Bilan détaillé de la saison USA 2012-2013

Après les statistiques la semaine dernière, je vous propose donc mes impressions sur cette saison américaine qui s’avéra plus riche que prévue.

J’ai une fois encore volontairement écarté les pilotes de séries. Il y aurait beaucoup à dire sur la médiocrité rampante des nouveautés (d’où mon appréhension qui augmente à chaque rentrée, malheureusement entretenue par des trailers désastreux). Mais il y aurait encore plus à dire sur la simplification des intrigues, hélas.

Je vais donc vous parler ici des 38 séries qui m’auront accroché au delà du pilote (seulement 6 ont été arrêtées en cours de route) : Arrow, Boss s2, The Walking Dead s3, Don’t trust the B in apartment 23 s2, Go on, Parenthood s4, Underemployed, Touch s2, Girls s2, Grey’s Anatomy s9, The Big Bang Theory s6, 2 Broke Girls s2, Dexter s7, Elementary, Homeland s2, Last Resort, Once upon a time s2, Raising Hope s3, The Good Wife s4, the Mentalist s5, the Mindy Project, 666 Park Avenue, Nashville, Nikita, Bunheads, Smash s2, White Collar s4, The Americans, House of Cards, Zero Hour, Cult, Red Widow, Bates Motel, Game of Thrones s3, Hannibal, Rectify, The Goodwin Games, Arrested Development s4

nouvelles séries

1/ Les nouvelles séries

honneur

A l’honneur :

Rectify

Rectify La série a réussi à rendre touchant son personnage principal sortant du couloir de la mort, sans que l’on ne sache vraiment s’il était innocent ou coupable. Car l’intérêt était ailleurs, dans la découverte d’un monde qui ne l’a pas attendu, et qui a déjà un jugement sur lui. C’est superbement réalisé pour exprimer toute la palette d’émotions d’un personnage pourtant énigmatique, et je n’en ai pas perdu une miette. Vivement la suite. (♥♥♥♥)

bunheads

Bunheads Si on m’avait dit qu’un jour j’adorerai une série sur la danse, je ne l’aurai pas cru. Mais la patte de Sherman-Palladino me manquait trop. Voilà peut-être la seule nouvelle série d’une fraîcheur et d’une bonne humeur à toute épreuve. Voilà la seule série avec une écrasante majorité de personnages féminins qui nous démontre que ce qui compte, c’est pas la parité, c’est le script. Voilà une des rares séries à l’antenne qui exploite encore le meilleur sujet qui soit : le quotidien. Non seulement la série est très drôle, ultra-référencée comme il se doit, mais en plus elle aborde tout en décalage et en modernité des problématiques plus actuelles. Les séquences de danse sont à la fois créatives et magnifiques. Malgré quelques épisodes en deçà au milieu d’une saison déjà découpée, la série est très attachante et développe de façon surprenante tout ce petit monde. Et si ABC Family ne la renouvelle pas, je leur jette un sort jusqu’à la 33è génération. (♥♥♥♥)

Les bonnes séries :

elementary

Elementary J’avais peur d’un Sherlock Holmes revisité, affublé d’une (et non pas d’un) Watson, tellement Hollywood nous a habitué aux one-shot marketing. Et pourtant, la série a su développer son duo, et surtout s’appuyer sur de solides énigmes, aux twists retords et surprenants. Pouvoir à nouveau réfléchir, établir des hypothèses devant un show policier américain, quel bonheur ! Mieux encore, la prestation des acteurs est au top (et pourtant si différente de son double anglo-saxon), et la fin de saison prend des virages plutôt osés, prouvant que la série peut aussi imposer un ton, une ambiance particulière. Une démonstration éblouissante. (♥♥♥)

nashville

Nashville Un soap dans l’univers de la country ? Là encore j’étais sceptique. Plus je plonge avec délice dans les séries coréennes, plus je suis en décalage complet avec ce que tentent de m’apporter les soaps américains. Mais Nashville a su prendre son temps pour faire évoluer ses personnages, et surtout nous donner une porte pour les comprendre, pour justifier leur comportements. D’où les bonnes surprises, du personnage affirmé d’Hayden Panettiere aux moments musicaux décrivant le ressenti de chacun. Ouf, l’émotion est là. Malgré l’avalanche de twists médiocres et une partie politique plombant l’ambiance, on arrive à s’intéresser au sort de nos personnages. Et si le final est overzetop, il donne tout de même très envie de voir la suite. (♥♥♥)

the americans

The Americans Traiter de la guerre froide au milieu des années 80, c’était une bonne idée, surtout en se positionnant du point de vue russe. Mais j’ai eu un peu de mal à m’y mettre. La faute à un couple qui a mis du temps à me convaincre (le positionnement psychologique de départ étant au mieux incompréhensible), mais également à une tension quasi inexistante dans les premiers épisodes. Fort heureusement, la série relève la tête par la suite, en forçant chacun à faire des choix devant un engrenage infernal. Mieux encore, le final ouvre enfin la perspective de parler d’une vie familiale sous un angle bien plus intéressant, et la romance entre les deux protagonistes passe enfin très bien à l’écran. (♥♥♥)

bates motel

Bates Motel La réadaptation de Psycho subit le modèle inverse. On retiendra ses débuts magnifiques, avec la relation dérangeante entre Norman Bates et sa mère, son développement psychologique qui exploite avec brio une certaine ambivalence, ou sa multitude détails qui montre que l’œuvre originale a été bien assimilée. On ira même jusqu’à apprécier ses nombreux twists, pour la plupart redoutables… Jusqu’au très laborieux reboot de la mi-saison, et le départ en vacances des scénaristes. Le final essaye de surprendre le téléspectateur avec ce que tout le monde attendait depuis l’annonce de la série, et ça, ça laisse dubitatif. J’espère vraiment retrouver ce qui m’avait plu au départ. (♥♥)

De passable à médiocre :

arrow

Arrow Arrow joue la carte d’un vengeur masqué qui n’hésite pas à tuer pour sauver sa ville. L’acteur, plutôt performant, sauve souvent la mise. Mais les scénaristes jouent la montre depuis le début, incapables de construire une mythologie correcte, nous plongeant dans des flashbacks insulaires aux intrigues copiés-collés, et essayant de nous imposer une romance bien peu convaincante. Bref, la série marche régulièrement au dessus du vide, et n’exploitera ses enjeux qu’à des moments clés de la diffusion. Vraiment dommage parce que la série a du potentiel. Espérons de nouveaux scénaristes pour la seconde saison.()

