The Legend

Au détour de pages web, à force de lire des superlatifs exprimés avec conviction et – mieux encore – avec de la passion, j’ai fini par céder, et plonger à nouveau dans un univers que je n’appréciais guère, celui des dramas historiques. J’ai un grand problème, et ce, depuis toujours, avec les critiques qui tendent toujours à surévaluer une œuvre selon le soin apporté à la reconstitution historique. Sur un film d’une durée de 2 heures, ça ne me pose pas de problème, car l’émerveillement et la découverte suffisent. Mais pour une série… une fois immergé dans les décors et les costumes, moi tout ce qui m’intéresse, ce sont les intrigues et l’émotion qui doivent rapidement prendre le pas sur le reste. Bref, une série se mesure sur la durée.

C’est donc avec un sentiment mêlant appréhension et espoir que j’ai débuté le visionnage de cette série coréenne vieille de 4 ans déjà. Une chose pouvait à la fois sauver la série (ou la massacrer si elle était ridiculement mis en scène), pensais-je : la fantasy car, on y parle beaucoup de magie et de pouvoirs divins). Mais autant couper court au suspense tout de suite, The Legend est une belle et grande série.

Encore appelé the story of the first king’s four gods, ce drama commence par nous raconter la légende selon laquelle le fils du ciel Hwanwoong serait venu sur Terre pour stopper les conflits incessants entre les tribus humaines et pour unir la nation de Jooshin. Il apporta avec lui 3 divinités : le dragon bleu, le tigre blanc, la tortue serpent. Il déposséda la prêtresse du Feu de son pouvoir qui ne servait qu’à la mort et à la destruction. Puis il la soigna lorsqu’elle fut blessée. La prêtresse Kajin finit par tomber amoureuse de lui, mais lorsqu’elle s’aperçut qu’une fille d’une tribu ennemie, Saeoh, avait eu un enfant de lui, sa jalousie fut telle qu’elle enleva l’enfant et le précipita dans les abîmes.

Saeoh, folle de rage, et incontrôlable, ravagea le monde en se révélant Phoenix noir. Hwanwoong fut alors obligé de la tuer, les autres dieux ne pouvant l’arrêter. Hwanwoong dépité, enferma chaque divinité dans des artefacts avant de revenir au ciel. Ces 4 artefacts furent éparpillés à travers le royaume. Il est écrit  que ces artefacts ne se réveilleront que lorsque le roi de Jooshin reviendra sur Terre.

2000 ans plus tard, les hommes se combattent toujours, se disputant différentes régions. Les descendants des tribus anciennes rejouent les mêmes partitions. L’étoile de Jooshin apparaît dans le ciel, annonçant le retour du futur roi de la Nation de Jooshin. Mais qui est donc ce futur dirigeant désigné par les cieux ? Qui pourra rassembler les différentes provinces dans la paix et la prospérité (Goguryeo au centre, Malgal et Buyeo au nord, Baekje, Gaya et Shilla au sud, Khitan à l’ouest et le royaume des Yan à l’est)  ?

La première partie de l’histoire va ainsi nous montrer l’ascension du futur roi de Goguryeo, tandis qu’il faudra décrypter les indices envoyés par les cieux pour savoir qui est le futur roi de JooShin. On verra d’abord l’enfance des différents protagonistes : Dam Deok ( fils du roi de Goguryeo), Yeon Ho Gae (fils d’un des hauts membres de la Cour), Sujini (une orpheline recueillie par les moines de Guh Mool), et enfin Kiha (une jeune apprentie prêtresse).

Rapidement, il ne fait nul doute au téléspectateur que la légende est en train de renaître, les traits des personnages de cette mythologie étant empruntés aux mêmes acteurs. C’est dans cette première partie que se forge toute la dramaturgie de la série, et notamment les évènements qui vont petit à petit donner aux personnages leur ampleur. L’idée de destin est en effet au cœur du drama, et on sent tous ces personnages fléchir sous son poids. Pour autant les rebondissements sont tellement fréquents qu’on ne peut reprocher au drama d’être prévisible. C’est aussi le moment où la plupart des personnages secondaires apparaissent, et ils sont nombreux.

A contrario des personnages principaux, ceux-ci se révèleront un peu moins travaillés. Citons par exemple le grand méchant de l’histoire, une vraie caricature de jeu vidéo japonais, doigts effilés et crochus, voix grave et lente, rire  énervant, se déplaçant à deux à l’heure tout en posant devant les caméras. Mais ne fuyez pas, malgré son statut de caricature, on finit par s’y faire et se concentrer sur son charisme, car le bougre en a à revendre. Autre personnage qui ne dépareillerait pas dans un Street Fighter, Jumuchi le mercenaire hirsute, affreusement timide quand il s’agit de parler aux femmes, ou le maître de Sujini, avec son look de moine affublé d’un bâton. Mais comme tout bon drama coréen, on a énormément de tendresse pour ces personnages en apparence « simples » et pourtant si humains.

L’émotion est donc au rendez-vous, et l’histoire n’oublie pas de nous parler un peu d’amour, même si on en verra peu à l’écran. Comme on n’arrive pas à s’ extirper de son destin,  il s’agit presque toujours d’amours impossibles. C’est à mon sens le défaut de la série. Si l’intensité des sentiments, la mise en scène, ou le jeu des acteurs n’est pas à remettre en cause, j’ai toujours du mal avec les scenarii qui déchirent les couples et qui se complaisent dans leur malheur alors qu’il suffirait tout simplement… de s’expliquer. Heureusement, et c’est ce qui rattrape le tout, ce misérabilisme ne s’accompagne pas de larmes excessives. Bref, vous l’aurez compris, le comportement d’un personnage principal m’a un peu exaspéré. C’est d’autant plus dommage que la série n’est pas avare en justifications psychologiques, mais ça manquait de cohérence globale. Notez bien qu’on peut faire ce reproche à beaucoup de dramas coréens, malheureusement.

