda Rhimes est un thriller dans l’univers juridique, où une brillante professeure de droit pousse ses étudiants aux limites de la loi et de la morale, jusqu’au jour où ceux-ci semblent eux-mêmes impliqués dans un meurtre. On nous promet rebondissements, révélations. Espérons que le drama saura garder sa cohérence, et qu’il aura un meilleur départ que Scandal. Le trailer est un peu trop strict pour s’enflammer, mais ça reste alléchant. Le casting semble faiblard. Heureusement on y retrouvera Viola Davis. (♥♥♥)

odyssey
Odyssey (NBC) Anna Friel et Peter Facinelli sont prêts à démasquer une vaste conspiration où des fonds américains financent le djihadisme. On attend toujours le trailer pour avoir une meilleure idée. On espère ne pas avoir droit à du sous-24. ()

secrets and lies
Secrets & Lies (ABC) Ryan Philippe joue un père accusé (à tort ?) du meurtre d’un jeune enfant. Traqué par Juliette Lewis, il va chercher à se défendre dans l’adaptation en 10 épisodes de ce drama australien. Le trailer m’a laissé de marbre, n’arrivant pas à reproduire la moindre tension ou le moindre doute sur la pseudo-culpabilité du héros. Trop plat pour moi (0)

stalker cbs
 Stalker (CBS) La nouvelle production de Kevin Williamson nous promet un thriller psychologique avec deux policiers (Dylan Mc Dermot et Maggie Q) chargés de traquer les stalkers. Au vu du trailer la série semble énormément reposer sur le principe de l’agression surprise, et je ne suis pas sûr que cela puisse fonctionner sur le long terme. ()

state of affairs
State of Affairs (NBC) La série signe le retour de Katherine Heigl sur le petit écran dans le rôle d’une consultante auprès de la Maison Blanche. Ex-fiancée du fils de la Présidente, elle est déterminée à trouver la vérité sur la mort de ce dernier. Le trailer manque singulièrement de conviction. ()

Enquêtes policières

american crime

American Crime (ABC) Écrite par le récemment oscarisé John Ridley (12 Years a slave), ce drama décrit une Amérique encore où les préjugés raciaux l’emportent dans le cadre d’une enquête sur le meurtre et le viol de deux membres d’une communauté. Timothy Hutton et Felicity Huffman figurent dans les premiers rôles. J’ai un peu tendance à me méfier de ce genre de pitchs fourre-tout, surtout avec ABC. On verra si on évite la caricature sociétale et si on arrive à insuffler suffisamment d’émotion parce que malgré un certain soin, le trailer n’est pas aussi bon qu’espéré… (♥♥)

BACKSTROM fox

Backstrom (FOX) Un procedural teinté de comédie avec Rainn Wilson en policier au comportement auto-destructeur ? Le trailer ne donne franchement pas envie, et semble à court d’idées. (0)

battle creek

Battle Creek (CBS) les responsables de House et Breaking Bad s’associent pour ce crime drama où les conceptions de deux détectives s’opposent. Une sorte de combat entre la naïveté et le cynisme. On ne peut s’empêcher de penser à True Detective. On nous promet de l’humour dans les enquêtes et on croise les doigts. (♥♥♥)

CSI cyber
CSI: Cyber  (CBS) Patricia Arquette dans le monde de la cybercriminalité. On pousse un cri de joie et on attend impatiemment cet énième spin off de CSI à la mi-saison. Hum. (0)


NCIS: New Orleans (CBS) Scott Bakula et CCH Pounder font ce nouveau spin-off de NCIS. Et si j’ai de la sympathie pour les acteurs, je ne peux m’empêcher de me dire qu’ils auraient pu trouver bien mieux. Mais bon, chacun a des factures à payer… (0)

Scorpion

Scorpion (CBS) Un nombre incalculable de clichés réunis dans cette production des responsables de Sleepy Hollow, avec l’intention d’en mettre plein la vue. Une équipe de génie, un autiste et sa mère qui ne sert à rien. Un casting assez léger (Robert Patrick et Katherine Mc Phee). Une fois le spectaculaire évacué, que va-t-il en rester ? (♥♥)

shades of blue nbc
Shades of Blue (NBC), pour la fin de saison 2015, Jennifer Lopez incarnera une flic mère célibataire (pff…), qui cherche à trouver la rédemption en s’opposant à ses frères flics eux aussi. Les amateurs de l’actrice seront ravis, mais moi je fuis… (0)