RADHA MITCHELL

Red Widow Le remake de la série hollandaise Penoza n’a elle aussi pas réussi à développer ses intrigues en milieu de saison. Heureusement cette femme obligée de bosser pour la mafia est aussi capable d’émouvoir son téléspectateur. La série n’est donc pas une simple mise en danger de l’héroïne avec des rebondissements prévisibles, et je me suis plutôt bien attachée à ce petit monde en même temps que j’y vérifiais mes hypothèses. Efficace, mais pas renversante. ()

hannibal

Hannibal Elles sont rares les séries où je suis en grand désaccord avec la communauté sériephile, mais Hannibal fait partie de celles-ci. Et pourtant j’adore Bryan Fuller (Dead Like Me, Pushing Daisies).  Je porte beaucoup plus d’importance au fond qu’à la forme, et les hallucinations répétitive de notre héros m’ont passablement irrité. Oui, la série a un sous-texte, mais elle oublie l’essentiel : raconter une intrigue policière. Et sur ce plan là, c’est un massacre, même la 5è saison de Mentalist fait mieux question raccourcis et invraisemblances. Si la série voulait évoquer le rapprochement psychologique entre le tueur en série et son « ami », elle pouvait le faire sans essayer de nous raconter en une minute comment coincer le coupable d’un crime tellement sordide que les mises en scènes de Dexter passent pour du barbouillage. Je n’aime pas les séries qui se décrédibilisent, qui frustrent parce qu’on a pas eu l’intelligence d’appliquer la moindre once de raisonnement aux intrigues annexes. Je n’aime pas les séries qui répètent ad nauseam la même chose sur une dizaine d’épisodes (on aura compris qu’Hannibal aime faire goûter de curieuses choses à ses convives). Et surtout, j’ai eu beaucoup de mal avec ces échanges soporifiques. Je savais déjà que Bryan Fuller avait besoin de bons dialoguistes pour relever ses œuvres, j’en ai eu une fois de plus la preuve. Je me suis ennuyé, je me suis endormi un nombre incalculable de fois devant la série. Et si j’en perçois ses qualités graphiques, je suis incapable de l’apprécier globalement. La mise en scène des meurtres ne me fait plus rien, étant donné que l’on a que rarement pris la peine d’évoquer les victimes comme des êtres humains (cf ma critique de The Fall, bien plus réussie sur ce point). Hannibal est totalement dénuée d’émotion, et c’est un obstacle insurmontable pour moi. ()

the mindy project

The Mindy Project J’aurai adoré tomber sous le charme de Mindy Kaling et de son amour des comédies romantiques. Hélas, la série est beaucoup trop centrée sur son héroïne plus agaçante que touchante. Pire, elle a pour acolyte Morgan dont les frasques délirantes déséquilibrent le show. Par moment, le show redresse la barre, insufflant enfin un peu d’émotion, montrant qu’elle a compris les codes qui l’inspirent, mais restant incapable de les utiliser à bon escient. Fort heureusement pour elle, certains dialogues font mouche, et le personnage de Danny Castellano est suffisamment bien écrit pour être attachant. Mais le final raté ne laisse que peu d’espoir. ()

go on

Go On Autre show égo-centré (cette fois sur Matthew Perry), Go On aurait du être une comédie intelligente sur ces groupes de parole, sur l’espoir d’une vie meilleure. Elle n’aura été qu’une galerie de personnages dont le développement n’a jamais été envisagé. Tout tourne autour de notre héros, qui en fait des tonnes. Pire, les gags sont d’un niveau lamentable, donnant ainsi l’impression que le script a parfois été écrit en deux minutes chrono. La bonne ambiance générale ne suffit visiblement pas. Voilà une annulation que je ne regretterai pas. (0)

Last Resort Après l’excellent pilote, quelle déception ! Au lieu de faire monter la pression sur ces militaires trahissant les Etats Unis, la série n’arrive pas à nous attacher aux sorts des personnages, aux comportements aléatoires et incohérents. Tout ou presque est écrit avec les pieds. Chaque « révélation » n’en finit plus de tomber à plat, les épisodes sont prévisibles, très mal rythmés, et on peine à savoir quel était le propos de la série. La définition d’une daube. (0)

underemployed

Underemployed Sympathique série sur des jeunes adultes qui peinent à trouver le chemin du travail. L’esprit est positif, humoristique, et les personnages attachants. Mais c’est pas toujours très bien joué, et cette naïveté, cette foi inébranlable en l’avenir a fini par m’agacer. D’autant que le scénario force la chance de nos héros, et chacun se montre bien trop compréhensif. Enfin, il faut croire que la jeunesse n’a qu’un seul mot à la bouche : party. C’est peut-être mon côté ronchon, mais j’ai frisé l’overdose de fêtes. ()

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Zero Hour Mélanger la science et la religion, le paranormal et les nazis, c’était s’assurer un concept à la Indiana Jones, et j’avoue avoir été plutôt agréablement surpris par les twists tout au long de l’aventure, avec une découverte progressive des enjeux qui faisait plaisir à voir tant ils étaient osés. Les puzzles étaient également très sympathiques, mais le manque de cohérence dans le développement des personnages, et le peu de moyens alloués ne permettent pas une seule seconde de rendre ce spectacle crédible. Masochiste, je suis resté au bout pour savoir comment ils allaient conclure, et j’ai reçu une gigantesque gifle, à vous faire passer l’envie de vous investir dans n’importe quelle série un tant soit peu mythologique. Complètement incohérente, elle ne répond à rien, n’explique rien. On sombre dans le n’importe quoi, avant d’être effaré par l’ultime séquence, qui donnerait envie à Gandhi de frapper à mort les scénaristes de la série. (0)

666 park avenue

666 Park Avenue Là aussi, cette série fantastique peine à susciter l’effroi ou l’horreur, avec ses effets spéciaux médiocres. Ses personnages se baladent dans cet hôtel diabolique, mais aucune idée n’est réellement exploitée. On passe du coq à l’âne, avec de intrigues qui donnent davantage envie de rire que de se réfugier derrière son canapé. La série ose le n’importe quoi, sans tenir son fil conducteur. Impossible de s’émouvoir sur quoi que ce soit, le final en déconcertera plus d’un. Un gâchis impardonnable. (0)

séries arrêtées

2/ Les séries arrêtées :

dont trust the b

Dont’ trust the bitch in apartment 23 s2 La série avait su me faire revenir avec ses gags absurdes et ses personnages délicieusement égoïstes, mais après une entrée en matière satisfaisante, cette seconde saison s’est avérée être un massacre sur tous les plans ou presque. En se concentrant sur les thématiques de mensonge et d’honnêteté, le show tourne en boucle, révélant froidement au téléspectateur qu’il n’a plus rien à dire. Le trash et la provocation sont tellement mal utilisés que 2 Broke Girls parait comme un chef d’œuvre à côté. Sans compter que l’irritant Dawson n’en finit plus de prendre de la place au mépris du concept initial. C’est devenu rapidement lourdingue. Et j’ai abandonné au sixième épisode, à l’aube de son annulation.

touch s2

Touch s2, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Le show avait réussi à faire oublier Jack Bauer en se concentrant sur des thématiques et un puzzle humaniste, certes naïf, mais sympathique. Il avait fini par prendre le chemin d’une mythologie bancale, et cette seconde saison bifurque vers le sauvetage d’enfants dans une paranoia très mal développée. On retrouve non pas un journaliste père de famille mais un Jack Bauer qui part flinguer à tout va. Le propos humaniste disparait, et on roupille ferme. J’ai tenu 4 épisodes avant son annulation.

white collar 04e10

White Collar s4 J’arrivais toujours à revenir auprès de cette série sympathique, grâce à la complicité des deux personnages principaux. Et puis, peu à peu, les intrigues se sont simplifiées et on ressent cruellement l’essoufflement créatif de la série. Les épisodes n’ont plus aucun twist, aucune tension, et l’arc principal concernant la famille de notre escroc s’avère extrêmement prévisible. Au 11ème épisode, j’ai fini par lâcher prise. Il n’y avait plus rien à en tirer.

Cult

Cult Il ne suffit pas d’avoir un bon concept pour faire une bonne série. Mêler la fiction, le fan-universe, et une conspiration, c’était peut-être s’assurer d’un buzz médiatique, mais il faut encore suivre. C’est terriblement mal joué, les dialogues ont 3 minutes de retard pour nous expliquer ce qu’on avait déjà compris, et le show veut tellement se prendre au sérieux que le décalage n’en est que plus ridicule. Affligeant. Et j’ai tenu 4 épisodes !