En deuxième partie, le récit se concentre sur les conquêtes des territoires, l’unification de Jooshin. Cette épopée est particulièrement prenante, non seulement parce qu’elle est bien réalisée (j’y reviendrais), mais parce qu’elle continue d’entretenir le mystère, cette fois-ci non pas sur le roi de Jooshin, mais sur l’identité des gardiens des artifacts. En effet, pour que ces artifacts s’activent, il faut réunir différentes conditions. Une colère sombre pour la tortue serpent, un acte de sang froid pour le dragon bleu, un courage innocent pour le tigre blanc, etc… Enfin, c’est l’occasion de voir le dirigeant s’affirmer, autant dans ses choix tactiques qu’éthiques. Il n’y a là pas de manichéisme, malgré les idéaux affirmés, et ça renforce d’autant la stature de la série.

Le point fort du drama, outre son goût pour les rebondissements et les mystères, c’est sa réalisation. Soyons justes, le budget est énorme et ça se voit à l’écran.

Les scènes d’action, tout d’abord, sont étonnamment bien réalisées : nerveuses, n’évitant pas le sang, elles donnent une vraie crédibilité aux reconstitutions de batailles. Que ce soient avec de multiples intervenants, avec des chevaux ou bien en utilisant des cascades de type projection en l’air. J’aime particulièrement le montage des armes qui s’entrechoquent ou qui atteignent leur cibles. C’est travaillé, ça a le sens du rythme, ça donne une certaine grandeur aux héros sans en faire trop, bref, on est dedans.

Il faut dire aussi qu’au niveau visuel, la reconstitution, les décors, et les costumes sont impressionnants. Je ne peux évidemment rien dire quant au respect de la réalité historique, mais j’ai apprécié le soin porté aux costumes. Les généraux ont des armures de généraux, qui leur donnent une vraie présence sur le terrain.

Et puis il faut saluer les effets spéciaux, jamais ridicules. Leur omniprésence m’avait fait peur au début, mais c’était parce qu’il s’agissait de montrer la légende. Dès la reprise historique, un rééquilibrage s’opère, et c’est tant mieux, je ne voulais pas une série de super-héros ! Il y a de l’ambition : les modélisations et les textures sont poussées, les effets de flamme ou de fumée s’intègrent parfaitement. Bref, les effets spéciaux participent de belle manière au spectacle.

Enfin, la série ne serait tout simplement pas la même sans son exceptionnelle bande-sonore. Elle insuffle une vraie dimension épique, renouvelant sans cesse l’intérêt aux scènes, apportant la pointe d’émotion ou la gravité nécessaire. En parler en deux lignes ne lui rend malheureusement pas justice. Mais c’est l’une des plus belles BO de séries coréennes, c’est sûr.

Quant aux acteurs, ils sont très crédibles. Bae Yong Jun (Winter Sonata), en tête, forcément, par sa capacité à incarner un personnage intelligent, sûr de lui et bienveillant. Ma préférence ira naturellement pour Lee Ji Ah dont ce fut le premier rôle : elle fut espiègle en garçon manqué mais également sensible et touchante. Moon So Ri, plus âgée, a su maîtriser ses émotions pour incarner une femme forte et volontaire brisée ou forgée par les évènements. Yoon Tae Young avait un rôle difficile car évoluant beaucoup, et il a su insuffler à son personnage beaucoup de charisme. Signalons aussi la présence de Lee Philip (Secret Garden) qui n’en finit plus de faire tomber les demoiselles dans les pommes.

On est ainsi embarqué dans un drama aux multiples rebondissements et aux nombreux mystères, on suit le développement des personnages principaux avec plaisir, et alors qu’on le croit trop long (24 épisodes quand même), le final apparaît malheureusement un peu précipité. La faute à un accident de tournage, dit-on. Il n’empêche, si j’ai aimé le sens de l’histoire (elle a une vraie portée) je n’ai pas aimé avec quelle facilité on résout tous les conflits, ne laissant que peu de place à l’émotion et à la disparition de certains personnages.

Mais oui, ce voyage reste incontournable, en tous points supérieurs à Damo par exemple. Oui, malgré ce final sabordé, la caricature de rares personnages (fort heureusement charismatiques) et un personnage ne suscitant pas autant d’émotion que souhaité. Même moi qui suis plutôt allergique aux drames historiques, j’ai réussi à apprécier. Il n’y a en effet pas de baisse de rythme, c’est suffisamment bien écrit pour que le téléspectateur ait non seulement envie de connaître le destin de ces héros, mais aussi de savoir toute la vérité sur les liens entre les personnages, leur fonction dans la légende, et j’en passe… C’est captivant, et on ressort de cette expérience avec des étincelles dans les yeux.

A mon tour, maintenant, de vous encourager à vous lancer dans cette aventure pleine de surprises, de moments forts, tendres et émouvants !

Sélection de dramas coréens à venir (printemps 2011)

Il était temps que je refasse une sélection, histoire d’y voir un peu plus clair parmi les nombreux dramas à venir. Ce coup-ci, ma présentation respectera un semblant d’ordre chronologique…

Comme souvent, ce sont les castings qui déterminent en grande partie l’attrait de la série, ne vous fiez donc pas trop aux pitchs qui manquent d’originalité.

A noter que je compte vous parler prochainement de Manny, la série de TvN, qui vient de débuter. L’histoire d’une nanny, qui est un homme (man + nanny = manny). Je suis curieux de voir le résultat, les premières critiques semblent plutôt bonnes. Dès que possible, le pilote sera critiqué ici.