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The Mysteries of Laura (NBC) La série se veut un mélange de working mom et d’enquêtes policières, et ça aurait sans doute convenu à USAnetwork, mais le résultat peine à être engageant. En dehors de la sympathie générée par Debra Messing, le trailer enchaîne les clichés. ()

Soaps / Dramas familiaux

empire
Empire (FOX) est un drama sur un empire musical convoité par les 3 fils et l’ex-épouse du patriarche. L’une des rares séries avec un casting entièrement black. Et si l’univers du hip hop (et la musique de Timbaland) y est décrit, c’est davantage pour illustrer la guerre et les coups qui s’annoncent. J’en espère beaucoup, même si musicalement c’est pas du tout ma tasse de thé. Mais le trailer fait son effet. (♥♥♥)

Jane The Virgin
Jane The Virgin (CW) Une jeune fille qui se préserve pour la mariage tombe accidentellement enceinte à la suite d’une fausse manipulation à l’hôpital. Elle se nourrissait de telenovelas et voit sa vie bouleversée : le futur « papa » est le directeur de l’hôtel où elle travaille. J’aime l’idée que les telenovelas pénètrent davantage le marché américain. Les premières images manquent singulièrement de personnages charismatiques, même si l’humour semble être de la partie. ()

Members Only
Members Only (ABC) Adaptée de la série australienne éponyme, la série nous plonge dans l’univers d’un club de fortunés, qui est sur le point de faire faillite. Entre les escroqueries, le fiston qui part avec la nouvelle épouse du patriarche, les affaires de cœur touchant le personnel, il y aura de quoi faire… Mais la décadence des riches, cela m’intéresse davantage sous un regard humoristique… ()

red band society fox
Red Band Society (FOX) On croise les doigts pour que ce teen soap soit à la hauteur. L’idée est originale : Un garçon dans le coma est le narrateur, et à travers son regard on rencontre les patients de l’aile pédiatrique d’un hôpital. Ces derniers vivent là les moments les plus intenses de leur vie, et décident de fonder la red band society (en référence à leur bracelet), afin de s’entraider. Je croise les doigts pour que l’émotion soit au rendez-vous. Et avec Octavia Spencer au générique (Mom), ça devrait bien se passer, non ? Le trailer donne bien envie… (♥♥♥♥)

Drame politique

madam secretary
Madam Secretary (CBS) la nouvelle secrétaire d’état, conseillère aux affaires étrangères (Tea Léoni) nommée par le président à un sens aigu de l éthique et doit gérer sa vie familiale en même temps que les conflits diplomatiques. Le trailer est sympathique et présente une femme « forte » si tant est qu’on puisse aimer ce terme, mais j’espère qu’elle aura aussi un peu plus de personnalité, car la plupart de ses répliques nous font naviguer en terrain un peu trop balisé. (♥♥♥)

Historique

ad nbc

A.D. (NBC) mini-série, en 2015. Tout simplement la suite de la mini-série The Bible, dont la qualité laissait franchement à désirer, quand bien même les pontes de NBC pensent avoir des chiffres d’audience importants. (0)

The Astronaut Wives Club
The Astronaut Wives Club (ABC) Joli casting et joli thème pour la nouvelle production Savage & Schwartz. On y retrouvera Joanna Garcia, Odette Annable, Desmond Harrington pour une plongée de 10 épisodes dans la vie des femmes d’astronautes dans les années 60, scrutées par les médias pendant que leurs maris accomplissaient des missions périlleuses. Une dose d’American Wives ?(♥♥)

Drame Humain

The Slap
The Slap (NBC) (mini-série) Tout simplement le remake de la série australienne, où une claque donnée à un enfant a des répercussions sur la famille, ses valeurs, ses secrets… L’intérêt m’échappe mais le scénariste à la barre n’est pas un manchot. (♥♥)

Au final j’en retiens (3 cœurs ou plus, avec en rouge les séries de cet automne) : Mulaney et A to Z côté comédies, et Gotham, iZombie, The Flash, Wayward Pines, How to get Away with Murder, Battle Creek, Empire, Red Band Society, Madam Secretary côté dramas. Et vous ?