The Goodwin Games

The Goodwin Games Après un excellent pilote plein de rythme, d’humour, et twists sympathiques, j’avais décidé de donner une chance à cette comédie boudée par la chaine. J’ai fini par comprendre la raison de sa diffusion. Les épisodes suivants sont lamentables, tournent à vide, en voulant en faire des tonnes sur des gags creux et insipides, sans compter la quasi totalité des répliques balancées par des acteurs qui n’y croient plus. Ouch ! 4 épisodes et ça sera tout pour moi, merci.

House of Cards

House of Cards Si l’ambition du projet était impressionnante pour Netflix, elle était en décalage avec le résultat perçu à l’écran. Certes, avec son casting de luxe et son univers décortiquant les requins de la politique, la série ne manque pas d’atouts. Seulement voilà, Boss est passé par là, et le rythme lancinant des épisodes a fini par me faire prendre de plus en plus de distance avec une série qui aurait pourtant du m’inciter au binge-watching (vu que Netflix a mis tous les épisodes disponibles sans délai). Du coup après 6 épisodes, j’ai pas eu envie de reprendre.

anciennes séries

3/ Le retour des anciennes séries :

honneur

A l’honneur :

arrested development 405

Arrested Development s4 J’avoue être perplexe devant la frilosité des critiques, car cette saison fut pour moi un coup de maître, réussissant une nouvelle forme d’écriture parfaitement adaptée à son nouveau support (Netflix). J’en ai déjà parlé dans ma critique complète : comprendre un gag d’un épisode précédent a quelque chose de jouissif, et se surajoute au plaisir de dénicher tous ces gags d’arrière plan, que ce soient des clins d’œil à l’univers de la série ou des créations originales. A l’exception de deux épisodes un peu en dessous, j’ai adoré retrouver tout l’humour de la série, et j’ai bien plus rigolé devant elle que devant une bonne dizaine de nouveauté comiques réunies. Et vu les pourparlers j’espère qu’une cinquième saison verra le jour. (♥♥♥♥)

boss 202

Boss s2 Moins centrée sur la symbolique, davantage concentrée sur le jeu des alliances, cette seconde saison est tout aussi magistrale que la première. Les retournements de situation sont imprévisibles, et surtout parfaitement orchestrés. Avec ses acteurs, ses intrigues sur le mal qui rampe dans la ville, et ses multiples niveaux de lecture, la série enfonce le clou et s’impose définitivement comme un des plus beaux joyaux télévisuels de ces dernières années. En annulant ce petit miracle, Starz s’est suicidée. (♥♥♥♥)

game of thrones 03e04

Game of Thrones s3 Autant la seconde saison se perdait en évoquant les multiples nouveaux personnages, autant cette troisième saison récolte enfin les fruits. J’accroche beaucoup moins aux romances développées au delà du Mur. Peut-être au fond parce que je n’attends que de voir le sang couler. Et sur ce plan là j’ai été servi. Cette gigantesque histoire  a su trouver les images pour redevenir épique (mention spéciale à Khaleesi), passionnante (les intrigues à King’s Landing), et émouvante (Arya). C’est aussi dans cette saison que l’on perçoit enfin les ambitions de Margaery Tyrell. Dommage que du côté de Théon il ne s’y passe pas grand chose d’intéressant. Mais globalement j’ai trouvé que cette saison avait beaucoup plus d’ampleur que la précédente. Et j’ai vraiment hâte de voir la suite. (♥♥♥)

nikita 311

Nikita s3 J’étais parti pour détester le virage pris par la série, avec ses missions de justiciers, et l’intrusion du fantastique qui annihilait tout changement radical. Et puis, petit à petit, l’antagonisme autour d’Amanda s’est reconstruit, les rebondissements ont pris de l’ampleur, et si le show a perdu de sa vivacité, il s’est largement rattrapé en seconde partie. J’espère juste que les 6 derniers épisodes de la série (la saison 4) clôtureront le tout de manière efficace. (♥♥♥)

raising hope 314

Raising Hope s3 Plus encore que la saison précédente, la série a fait preuve d’une créativité débordante. Elle a poussé un peu plus loin le curseur sur le trash, aussi, tout en exploitant ses thématiques (cf le double épisode spécial Alzheimer). Les références pullulent : du Parrain à Retour vers le Futur, en passant par Modern Family … Bref, la série est encore plus drôle et je veux voir Garrett Dillahunt nominé un jour aux Emmys. (Oui je sais je peux toujours rêver). (♥♥♥)

big bang theory 06e20

The Big Bang Theory s6 La saison confirme l’orientation des saisons précédentes : les personnages féminins sont désormais parfaitement intégrés, permettant de sortir un peu du schéma habituel. Ça a développé l’imagination des scénaristes qui se sont surpassés, au point de prêter à Sheldon une romance… forcément particulière. Amy recherche une intimité, Raj se trouve une copine digne d’intérêt, Sheldon n’en finit plus de mettre les pieds dans le plat avec les femmes. La série ouvre des portes, mais sans mettre en danger son cast. Et surtout, les dialogues ont encore progressé. Pour un amateur de citations comme moi, c’était Noel à chaque épisode ou presque. (♥♥♥)

walking dead 301

The Walking Dead s3 La série a toujours du mal à développer ses intrigues en dehors des début et fins de périodes (merci les hallucinations de Rick), mais on sent que le remaniement opéré a eu du bon. Les personnages n’agissent plus systématiquement de façon incohérente, sans réfléchir au danger. L’approche est méthodique, raisonnée. Les personnages inutiles sont éliminés, et la saison se paye même le luxe de revenir nous parler du passé, afin de mieux nous montrer l’évolution morale de nos héros. Une renaissance. (♥♥)

good wife 322

The Good Wife s4 Après un début de saison catastrophique (l’intrigue de Kalinda jouée en boucle, les affaires traitées au tribunal manquant sérieusement d’imagination), la série a peu à peu repris du poil de la bête pour finir – enfin – par changer les règles du jeu. Il était temps. L’écriture progresse de manière impressionnante au fil de la saison, donnant suffisamment de rebondissement à des intrigues enchevêtrées, et permettant de nous faire oublier la mécanique trop huilée et donc trop prévisible de ses joutes oratoires. Cette surabondance d’excellentes intrigues va de pair avec les enjeux, et la série démontre une fois de plus sa maîtrise dans l’écriture. Du coup j’ai vraiment hâte de voir cette cinquième saison. (♥♥)

parenthood 401

Parenthood s4 Bizarrement, alors que c’est la saison de la reconnaissance pour tous ceux qui l’avaient injustement boudée, cette saison de Parenthood n’a pas réussi à me convaincre autant que l’an dernier. Certes, Monica Potter est exceptionnelle et l’arrivée d’un tel drame a permis à la série d’atteindre des sommets dans l’émotion, mais je ne peux pas oublier non plus ma frustration quant à la relation de Sarah. Si j’en crois certains recrutements pour l’année prochaine, on risque même d’abîmer sérieusement l’image d’un personnage masculin. La série court ainsi le risque de s’éloigner de la description du quotidien pour des intrigues soap plus vendeurs, et un peu de promo musicale en supplément. Et c’est franchement dommage. Heureusement, le casting reste parfait, et toutes les orientations prises n’étaient pas dénuées d’intérêt cette saison. Je reste profondément attaché à ces personnages, à leurs psychologies, à leurs différences de raisonnement, et à leurs ambitions. (♥♥)