The Greatest Love (MBC, 4 mai) : anciennement nommé the discovery of affection, ce nouveau drama des sœurs Hong devrait nous plonger dans l’univers d’un groupe de musique au sommet de leur talent, avec une chanteuse qui prétend être dans une relation avec une autre star. Le casting est intriguant, puisqu’il réunit Cha Seung Won (City Hall, Athena) et Gong Hyo Jin (Pasta). On devrait y trouver la colocataire d’Ha Ji Won dans Secret Garden, Yoo In Na, ainsi qu’une ex-chanteuse du groupe Baby V.O.X  (dont est issue Yoon Eun Hye), Lee Hee Jin. Les dramas des sœurs Hong font souvent des hits (cf. You’re Beautiful), ce drama est donc à surveiller de très près.

Baby-faced beauty signera le grand retour de Jang Nara après tant d’années passées en Chine. Ce drama sera diffusé sur KBS le 2 Mai et racontera l’histoire d’une trentenaire qui paraît très jeune, et qui se retrouve embauchée dans une société de design de vêtements. Pas de quoi être emballé…

KBS prévoit de diffuser le 8 Mai le mini drama (4 épisodes) Perfect spy ou l’histoire d’un homme que l’on prend à tort pour un espion et un meurtrier. Le casting ne me dit rien du tout, mais on n’est pas à l’abri de bonnes surprises dans ce genre de projets. En effet, si ça peut se rapprocher de la qualité de certains drama special de KBS, ça peut tout de même se révéler intéressant.

Romance Town (ex Maids) prévu pour le 11 Mai sur KBS parle d’une domestique fière et travailleuse. Ce n’est évidemment pas sur l’histoire qu’il va falloir se pencher, mais davantage sur le cast, avec Sung Yu Ri (Hong Gil Dong) et notamment Kim Min Joon (Someday).

Mais le véritable évènement de ce mois de Mai sera sans conteste le drama Lie To Me (à ne pas confondre avec la série américaine du même nom), qui devra arriver le 9 Mai sur SBS. Avec de tels acteurs, impossible de lui dire non. Yoon Eun Hye (Coffee Prince) revient enfin à la télévision et Kang Ji Hwan (Coffee House) sera son partenaire. Yoon Eun Hye incarnera une jeune femme qui prétend être mariée avec lui. Je croise les doigts pour une comédie romantique à la hauteur de leurs talents !

Je passe sur les dramas de plus de 100 épisodes comme the women of our home (kbs) ou while you were sleeping (sbs)…

L’autre drama attendu avec fébrilité est prévu pour le 25 Mai sur SBS, c’est City Hunter. Oui, vous ne rêvez pas, j’en avais déjà parlé lors de ma précédente sélection, c’est bien l’adaptation « live » du célèbre manga. Ryô Saeba (« traduit » par Nicky Larson en français) sera interprété par Lee Min Ho (Personal Taste, Boys over Flowers). Les fausses affiches – en attendant la vraie – pullulent sur le net, j’en ai mis une que j’aime beaucoup. Lee Min Ho aura pour partenaire Park Min Young qui a pris du galon depuis Sungkyunkwan Scandal. Les premières photos de tournage montrent le héros à dos … d’éléphant !

Peu de choses filtrent pour un autre drama du mois de Mai sur KBS, Sweet Palpitations  (ex Sweet Pitapat). Tout juste sait-on qu’il s’inspirerait du très long drama Glad to love you (où des familles qui se détestent doivent apprendre à vivre ensemble après le mariage de leurs enfants).

Sur MBC le 30 Mai, nous devrions avoir une autre histoire de menteuse, avec Ripley. L’histoire est inspirée du cas réel d’une professeur ayant fait croire qu’elle était diplômée de Yale. Lee Da Hae a le rôle titre. Je n’ai jamais été fan de l’actrice même si j’ai aimé My Girl à l’époque. Non, ce qui m’intéresse, surtout, c’est le retour de Kang Hye Jung (Flowers for my life, Welcome to Dongmakgol, Old Boy). Un an après la naissance de son enfant, elle revient enfin dans le monde des dramas. Bon ce n’est qu’un second rôle, mais c’est mieux que rien. Autre atout du drama, la présence de Micky Yoochun, après son carton dans Sungkyunkwan Scandal.

A côté Miss Ajumma et son histoire de femme divorcée paraît bien plus fade, avec son maigre cast et les premières armes du réalisateur. Pourtant c’est un sujet encore bien trop rare à la télévision coréenne. C’est prévu pour le 30 Mai sur SBS pour les plus curieux et les plus courageux. Pour info, une Ajumma est une femme en âge d’être mariée.

You’ve Fallen for me ( ex Festival), le 29 Juin sur MBC m’intéresse davantage. Certes, c’est encore un drama dans le domaine de la musique, mais il s’agit surtout, semble-t-il,  d’une rencontre amoureuse de deux genres musicaux différents (traditionnel et moderne). Le casting est aussi la réunion de deux acteurs de You’re Beautiful (la sympathique Park Shin Ye et et le fade Jung Yong Hwa) ce qui en fait tout de même un drama à surveiller. C’est pour le 29 juin sur MBC.

Le 30 Juin sera l’occasion de tester la nouvelle série de TvN, I need romance. L’histoire de femmes libérées, à la Sex and the City. Le casting ne me dit pas grand chose, mais si le ton est à la hauteur de son ambition, vu que nous ne sommes pas sur les chaînes traditionnelles, ça peut donner quelque chose.