 

 

[30 days drama challenge] days 27-28 drama populaire détesté / drama impopulaire adoré

Avec une telle profusion de séries, faire son choix et s’orienter n’est pas chose facile. D’autant que la popularité de certaines séries ne veut pas forcément dire que vous l’apprécierez vous aussi. Et inversement, il arrive que l’on puisse avoir un vrai coup de cœur pour une série boudée sur internet.

Le problème de ce genre de questions c’est qu’il est rare que je m’accroche pour un drama que je n’apprécie pas, qu’il soit populaire ou non… Mais dans ce cas, suis-je vraiment pertinent ? Pour juger une œuvre, il faudrait déjà l’avoir vu en entier (ou tout du moins une bonne partie), non ?

  • Corée :

détesté :

Je n’ai pas eu le courage de continuer Dream High. Je ne suis pas allergique à la K-pop (je me soigne et mes cures sont de plus en plus rapprochées), mais j’ai eu l’impression que le drama devait davantage son engouement à la popularité de ses stars qu’à ses intrigues et à son jeu d’acteur. J’ai eu tout de même quelques commentaires positifs m’encourageant à poursuivre l’expérience, mais peut-être aussi suis-je un peu vieux pour m’immerger dans une telle atmosphère. Et puis surtout les premières prestations scéniques étaient lamentables. Autant je suis admiratif de certains danseurs/danseuses du monde de la k-pop, autant la série n’avait pas l’air d’être à la hauteur de ses ambitions.

adoré :

Lie to me a vite eu son lot de détracteurs, et sans dire que j’ai adoré, j’ai pourtant apprécié la plupart des épisodes. Je m’en expliquerai prochainement, mais j’ai été happé par le duo principal, au point que le reste n’avait finalement plus beaucoup d’importance. Que voulez-vous, il suffit que je vois un couple heureux pour que je me mette à sourire bêtement. Et puis, on ne reverra pas avant longtemps une aussi belle alchimie, d’aussi belles scènes de baisers, voire même une héroïne qui ne se contente pas de vouloir épouser le prince charmant (et riche). Oubliés, les incohérences, les personnages inutiles, les intrigues ultra-classiques, la musique mal utilisée (du moins au début), à partir du 10è épisode (et au changement de PD : Producer-Director), la série se recentre sur l’essentiel et nous en met plein la vue. Pas étonnant que les fans se mettent à imaginer que Yoon Eun Hye et Kang Ji Hwan forment un vrai couple en dehors de l’écran, tant ces deux là font plaisir à voir.

  • Japon :

détesté : Hana yori dango. Ce drama bénéficie d’une telle popularité que malgré mes réticences je m’y suis plongé. Ce fut laborieux, mais j’ai persisté jusqu’au bout. Mis à part l’héroïne principale, bien mimi, les personnages sont de véritables caricatures et il m’a été très difficile de m’attacher à eux. Et pour moi le couple central ne fonctionne pas. On aura beau mettre un soleil couchant et les musiques adéquates, ça ne colle pas avec le développement psychologique du bad boy au cœur tendre. Rappelons-le, c’est un ignare friqué, irrespectueux, hautain, violent, sadique, qui subitement tombe amoureux de la victime qu’il … torture ! Oui j’insiste sur le « subitement ». Je peux comprendre que le garçon qui sort les poings soit le fantasme de la pré-adolescente (et encore), m’enfin, un peu de cohérence ! Surtout que ses premières scènes sont particulièrement violentes et qu’il est très dur d’apprécier un personnage qui se conduit ainsi (et j’ai fait une coupure de visionnage de 2 mois !). L’autre garçon, c’est le cœur tendre mystérieux, romantique, qui fait la pose « parogencyl blancheur système » en faisant « hé, hé » au lieu de s’expliquer. Les deux autres garçons n’ont pas le même temps d’antenne, ce sont les faire-valoir, mais ils réussissent quand même à s’envoyer des pains de façon complètement invraisemblable, parce que les deux autres en ont décidé aussi. C’est vous dire le niveau ! J’ai conscience d’être dur, mais j’avoue qu’aujourd’hui je n’ai toujours pas compris l’engouement pour cette série, mis à part qu’elle a été la première pour bon nombres de dramaphiles.

adoré : Manhattan love story. Voilà une série qui mériterait un bond de popularité, tant elle est originale et tarabiscotée. Et pourtant, tout comme Koi Ga shitai (qui a néanmoins quelques articles élogieux), cette série passe inaperçue sur le net. Ça ne vous intéresse pas, un puzzle amoureux délirant ?