Pas mal :

dexter 703

Dexter s7 Après une sixième saison qui avait touché le fond, Dexter a retravaillé ses intrigues. Plus question de le mettre en danger. Il s’agit d’exploiter sa relation avec Deb’, et Jennifer Carpenter fait un très bon boulot. Cerise sur le gâteau, l’arrivée d’Yvonne Strahovski a apporté à la série une réflexion salutaire, tandis que l’intrigue policière prenait un tournant particulièrement émouvant. Bref, de quoi donner envie de voir la dernière saison de ce serial killer. ()

2 broke girls 208

2 Broke Girls s2 On sentait bien le potentiel de la série l’année dernière, et sans arriver à se métamorphoser, cette saison a su délivrer quelques épisodes très bien écrits. Les défauts sont toujours là, mais les dialogues arrivent de mieux en mieux à exploiter le côté trash, ce qui rend le visionnage beaucoup plus drôle. Sur le plan des arcs, par contre, on peut légitimement se demander si les scénaristes savent où ils vont. Bref, la série s’améliore, et c’est plutôt rassurant de voir qu’elle ne s’appuie plus uniquement sur son duo très sympathique. ()

smash 02e12

Smash s2 Mais quelle mouche les a piqué ? Au lieu de développer les intrigues originelles, les scénaristes ont choisi de multiplier les protagonistes et les environnements musicaux, éloignant chaque personnage, enlevant ainsi tout l’intérêt de la série, à savoir l’opposition entre Karen et Ivy. La nouvelle comédie musicale peine à assurer, en raison d’un univers visant davantage MTV que les planches de Broadway. Et en plus le nouveau venu est proprement insupportable. Le côté flamboyant s’est perdu en route, et le final est une vraie gifle aux fans de la série. Pourtant, de temps en temps la magie opère, au détour d’une phrase ou d’un numéro musical plus travaillé. Malgré tous ses innombrables défauts, je sens que je vais regretter la série. (0)

once upon a time 02e21

Once upon a time s2 Voilà peut-être ma déception de l’année, la plus cinglante car inattendue. La première saison a été un vrai bonheur pour moi, entre la découverte du puzzle, du passé des personnages, les contes revisités… Et patatras, les auteurs n’ont pas su étendre l’univers sans briser la magie. Finis les puzzles, bonjour les intrigues soporifiques, les comportement incohérents mettant même en péril l’équilibre des personnages. Tout est simplifié à l’extrême, on veut faire du spectaculaire et de l’action avec des monstres, sans en avoir les moyens (la démonstration était pourtant limpide avec le dragon l’année dernière !), bref, on s’éloigne complètement de ce qui faisait la force de la série. Reste heureusement quelques bonnes idées, et de maigres épisodes pour redresser la barre en fin de saison, mais l’envie n’est plus là. Quel gâchis. (0)

On coule :

greys anatomy 913

Grey’s Anatomy s9 Année après année, je ne sais plus quoi dire sur cette série que je regarde plus par habitude que par envie. Après un léger mieux la saison passée, je me suis de nouveau profondément ennuyé devant ces intrigues prévisibles et des histoires médicales vues et revues. Le démarrage a été laborieux avant que l’humour ne revienne. Mais ce qui a définitivement plombé la série pour moi, ce ne sont même pas les personnages, c’est ce qu’on leur permet de faire. Mention spéciale au nouveau boulot d’Avery en fin de saison. De plus en plus incohérent. De moins en moins émouvant. (0)

girls 202

Girls s2 J’avais beaucoup de critiques à adresser aux girls l’an passé, mais je les attribuais à une erreur de jeunesse. Hélas, la série tourne déjà en rond, et il faut un certain masochisme pour avoir envie de regarder ces filles stupides, irresponsables démontrer leurs immaturités. Heureusement, de temps en temps, un épisode fait réagir, provoque une certaine réflexion. Mais l’inconstance demeure. Lena Dunham a déjà pris le melon. (0)

mentalist 508

The Mentalist s5 A part deux épisodes un peu plus travaillés que les autres, ce fut clairement la saison de trop pour Simon Baker. Les intrigues policières sont tellement simplistes et l’humour tellement dissimulé qu’on s’endort très rapidement. Pire, aucun membre de l’équipe n’arrive à développer une intrigue personnelle intéressante. Quant à Red John, vous voulez vraiment que j’en parle ? Les baffes se perdent. (0)

homeland

Homeland s2 Une fille insupportable, des artifices scénaristiques répétés, une histoire d’amour inexplicable… Plus le temps avance plus 24 renaît. Entre les épisodes bouche-trou et les incohérences, Homeland  s’est totalement perdu. On pourra cependant lui reconnaître une seule qualité : la volonté d’aller de l’avant, et de multiplier les rebondissements. Mais ses avancées ne sont pas du tout maîtrisées. (0)

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Last Resort [Pilote]

Une fois encore, Shawn Ryan a frappé. Si Chicago Code n’était pas parvenu à faire son trou malgré de jolies scènes, sa nouvelle série promet une aventure encore plus palpitante, et s’en donne les moyens. Avec un excellent pitch, de très bons acteurs et une mise en scène soignée, tout est réuni pour que Last Resort soit parmi les pilotes les plus enthousiasmants de cette rentrée.

C’est la fête à l’USS Alabama. Après avoir récupéré une équipe de SEAL revenus d’une mission secrète, le sous-marin franchit l’équateur, et son équipage danse sur la Bamba. C’est alors qu’on lui ordonne de lancer des missiles nucléaires sur le Pakistan. L’ordre parvenant par une voie secondaire (une liaison avec l’antarctique uniquement utilisée quand le Pentagone n’est plus capable de communiquer), le Capitaine Marcus Chaplin (Andre Braugher) et son second, le XO, Sam Kendal (Scoot Speedman) préfèrent demander confirmation avant de tuer des millions d’innocents. Cela ne plait guère à la personne au bout de la ligne, car le Capitaine est immédiatement déchu de son commandement. Puis comme le XO lui-même hésite, les voilà de suite attaqués … par l’USS Illinois. Le sous-marin évite de couler de justesse, et fuit les siens. Pendant ce temps, l’Amérique les croit mort et cela sert de prétexte pour balancer le feu nucléaire sur le Pakistan supposé fautif.

Mais l’action du pilote n’a pas seulement lieu dans le cadre étroit du sous-marin. A Washington, une lobbyiste dans le domaine du matériel militaire, Kylie Sinclair (Autumn Reeser), obtient confirmation que le capitaine a été relevé de ses commandes juste avant que le sous-marin ne coule. Elle croit donc deviner que pour éviter un risque d’utilisation d’armes nucléaires, les USA  ont eux-mêmes coulé leur propre sous-marin. Et cette découverte, le vice amiral a du mal à la digérer, car sa fille Grace Shepard (Daisy Betts) est lieutenant dans l’USS Alabama.

Le sous-marin de nos héros se réfugie sur une petite île Santa Marina, où est basé un poste radar de l’OTAN. Les locaux (dont Dichen Lachman, Dollhouse) n’ont pas tellement l’air d’apprécier ces nouveaux venus et son sent qu’il va y avoir plusieurs rebondissements dans les épisodes à venir, notamment avec l’implication des Navy Seal à la gâchette facile.

Car dans ce contexte, la fermeté est de mise, et le pilote gère parfaitement la tension d’un bout à l’autre. Pour une histoire d’une telle ambition, encore une fois, il fallait assurer une certaine crédibilité. Andre Braugher est magistral, et lorsque son personnage décide de proclamer son indépendance, on frémit d’impatience. Qui aurait pu imaginer une fiction où les américains se rebellent contre leur pays, au point de le menacer ouvertement avec des armes nucléaires ?

