Miss Korea [Pilote – Corée]

Miss Korea

C’est un peu la période des bons dramas en ce moment. Après Prime Minister and I, You from another star, voici un 3è drama qui tire son épingle du jeu.

Le concept avait tout pour se casser la figure. Pensez donc : l’ascension d’une fille au rang de Miss Korea, c’était pas franchement l’assurance de dépasser les clichés véhiculés par le défilés de jeunes demoiselles en petite tenue.

Et pourtant, à y regarder de plus près, Miss Korea évoque avec suffisamment de finesse le statut de la femme-objet et le comportement masculin. Et ce, tout en plongeant le téléspectateur en 1997.

miss korea lee sun kyun

Kim Hyung Joon (Lee Sun Kyun, Pasta, Coffee Prince) est un scientifique désespéré. Sa boîte de cosmétique est en train de couler alors qu’il est sur le point de lancer LE produit-phare des décennies à venir, la fameuse BB Cream. Mais à cette époque, personne n’y croit, et il n’arrive pas à trouver un investisseur (même en faisant jouer ses relations). Il se retrouve obligé de rembourser de l’argent auprès d’usuriers mafieux. Pour sauver son entreprise (et se débarrasser d’un voyou tenace), il n’a alors pas d’autre choix que de faire connaître ses produits à travers LE modèle féminin par excellence : Miss Korea. Mais encore faut-il trouver la perle rare capable de l’incarner.

miss korea lee yeon hee

Cette perle rare, c’est évidemment notre héroïne Oh Ji Young (Lee Yeon Hee, Ghost). Après avoir fait tourner la tête des garçons pendant sa jeunesse, elle se retrouve dans une bien mauvaise situation. Elle a choisi de faire la fête, de ne pas étudier, et finit employée en tant qu’hôtesse d’ascenseur dans un grand magasin. Concrètement son job consiste à rester debout toute la journée, à sourire et à appuyer sur le bouton de l’étage correspondant. Elle est ainsi considérée comme un objet par son supérieur, le parfait olibrius qui harcèle moralement et sexuellement ses employées (il palpe leurs derrières, s’incruste à chaque déshabillage, les empêche de manger pendant leur travail…).

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Autant dire que les dérives du comportement masculin sont dénoncées avec vigueur, et je ne m’attendais pas à une telle représentation de la société coréenne. Et la tension sexuelle homme-femme est suffisamment évoquée pour ne tromper personne. (On évoquera la fameuse saucisse en lieu et place de la cigarette, même si la scène est largement escamotée).

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Et notre héros a également ses tares. Au lycée, il s’est rapproché d’Oh Ji Young , mais a fini par la traiter de vilaine allumeuse dans son dos (parce qu’elle ne répondait pas à ses avances ?). Un comportement immature qu’il va garder toutes ses années, puisqu’en la croisant à nouveau à l’âge adulte, il va s’empresser de vouloir l’impressionner, lui qui était si apeuré et timide quand il était jeune. Complexé un jour, complexé toujours.

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Mais notre héroïne n’est pas une femme qui se laisse faire. Nous la verrons dans une scène assez jubilatoire balancer un mannequin en plastique sur son patron, afin de lui montrer que ces statues en plastique sont davantage susceptibles de lui plaire. Batailleuse, elle risque de perdre son travail alors qu’elle sauve ses collègues des griffes d’hommes entreprenants. Et elle ressent le besoin d’évacuer son mal-être sur la piste de danse, où elle continue d’attirer tous les regards (et d’en jouer).

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La caractérisation du personnage aurait pu se terminer là, mais les auteurs ont choisi de lui adjoindre un point faible : le manque de confiance en elle. Si elle suscite le désir partout où elle passe, elle cache également un complexe, commun à de nombreuses femmes : la petite taille de sa poitrine, qu’elle masque avec les objets adéquats. La voilà donc qui pense devoir subir une opération de chirurgie esthétique afin de compenser les diplômes qu’elle n’a pas obtenu. Et je suis d’ailleurs curieux de voir comment le drama va continuer d’aborder cette question, vu les records de chirurgie esthétique en Corée.

