Bilan de mon année télé 2011

Je tiens encore à m’excuser pour le manque de mise à jour ces derniers temps, et je vous remercie pour votre fidélité, le fait est que j’ai un peu de mal à me remotiver pour la suite, ma vie personnelle étant ce qu’elle est. Je me suis aperçu, en plus, que je n’avais même pas fêté le deuxième anniversaire du blog début décembre (!).

Mais je tenais quand même à évoquer – rapidement – cette année télé.

Commençons si vous le voulez bien, par les dramas asiatiques. L’année dernière j’avais formulé le souhait d’en regarder davantage, étant de plus en plus frustré par l’actualité et par certaines reviews élogieuses. Autant le dire tout de suite, ce ne fut pas le cas. Une fois de plus, je n’ai pas pu abandonner certaines séries américaines en cours, et je n’ai donc pas pu libérer plus de place sur mon agenda.

Pour autant, j’ai trouvé cette année dramas en demi-teinte.

Du côté japonais, j’ai définitivement abandonné toute tentative de regarder une ou deux séries de saison. Curieusement, cette année 2011 je n’ai pas vu beaucoup de dramas japonais en entier. Je n’avais pourtant pas pour habitude d’abandonner des dramas aussi facilement, mais avec les problèmes techniques (la généralisation d’un format que je ne peux lire dans des conditions de visionnage confortables), et un investissement moindre pour les personnages, je n’ai pas eu de véritable coup de cœur cette année, Jin saison 2 exceptée. J’ai même du mal à terminer la deuxième saison d’Hotaru no Hikari, moi qui avait pourtant adoré la première. La réalité, c’est que j’aurai du réserver plus de place à la découverte, ou laisser plus de chance à une série pour s’installer (comme Love Shuffle). C’est toujours frustrant de se dire qu’on passe à côté de plein de choses par manque de temps, et il va vraiment falloir que je ré-équilibre tout ça.

Du côté coréen, là aussi, j’ai été surpris par mon manque d’investissement à moyen terme. Le problème, c’est que je n’ai même pas le temps de commencer un drama que les prochains me font encore plus saliver. (C’est fou comme je suis devenu accroc aux annonces de casting, aux teasers, aux posters). Et puis, à force de lire des reviews, vient le doute. Aurais-je du continuer The Musical, Flower Boy Ramyun Shop, 49 days, Dream High, My Princess… (Pour Flower boy je crois qu’il va falloir me forcer, vu les critiques dithyrambiques) ? Aurais-je du tenter de visionner des dramas plus « girly » comme I need romance ? C’est souvent une question de cible, et cette année j’ai trouvé moins de dramas capables de me toucher, en tant qu’homme. Entre les k-pop idols et les flower boys, j’ai eu du mal à m’y retrouver. Après un hiver passé à me réjouir de certaines scènes de Secret Garden, j’attendais avec impatience le retour des comédies romantiques, lesquelles se sont révélées sympathiques (Baby-faced beautyThe Greatest Love) mais ne réussissant jamais à réunir l’intégralité des ingrédients requis. L’exemple parfait étant Lie to me. Avec un tel casting, une telle alchimie, j’ai pu vivre de belles scènes, mais l’ensemble manquait de liant pendant les 90 % du temps. Je peux d’ailleurs pleurer amèrement sur le retour de comédiennes que j’aime beaucoup : Yoon Eun Hye bien que convaincante, n’a pas choisi le meilleur drama avec Lie to Me. Quant à Kang Hye Jung, que j’attendais tellement depuis Flowers for my life, elle n’a quasiment aucun rôle dans Miss Ripley. Reste à m’investir, peut-être, sur la reine Kim Sun Ah et Scent of a woman. Mais ce que j’ai pu en lire laisse à penser que le drama n’a pas su aller au bout de son concept.

Heureusement, il y eut le drama City Hunter, qui malgré son nombre affolants de faux cliffhangers, a su rester passionnant. Et puis d’autres productions se sont révélées de très bonnes surprises, comme White Christmas et son ambiance, mais aussi Killer K dont l’action survitaminée, la tension ont permis de contrebalancer un scénario en tous points risible. Et puis, j’ai pu rattraper quelques dramas comme  l’épique The Legend, le déjanté Coffee House, le mystérieux Harvest Villa voire même quelques KBS Drama Special. De quoi oublier mon temps perdu devant Manny. Allez, l’année prochaine, je vais essayer de m’investir davantage dans un genre auquel j’ai toujours été réticent (les dramas historiques), et tenter par exemple Princess Man…Mais au final, c’est plutôt l’approche du drama coréen en tant que tel qui m’a plu cette année (collaborer à Critictoo pour essayer de trouver une liste de séries pouvant donner envie aux curieux, faire des dossiers sur la culture coréenne dans les séries (le korea special event va reprendre ne vous inquiétez pas), m’amuser avec les produits dérivés ou essayer de saliver devant la liste de dramas à venir…)