  • USA :

détesté : J’ai essayé True Blood, mais il n’y a rien à faire, désolé, c’est pas pour moi. Et j’avoue que j’en cherche encore l’intérêt , je continue à lire de ci de là les impressions sur différents épisodes… Mais bon je vois fleurir sur la toile davantage de captures d’écran de scènes dénudées que des textes saluant la qualité des intrigues, alors je me console (peut-être à tort) en me disant que je ne loupe pas grand chose, malgré la puissance du marketing.

Et puis il y a aussi des séries auxquelles je voudrais accorder une seconde chance, comme Doctor Who. Parce que j’ai jamais pu avoir le courage de lancer la suite, après des débuts aussi laborieux. Pourtant le kitsch ne me pose pas de problème (Buffy l’était bien lors de ses premiers épisodes), mais non, je suis passé à autre chose, et je continue de me dire, jour après jour, que j’aurai du persister, vu l’engouement…

adoré : Huge. La série est malheureusement passée inaperçue l’été dernier, et j’encourage autant que possible son visionnage. Voilà une série qui était originale et montrait pour une fois les ados obèses sous un autre jour. Fini l’obèse rigolo, le faire-valoir au héros, dans cette série tout le monde a des problèmes de poids. Huge est en réalité une très fine description de leur bagage émotionnel. Et j’avoue que je préfère m’intéresser à des ados qui ont un manque de confiance en eux que des ados friqués qui se droguent ou s’envoient en l’air à la moindre opportunité.

[30 days drama challenge] Day 12 : scénario favori

On aborde aujourd’hui une question intéressante. Qu’est ce que j’aime dans un scénario ?

D’emblée, je tiens à dire qu’il n’est pas facile de généraliser, mais en réfléchissant j’ai quand même trouvé quelques tendances dans mes choix.

D’abord, la question de l’originalité ne se pose pas forcément. Oui, au bout d’un moment, pour éviter la lassitude, je suis attiré par des scenarii plus originaux, plus « rafraichissants ». Mais ça ne signifie pas que d’un coup de cœur passager ça peut se transformer en passion durable.

C’est là toute l’importance du média. Pour que le scénario me plaise, il faut qu’il réussisse à me tenir en haleine tout au long des épisodes de la série. Du coup, la série doit éviter deux sortes d’écueil, selon leur origine culturelle :

– pour les dramas asiatiques : éviter la redondance, les passages à vide fréquents en milieu de série coréenne.

– pour les séries américaines : au lieu de tergiverser parce que la série n’a pas de fin définie, elle doit se fixer un but et s’y tenir. Ou, à défaut, se réinventer en assurant un minimum de cohérence, en faisant évoluer ses personnages sans les transformer radicalement, que la série soit feuilletonnante ou non.

On touche un point sensible : la disparition progressive des séries feuilletonnantes sur les networks. Là où les séries asiatiques assurent au téléspectateur un début et une fin, s’engager dans une série feuilletonnante aux USA est un pari risqué. A quoi bon s’engager dans une fiction mystérieuse si pour des raisons d’audimat vous n’en connaitrez jamais la fin ? Oh bien sûr, ce qui prime ce n’est pas la destination, c’est le voyage (et c’est un de mes arguments principaux pour défendre Lost), mais quand même. Lost a eu l’immense chance de pouvoir planifier sa fin, et ça c’est ressenti sur la qualité d’écriture dès l’accord signé.

Du côté des dramas coréens, il y a cet étrange sentiment d’attirance et de répulsion envers des comédies romantiques formatées. Car oui, je comprends tout à fait le reproche de Ladyteruki sur le fait que ces séries là se ressemblent toutes. Pour simplifier : la fille au caractère trempé, généreuse mais qui en bave comme pas possible pour s’en sortir financièrement, le gars né avec une cuillère dans la bouche, imbu de lui-même mais au grand cœur, le prince charmant parfait sous tous rapports qui ne réussira jamais à conquérir la belle, la méchante jalouse, qui ne pense qu’ à détruire cet amour naissant, et enfin les parents qui représentent l’ultime obstacle à la durabilité du couple. Et pourtant, si je ne peux m’empêcher de tiquer moi aussi sur ces carcans, le charme opère quand même. Comment l’expliquer ? Tout d’abord parce que tout ceci n’est finalement qu’une poussière dans l’œil, car ce qui compte, c’est l’alchimie des protagonistes, l’émotion qu’ils transmettent. On ne le dira jamais assez aux producteurs d’Hollywood : une comédie romantique ce n’est pas une avalanche de gags médiocres portés sur le sexe avec deux têtes d’affiche qui subitement couchent ensemble sans aucune justification. Une comédie romantique, ça se construit. Et sur ce plan là, les coréens sont imbattables, car ils font progresser l’attraction/la répulsion, donnent de la profondeur à leurs personnages, les rendent peu à peu très sympathiques, puis attachants… Bref, ils visent au cœur.