Pour notre héroïne, participer au défilé de Miss Korea, ça ne va pas être simple ! Elle refuse d’aider Kim Hyung Joon vu son comportement. Elle hésite à rejoindre l’une des « faiseuses de Miss » à cause de son manque de confiance en elle. Va-t-elle être obligée de se lancer dans la compétition pour des raisons financières ?

En tous cas le drama promet des étincelles, et il est plutôt étrange de voir un rôle féminin qui lutte contre la domination masculine tout en devenant Miss Korea. L’explication nous est donnée par cette faiseuse de miss : celle qui réussira aura les hommes à ses pieds. Nous n’argumenterons pas ici, la prise de recul sur la question est plaisante.

D’ailleurs le drama emprunte une voie un peu plus réaliste que les autres, sans verser dans une dramaturgie excessive. Pas forcément facile de faire du léger avec du lourd. Et pourtant l’épisode laisse de la place au rire, l’émotion passe plutôt bien, grâce à des personnages plus humains qu’à première vue. Un vrai travail d’équilibriste qu’il convient de saluer.

Ça ne marche pas toujours : j’ai eu du mal avec le mafieux qui se met à « protéger » celui dont il veut soutirer de l’argent. Quelques raccourcis malvenus, mais rien qui n’entache le sentiment de voir un drama intéressant.

Les auteurs sont déjà responsables de Pasta, lequel avait déjà un héros misogyne comme point de départ d’une romance sans grands rebondissements. Au moins vous savez globalement à quoi vous attendre !

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Pour incarner ces personnages avec suffisamment de subtilité, Lee Sun Kyun était un choix évident, et la surprise vient plutôt de Lee Yeon Hee qui s’affirme assez facilement.

En résumé, Miss Korea s’avère une plutôt bonne surprise. Bien jouée, elle amène remarquablement son sujet tout en laissant suffisamment de place pour l’évolution de personnages bien dessinés, sans tomber dans les grosses ficelles. On reconnait là le cœur de toute comédie romantique : l’opposition, l’incompréhension entre un homme et une femme. En le plaçant dans l’univers de la beauté et des concours de miss, le pari est de taille. Et c’est sans doute pourquoi il me tarde de voir la suite.

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Gu Family Book [Pilote – Corée]

Gu Family Book

Gu Family Book, énième reprise de la fable du Gumiho, cette créature mythique dévorant les foies des humains, nous propose une plongée plutôt bienvenue dans le fantastique après tant de mois passés dans les drames humains modernes. Malheureusement, le spectacle offert n’est pas à la hauteur de ses ambitions.

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On ne critiquera pas les moyens engagés, car les effets spéciaux pullulent, et sont tout à fait corrects. La réalisation, sans atteindre le meilleur du câble, parvient vraiment à immerger le téléspectateur dans ce monde où cohabite l’homme… et le monstre. On a même certains paysages vraiment superbes qui permettent de passer outre l’abus de lucioles bleues.

Non, le problème est ailleurs. Avec sa volonté d’accentuer toutes les scènes poignantes, tout en se ridiculisant avec des incohérences, on finit par ne plus savoir sur quel pied danser. Le drama veut trop bien faire, il en rajoute dans le pathétique en mettant le personnage féminin principal dans la pire des situations, et oublie de réfléchir à ce qu’il nous raconte.

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Attention, cette critique détaille l’histoire des deux premiers épisodes pour en démontrer ses incohérences.

On fait connaissance avec Seo Hwa (Lee Yeon Hee, Ghost), la mère de notre futur héros (Lee Seung Ki n’apparaîtra pas dans les deux premiers épisodes, qui servent d’introduction). Seo Hwa, a vu son père mourir, piégé et trahi par son ami de longue date. Avec son frère et sa servante, elle est rachetée, et doit devenir gisaeng, obligée de coucher avec le tueur de son père. Le drama alternera avec joie les séances d’humiliation, de torture, jusqu’au viol de la servante. On vous a dit qu’on ne plaisantait pas. C’est poignant. Dérangeant, même. Le récit promet d’être manichéen.