Enfin, venons-en aux séries américaines. La fin de saison précédente a déjà fait l’objet d’un billet, et comme je n’ai pas fait de réel bilan de la rentrée mis à part un article regroupant les critiques des pilotes, voici donc mes impressions. La saison précédente j’ai du dire adieu à Life Unexpected, V, Traffic Light, Chicago Code, Better with you, et Men of a certain age. Quelles séries allaient pouvoir combler ce vide ? Contre toute attente, et malgré le niveau plutôt moyen de la rentrée, je me suis surpris à accrocher à de nouvelles séries.

Parmi elles, Once upon a time signe le retour du fantastique à la télévision, et malgré des effets spéciaux au budget limité, et un enfant casse-pied, le récit est suffisamment bien tricoté avec notamment des flashbacks intéressants pour à la fois nous faire réfléchir via quelques puzzles et pour nous émouvoir sans niaiserie (ce qui n’est pas facile vu le sujet du conte de fée). Le casting est impeccable, et vu mes réactions aux premiers rebondissements, je suis attaché aux personnages. Bref, en 7 épisodes, à part un épisode en deçà, j’ai vraiment été conquis.

Je n’ai pas eu le temps de faire un bilan de la première saison, passée à la vitesse de la lumière, mais déjà je peux dire que j’ai adoré Boss. La petite Starz jouait gros, mais a réussi à diffuser une petite pépite. Bien sûr tout le monde ne va vous parler que de Kelsey Grammer, que j’adore (on ne dira jamais assez à quel point Frasier était une sitcom exceptionnelle), mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est le sens de la mise en scène. Ces détails qui cherchent à rendre grandiloquent la moindre prise de vue. Il y a là une approche qui permet à la fois une lecture réflexive et surtout, émotionnelle. Comment éprouver de la compassion pour un être abject mais malade, qui s’accroche désespérément à ce qui lui reste : le pouvoir, alors qu’il a tout perdu par sa faute. Il y aurait tant à dire sur l’irruption de la maladie, présente dans chaque processus de décision, mais niée autant que possible. Tant de choses à dire sur les nombreux rebondissements dans cette lutte de pouvoir, ces coups bas, cette distorsion de la réalité, cette chasse à l’homme médiatique et la corruption généralisée. La série de cette fin d’année, assurément. (La première partie étant réservée à Game of Thrones).

Je nuance mon appréciation sur Homeland, qui fait déjà les gros titres un peu partout. Si la série a d’indéniables qualités : d’excellents interprètes, du suspense, un joli puzzle à déchiffrer, certains rebondissements m’ont fait tiquer. Un peu comme 24, la série n’arrive pas à prolonger son thriller sans décrédibiliser l’intelligence des personnages et certaines facilités. De fait, beaucoup d’évènements sont prévisibles et, il faut bien le dire, rageants. Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu une série aussi passionnante.

Hormis ce trio de tête, deux autres séries dramatiques ont su m’accrocher : Pan Am et Ringer. Deux séries dont l’ambition démesurée se frotte aux dures réalités : la reconstitution politique pour l’une, le puzzle d’un thriller pour l’autre. Au final, on se retrouve avec deux séries superficielles, au charme limité.Une amère déception surtout pour Pan Am, qui à défaut, aurait pu être davantage passionnante si au moins les histoires de cœur n’étaient pas aussi ridicules.

Et puis il y a les séries dont on se lasse très vite. L’année dernière ce fut Hawaï 5-0, qui n’arrivait pas à donner un background intéressant à ses personnages. Cette année, c’est notamment le cas de Person of Interest. Oui,c’est un formula show, mais le concept aurait pu donner d’intéressants rebondissements. Une fois les personnages dessinés de manière minimaliste, il ne reste plus qu’à bailler. Si quelques épisodes se sont révélés plaisants, on tourne vite en rond. Autre show policier abandonné, Prime Suspect. La prestation de Maria Bello n’est pas en cause, mais l’évolution de la série laisse pantois. Sur un concept on ne peut plus basique, voilà que les scénaristes ont choisi d’affadir le personnage principal et ses relations difficiles dans un univers policier macho. Et comme les enquêtes policières n’en sont pas (aucun raisonnement, aucune astuce, juste la chance ou le hasard pour découvrir le coupable), j’ai jeté l’éponge.

Je passe volontairement sur les séries qui m’ont fait fuir, comme Terra Nova. Reportez-vous au billet concernant les pilotes si besoin.

