Acteurs et actrices coréennes : Moon Geun Young

Moon Geun Young est souvent appelée la petite soeur de la nation sud-coréenne. Il faut dire que son physique juvénile (alors qu’elle est en fait plus âgée), combiné à un réel talent et à son besoin de s’impliquer dans des causes nobles, lui ont permis d’acquérir une immense popularité au pays du matin calme. La présence de son seul nom suffit pour attirer le succès.

Elle est devenue star à 13 ans en jouant la partie enfance du drama Autumn Tale. Puis elle jouera la petite soeur de Cha Tae Hyun dans le film Lover’s concerto.

C’est en 2003 que sa notoriété dépasse les frontières du continent asiatique : elle joue dans l’excellent thriller horrifique A tale of two sisters, premier film coréen à être diffusé dans les salles américaines.

Mais c’est dans une comédie romantique de 2004 qu’elle m’a véritablement fait craquer. My little bride est pourtant un film dont le pitch est tendancieux : le mariage forcé d’une lycéenne avec … un professeur de son école ! Le film doit tout à la prestation de l’adorable Moon Geun Young, même si Kim Rae Won a son public.

Elle enchaînera avec le sympathique mais un peu trop calculé Innocent steps, un film où elle montre ses capacités de danseuse. Dommage que le film utilise à peu près la même scène que The Classic (les lucioles).

Elle joue ensuite dans le film Love me not, remake de la série japonaise Ai nante iranee yo, natsu, avant de reprende le chemin des studios télé pour le très beau drama Painter of the wind. Elle y incarne une peintre de la dynastie Chosun, dans les années 1770. (La dynastie Chosun s’étale approximativement 1400 à 1900, fin de la dynastie où le Japon pris une énorme influence sur la Corée avant de l’annexer). Moon Geun Young sera très récompensée pour ce rôle.

Dernièrement, elle a joué dans Cinderella’s sister, où elle essaye encore un peu plus de casser son image de fille modèle. Pourtant bien réalisé il serait un mélodrame épuisant et beaucoup trop long (un peu comme Winter Sonata ?).

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Suicides, accidents et maladies en séries au pays du matin calme

Si vous suivez un peu l’actualité de la fiction coréenne, vous êtes sans doute au courant du récent suicide de l’acteur Park Yong-Ha. J’avoue avoir pris la nouvelle très à coeur, étant donné que c’était un acteur brillant, qui avait fait merveille dans la série Story of a man (aka Slingshot). Quand on sait qu’il y jouait un homme dont le frère se suicide et bouleverse ainsi toute la famille, c’est d’autant plus troublant. Il avait aussi joué dans Winter Sonata et On Air, et juste avant l’annonce de son décès, je me réjouissais de voir son nom accolé à celui de la délicieuse Yoon Eun Hye dans la future série Comrades/Love Song dont je vous parlais dans mon article sur les séries coréennes à venir. Le projet avait tout du hit (bien qu’il faille se méfier du buzz, puisque beaucoup de projets se sont finalement révélés décevants, comme le dernier Road Number one, avec Kim Ha Neul.)

Il s’avère que Park Yong Ha était très dévoué envers son père, malade d’un cancer de l’estomac en phase terminale. Ayant de plus une forte tendance à la dépression (ce qu’il reconnaissait de lui-même dans plusieurs interviews), il aurait donc choisi de mettre fin à ses jours.

Adieu Park Yong Ha, ton absence va créer un vide.

Outre le drame humain personnel (qui montre d’ailleurs à quel point les liens familiaux sont encore importants en Corée du Sud), j’avais envie de revenir sur le nombre impressionnants de suicides, d’accidents et de maladies dans le petit monde des acteurs coréens.