Le pilote suscite évidemment beaucoup d’interrogations concernant la suite des évènements. Déjà, on ne voit pas très bien comment la copine du XO (Jessy Schram), une civile restée aux USA, peut s’intégrer à la série. J’espère qu’elle ne servira pas de simple appui émotionnel. La lobbyiste, en revanche, est suffisamment ambitieuse et déterminée pour constituer un point d’intérêt à Washington. Enfin, j’espère surtout que nous n’aurons pas toutes les semaines des alertes sur la possession des armes nucléaires du sous-marin. Même si je me doute qu’on va y avoir droit d’une façon ou d’une autre, le pilote annonçant déjà des traîtres. Pour ma part j’ai vraiment envie de voir comment cette localité va pouvoir affirmer son indépendance et se construire. Avec un fondement militaire et nationaliste j’ai hâte de voir la transition vers un modèle politique, une gouvernance même dictatoriale. Je ne pense pas qu’on aura droit à un questionnement de type Battlestar Galactica (où les survivants de la race humaine devaient faire des choix à l’encontre de leur humanité), car Shawn Ryan préfère faire réfléchir sur l’éthique ou la moralité uniquement via le comportement de ses personnages (cf The Shield), mais quelques discours d’Andre Braugher laissent préfigurer une orientation inattendue.

Bref, il y a beaucoup de spéculations après ce passionnant et très bon pilote, et c’est le premier signe de son succès à venir, espérons-le. Encore une fois, Last Resort n’a pas déçu, et vu le contexte morose de la rentrée, ça fait très plaisir.

Upfronts 2012 : ma sélection

Comme chaque année, voici la liste complète (sauf surprise) des nouveautés à venir sur le network de nos amis américains à partir de septembre ou pour la mi-saison. J’ai essayé, au travers des informations disponibles, d’essayer d’évaluer mon attente vis à vis de ces séries. Un petit jeu, non pas des pronostics sur le succès d’une série mais plutôt sur mon futur engouement.

Après tout, je ne me suis pas (trop) trompé la saison passée et Once upon a time, favori, fut l’un des temps forts de ma saison télévisuelle (mais nous en reparlerons quand je ferai mon bilan).

J’ai rédigé cet avis alors que certains trailers me manquaient encore, notamment Friend Me, Golden Boy, Hannibal, Crossbones, … J’éditerai au fur et à mesure, mais certains trailers ne sont pas près d’arriver (cf articles correspondants).

On commence avec les sitcoms si vous le voulez bien, les networks continuent d’investir en masse dans ce secteur où il est très difficile de s’imposer,  NBC prend de gros risques cette saisons. Au total, toutes chaînes confondues : 16 nouvelles comédies, contre 15 l’an passé.

Les sitcoms multi-camera

Je suis toujours désespérément à la recherche d’une bonne sitcom multi-caméra, et le genre est de plus en plus délaissé, pour un motif qui me laisse toujours songeur. Le défaut actuel de ces séries n’est pas le rire enregistré (le rire enregistré ne vous dit pas quand rire, il participe seulement à l’impression d’avoir un spectacle vivant) mais bien un manque flagrant d’écriture dans les répliques et dans la rythmique.

Guys with kids (NBC) Quand j’ai lu le pitch, je me suis dit : enfin une série qui aborde la question des jeunes pères, où leurs nouvelles responsabilités s’entrechoquent avec leur désir de ne pas couper les ponts avec leur jeunesse et leur liberté. 3 situations nous sont présentées : un père qui travaille pendant que sa compagne reste à la maison, une homme qui reste à la maison, débordé par ses nombreux gamins, et enfin un papa récemment divorcé qui ne peut refaire sa vie car son ex est toujours là pour lui imposer son point de vue. Eh oui, la photo promo met bien en avant les mères, ce qui laisse à penser que sous son titre simpliste, guys with kids va plutôt parler de couple que de sensibilité masculine sur l’éducation des enfants. Tout n’est pas perdu, le trailer est plutôt sympathique, malgré des acteurs peu charismatiques et des répliques bancales. Produite par Jimmy Fallon, le show a une bonne marge de manœuvre et possède un thème intéressant à défaut d’être parfaitement exploité. (♥♥)

Malibu Country (ABC) Je n’aime pas quand on se moque des sitcoms familiales à l’ancienne, mais il faut dire que le trailer fait plutôt fuir qu’autre chose. Les dialogues sont à côté de la plaque pour un public de séniors nostalgiques et suffisamment Alzheimer pour avoir oublié ce qu’étaient les vraies comédies de l’époque. Le retour de Reba ne va pas m’attirer, ça c’est sûr. (o)

Partners (CBS) (mi-saison) Cette comédie est centrée sur l’amitié indéfectible entre deux hommes, l’un hétéro, l’autre gay, une « bromance » avec David Krumholtz (Numbers) et Michael Urie (Ugly Betty). Et pour satisfaire le public de tous bords, ils ont même songé à engager Sophia Bush (One Tree Hill) et Brandon Routh (Chuck). A noter que l’histoire de cette série s’inspire de celle de celles des créateurs, également à l’origine de Will & Grace. Ça n’a malheureusement pas beaucoup d’impact comique, même si on perçoit une certaine dynamique dans les échanges. (♥)

Friend Me (CBS) (mi-saison) nous parle de deux amis. L’un désire faire du poker en ligne, l’autre veut sortir et rencontrer du monde… L’atout de la série sera certainement Christopher Mintz-Plasse (Superbad), mais est ce que cela suffira ? En l’absence d’images, impossible de se prononcer. Mais la thématique me plait bien. (♥)

Les sitcoms single camera

The Mindy Project (FOX). La sitcom n’arrête pas de changer de nom (It’s Messy). Mindy Kaling (The Office) y incarnera une Bridget Jones, une femme médecin déterminée à changer de style de vie pour trouver l’âme sœur. Le pitch nous annonce même qu’elle est capable de citer les répliques de films de Meg Ryan, ce qui, je dois le dire m’amuse beaucoup plus que la New Girl regardant Dirty Dancing (chacun ses références romantiques, hein !). Qui dit milieu médical, dit évidemment docteurs séduisants ou dragueurs. Et Mindy aura bien besoin de sa meilleure amie pour avancer (Anna Camp alias Caitlin dans la 3ème saison de Good Wife). Les premières images ne semblent pas très drôles mais il y a du potentiel pour rendre les personnages attachants. (♥)

Ben & Kate (FOX) semble vouloir nous conseiller d’épicer notre vie bien trop stricte et rangée. Kate n’a commis qu’une erreur dans sa vie, celle de tomber enceinte et depuis elle survit en adoptant un style plutôt strict. L’arrivée de son frère va amener le chaos…mais c’est pour son bien. Les créateurs de New Girl abordent le thème de la fratrie sous un angle plutôt risqué, il s’agit de bien équilibrer les personnages pour leur donner suffisamment de profondeur. Le casting ne semble pas particulièrement sympathique, mais sur la durée, ça peut fonctionner. (♥)