Heureusement, cette rentrée est aussi le retour des séries comiques. Après avoir échappé à l’horripilante New Girl, à la soporifique Whitney ou aux improbables mâles en perte de repères (Last Man Standing, Man Up, How to be a gentleman), j’ai trouvé deux jolis couples : le premier, fauché, qui baigne dans les blagues sexuelles et les réparties agressives (2 Broke Girls), le deuxième, entre un père et une fille qui essayent de s’accommoder à leur nouvelle vie déjantée dans les suburbs (Suburgatory). Malgré tout, les épisodes sont assez inconstants, mais j’espère toujours une amélioration.

Et heureusement que les nouveautés sont là, car au niveau des reprises, c’est la catastrophe. Dexter (saison 6) réussit l’exploit de détruire à peu près tout ce qui restait de la série (la relation « familiale ») tout en sombrant dans la mise en scène ridicule. The Walking Dead (saison 2) m’a fait autant d’effet qu’une boîte de somnifères excepté la jolie scène finale. House (saison 8) n’a pas su rebondir après sa calamiteuse fin de saison dernière, proposant des épisodes sans aucune perspective intéressantes pour les personnages malgré un cast plaisant et des cas médicaux guère passionnants. How i met your mother (saison 7) n’a réussi à retrouver l’humour que le temps d’un épisode, juste avant de tout détruire à nouveau. Modern Family (saison 3) n’arrive pas à faire évoluer ses personnages, et ses gags sont archi-prévisibles. Grey’s Anatomy (saison 8) a certes donné de meilleurs épisodes que la saison passée avec un peu plus d’humour, mais on est encore loin du niveau acceptable pour me faire à nouveau apprécier les personnages.

Quelques séries réussissent peu à peu à se sortir de leur bourbier : The Good Wife (saison 3), d’abord (qui a développé une relation auquel je n’accroche pas au lieu de montrer un fil rouge et des enjeux intéressants), et The Mentalist (saison 4) qui après l’énorme gifle du season premiere a donné quelques épisodes plus sympathiques pour se faire pardonner. Enfin, le retour de Chuck (saison 5) fut très décevant, avec un manque flagrant d’imagination et d’intrigues efficaces. Les derniers épisodes ont heureusement su redresser la barre : il fallait retourner à la spécificité de la série.

Alors que reste-t-il comme moments forts dans cette semaine ? Nikita (saison 2) tout d’abord, qui a su densifier son univers sans perdre en cohérence ni en enjeux. Parenthood (saison 3), ensuite, malgré quelques maladresses de personnages et une émotion en dessous de la saison passée. Enfin, pour les séries comiques : deux constantes : The Big Bang Theory (saison 5), qui a développé avec délice le personnage d’Amy, et Raising Hope (saison 2) qui fait toujours preuve de créativité.

Publicités

Man Up ! [Pilote]

ABC cherche depuis un moment à mieux équilibrer son public majoritairement féminin. Et pour ce faire, ils tentent une fois encore de nous parler de la démasculinisation rampante de la société. Après tout, ça permettrait peut-être aux hommes de se reconnaître, et aux femmes de rire de leurs hommes ? Le concept est dérivé des fameuses sitcoms de couples, où l’homme et la femme ont du mal à trouver l’équilibre dans leurs jeux de pouvoir. Et si dans ces dernières la question principale est de déterminer la place de chacun, cela ne se fait jamais au détriment d’une des composantes du couple, qui ne peut être fonctionnel (j’enfonce une porte ouverte) que si chacun accepte les carences de l’autre.

Mais pour des raisons qui m’échappent, nous voilà non pas dans la description de couples fonctionnels, mais de couples complètement dysfonctionnels, où l’homme n’a plus son mot à dire. Il est rabaissé en public par sa femme parce qu’il n’a pas fait de véritable guerre comme son père, il ne peut avoir son mot à dire sur les invités d’une fête d’anniversaire, il craint la réaction de sa femme parce qu’il fait du bruit. Tout cela montre non pas un homme démasculinisé, mais simplement que le couple ne fonctionne pas. Beaucoup de critiques aiment rapprocher Man up (sitcom sur la perte de virilité) de Traffic Light (sitcom sur les relations de couple). Ils ont tort. Traffic Light montrait comment les hommes devaient ménager leurs femmes pour parvenir à leurs fins. Ils mentaient, inventaient différents stratagèmes, mais la porte de sortie était toujours la même, celle d’un dialogue efficace au sein du couple. Man Up ne résout rien. Notre homme prend juste conscience qu’il a quelque chose à transmettre à son fils lors de son anniversaire, et qu’il doit protéger… non pas sa famille… mais son ami (!). Il n’y a aucun dialogue avec sa femme. L’homme n’est pas dans un couple, pas dans une famille, il est juste … absent. Comme s’il n’était qu’un père divorcé qui voyait de temps en temps son fils à l’occasion de son anniversaire.