C’est un fait, en Corée, comme le dit Ladyteruki dans sa très brillante présentation de la télévision coréenne, (même si je ne suis pas tout à fait d’accord lorsqu’elle dit que passé le service militaire les acteurs font plus difficilement carrière, bien sûr beaucoup sont oubliés mais la plupart rebondissent grâce à la grande quantité d’oeuvres produites chaque année, et le public a de la mémoire, par exemple Gong Yoo de Coffee Prince est sorti de son service, acclamé par les fans), c’est un fait, disais-je, les suicides d’acteurs font régulièrement la une de la presse. Ce petit monde n’est pas épargné et subit une vraie pression. Il faut voir par exemple à quel point une simple affaire de consommation de drogue (cannabis, ecstasy) est devenue un scandale brisant la carrière de ceux qui y sont impliqués (Joo Ji Hoon), ou bien comme les harcèlements de la presse sont éreintants. On se souvient par exemple de Choi Jin Shil, qui s’est suicidée car ne pouvant plus supporter les fausses accusations qu’on lui portait (elle aurait profité du suicide d’un autre acteur Ahn Jae Hwan pour prêter de l’argent avec intérêts). D’une manière générale, la presse people et le comportement des internautes, prompts à lancer toutes sortes de rumeurs, semblent vraiment scandaleux. Mais outre les rumeurs, ce sont beaucoup de jugements et de critiques sur la moindre action, la moindre apparence des stars (critiques sur le poids, la chirurgie esthétique omniprésente là-bas). Je trouve aussi que les fans sont particulièrement dangereux (on se souviendra de la pauvre Yoon Eun Hye qui aura subi des jets d’eau vinaigrée dans son oeil, ce qui a abîmé la cornée de l’actrice).

Parmi les suicides, on peut ainsi nommer celui de l’actrice Jung da Bin ou de l’actrice Lee Eun Ju (Bungee Jumping of their own, Lover’s concerto) qui s’est suicidée suite à la scène de nue qu’elle avait tourné dans The Scarlett Letter.

Mais c’est peut-être aussi du côté des mentalités qu’il faut chercher une explication. La dépression n’est pas considérée comme une maladie comme chez nous, mais comme une faiblesse honteuse, et le seul moyen de réparer sa fierté et son honneur semble être le suicide.

Cette mort n’est pas la seule malédiction frappant les acteurs coréens. Je pense notamment à des accidents ou des maladies graves, phénomènes plutôt fréquents là-bas.

Ainsi, la Corée aura perdu le très sympathique acteur de Coffee Prince (Lee Eon) par un accident de moto, tandis que l’actrice Jang Jin Young est morte d’un cancer de l’estomac juste après son mariage.

Ce sont à chaque fois des évènements qui bouleversent le pays, mais rien ne change. Il faut croire que ces tragédies contribuent à ce que ce pays reste le roi de la fiction mélodramatique.

Acteurs et actrices coréennes : Cha Tae Hyun

Je continue mon petit tour des acteurs de séries coréennes, par Cha Tae Hyun, l’une des figures les plus connues. Et pour cause, Cha Tae Hyun est l’acteur qui donna la réplique à Jun Ji hyun dans le plus grand carton asiatique : le film My Sassy Girl. (Un autre film incontournable, si ce n’est LE film incontournable coréen, je vous en parlerai un jour, surtout ne regardez jamais l’immonde remake américain avec Elisha Cuthbert).

Jean-Pierre Dionnet qui en faisait la présentation dans le DVD (Collection asian star), le comparait à Jerry Lewis pour ses mimiques et son sens de la farce.Il faut dire qu’il réussit à merveille à incarner des personnages maladroits, naïfs ou malins.

Mais Cha Tae hyun, s’il excelle dans le comique visuel, est également très à l’aise dans des rôles plus dramatiques. On pourra par exemple citer Sad movie ou My girl and I (remake du film japonais Crying out love in the center of the world). Bon, Sad Movie, comme le titre l’indique, est trop peu subtile pour être vraiment incontournable. Tandis que My Girl and I, bien qu’efficace, et bénéficiant de Song Hye Hyo, ne vaudra jamais la fabuleuse fin de son original.

Citons aussi Ba:Bo (Miracle of a giving fool), où il incarne un jeune homme retardé mentalement. Une jolie prestation en compagnie d’Ha Ji Won.

L’acteur est un habitué du succès puisqu’outre la déferlante My Sassy girl (et son faux spin-of Windstruck dans lequel il fait un cameo – incontournable), il aura cartonné au box office avec Lover’s concerto et Speed Scandal.

Curieux parcours pour cet acteur talentueux qui aura d’abord été repéré comme chanteur (il a même sorti deux disques pendant sa carrière d’acteur).

Il aura joué avec les plus belles actrices coréennes : Jun Ji hyun, Son Ye Jin, Song Hye Kyo, Ha Ji Won, Moon Geun Young, Kang hye Jung et la regrettée Lee Eun-Ju…

Il aura joué aussi dans beaucoup de séries. Je retiendrai bien sûr l’exceptionnel Flowers for my life (dont ma critique se trouve ici), l’une des meilleures séries que j’aurai vu au pays du matin calme. Signalons aussi qu’avec Jun Ji Hyun, Lee Byung Hun, Kim Ha Neul, il aura joué dans la série Happy Together (quel casting fabuleux quand on y pense). Plus récemment, il aura joué dans General Hospital saison 2.