The Goodwin Games (FOX) (mi-saison) a un pitch plutôt malin et amusant. 3 frères et sœurs doivent suivre les dernières volontés de leur père, afin d’hériter d’une fortune de 20 millions de dollars. Mais celui-ci leur a concocté un parcours semé d’épreuves pour les guider dans leur vie. Le casting est très sympathique, avec Scott Foley (Felicity, Grey’s Anatomy) en chirurgien imbu de sa personne, Becki Newton (Ugly Betty, How i met your mother) qui a décidé de laisser tomber les maths pour devenir populaire, et Jake Lacy (Better with you) en loser au grand cœur. Les créateurs d’How i met your mother tiennent peut-être une bonne série, à la fois drôle et touchante. (♥♥)

1600 Penn (NBC) (mi-saison) Décidément la Maison Blanche n’en finit plus d’inspirer les scénaristes. On nous propose malheureusement rien de plus qu’une famille délurée qui cause des problèmes au POTUS. Josh Gad, en quelques scènes, est déjà insupportable. Bill Pullman n’a pas l’air de beaucoup y croire. Et curieusement Jenna Elfman est absente de la promo. C’est typiquement le genre d’humour qui me pose problème, cet humour d’étudiants attardés qui pensent qu’ils sont « cools » et « rigolos » parce qu’ils font exploser des trucs à l’écran. Cela dit, peut-être que le reste du show compensera ces faiblesses, mais j’en doute, vu que Josh Gad est également à la création. (0)

Animal Practice (NBC) Justin Kirk (Weeds) joue le rôle d’un vétérinaire un rien misanthrope qui s’oppose à sa boss. Prévue pour remplacer House, la série pourrait à première vue n’être qu’un substitut aux fans de la série. Mais les gags animaliers apportent davantage de délire aux scènes. Le trailer montre d’ailleurs un très bon sens du rythme et du visuel. On y retrouve également Tyler Labine (Reaper), ce qui est un plus indéniable. En revanche Amy Huberman va être remplacée. Je ne sais pas si la série pourra tenir longtemps sur ses gags, mais le peu que j’en ai vu est réjouissant. Oui, j’attends beaucoup de cette série. (♥♥♥)

Save Me (NBC) Prévue pour la mi-saison, il est encore un peu tôt pour avoir une idée de la série. Anne Heche incarne une femme qui se laissait aller jusqu’à ce qu’elle frôle la mort et rencontre Dieu en s’étouffant avec un sandwich. Depuis, elle prétend être une prophète alors qu’elle n’a jamais été à la messe. Sa vie de famille va en être perturbée. Les premiers extraits augurent d’une comédie bien plus posée qu’attendue: ni irrévérencieuse, ni délirante on se demande quel est l’intérêt. Difficile de s’enthousiasmer, à la création et au casting, que des inconnus, et Anne Heche doit porter le projet à bout de bras. Pas sûr que cela suffise. (o)

Go On (NBC) Matthew Perry n’arrive toujours pas à trouver de série, et je doute que celle-ci soit la bonne. Il y incarne un chroniqueur sportif qui rejoint une thérapie de groupe suite au décès accidentel de sa compagne. Mais il décèle rapidement l’incompétence de la « thérapeute » (qui n’a officié que sur Weight Watchers), et décide de prendre les choses en main, transformant la thérapie en compétition. Et miracle, il semblerait bien qu’il arrive à faire bouger les lignes, même si pour lui, la route sera longue. Vu l’état des gags ou de la mise en situation, cela ne suscite chez moi qu’une vague curiosité. A vrai dire, sans Matthew, elle n’aurait même pas cela. (♥)

The New Normal (NBC) Ryan Murphy fait des séries immédiatement reconnaissables. Un peu comme David E.Kelley qui en son temps avait un casting féminin très typé, il impose une certaine apparence à ses acteurs (qui n’a pas pensé à Glee en voyant l’affiche ?). Sa dernière création ressemble davantage à un plaidoyer qu’à une sitcom hilarante : un couple gay décide d’utiliser une mère porteuse pour avoir un bébé. Le couple gay est horriblement lisse et stéréotypé et le seul élément comique réside dans la « grand-mère » aux opinions pour le moins tranchées. Un peu de personnalité, please ! (o)

Next Caller (NBC) (mi-saison) Un animateur radio virulent est obligé de partager son émission avec une jeune féministe. NBC cherche à faire le buzz autour de Dane Cook un humoriste fortement décrié qui a obtenu le rôle clé. Moi je crois plutôt à la malédiction Jeffrey Tambor qui échoue lamentablement à retrouver une série depuis Arrested Development. Difficile de juger de quoi que ce soit avec ces maigres scènes… Mais je suis pessimiste, jamais nous ne retrouverons un duo de la trempe de Frasier/Rose autour d’un micro. (0)

How to live with your parents for the rest of your life (ABC) (Janvier) Sarah Chalke essaye elle aussi de retrouver une comédie efficace. Elle joue une mère divorcée obligée de retourner vivre chez ses parents à la sexualité débridée. Elle va ainsi reconstruire sa vie et recommencer à sortir. L’ensemble n’est pas d’une créativité débordante, mais quelques bons gags permettent de ne pas sombrer totalement dans le pessimisme. Je suis moins convaincu par l’aspect émotionnel, mais peut-être est ce un des travers du trailer. Bref, ça me laisse plutôt indifférent. (♥)

The Family Tools (ABC) (Janvier) Le duo fils/père Kyle Bornheimer et JK Simmons est une vraie bonne idée, l’un excellant dans les gaffes visuelles, l’autre dans les colères. Le premier va reprendre l’entreprise de bricolage de son père qui ne doit plus stresser vu son état de santé. Mais sa légendaire maladresse va faire empirer les choses. Pour compléter le tableau, Edi Gathegi incarne un assistant qui crie très fort lorsqu’il a peur. C’est donc assez drôle, et apparemment bien rythmé. Pas de quoi révolutionner le genre, mais on croise les doigts pour au moins passer un bon moment. (♥♥)

The Neighbors (ABC) on aurait pu penser que l’idée d’avoir des extra-terrestres comme voisins provoquait l’hilarité générale. Ça n’est pas le cas. Le décalage « culturel » n’est en fait pas drôle du tout, à moins que pour vous un extraterrestre pleurant un liquide vert par son oreille soit un coup de génie. Moi ça m’a plutôt laissé perplexe. La pauvre Jami Gertz méritait mieux que ça. Passée la découverte du pilote, je ne pense pas qu’on puisse aller bien loin avec un concept aussi mal utilisé. Chacun son humour, après tout. (o)

Thriller futuriste

Last Resort (ABC) Shawn Ryan nous propose une fois encore un projet intéressant, racontant la destinée d’un équipage de sous-marin nucléaire qui refuse l’ordre d’annihiler un pays et proclame son indépendance. Le trailer monte graduellement en puissance, et l’épopée promet d’être intense, émouvante, passionnante. Mieux encore, le casting fait étalage de très bons acteurs, le magnifique Andre Braugher en tête, mais aussi d’autres visage connus comme Autumn Reeser (The OC), Jessy Schram (Once Upon a time), ou Dichen Lachman (Dollhouse). Une superproduction qui fait saliver… (♥♥♥♥)

Thriller

The Following (FOX) (mi-saison) Kevin Williamson a réussi à engager Kevin Bacon sur la série, ce qui en soi est déjà un petit évènement. Le pitch n’est pourtant pas des plus engageants : un serial killer s’échappe de prison et le policier qui l’avait arrêté à l’époque est à nouveau sur ses traces, peu aidé par une équipe qui ne croit pas en lui. Ce qui fait la différence sur ce genre de thèmes vus et revus, c’est son traitement. Malheureusement on sent un manque de souffle, une absence de point de vue pour le distinguer du tout-venant. Le casting ne suffira peut-être pas. (♥)