C’est là la raison de l’échec, sur le fond, de cette nouvelle série comique. Pointer la lune au lieu du soleil.

Mais sur la forme, la série n’a pas l’intention de travailler ses gags non plus. C’est certes, plus drôle que la sitcom de Tim Allen (pas bien dur), mais ça manque surtout d’homogénéité, et de ton. Autre problème : le casting, fade au possible, pour incarner des personnages peu inspirés (mais comment pourrait-il en être autrement vu le script et la pauvreté des dialogues ?).  La pauvreté des dialogues, parlons-en. Il ne suffit pas de répéter douze fois la même phrase pour rendre celle-ci plus pertinente ou plus drôle.

Il en résulte un pilote qui n’a su à aucun moment provoquer de l’empathie. Les personnages ne peuvent pas être attachants, ce sont des limaces dans un univers pas fait pour eux. Il ne s’agit même pas d’une thématique de survie, où ils finissent par s’en sortir en faisant appel à leurs méninges, ils sont placés dans un univers qui ne leur convient pas, et c’est tout. Ils n’inspirent aucune pitié. Ce n’est pas drôle, c’est mortellement ennuyeux, et ça n’a aucune portée, à la différence de feu Traffic Light.

Pilotes de la rentrée américaine 2011

Dans un souci d’ergonomie, j’ai décidé de regrouper les liens vers les critiques correspondantes. Cet article sera donc édité au fur et à mesure. Pour rappel :

Feu vert : je pense continuer au moins pour quelques épisodes ;

Feu orange : les prochains épisodes ont intérêt à être convaincants ;

Feu rouge : j’arrête là.

2 Broke Girls

Boss

Free Agents (annulée)

Homeland

Once upon a time

Person of interest

Pan Am

Prime Suspect

Ringer

Suburgatory

A gifted man

American Horror Story

Charlies’Angels (annulée)

Enlightened

Grimm

Hart of Dixie

How To Be a Gentleman (annulée)

Last Man Standing

Man Up !

New Girl

Revenge

The Playboy Club (annulée)

Terra Nova

The Secret Circle

Unforgettable

Up All Night

Whitney

Edition du 27 Octobre 2011 : Une rentrée bien moins maussade que prévue, avec l’arrivée de bonnes séries, et de quelques autres en net progrès depuis leur pilote. On en reparlera lors du bilan fin décembre.

Upfronts 2011 : ma sélection

Alors que la saison télévisuelle s’achève aux USA (les bilans arriveront prochainement), les nouvelles séries pour la saison 2011-2012 viennent d’être présentées cette semaine. Il serait facile pour moi de crier à la constante dégradation de la créativité des networks traditionnels (ABC, CBS, NBC, FOX, CW). Car oui, chaque saison qui passe je ne peux m’empêcher de regarder le passé avec nostalgie. Mais à quoi bon ? Je sais bien qu’à la rentrée, je serai encore tout excité, espérant découvrir une nouvelle pépite qui remplira de bonheur mes soirées. C’est sans doute ça être sériephile.

Voilà donc les 40 nouveautés… assorties d’un petit jugement provisoire ( 0 à 4 cœurs). Il est toujours très dangereux de se prononcer sur des séries sans avoir vu de pilote, mais bon le but de l’exercice est ailleurs.

Les différents networks ont appliqué différentes recettes mais une chose saute aux yeux : ABC a (mal) féminisé ses productions. Il suffit de voir le nombre de séries où les femmes prennent le pouvoir et démasculinisent à tout va. Et je vous passe les caricatures qui tendent à transformer le ragot ou l’apparence en discipline artistique. Je veux bien qu’on passe le stade du girl power, mais si c’est pour en arriver au triomphe de la superficialité sur l’émotion, c’était pas la peine.

Les séries fantastiques

9 séries sur 40 utilisent le thème du fantastique, ce qui en soi est plutôt une bonne nouvelle. Reste à voir ce que ça cache…

Terra Nova (FOX) nous propose de plonger des scientifiques dans un passé préhistorique. Ambiance Jurassic Park assurée, normal avec Steven Spielberg aux commandes. Mais bon, a-t-on vraiment envie de se plonger dans cette atmosphère où les effets spéciaux priment sur les acteurs ? (♥)

Alcatraz (FOX), nouvelle série du prolifique JJ Abrams, imagine que des criminels refont surface après s’être échappés de la célèbre prison du même nom. Problèmes : ils auraient du être morts il y a des dizaines d’années, et surtout… ils n’ont pas vieilli. Un mystère qui a l’air de faire partie d’une vaste conspiration. 302 hommes disparus il y a longtemps, qui réapparaissent et qu’il faut retrouver. Je ne sais pas pourquoi ça me rappelle The 4400… Du côté des bonnes nouvelles, on saluera un casting sympathique : Sam Neill (Jurassic Park), Jorge Garcia (Lost), Parminder Nagra (ER). (♥♥)