En Juillet sur SBS nous devrions pouvoir voir un fusion sageuk (un drama historique avec un « jeune » cast, comme Damo). Honorable Baek Dong Soo est issu d’un manhwa (manga coréen). Au programme, donc, arts martiaux et conspiration pendant la période Joseon. Des rumeurs laissent penser que Kim Bum (Boys over flowers) pourrait remporter le premier rôle. De quoi s’assurer une bonne audience ?

Autre sageuk en préparation pour le mois de Juillet sur KBS, King Gwanggaeto the great, qui devrait donc parler de ce personnage historique célèbre roi de goguryeo qui réussit à unifier les 3 royaumes de Corée (en l’an 400 après JC).

Toujours pour le mois de Juillet, le retour d’Han Ye Seul (Tazza, Will it snow at christmas) dans le drama de KBS Spy Myung Wol. Elle y incarnera une espionne nord-coréenne chargée d’enlever une star de l’Hallyu. Mais évidemment, les choses ne sont jamais si simples. Elle va tomber amoureuse… de sa victime. Oui le pitch rappelle un peu le sympathique film Spy Girl, sorti en 2004 avec Kim Jung Hwa (Life is beautiful) et Gong Yoo (Coffee Prince). En fonction du casting du lead in masculin, ça pourrait donc se révéler intéressant. Et pourquoi pas un acteur qui jouerait son propre rôle ? Je croise les doigts.

Prévu désormais pour le 14 septembre sur SBS, Tree with Deep Roots a désormais les scénaristes de Queen Seon Duk. Encore un drama historique, cette fois basé sur le roi Sejong qui inventa l’alphabet coréen moderne. Au programme de l’adaptation de ce bestseller : une sombre histoire de meurtres d’universitaires. On peut raisonnablement penser que le drama sera fastueux comme l’était Queen Seon Duk. D’ailleurs, les chaînes se sont battues pour obtenir le projet, preuve de la confiance dans les capacités des auteurs. Le casting est en cours mais Jang Hyuk (Windstruck) est fortement pressenti. C’est une bonne nouvelle, j’aime beaucoup l’acteur. Peut-être aura-t-il un rôle à la mesure de son talent.

Octobre sera le retour d’ Ha Ji Won, qui décidément n’arrête pas de tourner. Le nom du projet ? Hanbando, ou Korean Peninsula. Tournage prévu cet été pour ce drama à fort budget -9 millions de dollars- qui parle d’une Corée… réunifiée ! S’agit-il d’un univers alternatif ? Décidément les coréens aiment bien modifier le régime politique de leur pays (par exemple, Goong rétablissait une monarchie au pays du matin calme). Le très bon Jang Dong Gun (Taegukgi) sera le président de ce nouvel état et je ne doute pas une seconde de ses capacités, Ha Ji Won sera sa partenaire, et JaeJoong (Sunao ni narenakute) le chef de la National Intelligence Service. On peut déjà prévoir de nombreuses scènes d’action et de coûteux effets spéciaux. Échappera-t-on aux défauts d’autres blockbusters d’action comme Iris ? Espérons-le…

God’s Quizz aura droit à une seconde saison en Octobre. Pour rappel, cette série médico-légale avait été diffusée l’année dernière sur OCN.

Pour le reste, d’autres dramas pré-produits attendent désespérément une date de diffusion. Birdie Buddy, What’s up, The Musical (cf ma dernière sélection) ne réussissent pas à trouver de la place dans les grilles. Une situation pour le moins énervante quand on sait à quel point les deux derniers dramas sont attendus par les fans.

Certaines productions se sont même arrêtées, comme Poseidon à cause des conditions de tournage, mais également à cause du manque de confiance dans le résultat à l’écran. Il est probable que ce drama soit finalement annulé lui aussi car impossible de tourner en « live ».

On attend toujours des nouvelles de Could it be fruit Candy annoncé il y a maintenant 2 ans (!!), ce qui inquiète les fans de Go Ah Ra.

Ca n’avance pas non plus pour le sageuk de MBC, Onjo Biryu, ou la superproduction Jeon Woo Chi – tiré du film et sans diffuseur pour le moment.

Toujours pas de nouvelles du retour d’Han Ji Min (Capital Scandal) devant l’écran pour le drama familial de KBS, Shower, annoncé en fin d’année dernière.

Le sort de Faith est également incertain, après les départ successifs des lead in. (Kang Ji Hwan a finalement rejoint Yoon Eun Hye pour Lie To Me). Le budget de cette série médicale historique est colossal (28 millions de dollars). Le coût serait du essentiellement aux effets spéciaux. J’avoue être curieux de voir si ça se rapproche d’un Jin. Il reste quelques noms pour porter le projet  : le producteur de The Legend, ou Lee Philip. Ce qui n’est pas rien. Mais le tournage aurait du commencer au mois d’Avril et plus rien ne bouge faute de casting. Je crois qu’il vaut mieux ne rien dire de plus pour ne pas transmettre la poisse. En tous cas je sais que cette nouvelle ne fera pas plaisir à quelqu’un…

Entre temps, un nouveau projet a vu le jour : Medical College, qui comme son nom l’indique est un mélodrame dans l’univers des étudiants en médecine. Ce drama marque le retour de la superstar Choi Ji Woo (Winter sonata). On ne sait pas encore quelle chaîne va le diffuser.

Au final,  je retiens 5 dramas vraiment alléchants : Lie To Me (loin devant), The Greatest Love, You’ve fallen for me, Ripley, City Hunter…  De quoi oublier ces derniers mois plutôt décevants ? En tous cas l’incertitude qui plane sur de très nombreux projets n’est pas très rassurante. Sans parler de crise dans le monde des dramas coréens, il y a là matière à réflexion sur le mode de production et de diffusion actuelle, les sommes mises en jeu étant de plus en plus importantes. Doit-on sacrifier le polissage de la série en tournant « live » et en faisant les effets spéciaux à la dernière minute ? Ou risquer le tout pour le tout en produisant entièrement un drama soigné mais qui ne verra peut-être jamais son public ?