The Mob Doctor (FOX) Pour sauver son frère, une brillante chirurgienne accepte de travailler secrètement pour la mafia de Chicago. Mais cette décision va lui demander de faire des choix encore plus durs. Ces concepts d’ambiguïté morale et d’impasse sont les atouts de la série, et il ne manque pas grand chose pour que la sauce prenne avec le trailer. Avec quelques têtes connues (pas sûr que Jordana Spiro fasse une bonne lead actress), cela aurait même pu faire un peu plus de buzz. Si la série est suffisamment feuilletonnante, et évite « le cas médical de la semaine », pourquoi pas. (♥♥)

Red Widow (ABC) (mi-saison) est davantage l’histoire d’une vengeance qu’un thriller à proprement parler. Une femme reprend la place de son mari mafieux, tué devant ses yeux. Si la réalisation semble bien léchée, et les acteurs convaincants dans ce registre, ce n’est pas non plus un coup de foudre car le trailer ne montre que très peu de choses sur ce qui se passe après la mort de son mari. L’héroïne auparavant mère au foyer est forte, courageuse, et ce n’est qu’en rentrant définitivement dans le pilote que je saurai si je peux m’attacher à elle. (♥♥), mais ça semble plutôt de bonne augure.

Fantastique

666 Park Avenue (ABC) pourrait être rapproché d’American Horror Story, étant donné qu’il s’agit d’un couple emménageant dans un immeuble où les forces du mal sont en action, mais la dimension mystérieuse semble prendre le pas sur l’angoisse. Tant mieux, puisque le casting a l’air parfaitement exploité, avec Terry O’Quinn et Vanessa Williams en couple diabolique manipulant les jeunes et naïfs Rachael Taylor (Grey’s Anatomy) et Dave Annable. On retrouve également des acteurs davantage pris pour leur beauté plastique comme Robert Buckley (One Tree Hill), Mercedes Masöhn (l’une des Cat Squad dans Chuck) et Helena Mattson (Cassandra dans Nikita), ce qui n’est pas pour me déplaire. Le trailer est bien léché et semble constituer un agréable divertissement autour de la légende de Faust. J’ai juste un peu peur du jeunisme un peu trop prononcé pour ABC. (♥♥♥♥)

Do no Harm (NBC) (mi-saison) Nous refaire une série sur Dr Jekill et Mr Hyde, pourquoi pas, mais j’ai beaucoup de mal à me faire à l’idée que le rôle clé est interprété par Steven Pasquale (Rescue Me), qui ne cesse de me faire sourire, ce qui pose un problème de crédibilité. Cela dit je ne demande qu’à être étonné le jour J. Ce brillant neurochirugien avait réussi jusque là à contenir son maléfique alter-ego grâce à l’administration d’un médicament, mais aujourd’hui il a développé une résistance, et il va falloir qu’il trouve une solution pour ne pas qu’il ruine sa vie et celle de son entourage. On ne peut s’empêcher de penser qu’il manque quelques enjeux supplémentaires pour parfaire la formule. (♥)

Revolution (NBC) JJ Abrams arrivera-t-il à se renouveler ? On aimerait y croire avec cette histoire de disparition de l’électricité et de milices remplaçant les gouvernements. Il y a même un petit arrière goût de comic book façon Angel, avec ces arbalètes et ces duels à l’épée, qui me plait beaucoup. Mais le casting est décevant, peu charismatique, à part Giancarlo Esposito. J’attends tout de même cela avec une certaine impatience. (♥♥♥)

Zero Hour (ABC) (mi-saison) Amis conspirationnistes, bonjour. Nous voici à la recherche d’un trésor à ne pas mettre entre toutes les mains. L’histoire d’une société secrète, d’une douzaine d’horloges, de nazis, de terroristes, et d’enlèvement. Un voyage qu’on nous promet éreintant. Pourquoi pas, même si ça devient ennuyeux de toujours nous ressortir le complot nazi dès qu’on nous parle de supernaturel. Pour moi, l’intérêt du show c’est surtout celui de revoir Anthony Edwards, certes barbu, mais bien vivant depuis ER. Par contre je me serai bien passé de Scott Michael Foster, insupportable dans The River. Comme toutes ces histoires c’est sur le long terme, la cohérence et les rebondissements que l’on saura si on tient une jolie série. Pour l’instant e n’est pas le coup de cœur, mais c’est déjà mieux que la plupart des dramas présentés cette saison. (♥♥)

Beauty and the Beast (CW) Ce remake de la série la belle et la bête (1987, avec Linda Hamilton, ça ne nous rajeunit pas) a une optique romantique matiné de procedural avec notamment Kristin Kreuk dans le 1er rôle. C’est extrêmement risqué vu que la série a mal vieilli, et que la dimension « romance avec un monstre », ça fait belle lurette qu’elle est rentrée dans les moeurs. Du reste Kristin Kreuk me laisse de marbre… L’extrait présenté joue assez mal avec la lumière pour susciter une quelconque frayeur, ce qui paradoxalement n’est pas rassurant. (♥)

Arrow (CW) C’est Stephen Amell qui interprètera Green Arrow. Avec l’arrêt de Smallville, il fallait bien que la chaîne ne délaisse pas le filon des comics. Je retiens surtout la présence de Willa Holland (The OC) (Susanna Thompson (Once and again) a mystérieusement disparu). La thématique n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais je reste curieux, on sait jamais, après tout, on a bien eu droit à Nikita sur CW. Le trailer est assez efficace et j’espère que cette légère noirceur dans la réalisation subsistera. (♥♥)

Un peu de musique ?

Nashville (ABC) Après les comédies musicales l’an passé, nous voilà dans les coulisses de la musique country, avec une rivalité cette fois ci non plus entre deux talents qui cherchent à percer mais entre l’une, vétéran, qui cherche à rester la reine et l’autre, une arriviste qui profite de l’auto-tune pour masquer ses faiblesses vocales. L’opposition Connie Britten/Hayden Panettiere ne fait pas autant d’étincelles que prévu, et les coulisses du royaume ne sont pas forcément très intéressantes (oui c’est un milieu de vipères, mais encore…). Pour pimenter les choses (ou combler ses lacunes) on nous promet également une plongée dans la politique locale. Mais ça manque de vision, de personnalité. Je ne suis pas curieux de voir le pilote. (o)

Enquêtes policières, encore et toujours

Elementary (CBS) Lorsque la nouvelle d’une énième adaptation de Sherlock Holmes est venu à mes oreilles avec Lucy Liu dans le rôle de Watson (!), j’ai d’abord cru à une blague. Alors que la légende est particulièrement bien revisitée outre manche, qu’allaient donc faire nos amis américains ? Sherlock (Johnny Lee Miller) réside désormais à New York. Au vu du trailer, le résultat n’est pas aussi catastrophique que je le redoutais. On est loin de la prestation de Cumberbatch, c’est beaucoup plus lisse et je ne vois toujours pas l’intérêt de changer le sexe de Watson, mais il subsiste un petit côté délirant à défaut de malaise quand on voit notre héros enquêter et utiliser son redoutable sens de l’observation et de la déduction. Il n’y aurait pas la version britannique, je me serai peut-être laissé prendre au jeu, mais à quoi bon regarder une version plus fade qui n’apporte strictement rien de plus ? J’espère me tromper et que le pilote en a encore sous le coude, car on manque d’enquêtes policières de ce style. (♥)