Vous l’aurez donc compris, j’attache une très grande importance non seulement à la cohérence psychologique des personnages, mais aussi à l’émotion véhiculée. Et là, toute est une question de sensibilité, et j’aurai du mal à vous dire où je place le curseur. Quand la démonstration verse dans le larmoyant de manière répétitive, j’ai l’impression qu’on me « force », et je me détache… C’est donc une question de dosage subtil.

Du côté des dramas japonais, alors que je leur reproche pour la plupart leur manque de romantisme, je salue leur imagination débordante. Ce qui est bien avec les japonais, c’est qu’ils osent. Tout. C’est un vaste réservoir d’idées, de mise en scène inventive, de personnages décalés et dans le même temps ils peuvent très bien réussir à toucher la corde sensible avec leurs human drama.

Bref, je vous en reparlerai certainement quand j’aborderai mon dossier pour vous aider à plonger dans les dramas coréens (non je n’ai pas abandonné l’idée).

Alors, au regard de tout ce que je viens de dire, quels seront mes choix ? A vrai dire, j’ai hésité. La solution aurait été de dire : j’aime les scénarii qui parlent de vie quotidienne, sans rebondissements excessifs. Un bon scénario, pour moi, c’est celui qui arrive à maintenir en haleine avec… rien. Non, je ne vais pas faire comme dans Seinfeld, (« it’s a show about nothing »). Ce qui me plait, c’est la construction des personnages, l’émotion véhiculée. Que l’on parle d’amour, du sens de la vie, que l’on m’ouvre les yeux sur la beauté précaire de notre monde, que l’on me fasse rire, pleurer, que l’on réchauffe mon cœur avec un propos sincère, touchant, juste. Pour toutes ces raisons, j’aurai donc tendance à vous donner les mêmes réponses, encore et toujours  : Alone in love pour la Corée, Koi Ga Shitai pour le Japon, Once and again pour les USA.

Mais pour diversifier un peu mon propos et rendre hommage à d’autres séries qui ne déméritent pas, j’ai choisi d’autres fictions :

Flowers for my life et Coffee Prince (Corée du Sud). Voilà deux exemples de dramas qui sortent de leurs carcans originels (une comédie romantique avec carré amoureux) pour donner une vraie leçon sur l’amour, le bonheur et la vie.

Flowers for my life, d’abord, qui commence par nous présenter une fille cupide et un garçon menteur, et qui finit bien au delà d’une histoire d’amour, ou de la quête du bonheur. La série est l’une des rares, si ce n’est la seule, à donner une image sereine, chaleureuse, sur la fin de notre existence sur Terre.  Un véritable bouleversement pour moi qui suis un grand angoissé de la vie. D’un point de vue scénaristique, la série aura donc su contourner tous les méandres de la comédie romantique, en donnant de l’émotion, et du sens. Le tout plongé dans l’univers des funérailles coréennes. Flowers for my life est le côté pile de Six Feet Under, ou Dead Like Me. C’est en quelque sorte le chaînon manquant positif.