EDIT : Pour retrouver une sélection des dramas à venir cet hiver 2011, vous pouvez aller ici.

Secret Garden

Après avoir fait la critique des deux premiers épisodes, il était temps de vous donner mes impressions sur la série entière.

Et cela ne va pas être facile. Afin d’être le plus objectif possible, je dois vous avertir que mes conditions de visionnage n’ont pas été optimales. En effet, j’ai interrompu le drama pendant une assez longue période, ce qui m’a forcé à reprendre plusieurs épisodes en arrière au moment où la série accusait une sérieuse baisse de régime. Évidemment revoir de mauvais épisodes ça laisse des marques et ça pèse beaucoup dans le jugement final.

Mais présentons plutôt à nouveau la série qui a été l’un des évènements phares de la fin d’année 2010.

A la lecture de son synopsis, son classicisme saute aux yeux : un riche héritier, imbu de lui même, arrogant, rencontre une pauvre cascadeuse. Mais ne jugez pas trop vite, ce sont dans les caractéristiques des personnages que se trouve le salut de la série.

D’abord, Kim Joo Won et Gil Ra Im ne sont pas des jeunes qui sortent péniblement de l’adolescence. Ne vous attendez donc pas à de nombreuses scènes mignonnes et immatures. Ce sont des trentenaires qui ont un parcours, un passé, des cicatrices qui expliquent ce qu’ils sont aujourd’hui.

Ainsi Kim Joo Won est un riche héritier issu d’une famille où l’argent corrompt les valeurs de solidarité, et où l’ambition, la trahison prend le pas sur sur l’amour parental. Kim Joo Won a conscience de sa place dans la société, et sait que sa partenaire dans la vie doit remplir une longue liste  de critères. Selon lui il n’y a pas d’amour dans un mariage, seulement des intérêts communs en économie, en culture… Kim Jong woon est donc un homme qui sait ce qu’il veut, et qui use de son arrogance pour imposer ses idées. Cela lui sert au niveau professionnel puisqu’il est à la tête (d’une partie) d’un immense empire commercial.

Bon, les héros arrogants, on connait, et Hyun Bin excelle dans ce rôle depuis My name is Kim Sam Soon, mais ce faisant, le drama court le risque de ne pas parvenir à rendre son personnage principal attachant. C’est là que les scénaristes vont avoir deux bonnes idées.

La première, c’est de fragiliser autant que possible Kim Joo Won. Non seulement en lui infligeant une maladie liée à un traumatisme, mais aussi en le ridiculisant. Kim Joo Won adore les survêtements de luxe « italiens, cousus main », mais sans avoir conscience que son goût vestimentaire est ridicule. Ce sera l’objet de nombreux gags. Ensuite, il va falloir le sortir de son univers pour lui faire perdre son assurance. Et quoi de mieux que d’intenses séances sportives, où sa verve ne lui sera d’aucune utilité.

La deuxième bonne idée pour rendre ce personnage attachant, c’est de le rendre amoureux au point de lui faire perdre tous ses repères, de le rendre fou. Lorsque Kim Joo Won rencontre la cascadeuse Gil Ra Im, il ne va penser qu’à elle et imagine sans cesse sa présence auprès de lui, dans des endroits parfois insolites. Alors que dans bon nombre de dramas l’attirance se fait progressivement, ce coup-ci le héros est carrément obsédé, possédé, et ne pourra pas lutter longtemps contre ses sentiments.

Gil Ra Im est pourtant l’opposé de tout ce qu’il cherche chez une femme. C’est une femme au caractère bien trempé, qui vit dans un univers masculin. Elle est fière et passionnée par son métier, a le goût du risque, mais sait bien que son métier de doubleuse ne lui donnera pas la gloire. L’argent ne l’intéresse pas, et Kim Joo Won ne pourra la conquérir en l’achetant. Contrairement à toutes les femmes qu’il a rencontré, Gil Ra Im lui résiste. Elle est d’un autre monde. Et sa pauvreté ne la gêne pas, elle vit selon les préceptes de son père, un pompier mort en service.

Le succès du drama tient certainement en ce personnage féminin fort, indépendant, adulte, fier, qui n’a pas honte de sa condition sociale. On savait déjà qu’Ha Ji won était une excellente comédienne pour les scènes d’action et les scènes dramatiques (cf Damo). Ce qu’on ignorait, en revanche, c’est qu’elle était capable de jouer plus finement… une fan trentenaire d’un chanteur à la renommée internationale. Encore une fois, les scénaristes ont fait le choix d’avoir un personnage solide sur bien des aspects, mais fragile dès qu’on parle à son cœur.

Les relations sont donc compliquées entre Kim Joo Won et Gil Ra Im, du fait de leurs différences sociales. C’est ce qui rend le drama intéressant : les scénaristes ont eu l’intelligence de montrer que cette incompréhension était mutuelle. Si Kim Joo Won ne comprend pas pourquoi elle résiste aux sirènes de l’argent, Gil Ra Im ne perçoit pas non plus les contraintes imposées par son statut.