gu family book choi jin hyuk

Seo Hwa arrivera tout de même à s’enfuir, pourchassée par les soldats du meurtrier de son père, et finalement recueillie par un gumiho amoureux, Gu Wol Ryung (Choi Jin Hyuk, I Need Romance), qui prend une apparence humaine. Après plus de 1000 ans à se tourner les pouces, ce dernier ne suit pas les conseils de son ami, et se décide donc à se mêler des affaires des humains. Accrochez-vous bien, ça va commencer (un peu) à déraper. Notre Gumiho fou amoureux veut donc immédiatement se marier (!!!) avec son humaine. (Une histoire de droits, pour lui, sans doute. Ou alors parce que Seo Hwa ne peut pas tomber enceinte hors mariage, il y a des limites dans l’abomination). Seo Hwa a beau demander des nouvelles de son frère et de sa servante (entretemps pendus), pendant 3 mois elle ne va pas quitter son gentil mari qui lui offre des lapins, des clémentines et des papillons à volonté. Et là, le charme est rompu. Leur histoire d’amour foudroyante est difficile à avaler, d’autant plus que notre héroïne se résume vraiment à la victime fragile. Pour en rajouter dans l’émotion (qui ne vient pas), la musique m’a paru bien trop forcée. Il s’agit évidemment d’une histoire de sensibilité puisqu’au vu des commentaires sur Dramabeans, la gente féminine trouvait tout ça très romantique. Moi ça me fait penser à une femme soumise qu’on achète. Gu Wol Ryung, veut protéger sa femme, et parce qu’il veut connaître l’amour d’une femme, veut devenir humain. (Or on nous montre parfaitement que cet amour est possible sans qu’il devienne un homme, d’où mon incompréhension totale sur le plot principal). Gu Wol Ryung, de plus, commet une faute impardonnable, il préfère mentir et voir sa femme sourire plutôt que de lui annoncer que ses proches sont morts. Dans le même temps sa femme un peu cruche n’a pas l’air de vouloir en savoir davantage.

Attention, ça se corse. Gu Wol Ryung ne doit plus utiliser ses pouvoirs magiques devant des hommes pendant 100 jours, ce qui lui permettrait à terme d’avoir accès au Gu Family Book, et donc de devenir humain. Mais en cas d’accroc à cette règle, il deviendra un démon sanguinaire pour des milliers d’années. Sauf si sa femme reste amoureuse, et si elle ne l’est plus, il faudra la tuer (Aspirine, quelqu’un ?). Rien que la règle des 100 jours sans rien faire donne le tournis, puisque ça voudrait dire que tous les jours notre Gumiho est obligé d’utiliser ses pouvoirs devant les humains, sous peine de devenir un démon sanguinaire, non ? Toute magie démarre par un sort, pas par l’absence de sorts. Ça évite justement de telles cacophonies quand on veut construire une mythologie. Enfin, la logique de la série n’en est plus à ça près.

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Après avoir utilisé ses pouvoirs (et montré son côté monstrueux) Gu Wol Ryung va finalement se faire tuer chez lui (enfin, on suppose) parce que sa belle ramène consciemment ceux qui veulent sa mort. Oui, vous avez bien lu. Après une conversation avec ses ennemis, Seo Hwa se rend compte que Gu Wol Ryung lui a menti, alors quitte à mourir, autant tuer son amant monstrueux par la même occasion. L’inconstance du personnage féminin trouve ici ses limites.

Vous parlez d’une histoire d’amour, vous. En plus, là on ne sait plus trop ce qui s’est passé. Avant de se faire tuer, Gu Wol Ryung tente de tuer Seo Hwa (pour ne pas devenir un démon sanguinaire et parce que sa belle ne l’aime plus, vous vous rappelez). Mais en même temps qu’il meurt, on sent que Seo Hwa l’aime toujours. Va-t-il revenir en démon ? Est-il réellement mort ? Là je dois dire que je suis passé complètement à côté du tragico-romantisme de leur relation.