Un peu à l’image de l’affiche de Sad Movie, Cha Tae Hyun est un excellent acteur qui peut faire pleurer, rire, et souvent les deux à la fois…Son potentiel de sympathie est énorme, même si objectivement tous ses films ne sont pas réussites.

Acteurs et actrices coréennes : Son Ye Jin

Rares sont les actrices que j’admire profondément. Je veux dire, il y a des actrices qui ont du charme, qui savent jouer de leurs atouts, et puis il y en a quelques unes qui crèvent tellement l’écran qu’on en reste bouche bée. Tant de maîtrise dans l’interprétation qu’elles appartiennent à la classe stratosphérique des actrices. Et parmi celles-ci il y en a qui savent tout faire, ou presque.

Au pays du matin calme, les actrices sont en féroce compétition.

L’une de mes actrices préférées, particulièrement douée dans le registre de l’émotion s’appelle Son Ye Jin (Son Yeh Jin).

Comme toute actrice coréenne, elle alterne dramas télévisuels et cinéma, allant d’un support à l’autre sans jamais se poser des questions. Une différence assez nette avec ce qui se passe aux USA, où la limite entre les deux reste une frontière bien marquée dans la carrière d’un acteur.

A son actif, les plus beaux drames romantiques que j’ai pu voir, ou presque.

Son Ye Jin marque déjà les esprits dans Lover’s concerto. Ce film sera un très beau prologue au chef d’oeuvre « The Classic » sorti la même année en 2003. Un incontournable, bien que le rythme du film soit particulièrement lent (le démarrage du film est un peu pénible, mais la suite vaut le détour).

Le drame « A moment to remember » achève de confirmer son statut d’actrice extrêmement douée. L’histoire d’amour entre une fille d’un chef d’entreprise et un charpentier, qui tourne au drame lorsque la maladie frappe. Je vous conseille vivement d’essayer de le regarder (les critiques sont toutes extrêmement élogieuses, ce film est parmi les tous meilleurs films coréens). Si vous ne me croyez pas, allez voir ici.

Mais c’est avec « April Snow » que Son Ye Jin atteint le sommet de son art, tout en délicatesse, en émotion réservée. J’en parlerai plus en détail lors d’un article. Mais ce film fait tout simplement partie de mes 10 films préférés. Mais attention, si vous n’êtes pas habitué au cinéma coréen, si vous n’aimez pas ressentir la puissance émotionnelle de l’image, ça risque de vous endormir.

Son Ye jin est peut-être aussi l’une des actrices qui veut le plus progresser. D’abord innocente dans ses premiers rôles, elle finit par avoir des rôles de femme de plus en plus forte. C’est un lent processus pour casser son image, qui a commencé avec The Art of Seduction.

My Wife got married, comme son nom l’indique, traite d’une femme indépendante mais amoureuse de plusieurs hommes. Un rôle pour le moins sulfureux dans une Corée encore très attachée au mariage. Mais le film dépeint avec beaucoup d’intelligence le sujet, donnant à Son Ye Jin l’un de ses plus beaux rôles (elle fut la meilleure actrice de 2009 au Blue Dragon Film award).

Désormais, elle ose aussi tourner des scènes nues (encore camouflées par la pudeur coréenne), ce qui lui a valu également de fortes critiques. Mais elle tient bon dans ce rôle de femme plus indépendante et plus libre de ses choix.
Son dernier film (White Night) adapté de la série japonaise Byakuyako, était très attendu (Son Ye Jin est également une star au japon).

Au rayon séries, on peut la regarder dans Delicious Proposal (qui l’a révélé), Summer Scent (l’un des volets de la tétralogie Endless Love), ou le mitigé Spotlight.

Elle est devenue une telle superstar que pour la série Alone in love son cachet a atteint le record de 50 millions de won par épisodes (plus de 40 000 euros), alors que la plus forte somme était de 20 millions auparavant. C’est dire si l’actrice est demandée !

Du reste, au vu de ses dernières performances, c’est extrêmement mérité. Alone in love est l’une des plus belles séries que j’aurai pu voir à la télé, et détonne avec le reste des dramas coréens : plus adulte, plus subtil. Peu de séries ont cette profondeur émotionnelle et intellectuelle.

Son dernier drama en date est la comédie Personal Taste/ Personal Preference, que je reviewerai sans doute prochainement.

Son Ye Jin, a pour elle l’élégance, le charme, l’émotion, et c’est sans doute pour cela que je suis toujours ses projets d’assez près.