Heureusement, le carré amoureux est simplement effleuré. C’est à mon sens une excellente chose de ne pas en faire des tonnes sur la jalousie de chacun. Et ça permet surtout d’approfondir les personnages secondaires. En effet, outre le duo principal, le récit évoque le cousin de Kim Joo Won, Choi Woo Young, de son nom de scène Oska. Oska est un chanteur à la renommée internationale, un personnage au sang chaud, qui va connaître une jolie évolution au fil de la série. D’abord insupportable, par ses attitudes colériques et égoïstes, il va devoir faire un long travail sur lui-même pour trouver (et savoir reconnaître) le bonheur. C’est un peu le même problème avec sa partenaire féminine, puisqu’elle frôle plus d’une fois le personnage machiavélique, la femme blessée vengeresse. Mais ils ont su se reprendre juste à temps.

Juste à temps, c’est exactement ce qui caractérise l’évolution du drama. Car j’ai quand même failli décrocher du drama (aidé il est vrai par l’interruption temporaire de mon visionnage).

Tout d’abord, Kim Joo Won aura beau être fragilisé, son arrogance et son entêtement sont parfois tels qu’ils m’ont empêché d’adhérer complètement au personnage, du moins pendant la première partie du drama. Une chose qui n’aurait pas été grave si la série n’avait pas eu un moment de flottement à mi-récit. Car lorsque le récit perd son rythme, ses rebondissements, il ne repose que sur ses personnages.

Ce n’est que lorsque s’installe définitivement la romance que j’ai pu vraiment basculer complètement, et me réjouir du récit. Cela devient plus intense, plus magique, plus rythmé. Je n’attendais pas forcément des scènes mignonnes et attachantes en première partie du drama, mais au moins une meilleure évocation de cette romance.

Ensuite, je n’ai pas pu m’empêcher de tiquer devant la nécessité de faire de la famille de Kim Joo Won un obstacle insurmontable. C’est évidemment un artifice courant en Corée, mais quand il est utilisé à ce point, ça me ramène au début des années 2000, et je n’ai plus la même patience qu’à l’époque où je découvrais ces fictions. Sans spoiler, disons qu’au moins les scénaristes sont allés au bout de leurs idées, et ne se sont pas trahis en chemin, c’est déjà ça.

Au milieu de ces critiques, je tiens tout de même à applaudir toute la partie fantastique de la série. Je ne veux pas parler des références constantes à des contes de fée, qui ne m’ont pas particulièrement touché, mais à l’intrusion du fantastique dans le réel. Disons simplement pour ne pas révéler ce qui fait l’originalité du drama, que ces twists ont su générer beaucoup d’humour (en première partie) et d’émotion (en seconde partie). Sans ces rebondissements, le récit aurait également beaucoup perdu en rythme. oui, j’ai beaucoup ri, et j’ai même failli écraser ma larme. Je tiens d’ailleurs à saluer la mise en scène alternant les points de vue, façon Quantum Leap. Ça me permet de couvrir d’éloges Hyun Bin et Ha Ji Won, tant ils sont épatant.  Et si je devais garder quelques scènes de la série, beaucoup d’entre elles seraient liées à l’utilisation de ces évènements fantastiques. Autant dire qu’elles justifient le visionnage de la série.

L’humour est tout de même présent ailleurs. Je pense notamment à des personnages éloignés comme l’assistant personnel de Kim Joo Won, pleutre, pleurnichard, et jaloux, qui ne sait jamais sur quel pied danser tant son patron est imprévisible. Il est tout simplement irrésistible.

Enfin, une remarque sur l’OST de la série, très déconcertante. J’ai – vraiment – adoré les phases instrumentales (qui me rappellent étrangement Flowers for my life), et quelques chansons titres, mais le reste n’est malheureusement pas du même niveau. Si évidemment à la fin de la série, j’ai fini  par m’en contenter, j’ai quand même eu un peu de mal.

Au final, la série a frôlé le podium. Ne vous méprenez pas, j’ai adoré des pans entiers de la série. Mais si certains éléments fonctionnent à merveille (la musique orchestrale, les acteurs, un personnage féminin fort et intéressant, l’aspect fantastique, l’humour, l’évolution des personnages et la romance quand elle s’installe), d’autres caractéristiques semblent plus à la traine (le cliché de certaines intrigues, les personnages à la limite du supportable, le manque d’émotion et de rythme en fin de première partie). Que cela ne vous empêche surtout pas de profiter de ce très bon drama et de persévérer si vous en avez l’occasion, car il fait désormais partie des incontournables. Du reste, vous n’êtes pas prêts de revoir Hyun Bin, puisqu’il vient de partir faire son service militaire pour 2 ans (vu sa récente maigreur doit-on s’inquiéter ?). Pour la petite histoire il en a profité pour officialiser sa rupture avec Song Hye Kyo. (Non, Cinedramas ne va pas devenir un site people !).

Nouvelle sélection des dramas coréens à venir (fin 2010-début 2011)

Il était temps de faire une nouvelle sélection des nouveaux dramas coréens qui s’apprêtent à envahir le petit écran. Comme vous les savez sûrement, il n’y a pas de saison particulière en Corée du Sud, les séries se succèdent indéfiniment. L’occasion pour moi de faire une petite mise au point.

Par rapport à la sélection précédente, beaucoup de choses ont changé. Je ne veux pas parler des nombreuses déceptions (souvent proportionnelles au buzz), mais de certaines séries qui ont été reportées/modifiées.

Ainsi, depuis le décès de Park Yong Ha, le drama Love Song est en hiatus. La comédienne Yoon Eun Hye étudie certaines propositions de films comme my black minidress en attendant. Je croise les doigts pour que le drama arrive enfin en production, j’attends toujours les dramas de Yoon Eun Hye avec impatience. Rappelons que la série est inspirée du film hongkongais Comrades almost a love story, un film de 1996 avec Maggie Cheung qui narre une histoire sur 10 ans.