The Finder (FOX), un procedural drama avec une once de fantastique. On comprend qu’on puisse ne pas être emballé par la perspective de suivre les aventures d’un homme qui à la suite d’un coma, développe un don particulier pour retrouver les choses. Décidément le monde policier pullule de gens qui ont des capacités extraordinaires. Les plus curieux devront attendre la mi-saison. (0)

Touch (FOX), nous parle du don particulier d’un jeune autiste de 11 ans, qui à l’aide de nombres et de son père qui doit les déchiffrer, parvient à changer la vie des gens. J’ignore encore comment ce « don » sera traité, donc j’ai préféré le classer au niveau du fantastique. La série nous vient de l’esprit de Tim Kring (Heroes), et aura pour héros Kiefer Sutherland. (Il incarnera le père, pas le jeune autiste évidemment !). En l’absence de trailer, le tout parait pour l’instant encore trop mystérieux pour se prononcer. De toute façon c’est une série pour la mi-saison, on a encore le temps. (♥)

Grimm (NBC) est un malentendu. Avec un tel titre, je m’attendais à l’irruption des fameux contes dans la vie réelle. Au lieu de ça, le show n’a l’air d’être qu’une chasse aux monstres maquillée en série policière, avec dans le rôle du héros un homme qui apprend soudainement sa destinée. Pourtant avec David Greenwalt aux commandes et la sympathique Bitsie Tulloch (Quarterlife) je continue d’espérer. Ça ne peut pas être que ça, dites ? (♥♥)

Awake (NBC) est probablement un des dramas qui m’intéressent le plus. L’histoire d’un homme qui à la suite d’un accident de voiture perd sa femme et sauve son fils. Problème : au réveil, il tombe dans une autre réalité, où sa femme est toujours vivante mais où il a perdu son fils. Quelle est la vraie réalité ? Émouvant, intriguant, le trailer montre la qualité de la mise en scène et donne vraiment envie d’en savoir plus. Le créateur de Lone Star va-t-il enfin trouver son public ? Peut-être que la couche policière le lui permettra (le héros est un détective qui va enquêter sur des affaires dans les deux réalités). En tous cas j’espère que ce sera feuilletonnant. (♥♥♥♥)

Once Upon a Time (ABC) m’intéresse fortement. Avec un tel passif Lostien, j’avoue avoir très envie de suivre les aventures de cette femme qui découvre que les personnages de contes de fée sont une réalité. Au programme : de nombreux mystères, la lutte ancestrale entre le bien et le mal, une histoire de destins, … Et puis, avec Jennifer Morrison, Robert Carlisle, Lana Parilla, Ginnifer Goodwin… il y a du beau monde. (♥♥♥♥)

The River (ABC) nous propose d’embarquer pour la mi-saison télévisuelle dans une aventure au cœur des mystères de l’Amazone, avec toute une famille qui filme la recherche de leur père. Évidemment, les frissons, l’horreur sont au détour de leur chemin, et leur caméra va capturer tout cela. Sur le principe je ne suis pas contre une histoire mystérieuse avec des monstres à tous bout de champ, mais je ne supporte pas la mise en scène façon paranormal activity. Dommage pour Leslie Hope et Bruce Greenwood. (♥♥)

The Secret Circle (CW) va nous faire suivre de jeunes sorcières, avec l’héroïne jouée par Brittany Robertson qui découvre ses pouvoirs. Oui ça fait penser à The Craft, mais en fait c’est l’adaptation d’un best-seller de la responsable de Vampire Diaries. Le projet ne m’attire pas des masses mais comme j’ai beaucoup aimé Life Unexpected j’y jèterai un œil. (♥)

Les soap :

Décidément, je crois de moins en moins au renouveau du soap outre-atlantique.

Good Christian Belles (ABC) est le retour de Darren Star aux manettes d’un soap. Comptez pas sur moi pour regarder l’histoire d’une femme (Leslie Bibb) qui revient sur les lieux de son adolescence pour découvrir que ses anciennes « copines » en sont toujours restées à l’âge du ragot, de la médisance, de la jalousie. Il y a des hommes qui s’intéressent à ce genre de programme ? Même pour Kristin Chenoweth, no way ! (0)

Revenge (ABC), c’est également la promesse de voir tout le machiavélisme féminin à l’œuvre dans une sombre histoire de vengeance. Pourquoi, comment ? Voilà le mystère à résoudre. Oui, revoir Emily Van Camp ça a un prix. Mais celui-ci reste trop élevé pour moi. Et puis honnêtement, le trailer a l’air assez caricatural.  (0)

Hart of Dixie (CW) est dans un registre nettement plus léger, avec Rachel Bilson qui vient s’installer à la campagne. Avec son grand ami Josh Schwartz aux commandes, la série sera sûrement regardée de plus près. Mais le trailer en dit bien trop peu (20 secondes quand même, vive les arrêts sur image). (0)

Les cop-shows, toujours là :

Ne pas se fier aux apparences (un nombre réduit cette année, vraiment ?) : derrière d’autres thématiques se cachent souvent des enquêtes policières.