Enfin pour finir, Seo Hwa a une révélation qui lui sauve la vie. Elle est enceinte. Elle n’arrêtait pas de vomir dès qu’on lui annonçait la mort de quelqu’un, mais pileau moment où son bourreau s’approche, elle sent son bébé bouger. Elle est épargnée donc (hors caméra), profitant du départ soudain du big boss. Ce même big boss – qui voulait à tout prix sa mort parce qu’il n’avait pas pu la violer il y a quelques mois – décide soudain de partir du champ de batailles. Une envie pressante assurément.. La ficelle, pour moi, a bien du mal à passer.

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Vous devinez la suite. Le bébé naît. Seo Hwa veut le tuer avant de s’apercevoir sous la lumière bleutée qu’il a apparence humaine. Là encore, à force de vouloir créer une dramaturgie excessive (va-t-elle vraiment tuer son enfant ?), le scénariste se prend les pieds. Même sans lumière bleutée, elle a forcément du se rendre compte du visage de son bébé lorsqu’elle l’a mis au monde et enveloppé dans un linge ! Afin de corser les choses Seo Hwa va l’abandonner dans la rivière, et le bébé sera recueilli – et élevé – par quelqu’un d’autre. Ouf.

Il y a parfois des dramas qui vous donnent envie de donner des claques aux scénaristes. Celui-ci en fait partie. Je peux tolérer quelques incohérences (après tout c’est un peu la règle dans le petit monde des dramas coréens), mais à ce point… Entre le mariage, l’histoire d’amour incompréhensible, le besoin de redevenir humain, les règles absurdes sur cette transformation, le sauvetage in extremis de Seo Hwa, le bébé qu’elle reconnait subitement, …

C’est d’autant plus dommage qu’artistiquement, la série s’en sort très bien. La rythme est élevé, on ne s’ennuie pas et son côté poignant, malgré ses excès manichéens, a parfois fonctionné chez moi. Il y a plein de raisons pour fermer les yeux devant ses défauts et j’ai conscience d’avoir une critique exagérément négative. Mais là, désolé, je ne peux pas passer outre.

Les fans de Lee Seung Ki continueront sans doute l’aventure, mais j’ai de sérieux doutes vu le naufrage de ces épisodes introductifs. Espérons que l’alchimie entre Suzy et Lee Seung Ki sera bonne. Une relecture de cette histoire d’amour monstre/humain pourra peut-être améliorer les choses.

Oui, je suis déçu. D’autant plus déçu que beaucoup de monde semble avoir apprécié ces deux épisodes. I just don’t get it, this time.

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[Pilote – Corée] Ghost

Si je m’attendais à ça ! Ghost se révèle une magnifique surprise. J’aurai du faire davantage confiance à la scénariste de Sign et Harvest Villa.

Ghost est un thriller rondement mené, dont les quelques défauts n’entachent en rien le plaisir du visionnage, un « mindblowing » propre aux récits policiers savamment construits.

Pas facile d’évoquer l’histoire sans parler des multiples rebondissements dans l’enquête, tous crédibles. Certaines attitudes ou délaissements d’enquêtes (les trous dans les scénarii que l’on pourrait montrer du doigt) sont même explicités plus tard. C’est donc une histoire cohérente et prenante qui vous attend. Avec un twist majeur, original et redoutable, suivie d’une très belle idée (certes un peu reprise du cinéma, mais suffisamment ambitieuse pour avoir envie de voir la suite dès que possible).

Je salue d’ailleurs la réalisation qui donne à la série un certain cachet, et de l’efficacité, exceptées quelques scènes au début du premier épisode, et à la fin du second. J’ai trouvé quelques critiques par rapport à la BO, moi je trouve qu’elle parvient parfaitement à plonger le téléspectateur dans cette ambiance mystérieuse, poussant à la réflexion, et donnant aux surprises suffisamment d’effet sans être agaçante.