What’s up, l’une des 3 séries musicales à venir, est désormais prévue pour 2011 sans date précise. Si vous pensez à Fame en regardant un des premiers trailers, c’est normal. Je ne suis pas forcément très friand du genre, mais pourquoi pas. Im Joo Hwan (boys over flowers) a ses fans. Mais pour moi le casting a deux arguments : Oh Man Suk, qui m’était très sympathique dans Vineyard man, incarnerait l’un des profs, et Im Joo Eun (Soul, Mae Ri Dae Gu’s attack and defense battle) l’une des élèves. Et pour ceux qui aiment la K-Pop, vous apprécierez peut-être la présence de Daesung.

The Musical, qui comme son nom l’indique est une autre série musicale, a également été repoussée à 2011. La désormais convoitée Gu Hye Sun (Boys over flowers) faisant partie du casting, ainsi que le surprenant Park ki woong (Story of a man), voilà peut-être un projet intéressant.

Mais assez parlé des modifications, passons aux nouveautés. A noter que dans la liste qui suit, j’ai volontairement omis les dramas courts et épisodes spéciaux comme what do you really want.

Au rayon des séries à venir, j’en profite pour présenter le troisième projet musical : Dream High. Produit  en partie par la boite de Bae Yong Joon, cet autre série qui s’inspire de Fame mettra davantage de vrais talents musicaux devant les écrans. Un pari ambitieux, puisqu’un musicien ou un chanteur n’est pas forcément un bon acteur. C’est prévu pour Janvier 2011, il est donc fort probable que Dream High soit la première des 3 séries musicales à être diffusée.

La sélection est particulièrement difficile, puisque peu de projets se détachent vraiment, que ce soit par un casting attractif ou une histoire innovante, ou à défaut, intéressante.

Parmi les séries d’action à venir, évidemment, en attendant un probable Iris 2 pour fin 2011, on pense de suite à Athena goddess of war qui devrait arriver d’ici quelques jours devant les écrans. Le spin-off d’Iris bénéficie depuis plusieurs mois d’une campagne publicitaire imposante. A noter d’ailleurs, en parlant d’Iris que la série se prolonge désormais par un film (Iris : the movie) qui pourrait venir en Europe. Athena, tout comme Iris, bénéficie d’un casting de premier choix. Nul ne peut contester le charisme de Jung woo Sung, (A moment to remember, Le bon la brute et le cinglé), un de mes acteurs coréens préférés. Il incarnera sans nul doute un parfait agent du contre-terrorisme, chargé d’éliminer la menace qui pèse sur la Corée du Sud : le groupe Athena qui enlève également la fille du président. Le reste du casting est impeccable : je pense notamment à Soo Ae qui était impressionnante dans le film A family, et à Lee Ji Ah reconnue depuis The Legend. Reste à voir si l’actualité dramatique en Corée du Sud ne va pas mettre un frein à la diffusion du drama.

Poseidon commence aussi à faire du bruit. Même si le doute persiste sur son contenu comique, cette histoire devrait avoir son lot de scènes d’action. Le pitch ? L’équipe de garde-côtes Poseidon est chargée de lutter contre le terrorisme. Le point fort du cast est certainement le talentueux Kim Kang Woo (Story of a man). Verdict en 2011.

Autre série d’action, mais située dans le passé, Yaksha, sur le papier, emprunte beaucoup à Gladiator. C’est l’histoire d’un ami d’enfance du roi, loyal à celui-ci. Suite à la trahison de son frère, le voilà devenu esclave puis gladiateur et rêve de vengeance. La série dispose d’un bon budget, passe sur OCN, ce qui est plutôt de bonne augure. Yaksha débute début décembre.

A noter également que le film d’action et blockbuster Jeon Woo chi devrait faire l’objet d’une adaptation en drama l’année prochaine. L’histoire d’un jeune homme qui, en avalant une perle d’un gumiho, obtient des pouvoirs et devient un héros, protégeant les faibles.

Autre projet ambitieux, qui fait déjà beaucoup parler de lui, c’est évidemment City Hunter. Adapté du manga du même nom, ce drama permettra à Lee Min Ho (Boys over flowers, Personal taste) d’endosser le rôle du détective Ryo Saeba, qui ne combattra plus le crime à Tokyo mais … à Seoul évidemment. Les fans commencent déjà à fantasmer, mais il va falloir patienter.

Il faut croire que les adaptations de mangas sont à la mode, puisque celui de Kaiji Kawaguchi, Eagle, va donner un drama intitulé tout simplement President. Avec des acteurs autour de la cinquantaine, c’est sûr, le drama ne va pas faire des étincelles auprès des ados. Pourtant cette histoire mêlant vie privée et professionnelle du président peut donner quelque chose d’intéressant. A noter que dans un second rôle on trouve Byun Hee Bon, un abonné des rôles de grand-père (My Girl, le film The Host, God of Study, My Girlfriend is a gumiho). Ca arrive devant les écrans début décembre.

Tiens, en parlant des ados, le drama Birdy Buddy, ne m’inspire guère. Déjà à la base j’ai du mal avec les histoires de réussite autour du sport, mais une histoire autour d’une fille de la province qui devient championne de golf, très peu pour moi . Et puis il faut bien le dire, le casting ne m’attire pas du tout. Désolé pour les amoureux de ce sport. Il n’y a guère que Lee Da Hee qui est susceptible de m’intéresser, même s’il peut y avoir de bonnes surprises parmi les nouveaux venus. Ca devrait sortir au mieux fin de l’année, au pire début de l’année prochaine. EDIT 6/12/10 : Le drama n’arrivera pas devant les écrans, par décision de MBC.