Prime Suspect (NBC), remake de la série britannique du même nom avec Maria Bello dans le rôle de la policière endurcie qui s’impose dans un univers macho. Oui, là on peut pester contre le manque d’originalité… Mais au moins Maria Bello est convaincante dans le trailer. (♥)

Charlie’s Angels (ABC), encore un remake. La transformation est radicale : de femmes flics à qui l’on ne confiait pas un travail intéressant, les « anges » sont devenues des délinquantes repenties, cascadeuses maitrisant les arts martiaux et capables de neutraliser des dizaines d’hommes en quelques secondes. Et ne parlons pas de Bosley. Bref, trop, c’est trop. Mais au moins le casting est un ravissement pour les yeux, avec notamment Minka Kelly (Parenthood) et Rachael Taylor (Grey’s Anatomy). (♥)

Unforgettable (ABC) est à la limite du fantastique avec Poppy Montgomery qui est l’une des rares personnes atteint de capacités mémorielles extraordinaires. Pour dire les choses clairement, elle est capable de se se souvenir de tout. Et forcément, ça va l’aider à résoudre des enquêtes policières. Décidément que feraient les policiers sans les dons de certaines personnes ! Avec un tel pitch, difficile d’être enthousiaste. (0)

The 2-2 (CBS) suit de jeunes policiers à Manhattan. Avec Leelee Sobieski et Adam Goldberg. Prévue pour la mi-saison, il est encore trop tôt pour se prononcer. Mais depuis The Unusuals, je rêve de revoir Adam Goldberg en flic. Mon rêve va-t-il se réaliser ? Vivement le trailer. (♥)

Un thriller peut-être ?

5 thrillers au compteur, 5 raisons d’espérer être scotché devant son écran.

The Firm (NBC) est la suite du film et de l’adaptation du best-seller de Grisham. 10 ans après avoir détruit la firme d’avocats de Memphis, Mc Deere quitte le programme de protection des témoins et veut reconstruire une vie de famille. Mais le pourra-t-il ? Le cast reste encore à confirmer. Honnêtement je doute de l’intérêt de reprendre une telle histoire. Mais qui sait, avec un bon cast, ça peut donner quelque chose. (♥)

Missing (ABC) est encore à ses balbutiements (la série est prévue pour la mi-saison). C’est l’histoire d’une femme (Ashley Judd), ex-agent de la CIA, qui part à la recherche de son fils kidnappé en Europe. Je ne doute pas une seconde de la capacité de l’actrice à remplir ce rôle, mais j’espère que les images seront un peu plus rassurantes quant à l’intérêt du projet. (♥)

Person of interest (CBS) est l’histoire d’un milliardaire (Michael Emerson) qui engage un ex-agent des services secrets (Jim Caviezel) pour nettoyer les rues des criminels. Avec en plus de tels créateurs aux manettes (JJ Abrams, Jonathan Nolan), on ne peut que saliver. (♥♥♥)

A Gifted Man (CBS) n’est pas vraiment un thriller psychologique au sens propre du terme, mais plutôt une histoire d’amour paranormale, où l’amour transcende la mort. C’est ainsi qu’un médecin voit apparaître son ex-femme décédée deux semaines plus tôt. Le pitch est intéressant, le trailer laisse passer de l’émotion, le problème c’est que je ne vois pas trop de quoi il va s’agir une fois l’effet découverte passé. (♥♥)

Ringer (CW) est le grand retour de Sarah Michelle Gellar. Rien que ça, ça suffit à capter mon attention. J’espère juste que les problèmes budgétaires ne vont pas trop se ressentir dans ce thriller où l’actrice incarne deux jumelles recherchées par la mafia. Les premières image laissent passer de l’émotion, au lieu de l’action, et c’est plutôt bon signe. (♥♥♥)

Les dramas historiques :

La reconstitution historique n’est pas l’apanage des séries du câble. C’est ce que se sont dit ABC et NBC cette année. Mais peut-on réussir de telles séries, et surtout leur trouver une audience ?