La série ne se perd pas du tout dans la romance (très légèrement effleurée), pour se concentrer sur l’enquête dans l’univers de la cybercriminalité. Le sujet permet donc d’exploiter intelligemment le processus de résolution de l’enquête sans tomber dans une quête de preuves fastidieuse ou dans un enchaînement de scènes d’action. On suit les raisonnements de deux inspecteurs, l’un, Kwon Hyuk Joo surnommé Mad Cow, plutôt brute mais malin, déterminé à asseoir sa supériorité avec une enquête « normale », en allant mettre les mains dans le cambouis, en recherchant des preuves tangibles, l’autre, Woo Hyun, connaissant suffisamment les rouages et les travers de l’univers digital pour ne pas non plus se faire avoir avec les apparences. Pour ce dernier, on ne connait la réalité sur une personne qu’en explorant son ordinateur, car c’est là que les gens se sentent anonymes et peuvent donner libre cours à leurs penchants.

C’est d’ailleurs un des points qui m’a fait aimer ce drama, outre ses excellents rebondissements. Nos personnages sont faillibles, mais intelligents. Il n’y a pas de héros plus malin que les autres. Pour le personnage féminin, Yoo Kang Mi (Lee Yeon Hee), l’héroïne de la série, alors qu’elle est raillée pour sa beauté, son inaptitude ou ses erreurs du passé, elle se révèle une bonne enquêtrice, sachant utiliser ses atouts pour détourner l’attention des mâles, mais aussi capable d’échafauder un plan. Elle n’est pas non plus une superwoman puisque l’émotion qui la saisit peut la conduire à faire des erreurs.

Beaucoup de critiques fusent sur le duo So Ji Sub (I’m sorry i love you) /Lee Yeon Hee (Paradise Ranch). Certes, le jeu n’est pas extraordinaire, mais le scénario est tellement prenant que cela n’est guère préjudiciable à la série. Du boulot honnête, un rien impassible pour So Ji Sub, mais j’ai déjà vu pire. notons aussi la présence de Daniel Choi, comme toujours très à son aise. Et puis la galerie de portraits dans la hiérarchie policière fait plaisir à voir (que des têtes connues).

La thématique de la cybercriminalité avait tout pour m’effrayer. La télévision n’arrive pas à reproduire le hacking ou la recherche d’informations sur un ordinateur sans passer par des gimmicks ou du symbolisme (On se souviendra avec horreur de l’oiseau dans Bloody Monday), ou en essayant de nous montrer des tonnes de lignes de code indigestes, qui permettent de faire à peu près tout et n’importe quoi à la seconde. Ce n’est heureusement pas le cas avec Ghost, même si certains détails feront tiquer (comme l’effacement irrémédiable et rapide de disques durs). Dans l’ensemble, la série n’en fait pas trop dans l’étalage des « pouvoirs » du hacking . Elle nous montre plutôt la méthode utilisée par le criminel, ou le policier, en expliquant les limites de chacune. Cela rend l’univers crédible, et c’est d’autant plus important pour les rebondissements astucieux qui nous attendent.

L’histoire commence par le suicide d’une célébrité, suite à des tumeurs de sex scandal et d’une supposée liste de « clients ». Juste avant de se jeter par la fenêtre, elle a envoyé un message par twitter expliquant qu’elle voulait mourir. Tout cela semble plutôt simple, mais l’équipe de lutte contre la cybercriminalité va repérer un hacker (Hades) sur les lieux, et une enquête plus approfondie sur sa connexion internet et sur ses mots de passe twitter va avoir lieu. Jusqu’à ce que Hadès révèle sa vérité…et qu’un mystérieux fichier ghost rentre dans la discussion…

N’en disons pas plus. Sachez juste que l’histoire va se ramifier bien au delà d’une simple enquête, avec des retournements de situations inattendus. Ma recommandation : ne lisez pas trop sur la série, car au rythme où ça va, ça commence à spoiler sur les twists majeurs et ça va vous gâcher le visionnage.

La série n’est certes pas sans défauts, avec un jeu d’acteurs passable et quelques très rares scènes overzetop (surtout à la fin du second épisode, même si je comprends le clin d’œil au fantôme de l’Opéra). C’est du chipotage, car Ghost est pour moi une vraie et splendide réussite. Gros coup de cœur !