Le cas de Paradise Ranch est plus ambigu.  Vous allez me dire que je me fais avoir avec des descriptions comme « lumineux, avec de très belles musiques », ou à cause de son cadre (l’île de Jeju), mais en fait c’est davantage une question de pitch. J’aime beaucoup les histoires de couples divorcés qui doivent gérer le résidu de leurs liens affectifs (Alone in love). Je croise les doigts, le script vient du scénariste de Coffee Prince. vous me direz que le scénario de Coffee Prince n’était pas extraordinaire. Si, justement, il a compris que parfois en arrêtant de se fourvoyer dans des carrés amoureux ça peut radicalement changer l’atmosphère d’un drama. D’un autre côté, il faut aussi se rendre à l’évidence : mis à part un des acteurs qui a joué dans My wife got married, les autres acteurs sont soit peu expérimentés soit viennent du monde de la K-Pop, ce qui n’est pas très rassurant. Le drama aurait du sortir depuis longtemps, mais il a pris du retard (l’acteur principal devant prendre des cours !) et devrait enfin sortir en Janvier. Gloups.

Il arrive aussi parfois que le casting soit un peu plus intéressant mais que le pitch ne m’attire pas du tout. Par exemple, le drama Sign a pour lui des acteurs expérimentés (avec notamment l’actrice de 200 Pounds beauty), mais non ça ne m’intéresse pas plus que ça de voir une série médico-légale coréenne. On est pas à l’abri de surprises, cependant. Les coréens savent très bien mixer les genres pour en faire quelque chose de très éloigné de ce à quoi on aurait pu s’attendre. Vu les premières photo, en tous cas, ça l’air un peu sombre. Réponse début Janvier.

My Princess suscite beaucoup plus d’intérêt : le réalisateur de Pasta, le scénariste de Secret Garden, le retour de l’acteur d’Autumn Tale (Song Seun Hun), l’actrice d’Iris (Kim Tae Hee).. Ca sent le savoir-faire, et puis même si le pitch est ridicule (une étudiante devient princesse en une nuit), ça a au moins le mérite d’attirer la curiosité. En espérant que ce ne soit pas un Goong-like, bien sûr. Mais j’ai vraiment envie de voir ce que ça peut donner. Ça devrait arriver en Janvier.

Il m’est bien difficile de juger ce que pourrait donner Midas. Ok, le drama se situe dans les milieux financiers. Le casting réunit deux stars : Jang Hyuk (connu pour son rôle dans le film Windstruck), et Lee Min Jung (connue pour le fameux remake moderne de Cyrano de Bergerac :  Cyrano Agency). Mais pour le reste, il va falloir attendre d’autres informations sur le ton du drama, prévu pour le printemps.

Un autre drama est en train de faire le buzz : Faith. Un drama historique au budget de 2,5 millions de dollars, filmé en 3D. Je ne suis pas, comme vous le savez peut-être, un fan des reconstitutions historiques. Mais son approche sur la médecine orientale de la période Goreyo (approximativement dans les années 1000-1400) m’intéresse beaucoup. L’histoire de la médecine, qui mêle croyance et savoir millénaire, est passionnante. (Ça explique d’ailleurs en partie pourquoi j’avais aimé le drama japonais Jin). Faith a bien d’autres atouts dans sa manche : le très populaire Kang Ji Hwan (Coffee House), le retour de la vétérane Kim Hee Sun (Smile Again), le tombeur de filles Lee Philip (The Legend, Story of a man, Secret Garden) accompagné d’ un autre acteur de The Legend, Choi Min Soo. Oui, je connais déjà certaines personnes pour qui ce drama sera immanquable. Et sauf surprise, je compte bien replonger dans les dramas historiques avec Faith, l’occasion est trop belle. Pas de date précise pour le moment.

Autre drama historique, A tree with deep roots, basé sur le livre écrit par le même auteur que Painter of the Wind, se situe au 15è siècle, début de l’écriture moderne coréenne. Une histoire de conspiration et de meurtres qui devrait ravir les fans du genre. Le drama ne sera probablement pas diffusé avant ce printemps.

Enfin, un autre drama historique est en préparation, basé sur le mythe fondateur de Baekje (région ouest de la péninsule) avec les deux fils du roi, Onjo et Biryu. (d’où le nom du drama Onjo Biryu, évidemment). Baekje est un royaume qui se développa pendant la fameuse période des trois royaumes (premiers siècles après J.C.).Date de sortie inconnue pour le moment

Peu d’informations circulent à propos de To the Emperor/For emperor, à part le fait qu’il pourrait réunir Lee Min Jung (Midas), et Lee Seo Jin (soul).

Il est également encore un peu tôt pour parler de Love Hurt and showers puisque l’acteur principal n’a pas encore été choisi. Le concept est également des plus vagues : une famille entre amour et douleur. Han Ji Min (All In) incarnerait la fille aînée.

A noter que j’ignore où en est le projet Could it be fruit candy/Perhaps fruit Candy qui devrait réunir la jeune beauté Go Ah Ra et Jin Tae Hyun, deux acteurs que je connais assez mal. Le drama a l’air d’être sans cesse repoussé.

Ceci n’est évidemment qu’une liste d’impressions totalement subjectives, et je me fourvoie assez souvent dans les résultats, mais, c’est ce qui fait le charme de l’exercice. Les previews de dramas coréens sont très difficiles, les pitchs ne donnant aucune indication sur l’alchimie des acteurs, le rythme, le ton, l’humour, l’ambiance générale, autant de points déterminants dans l’appréciation d’un drama coréen.

En résumé, mes plus fortes attentes sont : Love Song, Athena, City Hunter, Paradise Ranch (en croisant très fort les doigts), My Princess, Faith

Et pour vous ?

Note modifiée en avril 2011 : Pour une sélection du printemps 2011, vous pouvez vous rendre ici.