The Playboy Club (NBC) semble avoir de l’ambition. Recréer l’atmosphère du début des années 60, où la politique, la mafia, le show business se côtoient dans des salons pour adultes. Avec un tel titre, évidemment, pas besoin de vous faire un dessin sur les protagonistes féminines. Certains crient déjà à la copie de Mad Men, attendons de voir. Le trailer montre des efforts de réalisation mais les personnages me paraissent bien trop froids pour être attachants. (♥)

Pan Am (ABC) explore également les années 60 mais dans l’univers de la compagnie aérienne. Évidemment le glamour, le rêve, l’évasion et les histoires d’amour des hôtesses de l’air sont le cœur du programme. Pas sûr que ça suffise passé la découverte. Mais l’atout de la série est peut-être la présence de Christina Ricci. (♥)

Surfer sur le succès de Glee ?

NBC cherche son succès, quitte à être opportuniste cette saison.

Smash (NBC) veut nous retracer le combat de deux artistes pour parvenir au sommet, et obtenir le rôle titre dans la comédie musicale hommage à Marilyn Monroe. L’une a le talent, l’autre l’expérience. Qui gagnera ? C’est donc parti pour des successions de numéros musicaux et de reprises de chansons. Ça sent le préfabriqué et l’absence totale d’émotion. Hmm. Non, merci, vraiment. (0)

Encore Shonda Rhimes ?

Ne fuyez pas si vite.

Scandal (ABC) va nous montrer une agence spécialisée dans es contre-enquêtes et dans la manipulation de vérités. On peut saluer le changement de direction de Shonda, mais moi je reste avec Kalinda sur CBS dans The Good Wife. (0)

Après avoir détaillé les dramas, passons aux séries comiques qui sont cette année encore très nombreuses (15, quand même !). Il est toujours aussi difficile de les réussir.

Les sitcoms multi-caméras

Le genre a ses adeptes (dont je fais partie), mais il souffre surtout du fait qu’une telle sitcom n’a pas le droit à l’erreur. Impossible de masquer son manque de dialogues ou de créativité par des effets de montage. Tout repose sur l’écriture et les comédiens. Mais quand ça fonctionne, l’effet théâtral est décuplé (les rires sont généralement enregistrés devant un public ).

I hate my teenage daughter (FOX) va nous parler d’éducation. Après avoir pourri gâté leur progéniture, deux mères vont devoir redresser la barre rapidement. En effet, leurs enfants leur rappellent étrangement les filles qui les avaient torturées pendant leur propre adolescence. Le concept de base peut plaire, d’autant que le cast est sympathique : c’est le retour de Jaime Pressly après My name is Earl, et de Katie Finneran (Wonderfalls). Malheureusement, pour une sitcom « à l’ancienne », avec rires enregistrés et de multiples caméras, le trailer ne laisse pas beaucoup d’espoir : surjoué, pas vraiment drôle, ça manque d’inspiration et d’ambition. (0)

Whitney (NBC) est l’histoire d’un couple qui n’est pas marié mais qui vit ensemble depuis 5 ans. Au bord de l’ennui, Whitney essaye d’épicer un peu les soirées. La série repose complètement sur l’actrice principale, qui en fait des tonnes. Bien que ce ne soit pas très drôle, le côté étrange et décalé pourrait éventuellement fonctionner. (♥)

Last Man Standing (ABC), c’est le retour de Tim Allen à la télé, dans le rôle d’un homme – devinez quoi – dépassé par les femmes. Ça manque malheureusement de punch dans l »écriture des dialogues. Pourtant le créateur Jack Burditt n’est pas un nouveau venu (Mad About you, Frasier, 30 Rock), son passif devrait rassurer. Mais je ne vois pas trop Tim Allen dans cette dynamique. (0)

Two Broke Girls (CBS) veut nous faire rire avec l’histoire de deux jeunes femmes qui deviennent colocataires et collègues. Deux femmes dont le point commun est d’être fauchées. Pour l’une d’entre elles, d’ailleurs, habituée au luxe, ça ne va pas être facile de survivre. L’idée n’est pas révolutionnaire. Ce n’est malheureusement pas très drôle non plus, et les personnages sont plus tête à claques qu’attachants. Décidément… (0)

How to be a Gentleman (CBS) essaye-t-il de faire revivre les personnages de Frasier ? J’avais bon espoir jusqu’à ce que ce je comprenne que l’opposition entre un gentleman et un beauf allait se situer au ras des pâquerettes et être plutôt mal exploitée. L’humour a du mal à passer car c’est bien trop basique, et encore une fois, j’espère un sursaut au niveau de l’écriture. Car il y aurait pas mal de chose à faire avec ce duo pas banal opposant la finesse à la vulgarité. On s’éloigne des geeks un peu trop présents à la télévision, tant mieux. Le beauf par contre, est toujours là. Snif. Rendez moi Niles. (0)

Les séries comiques single-camera :