Golden Boy (CBS) (mi-saison) va suivre la promotion d’un flic dans la hiérarchie (Theo James, le fameux turque dans Downton Abbey). C’est une série de Greg Berlanti, avec dans les têtes connues, Chi Mc Bride (Pushing Daisies) et Kevin Alejandro (Southland). Avec un pitch aussi basique et sans images, comment se prononcer ? Il va falloir faire fort pour se distinguer. Je rêve toujours de revoir un peu d’humour, façon the Unusuals, mais je ne pense pas que ce soit dans la politique de la chaîne, malheureusement. (o)

Hannibal (NBC) Bryan Fuller nous promet 13 épisodes par saison pour ce remake du Silence des Agneaux, où nous connaîtrons Hannibal avant son incarcération, et où son poursuivant, incarné par Hugh Dancy, lui ressemble d’une certaine manière. On nous le décrit cependant comme un procedural, ce qui me laisse un peu perplexe… Mais Fuller fait partie des gens qui ont toute ma confiance. (♥♥♥)

Cult (CW) est l’histoire d’une résurrection. Le projet de O’Bannon (Farscape) avait été abandonné lors de la mort de WB, et resurgit enfin à la faveur d’un changement de patron sur CW. Avec quelques ajustements car considéré comme trop noir, Josh Schwartz et Stephanie Savage réussiront-ils à rendre la série passionnante ? Lorsque des fans d’une émission télé racontant des crimes se mettent à les recréer « pour de vrai », une jeune assistante et un journaliste décident d’enquêter. Avec Robert Knepper (Prison Break) et Matt Davis (Vampire Diaries), et Jessicas Lucas, espérons que la série ne s’édulcore pas trop. Le pitch, en tout cas, est intéressant. La bande annonce en fait peut-être un peu trop avec Knepper, mais s’il y a suffisamment de rebondissements,, ça peut devenir une bonne série. (♥♥)

Les pompiers et les secouristes

Chicago Fire (NBC) Jesse Spencer quitte sa blouse blanche pour enfiler le costume de pompier. Avec Dick Wolfe aux commandes, on peut être rassuré, l’ensemble paraît solide à défaut d’être original. L’ambition de la série étant de devenir une sorte de ER, j’aurai davantage apprécié un point de vue à la Rescue Me qu’un « hommage aux héros », le trailer n’étant pas avare en mises en scène. Je suis tout de même très curieux du résultat, même s’il en aurait fallu davantage pour susciter un peu plus d’enthousiasme. (♥♥)

Le legal drama délaissé ?

Made in Jersey (CBS) Peut-être faut-il y voir l’omniprésence de Good Wife. Cette nouveauté tentera de nous raconter l’univers de la loi en suivant une femme qui grâce à son vécu de la rue, arrive à tenir la dragée haute à ses collègues d’une firme new-yorkaise. Le casting est surprenant vu le registre des acteurs : Kyle Mac Lachlan, Pablo Schreiber (Nick dans The Wire), Felix Solis (NYC 22)… alors que la série (et l’héroïne) ferait davantage penser à Fairly Legal, pour son côté femme courageuse qui détonne dans ce milieu d’avocats. On dirait aussi que ça se veut plus léger. Mais je n’arrive pas à me faire à l’actrice, Janet Montgomery, qui manque de charisme par rapport au background de son personnage. (o)

Et les med-show alors ?

Emily Owens, M.D. (CW) Anciennement appelée First Cut, c’est l’histoire de Mamie Gummer qui incarne encore une femme médecin, laquelle s’aperçoit que l’hôpital ressemble au lycée. Justin Hartley (Smallville, Hart of Dixie) sera son collègue masculin. Les premiers extraits ne sont pas très rassurants : présence d’une voix off pour expliquer les pensées de l’héroïne, arrivée de sa némésis du lycée sous les traits d’un docteur, surnoms peu flatteurs, le traitement a l’air on ne peut plus superficiel pour convenir au public de la chaîne. (o)

Et si nous revisitions le passé ?

Vegas (CBS) nous replace dans  une histoire vraie des années 60, où un cowboy (Dennis Quaid) réussit à devenir sheriff de Las Vegas. Michael Chiklis incarne un gangster qui ne veut pas se laisser faire… Le trailer montre une jolie reconstitution et des acteurs impliqués. (Au passage, la présence de Carrie Anne-Moss est un joli cadeau). Dennis Quaid joue bien ce côté faussement simplet et droit dans ses bottes, et l’ensemble est donc plutôt alléchant. (♥♥)

Crossbones (NBC) (mi-saison ?) nous propose carrément une plongée dans l’univers des pirates. Un homme est chargé d’assassiner Barbe Noire, afin de mettre un terme aux agissements des pirates qui perturbent le commerce. Mais celui-ci devient sensible à son discours… Le projet semble tenir la route avec le créateur de Luther aux commandes. Il est évidemment trop tôt pour conclure, mais un tel projet est bien évidemment excitant tant il détonne parmi les nouveautés du network. Sauf que Michael Bay a en projet une série similaire pour Starz (Black Sails)… Ceci explique peut-être pourquoi NBC a décidé de commencer la production dès cet automne… (♥♥♥)

The Carrie Diaries (CW) n’ira pas loin dans le passé. Il s’agit d’explorer la vie affective de la jeune Carrie (de Sex & The City) au lycée dans les années 80. Carrie, qui découvre Manhattan,  sera interprétée par Anna Sophia Robb. On lui souhaite bonne chance. Mais n’étant pas du tout un fanatique de la première série, je me vois mal regarder sa préquelle. Du reste le trailer ne fait que confirmer tout cela : on se retrouve avec une ado vierge qui rêve de côtoyer la mode et le luxe. Mmmmh, et en quoi c’est différent des autres teen-show de la CW ? (o)

Les soaps

Infamous (NBC) (mi-saison) La fille de la femme de ménage d’une richissime famille va essayer d’enquêter sur elle, des années plus tard, en cachant sa nouvelle profession (flic). Le meurtre de son amie ne doit pas rester impuni, et pour cela elle va essayer de découvrir de nombreux secrets. Le succès de Revenge n’est pas passé inaperçu, et Infamous est une réplique comme une autre. Aux côtés de Meagan Good, Victor Garber (Alias) et Tate Donovan (The OC) devraient assurer le minimum de mystère. Mais les scènes sont bien trop courtes pour se faire une opinion. Un manque d’émotion pour le moment, certainement. (o)

Mistresses (ABC) (mi-saison) La créatrice de Gossip Girl s’engage dans un soap plus adulte, centré sur 4 femmes au parcours sentimental tumultueux. Si je suis content de revoir Kim Yun Jin (Lost) à la télévision américaine, je suis effrayé par son choix, car elle se retrouve à côtoyer Alyssa Milano pour des histoires très peu inspirées. Difficile de soulever le moindre enthousiasme à la vue du trailer qui n’arrive pas à se décider. Va-t-on parler de femmes manipulatrices ou naïves ? Elles sont en tous cas très peu attachantes dans ce portrait informel et cette adaptation d’un succès de la BBC semble bien mal partie. (o)

Au final, parmi ces 39 titres, les projets qui suscitent le plus d’intérêt pour moi (et avec les infos dont je dispose à cette date), sont : Animal Practice, Last Resort, 666 Park Avenue, Revolution, Hannibal, Crossbones… Et en second-couteaux : Arrow,Vegas, Chicago Fire, Cult, Zero Hour, Red Widow, The Mob Doctor, The Family Tools, The Goodwin Games, Guys with kids

Je croise les doigts pour que de belles surprises nous attendent à la rentrée.

Article mis à jour le 18/05.