Coffee Prince, ensuite, parce qu’elle a su elle aussi se débarrasser progressivement de toutes ses intrigues habituelles pour se concentrer sur l’essentiel : l’amour rend heureux. C’est naïf, idiot de le dire, et pourtant je vous assure que l’on sort d’un tel visionnage avec le sourire aux lèvres. Voir ces deux là se taquiner, s’aimer à l’écran est une source de bonheur sans fin. Combien de fictions s’arrêtent sur l’aveu final, voire la rencontre ? Voilà une série qui a tout compris et qui fait mentir l’adage américain selon lequel une fois l’amour consommé il ne doit jamais durer car le spectateur s’en lasserait. Non, le téléspectateur a besoin de voir ses personnages heureux. Vous voyez, le scénario à la fin tient sur un timbre-poste, et pourtant ça fonctionne parfaitement. Parce qu’une fois tout en place, l’univers se suffit à lui-même. De la même façon qu’on a plaisir à retrouver une famille fictive dans une série, on a la joie de voir un couple s’avouer ses sentiments au grand jour. Quand vous êtes amoureux et que vous êtes heureux, vous avez envie de le crier au monde. Coffee Prince, c’est ça. Inutile de vous dire que j’ai hâte de voir paraitre le coffret dvd en France, prévu pour le mois d’octobre chez Dramapassion.

Manhattan Love Story (Japon). Je vous ai déjà parlé plusieurs fois de cette fiction, mais elle détonne tellement par rapport aux comédies romantiques que je voulais saluer son ingéniosité. L’originalité, ça paye parfois. Vous prenez des personnages qui n’ont a priori aucun point commun sinon de se retrouver un jour ou l’autre au café de Tensho, et vous vous imaginez jouer les entremetteurs. Problème, votre si beau schéma qui rend tout le monde heureux semble ne pas être juste. S’en suivent des moments jubilatoires, délirants où des couples improbables remplacent des couples pourtant si évidents. Le tout en essayant de donner une justification psychologique pour détailler l’attirance existante ou à naître. Vous finissez par ne plus rien comprendre : qui est avec qui, déjà ? Manhattan Love Story est un puzzle tout simplement extraordinaire, qui révolutionne tout ce qui s’est fait dans ce domaine.

Wonderfalls et Pushing Daisies (USA).  J’ai failli rajouter Dead Like Me, mais ça faisait peut-être un peu trop fan de Bryan Fuller, non ? Ça contredit un peu mes généralités, puisque ces personnages n’évoluent pas vraiment, et que la fin est un peu précipitée. Qu’importe, des idées créatives comme ça se font rares à la télévision. J’ai donc plutôt voulu mettre l’accent sur le concept que sur le scénario proprement dit.

Wonderfalls est parti d’un postulat simple : toute représentation d’un animal (sculpture, affiche, bibelots, …) se met à parler à une jeune fille désenchantée et lui donne une mission … pas très explicite. Celle-ci doit donc décoder le message et accomplir sa tâche, malgré tous les ennuis qu’elle va avoir ou qu’elle va causer. Si ce postulat fantastique est très drôle, le show n’oublie pas de donner à ses personnages une vraie personnalité, et un véritable petit univers se met peu à peu en place. J’en ai pas parlé dans mon introduction, mais construire un univers cohérent ça montre un scénario bien construit, et ça aide non seulement à l’immersion, mais à l’attachement. Que serait Gilmore Girls sans les habitants de la bourgade de Stars Hollow ?

Pushing Daisies est un concept un peu plus compliqué à assimiler, ce qui explique peut-être ses audiences moyennes, n’arrivant pas à attirer de nouveaux téléspectateurs. Ou peut-être est ce ce ton improbable, à mi chemin entre le policier, le fantastique et la romance ? Voilà un jeune garçon qui s’aperçoit qu’en touchant les êtres vivants morts, il les ranime à la vie. Pour une minute, seulement, hélas. Car s’il ne touche pas à nouveau ces êtres vivants pour les renvoyer à leurs morts au bout de ce délai, un être vivant perdra la vie dans un environnement proche. Alors le jour où il touche le corps inanimé de son amour de jeunesse, lui rendant la vie, ce jeune pâtissier ne peut se résoudre à la lui reprendre. Dès lors, il ne peut toucher celle qu’il aime, sous peine de la voir disparaître à jamais. Il ne peut que la regarder, ce qui donne au récit une très forte dimension romanesque. Et en attendant, le jeune pâtissier va aider un détective privé à résoudre des crimes, simplement en demandant au défunt qui l’a tué. Mais évidemment, dans cet univers délirant, rien n’est jamais simple. Avec ce concept alléchant, cette mise en scène soignée et ces acteurs sympathiques, le show aurait du cartonner. Hélas, il ne suffit pas d’avoir un bon scénario de départ, encore faut-il donner du rythme au récit, et c’est là que se trouve son talon d’Achille. Dans les grandes lignes le show est extraordinaire. Au quotidien, il n’a pas su trouver son souffle.