New Girl (FOX) fait beaucoup parler d’elle. D’abord parce qu’elle a reçu une bonne réception lors des premiers tests, ensuite parce que la jolie Zooey Deschanel incarne l’héroïne qui arrive dans la vie de non pas un, ni deux, mais trois colocataires. Le show repose bien sûr sur le caractère particulier de son personnage décalé, maladroit, et ayant un sens spécifique du timing. Le trailer a l’air de confirmer ce que j’en attendais : une belle fable sur l’amitié et l’amour, dans un registre comique décalé mais attendrissant. (♥♥♥)

Up All Night (NBC) est la rencontre deux stars du rire : Will Arnett et Christina Applegate. Ils incarnent un couple en plein désarroi depuis l’arrivée de leur progéniture. Problème : le regard porté n’est ni touchant, ni drôle. J’espère mieux. (♥)

Free Agents (NBC) m’intéresse fortement, bien qu’il s’agisse d’un remake d’une série britannique. C’est une comédie romantique tendre, touchante, sur deux collègues qui ont le cœur brisé tous les deux (pour l’un, un divorce, pour l’autre, un décès). Tout change lorsqu’ils couchent ensemble lors d’une soirée trop arrosée. C’est le début d’une relation maladroite et pas facile à assumer. Avec Hank Azaria (Huff!), je m’attendais à de belles performances, j’ai été conquis dès les premières scènes du trailer. On ne cherche pas à nous faire rire à tout prix, pour mieux se concentrer sur le désarroi des personnages, et ça, ça touche ma corde sensible. J’ai hâte. (♥♥♥)

Are you there vodka ? It’s me Chelsea (NBC) est l’adaptation d’un best-seller. Cela me laisse dubitatif. Laura Prepon et Natalie Morales ne suffisent pas à mon bonheur. On a vu plus attirant qu’une barmaid au ton un peu trop « direct ». Mais quelques bonnes répliques fusent dans le trailer. Pourquoi pas… (♥)

Best Friends forever (NBC) veut explorer la profondeur de l’amitié entre deux femmes désormais adultes. L’une, en plein divorce, rejoint l’autre… qui vient de commencer sa vie de couple. Les extraits laissent présager quelque chose de plus sensible que prévu. Jasmine St Clair et Lennon Parham (Accidentally on purpose) sont crédibles, mais c’est sans doute trop calibré pour un public féminin. On ne cesse de nous répéter d’ailleurs que les hommes ne peuvent pas comprendre, et en effet l’homme apparait véritablement comme un boulet dans le trailer. C’est toujours sympathique de se faire exclure. (0)

Bent (NBC), c’est le retour d’Amanda Peet à la télévision, dans le rôle d’une avocate divorcée qui élève seule sa fille et qui fait appel aux services d’un playboy invétéré (David Walton, Quarterlife) pour reconstruire sa cuisine. Ces deux là se détestent cordialement mais il y a de l’amour dans l’air. On ne peut faire plus cliché pour créer une série. A vrai dire, étant friand de comédie romantique, je fermerai volontiers les yeux sur les gags vus et revus, pourvu qu’une alchimie s’en dégage. Et là j’avoue que ça ne se voit pas à l’écran. (0)

Apartment 23 (ABC) nous propose encore un personnage féminin un rien détestable (Krysten Ritter), qui finit par accepter en colocation une jeune collègue en détresse…pour mieux s’en moquer lors de ses conversations téléphoniques avec James Van Der Beek lui-même. Pourquoi pas ? Même si le concept de la biatch est sur-utilisé chez ABC cette saison, Krysten Ritter a l’air parfaite dans ce rôle. (♥)

Man Up (ABC) nous montre encore des hommes dépassés par leurs femmes, mais qui cette fois-ci ont pour tare un comportement immature. Ce n’est certes pas aussi subtil que Traffic Light, mais j’avoue, le trailer a réussi à me faire rire. C’est déjà ça. Et puis je suis content de revoir Amanda Detmer (What about Brian). (♥)

Suburgatory (ABC) nous propose encore – devinez quoi – de nous plonger dans un univers de superficialité, de ragots, de chirurgie esthétique à l’école. Alors oui c’est mordant, et le trailer contient quelques bons gags mais pitié… vous n’auriez pas un autre thème cette année ? (♥)

Work It (ABC) n’apparaîtra qu’à la mi-saison. Ouf. Parce que depuis Mrs Doubtfire, on a vite compris que le travestissement ce n’était pas drôle sur le long terme. Alors quand en plus c’est porté par de mauvais acteurs (Amaury Nolasco)… C’est bourrin, lourd, pitoyable. Yeurk. (0)

En résumé, mes plus fortes attentes (3 à 4 cœurs) sont : Awake (NBC), Once upon a time (ABC), Person of interest, (CBS) Ringer (CW), New Girl (FOX), Free Agents (NBC).